Espagne – Canaries – Île de Ténérife.

Drapeau des Îles canaries.

Île de Ténérife.

Spain Flag

Situation géographique de Ténérife.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines.

L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

Ténérife est la plus grande île des Canaries, mais aussi la plus élevée. Le Teide est le point culminant du territoire espagnol avec 3 715 mètres d'altitude. Tenerife est également l'île la plus étendue et la plus peuplée de la Macaronésie. Sa capitale, Santa Cruz de Tenerife, est la plus grande ville.

Arrivée à Ténérife.

Nous décollons en début de soirée et atterrissons en pleine nuit, minuit heure locale, mais une heure du matin pour nous. Le temps d’aller en taxi à l’hôtel, proche de l'aéroport, il est déjà très tard. Nous mettons pourtant le réveil et prenons un taxi pour l’aéroport et récupérer la voiture de location.

Le parc Naturel de Anaga.

Nous partons ensuite dans le nord de l’île, visiter le parc Naturel de Anaga. Puis nous allons à Taganana et jusqu’à Benijo.

Situé à la pointe nord-est de Ténérife, le Parc Rural Anaga part du bord de mer jusqu'à plus de 1000 m d'altitude. Le relief est très escarpé, les vallées sont profondes et les pics inaccessibles, l'érosion de ces massifs volcaniques est intense.

Le plus remarquable est la forêt laurisylve, une forêt primaire qui trouve son humidité dans les alizés qui soufflent du nord-est. Les brouillards se condensent sur la végétation, et cette forêt présente des mousses et lichens recouvrant les troncs d'arbres dont l'eau s'écoule jusqu'au sol.

Il y a un grand contraste d'un versant à l'autre de ces îles soumises aux alizés.

Je découvre aussi une flore que j'affectionne tout particulièrement, je vous la laisse découvrir dans l'article que je lui consacre.

Nous rejoignons ensuite à San Cristobal de la Laguna où nous avons réservé une chambre pour deux nuits.

San Cristobal de la Laguna.

Ce matin nous partons visiter quelques monuments de San Cristobal de la Laguna. Nous tombons en pleine préparation des processions.

La vieille ville est investie par la police, l’armée, la fanfare, les fidèles, les officiels et les touristes. Il y a un monde fou autour de la cathédrale où il va se passer quelque chose.

La fanfare militaire arrive en jouant devant les portes de la cathédrale, les prêtres, les évêques attendent, un officiel fait un discours et nous attendons toujours «l'événement» qui se prépare.

Nous finissons par perdre patience et allons visiter le peu de monuments ouverts et visitables en cette journée fériée, c'est la Fête du Christ.

Un resto pour ne pas mourir de faim, car vraiment c’est pas très bon.

La Orotava.

Puis nous partons pour La Orotava, un joli village avec de beaux bâtiments bien conservés. Là encore beaucoup sont fermés, pas grand chose à visiter.

C'est la Fête du Christ et donc jour férié où tout est fermé, ou presque !

Nous trouverons tout de même un bar pour un café con leché servi en terrasse, moment bien agréable.

Le tour le la vieille ville étant assez rapide, nous poursuivons en partant pour le volcan.

Première visite du Teide.

Nous reprenons la voiture et allons sur les pentes du Teide. Il est trop tard et le centre d'information est fermé.

À 2300 m d’altitude, nous faisons une petite balade de façon à avoir de belles vues sur la caldeira et le sommet du Teide illuminés par le soleil déclinant.

Les paysages volcaniques sont impressionnants, même si nous sommes bien habitués à ce type de paysage, nous les apprécions toujours autant, c'est vraiment magnifique.

En redescendant, nous passons au pied du parc de télescopes de l'Observatoire du Teide.

Processions à San Cristobal de la Laguna.

Puis nous revenons à San Cristobal de la Laguna où nous trouvons un meilleur resto que celui de midi, ce qui n'était pas très difficile !

Un petit tour dans la vieille ville pour voir la fin de la procession du Christ accompagné par la fanfare, les dignitaires et officiels de l’église et une multitude de fidèles et de curieux, touristes comme nous. Le Christ rentre dans une bâtisse et nous rentrons à l'hôtel.

Mais Ludo qui ressort, reverra le cortège dans les rues poursuivre la procession, il est déjà très tard.

Parc National du Teide.

Aujourd’hui nous quittons San Cristobal de la Laguna. Nous essayons tout de même de visiter quelques monuments de la ville, mais les ouvertures sont trop tardives.

Nous renonçons et partons dans le parc national du Teide. Une visite au centre d’information pour savoir quelles randonnées nous pouvons faire, puis nous repartons en allant au parking de la veille redécouvrir ces paysages avec la lumière du matin.

La Roques de Garcia.

Nous reprenons la voiture et allons faire la randonnée La Roques de Garcia. Il y a du monde mais uniquement au début de la randonnée. Ensuite, dès qu’il faut marcher plus de deux cents mètres, il n’y a que ceux qui apprécient la balade.
Les paysages sont somptueux. S’il n’y a qu’une randonnée à faire, c’est bien celle-là.

Nous marchons un peu plus de 8 Km avec 238 m de D+. Pas de difficulté, mais prévoir de l’eau, il fait très chaud en cette mi-septembre.

Le mirador de las Narices del Teide et Vilaflor.

Nous irons ensuite au mirador de las Narices del Teide voir les coulées de lave de l’éruption de 1798. La dernière éruption datant de 1909.

Vue sur le Pico Viejo et les champs de laves foncés.

Nous rejoignons ensuite le village de Vilaflor, sur le versant sud du Teide, où Ludo à retenu une chambre pour deux nuits. Balade dans le village avant d'aller déjeuner. La chambre d'hôtel est un vrai sauna, nous ouvrons en grand la porte fenêtre pour rafraîchir la chambre sans climatisation ni ventilateur.

Le sommet du Teide.

Ce matin, lever tôt et départ de bonne heure pour être à neuf heures au téléphérique du Teide. Nous passons tout de même à Roques Garcia pour prendre des photos avec la lumière du matin.

L’affluence au niveau du téléphérique est correcte, nous avons trouvé une place de parking assez proche de l'entrée.

Nous partons de 2360 m pour atteindre les 3560m, soit 1200 m de dénivelé effectué en 15 minutes environ. Durant la montée, le panorama sur le massif volcanique est superbe.

De l’arrivée du téléphérique, nous partons faire quelques randonnées. Une première que nous courtons car il faut trop descendre, nous abandonnons.

Une seconde plus longue vers le cratère du Pico Viejo, ancienne bouche éruptive, mais nous sommes arrêtés par une guide qui nous signale que l’accès demande une autorisation que nous n’avons bien sûr pas.

Nous rejoignons le départ du téléphérique et redescendons.

Le Mirador de Samara.

Repas à la cafétéria du Parador de Las Canadas del Teide, puis nous allons au Mirador de Samara pour une seconde randonnée.

Nous rallongeons l’itinéraire et faisons finalement plus de 9 km et 585 m de dénivelé.
Très belle balade, les paysages sont magnifiques avec la vue sur le sommet du Teide et celui du Pico Viejo ainsi que les cratères adventifs sur les pentes désertiques.
Quelques pins des Canaries comme seuls arbres et de nombreuses herbacées sur les pentes. Vraiment les paysages que nous affectionnons tout particulièrement.

Nous rentrons à Vilaflor de Chasna où nous retournerons dans le même resto pour dîner.
Superbe journée.

Le lendemain matin, nous partons à l'aéroport rendre la voiture, puis en bus, rejoignons Los Cristianos pour prendre le ferry en direction de La Gomera.

Retour d’El Hierro.

Les baleines pilotes à Los Gigantes.

De retour d'El Hierro, nous accostons à Los Cristianos où nous prenons possession de la voiture de location, puis nous allons jusqu’à Los Gigantes pour une promenade en mer.

Los Gigantes est l'archétype des villes balnéaires des Canaries. Très bétonnée, des immeubles qui grimpent jusqu'au pied de la falaise et aucune plage à proximité ?

Le départ du bateau de balade étant prévu à 16 heures, nous avons le temps de déjeuner sur le port.

Balade en bateau rapide de 2 heures, nous nous dirigeons vers le large. Nous verrons des baleines pilotes qui ressemblent à de gros dauphins très foncés avec une volumineuse tête globuleuse. Globicephala macrorhynchus ou Calderón tropical en espagnol, Globicéphale tropical ou baleines pilotes.

Elles peuvent mesurer jusqu'à 7 mètres et peser jusqu'à 4 tonnes.

Les falaises à Punta del Gigante

Puis nous passons au pied des falaises qui plongent dans l’océan en face de Punta Gigante.

Les parois de basalte veinées de dykes verticaux et de strates horizontales, érodées par le vent et l'océan sont impressionnantes. Elles atteignent 500 m de hauteur à certains endroits.

Puis nous revenons vers la région de l’aéroport où nous avons réservé une chambre et nous constatons que c’est la même que lors de notre arrivée.

Randonnée à El Palmar.

Pour notre dernier jour sur Ténérife, et aux Canaries, nous faisons aujourd’hui une grande randonnée vers la pointe ouest de Tenerife.

Nous passons à Masca, mais il y a terriblement de monde et impossible de se garer.

Nous allons directement à El Palmar où nous débutons notre randonnée.

Superbes paysages avec une alternance de zones sèches et de forêts laurisylves. Nous marchons 3 heures et faisons un peu moins de 400 mètres de dénivelé. Belle balade.

A El Palmar nous trouvons un resto ouvert et déjeunons. La patronne très sympathique nous conseille sur le menu.

Espagne Tenerife El Palmar. Le Teide au loin.

Garachico.

Nous allons ensuite à Garachico visiter la vieille ville. Dommage, toutes les églises sont fermées.

Fondée à la fin du XVe siècle, le port de Garachico, le plus important de Tenerife, a longtemps été l'un des centres des échanges commerciaux entre l'Europe et les colonies espagnoles d'Amérique et la ville connu un essor extraordinaire. Commerce du vins et du sucre.

En 1706 l'éruption du volcan Trebejo, détruisit le port et la plupart des édifices, tout fût anéanti par sept coulées de lave sauf un petit porche qui reste comme un témoin du passé.
Sa reconstruction se fait au XVIIIe, mais la ville ne retrouva jamais son faste d'antan et l'activité commerciale s'est déplacée à Puerto de la Cruz.

Nous rentrons ensuite en fin d’après-midi à Los Abrigos, juste à côté de l'aéroport.

Le vol du lendemain est très tôt …