Ouzbékistan – Khiva.

Ouzbékistan - Khiva, l'Itchan Kala.

l'Itchan Kala.

Nous arrivons dans le centre de Khiva et notre chauffeur nous dépose à l'arrière d'un immense bâtiment qui semble être une Madrassa en nous disant que c'est notre hôtel. Surpris, nous le remercions et contournons ce bâtiment pour trouver l'entrée.

Et, Oh surprise, il s'agit bien d'un hôtel, l'Orient Star, où nous sommes accueillis par le réceptionniste. L'enregistrement fait, nous partons nous installer dans notre chambre, une cellule d'étudiant aménagée en chambre avec une petite salle de bain donnant sur la place de Khiva, l'entrée étant du côté de la cours intérieur de l'ancienne Madrassa.

Le lieu est fabuleux, adjacent au minaret inachevé, même dans nos rêves les plus fous, nous n'aurions pas pensé loger dans un tel édifice.

Nous apprendrons que ce bâtiment est concédé par les autorités locales à cet hôtel qui en assure l'entretien.

Une fois installés, nous repartons explorer cette ville, impatients de la découvrir. Nous sommes en fin d'après-midi et notre guide nous assurera les visites la journée du lendemain.

Nous en profitons pour explorer la cité, peu à peu désertée par les touristes et investie par ses habitants qui sortent profiter d'une fraîcheur toute relative et laisser les enfants jouer à l'extérieur.

(les commentaires sont tirés d'articles de Wikipédia)

Khiva est située à 40 km du fleuve Amou-Daria, au bord du canal Palvan-Yap. Au nord-ouest, elle confine à la région de Kouchkoupir, au nord à la région d’Ourguentch, au nord-est à la région de Yanguiarik, au sud-est au Turkménistan. La partie sud de la ville est limitrophe du désert du Karakoum. Les canaux Ak-Yap et Sertchali traversent la ville.

La ville de Khiva compte 95 246 habitants soit un peu plus de la moitié de la population du district dont elle est le chef-lieu. Sa superficie est de 883 hectares.

Le climat est continental, marqué par la chaleur d'un long été, la rigueur de l’hiver court et la rareté des précipitations. La température moyenne est 4,5 °C au mois de janvier et 27,4 °C en juin, mais elle peut atteindre 44 °C. La quantité de précipitations annuelles s'élève à 90-100 mm.

Pour nous, il fait très chaud dans la journée même si le fond de l'air n'est pas brûlant, mais c'est un air sec et nous ne transpirons pas beaucoup. Par contre on boit des litres d'eau !

L'Itchan Kala est la ville intérieure, retranchée derrière des murailles de brique hautes d'une dizaine de mètres. L'ancienne oasis de Khiva était l'ultime étape des caravaniers avant de traverser le désert en direction de l'Iran. Cette ville a plus de 2500 ans d'histoire ! La ville entière est un musée à ciel ouvert. En même temps, cette ville-musée est vivante, l'Ichan Kala compte 3019 habitants.

Bien qu'ayant conservé peu de monuments très anciens, elle constitue un exemple cohérent et bien préservé d'architecture musulmane de l'Asie centrale avec des constructions remarquables comme la mosquée Djouma, les mausolées et les medersa et les deux magnifiques palais édifiés au début du XIXe siècle par le khan Alla-Kouli.

La ville de Khiva est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La Médersa Khan Moukhammad Amin.

Située dans la partie d`ouest de l`Itchan-Qala, la médersa construite par Moukhammad Amin-khan (1845-1855) impressionne par sa grandeur. Elle est non seulement la plus grande médersa à Khiva, mais aussi la plus importante en toute Asie Centrale.  Elle pouvait accueillir jusqu’à 260 étudiants dans des chambres doubles dont celles en façades comportait un balcon. La médersa abritait également la haute cour de justice du khanat de Khiva. C’est actuellement l’hôtel Orient-Star qui nous accueille avec le Kalta-minor, le minaret court ou inachevé, symbole de la ville de Khiva.

Ces lieux d'enseignement sont appelés Médersa ou Madrassa.

La citadelle Koukhna-Ark.

Nous poursuivons nos visites par la citadelle Koukhna-Ark du XVIIe siècle.

C'était la première résidence des Khans de Khiva qui regroupe la Mosquée d'été, la cour de la monnaie et la salle du trône.

Le bâtiment est très beau, nous visitons la salle du trône où le Khan donnait audience et rendait la justice. Les accusés sortaient soit libres par une porte, soit condamnés par une autre où ils restaient jusqu'à leur exécution.

La salle de la monnaie avec une reconstitution de l'atelier de frappe. Des enclumes sont exposées.

Puis nous visitons la Mosquée au plafond bien restauré et les piliers typiques en bois.

Le Mausolée de Pakhlavan Makhmoud.

Visite du Mausolée de Pakhlavan-Makhmoud qui est le saint patron de la ville de Khiva. Personnage hors du commun, il était fourreur de son état, lutteur hors pair, poète et philosophe.

Dans la première pièce du mausolée, un Imam chante lorsque nous visitons. Les pièces sont revêtues de majoliques et mosaïques splendides d'un bleu profond.

Les pèlerins viennent nombreux sur ce lieu sain pour des prières. Son tombeau fut construit à l’emplacement de son atelier de fourreur et, en 1810, il fut inclus dans le mausolée dynastique des khans kungrad.

Si le premier mausolée était d'allure modeste, ce n'est qu'au XIXe siècle qu'il acquiert sa physionomie actuelle. Un haut portail conduit à une cour intérieure sur laquelle donnent la khanaka surmontée d’un tambour et d’une coupole bleue turquoise, une mosquée d’été et des bâtiments annexes qui abritent les tombeaux de la mère et du fils d’Isfandiar Khan.

Dans la cour se trouve aussi un puits où viennent boire les jeunes mariés désirant un enfant. Les majoliques qui décorent l’intérieur de la khanaka sont d’une beauté époustouflante. Les parois et la coupole sont entièrement revêtues d’arabesques végétales bleues et blanches dans lesquelles sont insérées des poésies de Pakhlavan Makhmoud. Ces majoliques furent réalisées par le fameux artisan Abdoullah Djinn. La tombe de Pakhlavan Makhmoud se trouve dans une pièce attenante, située à gauche de la grande salle. Les pèlerins viennent se recueillir devant la grille ajourée qui protège son tombeau. Les tombes des khans Abdoul Gazi (1663), Anoucha (1681) et Muhammad Rakhim sont placées dans la khanaka.

Le minaret de la médersa Islam Khodja.

Il ne fait pas encore trop chaud et nous en profitons pour gravir de très nombreuses marches pour arriver tout en haut du minaret de la médersa Islam Khodja.

Vue imprenable sur l'Itchan Kala, la vieille ville de Khiva et ses faubourgs. Des ouzbèks nous ont accompagnés et posent pour une petite photo.

Les ouzbèks que nous rencontrerons seront toujours accueillants et bienveillants avec nous. Ce sont des gens joyeux, toujours prêts à chanter, danser et se réunir en famille.

Nous sommes accompagnés par Hayden, notre guide local francophone n'ayant aucun accent ce qui nous surprendra tout au long de ce voyage en Ouzbékistan.

Nous continuons nos visite de Khiva.

La Mosquée Djouma aux 212 colonnes.

La mosquée Djouma, littéralement mosquée du Vendredi, était autrefois la grande mosquée de la ville. C'est ici qu'étaient notamment lues les proclamations du khan de Khiva lors des grandes prières hebdomadaires.

Elle fut édifiée en 1788-1789, à l'initiative d'Abdurakhman, mikhtar du khan, sur une base plus ancienne, les travaux étant financés grâce à des revenus perçus à Koshkupyr et Bekabad.

La salle de prière est une vaste pièce hypostyle. Couvrant la charpente, le toit est percé de deux ouvertures rectangulaires laissant passer un peu de lumière et sous lesquelles étaient autrefois plantés des mûriers.

Le plafond charpenté est soutenu par 218 colonnes de bois réparties sur 13 rangées, chacune espacées de 3,15 m. Le plus souvent en orme, elles présentent des décors variés et reposent sur des socles de pierre avec parfois de la laine non traité en intercalaire, ce matériau passant pour éloigner les insectes xylophages mais sert aussi d’amortisseur lors des séismes. Certaines de ces colonnes sont des ré-emplois d'édifices antérieurs, les quatre plus anciennes, datées du Xe siècle, passent pour provenir d'un édifice disparu de la ville de Beruniy. Beaucoup furent remplacées lors des campagnes de restauration successives, notamment en 1979-1983 et 1996-1997.

Le mihrab, simplement recouvert d'un enduit blanc, ne présente que peu de décor.

La porte d'entrée, en bois, de l'accès principal est ornée de gravures, dont une inscription en coufique, et de ferrures décoratives.

Le Tach Khaouli.

Le Tach Khaouli, ou palais de pierre. Il fût construit de 1830 à 1841 pour le souverain Alla Kouli Khan, et comprend plus de 260 pièces autour de trois cours:

  • Celle du harem dans la partie nord,
  • Celle du Ichrat Khaouli (salle d'audience), construite en 1830-1832, située dans le quart sud-est,
  • Celle de la cour de justice (ou Arz Khaouli), dans le quart sud-ouest (1837-1838).

La Cour de Justice (Arz Khaouli).

La Cour de Justice, ou Arz Khaouli, était le lieu où le khan tranchait les litiges et rendait justice.

Les murs sont eux aussi décorés de revêtements de majoliques et mosaïques. Deux escaliers latéraux permettent l’accès à la plateforme surélevée de l’iwan au fond duquel se trouvent trois portes.

Une plateforme destinée à installer une yourte est disposée dans la cour, dans le prolongement de la colonne de l’iwan, en parfaite symétrie. Cette yourte était utilisée en hivers.

Le Harem.

Le harem, première partie à être construite, est disposé autour d'une cour rectangulaire avec cinq loges soutenues chacune d'un pilier de bois sculpté. Quatre loges étaient dévolues aux quatre épouses légitimes du khan et la cinquième, la plus grande, au khan.

Les appartements sont tous conçus selon la même architecture : une haute loge (ou loggia) ouverte en direction du nord-ouest, pour l'été et une pièce attenante pour les mois d'hiver.

L'ensemble est décoré de majoliques bleues et blanches, œuvre d'Abdoullah Djinn. Les plafonds en bois sont décorés de motifs jaunes et rouges.

Hayden me fait voir que chaque carreau de majoliques est numéroté car l'ensemble a été dessiné, puis cuit avant d'être collé sur le mur.

L'Ichrat Khaouli, la Salle d'Audience et le Musée.

Nous terminons nos visites par la Salle d'Audience (Ichrat Khaouli) richement décorée. Cette partie est disposée autour d'une cour carrée avec une loge du côté sud soutenue par un pilier de bois sculpté où se tenait le khan pour recevoir ses invités en audience, ainsi que les ambassades.

Ceux-ci étaient installés dans la partie Est où ils pouvaient déployer leur tente, ou yourte, sur deux plateformes circulaires. L'ensemble est décoré de majoliques bleues.

 

Puis nous visitons le Musée où des scènes sont reconstituées et sur les murs, une galerie de portraits de la famille royale de l'époque.

Le palais Nurullabay.

Les pages de l'histoire regorgent de récits sur la vie luxueuse des khans et des émirs. Chaque gouverneur essayait de s'entourer de belles pièces, de palais, de magnifiques jardins et d'imposantes salles royales. Pour atteindre ce but, ils invitaient les artistes les plus reconnus, les joailliers de l’architecture.

Le palais de Nurullabay qui ne concède pas aux autres palais dans la beauté, le charme et la splendeur, représente le passé de Khiva de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Muhammad Rakhim II (1845-1910) demanda Nurullabay, un riche marchand de Khiva, de lui vendre son jardin. Nurullabay donna son accord à la condition que le jardin garderait son nom. Le khan accepta la condition. Voilà pourquoi, le palais porte aujourd’hui le nom de Nurullabay. Situé à la partie nord-ouest de l’Ichan-Kala, le palais fut destiné au fils le plus aimé de Muhammad Rakhim II, Asfandiyar-khan (1871-1918).

Il est entouré d’une haute muraille et composé de 4 cours. Les visiteurs pouvaient accéder au palais par les portes principales derrières lesquelles se trouvaient les locaux pour la garde et la chancellerie.


N
ous terminons nos visites en compagnie d'Hayden et repassons à l'hôtel pour essayer de monter dans le minaret court. Mais la réceptionniste nous dira que les escaliers sont dangereux et interdits, mais elle nous permettra de monter sur la passerelle le reliant au bâtiment. Petite victoire de persévérance pour Ludo !

Nous quittons notre guide Hayden que nous remercions chaleureusement pour toutes les explications et renseignement prodigués durant ces visites. Un français parfait sans accent, Hayden est très professionnelle.

Nous repartons voir diverses parties de la ville jusqu'au soir. Nous passons par la Médersa Khan Moukhammad Amin et continuons à prendre des photos le soir venus avec les illuminations de la ville.

Belle expérience à Khiva qui sera ma ville favorite car ce n'est pas une ville musée, des habitants sortent le soir et les enfants jouent dans les ruelles. Cette ville rassemble de superbes monuments et bâtiments historiques bien restaurés?

Une ville des contes des milles et une nuits !

Si vous cherchez un excellent guide pour découvrir ce petit joyau qu'est Khiva, je vous recommande Hayden que vous pouvez joindre sur son WhatsApp +998 93 524 95 23

La Mosquée du Vendredi aux 212 colonnes. Ici avec notre guide Hayden.

Le lendemain, nous quittons à regret ce superbe hôtel. Wali, notre chauffeur pour le reste de ce voyage, nous conduit à Boukhara pour de nouvelles découvertes.

La route de la Soie.