Danemark – Les Îles Féroé 2cde Partie.

Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé.

faroe islands flag l anim

Île Esturoy, 2cde Partie

Hvithamar.

Îles Féroé Hvithamar

Ce matin nous quittons notre appartement de Tórshavn et partons pour l’île d’Esturoy. Nous passons de la côte Est à la côte Ouest, nous n'empruntons pas le tunnel sous-marin mais le pont qui relie les deux îles car nous nous dirigeons vers l'ouest. Le courant sous le pont est très fort, la marée monte, même si ici elle n'est pas très importante.

Passage par Funningur puis nous faisons une petite balade à Hvithamar où nous montons sur les crêtes et dominons les fjords et bras de mer.

Malgré le ciel bien chargé, nous avons de magnifiques paysages, des panoramas à couper le souffle. Par contre, nous avons un vent très violent et qui fait remonter l'eau des cascades. Parfois c'est difficile de tenir débout ! Autant vous dire que nous nous sommes bien couvert !

Îles Féroé Eiðivatn

Gjogv.

Îles Féroé Gjógv

Nous reprenons la route et nous arrêtons à Gjógv. Petit tour dans le village. Nous en profitons pour pique-niquer sur la table du restaurant fermé pour fin de saison, nous sommes e 1er septembre !

Le petit port de pêche caché dans une faille. Le monument aux morts de la dernière guerre mondiale que j'ai trouvé vraiment très émouvant, la veuve et ses deux enfants.

Puis, là encore, nous grimpons sur une crête par un escalier interminable pour avoir une vue panoramique sur le village puis sur les fjords. Entrée payante, nous laissons les billets dans une boite aux lettres.

Au loin, on distingue les autres îles, Kalsoy, Kunoy et Vidoy, dont les crêtes dépassent. La descente est bien plus rapide, nous récupérons notre voiture et continuons nos visites.

Nous continuons vers Elduvik, fin de la route, puis nous rejoignons Runavik où nous avons loué une chambre chez l’habitant. La propriétaire nous dira qu'elle travaille chez BakkaFrost au service qualité.

Finalement, nous n'aurons eu de la pluie que lorsque nous étions en voiture, un peu lors de la seconde randonnée. Le temps aux Féroé est humide et très changeant ! Mais c'est très vert !

Les Îles de Borðøy, Viðoy, Kunoy.

Îles Féroé, Église de Viðareiði.

Ce matin, nous empruntons le tunnel sous-marin reliant l’île d’Eysturoy à celle de Borðoy. Puis nous passons sur l’île de Viðoy et visitons le petit village de Viðareiði.

On peut y faire une petite randonnée pour atteindre les hauteurs et avoir un panorama sur les pointes septentrionales des îles. Mais il faut passer sur un terrain privé et le droit d’entrée est vraiment prohibitif. Quelques touristes font demi tour comme nous.

Nous passons donc sur l'île de Borðoy et allons jusqu'à la pointe, le village de Múli. Belle vue sur Viðareiði et les parcs à saumons.

Du bord du fjord, on peut observer de plus près les parcs d'élevage des saumons. Chaque enclos est relié à un bateau nourricier qui envoi la nourriture sous forme de granulés qui se déversent par un tube qui tourne et la distribue. On voit les saumons sauter et retomber dans les enclos. Ils semblent bien gros !

Îles Féroé Viðareiði. Parc à saumons.

Puis nous revenons à Viðoy sur les rochers en bas de l'église pour un pique-nique face à l’océan et du chapelet d’îles. Moment agréable au soleil abrité du vent, nous apprécions.

Après notre repas à Viðareiði, nous irons tout de même faire cette balade mais un peu plus bas, sans passer par le guichet.

Quelques touristes nous imiteront et nous nous interrogerons sur la pertinence de notre initiative. Vont-ils tous bien respecter le sentier cheminant dans les pâturages sans piétiner l'herbe ?

De notre point de vu, nous apercevons les pointes septentrionales des îles de Borðoy, Kunoy et Kalsoy perdue dans la brume, c'est magnifique, magique.

Îles Féroé Viðareiði

Les îles de Svinoy et Fugloy.

Îles Féroé, de Viðoy pour Svinoy et Fugloy.

Fort de ce temps magnifique, ciel bleu, rare nuages, pas de pluie, peu de vent, nous décidons de faire un tour de bateau au départ de Hvannasund (sur Viðoy) en empruntant la ligne régulière desservant les îles de Svinoy et Fugloy. Nous achetons les billets sur Internet, le guichet est fermé.

Nous visitons la cabine, spacieuse et confortable, machine à café, brioches. Mais nous en sortons dès que le bateau se met à naviguer pour nous installer sur le pont et passer d'un bord à l'autre pour voir le paysage.

Ces îles sont aussi desservies par hélicoptère, lignes régulières là aussi et moins soumises aux aléas climatiques. Les prix est peu élevé (car secteur public subventionné), mais difficile de faire un aller-retour. C'est quand même réservé aux locaux.

Cette petite balade maritime nous aura permis de voir de sublimes paysages, les îles recouvertes de nuages changeant constamment de forme, révélant des sommets, en cachant d’autres. Nous nous rendons compte que toutes ces îles présentent d'immenses falaises et donc peu de village et de port. Certaines falaises font plus de 800 m.

Îles Féroé, de Viðoy pour Svinoy et Fugloy. Falaises de Svinoy.

Un premier arrêt à l'embarcadère de Svinoy sur l'île éponyme, puis nous repartons vers Kirjka sur l'île de Fugloy. L'accostage est acrobatique mais efficace. Là encore, déchargement de fret. C'est  aussi la mission de ce bateau, approvisionner ces îles.

Nous repartons de Kirjka au même moment où l'hélicoptère arrive, puis il repart au bout de cinq minutes.

En pleine mer il y a pas mal de vent et il fait bien froid, nous restons tout de même sur le pont pour profiter des paysages alors que tous les locaux sont descendus dans la cabine où il fait chaud.

Nous étions les seuls touristes sur ce bateau et n’avons pas quitté le pont durant les deux heures de navigation. Nous descendons vers 16h30 et reprenons la voiture pour aller sur l'île voisine.

L’île de Kunoy.

De retour sur la terre ferme, nous partons visiter l’île de Kunoy. Une digue la relie à Borðoy. Une seule route mène au village de Kunoy empruntant un tunnel à voie unique qui traverse l’île de part en part.

Avec la lumière de cette fin d’après-midi, les paysages sont somptueux. Une belle balade pour en profiter en nous rendant sur les hauteurs du village. Nous découvrons une minuscule "forêt". Quelques arbres ont été planté et un parcours y est aménagé. Elle est visitée par les classes d'enfant pour leur montrer ce qu'est une forêt. Parcours pédagogique. Il n'y a aucun arbres sur les îles Féroé dignes de constituer une véritable forêt. Des prairies et landes avec des moutons et des oies.

Moins qu'en Norvège, nous verrons du poisson sécher sur les maisons, ici du saumon.

Encore une belle journée où la météo était avec nous pour nous faire découvrir des splendeurs.

Tjørnuvik.

Îles Féroé, Tjørnuvik

Nous retournons ce matin à Tjørnuvik pour une rando. Nous profitons d’un temps assez ensoleillé alors que lors de notre premier passage il pleuvait.

Belle randonnée jusqu’à la crête. Nous nous arrêterons là car la descente jusqu’à Saksun est longue et nous sommes obligés de faire l’aller-retour. Il ne est pas possible d'avoir un taxi pour revenir Tjørnuvik.

C'est la première fois que nous pouvons contempler l’océan de part et d’autre de cette crête. Paysages de prairies, avec toujours les incontournables moutons, où l’herbe semble fluo sous le soleil peu habitués à une telle luminosité !

Arrivés à Tjørnuvik, nous irons pique-niquer au bord de la plage avec la vue sur le fjord et les deux pitons au loin. C’est calme et paisible, moment agréable. Bien sûr, j'irais chercher quelques galets sur la plage. Les Féroé sont d'origine volcanique et les galets présentent de jolis cristaux dont certains en étoile ou d'autres avec des incrustations de nodules verts... Mafique !

Îles Féroé, Tjørnuvik

Eiði.

Îles Féroé, Eiði

Nous partons pour Eiði, village situé presque en face de Tjørnuvik, pour une seconde balade. Nous essayons de progresser sur la montagne afin d'arriver en face du petit village de Tjørnuvik et son fjord. Une toute petite randonnée mais encore pas mal de dénivelé.

Retour à Runavik par les routes donnant sur les bras de mer et les fjords.

Belle journée sportive et pleine de magnifiques paysages.

L’Île de Kalsoy.

Îles Féroé, Kalsoy Trøllanes

Ce matin, nous nous rendons à Klaksvik pour prendre le ferry pour l’île de Kalsoy.

Nous passons sans voiture car toutes les places sont réservées. Il y a pas mal de touristes et c'est bien la première fois que nous en voyons autant. Ils font tous comme nous. Ferry puis bus et randonnée.

Arrivé à Syðradalur, nous prenons le bus qui nous emmène à l’autre bout de l’île, à Trøllanes. Pas moins de quatre tunnels pour parcourir l’île de bout en bout et arriver à destination. Impressionnant !

Nous commençons notre randonnée après s’être acquittés du droit d’entrée. Nous irons jusqu’au phare de Kallur à la pointe de l’île d’où nous avons un superbe panorama sur les îles de Kunoy, Borðoy et Viðoy. Seulement les pointes des dernières sont visibles sur le ciel. De l’autre côté, nous voyons les pointes nord de l’île d’Esturoy.

Une cascade s'écoule de la falaise, sa hauteur est impressionnante.

Redescente, nous reprenons le bus qui nous arrête à Mikladalur où nous descendons voir la statue Kopakonan, The Seal Woman. Nous en profitons pour un pique-nique face à Kunoy, le petit village visité ces derniers jours. Encore une table de restaurant fermé en fin de saison.

Retour à Sydradalur puis nous rentrons à Klaksvik avec le ferry.

Klaksvik.

Nous passons dans la petite ville de Fuglafjøður où une chorale et une fanfare essaient de jouer malgré l'orage qui s'abat en pleine représentation. Repli stratégiques des badauds.

À Klaksvik, nous visitons l’église contemporaine, sobre comme toutes les églises luthériennes, avec une belle fresque dans le cœur qu’un guide nous commentera longuement.

Au passage, nous laissons toutes nos canettes de bière à la consigne automatique du magasin d’état qui distribue les boissons alcoolisées et récupérons un bon d’achat. Finalement, les horaires d'ouverture de ces établissements publics étant serrés, nous donnerons notre bon d'achats à une employée de station service.

Retour en fin d’après-midi à Runavik où nous retrouvons notre BnB et les chats qui nous accueillent ...

Vestmanna.

Îles Féroé, Vestmanna

Ce matin, nous retournons à Vestmanna pour faire un tour en bateau. Réservation sur internet, il fait à peu près beau, enfin , il ne pleut pas! Il faut donc en profiter...

Arrêt à la station service pour un hot-dog. Passage à l'usine hydroélectrique pour voir les turbines et alternateurs (j'adore !), attente au café de la compagnie maritime, au chaud. Puis nous embarquons pour une heure et demie le long des falaises.

Le bateau longe les falaises à l’ouest de Streymoy, nous ne remonterons pas jusqu’à Saksun. La pleine mer nous apporte une houle importante et le capitaine nous dit que nous ne visiterons pas les grottes, cela nous rassure !

Vue de la mer, les falaises sont très impressionnantes, immenses. Les vagues se fracassent à leur pied générant beaucoup d’écume. Nous verrons un phoque proche de la côte ainsi que de nombreux cormorans

Îles Féroé, Vestmanna

Sur le chemin de retour, nous ferons un détour pour revoir le village de Saksun.

Îles Féroé, Saksun

Elduvik, Eiði, Gjógv.

Aujourd’hui, tempête, vent violent, ciel bouché, bruine, nous partons un peu tard pour parcourir l’île d’Eysturoy en allant à Eiði, Gjógv et le bord de côte pour voir l’océan déchaîné. Les vagues se fracassent sur les digues et rochers du bord de mer envoyant de gros paquets d'eau en l'air.

Quelques petites balades en bravant le vent violent, mais il ne pleut pas ! L'eau des cascades remonte à contre sens.

Nous retrouvons très souvent des sculptures dans les pays scandinaves. Les Féroé ne font pas exception et nous en verrons de nombreuses comme celle-ci.

Une bière dans un hôtel très sympa, bien chauffé.

Sandavágur.

Îles Féroé, Norðradalur

Ce matin nous quittons notre location de Runavik sur Eysturoy et empruntons le grand tunnel sous-marin pour rejoindre Tórshavn en passant sous la mer.

C'est le tunnel sous-marin le plus long, 11,24 Km en tout. Il atteint une profondeur de 187 m sous la surface de l'océan au point le plus bas. Il est pourvu d'un rond-point permettant de desservir Runavik ou Strendu ainsi que Tórshavn. Le passage est payant (23€) par lecture des plaques d'immatriculation. Le prélèvement se fera sur la caution de la voiture de location.

Ludo, nostalgique, fera un petit tour du centre ville pour revoir les lieux qu’il a tant appréciés durant notre escale dans la capitale.

Îles Féroé, Leynar

Nous passons une nouvelle fois sur la route qui parcoure les crêtes au-dessus de Tórshavn et apercevons pour la première fois le champ d’éoliennes. À chaque passage, il y avait tellement de brume et de brouillard que nous ne voyions pas les éoliennes à 10 m de la route ! Elles sont pourtant énormes.

Puis nous filons vers l’île de Vágar en empruntant un second tunnel sous-marin que nous connaissons déjà.

Nous retrouvons des lieux que nous connaissions, le lac suspendu, Bøur, Gásadalur et les panoramas magiques.

Aujourd’hui, nous avons du soleil mais un vent très violent qui écrête les vagues.

Une petite balade à Trøllkonofingur, le doigt de la sorcière, une autre à Gásadalur pour voir la cascade Mulafossur où le vent violent fait remonter l’eau au dessus de la falaise. Le spectacle est impressionnant, bien amarré à la barrière pour ne pas être renversé.

Enfin nous rejoignons Sandavágur où nous avons retenu une chambre à l’auberge de jeunesse, tout proche de l’aéroport. De la chambre, belle vue sur le fjord où le vent violent soulève l'eau des vagues. La pluie fait naître un bel arc-en-ciel. La lumière chaude du couchant illumine un superbe panorama.

Beaucoup de mal pour trouver un resto ouvert. Nous irons dans un tout petit resto tenu par deux jeunes féroïens manger un Fish n Chips.

Îles Féroé, Sandavágur

Départ des Féroé.

Îles Féroé, Bøur

Notre vol est prévu en début d'après-midi. Avant de rendre notre voiture de location, nous faisons un dernier petit tour sur Vágar.

Nous passons par le «Lac suspendu» et la statue du cheval, Bøur, Gásadalur.

Puis nous nous dirigeons vers l'aéroport où notre vol à destination de Copenhague sera à l'heure.

Cette découverte des Îles Féroé nous a enchanté. Paysages sans arbres, comme l'Islande et le même climat, venteux, humide ... difficile! Mais c'est très vert 😉

Sentiment de liberté dans une nature sauvage soumise aux éléments qui se déchaînent bien souvent. Peu de touristes, nous étions la plupart de temps seuls. Grande amabilité et courtoisie des féroïens et sentiment de sécurité. Ici, on ne ferme pas les portes à clé. Un très bon contact avec les propriétaires de nos gîtes, chaleureux, accueillants.

Comme dans tous les pays scandinaves, le niveau de vie est élevé et cela se ressent dans les achats au supermarché, les restaurants, les locations.

C'est tout de même le seul pays où nous avons du nous acquitter un droit d'entrée lors de nos balades en pleine nature et cela fait polémique car le droit d'entrer est parfois prohibitif.

Nous avons parcouru pratiquement toutes les routes accessibles des îles que nous avons visité, allant parfois dans des villages du «Bout du Monde» accueillis par les oies cendrées et les moutons. L'océan, est omniprésent et, avec l'élevage des moutons, la pêche et l'industrie des saumons sont les ressources principales.

C'est un pays très attachant et nous y reviendrons certainement un jour. Nous en sommes revenus très nostalgiques, des paysages sublimes gravés dans notre mémoire.

1ére partie du voyages aux Îles Féroé.