Danemark – Les Îles Féroé en hiver (2cde partie).

Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé en hiver (2cde partie).

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Île de Sandoy.

Le lac Stóravatn.

Îles Féroé Sandoy Storavatn Vue d'hélicoptère.

Nous partons aujourd’hui visiter l’île de Sandoy, plus au sud, que nous ne connaissons pas.

Nous empruntons le tunnel sous-marin qui relie Streymoy à Sandoy, d’une longueur de presque 11 km et qui atteint les 187 m sous la surface de l’océan. L’aller-retour est facturé 47 € tout de même.

Nous débouchons sur la route qui traverse l'île et poursuivons jusqu'à Sandur puis prenons la route qui longe la côte.

L’île est assez petite. Nous avons repéré un petit lac en bord de falaise, le Stóravatn, et nous faisons une courte randonnée pour l’atteindre. Passage par une exploitation agricole pour accéder au chemin qui longe la côte.

C'est un peu le «lac suspendu» de Sandoy, mais beaucoup plus petit. Et il n'y a pas de cascade qui tombe dans l'océan. L'eau du lac passe au-travers de pierres et tombe dans une grotte creusée par la mer dans la falaise. On entend l'eau qui chute ainsi que les vagues qui se fracassent dans la cavité.

J'utiliserais mon drone pour faire quelques photos aériennes. Et nous en profitons aussi pour pique-niquer en profitant du beau temps. Peu de soleil, mais il ne pleut pas.

Retour à la voiture puis nous continuons à explorer cette petite île.

De village en village, nous empruntons chaque route pour visiter l’île, puis nous prenons la route de retour pour Tórshavn.

Île de Streymoy.

Leynar.

Nous nous levons avec la pluie. Il fallait bien que ça arrive ! Elle est tombée toute la nuit.

Nous consultons l’application Føroyar.Live pour voir si toutes les îles sont concernées par la pluie et voyons que le sud semble se dégager.

Nous décidons de partir pour Leynar et suivre la côte jusqu’à Westmanna sur Streymoy.

A Leynar, promenade sur la plage puis nous allons voir l’église où une cérémonie particulière s’y déroule avec des personnes en costumes, le tout filmé par des caméramans. Nous ne nous éternisons pas très longtemps.

Westmanna.

Nous partons pour Westmanna et irons sur les hauteurs pour pique-niquer dans une vallée où se trouve une retenue d'eau qui alimente une centrale hydroélectrique. Nous y étions passé cet été.

Nous essayons de prendre une autre route, mais il y a trop de neige et la voiture n'avance plus. Le demi-tour s'impose.

Nous sommes toujours très étonnés par ce superbe temps ensoleillé, même l’été dernier nous n’avions pas eu un ciel aussi bleu.

Là, nous commençons à être vraiment chanceux, tout ce soleil !

Kirkjubøur.

Nous allons ensuite à Kirkjubøur où je m’exerce encore une fois avec mon drone.

Kirkjubøur était le siège de l'ancien diocèse des îles Féroé.

On trouve la Kirkjubøargarður, une ferme en bois qui date du XIe siècle. Il s'agirait de la plus ancienne maison de bois connue à être toujours habitée. Le bâtiment a été construit au XIe siècle pour servir de résidence épiscopale et de séminaire pour le diocèse des îles Féroé. Construite entièrement avec du bois flotté.

Nous visitons encore une fois La cathédrale Saint-Magnus, la construction a commencé vers 1300, mais jamais achevée, soit à cause du coût trop élevé pour les féroïens, soit à cause de la peste noire en 1350 qui décima la population.

Syðradalur.

Îles Féroé Syðradalur. Cascade gelée.

Le ciel étant très dégagé, nous partons pour Syðradalur voir le soleil se coucher avec les îles Koltur et Vágar au premier plan.

Encore une superbe journée.

Île de Kalsoy.

Trøllanes.

Nous nous réveillons avec une fine pluie qui tombe en continu sur Tórshavn. Nous avons réservé un passage en ferry et nous prenons donc la route vers l’île de Kalsoy malgré le mauvais temps.

Je regarde l'application sur mon téléphone, ça semble s'éclaircir dans le sud, mais nous partons au nord !

De Tórshavn, nous prenons le premier tunnel sous-marin vers Runavik sur l’île d’Eysturoy. Malgré le prix, 23€, nous l'empruntons car il permet de gagner beaucoup de temps sur le trajet. D'habitude nous passons par le petit pont reliant les deux îles, mais là, le ferry n'attendra pas.

Puis nous continuons et prenons le second tunnel sous-marin (13€ aller-retour) pour rejoindre Klaksvik. Bien obligé, ni pont, ni ferry.

De Klaksvik nous prenons un petit ferry pour l’île de Kalsoy qui transporte peu de véhicule. Puis nous traversons toute l’île jusqu’à l’extrémité nord en empruntant quatre tunnels à voie unique.

La pluie a fini par s'arrêter lorsque nous accostons.

Nous nous garons et enfin nous pouvons commencer notre randonnée. La pluie a totalement cessé.

Bien sûr il faut s’acquitter du ticket d’entrée à 26 € par personne, mais on verra qu'ils ont enfin terminé le chemin ce qui nous évite de patauger dans la boue pour monter jusqu’au phare comme l'été dernier.

Nous avons pris avec nous une touriste Sud-Coréenne qui nous prendra en photo lors de notre randonnée, et qu'elle partagera avec nous. Nous croisons un couple de chinois, nous serons donc cinq en tout et pour tout sur cette randonnée.

Les paysages qui nous entourent sont superbes. Les îles sont recouvertes de neige, nous reconnaissons au loin Gjógv où nous avions fait une randonnée vers la cyme.

Mikladalur.

Et à l'opposé, nous apercevons les extrémités des îles de Kunoy, Borðoy et Viðoy, elles aussi saupoudrées de neige. Nous grimpons jusqu'au phare, puis jusqu'à la tombe de James Bond 007.

Nous trouvons un emplacement pour pique-niquer face à cette vue impressionnante. Certes du vent, mais il ne pleut pas, il y a même du soleil !

Puis nous regagnons notre voiture et prenons le chemin du retour vers l’embarcadère du ferry.

Avant de l'atteindre, nous faisons une halte à Mikladalur pour descendre au bord de la mer voir la Kópakonan, la statue de la femme phoque, personnage des contes populaires des Îles Féroé.

Nous reprenons le ferry et, arrivés à Klaksvik, nous partons jusqu’à Viðareidi, plus au nord de l’archipel, pour revoir ces paysages sous la neige.

Le retour sera assez long car nous sommes tout au nord de l'archipel.

Île d’Eysturoy.

Gjógv, un jour de tempête.

Nous nous réveillons avec une pluie soutenue et des rafales de vent qui balaient la baie de Tórshavn. La vue en est obscurcie. Les prévisions météo prévoyaient ce mauvais temps, mais il y a eu des erreurs dont nous avons bien profité. Là, ils ne se sont pas trompés ! Hélas aucune amélioration en vue.

Nous partons de Tórshavn sous des rafales de vent et de pluie qui s'abat en rideau. Nous auront ce mauvais temps toute de la journée.

Tout le long de notre route, des torrents grossis par la pluie descendent les versants de montagnes et forment d’énormes cascades que l’on voit de très loin. C'est vraiment très impressionnant. La nature se déchaîne.

Nous passons par la cascade de la Fossá qui présentait un filet d’eau au début de notre séjour et qui, aujourd'hui, est énorme et génère encore plus de pluie tout autour du point de vue. En un rien de temps, nous nous retrouvons complétement trempés.

Au détour de la route des moutons s'abritent des bourrasques de vent et de pluie contre un mur.

Nous irons jusqu’à Gjógv, complètement désert. Une courte balade jusqu’au bout de la jetée du petit port, la pluie est un plus faible. Puis nous trouvons un parking avec vue sur la baie pour pique-niquer à l'abri dans la voiture.

Sur le côté, deux chevaux tournent leur postérieur au vent et à la pluie. Ils semblent désemparés. J'irais leur offrir des biscuits pour les réconforter.

Lors de notre retour vers Tórshavn, la tempête est toujours aussi active avec de grosses bourrasques de vent et des rideaux de pluie. A Tórshavn, la pluie a cessé mais le vent est toujours aussi fort et tempétueux. Il soufflera avec force toute la nuit faisant trembler la maison.

Île de Borðoy.

Klakkur.

La tempête a soufflé une bonne partie de la nuit faisant trembler le toit de la maison. Ce matin, à notre réveil, c'est bien plus calme et surtout il ne pleut plus.

Nous partons donc pour la randonnée de Klakkur au-dessus de Klaksvik.

Encore pas mal de temps en voiture pour y parvenir et le franchissement du tunnel sous-marin pour atteindre Klaksvik qui n’est pas donné.

Nous ne payons pas directement les péages, c’est lorsque nous rendons le véhicule que nous réglons la facture.

Cette petite randonnée à Klakkur, au-dessus de Klaksvik, nous permet d’avoir un superbe panorama sur les îles environnantes, Kalsoy, Kunoy, Borðoy tout au nord et Eysturoy au sud. J’adore ces panoramas où on voit les îles de l’archipel.

Île de Kunoy.

Village de Kunoy.

Îles Féroé île de Kunoy et village de Kunoy vue de l'île de Kalsoy.

Nous redescendons et partons sur l'île de Kunoy et le village éponyme pour pique-niquer tranquillement au bord d'un champ en plein soleil. Hier, on y aurait pas cru !

Puis, balade sur les hauteurs du village, en passant par la «forêt» de Kunoy.

Je refais un peu de drone en profitant de la tranquillité des lieux.

Puis retour à Tórshavn par la même route qui passe par le tunnel sous-marin. La partie la plus profonde des tunnels sous-marin est décorées de lumières vertes et bleues.

Île d’Eysturoy.

Funningur.

Avant de rentrer, nous retournons faire une petite balade, déjà faite l'été passé, au-dessus du village de Funningur, juste à côté de Gjógv.

Il suffit de prendre la piste pour s'approcher des falaises et avoir de superbes panoramas sur les îles d'Eysturoy et Kalsoy.

J'adore ces paysages, ils sont magiques, d'une grande beauté.

Nous repartons, continuons à explorer les villages traversés puis rentrons à Tórshavn contents de notre journée très réussie.

Île de Vágar.

Réveil avec un ciel dégagé et un superbe lever de soleil sur Tórshavn.

Nous décidons d’aller faire une petite rando sur l’île de Vágar, voir «le doigt de la sorcière».

Nous passons par le plateau au-dessus de Tórshavn, les éoliennes ont les pieds dans la neige fraîche. Le paysage tout autour de nous est saupoudré de blanc. Nous continuons et nous arrêtons au-dessus de Norðradalur, superbe panorama lui aussi enneigé cette nuit.

Nous passons sur l’île de Vágar par le tunnel sous-marin et rejoignons le départ de la randonnée.

Trøllkonufingur.

C’est une courte balade jusqu’au bord de mer pour voir une grande colonne de basalte tel un doigt tendu vers le ciel, Trøllkonufingur.

Les îles en face de nous, Koltur et Hestur, sont déjà sous des rideaux de pluie. Le mauvais temps arrive par le sud.

Nous regagnons la voiture, puis un arrêt à Sandavágur, un autre à Bøur.

La pluie s’est installée, nous irons tout de même jusqu’à Gásadalur voir l’eau de la cascade Múlafossur qui remonte la falaise avec les bourrasques de vent.

Puis nous rentrons à Tórshavn dans notre appartement douillet.

C'était notre dernière journée de balade dans les Féroé.

Ferry de retour des Féroé.

Dernières heures à Tórshavn.

C'est notre dernier jour aux îles Féroé, nous nous levons tôt pour avoir le temps de rendre la voiture. J’en profite pour finir mes sacs et faire le ménage dans l’appartement.

Puis nous partons vers la gare maritime et laissons nos sacs dans un coin du hall. Il n’y a pas de voleurs aux Féroé nous dit la fille du guichet. Nous lui faisons donc confiance. C'est vrai qu'ici, bien souvent, on ne ferme pas la porte à clé.

Balade dans la vieille ville, un café à la librairie. La statue sur le banc devant les fenêtres a toujours l'air d'avoir aussi froid !

puis vient l’heure du repas. Nous trouvons un resto sympa que nous ne connaissions pas encore. Beaucoup de jeunes et de papa qui s'occupe de leur progéniture.

Pour passer le temps, nous allons au musée d’art de Tórshavn, mais les expositions sont en pleine restructuration. Certes l’entrée n’est pas payante mais les œuvres exposées sont rares.

Je revois quelques tableaux que j'avais appréciés lors de notre première visite cet été.

Nous nous baladons encore dans le parc de la ville puis nous nous rapprochons de la gare maritime en attendant l’embarquement.

Une dernière bière dans un café du port et nous embarquons sur le Norröna.

Au revoir Tórshavn, au revoir les îles Féroé.

Le Norröna.

Nous récupérons nos bagages dans la gare maritime ainsi que nos carte d'accès à bord du Norröna et à notre cabine.

Nous embarquons, déposons nos bagages dans la cabine du pont N°7 cette fois.

Puis en attendant le départ, nous allons boire une bière à la Laterna Magica du pont N° 10.

À 20 heures, le Norröna largue ses amarres et met le cap sur Hirtshals au Danemark.

La traversée.

La traversée de retour sera très calme, pas de tempête et donc pas d’arrêt aux îles Shetland pour nous abriter. Nuits paisibles, pas besoin de se cramponner à la couchette.

Une mer très calme et un ciel bien dégagé. Nous aurons le dernier soir un coucher de soleil exceptionnel à 360° autour de nous en pleine mer.

Nous arrivons au troisième jour de navigation au port d'Hirtshals avec une heure d’avance sur l'horaire prévu.

Le bus n’arrivant qu’une heure plus tard, nous rejoignons la gare ferroviaire à pied en traînant la valise sur presque deux kilomètres.

Aalborg.

Nous prenons le train à la gare d'Hirtshals pour Aalborg avec un changement. Les autres passagers du ferry ont marché comme nous jusqu'au centre ville.

Arrivés à Aalborg, nous mettons dix minutes pour rejoindre notre hôtel et y déposer nos valise. Puis nous partons explorer la ville après un café latté.

Aalborg est la quatrième ville du Danemark, située dans le Jutland du Nord.

Beaucoup d'anciens bâtiments, certains du XVIe siècle avec des maisons à colombages. La vieille ville est vraiment très belle, bien entretenue. Nous verrons l'ancien hôtel de ville, la Budolfi Cathedral du XIVe siècle, la Maison de Jørgen Olufsen du XVIe siècle, celle de Jens Bangs du XVIIe siècle. Le Monastère du Saint-Esprit.

Sur les quais du Limfjord, nous voyons l'Utzon Center mais il est fermé. C'est le dernier bâtiment conçu par Jørn Utzon, l'architecte de l' Opéra de Sydney .

Nous marchons le long du Limfjord, un bras de mer qui sépare l'île de Vendsyssel-Thy du reste de la péninsule du Jutland.


 

Le lendemain, nous prenons le bus pour l'aéroport d'Aalborg et passons notre journée pour le voyage de retour. Copenhague, Francfort, Marseille.

Finalement nous aurons eu bien meilleur temps que cet été, bien plus de journée ensoleillée même si les températures étaient bien basses et le vent parfois très fort. Mais nous étions bien équipés pour résister au froid.

Ces paysages enneigés sont de toute beauté et la magie qu'il s'en dégage est plus forte que pour les paysages verdoyants de l'été.

Vraiment un superbe voyage et la traversée aller-retour en ferry ajoute du charme et de la quiétude à ce voyage.

Les Îles Féroé en hiver, 1ère Partie.