Danemark – Les Îles Féroé en hiver (1ère partie).

îles féroé mykines gásadalur múlafossur
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé en hiver (1ère partie).

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Situation géographique.

Les îles Féroé (en féroïen : Føroyar) sont un archipel autonome au sein du Royaume du Danemark . Cet archipel est composé de 18 îles d’ origine volcanique.

C'est un archipel européen subarctique au Nord de la mer du Nord, aux confins de la mer de Norvège. Les pointes septentrionales des îles de Streymoy et Eysturoy sont à peu près équidistantes de l'Écosse et de l'Islande.

L'archipel a une superficie de 1 400 km2 et compte, en 2024, 54 684 habitants. La capitale, et la plus grande ville, est Tórshavn avec 23 242 habitants. Le seconde ville importante est Klaksvik plus au nord sur Borðoy.

Les Féroïens parlent le féroïen , une langue norroise occidentale , proche de l'islandais et qui, comme ce dernier, dérive du vieux norrois .

Les Îles Féroé sont une province autonome du royaume de Danemark depuis 1948. Elles possèdent un gouvernement qui leur est propre et qui a compétence dans toutes les affaires, à l'exception de la défense. Un ministre des Affaires étrangères a été nommé en 2008.

Voyage jusqu’aux Îles Féroé.

Voyage de Marseille Copenhague Tórshavn

Nous partons en avion de Marseille jusqu'à Copenhague via Bruxelles. Pas de retard au départ de Marseille, tout baigne.

Une nuit à Copenhague où nous retrouvons l'hôtel de notre précédent séjour, bien placé en centre ville.

Nous arrivons assez tard et en profitons pour une balade le long du canal Nyhavn.
Nous passons devant la bibliothèque mais sans qu'il y ait d'illumination particulière. Un tour sur le quai face à l'opéra. C'est la fête des lumières à Copenhague et de nombreuses sculptures lumineuses décorent les places, les quais.

Le lendemain, nous rejoignons en bus Aalborg, puis Hirtshals par un train régional avec un changement.

Installation dans un B&B à Hirtshals, balade dans la ville où nous trouvons un bar pour une bonne bière puis un resto.

Hirtshals.

Hirtshals Le Norröna

Le lendemain, nous nous levons un peu tôt pour une balade le long de la côte et des plages d'Hirtshals.

Immenses étendues de sable désertes, saupoudrées de neige et de glace. Seuls les oiseaux de mer semblent trouver le lieu accueillant. Il fait vraiment très froid avec un vent violent ... Nous nous sommes habillés en conséquence.

Nous montons jusqu’au phare et voyons notre ferry, le Norröna, faire un tour au large avant de revenir au port.

Puis nous repassons à notre location prendre nos sacs pour nous rendre à l'embarcadère du Ferry.

Nous découvrons un peu tard qu’il y a une navette au départ de la gare pour le ferry Smyril Line. Nous aurons marché près d’une heure pour rejoindre le navire.

Départ du Norröna.

Quatorze heures, nous embarquons sur le Norröna de la compagnie Smyril Line, allons déposer nos bagages dans notre cabine sur le pont N°6, puis partons explorer le navire.

le Norröna fait 166 m de long, 50 m de haut et 30 m de large. Il dispose de 318 cabines passagers et de 72 cabines d'équipage, pouvant accueillir environ 1 482 passagers et 118 membres d'équipage. Il peu accueillir 800 voitures ou 130 semi-remorques.

Nous ne sommes pas très nombreux, moins d’une centaine de passagers.

À quinze heures, le Norröna prend la mer.

À bord du Norröna.

Peu agitée au départ, le navire sera très vite ballotté en fin de journée. Un vent violent arase les vagues et secoue le Norröna. Ce que nous avions déposé sur la tablette de chevet finira au sol.

Nuit donc très agitée où nous nous réveillerons très fréquemment à cause des mouvements brusques du navire mais aussi du bruit des cabines qui nous entourent.

Vu le nombre restreint de passagers, il n’y a que la cafétéria, au pont 5, en service ainsi qu’un bar, la Lanterna Magica, sur le pont supérieur 10.

C'est là que je passe mon temps à bouquiner et observer l'océan. J'apprécie particulièrement ces moments de sérénité et contemplatifs.

Une tempête est prévue cette nuit et le commandant nous annonce que nous irons nous réfugier au large des îles Shetland. Nous repartirons au matin pour arriver aux Féroé en début d’après-midi.

Effectivement, vers 22 heures le vent est encore plus violent et secoue le ferry, c'est une véritable tempête.

Mais c’est en pleine nuit que nous sommes réveillés par un roulis et tangage très important, de nouveau des objets atterrissent par terre dans notre cabine. Je me cramponne à ma couchette le reste de la nuit.

Au matin ça bouge toujours autant, la nuit aura été courte, le Norröna a repris sa route vers les îles Féroé.

Il souffle un vent toujours aussi violent et froid mais il y a quelques coins de ciel bleu entre les cellules orageuses. Les giboulées de neige se succèdent.

Le navire poursuit sa route sur un océan avec une grosse houle.

Tórshavn.

Îles Féroé le port de Tórshavn

Les Féroé sont en vue, je reconnais le plateau avec les éoliennes, la pointe et le phare. Nous nous rapprochons et finissons par rentrer dans le port de Tórshavn avec vue sur la ville et le parlement.

Un moment pour que le ferry soit amarré, puis quittons le Norröna par le garage et partons directement rejoindre notre appartement sur les hauteurs au centre ville.

Le temps est à la neige et j’en profite pour me reposer et faire une petite sieste. Ludo ira se balader sur le port et dans le vieux Tórshavn.

Le soir, nous partons sur le port pour boire une bonne bière au Poul Hausen Heilsøla puis à l’Irish Pub pour dîner, je retrouve le Fish n Chips.

Après le repas, nous faisons un tour sur le port, visitons le quartier du parlement et la vieille ville avec toutes ces anciennes maisons. Puis retour à l'appart pour une bonne nuit de repos même si ça tangue encore ...

Île de Vágar.

Sørvágsvatn.

Aujourd’hui, Ludo part tôt récupérer la voiture de location. Puis nous partons faire quelques courses en passant par le magasin d’état pour les alcools puis le Bonus.

Nous partons directement voir le Leitisvatn, le lac suspendu à Sørvágsvatn et sa cascade, Bøsdalafossur.

Il fait très beau, du soleil et quelques nuages, un léger vent. Les conditions sont exceptionnelles pour faire cette jolie randonnée. Personne au guichet pour les tickets d’entrée, nous empruntons le sentier et admirons le paysage. Lorsque nous y repassons en fin de séjour, le portillon est fermé avec un cadenas pour en interdire l'entrée. Pas toujours cool les féroïens !

Il y a eu quelques chutes de neige et les couleurs sont somptueuses. Nous randonnons pendant trois heures et demie en parcourant un peu moins de huit kilomètres sur un petit nuage tellement nous sommes ravis d’avoir un si beau temps dès notre arrivée. Pourvu que ça dure encore un peu !

Bøur et Gásadalur.

Nous reprenons la route et continuons vers Bøur, les petites maisons et le village.

Nous continuons ensuite sur le village de Gásadalur et sa cascade Múlafossur, l’île de Mykines en face, proche des côtes.

Puis nous rentrons à Tórshavn la nuit tombée. Première journée vraiment très réussie !

Île de Streymoy.

Saksun.

Ce matin, le ciel est superbe, quelques nuages mais surtout du soleil. Nous partons donc visiter Saksun où nous ferons une petite randonnée sur les hauteurs du hameau pour une vue panoramique sur le village et le fjord.

Encore des paysages superbes, le basalte sombre recouvert de neige et d’herbe roussie avec au pied la mer et au-dessus le ciel bleu, c’est magnifique.

Nous descendrons aussi au niveau de la mer par le chemin qui rejoint l’ancien port. La marée est haute et le chemin sera interrompu.

Nous repartons et trouvons un emplacement ensoleillé pour notre petit pique-nique en restant au chaud dans la voiture.

Tjørnuvik.

Nous restons sur l’île de Streymoy et allons voir le petit village de Tjørnuvik. Là encore la lumière est sublime quand nous descendons vers le village.

Nous passons devant la cascade Fossá où coule un filet d'eau. Nous sommes en face du village d'Eiði sur l'île d'Eysturoy et juste un peu plus loin, nous voyons les rochers Risin og Kellingin à l'extrémité de l'île.

Je ferais la route à pied jusqu'à Tjørnuvik pour profiter à chaque instant de la vue sur le petit village, sa baie et sur la falaise et les rochers Risin og Kellingin qui émergent de l’eau à l’opposé.

Nous irons jusqu'au petit port battu par les vagues.

Norðrdalur.

Nous rentrons à Tórshavn par la route des éoliennes, c'est à dire le plateau au-dessus de la capitale.

Nous en profitons pour descendre jusqu'au hameau de Norðrdalur pour voir le coucher de soleil entouré des moutons et des oies qui nous observent. Cet été, nous n'avions jamais de coucher de soleil car le ciel était beaucoup plus nuageux.

Encore une superbe journée ensoleillée, tous les jours nous nous disons que nous avons beaucoup de chance et pourvu que ça dure encore un peu !

Île de Suðuroy.

Aujourd’hui, nous sommes plein d’audace, nous allons faire un tour d'hélicoptère. Ludo a réservé les billets pour le vol d'aller et le retour en ferry.

Nous nous levons, le ciel est dégagé, joli lever de soleil. De notre fenêtre nous voyons le Norröna qui se déplace vers un autre bassin.

Nous partons à pied pour l'héliport en traversant Tórshavn. Un arrêt au café librairie pour un café latté, puis nous traversons le quartier historique, le parlement, le port commercial et arrivons sur la rocade extérieure.

Nous rejoignons l'héliport par la rocade extérieure. D'un coté c'est la campagne avec des champs, des moutons puis l'océan. De l'autre, c'est la ville avec les immeubles d'habitation.

L'héliport repéré, nous sommes bien enregistrés, nous pique-niquons dans un camping désert, en bord de mer. Il fait un temps splendide, quelle chance !

Nous partons prendre l’hélicoptère à l'héliport de Tórshavn. C'est un vol de la compagnie nationale féroïenne aux tarifs subventionnés, donc très abordables. Mais il est interdit de faire un aller-retour et nous rentrerons donc en ferry. Ces vols sont tout de même réservés aux locaux.

Nous sommes une dizaine à embarquer, dont plusieurs touristes comme nous. Le vol ne dure certes qu’un bon quart d’heure, mais nous sommes sur un petit nuage de voir du ciel ces paysages.

Dès le décollage, je suis submergé par l’émotion, nous survolons Tórshavn, je reconnais l’immeuble de notre location. Puis nous voyons les îles de Koltur et Hestur sur le flanc sud-ouest de Streymoy.

Puis l’hélicoptère prend la direction du sud, survole l'île de Sandoy avec le village de Sandur, puis nous voyons le petit lac Stóravatn en bord de côte que nous visiterons le lendemain.

Puis survol du village Skúvoy sur l'île éponyme avant de se poser sur l'île de Stóra Dimun. Deux passagers nous quittent. L'île compte une famille seulement.

Nous repartons et nous posons quelques minutes plus tard sur l'île de Suðuroy au niveau de l'héliport de Froðba.

De l'héliport, nous marchons une bonne heure et demie jusqu’à l’embarcadère du ferry situé de l’autre côté du fjord.

Le ferry nous ramène à Tórshavn en deux heures. Nous passons au large de Litla Dimun, Stóra Dimun lors du coucher de soleil. Puis Sandoy mais il commence à faire nuit et il fait très froid sur le pont.

À notre arrivée, nous allons boire une bière sur le port avant d’aller à l’Irish Pub pour dîner.

Superbe journée et coup de maître pour Ludo qui a organisé cette excursion en hélico et retour en ferry.

Les Îles Féréo en hiver, 2cde partie.

Danemark – Les Îles Féroé en hiver (2cde partie).

îles Féroé Kalsoy Kunoy Borðoy
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé en hiver (2cde partie).

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Île de Sandoy.

Le lac Stóravatn.

Îles Féroé Sandoy Storavatn Vue d'hélicoptère.

Nous partons aujourd’hui visiter l’île de Sandoy, plus au sud, que nous ne connaissons pas.

Nous empruntons le tunnel sous-marin qui relie Streymoy à Sandoy, d’une longueur de presque 11 km et qui atteint les 187 m sous la surface de l’océan. L’aller-retour est facturé 47 € tout de même.

Nous débouchons sur la route qui traverse l'île et poursuivons jusqu'à Sandur puis prenons la route qui longe la côte.

L’île est assez petite. Nous avons repéré un petit lac en bord de falaise, le Stóravatn, et nous faisons une courte randonnée pour l’atteindre. Passage par une exploitation agricole pour accéder au chemin qui longe la côte.

C'est un peu le «lac suspendu» de Sandoy, mais beaucoup plus petit. Et il n'y a pas de cascade qui tombe dans l'océan. L'eau du lac passe au-travers de pierres et tombe dans une grotte creusée par la mer dans la falaise. On entend l'eau qui chute ainsi que les vagues qui se fracassent dans la cavité.

J'utiliserais mon drone pour faire quelques photos aériennes. Et nous en profitons aussi pour pique-niquer en profitant du beau temps. Peu de soleil, mais il ne pleut pas.

Retour à la voiture puis nous continuons à explorer cette petite île.

De village en village, nous empruntons chaque route pour visiter l’île, puis nous prenons la route de retour pour Tórshavn.

Île de Streymoy.

Leynar.

Nous nous levons avec la pluie. Il fallait bien que ça arrive ! Elle est tombée toute la nuit.

Nous consultons l’application Føroyar.Live pour voir si toutes les îles sont concernées par la pluie et voyons que le sud semble se dégager.

Nous décidons de partir pour Leynar et suivre la côte jusqu’à Westmanna sur Streymoy.

A Leynar, promenade sur la plage puis nous allons voir l’église où une cérémonie particulière s’y déroule avec des personnes en costumes, le tout filmé par des caméramans. Nous ne nous éternisons pas très longtemps.

Westmanna.

Nous partons pour Westmanna et irons sur les hauteurs pour pique-niquer dans une vallée où se trouve une retenue d'eau qui alimente une centrale hydroélectrique. Nous y étions passé cet été.

Nous essayons de prendre une autre route, mais il y a trop de neige et la voiture n'avance plus. Le demi-tour s'impose.

Nous sommes toujours très étonnés par ce superbe temps ensoleillé, même l’été dernier nous n’avions pas eu un ciel aussi bleu.

Là, nous commençons à être vraiment chanceux, tout ce soleil !

Kirkjubøur.

Nous allons ensuite à Kirkjubøur où je m’exerce encore une fois avec mon drone.

Kirkjubøur était le siège de l'ancien diocèse des îles Féroé.

On trouve la Kirkjubøargarður, une ferme en bois qui date du XIe siècle. Il s'agirait de la plus ancienne maison de bois connue à être toujours habitée. Le bâtiment a été construit au XIe siècle pour servir de résidence épiscopale et de séminaire pour le diocèse des îles Féroé. Construite entièrement avec du bois flotté.

Nous visitons encore une fois La cathédrale Saint-Magnus, la construction a commencé vers 1300, mais jamais achevée, soit à cause du coût trop élevé pour les féroïens, soit à cause de la peste noire en 1350 qui décima la population.

Syðradalur.

Îles Féroé Syðradalur. Cascade gelée.

Le ciel étant très dégagé, nous partons pour Syðradalur voir le soleil se coucher avec les îles Koltur et Vágar au premier plan.

Encore une superbe journée.

Île de Kalsoy.

Trøllanes.

Nous nous réveillons avec une fine pluie qui tombe en continu sur Tórshavn. Nous avons réservé un passage en ferry et nous prenons donc la route vers l’île de Kalsoy malgré le mauvais temps.

Je regarde l'application sur mon téléphone, ça semble s'éclaircir dans le sud, mais nous partons au nord !

De Tórshavn, nous prenons le premier tunnel sous-marin vers Runavik sur l’île d’Eysturoy. Malgré le prix, 23€, nous l'empruntons car il permet de gagner beaucoup de temps sur le trajet. D'habitude nous passons par le petit pont reliant les deux îles, mais là, le ferry n'attendra pas.

Puis nous continuons et prenons le second tunnel sous-marin (13€ aller-retour) pour rejoindre Klaksvik. Bien obligé, ni pont, ni ferry.

De Klaksvik nous prenons un petit ferry pour l’île de Kalsoy qui transporte peu de véhicule. Puis nous traversons toute l’île jusqu’à l’extrémité nord en empruntant quatre tunnels à voie unique.

La pluie a fini par s'arrêter lorsque nous accostons.

Nous nous garons et enfin nous pouvons commencer notre randonnée. La pluie a totalement cessé.

Bien sûr il faut s’acquitter du ticket d’entrée à 26 € par personne, mais on verra qu'ils ont enfin terminé le chemin ce qui nous évite de patauger dans la boue pour monter jusqu’au phare comme l'été dernier.

Nous avons pris avec nous une touriste Sud-Coréenne qui nous prendra en photo lors de notre randonnée, et qu'elle partagera avec nous. Nous croisons un couple de chinois, nous serons donc cinq en tout et pour tout sur cette randonnée.

Les paysages qui nous entourent sont superbes. Les îles sont recouvertes de neige, nous reconnaissons au loin Gjógv où nous avions fait une randonnée vers la cyme.

Mikladalur.

Et à l'opposé, nous apercevons les extrémités des îles de Kunoy, Borðoy et Viðoy, elles aussi saupoudrées de neige. Nous grimpons jusqu'au phare, puis jusqu'à la tombe de James Bond 007.

Nous trouvons un emplacement pour pique-niquer face à cette vue impressionnante. Certes du vent, mais il ne pleut pas, il y a même du soleil !

Puis nous regagnons notre voiture et prenons le chemin du retour vers l’embarcadère du ferry.

Avant de l'atteindre, nous faisons une halte à Mikladalur pour descendre au bord de la mer voir la Kópakonan, la statue de la femme phoque, personnage des contes populaires des Îles Féroé.

Nous reprenons le ferry et, arrivés à Klaksvik, nous partons jusqu’à Viðareidi, plus au nord de l’archipel, pour revoir ces paysages sous la neige.

Le retour sera assez long car nous sommes tout au nord de l'archipel.

Île d'Eysturoy.

Gjógv, un jour de tempête.

Nous nous réveillons avec une pluie soutenue et des rafales de vent qui balaient la baie de Tórshavn. La vue en est obscurcie. Les prévisions météo prévoyaient ce mauvais temps, mais il y a eu des erreurs dont nous avons bien profité. Là, ils ne se sont pas trompés ! Hélas aucune amélioration en vue.

Nous partons de Tórshavn sous des rafales de vent et de pluie qui s'abat en rideau. Nous auront ce mauvais temps toute de la journée.

Tout le long de notre route, des torrents grossis par la pluie descendent les versants de montagnes et forment d’énormes cascades que l’on voit de très loin. C'est vraiment très impressionnant. La nature se déchaîne.

Nous passons par la cascade de la Fossá qui présentait un filet d’eau au début de notre séjour et qui, aujourd'hui, est énorme et génère encore plus de pluie tout autour du point de vue. En un rien de temps, nous nous retrouvons complétement trempés.

Au détour de la route des moutons s'abritent des bourrasques de vent et de pluie contre un mur.

Nous irons jusqu’à Gjógv, complètement désert. Une courte balade jusqu’au bout de la jetée du petit port, la pluie est un plus faible. Puis nous trouvons un parking avec vue sur la baie pour pique-niquer à l'abri dans la voiture.

Sur le côté, deux chevaux tournent leur postérieur au vent et à la pluie. Ils semblent désemparés. J'irais leur offrir des biscuits pour les réconforter.

Lors de notre retour vers Tórshavn, la tempête est toujours aussi active avec de grosses bourrasques de vent et des rideaux de pluie. A Tórshavn, la pluie a cessé mais le vent est toujours aussi fort et tempétueux. Il soufflera avec force toute la nuit faisant trembler la maison.

Île de Borðoy.

Klakkur.

La tempête a soufflé une bonne partie de la nuit faisant trembler le toit de la maison. Ce matin, à notre réveil, c'est bien plus calme et surtout il ne pleut plus.

Nous partons donc pour la randonnée de Klakkur au-dessus de Klaksvik.

Encore pas mal de temps en voiture pour y parvenir et le franchissement du tunnel sous-marin pour atteindre Klaksvik qui n’est pas donné.

Nous ne payons pas directement les péages, c’est lorsque nous rendons le véhicule que nous réglons la facture.

Cette petite randonnée à Klakkur, au-dessus de Klaksvik, nous permet d’avoir un superbe panorama sur les îles environnantes, Kalsoy, Kunoy, Borðoy tout au nord et Eysturoy au sud. J’adore ces panoramas où on voit les îles de l’archipel.

Île de Kunoy.

Village de Kunoy.

Îles Féroé île de Kunoy et village de Kunoy vue de l'île de Kalsoy.

Nous redescendons et partons sur l'île de Kunoy et le village éponyme pour pique-niquer tranquillement au bord d'un champ en plein soleil. Hier, on y aurait pas cru !

Puis, balade sur les hauteurs du village, en passant par la «forêt» de Kunoy.

Je refais un peu de drone en profitant de la tranquillité des lieux.

Puis retour à Tórshavn par la même route qui passe par le tunnel sous-marin. La partie la plus profonde des tunnels sous-marin est décorées de lumières vertes et bleues.

Île d'Eysturoy.

Funningur.

Avant de rentrer, nous retournons faire une petite balade, déjà faite l'été passé, au-dessus du village de Funningur, juste à côté de Gjógv.

Il suffit de prendre la piste pour s'approcher des falaises et avoir de superbes panoramas sur les îles d'Eysturoy et Kalsoy.

J'adore ces paysages, ils sont magiques, d'une grande beauté.

Nous repartons, continuons à explorer les villages traversés puis rentrons à Tórshavn contents de notre journée très réussie.

Île de Vágar.

Réveil avec un ciel dégagé et un superbe lever de soleil sur Tórshavn.

Nous décidons d’aller faire une petite rando sur l’île de Vágar, voir «le doigt de la sorcière».

Nous passons par le plateau au-dessus de Tórshavn, les éoliennes ont les pieds dans la neige fraîche. Le paysage tout autour de nous est saupoudré de blanc. Nous continuons et nous arrêtons au-dessus de Norðradalur, superbe panorama lui aussi enneigé cette nuit.

Nous passons sur l’île de Vágar par le tunnel sous-marin et rejoignons le départ de la randonnée.

Trøllkonufingur.

C’est une courte balade jusqu’au bord de mer pour voir une grande colonne de basalte tel un doigt tendu vers le ciel, Trøllkonufingur.

Les îles en face de nous, Koltur et Hestur, sont déjà sous des rideaux de pluie. Le mauvais temps arrive par le sud.

Nous regagnons la voiture, puis un arrêt à Sandavágur, un autre à Bøur.

La pluie s’est installée, nous irons tout de même jusqu’à Gásadalur voir l’eau de la cascade Múlafossur qui remonte la falaise avec les bourrasques de vent.

Puis nous rentrons à Tórshavn dans notre appartement douillet.

C'était notre dernière journée de balade dans les Féroé.

Ferry de retour des Féroé.

Dernières heures à Tórshavn.

C'est notre dernier jour aux îles Féroé, nous nous levons tôt pour avoir le temps de rendre la voiture. J’en profite pour finir mes sacs et faire le ménage dans l’appartement.

Puis nous partons vers la gare maritime et laissons nos sacs dans un coin du hall. Il n’y a pas de voleurs aux Féroé nous dit la fille du guichet. Nous lui faisons donc confiance. C'est vrai qu'ici, bien souvent, on ne ferme pas la porte à clé.

Balade dans la vieille ville, un café à la librairie. La statue sur le banc devant les fenêtres a toujours l'air d'avoir aussi froid !

puis vient l’heure du repas. Nous trouvons un resto sympa que nous ne connaissions pas encore. Beaucoup de jeunes et de papa qui s'occupe de leur progéniture.

Pour passer le temps, nous allons au musée d’art de Tórshavn, mais les expositions sont en pleine restructuration. Certes l’entrée n’est pas payante mais les œuvres exposées sont rares.

Je revois quelques tableaux que j'avais appréciés lors de notre première visite cet été.

Nous nous baladons encore dans le parc de la ville puis nous nous rapprochons de la gare maritime en attendant l’embarquement.

Une dernière bière dans un café du port et nous embarquons sur le Norröna.

Au revoir Tórshavn, au revoir les îles Féroé.

Le Norröna.

Nous récupérons nos bagages dans la gare maritime ainsi que nos carte d'accès à bord du Norröna et à notre cabine.

Nous embarquons, déposons nos bagages dans la cabine du pont N°7 cette fois.

Puis en attendant le départ, nous allons boire une bière à la Laterna Magica du pont N° 10.

À 20 heures, le Norröna largue ses amarres et met le cap sur Hirtshals au Danemark.

La traversée.

La traversée de retour sera très calme, pas de tempête et donc pas d’arrêt aux îles Shetland pour nous abriter. Nuits paisibles, pas besoin de se cramponner à la couchette.

Une mer très calme et un ciel bien dégagé. Nous aurons le dernier soir un coucher de soleil exceptionnel à 360° autour de nous en pleine mer.

Nous arrivons au troisième jour de navigation au port d'Hirtshals avec une heure d’avance sur l'horaire prévu.

Le bus n’arrivant qu’une heure plus tard, nous rejoignons la gare ferroviaire à pied en traînant la valise sur presque deux kilomètres.

Aalborg.

Nous prenons le train à la gare d'Hirtshals pour Aalborg avec un changement. Les autres passagers du ferry ont marché comme nous jusqu'au centre ville.

Arrivés à Aalborg, nous mettons dix minutes pour rejoindre notre hôtel et y déposer nos valise. Puis nous partons explorer la ville après un café latté.

Aalborg est la quatrième ville du Danemark, située dans le Jutland du Nord.

Beaucoup d'anciens bâtiments, certains du XVIe siècle avec des maisons à colombages. La vieille ville est vraiment très belle, bien entretenue. Nous verrons l'ancien hôtel de ville, la Budolfi Cathedral du XIVe siècle, la Maison de Jørgen Olufsen du XVIe siècle, celle de Jens Bangs du XVIIe siècle. Le Monastère du Saint-Esprit.

Sur les quais du Limfjord, nous voyons l'Utzon Center mais il est fermé. C'est le dernier bâtiment conçu par Jørn Utzon, l'architecte de l' Opéra de Sydney .

Nous marchons le long du Limfjord, un bras de mer qui sépare l'île de Vendsyssel-Thy du reste de la péninsule du Jutland.


 

Le lendemain, nous prenons le bus pour l'aéroport d'Aalborg et passons notre journée pour le voyage de retour. Copenhague, Francfort, Marseille.

Finalement nous aurons eu bien meilleur temps que cet été, bien plus de journée ensoleillée même si les températures étaient bien basses et le vent parfois très fort. Mais nous étions bien équipés pour résister au froid.

Ces paysages enneigés sont de toute beauté et la magie qu'il s'en dégage est plus forte que pour les paysages verdoyants de l'été.

Vraiment un superbe voyage et la traversée aller-retour en ferry ajoute du charme et de la quiétude à ce voyage.

Les Îles Féroé en hiver, 1ère Partie.

Danemark – Les Îles Féroé 1ère Partie.

Les Îles Féroé.
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé.

faroe islands flag l anim

Situation géographique.

Les îles Féroé constituent un archipel de 18 îles principales au large de l'Europe du Nord, situées dans l'océan Atlantique nord. L'archipel se situe approximativement au centre d’un triangle entre l’Islande, l’Écosse et la Norvège.

L'archipel est l'un des trois pays constitutifs du royaume de Danemark, avec le Danemark lui-même et le Groenland.

L'archipel a une superficie de 1 400 km2 et compte, en 2024, 54 719 habitants, appelés Féroïens.

La gouvernance est une monarchie constitutionnelle parlementaire (avec Frédéric X, l'actuel roi de Danemark, pour chef d'État). Les langues officielles sont le féroïen et le danois, les devises la couronne féroïenne et la couronne danoise. La capitale, et plus grande ville, est Tórshavn.

Les Îles Féroé sont une province autonome du royaume de Danemark depuis 1948. Elles possèdent un gouvernement qui leur est propre et qui a compétence dans toutes les affaires, à l'exception de la défense. Un ministre des Affaires étrangères est nommé en 2008.

Arrivée aux Féroé.

Nous prenons un vol de Marseille pour Amsterdam, puis un second pour Copenhague et enfin le dernier pour l’aéroport international de Vágar des Îles Féroé sur l'île éponyme . Nous avons eu beaucoup de temps d’escale, partis aux aurores de Marseille, nous arrivons en début de soirée à Tórshavn, la capitale, sur l'île de Stremoy.

Nous louons, à l'aéroport, un véhicule et partons pour Tórshavn, la capitale de l’archipel où se trouve notre location. Un joli petit appartement en rez-de-chaussée bien équipé et peu onéreux. Ludo avait réservé bien à l'avance. La propriétaire nous a indiqué que la clé se trouve sur la table 😉

Nous arrivons en début de soirée, installation à l'appartement, puis nous partons à pied vers le centre ville pour trouver un restaurant, il n'y a pas trop de choix. Repas excellent, mais pas vraiment bon marché. Nous retrouvons, comme dans tous les pays scandinaves, un niveau de vie élevé et les prix en conséquence.

Ludo décide d’aller voir s’il trouve un pub pour tester l’ambiance locale.

Îles Stremoy, 1ère partie.

Tórshavn.

Îles Féroé Tórshavn Tinganes, gouvernement des Îles Féroé.

Ce matin après quelques courses chez Bonus (chaîne de supermarché que nous connaissions déjà en Islande), nous retournons dans le centre de Tórshavn et visitons Tinganes, le parlement des Féroé.

C’est le centre historique de la ville de Tórshavn, avec de vieilles maisons au toit recouvert de pelouse. Bien conservées et restaurées, ces maisons semblent composer une carte postale. Elles sont très anciennes mais toujours habitées.

Puis nous rentrons pour déjeuner à notre appartement. J'ai pu trouvé un tube de «Kaviar» la crémé d'œuf de saumon que j'affectionne tout particulièrement.

Visite nocturne de la capitale, Tórshavn la nuit. Tinganes, le siège du gouvernement des Féroé, est certes désert la nuit, mais il est bien mis en valeur par les éclairages.

Et le petit quartier historique aussi. Nous nous apercevons que ce n'est pas un quartier musée, désert, inhabité.

Toutes les petites maisons en bois, bien typiques, sont éclairées et c'est le signe de leur occupation. Du linge sèche, les jouets des enfants traînent, c'est en fait très vivant.

Les soirs de brouillard, tout ce quartier devient mystérieux et l'énorme ferry, qui vient de Copenhague, semble immense devant ces frêles habitations.

Par contre, la nuit, la ville est déserte, personne dans les rues, tout le monde calfeutré à l'intérieur. Les féroïens sont très casaniers. Peu de monde dans les restaurants, les clients viennent prendre les plats à emporter.

Randonnée Tórshavn Kirkjubøur.

Îles Féroé Kirkjubøur, La Cathédrale inachevée.

Le temps n’est vraiment pas exceptionnel ce matin, c'est le moins que l'on puisse dire ! Beaucoup de brume, brouillard, mais il ne pleut pas. C'est déjà ça. Nous avons prévu de bien nous couvrir, nous sommes fin août et les température oscillent autour de 14°c.

Nous n'avons pas marché un kilomètre que nous avons déjà quitté la zone urbaine pour nous retrouver en pleine campagne, au milieu d'une ferme puis des landes avec leur moutons et oies cendrées.

Nous partons donc des hauteurs de Tórshavn et longeons la crête puis descendons lentement vers la côte et le petit village de Kirkjubøur où se trouve une cathédrale inachevée. Encore des maisons recouvertes de pelouse et ces ruines de la cathédrale en bord de mer qui semblent irréelles à cet endroit.

En bord de mer, le vent est moins violent et il n’y a pas de brouillard. Nous explorons les lieux avant de reprendre le chemin de retour en reprenant le même sentier. Nous avons marché presque 15 km pour cette première randonnée.

Retour à l’appartement pour une bonne bière puis nous allons dîner au pub où nous dégusterons un Fish n Chips. Nous avons acheté nos canettes de bières au magasin d'état, seul point de vente des boissons alcoolisées comme dans tous les pays scandinaves.

Petit tour sur le port avant de rentrer.

Norðradalur et Vestmanna.

Îles Féroé Norðradalur.

Pour notre seconde journée aux Féroé, nous partons sur les hauteurs de l’île de Streymoy. Mais rapidement nous nous retrouvons en plein brouillard et ne voyons vraiment pas grand chose, pourtant le guide nous indique que la route est superbe... dommage !

Nous décidons de descendre vers la côte où le brouillard est moins dense et même inexistant. Sur la route nous croisons de nombreux groupes d'oies cendrées. Elles ne sont pas farouches et nous regardent passer.

Nous arrivons à Norðradalur où se trouvent quelques fermes. Nous entamons une petite balade qui se révèle difficile par l’absence de marquage du chemin. Nous partons un peu plus loin et là encore butons sur des sentiers inexistants. Nous regardons dans l'application AllTrails les sentiers possibles, pas toujours bien répertoriés.

Nous allons à Vestmanna, voir un petit barrage puis redescendons explorer la petite ville et ses alentours. Nous allons en bord de mer à Leynar. Plage de sable volcanique gris.

Îles Féroé Vestmanna.

Les fjords et bras de mer entre les îles Féroé sont le lieu de l'élevage des saumons, de nombreux parcs les occupent. C'est une intense activité aux Féroé, gérée par l'entreprise Bakkafrost dont ont retrouve de nombreux complexes sur toutes les principales îles.

Après un bel orage, le ciel s’est un petit peu dégagé. Nous longeons la côte et le ciel par moment se découvre, le soleil essaye de percer. Bon, il ne percera pas pour le reste de la journée mais nous n’aurons pas de pluie ni de brouillard à couper au couteau. Finalement, nous aurons eu de la chance durant ce séjour car pas de grosses pluies lors de nos balades.

Nous rentrons à notre appartement de Tórshavn où nous dînerons.

Bøur et Gásadalur.

Temps splendide aujourd'hui, ouiii ! 😉 Pour cette troisième journée, nous passons de l’île de Streymoy, où se trouve la capitale et notre logement, à celle de Vágar, l’île de notre arrivée avec l’aéroport international.

Nous allons tout d'abord à Bøur où l'îlot de Tindhólmur, dont la crête s’élance dans les airs, trône au milieu de l'entrée du fjord. Il fait un temps splendide, le soleil brille, pas un nuage. C’est vraiment le moment d’en profiter !

Puis direction Gásadalur, face à l’île de Mykines. Sous le soleil c’est magnifique.

Gásadalur est un petit village «du bout du Monde» desservi par un étroit tunnel construit en 2004. On ira voir la cascade Mulafossur, puis je chemine le long de la falaise avec des vues splendides sur l'île de Mikines dont le sommet est exempt de nuage. On voit aussi les îlot de Tindhólmur et Gáshólmur.

Au retour, balade dans le village et je retrouve Ludo au resto pour un café au lait bien chaud.

Lac Sørvágsvatn et Cascade Bøsdalafossur.

Nous partons ensuite pour le lac Sørvágsvatn, le lac suspendu, et la cascade de Bøsdalafossur.

Nous en profitons pour déjeuner en terrasse, profitant du soleil généreux, avant de partir sur le sentier qui longe le lac et rejoint la côte.

L’entrée est payante mais les paysages et la balade sont magnifiques, surtout avec ce beau temps, cela vaut le prix d'entrée. Au début du sentier, quelques bœufs musqués nous accueillent.

Belle randonnée où nous longeons le bord du lac puis montons sur les falaises de Trælanípa pour de beaux points de vue sur le lac suspendu et la cascade. C'est le plus grand lac des Féroé, il surplombe l'océan de 30 m, bien qu'il semble être beaucoup plus haut.

Retour à la voiture, 8 km, petite randonnée bien agréable.

Listasavn Føroya.

Edwart Fuglø Colony

Ce matin, nous nous levons et c'est à peine si nous apercevons, devant notre fenêtre, les arbres du jardin perdus dans le brouillard.

Mauvais temps général, nous restons à Tórshavn et allons visiter Listasavn Føroya, le Musée d’art National.

Nous passons par le vieux cimetière puis par le parc de la ville, semblable à une petite forêt perdue en zone urbaine, et débouchons sur le bâtiment très moderne abritant le musée.

Nous irons voir une exposition temporaire qui ne retiendra pas vraiment notre attention. Puis, nous parcourons les salle d'exposition.

Tróndur Patursson Description of Nature

Listasavn Føroya est un très beau musée, tableaux et sculptures des artistes féroïens sont présentés dans de nombreuses salles.

Nous passons un grand moment à visiter l'ensemble. Une des salles, consacrée à l'artiste Edwart Fuglø, expose sa lutte contre le massacre des cétacées et la consommation de leur viande. L'œuvre est très forte et ne laisse pas indifférent. Le grindadráp, massacre de dauphins, fait polémique depuis de nombreuses années.

Puis balade dans la ville à la découverte des vieilles habitations bien conservées ou restaurées.

Edwart Fuglø Whale-War

UNE BALEINE FAITE DE 32 000 SOLDATS Edward Fuglø, « Whale-War », 2019, technique mixte.

L'art peut-il susciter un dialogue constructif sur la chasse aux baleines aux Îles Féroé ?

L'assemblage de 32 000 soldats miniatures en un globicéphale grandeur nature vise à susciter un dialogue constructif et à combler le fossé qui divise l'opinion publique au sujet de la chasse au globicéphale dans les îles Féroé, connue localement sous le nom de grindadráp.

Au cours des dernières décennies, cette pratique a suscité un débat controversé et attiré de nombreuses critiques, notamment de la part des défenseurs des droits des animaux. Si vous vous penchez et écoutez attentivement, vous pouvez entendre certains des nombreux points de vue sur le grindadráp :

L'œuvre d'art a été acquise avec le soutien de la Fondation New Carlsberg.

  • Paul Watson, fondateur de l'organisation de protection des animaux marins Sea Shepherd, représente le point de vue des militants et exprime des déclarations de condamnation.
  • L'actrice, mannequin et militante américaine Pamela Anderson exprime son opposition farouche à la chasse aux globicéphales.
  • Une militante française pour le bien-être animal a changé d'avis après avoir rendu visite et rencontré les Féroïens, et déclare : « Ce sont des gens fantastiques, et les étrangers ne devraient pas se mêler de leur culture ».
  • Un garçon féroïen de quatorze ans explique comment son père, qui l'avait lui-même appris de son père, lui a enseigné à tuer les globicéphales, soulignant ainsi l'importance de la tradition.
  • Un médecin féroïen déconseille aux femmes en âge de procréer de consommer de la viande de globicéphale, car elle contient des niveaux dangereux de mercure.
  • Une ballade folklorique traditionnelle sur la chasse au globicéphale, intitulée « Grindavisan », est interprétée pendant une danse en chaîne endiablée.
  • Un Féroïen se plaint du comportement violent de certains militants pour la cause animale qui se rendent aux îles Féroé, les qualifiant de terroristes.
  • On entend les bruits de la chasse au globicéphale. Mais l'œuvre d'art donne également la parole au globicéphale : écoutez son chant caractéristique.

Un globicéphale entièrement fabriqué en plastique pourrait symboliser la réalité contemporaine des océans pollués et remplis de plastique. Ainsi, la National Gallery tente de sensibiliser le public à l'état des océans de notre planète, conformément aux objectifs de développement durable des Nations unies, en exposant des œuvres d'art qui incitent à réfléchir à l'environnement, au bien-être animal et à la durabilité mondiale. En fin de compte, l'intention de la National Gallery est que « Whale-War » informe les visiteurs sur le grindadráp, dans l'espoir de susciter un dialogue plus constructif et une critique nuancée.

Kirkjubøur.

Îles Féroé Kirkjubøur La cathédrale Saint-Magnus et Roykstovan.

L’après-midi, nous retournons à Kirkjubøur cette fois-ci par la route.

La cathédrale Saint-Magnus, inachevée, date du XIIIe siècle est toujours aussi impressionnante perdue au milieu de nul part.

Juste à côté, une imposante maison en bois noir, Roykstovan, qui servit de résidence à l’évêque et aujourd'hui privée. Une salle à manger longue de 50 m et âgée de 900 ans, témoignage unique de la vie des Vikings.

Prêt de la côte, une antique maison de pierre au toit recouvert d'herbe.

Nous allons ensuite explorer la côte, rencontre avec des oies cendrées pas du tout farouches qui traversent la route en nous observant et poussant de petit cris d'avertissement ou bien d'inquiétude ?

Saksun.

Îles Féroé Saksun

Toujours sur l’île de Streymoy, nous partons sur la côte nord-ouest visiter le petit village de Saksun. Toujours beaucoup de brouillard, une légère bruine mais nous partons tout de même faire une petite randonnée.

Le sentier descend dans un cirque naturel qui abritait un petit port, le village étant sur les hauteurs. Mais un banc de sable s’est formé à l’entrée de la passe donnant sur l’océan et le port a été abandonné. Le chemin n'est accessible qu'à marée basse.

Normalement, l’accès est payant, mais pas de guichet au départ de ce sentier, nous irons jusqu’au bout de la passe, du moins jusqu’où la mer le permet. Je fais rapidement demi-tour, la marée monte.

Nous empruntons une partie du sentier qui monte vers les hauteurs au-dessus du village pour avoir une jolie vue sur ce cirque maritime et le village. L'accès n'est pas payant. Ce sentier continu vers l'autre versant, mais nous n'irons pas plus loin.

Noðradalur et Skælingur.

Îles Féroé Norðradalur

Pour notre dernière journée sur l’île de Streymoy, nous retournons à Norðradalur pour une balade jusqu’à la cascade Fossa, puis à Skælingur pour une randonnée un peu plus longue en suivant la côte.

Certes, le temps n'est pas vraiment de la partie, mais il ne pleut pas, c'est déjà ça. Et vers la côte, c'est plutôt dégagé malgré un vent parfois violent.

Le dégradé dans les nuages et les différentes îles qui se succèdent au loin est magnifique. Impression d'estampes chinoises.

Un pique-nique abrité du vent face à l’océan, en compagnie de quelques brebis curieuses, puis nous prenons le chemin du retour.

Îles Féroé Skælingur

Ces deux randonnées en bord de mer nous ont permis de profiter d’éclaircies, le brouillard étant plutôt en altitude, sur les crêtes et sommets. Nous n’aurons pas eu de pluie mais beaucoup de vent violent, on peut voir les rafales à la surface de la mer qui écrête les vagues.

Les paysages sont magnifiques et nous sommes seuls à en profiter, à part des moutons et des oies, nous ne croiserons aucun touriste. Les Féroé nous appartiennent !

Ce sera une constante tout le long de notre voyage aux îles Féroé, peu de touriste sauf les lieux très connus ou lorsque le transport se fait par ferry puis bus.

Le fait de ne pas pouvoir trouver un taxi pour nous éviter de faire l'aller-retour lors des grandes randonnées, nous a limiter dans notre choix de balades, ce qui est dommage.

2cde partie du voyages aux Îles Féroé.

Danemark – Les Îles Féroé 2cde Partie.

Îles Féroé
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé.

faroe islands flag l anim

Île Esturoy, 2cde Partie

Hvithamar.

Îles Féroé Hvithamar

Ce matin nous quittons notre appartement de Tórshavn et partons pour l’île d’Esturoy. Nous passons de la côte Est à la côte Ouest, nous n'empruntons pas le tunnel sous-marin mais le pont qui relie les deux îles car nous nous dirigeons vers l'ouest. Le courant sous le pont est très fort, la marée monte, même si ici elle n'est pas très importante.

Passage par Funningur puis nous faisons une petite balade à Hvithamar où nous montons sur les crêtes et dominons les fjords et bras de mer.

Malgré le ciel bien chargé, nous avons de magnifiques paysages, des panoramas à couper le souffle. Par contre, nous avons un vent très violent et qui fait remonter l'eau des cascades. Parfois c'est difficile de tenir débout ! Autant vous dire que nous nous sommes bien couvert !

Îles Féroé Eiðivatn

Gjogv.

Îles Féroé Gjógv

Nous reprenons la route et nous arrêtons à Gjógv. Petit tour dans le village. Nous en profitons pour pique-niquer sur la table du restaurant fermé pour fin de saison, nous sommes e 1er septembre !

Le petit port de pêche caché dans une faille. Le monument aux morts de la dernière guerre mondiale que j'ai trouvé vraiment très émouvant, la veuve et ses deux enfants.

Puis, là encore, nous grimpons sur une crête par un escalier interminable pour avoir une vue panoramique sur le village puis sur les fjords. Entrée payante, nous laissons les billets dans une boite aux lettres.

Au loin, on distingue les autres îles, Kalsoy, Kunoy et Vidoy, dont les crêtes dépassent. La descente est bien plus rapide, nous récupérons notre voiture et continuons nos visites.

Nous continuons vers Elduvik, fin de la route, puis nous rejoignons Runavik où nous avons loué une chambre chez l’habitant. La propriétaire nous dira qu'elle travaille chez BakkaFrost au service qualité.

Finalement, nous n'aurons eu de la pluie que lorsque nous étions en voiture, un peu lors de la seconde randonnée. Le temps aux Féroé est humide et très changeant ! Mais c'est très vert !

Les Îles de Borðøy, Viðoy, Kunoy.

Îles Féroé, Église de Viðareiði.

Ce matin, nous empruntons le tunnel sous-marin reliant l’île d’Eysturoy à celle de Borðoy. Puis nous passons sur l’île de Viðoy et visitons le petit village de Viðareiði.

On peut y faire une petite randonnée pour atteindre les hauteurs et avoir un panorama sur les pointes septentrionales des îles. Mais il faut passer sur un terrain privé et le droit d’entrée est vraiment prohibitif. Quelques touristes font demi tour comme nous.

Nous passons donc sur l'île de Borðoy et allons jusqu'à la pointe, le village de Múli. Belle vue sur Viðareiði et les parcs à saumons.

Du bord du fjord, on peut observer de plus près les parcs d'élevage des saumons. Chaque enclos est relié à un bateau nourricier qui envoi la nourriture sous forme de granulés qui se déversent par un tube qui tourne et la distribue. On voit les saumons sauter et retomber dans les enclos. Ils semblent bien gros !

Îles Féroé Viðareiði. Parc à saumons.

Puis nous revenons à Viðoy sur les rochers en bas de l'église pour un pique-nique face à l’océan et du chapelet d’îles. Moment agréable au soleil abrité du vent, nous apprécions.

Après notre repas à Viðareiði, nous irons tout de même faire cette balade mais un peu plus bas, sans passer par le guichet.

Quelques touristes nous imiteront et nous nous interrogerons sur la pertinence de notre initiative. Vont-ils tous bien respecter le sentier cheminant dans les pâturages sans piétiner l'herbe ?

De notre point de vu, nous apercevons les pointes septentrionales des îles de Borðoy, Kunoy et Kalsoy perdue dans la brume, c'est magnifique, magique.

Îles Féroé Viðareiði

Les îles de Svinoy et Fugloy.

Îles Féroé, de Viðoy pour Svinoy et Fugloy.

Fort de ce temps magnifique, ciel bleu, rare nuages, pas de pluie, peu de vent, nous décidons de faire un tour de bateau au départ de Hvannasund (sur Viðoy) en empruntant la ligne régulière desservant les îles de Svinoy et Fugloy. Nous achetons les billets sur Internet, le guichet est fermé.

Nous visitons la cabine, spacieuse et confortable, machine à café, brioches. Mais nous en sortons dès que le bateau se met à naviguer pour nous installer sur le pont et passer d'un bord à l'autre pour voir le paysage.

Ces îles sont aussi desservies par hélicoptère, lignes régulières là aussi et moins soumises aux aléas climatiques. Les prix est peu élevé (car secteur public subventionné), mais difficile de faire un aller-retour. C'est quand même réservé aux locaux.

Cette petite balade maritime nous aura permis de voir de sublimes paysages, les îles recouvertes de nuages changeant constamment de forme, révélant des sommets, en cachant d’autres. Nous nous rendons compte que toutes ces îles présentent d'immenses falaises et donc peu de village et de port. Certaines falaises font plus de 800 m.

Îles Féroé, de Viðoy pour Svinoy et Fugloy. Falaises de Svinoy.

Un premier arrêt à l'embarcadère de Svinoy sur l'île éponyme, puis nous repartons vers Kirjka sur l'île de Fugloy. L'accostage est acrobatique mais efficace. Là encore, déchargement de fret. C'est  aussi la mission de ce bateau, approvisionner ces îles.

Nous repartons de Kirjka au même moment où l'hélicoptère arrive, puis il repart au bout de cinq minutes.

En pleine mer il y a pas mal de vent et il fait bien froid, nous restons tout de même sur le pont pour profiter des paysages alors que tous les locaux sont descendus dans la cabine où il fait chaud.

Nous étions les seuls touristes sur ce bateau et n’avons pas quitté le pont durant les deux heures de navigation. Nous descendons vers 16h30 et reprenons la voiture pour aller sur l'île voisine.

L’île de Kunoy.

De retour sur la terre ferme, nous partons visiter l’île de Kunoy. Une digue la relie à Borðoy. Une seule route mène au village de Kunoy empruntant un tunnel à voie unique qui traverse l’île de part en part.

Avec la lumière de cette fin d’après-midi, les paysages sont somptueux. Une belle balade pour en profiter en nous rendant sur les hauteurs du village. Nous découvrons une minuscule "forêt". Quelques arbres ont été planté et un parcours y est aménagé. Elle est visitée par les classes d'enfant pour leur montrer ce qu'est une forêt. Parcours pédagogique. Il n'y a aucun arbres sur les îles Féroé dignes de constituer une véritable forêt. Des prairies et landes avec des moutons et des oies.

Moins qu'en Norvège, nous verrons du poisson sécher sur les maisons, ici du saumon.

Encore une belle journée où la météo était avec nous pour nous faire découvrir des splendeurs.

Tjørnuvik.

Îles Féroé, Tjørnuvik

Nous retournons ce matin à Tjørnuvik pour une rando. Nous profitons d’un temps assez ensoleillé alors que lors de notre premier passage il pleuvait.

Belle randonnée jusqu’à la crête. Nous nous arrêterons là car la descente jusqu’à Saksun est longue et nous sommes obligés de faire l’aller-retour. Il ne est pas possible d'avoir un taxi pour revenir Tjørnuvik.

C'est la première fois que nous pouvons contempler l’océan de part et d’autre de cette crête. Paysages de prairies, avec toujours les incontournables moutons, où l’herbe semble fluo sous le soleil peu habitués à une telle luminosité !

Arrivés à Tjørnuvik, nous irons pique-niquer au bord de la plage avec la vue sur le fjord et les deux pitons au loin. C’est calme et paisible, moment agréable. Bien sûr, j'irais chercher quelques galets sur la plage. Les Féroé sont d'origine volcanique et les galets présentent de jolis cristaux dont certains en étoile ou d'autres avec des incrustations de nodules verts... Mafique !

Îles Féroé, Tjørnuvik

Eiði.

Îles Féroé, Eiði

Nous partons pour Eiði, village situé presque en face de Tjørnuvik, pour une seconde balade. Nous essayons de progresser sur la montagne afin d'arriver en face du petit village de Tjørnuvik et son fjord. Une toute petite randonnée mais encore pas mal de dénivelé.

Retour à Runavik par les routes donnant sur les bras de mer et les fjords.

Belle journée sportive et pleine de magnifiques paysages.

L'Île de Kalsoy.

Îles Féroé, Kalsoy Trøllanes

Ce matin, nous nous rendons à Klaksvik pour prendre le ferry pour l’île de Kalsoy.

Nous passons sans voiture car toutes les places sont réservées. Il y a pas mal de touristes et c'est bien la première fois que nous en voyons autant. Ils font tous comme nous. Ferry puis bus et randonnée.

Arrivé à Syðradalur, nous prenons le bus qui nous emmène à l’autre bout de l’île, à Trøllanes. Pas moins de quatre tunnels pour parcourir l’île de bout en bout et arriver à destination. Impressionnant !

Nous commençons notre randonnée après s’être acquittés du droit d’entrée. Nous irons jusqu’au phare de Kallur à la pointe de l’île d’où nous avons un superbe panorama sur les îles de Kunoy, Borðoy et Viðoy. Seulement les pointes des dernières sont visibles sur le ciel. De l’autre côté, nous voyons les pointes nord de l’île d’Esturoy.

Une cascade s'écoule de la falaise, sa hauteur est impressionnante.

Redescente, nous reprenons le bus qui nous arrête à Mikladalur où nous descendons voir la statue Kopakonan, The Seal Woman. Nous en profitons pour un pique-nique face à Kunoy, le petit village visité ces derniers jours. Encore une table de restaurant fermé en fin de saison.

Retour à Sydradalur puis nous rentrons à Klaksvik avec le ferry.

Klaksvik.

Nous passons dans la petite ville de Fuglafjøður où une chorale et une fanfare essaient de jouer malgré l'orage qui s'abat en pleine représentation. Repli stratégiques des badauds.

À Klaksvik, nous visitons l’église contemporaine, sobre comme toutes les églises luthériennes, avec une belle fresque dans le cœur qu’un guide nous commentera longuement.

Au passage, nous laissons toutes nos canettes de bière à la consigne automatique du magasin d’état qui distribue les boissons alcoolisées et récupérons un bon d’achat. Finalement, les horaires d'ouverture de ces établissements publics étant serrés, nous donnerons notre bon d'achats à une employée de station service.

Retour en fin d’après-midi à Runavik où nous retrouvons notre BnB et les chats qui nous accueillent ...

Vestmanna.

Îles Féroé, Vestmanna

Ce matin, nous retournons à Vestmanna pour faire un tour en bateau. Réservation sur internet, il fait à peu près beau, enfin , il ne pleut pas! Il faut donc en profiter...

Arrêt à la station service pour un hot-dog. Passage à l'usine hydroélectrique pour voir les turbines et alternateurs (j'adore !), attente au café de la compagnie maritime, au chaud. Puis nous embarquons pour une heure et demie le long des falaises.

Le bateau longe les falaises à l’ouest de Streymoy, nous ne remonterons pas jusqu’à Saksun. La pleine mer nous apporte une houle importante et le capitaine nous dit que nous ne visiterons pas les grottes, cela nous rassure !

Vue de la mer, les falaises sont très impressionnantes, immenses. Les vagues se fracassent à leur pied générant beaucoup d’écume. Nous verrons un phoque proche de la côte ainsi que de nombreux cormorans

Îles Féroé, Vestmanna

Sur le chemin de retour, nous ferons un détour pour revoir le village de Saksun.

Îles Féroé, Saksun

Elduvik, Eiði, Gjógv.

Aujourd’hui, tempête, vent violent, ciel bouché, bruine, nous partons un peu tard pour parcourir l’île d’Eysturoy en allant à Eiði, Gjógv et le bord de côte pour voir l’océan déchaîné. Les vagues se fracassent sur les digues et rochers du bord de mer envoyant de gros paquets d'eau en l'air.

Quelques petites balades en bravant le vent violent, mais il ne pleut pas ! L'eau des cascades remonte à contre sens.

Nous retrouvons très souvent des sculptures dans les pays scandinaves. Les Féroé ne font pas exception et nous en verrons de nombreuses comme celle-ci.

Une bière dans un hôtel très sympa, bien chauffé.

Sandavágur.

Îles Féroé, Norðradalur

Ce matin nous quittons notre location de Runavik sur Eysturoy et empruntons le grand tunnel sous-marin pour rejoindre Tórshavn en passant sous la mer.

C'est le tunnel sous-marin le plus long, 11,24 Km en tout. Il atteint une profondeur de 187 m sous la surface de l'océan au point le plus bas. Il est pourvu d'un rond-point permettant de desservir Runavik ou Strendu ainsi que Tórshavn. Le passage est payant (23€) par lecture des plaques d'immatriculation. Le prélèvement se fera sur la caution de la voiture de location.

Ludo, nostalgique, fera un petit tour du centre ville pour revoir les lieux qu’il a tant appréciés durant notre escale dans la capitale.

Îles Féroé, Leynar

Nous passons une nouvelle fois sur la route qui parcoure les crêtes au-dessus de Tórshavn et apercevons pour la première fois le champ d’éoliennes. À chaque passage, il y avait tellement de brume et de brouillard que nous ne voyions pas les éoliennes à 10 m de la route ! Elles sont pourtant énormes.

Puis nous filons vers l’île de Vágar en empruntant un second tunnel sous-marin que nous connaissons déjà.

Nous retrouvons des lieux que nous connaissions, le lac suspendu, Bøur, Gásadalur et les panoramas magiques.

Aujourd’hui, nous avons du soleil mais un vent très violent qui écrête les vagues.

Une petite balade à Trøllkonofingur, le doigt de la sorcière, une autre à Gásadalur pour voir la cascade Mulafossur où le vent violent fait remonter l’eau au dessus de la falaise. Le spectacle est impressionnant, bien amarré à la barrière pour ne pas être renversé.

Enfin nous rejoignons Sandavágur où nous avons retenu une chambre à l’auberge de jeunesse, tout proche de l’aéroport. De la chambre, belle vue sur le fjord où le vent violent soulève l'eau des vagues. La pluie fait naître un bel arc-en-ciel. La lumière chaude du couchant illumine un superbe panorama.

Beaucoup de mal pour trouver un resto ouvert. Nous irons dans un tout petit resto tenu par deux jeunes féroïens manger un Fish n Chips.

Îles Féroé, Sandavágur

Départ des Féroé.

Îles Féroé, Bøur

Notre vol est prévu en début d'après-midi. Avant de rendre notre voiture de location, nous faisons un dernier petit tour sur Vágar.

Nous passons par le «Lac suspendu» et la statue du cheval, Bøur, Gásadalur.

Puis nous nous dirigeons vers l'aéroport où notre vol à destination de Copenhague sera à l'heure.

Cette découverte des Îles Féroé nous a enchanté. Paysages sans arbres, comme l'Islande et le même climat, venteux, humide ... difficile! Mais c'est très vert 😉

Sentiment de liberté dans une nature sauvage soumise aux éléments qui se déchaînent bien souvent. Peu de touristes, nous étions la plupart de temps seuls. Grande amabilité et courtoisie des féroïens et sentiment de sécurité. Ici, on ne ferme pas les portes à clé. Un très bon contact avec les propriétaires de nos gîtes, chaleureux, accueillants.

Comme dans tous les pays scandinaves, le niveau de vie est élevé et cela se ressent dans les achats au supermarché, les restaurants, les locations.

C'est tout de même le seul pays où nous avons du nous acquitter un droit d'entrée lors de nos balades en pleine nature et cela fait polémique car le droit d'entrer est parfois prohibitif.

Nous avons parcouru pratiquement toutes les routes accessibles des îles que nous avons visité, allant parfois dans des villages du «Bout du Monde» accueillis par les oies cendrées et les moutons. L'océan, est omniprésent et, avec l'élevage des moutons, la pêche et l'industrie des saumons sont les ressources principales.

C'est un pays très attachant et nous y reviendrons certainement un jour. Nous en sommes revenus très nostalgiques, des paysages sublimes gravés dans notre mémoire.

1ére partie du voyages aux Îles Féroé.

Danemark – Flore des Îles Féroé.

îles féroé
Drapeau des Îles Féroé.

Flore des Îles Féroé.

faroe islands flag l anim
Lande des îles féroé

Introduction.

La flore des îles Féroé est commune avec celle de l'Islande. La colonisation végétale sur ces îles est relativement courte. Elle remonte au dernier retrait glaciaire d’il y a environ 10 000 ans.

Le peuplement végétal est ensuite lié à l’isolement septentrional de ces îles, qui les rend difficilement accessibles et éligibles pour de nombreuses espèces végétales terrestres.

On estime par ailleurs que 20% des espèces végétales, considérées comme natives (autochtones), sont maintenant menacées. Elles le sont souvent par des plantes trop concurrentielles, introduites par l’homme au XXe siècle. Beaucoup d’espèces domestiquées ont en effet été importées, que ce soit pour l’alimentation (seigle, pomme-de-terre, choux, navet) ou plus tard, au début du XXe siècle, pour l’horticulture et la reforestation.

Les îles Féroé et l’Islande partagent une histoire ethnobotanique commune depuis la colonisation vikings, il y plus de 1000 ans.

Les cultures de céréales domestiquées, considérées comme peu exigeantes (seigle, épeautre), ont néanmoins toujours joué un rôle mineur dans l’alimentation de ces populations, à cause des conditions climatiques difficiles ne favorisant pas leur mise en culture.

Elles ont été abandonnées très tôt (fin du Moyen-Âge) en Islande et au début du XXe siècle. aux Îles Féroé.

Les plantes à racines (pomme-de-terre, carotte, navet, panais) ont toujours été cultivées dans de petits potagers vivriers, sur les maigres zones cultivables.

Les plantes sauvages alimentaires de cueillette ont joué un rôle important en périodes de disettes climatiques ou économiques.

On compte environ 400 espèces de végétaux à fleurs sur les Îles Féroé, dont bon nombre d’essences introduites et de néophytes plus ou moins envahissantes.

La déforestation et l’élevage extensif ont fait les mêmes ravages sur la flore autochtones qu’en Islande.

Les forêts natives sont absentes des Féroés. Des plants de Nothofagus (6000) ont été importés de la Terre de Feu en 1979. D’autres espèces arborées océaniques ont aussi été introduites sur ces îles, comme en Islande. (Commentaires extraits du site SY-GAIA de Barbara et Thierry Courvoisier)

Oies Cendré Îles des Féroé

Je ne présente ici que les espèces rencontrées lors de nos balades et randonnées, cette liste n'est donc pas exhaustive. Deux semaines aux îles Féroé, de fin août à début septembre, nombres d'espèces n'étaient pas en fleur. Donc certaines plantes étaient bien difficile à repérer au milieu des autres.

D'autre part, les moutons broutant tout, il m'a fallu m'écarter des pâturages pour trouver certaines plantes, bien que les moutons paissent un peu partout.

Les plantes Indigènes.

îles féroé moutons

Angelica archangelica. Angélique Officinale.

Angelica archangelica. Angélique Officinale.
Angelica archangelica. Angélique Officinale.
Angelica archangelica. Angélique Officinale.
Angelica archangelica. Angélique Officinale.

Angelica decurrens. Angélique des Prés.

Angelica decurrens. Angélique des Prés.
Angelica decurrens. Angélique des Prés.

Taraxacum officinale. Pessenlit Officinal.

Taraxacum officinale. Pessenlit Officinal.
Taraxacum officinale. Pessenlit Officinal.

Filipendula ulmaria. Reine-des-prés.

Filipendula ulmaria. Reine-des-prés.
Filipendula ulmaria. Reine-des-prés.
Filipendula ulmaria. Reine-des-prés.

Ribes bracteosum. Cassissier de Californie.

Ribes bracteosum. Cassissier de Californie.
Ribes bracteosum. Cassissier de Californie.

Ribes sanguineum. Groseillier à Fleurs.

Ribes sanguineum. Groseillier à Fleurs.
Ribes sanguineum. Groseillier à Fleurs.

Rumex longifolius. Patience à longues feuilles.

Rumex longifolius. Patience à longues feuilles.

Ligusticum scothicum. Livêche d’Écosse.

Ligusticum scothicum. Livêche d’Écosse.
Ligusticum scothicum. Livêche d’Écosse.

Tripleurospermum maritimum. Matricaire Maritime.

Tripleurospermum maritimum. Matricaire Maritime.

Artimisia vulgaris. Armoise Commune.

Artimisia vulgaris. Armoise Commune.

Armeria maritima. Arméria Maritime.

Armeria maritima. Arméria Maritime.

Succisa pratensis Succise des prés

Succisa pratensis. Succise des prés.
Succisa pratensis. Succise des prés.
Succisa pratensis. Succise des prés.

Geranium sylvaticum. Geranium des bois.

Geranium sylvaticum. Geranium des bois.
Geranium sylvaticum. Geranium des bois.

Potentilla erecta. Potentille tormentille.

Potentilla erecta. Potentille tormentille.

Calluna vulgaris. Bruyère commune.

Calluna vulgaris. Bruyère commune.
Calluna vulgaris. Bruyère commune.
Calluna vulgaris. Bruyère commune.

Empetrum nigrum. Camarine Noire.

Empetrum nigrum. Camarine Noire.
Empetrum nigrum. Camarine Noire.
Empetrum nigrum. Camarine Noire.

Salix lanata. Saule Laineux.

Salix lanata. Saule Laineux.
Salix lanata. Saule Laineux.

Aria edulis. Alisier Blanc.

Aria edulis. Alisier Blanc.
Aria edulis. Alisier Blanc

Acer pseudoplatanus. Érable Sycomore.

Acer pseudoplatanus. Érable Sycomore.
Acer pseudoplatanus. Érable Sycomore.
Acer pseudoplatanus. Érable Sycomore.

Sorbus aucuparia. Sorbier des Oiseaux.

Sorbus aucuparia. Sorbier des Oiseaux.
Sorbus aucuparia. Sorbier des Oiseaux.

Euphrasia officinalis. EuphraiseDe Rostkov.

Euphrasia officinalis. EuphraiseDe Rostkov.
Euphrasia officinalis. EuphraiseDe Rostkov.
Euphrasia officinalis. EuphraiseDe Rostkov.

Prunella vulgaris. Brunelle Commune.

Prunella vulgaris. Brunelle Commune.
Prunella vulgaris. Brunelle Commun.
Prunella vulgaris. Brunelle Commun.

Caltha palustris. Populage Des Marais.

Caltha palustris. Populage Des Marais.
Caltha palustris. Populage Des Marais.

Scorzoneroides autumnalis. Liondent D'automne.

Scorzoneroides autumnalis. Liondent D'automne.

Rhodiola rosea. Orpin Rose.

Rhodiola rosea. Orpin Rose.
Rhodiola rosea. Orpin Rose.

Equisetum sylvaticum. Prêle des Bois.

Equisetum sylvaticum. Prêle des Bois.

Ranunculus acris. Renoncule Âcre.

Ranunculus acris. Renoncule Âcre.
Ranunculus acris. Renoncule Âcre.

Ranunculus repens. Renoncule Rampante.

Ranunculus repens. Renoncule Rampante.

Juncus articulatus. Jonc à Fruits Luisants.

Juncus articulatus. Jonc à Fruits Luisants.
Juncus articulatus. Jonc à Fruits Luisants.
Juncus articulatus. Jonc à Fruits Luisants.

Juncus conglomeratus. Jonc Aggloméré.

Juncus conglomeratus. Jonc Aggloméré.
Juncus conglomeratus. Jonc Aggloméré.

Oreojuncus trifidus. Jonc Trifide.

Oreojuncus trifidus. Jonc Trifide.
Oreojuncus trifidus. Jonc Trifide.

Eriophorum angustifolium. Linaigrette à feuilles étroites.

Eriophorum angustifolium. Linaigrette à feuilles étroites.
Eriophorum angustifolium. Linaigrette à feuilles étroites.
Eriophorum angustifolium. Linaigrette à feuilles étroites.

Narthecium ossifragum. Narthésie des Marais.

Narthecium ossifragum. Narthésie des Marais.
Narthecium ossifragum. Narthésie des Marais.
Narthecium ossifragum. Narthésie des Marais.

Sagina procumbens. Sagine Couchée.

Sagina procumbens. Sagine Couchée.

Achillea millefolium. Achillée Millefeuille.

Achillea millefolium. Achillée Millefeuille.
Achillea millefolium. Achillée Millefeuille.
Achillea millefolium. Achillée Millefeuille.

Les plantes Introduites.

Oies Cendré Îles des Féroé

Pour les plantes introduites que je présente ici, on ne peut par les qualifier d'invasives car le climat est peu propice à leur développement. Mais on le retrouve dans des zones où elles n'ont pas été plantées. Les herbacées se développent plus. Bien sûr, là aussi, je ne présente qu'un tout petit nombres d'espèces sur toutes les plantes introduites aux Îles Féroé.

Tussilago farfara. Tussilage Commun.

Tussilago farfara. Tussilage Commun.
Tussilago farfara. Tussilage Commun.

Epilobium ciliatum. Épilobe Clilié.

Epilobium ciliatum. Épilobe Clilié.
Epilobium ciliatum. Épilobe Clilié.

Tanacetum vulgare. Tanaisie commune.

Tanacetum vulgare. Tanaisie commune.
Tanacetum vulgare. Tanaisie commune.
Tanacetum vulgare. Tanaisie commune.

Erythranthe guttata. Minule Tacheté.

Erythranthe guttata. Minule Tacheté.
Erythranthe guttata. Minule Tacheté.

Fuchsia magellanica. Fuchsia De Magellan.

Fuchsia magellanica. Fuchsia De Magellan.
Fuchsia magellanica. Fuchsia De Magellan.