Espagne – Bilbao – Le Musée Guggenheim.

Bilbao Musée Guggenheim
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Le Musée Guggenheim de Bilbao.

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Bilbao.

Nous voici à Bilbao proche de la côte atlantique. Ludo a réservé un hôtel dans le centre ville et, le centre étant piéton, nous avons garé notre R5 au parking de la gare ferroviaire.

Nous partons en balade, arrêt pour une bonne bière accompagnée de tapas, puis nous prenons la direction du musée Guggenheim en longeant la Ria du Nervion, le fleuve qui coupe la ville en deux.

Nous arrivons en vue de l'édifice et de la célèbre sculpture de Louise Bourgeois, « Maman ».

Puis nous montons sur le pond pour une vue sur tout le bâtiment et accéder l'autre rive. De là nous rejoignons l'entrée du musée.

Ludo avait réservé nos billets sur leur site Internet, nous sommes un peu en avance mais pouvons entrer.

Le Musée Guggenheim.

Conçu par l'architecte canadien Frank Gehry, Il a été inauguré le 18 octobre 1997 par le roi Juan Carlos Ier d'Espagne.

Le bâtiment de formes curvilignes et sinueuses est revêtu de calcaire, de façades rideaux en verre et de panneaux en titane.

D'une superficie totale de 24 000 m², dont 10 540 m² dédiés aux expositions, répartis dans 19 galeries.

Le bâtiment est revêtu de titane. Ce métal très léger et inoxydable, rarement utilisé en architecture, est façonné en plaques d’un tiers de millimètre d'épaisseur. 33 000 plaques recouvrent la majeure partie du musée et lui donnent ses reflets lumineux.

La collection permanente du musée est exposée au troisième étage.

Les expositions temporaires du musée changent fréquemment et présentent principalement des œuvres du XXe siècle.

Visite du Musée.

Louise Bourgeois « Maman ».

Haute de près de 9 mètres, Maman est l'une des sculptures les plus ambitieuses d'une série de sculptures de Louise Bourgeois ayant pour sujet l'araignée.

Conçues comme un hommage à sa mère, tisserande, les araignées de Louise Bourgeois sont des emblèmes de maternité empreintes de contradictions: elles évoquent à la fois la protectrice et la prédatrice – la soie de l'araignée servant aussi bien à tisser des cocons qu'à ligoter ses proies – et incarnent la force et la fragilité.

Ces ambiguïtés sont puissamment représentées dans l'imposante Maman , qui plane de façon menaçante sur des pattes semblables à des arches gothiques, faisant office à la fois de cage et de refuge pour un sac d'œufs dangereusement attaché à son ventre.

L'araignée suscite à la fois l'admiration et la crainte, et pourtant, sa taille colossale, en équilibre improbable sur des pattes élancées, traduit une vulnérabilité presque poignante.

Les galeries.

Nous montons directement au troisième niveau et visitons les espaces avant de redescendre d'un étage puis arriver au rez-de-chaussée.

Le bâtiment lui même est une œuvre d'art. Tout en courbe, en verre, avec des point de vue extraordinaires depuis les étages.

Quelques salles avec des œuvres d'Yves Klein, Andy Warhol, Jeff Koons, Erwin Wurm.

Passage dans la « Salle des miroirs de l'infini » en petit comité pour se voir démultipliés à l'infini, c'est une œuvre de Yayoi Kusama.

Visite des toilettes et d'une terrasse.

Expositions permanentes.

Jenny HOLZER.

Pendant plus de quarante ans, Jenny Holzer a présenté ses idées subversives, ses prises de position et ses tourments dans des lieux publics et des expositions internationales.

Le travail de Jenny Holzer s’articule autour de la langue. Avec ses textes crus et tranchants l'artiste aborde les éléments fondamentaux de l'existence humaine : pouvoir, violence, croyances, mémoire, amour, sexe et mort.

Richard SERRA.

Richard Serra est l’un des plus importants sculpteurs du XXe siècle. Son œuvre est exposée dans les principaux musées et collections du monde entier.

Cette première exposition à Bilbao a réuni ses sculptures les plus récentes dans la Salle 104, le seul espace en Europe dont les caractéristiques permettent d’accueillir ces œuvres grandioses. (Mécène: Arcelor Mittal)

Cette salle d'exposition est très ludique. Une maman poursuivait sa fillette qui courait dans toutes les directions.

Jeff KOONS.

«Je pense que Puppy est un succès parce qu’il aborde le thème du contrôle et de l’absence de contrôle. Le contrôle est nécessaire pour créer l’œuvre mais ensuite, il faut lâcher».

Dans cette œuvre, dont la thématique rappelle les séries Banality et Made in Heaven, le phénomène de la floraison constitue un élément fondamental puisqu’il implique une croissance inégale et anarchique qui insuffle de la vie à l’œuvre et renvoie au pouvoir de la vie et à sa dimension spirituelle.

La Rétrospective de Ruth Asawa.

L'exposition met en lumière les célèbres sculptures en fil de fer bouclé de Ruth Asawa, mais aussi ses œuvres en fil de fer inspirées de la nature, ses moulages en argile et en bronze, ses papiers pliés, ses peintures, ses dessins, ses carnets de croquis et ses gravures, réalisés entre 1947 et 2006.

Remettant en question les distinctions entre abstraction et représentation, figure et sol ou encore espace négatif et positif, son œuvre nous invite à contempler la manière dont des éléments disparates interagissent dans une composition qui, à son tour, est en connexion profonde avec son environnement.

Retour dans la vieille ville de Bilbao.

Nous repartons vers le centre ville pour passer le reste de l'après-midi à nous balader, visiter puis trouver un resto pour le soir.

La ville est toujours très animée, la foule se presse dans toute les rues et places. Difficile de trouver une table libre pour dîner, nous retournons au bar où nous avions bu une bière pour manger des tapas. C'est très bruyant, tout le monde parle très fort et les rues étroites amplifient ce vacarme.

Je suis heureux de repartir vers le Musée Guggenheim en suivant la Ria plongée dans le calme. Enfin un peu de quiétude ... et de fraîcheur

Le Musée Guggenheim en nocturne.

Le soir, après dîner, nous reprenons le quai de la Ria du Nervion pour une belle promenade jusqu'au Musée Guggenheim.

L'édifice, à la nuit tombée est encore plus beau, plus mystérieux, majestueux. Les teintes dorées sur le fond du ciel renforcent les courbes du batiment.

« Maman » l'araignée sur le parvis semble nous guetter, nous attendre, d'autant plus qu'il y a très peu de touristes.

Nous prenons encore plein de photos, traversons la Ria du Nervion pour nous rapprocher du bâtiment. « Maman » se détache sur le ciel bleu nuit étoilé et c'est vraiment l'image que je garderais de cette visite.


Nous quittons, le lendemain, Bilbao et l'Espagne pour passer côte français rejoindre Bayonne puis Sarlat pour aller voir des amis.

Puis nous repartons vers Marseille satisfaits de notre périple ibérique et de notre R5 électrique qui à côcher tous les critères.

Espagne – Figueres – Le Théâtre Musée Dalí.

Figueres  Théâtre Musée Dalí
Salvator Dalí

Figueres – Le Théâtre Musée Dalí.

drapeau de figueres

Figueres.

Figueres est une ville du nord de la Catalogne en Espagne. C'est la capitale de la comarque (communauté de communes) de l'Alt Empordà dans la province de Gérone. La ville compte environ 50 000 habitants.

Figueres (en catalan, Figueras en castillan) est connue pour abriter le Théatre-musée Salvador Dalí.

On voit bien que la ville toute entière est tournée vers cette attraction et on retrouve des portraits et évocations de l'artiste catalan dans toute la ville. Nous pourrons voir les nombreux touristes qui, comme nous, sont venus visiter cette ville.

Dès l'inauguration, le Théâtre-musée Dalí est très apprécié du public et devient le deuxième musée le plus visité en Espagne après le musée du Prado de Madrid. Les touristes visitant ce Musée se comptent par millions.

Nous arrivons en fin d'après-midi, allons nous installés dans l'hôtel que Ludo a réservé, puis partons à la découverte de la ville.

Salvador Dalí est un peu partout, tapis dans l'église, mobilier urbain, sculptures, on ne fait pas cent mètres sans rencontrer le Maître.

Une bonne bière accompagnée de tapas, nous continuons à visiter Figueres avant d'aller dormir.

Le Théâtre-musée Dalí.

Figueres, la ville catalane du Théâtre Musée Dalí.

Nous avions réservé nos billets d'entrée pour le Théâtre-Musée avant notre départ de Marseille. J'y étais déjà venu il y a de nombreuses années. Je me souviens de la voiture dans laquelle il pleut et des nombreuses œuvres exposées. J'ai eu une période Salvator Dalí où de nombreuses reproductions de ses œuvres décoraient mon laboratoire, c'est un de mes artistes favoris.

Construction du Théâtre-musée Dalí.

Le Musée est inauguré en 1974 bien qu'inachevé. Il est construit sur les restes de l’ancien théâtre municipal détruit à la fin de la guerre civile.

L'ancien théâtre en ruine est, selon Salvator Dalí, le choix idéal pour trois raisons : «premièrement, parce que je suis un peintre éminemment théâtral; deuxièmement, parce que le Théâtre se situe en face de l'église où j'ai été baptisé; et troisièmement, parce que c'est précisément dans le hall du Théâtre que j'ai organisé ma première exposition de peinture.»

Le musée actuel comprend non seulement l'ancien Théâtre principal, mais aussi l'ensemble des salles résultant des agrandissements successifs du Théâtre municipal d'origine.

La façade est décorée de crostó, des reproductions de pain à trois croûtons que Dalí affectionnait tout particulièrement, ils provenaient d'un boulanger de Figueres.

L'ensemble du Théâtre-Musée avec le Dôme et la Tour Galatée (dont la façade bien connue est ornée de mannequins, d'œufs et de crostó) forme une image indélébile du paysage urbain de Figueres, visitée par des millions de touristes du monde entier.

Visite du Théâtre-musée Dalí.

Nous entrons dans la Théâtre Musée, il y a du monde, mais nous ne sommes pas les uns sur les autres.

Nous passons dans le patio où se trouve la Cadillac. C'est le taxi pluvieux, mais Il ne pleut plus dans la voiture.

Puis nous pénétrons dans le bâtiment et commençons notre visite par la salle à la coupole.

Nous enchaînons ensuite les salles, montons dans les étages. En hauteur, nous avons de belles vues sur le patio avec le bateau renversé et les statues.

Il y a énormément d'œuvres dans les salles, couloirs, escaliers. On ne sait plus où regarder, notre regard perpétuellement attiré par un nouvel objet, ou toile.

Ces deux séries de photos présentent les espaces dans le musée avec les œuvres qui nous ont marqués. C'est très riche, et je ne présente pas toutes les photos que nous avons pu prendre.

Nous rentrons dans le musée vers 9:40 pour en ressortir vers 11 heures. Je n'ai pas vu le temps passé tellement j'étais pris par tout ce que je voyais. Il y a trois niveaux à visiter avec plein de coins, recoins, salles, couloirs, vestibules.

L'imagination de Dalí était sans borne. Des dispositifs qui se déplient, des toiles qui ne présentent pas la même chose vues de près et de loin comme ce portrait de Lincoln qui ne se voit que de loin alors que proche, on y voit le corps nu de Gala de dos.

Le visage de Marilyn au travers d'une grosse loupe qui réduit une scène plus bas avec rideau, fauteuils ...

C'est un musée où il faudrait pouvoir revenir plusieurs fois pour tout voir et surtout tout appréhender. Le Site du Théâtre-Musée permet de se faire une idée des lieux.

Théâtre-musée Dalí, quelques toiles.

Dans la galerie ci-contre, je présente quelques toiles emblématiques de Salvator Dali. Celles qui m'ont le plus marqué, celles que j'affectionne tout particulièrement.

Ces toiles sont dispersées dans toutes les pièces du Théâtre Musée.

Théâtre Musée Dalí, Divine Comédie.

Toute une galerie est consacrée aux toiles de la «Divine Comédie». Je place ci-contre quelques toiles mais il y en a vraiment beaucoup.

En 1950, le gouvernement italien charge Salvador Dalí d’illustrer la Divine Comédie pour célébrer avec une publication artistique le 700ème anniversaire de la naissance de Dante.

Entre 1950 et 1959, Dalí réalise 101 aquarelles représentant les 100 chants de la Divine Comédie, plus la page de titre. Le projet est néanmoins abandonné.

En avril 1959, Salvador Dalí présente ses aquarelles à l’imprimeur français, Jean Forêt, qui accepte de les publier avec le texte de la Divine Comédie en français. Le 23 novembre 1963, l’édition est finalement achevée.

En 1964, l’éditeur Jean Forêt publie 33 livres de luxe de la Divine Comédie illustrée par Salvador Dalí.

Théâtre Musée Dalí, la collection de Bijoux.

Les deux étages qui accueillent la collection de bijoux ont désormais une entrée indépendante du musée : on peut donc les visiter séparément.

L’exposition, qui est à caractère permanent, comprend les trente-sept bijoux en or et pierres précieuses de la collection Owen Cheatham, deux pièces qui leur sont postérieures, ainsi que les vingt-sept dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí réalisa pour les faire fabriquer.

L’ensemble compose une vaste collection de travaux effectués par l’artiste entre les années 1941 et 1970, qui illustre parfaitement les différentes étapes de son évolution artistique.

Toutes les pièces de la collection sont des exemplaires uniques et l’alliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble sans égal, où l’artiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie.

Or, platine, pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, aigues-marines, topazes, etc.), perles, coraux et diverses matières nobles se conjuguent pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes.

Figueres, Théâtre Musée Dalí. Salvador Dalí i Domènech.

Voici un vieux rêve réalisé, retourné à Figueres pour revoir les œuvres de Dalí et le Théâtre Musée.

J'espère vous avoir donner envie d'y aller et voir les œuvres de Dalí.

Dommage, il n'y avait pas de disponibilités pour aller visiter la Maison-Musée Salvador Dalí de Port Lligat près de Cadaqués.

Mais ce n'est que partie remise, j'ai aussi envie de revoir la Sagrada Familia à Barcelone ...

Nous continuons notre route vers le désert des Bardenas.

Espagne – Les Bardenas Reales.

Bardenas Le Castildetierra
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Espagne - Les Bardenas Reales.

Drapeau Espagne Navarre

Situation Géographique.

Le parc naturel et réserve de biosphère des Bardenas Reales se situe au sud-est de la Navarre, au cœur de la dépression de la vallée de l'Èbre, et couvre une superficie de 41 845 hectares.

Ses dimensions maximales sont de 45 km du Nord au Sud et de 24 km d'Est en Ouest. Le parc est bordé par trois communes navarraises (Carcastillo, Santacara, Mélida et Caparroso au nord ; Villafranca, Cadreita, Valtierra et Arguedas à l'ouest ; et Tudela, Cabanillas, Fustiñana et Buñuel au sud) et la communauté autonome d' Aragon à l' est .

Son altitude varie de 280 à 659 mètres.

Le climat.

Le climat de cette région est de type continental méditerranéen , caractérisé par des précipitations rares, irrégulières et torrentielles, avec des pics d'été et d'automne.

Il en résulte une longue saison sèche, avec des étés chauds et des hivers froids. Ces contrastes, conjugués aux vents forts (notamment le cierzo ) et à une végétation claire, dépourvue d'arbre, sont les principaux faits qui composent le paysage.

La Géologie.

La phase de sédimentation :

Durant l'ère tertiaire la collision des plaques tectoniques européenne et ibérique engendre les Pyrénées, la Cordillère Ibérique et la Sierra de los Cataládines.

Il s'est formé ainsi un vaste bassin de sédimentation fermé. Les actuelles Bardenas Reales se situaient alors dans la partie centrale de ce bassin.

Les rivières perdant de la pente et donc de l'énergie, les matériaux les plus lourds (galets et gravier) se déposaient, et seuls les matériaux les plus légers (limon, argile sable) atteignaient la zone centrale occupée par des lacs. Cela s'est poursuivie pendant des milliers d'années, entraînant l'accumulation de sédiments sur près de 4000 m d'épaisseur.

La phase d'érosion :

Il y a dix millions d'années, le bassin s'est ouvert le long de la côte catalane, permettant aux eaux accumulées de se déverser dans la mer Méditerranée et de former le fleuve Èbre.

Une fois le bassin asséché, l'érosion des matériaux accumulés a commencé. Les dépôts sédimentaires se sont progressivement transformés en roches sédimentaires.

Ces roches ne s'érodent pas de manière uniforme : les roches plus tendres (argiles et marnes) s'érodent plus rapidement que les roches plus dures (grès, calcaires, etc.).

Les collines se sont formées grâce aux couches de roche (grès, calcaire ou conglomérat) plus résistante à l'érosion qui recouvrent et protègent les strates plus tendres (notamment les argiles et les marnes).

Castildetierra en est un exemple parmi les plus spectaculaires et les plus connus.

Le Castildetierra:

Colline unique et emblématique, c'est le symbole des Bardenas Reales.

Castildetierra est le fruit d'un processus d'érosion naturelle s'étalant sur des millions d'années. Tout en haut de cette formation, persiste une toute petite plateforme rocheuse originale ayant protégé la strates d'argile et de marne friables de l'érosion.

Cette érosion se poursuit encore aujourd'hui et nous devons empêcher toute activité humaine de l'accélérer. Ses pentes argileuses sont extrêmement fragiles et interdites d'accès.

Visites :

Premier jour de visite.

Le premier jour, nous parcourons les Bardenas en voiture pour reconnaître les lieux et mieux appréhender nos futures balades.

Arrivés au niveau du centre d'information, nous cherchons désespéramment pourquoi il est fermé avant de trouver une affiche indiquant que la fermeture est due à des travaux. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à chercher une entrée ouverte !

Nous commençons par voir le Castildetierra, symbole des lieux, qui trône majestueusement dans ce paysage désertique.

Puis nous empruntons la piste qui fait le tour de la zone militaire. Nous en sommes informés par les panneaux spécifiant la nature de cette zone et l'interdiction d'y pénétrer.

L'autre coté de la route est occupé par des terres agricoles et principalement par des champs de céréales prêts à être moissonnés.

Nous faisons de nombreux arrêts pour marcher sur la piste et trouver un beau point de vue sur le paysage. D'autres panneaux spécifient qu'il ne faut pas escalader les petites collines, ni y fait du VTT pour ne pas accentuer l'érosion.

Enfin, nous verrons aussi les panneaux relatif aux nidations des oiseaux et interdisant l'accès aux zones.

Dans ces zones arides, sèches, nous sommes étonnés de voir des mares d'eau dans lesquelles nous voyons ou entendons des grenouilles. Certainement qu'il à plu avant notre arrivées.

Une des collines est une base militaire où nous voyons des miradors. Ils ont une très belle vue !

Nous ferons une toute petite balade, autorisée, jusqu'au sommet d'une colline d'où la vue sur la région est magnifique.

Le soleil est sans pitié et nous avons bien chaud une fois que nous redescendons. Contents de retrouvé notre nouvelle voiture et sa climatisation sans faille.

C'est pour essayer cette R5 que nous sommes partis faire ce grand périple espagnol.

Second jour de visite.

Bardenas Reales, Le Castildetierra.

Le matin du second jour, nous partons assez tôt pour nous balader avec des températures acceptables. Mais nous n'avions pas vraiment prévu l'interdiction, de mai à septembre, d'emprunter tous les entiers pour protéger la nidification de diverses espèces d'oiseaux.

Nous braverons l'interdiction en faisant une petite section d'une grande randonnée. Nous n'irons pas sur les sommets et resterons dans la plaine sur le sentier.

Une bonne partie de celui-ci ce trouve en bordure des zones agricoles, seule une petite portion s'engage dans les zones non exploitée.

Certainement que nous aurions bien moins dérangé les oiseaux que les deux avions de chasse militaires qui se sont entraînés juste au-dessus de nos têtes pendant près de trois quart d'heure. Peut-être que les oiseaux y sont habitués ?!

Nous apprécierons ces paysages désertiques noyés de soleil et de calme (entre deux passages d'avion!).

Je ne peux m'empêcher d'étudier la flore locale en fleur à cette période.

Mais je vois aussi de plus près la nature des terrains avec ces couches épaisses d'argiles et de marnes friables et les couches plus fines de grès ou de calcaire bien plus résistantes.

Ce sont ces couches qui protègent du ruissellement les couches au-dessous constituées d'argiles meubles et de marnes. J'observe aussi des évaporites avec des couches de gypse qui brillent au soleil.

Nous retournons au point de départ en empruntant une autre piste à travers champs. Il commence à faire très chaud et nous continuons à explorer la région en voiture. Arrêt dans un village où le bar local est très animé, puis nous rentrons à Tudela.

Il y a bien longtemps que nous avions envie de visiter les Bardenas Reales, amateur de paysages désertiques, nous ne pouvions pas aller voir ceux de contrées bien lointaines sans aller voir ceux juste à côté de chez nous.

C'était aussi l'occasion de voir ce que cette R5 a dans le ventre et nous familiariser avec les recharges hors de notre domicile.

Nous continuons nos visites ibériques, tout d'abord par Tudela aux portes des Bardenas.

Espagne – Pamplona – La Cathédrale Santa María la Real.

Cloitre Cathédrale Santa Maria la Real
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La Cathédrale Santa Maria La Real à Pamplona.

drapeau pamplona

Pamplona. (Pampelune).

Après Figueres, Les Bardenas et Tudela, nous voici à Pamplona, Pampelune en terre Basque. Rien que le nom de cette ville fait rêver.

Nous sommes toujours dans notre road trip avec la Renault 5 électrique qui nous donne beaucoup de satisfaction, ne serait ce que le coût au kilomètre en pleine crise du proche orient !

Nous arrivons à Pampelune en pleine fête des voisins (de ce que nous avons compris !) Une foule dingue dans la vieille ville et effectivement, nous voyons une table avec des convives en pleine rue.

La place devant la mairie est noire de monde et des enfants exécutent des danses traditionnelles et des chants.

Nous explorons l'ancienne ville et allons vers la cathédrale. Le billet d'entrée nous permet de visiter la cathédrale, le cloître ainsi que le musée. Nous voilà partis pour découvrir des splendeurs.

La Cathédrale Santa Maria La Real.

La Cathédrale a été construite entre les XIVe - XVe siècle sur les vestiges d’une église romane qui avait déjà de grandes dimensions. L’intérieur est de style gothique français. Achevé en 1472, son cloître est considéré comme l’un des plus beaux d’Europe.

La construction de l'actuelle cathédrale gothique fut motivée par l'effondrement soudain de l'ancienne cathédrale romane. Cette reconstruction devint un objectif majeur pour Charles III le Noble , Léonor de Trastamare et ses successeurs en raison de l'importance de l'édifice pour tous les évènements du royaume de Navarre.

Nous visiterons les retables, les stalles du chœur, la Vierge du XIIe siècle, le Santo Cristo d’Anchieta, le tombeau en albâtre de Charles III le Noble et de son épouse et la chapelle Barbazana, la plus ancienne dépendance du cloître, coiffée d’une voûte gothique octogonale.

Le Mausolée Royal.

Le Mausolée Royal est du XVe siècle.

Le Mausolée Royal et ses gisants. Carlos III le Noble, Rois de Navarre, et Léonore de Trastamare, son épouse.
C'est un Chef-d'œuvre exceptionnel de la sculpture européenne du XVéme siècle, il fut exécuté entre 1413 et 1419 par Jehan Lome de Tournai et ses collaborateurs.
L'ensemble des statues réalisées en albâtre comme le reste de l'ouvrage.
Une grille gothique, forgée en 1517 par Guillermo de Evernat, l'une des premières d'Espagne dans son genre, clôt le presbytérium et le chœur. Riche en sculptures, son dessin et son exécution sont d'un goût exquis.

La Vierge Noire à l'Enfant.

Très belle statue de La Vierge noire à l'Enfant. Elle serait une copie de celle de Montserrat du XIIe siècle, la plus connue dans toute l'Espagne.

La chapelle de San Martin.

L'ancienne chapelle de San Martin

Connue, aujourd'hui, sous le nom de Chapelle des Reliques. Elle abrite un retable baroque de 1643, réalisé par Mateo de Zabalía.

Au centre de ce retable se trouve un autre petit retable italien du XVIe siècle, composé de peintures sur cuivre. Le reliquaire des reliques de saint Innocent fut ajouté à sa partie inférieure en 1731.

Ce petit retable composé de panneaux de cuivre peints, occupe le centre. Les treize panneaux de cuivre sont dominés par une Vierge à l'Enfant. La partie supérieure du retable présente une toile rappelant la vénérable icône du XIIIe siècle de la Madonna del Popolo à Rome, bien que la version de la cathédrale diffère sensiblement par sa composition.

La Chapelle Saint-Jean-l'Évangéliste.

Cette chapelle fut fondée au XVe siècle. Elle abrite un retable du XVIe siècle, provenant d'Itoiz et ramené en 1929.

De style gothique, ses peintures présentent des caractéristiques Renaissance. Elles s'inscrivent dans la tradition picturale de l'époque aragonaise.

Les évangélistes sont représentés dans la prédelle. Sur le premier volet du retable, à gauche, sainte Eulalie apparaît avec un autre saint, et à droite, sainte Barbe et sainte Catherine.

Le second volet présente les images de saint Julien, saint Fermin, le Calvaire, saint Antoine et saint Barthélemy. Le portrait du saint patron est un relief moderne sans intérêt artistique particulier.

La Chapelle Saint-Jean-Baptiste.

Dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste se trouve un retable Renaissance de la deuxième décennie du XVIIe siècle, dédié au saint.

La nef centrale représente les vertus. Au-dessus, les principaux épisodes de la vie de saint Jean-Baptiste.

La chapelle sainte Christine.

Dans la chapelle de Santa Cristina se trouve le retable gothique du Christ de Caparroso, représentant les prophètes et une sculpture du Christ en croix, datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle.

Chaque prophète est représenté avec sa propre prophétie. La sculpture du Christ est caractéristique du gothique nord-européen.

Devant le retable est accrochée une toile du XVIIe siècle représentant saint François d'Assise et, sur le mur extérieur, une autre du XVIe siècle illustrant la Descente du Christ.

Une autre toile représente la Famille Sacrée dans la chapelle saint Joseph.

Le Cloître.

Nous sortons de la cathédrale et passons dans la galerie qui entoure le cloître. Au niveau de la porte entre cathédrale et cloître, la Statue de la Vierge du Bon Secours (XIVe).

C’est l’un des cloîtres les mieux conservés d’Europe. La construction du cloître commence en 1280 et se prolonge jusqu’en 1330. Il est de style gothique, un style qui se fait plus complexe au fur et à mesure que les travaux avancent.

Les peintures murales qui ornaient certains murs du cloître sont désormais conservées au Musée de Navarre. On peut notamment admirer une représentation de l' Arbre de Jessé du XIVe siècle.

Il y a des dépendances autour du cloître et nous visiterons la chapelle de Barbatzana puis le Musée.

La chapelle Barbatzana.

Sa construction se situe à la fin du XIIIe siècle. Actuellement, et depuis plusieurs siècles, elle sert de chapelle et abrite le tombeau de l'évêque Arnaldo Barbazán.

Elle est couverte d'une voûte en étoile à huit branches. La clé centrale est ornée d'un relief polychrome de la Vierge, et les ligatures et nervures sont reliés par huit petites clés. La voûte repose sur des corbeaux fixés au mur et représentant des animaux.

La chapelle Saint-Jésus-Christ.

La chapelle Saint- Jésus-Christ ou chapelle de Pedro de Roda. De style roman , datant de la fin du XIIe siècle , c'est l'un des plus anciens édifices encore conservés de la cathédrale romane d'origine.

Une superbe statue du Christ y est exposée.

Le Musée.

Nous passons dans le musée dont la scénographie est particulièrement soignée.

Si contre quelques objets, statues qui nous ont particulièrement marqués.

  • Une vierge assise à l'Enfant en albâtre partiellement polychrome du XIVe siècle.
  • Saint Obispo et Sainte Catherine, statues en bois polychrome du XIVe siècle.
  • Un pyxide polychrome.
  • Un mur de statues de la Vierge.

Un passage avec un agencement très contemporain pour se reposer, méditer, apprécier les lieux.

Puis un espace où sont exposées quelques vêtements de créateurs.

Nous ressortons de ces visites enchantés tant par la Cathédrale elle-même que par le cloître et le musée.

Puis nous rejoignons la foule dans les rues de Pamplona et trouvons un bar pour déguster une bonne bière accompagnée de tapas.

Espagne – Tudela – La Cathédrale Santa Maria.

La Cathédrale de  Tudela
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La Cathédrale Santa Maria de Tudela.

Drapeau Tudela

Les trois portes de la Cathédrale.

Nous nous sommes arrêté à Tudela pour trouver une chambre lors de notre escale pour visiter les Bardenas reales. Nous découvrons lors de la visite de cette ville cette Cathédrale médiévale complètement enclavée dans la vielle ville. Il nous sera bien difficile de faire des photos de l'extérieur de l'édifice manquant cruellement de recul.

La cathédrale de Tudela fut construite aux XIIe et XIIIe siècles sur les vestiges de l’ancienne grande mosquée du IXe siècle, elle témoigne de la transition culturelle après la reconquête chrétienne.

Initialement conçue comme une collégiale, elle fut élevée au rang de cathédrale en 1784 par le pape Pie VI à la demande de Charles III. Plus tard, en 1884, elle fut déclarée Monument National, consolidant ainsi son importance dans le patrimoine culturel espagnol.

La Cathédrale de Tudela associe des éléments romans à l’élégance du gothique, ce qui en fait un exemple remarquable de l’évolution architecturale médiévale.

En forme de croix latine, cette cathédrale est composée de trois nefs et d'une remarquable croisée du transept, entièrement gothique. Ses voûtes sont en croisée d'ogives, à l'exception des chapelles absidiales, où elles sont semi-cylindriques et de berceau brisé.

La cathédrale est surmontée d'une tour romane, située du côté du portail du Jugement, et de l'autre côté, d'une tour Renaissance en briques.

Le clocher principal actuel s'appelle la Nouvelle Tour. Construite dans le style Renaissance entre 1682 et 1697, elle remplaça une tour plus ancienne démolie en 1676.

La Nouvelle Tour se compose de trois parties : les deux premières, de plan carré, et la troisième, octogonale, culminant à 50 mètres de hauteur. La première partie est en pierre, les deux supérieures en brique . Elle était surmontée d'un chapiteau en bois recouvert de plomb , haut de 29 mètres , qui fut détruit par un spectaculaire incendie en 1747. Un toit simple fut alors ajouté à sa place.

La Cathédrale possède trois portails : le portail Santa María, situé au nord, celui du Portal ou des Peones situé au sud, et le principal, le portail du Jugement dernier (juicio final), de style protogothique. Ce dernier représente l'exécution de la sentence prononcée par l'Éternel.

Le Portail du Jugement Dernier, portail impressionnant, situé sur la façade occidentale, représente des scènes du Jugement Dernier avec un niveau de détail saisissant. C’est l’un des éléments les plus photographiés de la cathédrale. La représentation des pécheurs sur le Portail du Jugement Dernier comporte des détails uniques reflétant les croyances médiévales sur le châtiment divin. Ce site donne une excellente description de ce portail.

Maître-autel et retable Santa Maria.

Le Retable du Maître-Autel et les Stalles du Chœur.

Le Maître-Autel dominée par le retable principal de la cathédrale, de style gothique hispano-flamand , datant de la fin du XVe siècle (1487-1492), dont les créateurs sont Pedro Díaz de Oviedo et Diego del Águila.

Le retable, avec ses reliefs et ses dorures, est l’élément central du maître-autel, tandis que les stalles du chœur, de style gothique, se distinguent par leur design finement ciselé.

Santa María la Blanca.

À l’intérieur de la cathédrale se trouve la Vierge Blanche, une statue romane indépendante du XIIe siècle, haute de plus de 1,90 mètre.

Fendue en deux, on a retrouvé à l'intérieur des restes d'ossements et un tissu mozarabe rouge.

Elle se trouvait dans une niche du maître-autel, derrière le retable, et a été transportée dans cette chapelle après sa découverte.

Restaurée au XXIe siècle, elle a retrouvé sa couleur d'origine.

Chapelle Notre-Dame de l'Espérance.

C'est une chapelle carrée entourée d'une grille de style gothique-flamenco, contenant un retable gothique et le tombeau de Francés de Villaespesa, chancelier du royaume de Navarre, également de style gothique du XVe siècle .

Les Chapelles Santa Ana et du Saint Esprit.

Les chapelles dédiées à Sainte Anne, patronne de Tudela, et au Saint-Esprit sont de superbes exemples d’art baroque.

Leurs ornements et leurs détails sont de véritables chefs-d’œuvre.

La Chapelle Saint-Joachim.

La chapelle Saint-Joachim est semi-circulaire et elle abrite le retable de Sainte Catherine, , attribué à Juan de Levi, du XVe siècle.

La Chapelle Saint Martin.

La chapelle Saint-Martin qui abrite le retable éponyme.

Le cloître roman.

Le cloître roman est un espace paisible et harmonieux, soigneusement restauré pour préserver son essence d’origine. Il invite à la contemplation et à la tranquillité.

De plan rectangulaire, ses côtés Est et Ouest étant les plus longs, il présente des arcades en plein cintre, neuf sur les côtés les plus courts et douze sur les plus longs.

Certains auteurs suggèrent que les vestiges de l'église primitive de Santa María la Blanca s'y trouvent. On sait que des maisons furent données pour la construction du cloître en 1186.

Du côté Est du cloître, on accède à une chapelle mudéjare , l'École du Christ. Cette chapelle fut probablement construite au XIIIe siècle, bien que la décoration de ses structures en bois date du XVe siècle. Par son architecture et son décor, elle rappelle les synagogues médiévales , et certains pensent que la Grande Synagogue de Tudèle se trouvait peut-être à cet emplacement.

Les chapiteaux, ornés de scènes bibliques, religieuses et fantastiques, constituent l'élément central du cloître. Les 42 chapiteaux historiés du cloître présentent des similitudes avec ceux d'autres cloîtres de Navarre et d'Aragon, et certains d'entre eux sont dédiés au pèlerinage jacobéen, comme celui dédié à saint Jacques l'Apôtre lui-même :

  • Aile Nord : de la naissance de Jésus au lavement des pieds des apôtres (y compris la présentation de Jésus au Temple et divers miracles tels que la résurrection de Lazare , les noces de Cana , etc.).
  • Aile Est : suite de la vie de Jésus jusqu'au lieu de son Ascension.
  • Aile sud : de l’Assomption de la Vierge aux martyres des saints (saint Laurent, saint André, saint Jacques, saint Jean-Baptiste, etc.).
  • À la Maison-Blanche, entre autres thèmes : oiseaux et légumes entrelacés, musiciens, Saint Martin coupant son manteau, oiseaux de proie dévorant des lapins, parabole de l'homme riche et de Lazare, l'Annonciation, etc.

Le Musée.

La collection du musée de Tudela se compose de sculptures, de peintures, d'objets d'orfèvrerie, d'ornements liturgiques et de retables d'origine locale , abrités dans un bâtiment historique du XVIe siècle, ainsi que d'une sélection de découvertes archéologiques provenant de la région de Ribera en Navarre , allant de la préhistoire à la fin du Moyen Âge.

« Le Jugement Dernier ».
Huile sur panneau. XVIe siècle. École de Jérôme Bosch. Cathédrale de Tudèle

« Le Dernier Soupé ».
Huile sur panneau. XVIe siècle. Hôpital Notre-Dame de Grâce.

« Notre Dame de Mis Manos »
Bois plychrome. XIIIe siècle. Ermitage Notre Dame de Mis Manos.

« Biblia Kennicot »
Connue sous le nom de Bible de la Corogne, 1474, elle est l'un des manuscrits espagnols les plus somptueux. Calligraphié en écriture séfarade médiévale.

« San Luca »
Huile sur toile du XVe siècle.

« San Joachim »

Bois polychrome de Ramon Amadeu, période néoclassique.

Nous avons vraiment apprécié cette halte à Tudela et la surprise de découvrir cette Cathédrale, son cloître et le musée. Que de splendeurs! Nous continuons notre route vers l'Ouest à la découverte d'autres ville.

Malte – La Valette et les Trois Cités

malte la valette
drapeau de Malte

Malte - La Valette et les Trois Cités.

armoiries de malte

Situation Géographique :

Malte est un État insulaire d'Europe du Sud situé en mer Méditerranée, entre la Sicile et la Tunisie en Afrique du Nord.

Il est constitué d'un archipel situé à 80 kilomètres au sud de l'Italie, 284 kilomètres à l'est de la Tunisie et 333 kilomètres au nord de la Libye.

Les deux langues officielles sont le maltais et l'anglais.

La capitale du pays est La Valette.

Indépendante depuis 1964, constituée en république en 1974, membre de l'Union européenne depuis 2004, et fait parti de la zone euro depuis 2008.

L’archipel maltais de 316 km2 se compose de huit îles, dont quatre sont habitées : Malte, Gozo, Comino et l'île Manoel. Quatre autres sont inhabitées : Cominotto, Filfla, Filfoletta et les deux îles de Saint-Paul.

Géologie :

L'archipel maltais, situé entre la Sicile et la Tunisie, repose sur le plateau continental africain, il résulte du soulèvement des roches sédimentaires qui se sont formées sous l'eau.

Malte et Lampedusa sont les sommets émergés des bordures d'un rift. Malte est le sommet d'un bloc qui s'est incliné, au bord d'un rift continental et l'île de Lampedusa constitue une structure identique de l'autre côté de ce rift.

Les roches sont exclusivement sédimentaires. Cinq couches stratigraphiques se succèdent de haut (la plus jeune) en bas (la plus ancienne)

    • Calcaire corallien supérieur,
    • Grès de couleur jaune-vert (qui prend une couleur jaune-orangée à l'air),
    • Argile de couleur grise, située sous la couche de grès,
    • Calcaire tendre, de couleur dorée, contenant de très nombreux fossiles,
    • Calcaire corallien inférieur.

Arrivée à Malte.

Malte - La Valette - Le Palazzo Sant Ursula. Vue de la terrasse.

Nous prenons un vol direct de l'aéroport de Marseille vers celui de Malte situé sur la grande île. À notre arrivée, nous prenons un taxi jusqu'au centre de La Valette où nous avons retenu une chambre dans un ancien palais, le Palazzo Sant Ursula. Nous serons assez déçus par l'état de délabrement, de désordre et d'abandon des lieux, mais il est bien placé dans la vielle ville et nous nous en accommoderons. La vue de la terrasse supérieure est assez belle

Nous déposons nos sacs et valises et repartons explorer La Valette. Nous arrivons en pleine tempête, il fait assez froid et les orages sont fréquents. Nous ne nous attendions pas à ce temps très frais aussi proche de l'Afrique !

La Valette.

Nous allons jusqu'à la nouvelle porte d'entrée de la cité, d'un style très moderne qui s'intègre bien dans l'architecture ancienne, puis commençons à l'explorer entre deux averses.

En effet, le mauvais temps sévit sur tout le sud de la Méditerranée et nous ne nous attendions pas à avoir ces températures aussi fraîches. Nous explorons La Valette avec deux polaire et une veste imperméable.

Les terrasses de café et restaurants sont pourvues de chauffage et certains proposent des plaides à leur clientèle.

La Valette a été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1980.

Les remparts sont impressionnants par leurs dimensions, ils sont vraiment très épais.

Nous sommes étonnés de voir autant de bow-windows sur les façades des anciens bâtiments, ils sont apparus au cour du XVIIème siècle, se ne sont donc pas les britanniques qui les ont introduits

Nous allons jusqu'aux batteries pour voir l'autre rive du port et les trois cités en face.

Nous montons jusqu'à un roof-top et prenons quelques photos nocturnes mais il n'y a pas de place pour boire une bière.

Nous explorons la ville avant de rentrer dans notre palais, presque abandonné, mais très calme.

La Co-Cathédrale Saint John's.

La décollation de Saint Jean Baptiste du peintre Caravage dans la Co-Cathédrale Saint John's.

Ce matin nous partons tôt visiter la Saint John's Co-Cathédrale.

Dès notre entrée, nous nous précipitons vers l'oratoire de la chapelle des novices pour admirer « La Décollation de saint Jean-Baptiste » du peintre Caravage.

Le tableau, peint en 1608, fut commandé par le grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, pour être placé en retable dans l'oratoire Saint-Jean, chapelle des novices de l'ordre.

Il est probable que Caravage paya ainsi son accès au noviciat.

Le tableau ne quitta jamais son emplacement originel, destiné à l'éducation religieuse des novices, aux réunions des Chevaliers, mais aussi au secours spirituel des condamnés à mort.

La Co-Cathédrale, fût édifiée au XVIe siècle par les chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en suivant les plans de l'architecte militaire maltais Ġlormu Cassar.

Construite en calcaire maltais, l'extérieur de l'église présente un aspect austère.

Elle mesure 65 m de long pour 40 m de large. La nef principale d’une largeur de 15 m et d’une longueur de 53 m.

Le sol, tout de marbre, est complètement formé de cénotaphes, où sont représentés 405 chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Les plaques sont décorées de symboles héraldiques, de motifs religieux, de trophées militaires et de crânes.

C'est très beau et impressionnant.

Il y a huit chapelles, chacune représente une langue hospitalière. Les chapelles française, italienne et aragonaise, qui comptent les représentants les plus éminents de l’ordre, sont situées au plus près de l’autel.

Nous visitons tranquillement ensuite le reste de la Cathédrale, il n'y a pas encore trop de touristes.

L'ensemble est majestueux, richement ornementé, la croix à huit branches se retrouve partout.

Les fresques et peintures sont magnifiques. Nous faisons plusieurs fois le tour des chapelles pour nous imprégner des ses splendeurs.

Le palais des grands maîtres.

Malte Le Palais des Grands Maîtres

Le palais des grands maîtres de Malte est la première résidence officielle du fondateur de la capitale La Valette.

On y accède par la place Saint Georges et on débouche sur la cour du prince Alfred.

C’est un monument du XVIe siècle, d’abord utilisé en tant que résidence officielle des maîtres de l’ordre des chevaliers de Saint-Jean, il sert plus tard aux Britanniques qui y ont transféré leur pouvoir politique.

Aujourd’hui, ce palais abrite le Parlement de Malte et le bureau du président de la République.

Il a été agrandi par les grands maîtres successifs.

La cour du prince Alfred abrite une tour d'horloge, qui se dresse sur l'une des ailes du bâtiment depuis 1745.

L'horloge possède quatre disques rotatifs. L'un sert de cadran pour l'heure, tandis que les autres indiquent le jour, le mois et la phase de la lune .

Quatre figurines en bronze, représentant des esclaves de couleur en uniformes ottomans, frappent les heures avec de petits marteaux.

Nous visitons les salles d'apparat avec la salle des tapisseries, la salle à manger d'État, la salle de l'ambassadeur et la salle d'attente des pages.

Dans la salle à manger, on peut voir aux murs une série de photographies des présidents de la République élus de 1974 à nos jours.

Au rez-de-chaussée, une salle d’exposition sur les chevaux et une autre d'un artiste ayant reproduit la chapelle Sixtine en miniature.

La Basilique Notre Dame du Mont Carmel.

L'église dédiée à l'Annonciation, construite vers 1570 d'après des plans de Ġlormu Cassar au XVIIe siècle est cédée aux Carmélites.

Gravement endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, elle est reconstruite de 1958 à 1981.

Son dôme ovale haut de 42 m domine la ville et la coupole est plus haute que le clocher de la pro-cathédrale anglicane Saint-Paul qui se situe juste à proximité.

La Casa Rocca Piccola.

Nous partons ensuite visiter un palais, un vrai, un bien entretenu. La Casa Rocca Piccola.

Immersion dans une demeure remplie d’œuvres d'art mais aussi de souvenirs de famille. C'est magnifique et très vivant.

C'est le palais du XVIe siècle d'une famille noble maltaise. Nous entrons dans le jardin puis allons visiter les abris anti bombes au sous-sol.

Puis nous visitons quelques pièces du palais parmi les 50 qu'il compte. On peut admirer une collection de meubles, d'argenterie et de tableaux qui témoignent du riche patrimoine esthétique de Malte.

Et bien sûr de nombreux portraits des membres de la famille, les barons de Budach et marquis de Piro.

(Si vous souhaitez en découvrir plus, le site du palais https://casaroccapiccola.com/)

Je suis un peu dur avec notre propriétaire du palais abandonné ! Nous en verrons de nombreux complètement désertés dans La Valette. Certainement que les moyens conséquents manquent pour restaurer toutes ces splendeurs.

Nous continuons à parcourir les rues dans La Valette jusqu'au soir.

La jolie fontaine de l'Aigle sur la place Saint-Jean en sortant du Palais des Grands Maîtres, l'auberge de Castille vers le bastion.

En fin de journée, superbe coucher de soleil. Les nuages d'orage se sont embrasés donnant un spectacle magnifique au-dessus des Trois Cités.

Enfin, le clocher de l'église anglicane et le dôme de la basilique illuminés dans le ciel nocturne.

Les Trois-Cités.

Malte, les trois cités, vue du fort st Angelo.

L'Église Saint-Laurent de Birgu.

Aujourd'hui nous prenons un bateau pour aller sur les rives face à La Valette, dans les Trois-Cités.

De notre «palais», nous nous rendons à l'embarcadère sur le quai en passant par la porte Victoria. Les immeubles en front de mer sont superbes.

Le bateau traverse le port de plaisance entre Isla et Birgu pour accoster à Bormla où nous prenons un café avant d'explorer les lieux.

 

Nous commençons nos visites par l'Église Saint-Laurent de Birgu où les congrégations préparent les processions de la semaine de Pâques.

Les chars avec les statues grandeur nature sont très impressionnant de réalisme.

Ce sont des fêtes très importantes à Malte, dans toute la ville les congrégations se réunissent, affichant des drapeau en façade.

Le Fort Saint-Angelo.

Puis nous allons visiter le Fort Saint-Angelo à l'extrémité de Birgu.

Il nous permet d'avoir une superbe vue sur les Trois Cités qui nous entourent, mais aussi sur La Valette de l'autre côté de la passe.

Dans l'enceinte même du fort, une jolie chapelle et une habitation luxueuse, le palace du Magistrat.

Nous voyons aussi les énormes bateaux de croisière, dans le port de La Valette, qui déversent quelques milliers de touristes chaque jour.

Et dans le port de Birgu, les yachts luxueux aux dimensions impressionnantes.

Birgu et Isla.

Malte les Trois Cités Isla. le Fort Saint-Angelo à l'extrémité de Birgu.

Le temps se dégrade, il pleut de plus en plus fort et nous en profitons pour aller déjeuner. Nous trouvons un restaurant bien placé sous des arcades

Après déjeuner, la pluie s'est calmée et nous visitons les vieilles ruelles de Birgu, une habitation dont le propriétaire nous commente la visite, puis nous passons côté Isla en longeant le port jusqu'au bout de la presqu'île. Superbe vue sur le Fort St Angelo mais aussi sur La valette.

 

Puis nous retournons à l'embarcadère prendre le ferry qui nous ramène à La Valette.

Passage par la Co-Cathédrale où il y a une messe. Dans les rues, les croix de Malte illuminées se retrouvent un peu partout.

Malte La Valette. Les Trois Cités illuminées vues du bastion.

Le lendemain, nous quittons La Valette, passons par l'aéroport récupérer la voiture de location et partons à la découverte du reste de Malte en rayonnant depuis Siggiewi, un petit village proche de l'aéroport.