Ouzbékistan – Samarcande.

Samarcande.

L'Ouzbékistan.

Samarcande.

Arrivée à Samarcande.

Arrivés à Samarcande, nous nous installons dans un hôtel en plein centre ville, juste à coté de la Mosquée Bibi-Khanoun que nous pouvons admirer du restaurant de l'hôtel lors du petit déjeuner.

Éléna, notre guide francophone, est venue nous prendre à l'hôtel et nous commençons par visiter les médersas du Réghistan.

Ancienne étape sur la Route de la Soie entre la Chine et la Méditerranée, ville phare de l'Orient à l'époque où Tamerlan en était le maître, elle suscite le rêve à la vue de ses minarets, médersa, mosquées. Samarcande est l'une des plus ancienne ville habitées d'Asie centrale.

Elle était connue sous son nom grec de « Marakanda » à l'époque d'Alexandre le Grand en 329 av. J.-C. Avec Boukhara, Samarcande fait partie des plus anciennes villes habitées d'Asie centrale.

Samarcande a abrité des communautés religieuses diverses et est devenue le foyer de plusieurs religions telles que le bouddhisme, le zoroastrisme, l'hindouisme, le manichéisme, le judaïsme, l'Église de l'Orient et l'islam. Actuellement, le courant majoritaire musulman est Sunnite et l'Ouzbékistan est reconnue comme un état laïque tolérand.

(Les commentaires sont tirés essentiellement de wikipédia)

Le Réghistan.

Réghistan signifie « place sablonneuse » en persan. Cette place est entouré de trois médersas :

    • La médersa d'Ulugh Beg.
    • La médersa Cher-Dor.
    • La médersa Tilla-Qari.

Le Reghistan était une place publique où les gens se rassemblaient pour entendre les proclamations royales, annoncées par des explosions dans d'énormes tuyaux de cuivre appelés dzharchis ainsi qu'un lieu d'exécutions publiques (d'où la présence du sable).

Le Reghistan était le cœur de l'ancienne ville de la dynastie timouride de Samarcande. La place était considérée comme le centre de la Renaissance timouride.

L'ensemble des trois médersas est considéré comme un exemple unique de l'art de l'urbanisme et de la conception architecturale de la place principale de la ville.

Nous commençons nos visite avec Éléna par la médersa d'Ulugh Beg.

La médersa d'Ulugh Beg.

La médersa d'Ulugh Beg est l'une des plus vastes d'Asie centrale. Ulugh Beg a davantage investi dans l'enseignement que dans la construction de mosquées et de mausolées, à l'inverse de son grand-père Tamerlan. Il y aurait d’ailleurs enseigné l'astronomie, sujet rappelé par les étoiles disposées sur le pishtak (portail) du bâtiment.

Une inscription calligraphique de style coufique indique que cette magnifique façade est deux fois plus haute que le ciel, et lourde au point que l'échine de la terre en est écrasée.

De part et d'autre du portail, deux salles d'études à coupole occupent les angles. La cour intérieure, carrée, est percée de quatre iwans (salle voûtée) dans le prolongement des axes. Les entrées des cellules des élèves sont disposées sur les deux étages dans la cour, de part et d'autre des iwans.

Des minarets sont disposés aux angles des façades. Une mosquée occupe l'espace situé entre les deux salles d'études au fond de la cour.

La médersa Tilla-Qari.

La médersa Tilla-Qari (Couverte d'or) est également construite sous Yalangtouch. Elle assure en fait les fonctions de médersa et de mosquée du vendredi pour la ville.

La façade extérieure présente la particularité d'offrir, de part et d'autre du pishtak (portail en forme d’arc), les deux rangées de cellules avec leurs ouvertures et des colonnes torsadées.

Tout le côté ouest est occupé par la mosquée, la partie centrale étant formée par une salle à coupole comprenant le mihrab (niche indiquant la Mecque), avec des motifs de kundal (reliefs dorés sur fond bleu, d'où le nom donné à la médersa), des panneaux imitant les tapis, des muqarnas (motifs en « boite à œuf » dans la voûte).

La médersa Cher-Dor.

La médersa Cher-Dor (« qui porte des lions ») a été construite par Yalangtouch, « en miroir » (koch) de la médersa d'Ulugh Beg, antérieure.

Elle a pris la place d'un khanaqah (maison de savants religieux) édifié auparavant par Ulugh Beg.

Elle est flanquée de minarets d'angle sur un modèle identique à la médersa d'Ulugh Beg. Les dômes élancés de part et d'autre du pishtak permettent de supposer qu'il en était de même, à l'époque, pour son vis-à-vis.

L’ensemble du bâtiment s'inspire de la disposition générale de son vis-à-vis, mais on n'y retrouve ni la mosquée, ni les salles disposées à l'arrière.

Le pishtak décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam, avec des fauves chassant des daims, des disques solaires à visage humain.

Photos historiques.

Dans une des madrassas, un petit musée présente des photos historiques montrant l'état de divers monuments avant leur restauration.

On se rend compte du travail de titan qu'il a fallut développer pour obtenir ce que nous voyons de nos jours.

Une des photos montre le redressement d'un des minaret.

Gour Emir, le Mausolée de Tamerlan.

Le Mausolée Gour Emir est le lieu de sépulture de Tamerlan (connu sous le nom de Timour) et de sa descendance. Il occupe une place importante dans l'histoire de l'architecture persane, précurseur et modèle des grandes sépultures mogholes.

Un premier mausolée a été construit en 1401, du vivant de Tamerlan, par son petit-fils préféré et successeur désigné, Muhammad Sultan, pour y abriter la dépouille de son grand-père.

Ce mausolée était un ensemble architectural construit autour d'une cour intérieure bordée de quatre iwan. À l'est se dressait une madrasa, tandis qu'à l'ouest s'élevait une khanaka où se trouvait une mosquée à coupole. La construction était entourée de quatre minarets. Aujourd'hui, il ne reste que les traces des fondations de ce mausolée, le portail encore richement décoré où subsiste l'inscription en persan « Construit par le faible esclave Mohamed, fils de Mahmoud d'Ispahan » et une partie de l'iwan clôturant la cour intérieure du côté sud.

Mais Muhammad Sultan est tué lors d'une campagne en Perse en 1403 et Tamerlan fit alors construire un autre mausolée qu'il désirait le plus beau qui soit.

En 1405, Tamerlan meurt et son corps embaumé de musc et de camphre est secrètement enterré aux côtés de Muhammad Sultan dans la khanaka du premier ensemble, situé juste devant le Gour Emir. (Le crane de Tamerlan a été retrouvé par des archéologues russes).

Tamerlan repose aux pieds de son maître spirituel le cheik Mir-Said-Bereke, suivant sa volonté. Deux des fils de Tamerlan, Shah Rukh et Miran Shah, ainsi que son petit-fils l'architecte, Ulugh Beg reposent aussi dans ce mausolée.

En réalité, les sept pierres tombales sont des cénotaphes qui indiquent l'emplacement des véritables tombes situées dans une crypte au-dessous fermée aux visiteurs.

Ce monument est somptueux, surtout les décorations intérieures très impressionnantes.

Fin des visites avec notre guide, nous retournons à l'hôtel pour récupérer de la chaleur de la journée avant de repartir pour reprendre quelques photos et dîner sur la terrasse d'un restaurant derrière le Réghistan.

Chakhrisabz, le Palais Ak-Saray de Timour.

Après notre petit déjeuner à l'hôtel, nous partons pour Chakhrisabz (village natal de Tamerlan) en passant par le col de Takhta Katacha (1700 m). Nous nous arrêtons voir le marché aux épices, plantes médicinales et fromages séchés (goût très fort !)

Après un petit café en compagnie d'Éléna et Wali, nous continuons vers Chakhrisabz pour visiter le Palais Ak-Saray (le Palais Blanc).

Le palais a été réalisé au début de la période timuride (1380, 1396 et 1404), sous le règne de Tamerlan. Ce Palais d'été était immense, une description assez précise en est donnée par les récits de Ruy Gonzáles de Clavijo, ambassadeur espagnol auprès de Timour.

Le palais est aujourd'hui en ruines. Il reste un immense portail, initialement haut de 71 m, flanqué de deux tours cylindriques reposant sur des bases octogonales et mesurant actuellement 44 m. La voûte, aujourd'hui effondrée, large de 22,5 m, était la plus grande d'Asie centrale. Derrière le portail se trouvait une cour avec un bassin, revêtue de dalles blanches, d'environ 100 mètres de côté, ceinturée d'arcades richement décorées. Une inscription sur le portail, « Si tu doutes de notre pouvoir, regarde nos bâtiments », était destinée à impressionner le visiteur étranger. Une superbe reconstitution, faite par un artiste local, donne une bonne idée du bâtiment qui était gigantesque.

Nous continuons nos visites à Chakhrisabz.

Le complexe de Dorus Saodat.

Parallèlement au palais Ak-Saray, fût construit le complexe Dorus Saodat.

De ce complexe n'ont survécu jusqu'à nos jours que deux constructions: le mausolée de Jahangir et la crypte de Temur, où il n'a jamais été enterré.

En 1376, son fils aîné Jahangir, meurt subitement à l'âge de 22 ans. Il devait succéder à son père. Le corps de Jahangir, décédé à Samarcande, a été amené à Shakhrisabz pour y être enterré. Au-dessus de la tombe du prince héritier fut érigé un mausolée, avec une médersa attenante, qui devint le centre philosophique et spirituel du complexe.

Sur le territoire du complexe Dorus Saodat, on a retrouvé la crypte de Temur. C'est l'une des constructions les plus remarquables et majestueuses de l'époque d'Amir Temur. Le complexe Dorus Saodat reste l'un des ensembles architecturaux les plus romantiques et mystérieux de Shakhrisabz.

Le Complexe Dorout Tilavat.

Le Complexe Dorout Tilavat comprend :

    • La mosquée Kok Gumbaz.
    • Le mausolée Chamseddin Kulal.
    • Le mausolée Goumbazi-Sayyidan.

La mosquée Kok Gumbaz a été construite en 1437 par Ulugh Beg pour rendre hommage à son père, Shah Rukh. (Le plus jeune des quatre fils de Tamerlan.) Le bâtiment principal est constitué d'une salle carrée d'environ 12 m de côté, qui soutient la coupole par l'intermédiaire de trompes d'angles. Trois des axes de la salle donnent sur des ouvertures, le quatrième étant constitué par le mihrab. Le tambour de la coupole porte l'inscription en carreaux émaillés blancs : « La souveraineté appartient à Allah, la richesse appartient à Allah ».

Le mausolée Chamseddin Kulal a été édifié en 1372-1374 par Timur. Chamseddin Kulal était un soufi, conseiller spirituel de Taragay, le père de Timur.

Le mausolée Goumbazi-Sayyidan, (1437-1438), avait pour fonction d'abriter les sépultures des parents et descendants d'Ulugh Beg. Il a la forme d'un cube surmonté d'une coupole reposant sur un tambour. Sur la façade principale, on peut voir des restes de mosaïques en briques bleues et blanches, sur un fond de briques ordinaires de couleur ocre.

Fin de nos visites avec notre guide, retour à l'hôtel pour nous rafraîchir avant de repartir dans Samarcande bynight pour des photos et retourner dîner dans notre restaurant terrasse préféré. Chaude journée, j'ai eu un peu de mal à suivre cette visite ! Nous avons eu au moins 38°c si ce n'est plus.

Passage chez le boulanger.

Avant de commercer nos visites, Éléna nous emmène chez un boulanger en pleine fabrication de son pain. Il nous dira qu'il a déjà livré la première fournée et fabrique la suivante.

Le pâton est déposé sur un "coussin" pour le plaquer et le coller sur les parois chaudes du four chaud pour le faire cuire. La vidéo est renversante !

Nous repartons avec un pain tout chaud et délicieux pour visiter la mosquée Bibi-Khanoum juste à côté.

La Mosquée bibi Khanoum.

La mosquée Bibi-Khanym, ou Bibi-Khanoum doit son nom à l'une des femmes de Tamerlan. La construction s’effectue de 1399 à 1404. Elle est considérée comme l'un des monuments emblématiques d'Asie centrale.

Ses dimensions sont de 167 m de long pour 109 m de large et permettait d’accueillir plus de 10.000 fidèles. Sa façade intègre un iwan (portail) monumental atteignant à lui seul une hauteur de 35 m de haut, entièrement orné de carreaux de céramique formant des motifs géométriques variés, ainsi que des versets coraniques.

Les deux minarets, aujourd'hui découronnés, s'élevaient à l'origine à près de 50 m de hauteur. La mosquée est couronnée d'une coupole surhaussée couverte de céramique turquoise.

Mais la construction fût trop rapide et a entraîné des dégradations, et le tremblement de terre de 1897 signe la fin de l’édifice. Plusieurs campagnes de restauration ont été menées afin de préserver au mieux le sanctuaire. Ce n’est qu’en 1968 que les premières reconstructions ont débutés pour atteindre une restauration quasi complète en 2003 en utilisant des techniques de construction pour que l’édifice résiste mieux aux séismes fréquents dans la région. Dans la galerie ci-contre, un panneau montre l'édifice en ruine et une maquette.

Le marché de Samarcande.

Puis un petit tour pour découvrir l'immense marché de Samarcande. Nous visitons les diverses parties et passons d'étal en étal.

Éléna en profite pour faire quelques courses et nous pour ramener quelques souvenirs. Nous sommes accompagnés par Alexandra, la fille d'Éléna qui doit assurer une de nos visites. Ambiance détendue, notre guide est truculente et nous rions beaucoup.

Après ce passage au marché et un petit café, nous continuons nos visites.

Besoin d'un guide francophone pour visiter l'Ouzbékistan ? Voici le WhatsApps d'Éléna: +998 93 338 31 85. Je vous la recommande.

La Nécropole Chakh-i-Zinda.

J'exagère si je dis que c'est le "clou" de notre voyage, mais franchement ce lieu est extraordinaire par le nombre de monuments somptueux. Les mausolées sont très beaux avec des mosaïques et majoliques parfois très anciennes d'une grande beauté. Le seul souci c'est avoir assez de recul pour une jolie photo. Je vous laisse voir ces merveilles ci-dessous.

Nous entrons dans le sanctuaire et l'Imam entame une prière. Quelle beauté !

Nous rencontrons beaucoup de femmes voilées dans ce lieu, mais c'est un lieu sacré et ce sont des pèlerins qui viennent essentiellement pour prier. Dans la ville, peu de femmes sont voilées.

L'ensemble Shah-i-Zinda comprend des mausolées et d'autres bâtiments rituels des XIe - XVe et XIXe siècles. Le complexe Shah-i-Zinda s'est formé sur huit siècles (du XIe au XIXe) et comprend aujourd'hui plus de vingt bâtiments.

L'ensemble comprend trois groupes de structures : inférieure, moyenne et supérieure reliées par des passages en forme de dôme à quatre arches appelées localement chartak.

Les premiers édifices datent des XIe-XIIe siècles. Le corps principal initial - le complexe Kusam-ibn-Abbas - est situé dans la partie nord-est de l'ensemble. Il se compose de plusieurs bâtiments. Le plus ancien d'entre eux, le mausolée et la mosquée Kusam-ibn-Abbas (XVIe siècle).

Le groupe supérieur de bâtiments se compose de trois mausolées se faisant face. Le plus ancien est le mausolée de Khodja-Akhmad (1340).

Le groupe intermédiaire comprend les mausolées du dernier quart du XIVe siècle et première moitié du XVe siècle et concerne les parents de Timur , des aristocrates, des militaires et des membres du clergé.

Près de l'escalier se trouvent les bâtiments les mieux proportionnés du groupe inférieur. C'est un mausolée à double coupole du début du XVe siècle. Ce mausolée est consacré à Kazi Zade Rumi et construit par Ulugh Beg. La porte d'entrée principale de l'ensemble (Darvazakhana ou le premier chartak) tournée vers le sud a été construite de 1434 à 1435 sous Ulugbek.

L'Observatoire astronomique d'Ulugh Beg.

Après nos visites de la nécropole Chak-i-Zinda, nous alors tous déjeuner. Repas très sympathique, presque familial où nous dégustons le plat national Ouzbek, le Plov.

Éléna nous dira que c'est un plat qui est plutôt d'origine Tadjik, les nomades du désert. Puis nous partons pour l'Observatoire astronomique d'Ulugh Beg et c'est Sacha qui nous commentera cette visite.

L'Observatoire astronomique a été édifié au début du XVe siècle (vers 1429) par le gouverneur de cette ville, le prince-astronome Ulugh Beg. Il y travailla avec quelque soixante-dix mathématiciens et astronomes aboutissant à la publication des tables sultaniennes, dont la précision resta inégalée pendant deux siècles.

L'équipe calcula les positions de 1018 étoiles ; un certain nombre d'entre elles, non décrites jusque-là, gardent le nom qu'on leur a donné alors. Ces tables étaient très utiles aux caravaniers pour se déplacer dans le désert la nuit.

Cette  tranchée d'environ deux mètres de large a été creusée dans une colline le long de la ligne méridienne où l'arc était tracé et permettait de déterminer le midi exact. Ce sextant mesurait onze mètres de long et la hauteur de trois étages de haut, mais il a été construit sous terre pour le protéger des tremblements de terre.

Gradué sur toute sa longueur, c'était le plus grand cadran de l'époque, avec un rayon de 40,4 m. Il servait à l'observation du Soleil, de la Lune et d'autres corps célestes. Les astronomes travaillant à Samarcande pouvaient déterminer le midi exact de chaque jour en fonction de la hauteur du Soleil de midi, de la distance au zénith et de la déclinaison. Les tables sultaniennes ont répertorié des paramètres planétaires améliorant les coordonnées de 1 018 positions d'étoiles.

En fin d'après-midi, après nos dernières visites, nous prenons la direction de l'église Orthodoxe de Samarcande pour qu'Éléna dépose une petite bougie nous souhaitant un bon voyage car juste après nous allons à la gare pour prendre le "TGV" Ouzbek pour Tachkent.

Des au-revoir sur le quai de la gare la larme à l’œil car nous avons tissé une certaine amitié avec notre guide et je suis triste de la quitter. Le voyage se passe sans encombre avec un petit en-cas distribué gratuitement aux voyageurs. Ce train est très confortable, il roule moins vite que notre TGV français mais nous arrivons en soirée à Tachkent sans avoir vu le temps passer.

Le soir nous retrouvons l'hôtel de Tachkent et repartons découvrir la ville.

Ainsi se termine ce merveilleux voyage en Asie-Centrale avec son lot de découvertes, de monuments, de paysages et cet accueil inoubliable des Ouzbeks.

Nous remercions chaleureusement tous nos guides pour leur professionnalisme et leur accueil chaleureux.

Les routes historiques de la soie en Asie.

Ouzbékistan – De Boukhara à Samarcande

Sardoba

L'Ouzbékistan.

Route de Boukhara à Samarcande.

Le Caravansérail de Rabat-i-Malik.

Nous quittons Boukhara en compagnie de Wali notre chauffeur. Sur la route, nous visitons la Caravansérail de Rabat-i-Malik avec son réservoir d'eau de Sardoba. Autant il ne reste pas grand chose du caravansérail, autant le réservoir d'eau de Sardoba est vraiment très impressionnant, grand, une voûte immense en pierres sèches, magnifique.

Puis nous continuons en direction de Nourata avant de rejoindre le lac Aydarkoul puis le village d'Hayat.

La galerie ci-contre présente le réservoir d'eau de Sardoba (XVe siècle) et les ruines du caravansérail de Rabat-i-Malik (XIe siècle) dont seules les les fondations surélevées subsistent (Les archéologues ont pour habitudes de surélever les fondations des sites historiques ).

Nourata.

Nourata est connue pour sa source d'eau, considérée comme sacrée par les musulmans (ainsi que les poissons), et pour les ruines d'une forteresse construite par l'armée d'Alexandre le Grand.

La source sacrée Tchachma est encore aujourd’hui un lieu de pèlerinage pour les musulmans. L’endroit tire sa renommée de la source qui serait apparue à un endroit où Ali, le gendre du prophète Mahomet, aurait frappé le sol avec un bâton. Une autre légende dit que cette source aurait jaillie suite à la chute d’une météorite qui creusa le puits d’où l’eau sortit. Enfin, une autre légende dit que des nomades errant dans le désert à la recherche d’un puits auraient vu un rayon de lumière qu’ils suivirent et qui les amena à cette source.

Le complexe comprend la source, un puits, une mosquée du XVIe siècle, dite Panjvakhta (cinq prières), construite sous le règne d’Abdullah Khan II, une mosquée dite Tchil Ustun (quarante colonnes), du XIVe siècle, construite au niveau de la source. Le dôme, de 16 m de diamètre, est un des plus grands d’Asie centrale. Des poissons, considérés comme sacrés, nagent dans les différents canaux où coule l’eau de la source à 19°c été comme hivers. L’eau thermale a de bonnes propriétés pour la santé et de nombreux poissons proches des truites y nagent.

J'en profite pour visiter un Hammam. Déjà qu'à l'extérieur la chaleur est très forte, je ne vous raconte pas dans le Hammam, étouffant !!!

Nous avons effectué ces visites à Nourata avec notre guide anglophone Shakhlo Hasanova très sympathique. Elle est Free-lance, vous pouvez la contacter par WhatsApp (+998 90 087 70 74) ou e-mail: hasanovashakhlo@gmail.com 

Lac Aydarkoul.

Le lac Aydar est un énorme bassin artificiel situé dans une dépression saline au sud-est du désert de Kyzylkoum (au nord-est de l’Ouzbékistan). Avec les lacs Arnasay et Tuzkan, il appartient au système lacustre Aydar-Arnasay, dont la superficie totale atteint les 4 000 km² (il mesure environ 250 km de longueur sur 8 à 35 km de largeur).

C’est le deuxième plus vaste plan d’eau d’Asie centrale, après la mer d’Aral. Il est alimenté par le fleuve Syr Darya dont une partie des eaux est détournée lors des crues. C’est un sanctuaire pour les oiseaux qui trouvent dans le lac de nombreux poissons.

Nous poursuivons notre route et arrivons sur les bords du Lac Aydarkoul. Il était prévu que nous campions sous des yourtes, mais finalement nous irons dans un bungalow. Un petit tour sur les berges pour une petite baignade, soirée tranquille avec un repas en compagnie de Wali, notre chauffeur. Sous ses airs bourrus, il est adorable, attentionné, toujours prêts à nous rendre service. Nous aurons très chaud la nuit car la clim de notre bungalow est en panne. Le lendemain, après le petit-déjeuner, nous reprenons la route pour aller dans les montagnes. Nous traversons les plaines arides en rencontrant chameaux, moutons et chèvres. On se demande ce qu'ils peuvent bien brouter, l'herbe sèche ...

Nous repartons le lendemain après un bon petit déjeuner. Honnêtement, ce n’est pas le meilleur moment de notre périple mais nous aurions regretté de n’être pas allé visiter ce lac.

Le village Hayat.

Nous partons dans les montagnes et arrivons à Hayat, un petit village en altitude (900 m). Accueillis par des habitant, nous nous installons et profitons de la fraîcheur au bord d'un ruisseau.

Quel contraste entre la chaleur et l'aridité autour du lac Aydarkoul et ce petit oasis de verdure à Hayat. Vraiment l'eau fait tout !

Nous irons faire une petite balade autour du village avant le déjeuner, puis dans l'après-midi, un guide local nous emmènera à la recherche des mouflons dans la montagne. Nous en verrons, surtout des femelles avec leurs petits. Nous continuons pour un joli point de vue à 1000 m. On peut distinguer au loin le las Aydarkoul dans la brume.

Retour au village où nous sommes choyés par la famille qui nous sollicite pour des boissons, gâteaux et les enfants jouent avec nous en parlant un peu en anglais.

Nous rencontrons un autre groupe de français et discutons avec leur guide francophone pour un prochain voyage en Asie Centrale.

Le soir nous dînons tous ensemble autour d'un barbecue et on nous propose de la vodka en plus du thé. Les ouzbeks ont beau être musulmans, ils ont encore la culture russe quand le pays faisait parti de l'URSS et la vodka est restée dans les traditions. L'ambiance se détend ...

Après cette parenthèse en altitude et à la fraîcheur, nous repartons le lendemain en compagnie de Wali pour Samarcande. Nous retrouvons la plaine désertique et la chaleur.

On ne peut par dire que les routes soient bonnes en Ouzbékistan, bien souvent défoncées, de nombreux travaux, nous mettrons un certain temps pour atteindre Samarcande.

Lac Aydarkoul, Village Hayat, Samarcande.

Ouzbékistan – Mer d’Aral

Mer d'Aral, Moynak.

L'Ouzbékistan.

République du Karakalpakstan.

La Mer d'Aral en Ouzbékistan.

Moynak.

Arrivés à Tashkent en Ouzbèkistan, nous prenons un vol le lendemain pour Noukous, ville de la république du Karakalpakstan, territoire autonome de l'Ouzbékistan. Puis, le lendemain, partons en 4X4 avec un guide pour Moynak qui était au bord de la mer d'Aral.

Moynaq était un port du sud de la mer d'Aral, doté d'une économie active liée à la pêche et à la mise en conserve du poisson.

Suivant les ordres de Lénine, les pêcheurs de Moynaq jouèrent un grand rôle dans la lutte contre la famine russe de 1921-1922. Des milliers de tonnes de poissons furent envoyées en URSS pour nourrir la population. Un guide nous dira qu'ils ont "presque vider" la mer d'Aral de ses poissons tellement la pêche fut intensive.

Aujourd'hui, Moynaq est l'un des témoins de la catastrophe environnementale que subit la région en raison du retrait de la mer d'Aral, qui se trouve à quelque 35 km au nord et n'est plus visible à l'horizon depuis l'ancien port. Un « cimetière de bateaux », comprenant une dizaine de carcasses rouillées, et un petit musée attestent de l'ampleur de la catastrophe actuelle et de la richesse passée. La vidéo du Musée est très intéressante.

La mer d'Aral est un lac d'eau salée d'Asie centrale occupant la partie basse de la dépression touranienne ou aralo-caspienne au milieu d'espaces désertiques. Elle est partagée entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud. Elle tire son nom du mot kazakh Aral qui signifie « île » en référence aux milliers d'îles qui la couvraient.

Dans les années 1960, la mer d'Aral, encore alimentée par les puissants fleuves Amou-Daria et Syr-Daria, formait la quatrième plus vaste étendue lacustre du monde, avec une superficie de 66 458 km2. En 2000, cette superficie était divisée par deux. Cet assèchement, dû au détournement des deux fleuves pour produire du coton en masse, est une des plus importantes catastrophes environnementales du XXe siècle. En août 2005 s'est achevée la construction de la digue de Kokaral qui sépare la petite partie nord de la mer d'Aral au Kazakhstan, la Petite mer d'Aral, du reste de la dépression, la préservant ainsi de l'assèchement. Depuis lors, la partie sud initialement appelée Grande Aral ne reçoit presque plus d'eau de surface. En grande partie asséchée, elle est généralement divisée en trois lacs principaux : un profond bassin occidental, parfois relié à un bassin oriental peu profond et souvent à sec, et le petit lac de Barsakelmes.

Six pays se partagent le bassin de la mer d’Aral : Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Turkménistan et Afghanistan. Alimenté par deux affluents principaux, l’Amou-Daria et le Syr-Daria, le bassin versant de ce lac d’eau salée compte 17 752 glaciers pour une superficie d’environ 1 549 000 km2.

L'ancien port de Moynak avec les épaves de bateau de pêche.

Les rives de la mer d'Aral étaient variées malgré leur caractère désertique.

La rive orientale était caractérisée par son relief sablonneux  et une série de longues baies étroites parsemées d'îlots.

Elle s'opposait ainsi au littoral occidental, d'un profil rectiligne, dominé par de hautes falaises (190 m pour les plus élevées) battues par les flots.

La rive septentrionale correspondait à la limite sud du plateau argilo-sableux de Tourgaï, s'élevant jusqu'à 178 m au-dessus du rivage et découpé de baies profondes.

Entre ses diverses parties, au nord-est et au sud, les vastes deltas du Syr-Daria et de l'Amou-Daria, prenaient l'aspect de vastes espaces plans qui progressaient rapidement grâce au déversement abondant des eaux limoneuses.

Les eaux de la mer d'Aral se caractérisaient par une grande limpidité et un bleu intense, elles étaient peu salées (10 à 11 ‰ de taux de salinité moyen, 14 ‰ au sud-est).

Leur température suivait le rythme des saisons en raison de la faible profondeur. L'été, elles pouvaient atteindre 26°C à 27°C en surface (mais seulement 1°C à 3°C dans les fonds de la côte occidentale). L'hiver, les températures étant négatives, la mer était entièrement prise par les glaces, parfois jusqu'au début du mois de mai.

Les précipitations sont faibles dans cette région au climat aride (entre 130 et 140 mm/an en moyenne), l'évaporation est très élevée (de l'ordre de 1000 mm/an) mais l'apport des deux grands fleuves tributaires permettait à la mer d'équilibrer son bilan hydrologique.

Le niveau des eaux a beaucoup varié au cours de l'histoire. Jusqu'au XVIe siècle, la mer d'Aral était reliée à la mer Caspienne par l'intermédiaire de l'Ouzboï et son niveau d'eau baissait car son principal fleuve tributaire, l'Amou-Daria, empruntant le lit de cet ancien cours d'eau, aujourd'hui à sec,  et allait déverser la majeure partie de ses eaux dans cette grande mer intérieure qu'est la Caspienne.

Le cours de l'Amou-Daria fut détourné voilà 400 ans (par les khans de Khiva car le fleuve charriait des sables aurifères) et ses eaux rejoignirent la mer d'Aral dont le niveau s'éleva. Une nouvelle baisse fut enregistrée entre 1850 et 1880, mais les eaux remontèrent de 3 m entre cette dernière date et 1960.

Dès 1918, les autorités de l’URSS procédèrent au détournement de ses principaux affluents « afin d’irriguer des zones désertiques de l’Ouzbékistan pour y implanter des rizières et des champs de coton. »

Le coton a un intérêt stratégique en plus de sa qualité de fibre textile. En effet, le coton est de la cellulose permettant la fabrication de la Nitro-cellulose, explosif. Mais l'huile extraite des graines de coton permet aussi la fabrication d'explosif ce qui aurait motiver l'augmentation de la production de cette plante.

Au début des années 1960, les économistes soviétiques décidèrent d’intensifier la culture du coton en Ouzbékistan et au Kazakhstan. Les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria furent privés d'une partie de leurs eaux pour irriguer les cultures par plusieurs canaux dont celui de Karakoum. Ainsi à partir de 1960, entre 20 et 60 km3 d'eau douce furent détournés chaque année.

Le manque d'apport en eau assécha alors peu à peu la mer dont le niveau baissait de 20 à 60 cm par an. Depuis 1971, une partie des eaux de l'Amou-Daria est orientée vers le Darjalyk, un ancien bras du fleuve menant vers le bassin du Sary Kamysh, un lac asséché qui a été ainsi reconstitué et plus récemment vers le lac de l'âge d'or.

La séparation entre la Petite mer au nord et la Grande mer au sud date de 1989. L'évolution a d'abord laissé présager la disparition totale de la seconde à l'horizon 2025, avant que des travaux d'aménagement ne soient opérés. En 2007, on constate que le niveau de la Petite mer d'Aral a remonté spectaculairement, plus vite que ne l'espéraient les experts chargés du dossier et la pêche a repris depuis 2006.

Peter Zavialov décèlerait un lien entre la hausse de la mer Caspienne et l’abaissement de la mer d’Aral. Pour Chilo, académicien russe, ce sont les fonds des mers (Caspienne et Aral) qui seraient très friables... et un historien Bunyatov démontre que ce lac aurait déjà agonisé quatre fois au cours des siècles. Allant dans ce sens, des analyses contradictoires sur la mort programmée pour 2025 de la mer d’Aral ont été publiées récemment.

Plusieurs guides nous ont aussi relaté que les essais nucléaires souterrains de l'URSS, sur une petite île de la mer d'Aral, avaient entraîné des fissures dans le sous-sol et que l'eau de la mer d'Aral se seraient écoulées dans la mer Caspienne située plus bas par infiltration. Information non confirmée.

Les quantités gigantesques de pesticides qui, jadis, étaient charriées par les deux fleuves tributaires de la mer et se sont déposées au fond du bassin de l’Aral ainsi que le sel laissé par les eaux se retirant, se sont retrouvées, au fur et à mesure que l’évaporation progressait, à l’air libre en raison des vents violents. Ils ont provoqué une forte hausse du taux de mortalité infantile (parmi les plus élevés du monde aujourd'hui), une augmentation du nombre des cancers et des cas d’anémies, ainsi que le développement d'autres maladies respiratoires directement reliés à l’exposition à des produits chimiques, phénomènes confirmés par des études de l’Organisation mondiale de la santé. (Sources Wikipédia)

Un de nos guide nous a relaté une tempête de sel, les vents violents soulevant sel et sable pour le déposer, tel de la neige, sur toute une région de l'Ouzbékistan.

Nous continuerons notre route en direction du plateau d'Oustyurt pour rejoindre un camp de yourtes.

Le Plateau d'Oustyurt.

Nous quittons Moynak pour cheminer plusieurs heures en 4X4 sur l'ancien fond de la Mer d'Aral.

Nous arrivons sur le haut plateau d'Oustyrut qui domine la Mer d'Aral que nous voyons au loin. Le chemin est long et heureusement que nous bénéficions de la clim dans la voiture car il fait très très chaud !

Nous traversons un champ gazier où nous verrons de nombreux derricks et tête de puits de gaz. Mais l'Ouzbékistan doit importer du gaz Russe car ses réserves sont épuisées en partie. Un projet avec le Kirghizstan permettrait de relancer la prospection.

Puis la piste monte jusqu'au plateau d'Oustyrut pour une vue époustouflante sur les rivages de la Mer d'Aral avec le camp de yourtes en contre-bas que l'on doit rejoindre pour la nuit.

Mais avant d'y aller, nous descendons jusqu'au rivage pour une baignade.

Baignade dans la mer d'Aral.

Après des heures de piste, nous descendons vers les rivages de la Mer d'Aral.

Elle est bleu et un peu trouble et les premiers mètres ne sont pas très engageants car les pieds s'enfoncent dans une argile collante, visqueuse et noire. Je persévère malgré le dégoût et l'argile fait place à du sable plus agréable à fouler.

L'eau est très salé, elle brûle la langue et on flotte très bien, un peu moins que dans la Mer Morte. La salinité actuelle serait de 160‰ contre 35‰ pour le Pacifique et 39‰ en Méditerranée et 300‰ pour la mer Morte. Avec une telle salinité, toutes les espèces de poissons ont disparurent, même les raies introduites, ne subsiste que le plancton. L'eau est chaude, baignade agréable, rafraîchissante.

Après cette belle baignade, nous remontons pour nous installer dans une yourte du camp.

Camp de yourtes.

Après une bonne douche, nous nous installons dans une yourte. Il fait très chaud et nous allons nous désaltérer sur le bord du plateau en admirant la mer d'Aral.

Puis nous passons à table où nous dégustons notre premier Plov. Ce plat à bas de riz pilaf, de carottes jaunes, pois chiche et viande de mouton est un plat des nomades Ouzbeks. Il est parfumé avec du cumin. C'est très bon. Le repas traditionnel se compose d'entrée avec des crudités, tomates, concombres, aubergines et poivrons frits.

Puis généralement il y a une soupe et le plat principal qui est un Plov ce soir. Des fruits en dessert ou des pâtisseries orientales assez sucrées mais succulentes.

Le soleil se couche lors de la fin du repas, occasion de faire quelques clichés et de gravir la colline surplombant le camp.

L'Ouzbékistan est un pays à majorité musulmane mais nous n'aurons pas trop de difficulté pour trouver de la bière. D'ailleurs au cours du voyage, on nous sollicitera plusieurs fois pour trinquer avec un verre de Vodka. La présence des russes des années durant a laissé quelques coutumes persistantes.

Étant face à l'Est, nous nous levons très tôt pour assister au lever de soleil. Moment magique où le disque solaire apparaît peu à peu au dessus de l'horizon, une renaissance dans ce désert hostile.

Puis nous attendons que tout le monde se lève pour prendre notre petit déjeuner. Dans cette attente, je me couvre car ce matin il fait plutôt frais.

Puis nous reprenons notre route et remontons sur le plateau d'Oustyurt.

Le Caravansérail de Kurgancha Kala.

Nous atteignons les ruines du Xe siècle du caravansérail de Kurgancha Kala, forteresse sur la route de la soie. C'était le quatrième plus important dans le désert d'Aralkum. Il ne reste plus grand chose de ce complexe commercial. C'était aussi la cité du Royaume de Khorezm où les habitants étaient sédentaires.

Nous continuons sur le plateau d'Oustyurt.

Le Village de Kubla-Oustyurt.

Le 4X4 s'arrête sur une piste d'atterrissage adjacente à un petit village. Nous partons explorer les rues désertes bordées de maisons le plus souvent en mauvais état mais aux jardins bien entretenus. En bordures, deux chameaux nous regardent passer.

Dans les cours des maisons nous voyons d'antiques motos parfois équipées de side-car. Des enfants jouent dans les cours, quelques adultes passent, on ne peut pas dire qu'il y ai beaucoup d'agitations mais vu la chaleur torride, nous comprenons que nous sommes les seuls fous à s'aventurer à l'extérieur.

Ce village date de l'époque soviétique. Apparu lors de la construction du gazoduc principal. Jusque dans les années 1990, il s'appelait Komsomolsk-on-Ustyurt .

Nous en profitons pour acheter de l'eau fraîches et des biscuits, puis nous repartons.

Le Village abandonné d'Ourga.

Les rives du lac Sudochye et les ruines du village d'Urga.

Urga est un village de pêcheurs sur les rives du lac Sudochye, partie de l'ancienne mer d'Aral.

Le lac Sudochye, peu profond,  est connu pour ses îles recouvertes de roseaux, ses hautes falaises  colorées et ses oiseaux sauvages.

Le lac Sudochye était autrefois le plus grand réservoir du delta de l'Amou Darya au Karakalpakstan, ayant été alimenté par une grande rivière et relié à la mer d'Aral par un canal. Pourtant, après que la mer d'Aral se  soit en grande partie asséchée au milieu du XXe siècle, le lac et la mer se sont séparés d'environ 150 kilomètres, et le lac Sudochye s'est progressivement divisée en plusieurs plans d'eau plus petits.

Le village de pêcheurs d'Urga était un des premiers établissements russes du Khorezm, fondé par des cosaques fugitifs. Urga a été déserté en 1971, lorsque les quelques pêcheurs restants ont été contraints d'abandonner la ville en raison d'une pénurie de poisson à la suite de la catastrophe de la mer d'Aral.

En 2008, le lac Sudochye a obtenu le statut de zone importante pour la conservation des oiseaux et de la biodiversité, car il est situé sur le trajet des oiseaux de Sibérie et de la toundra arctique.

Nous continuons notre piste et arrivons à Noukous en fin d'après-midi.

Noukous.

Le Musée Savitskiy, le Louvre des Steppes.

À Noukous, nous retrouvons l’hôtel Jipek Joly de notre arrivée et sa charmante propriétaire. Franchement, si vous devez séjourner à Noukous, je vous recommande chaudement cet hôtel.

Le lendemain nous allons au Musée des Beaux-Arts de Savitskiy, surnommé « le Louvres des Steppes ». Nous découvrirons une riche collection des tableaux de l’avant-garde et post-avant-garde soviétique rassemblée par Igor Savitskiy.

Malgré le risque d’être dénoncé comme anticommuniste, il a réussi à sauver plus de 50.000 œuvres d’artistes réprimés durant la période stalinienne. Le Musée possède aussi un important fonds d’artisanat Karakalpak et d’antiquités de Khorezm.

Je vous propose une toute petite sélection parmi les œuvres qui m'ont marqué.

Puis notre chauffeur est venu nous prendre à l'hôtel pour nous conduire à Khiva.

Ouzbékistan – Tachkent.

Tachkent.
Ouzbékistan.

L'Ouzbékistan.

Tachkent.

La Madrassa Barak-Khan.

Après un vol Marseille - Istanboul puis Istanboul - Tachkent, nous sommes accueillis à l'aéroport et conduit à notre hôtel pour nous reposer et finir notre nuit, en effet nous sommes arrivés à 1h00. Au matin, nous retrouvons Komil, notre guide francophone pour des visites dans cette capitale.

Nous commençons par la madrassa Bark Khan réalisée au cours du XVIe siècle à partir de bâtiments construits à différentes époques. Elle comprend également 35 cellules et deux mausolées. Belles coupoles ainsi que majoliques et mosaïques.

Puis nous partons prendre le métro.

(Les commentaires sont inspirés de différents articles, notamment Wikipédia)

Le Métro de Tachkent.

Le métro de Tachkent a été construit à partir de 1973. Neuf stations ont pu ouvrir le 6 novembre 1977, ce fut la première ouverture de métro en Asie Centrale.

Le métro de Tachkent est décoré avec des matériaux nobles, aucune station ne se ressemble. Plusieurs techniques artistiques sont utilisées, comme le bas-relief ou la mosaïque.

Beaucoup de stations, dont les noms avaient une référence communiste ou russe, ont été renommées après l'indépendance en 1991. Les décors à motifs évoquant le passé soviétique ont été également démantelés et remplacés.

Construit après le tremblement de terre qui avait ravagé la ville en 1966, le tunnel du métro de Tachkent est conçu selon des normes antisismiques. Il peut également servir d'abri nucléaire.

En effet, il est très profond !

Le Musée des Arts appliqués.

Le musée des Arts appliqués a été créé en 1937, à l'époque soviétique. Le musée a été installé dans l'ancienne demeure de Polovtsev, un diplomate russe du XIXe siècle.

Attiré par l'architecture et l'art d'Ouzbékistan, celui-ci avait fait appel à de nombreux maîtres des principaux centres artistiques de l'Ouzbékistan (Tachkent, Samarcande, Boukhara, Khiva et Ferghana) pour lui construire le palais de ses rêves. Malheureusement pour lui, il fut muté ailleurs avant l'achèvement de la construction.

La résidence utilise de nombreuses techniques artistiques ouzbèkes et musulmanes, comme les poteaux en bois sculptés et même un mihrab dans la salle de réception, qui n'a qu'une vocation décorative puisqu'il n'est pas tourné vers La Mecque.

Des annexes ont été construites par la suite, après la reconversion des lieux en musée dès 1937.

Très belle galerie de peintures, miniatures, ainsi que des objets artisanaux.

Opéra de Tachkent.

L'église Orthodoxe.

Nous passons devant l'Opéra de Tachkent puis poursuivons jusqu'à l'église Orthodoxe.

Nous quittons Komil puis notre chauffeur nous conduit à l'aéroport domestique pour prendre le vol pour Noukous où nous visiterons la mer d'Aral.

Si vous avez besoin d'un guide pour visiter l'Ouzbékistan, nous vous recommandons Komil, parfaitement francophone sans aucun accent et très professionnel, connaissant très bien son pays.

Contact: Komil ERMATOV Guide francophone en Ouzbékistan.