Djúpavík, l’usine abandonnée dans les fjords islandais du Nord-Ouest.

Djúpavík, l'usine abandonnée.

Djúpavík, Islande, les fjords du nord-ouest.

En 2004, lors de notre second voyage en Islande, nous découvrons dans les fjords du nord-ouest Djùpavik, village florissant au début du XXème siècle grâce à l'industrie du hareng.

Le village historique de Djúpavík remonte à 1917, lorsqu'une usine de salage de hareng a été créée par Elías Stefánsson dans cette petite crique du fjord Reykjarfjörður.

Guðjón Jónsson, sa femme Krístín Guðmundsdóttir et trois enfants s’installent à Djùpavik et en sont les premiers habitants. Guðjón est le superviseur de cette usine nouvellement construite.

Cette année là, l’usine est confrontée à de nombreux problèmes. Pénurie de mazout et de sel, prix du charbon importé qui flambe et baisse de la pêche de hareng et morue.

Mais après l’armistice de 1918, la demande devient plus faible et l’usine fait faillite en 1919.

Mais ce n’est qu’en 1934 qu’une nouvelle usine est construite et que cette industrie démarre.

En 1934, une baisse de la demande de poisson salé a conduit à de nouveaux investissements dans des usines susceptibles de produire de l'huile de hareng de grande valeur.

C’est l’ingénieur Guðmundur Guðjónsson qui construit la nouvelle usine. C’est à l’époque le plus grand bâtiment construit en béton d’Islande et un des plus grands d’Europe.

N’ayant aucune route pour ravitailler Djùpavik, c’est par bateau que tout arrive et l’usine est opérationnelle en juillet 1935, elle produira huile et farine de hareng.

C’est la première usine entièrement automatisée en Europe.

Les premières années sont florissantes améliorant la situation financière et le niveau de vie de toute la région.

Guðmundur Guðjónsson sera le directeur de l’usine de 1936 à 1954.

Les prises de hareng déclinent fin 1944 avec une forte baisse en 1948 qui conduit à traiter d’autres poissons que le hareng mais n’empêche pas la fermeture en 1954. Des habitants resteront jusqu’en 1980.

 

De nos jours l’hôtel de Djúpavík , l’ancien dortoir des femmes, accueille les touristes l’été et des pratiquants de motoneige l’hiver. Les bâtiments de l’usine ont été restaurés partiellement pour en faire un musée.

l’hôtel de Djúpavík, l’ancien dortoir des femmes.

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