Herdubreid

Herðubreið

Le volcan Herdubreid, Herðubreið en islandais .

La dernière éruption de l’ Herdubreid a pris fin il y a environ 10 000 ans.

Le volcan Herðubreið se situe dans le nord-est des Hautes Terres d'Islande qui occupent le centre du pays, entouré au sud-est par la caldeira de l'Askja, au nord-ouest par la montagne Braedrafell, au nord-est par le Herðubreiðarlindir, une oasis s'étirant le long de la rivière Jökulsá á Fjöllum, et au sud par le volcan Herðubreiðartögl.

Culminant à 1 682 mètres d'altitude et à environ 1 000 mètres au-dessus des terres environnantes, le volcan est un tuya ceinturé en totalité par des falaises délimitant un plateau sommital sur lequel repose un cône volcanique d'environ 200 mètres de hauteur.

Le Herðubreið s'élève au centre du désert Ódáðahraun, en français « Désert des Crimes », formé par l'assèchement de l'air qui passe au-dessus du glacier Vatnajökull situé au sud et nommé ainsi car des criminels autrefois rejetés par la société y élisaient domicile.

Le Herðubreið est un tuya, une montagne à plateau sommital, formé par l'empilement successif de lave et de téphra au cours d'éruptions sous-glaciaires lors de la dernière glaciation de Würm.

Le volcanisme dans la région débuta au cours de la période interglaciaire d'Eem, il y a 120 000 ans, avec le début de la formation du Herðubreiðartögl mais ce n'est qu'il y a 20 000 ans que le Herðubreið naît au fond d'un lac glaciaire de 300 mètres de profondeur entouré par un inlandsis.

La base du volcan composée de laves en coussins, de hyaloclastites puis de coulées de lave aériennes se met en place jusqu'à il y a 10 700 ans lorsque le lac glaciaire laisse place à l'inlandsis qui recouvre entièrement l'Herðubreið.

Les éruptions sous-marines et phréatiques laissent alors place à des éruptions sous-glaciaires au cours desquelles d'autres laves en coussin et hyaloclastites recouvrent de manière incomplète la base du volcan en prenant la forme d'un cylindre délimité par la glace de l'inlandsis, donnant alors naissance à la falaise circulaire ceinturant la montagne.

À partir d'il y a 10 200 ans et pendant 200 ans, les éruptions percent la glace de l'inlandsis et mettent en place le cône sommital du Herðubreið formé de coulées de lave aériennes.

À partir d'il y a 10 000 ans, l'activité volcanique cesse sur le Herðubreið en même temps que les glaces se retirent, mettant alors à jour un tuya intact car n'ayant pas été érodé par les glaciers.

La sismicité de la zone reste néanmoins importante bien que la magnitude dépasse rarement plus de 3.

Vue satellite du volcan Herðubreið.

Des criminels rejetés par la société islandaise ont autrefois élu domicile dans la vaste plaine qui s'étend aux pieds du Herðubreið, donnant alors son nom au désert Ódádahraun, en français « Désert des Crimes ».

En raison des falaises friables ceinturant en totalité la montagne, elle ne fut gravie pour la première fois qu'en 1908.

La Jordanie

Jordanie, désert du Wadi Rum.

Voyage en Jordanie en novembre 2018.

Par un vol AlItalia, nous atterrissons en Jordanie à 2 heures du matin (dur dur les voyages !!!).

Transfert dans un hôtel réservé pour finir notre nuit puis retour à l’aéroport le lendemain  pour prendre possession de notre voiture de location.

Direction le sud, par la route du Roi, nous partons visiter la réserve de Dana.

Mais la route est longue, parsemée de paysages somptueux et nous nous arrêterons souvent pour admirer le paysage.

Jordanie, notre voiture de location.

Premier arrêt visiter la forteresse de Makawir.

Nous arrivons sur ce site archéologique qui ne présente que peu de ruines.

Deux colonnes encore debout, des murs, une citerne … Mais l’intérêt est la vue exceptionnelle sur la mer Morte que l’on voit miroiter au loin dans le soleil couchant.

le Wadi mujib.

Nous continuons notre route et passons par le Wadi mujib, profond et spectaculaire canyon. La route plonge de 800 m d’altitude jusqu’à un barrage à 200 m d’altitude.

Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.

Nous verrons quelques barrages tout le long de notre route en Jordanie. Ils sont essentiels pour l’agriculture dans ce pays désertique. L’arrosage se fait par du goutte à goutte pour économiser l’eau.

Quelques campements de Bédouins sur notre route.

En chemin, des vestiges d’un ancien volcan et d’une belle coulée basaltique. Nous sommes dans le rift, la zone de fracture qui remonte la mer Rouge jusqu’en Jordanie. Cette région est située entre trois plaques tectoniques. Les plaques africaine, arabique et euro-asiatique.

Nous trouverons un hôtel bien situé  sur les hauteurs, en bordure du canyon. Nous y arrivons de nuit, pas de vue mais une bonne bière pour l’apéro et un accueil sympathique.

Le lendemain, nous reprenons la route et finirons par arriver à Dana.

Dana était au départ un petit village particulièrement bien situé car cinq sources l’alimentaient. Les habitants ont longtemps vécu en quasi autarcie grâce à l’élevage et les cultures sur de bonnes terres irriguées par ces sources.

Réserve naturelle de dana.

Dans les années 1970, une cimenterie s’installe au niveau du plateau et peu à peu le village se vide de ses habitants au profit d’une nouvelle petite ville à proximité de ce nouvel employeur. Mais les conditions de subsistance, tant matérielle que psychologiques, s’étaient appauvries.

Plusieurs projets de réhabilitation du vieux village virent le jour.

Ce village, situé sur un éperon rocheux, était un site propice au tourisme. Quelques hôtels ont ouvert proposant des produits artisanaux. La poterie, broderie, culture et conditionnement des plantes médicinales sont de nouveau enseignées et transmises. Cela assure un revenu aux habitants de cette région. Le village a été réhabilité, quelques maisons ont été reconstruites offrant des hébergements pour le tourisme. Certes il y a encore beaucoup à faire mais le lieu est accueillant et agréable.

Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.

L’éperon rocheux, sur lequel est installé Dana, domine une vallée qui se poursuit jusqu’aux plaines de la mer Morte. C’est un véritable havre de paix hors des grands centres touristiques.

Nous y arrivons en fin d’après-midi et trouvons rapidement un hôtel pour deux nuits. Une bonne bière en terrasse avec une très belle vue sur la vallée au soleil couchant puis repas à l’hôtel.

Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.

Tôt le matin, nous nous mettons en marche pour descendre dans la vallée.

Le plateau se situe à  1500 m d’altitude et le village à 1 300 m. Une réserve naturelle a été créée dans cette région incluant la vallée de Dana et nous décidons d’aller voir cette nature préservée.

Bien sûr, la descente ne comporte pas de difficulté, le sentier est bien tracé et nous cheminons à la fraîcheur matinale.

La caractéristique principale de ce paysage est qu’il débute en altitude (1 500 m) pour finir dans la plaine de la mer Morte à –400 m au-dessous du niveau des océans. La flore va changer tout le long de cette descente vertigineuse. De méditerranéenne, elle passe à désertique.

 

La vallée est taillée dans un grès très coloré et érodé comportant des motifs qu’on pourrait croire sculptés par la main de l’homme.

Nous rencontrons quelques bergers avec leur troupeau de chèvres et de brebis, mais dans l’ensemble il n’y a pas grand monde.

 

Nous continuerons notre chemin en espérant arriver en vue de la plaine, mais une colline en cachant une autre, au bout de 4 heures nous décidons de rebrousser chemin. Nous sommes tout de même arrivés à une altitude de 400 m en étant partis de 1 200 m.

Une grosse pause déjeuné pour reprendre des forces et nous remontons vers le village. En chemin nous croiserons plusieurs groupes accompagnés de leur guide dont un nous souhaitera « bon courage » pour la remontée.

En effet, nous sommes en plein après-midi et la chaleur commence à être assez forte. Nous serons dans la fournaise pour la partie la plus pentue qui remonte au village et finirons nos réserves d’eau un peu avant d’arriver.

Très belle balade dans cette région aride où la roche est vraiment somptueuse, la nature préservée et la quiétude immense.

C’est là que j’apprécie le plus les « vacances », du calme, de la sérénité, de l’espace.

Nuit dans le même hôtel pour repartir le lendemain.

 

Nous reprenons la route du Roi, direction Pétra. Nous sommes toujours en altitude au niveau du plateau avec des paysages désertiques à perte de vue. Le matin, il y a un peu de brume, mais elle se lève rapidement et nous ne voyons qu’occasionnellement la plaine de la mer Morte. Toujours le même type de roche, un grès érodé, souvent rouge ou jaune qui donne de superbes paysages.

Forteresse de Shawbak.

Rencontre de quelques bergers accompagnant leur troupeau de chèvres et de brebis et qui nous saluent au passage.

Sur notre route, nous passons par la forteresse de Chawbak. Celle-ci est beaucoup mieux conservée que la première. Nous montons pour la visiter. Nous avons acheté avant de partir un « Jordan Pass » qui nous donne accès aux sites jordaniens sans en payer l’entrée. L’entrée des sites archéologiques jordaniens est assez onéreuse et ce pass nous fait faire de substantielles économies car nous en visiterons pas mal tout au long de notre séjour.

La forteresse de Chawbak est assez bien restaurée, nombreuses salles voûtées, arches gothiques, souterrains, le tout construit dans cette pierre aux couleurs chaudes. Nous ferons pas mal de photos. De ce promontoire, nous avons une superbe vue sur le Wadi Araba avec au loin un champ d’immenses éoliennes.

Jordanie, la forteresse de Shawbak.

Construite par Baudouin 1er, roi de Jérusalem et à la tête des croisés. Les inscriptions en arabe sur les façades sont de Saladin.

Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.

Nous continuons notre route et finissons par arriver à Petra pour le déjeuner. Installation à l’hôtel puis nous partons pour quelques visites afin de se mettre dans l’ambiance.

Il est trop tard pour visiter le site principal et décidons d’aller visiter « Little Pétra » pour avoir un avant-goût de ce que nous découvrirons demain.

Little Petra.

Jordanie, Little Pétra.

Le site de Little Pétra est assez petit et quand nous arrivons la plupart des touristes en sortent.

Nous cheminons dans un canyon, appelé Siq, qui débouche sur un tombeau. Nous continuerons dans le canyon qui devient très étroit, mais il est tard et nous n’irons pas plus loin.

Il faut un guide pour explorer la suite du site car il est facile de s’y perdre. Bel aperçu de ce qui nous attend demain.

Site archéologique de Petra.

Aujourd’hui, visite de Pétra.

Nous nous levons tôt pour être dans les premiers sur ce site mythique. Dès l’entrée, nous ne voyons pas trop de touristes et les barrières passées nous accélérons le pas pour dépasser ceux qui lambinent en cours de route. Ici aussi le canyon est appelé Siq. C’est une profonde gorge qui coupe le massif de grès et qui par endroit est tantôt large, tantôt très étroit.

Je remarque de part et d’autre des rigoles creusées dans la paroi qui servaient à l’alimentation en eau de la ville.

On presse le pas pour arriver dans les premiers.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.

Quelques calèches, tirées par des chevaux, passent avec les touristes qui ne veulent pas marcher. A un moment le Siq se resserre et on aperçoit entre les deux parois le Trésor.

On débouche alors sur une esplanade face à ce monument d’une extrême beauté.

Nous avons bien fait de presser le pas car il y a peu de touristes et l’esplanade est assez dégagée pour faire des photos sans personne dessus. Nous restons un bon moment à contempler cette merveille puis reprenons notre chemin pour grimper en hauteur juste en face du Trésor et attendre que le soleil se lève et éclaire la façade.

Le site de Pétra est rempli de marchands en tout genre. Vente de bibelots, souvenirs, étoffe mais aussi de boissons. Nous nous installerons face au Trésor, un café oriental à la cardamome à observer la façade qui s’éclaire petit à petit.

Nous passerons la journée entière à la découverte du site. Les tombeaux nabatéens, les édifices construits par les romains et ceux édifiés par les byzantins. C’est un site très riche et qui n’a pas été encore totalement fouillé. Mais il est immense et une journée ne suffira pas pour tout voir, tout explorer. Une bonne paire de chaussures est nécessaire car qu’est-ce qu’on peut marcher à Pétra, surtout accompagné de Ludo qui s’émerveille à chaque détour du chemin et veut tout voir.

Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.
Un spectacle son et lumières bien décevant.

Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après-midi, dînons et retournons sur le site pour un spectacle son et lumière. Pour l’occasion le Siq a été illuminé par des lampions tout le long jusqu’au Trésor et l’esplanade qui lui fait face est illuminées elle aussi. C’est très esthétique, mystérieux mais les touristes affluent, l’organisation laisse à désirer et c’est un peu la pagaille. Les nouveaux arrivant ne sachant pas trop où se placer, il n’y a pas assez de nattes pour que tout le monde puisse s’asseoir … finalement la musique commence par un Bédouin jouant de la flûte suivi d’un autre jouant d’un instrument à corde et quand la musique s’arrête un Bédouin entame un discours fleuve qui aura raison de notre patience.

Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique

Nous quitterons les lieux assez déçus par le manque d’organisation et la pauvreté du spectacle. Nous aurions dû faire confiance au Guide du Routard qui ne recommandait pas ce spectacle !

Nous passerons une journée de plus le lendemain pour visiter plus en détails le site. Sortir des sentiers remplis de touristes pour se perdre dans les méandres des canyons, monter sur les reliefs pour avoir une belle vue sur l’ensemble du site de Pétra et voir d’autres monuments non visités la veille. Nous irons ainsi voir le « Monastère » la « Pierre du sacrifice » et finirons par nous retrouver seuls dans des coins reculés où nous rencontrerons quelques Bédouins qui y vivent.(9)

Le site de Pétra est immense, mais vaut vraiment la peine d’être exploré car nombres de merveilles sont à l’écart et peu de touristes s’aventurent loin des chemins principaux.

La roche à Pétra est de toute beauté, à elle seule c’est tout un spectacle et on la découvre en rentrant dans les tombeaux creusé à même la paroi rocheuse.

Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.

Troisième et dernier jour à Pétra. Nous décidons de passé par une autre entrée, mais pas vraiment pratique et en plein soleil. Nous finissons quelques visites et notamment cette église byzantine avec quatre colonnes en pierre bleue et de jolies mosaïques.

Quelques jours dans le désert du Wadi Rum.

Nous reprenons la route pour descendre encore plus au sud, jusqu’au désert du Wadi Rum que nous atteignons en fin d’après-midi.

Nous avons rendez-vous à 18 heures avec notre contact de Bédouin Friends. Une fois les présentations faites, nous partons en 4x4, passons par l’agence où Anne nous attend et filons vers notre premier campement. Nous serons en compagnie d’un couple de français bien sympathique.

Arrivés au campement, nous retrouvons deux autres couples de français que nous avions rencontrés à Pétra. S’ensuit une soirée très agréable, nos chauffeur et guide jouerons de cette guitare traditionnelle en chantant et de notre côté nous discutons entre nous des voyages et de la Jordanie.

Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.

Nuit à la belle étoile, bien installé sur de bons matelas et sous de bonne couverture.

Quel bonheur de se réveiller dans le silence du désert, le calme, la quiétude, le soleil encore bas sur l’horizon donne une couleur fantastique au paysage désertique. Ludo se lève et part explorer les alentours de notre campement et je fini par faire de même en attendant que les autres sortent des bras de Morphée.

Les deux couples nous quittent après le petit déjeuné et nous partons avec Sélam faire une belle balade dans le désert.

Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.

Durant nos trois jours dans le désert, nous alternerons les balades en compagnie de Sélam et les virés sur le toit du 4X4 piloté par Ahmed qui peu à peu nous emmènent vers le sud du Wadi Rum.

Durant les balades, j’aurais du mal à arracher mon regard du sol à la recherche de belles pierres, fleurs, plantes, traces d’animaux. Le désert est vraiment très riche, il y a énormément de choses à observer, un régal. Mais il faut aussi lever les yeux et apprécier ces paysages de rêve.

De notre perchoir, nous avons le sentiment d’être les rois du Wadi Rum et surtout nous avons une vue extraordinaire sur le désert. Ahmed et Sélam nous taquinent en sortant du 4X4 qui roule lentement seul sur la piste.

Les paysages sont somptueux, parmi les plus beaux que je n’ai jamais vus et surtout dans le sud, vers la frontière avec l’Arabie Saoudite.

Avec Bédouin Friends, nous sommes allés loin des zones trop touristiques, des campements fixes où les touristes s’entassent. Nous avons bivouaqué dans des lieux isolés où il n’y avait que nous et toujours des lieux somptueux.

La nuit venue, quelques essais de photos en compagnie de François et Yzza. Nous avons réalisés quelques beaux clichés, beaucoup de ratés mais il faut bien apprendre.

Trois nuits, trois couchers et autant de levers de soleil dans la joie et bonne humeur et la quiétude du désert. Expérience unique et il sera difficile de trouver mieux.

Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.

 

Merci Anne, qui organise TOUT et est débordée, Sélam pour tes belles balades et Ahmed pour ton humour et ta musique.

Au soir du troisième jour, Ahmed nous raccompagne sur le parking du départ et nous le remercions chaleureusement.

Nous trouvons finalement un Resort pour passer la nuit et repartons le lendemain pour remonter vers le nord cette fois.

Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.

La mer Morte.

Nous allons vers le mer Morte pour une petite baignade. Difficile de trouver un coin où se baigner sans payer une fortune. Toute la côte est envahie de complexes luxueux  qui proposent des baignades à 40 dinars (50 €) minimum et nous finirons par le complexe gouvernemental où l’on paiera 20 dinars par personne. Le complexe est tout en travaux, tout est déglingué mais il y a une douche et on se change pour une baignade surprenante.

L’eau de la mer Morte contient dix fois plus de sel que le reste des océans et cette eau très dense nous porte, on flotte vraiment beaucoup. Expérience surprenante ! Mais il ne faut surtout pas boire la tasse car cela peut être dangereux voire mortel, on ne peut pas non plus y rester trop longtemps car on risque la déshydratation.

Nous y restons une petite demi-heure en tout puis repartons.

Nous remontons des plaines de la mer Morte jusqu’à Madaba où nous trouvons un hôtel.

Jordanie, ville de Madaba.

Site antique de Jesrah.

Le lendemain nous partons pour le nord du pays, jusqu’à Jerash, pour visiter la cité antique.

Cité antique de Jearsh.
Très beau site antique.

Très belle cité romaine bien préservée et les fouilles ont mis à jours des merveilles. Nous y passerons la journée puis repartons en passant par la forteresse d’Ajlun. Là encore un très beau monument bien restauré avec de très belles salles voûtées. Cet édifice construit pour contrer les croisés se situe sur une colline qui domine toute la vallée.

Forteresse d'Ajlun.

Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Jordanie. Thé à la menthe, café à la cardamome ...

Nous reprenons la route pour rentrer sur Madaba et retrouver notre petit hôtel bien simple mais terriblement sympathique. Jolie petit ville que Madaba avec une communauté chrétienne que nous fréquenterons assidument car on y sert de la bière !

Dernier jour en Jordanie. Etant à Madaba, nous partons pour le mont Nébo visiter le mémorial de Moïse avec ses somptueuses mosaïques, la vue sur la mer Morte est superbe d’autant qu’il a plu toute la nuit et ce matin le ciel est dégagé et il y a peu de brume (par rapport aux autres jours !)

En Jordanie, le vendredi est comparable au dimanche chez nous, tout est fermé ! Dans la nuit de jeudi à vendredi, nous sommes passés à l’heure d’hivers, du coup plus de décalage horaire.

Nous avons choisi de rester à Madaba car très proche de l’aéroport. Le vol étant programmé à 3 heures du matin, nous aurons attendu de longues heures avant de décoller.

Je garderais un excellent souvenir de ce voyage en Jordanie, Pétra, le désert en général et cette région du Wadi Rum en particulier, la population accueillante et ces trois jours en immersion complète dans le désert.

 

Nous vous recommandons Bédouin Friends pour visiter le Wadi Rum en contactant Anne (wadirumbedouinfriends@gmail.com )

Le Mont sacré du Kailash au Tibet.

Le Mont sacré du Kailash au Tibet.

Le Mont Kailash, centre de l'Univers.

Cette montagne sacrée culmine à 6 638 m et fait partie de la chaine de Gangdise ou Transhimalaya. Certains fleuves majeurs d’Asie prennent leur source à proximité de ce mont, l'Indus, le Sutlej, le Brahmapoutre et la Karnali un affluent du Gange.

Cette montagne est tenue pour sacrée par les pratiquants de quatre des grandes religions asiatiques: les hindous, les jaïns, les bouddhistes et les bönpos. Elle correspondrait au mythique Mont Meru, le Centre du Monde dans les mythologies persane, bouddhique, jaïne et surtout hindoue.

Dans l’hindouisme, il est traditionnellement reconnu comme la demeure de Shiva, qui y résidait avec sa déesse épouse Parvati et leurs enfants, Ganesha et Kartikeya. Le mot Kailash signifie cristal en hindi.

Selon les écritures jaïns, Ashtapada, la montagne à côté du mont Kailash, est le site où le premier Jain Tirthankara, Rishabhadeva, atteignit moksha (libération). Dans le jaïnisme, la montagne est connue sous le nom d' Ashtapada.

Dans le bouddhisme, Thangka représentant le mont Kailash. Le mont Kailash (Kailasa) est connu sous le nom de mont Meru dans les textes bouddhistes. Il est au cœur de sa cosmologie et un lieu de pèlerinage majeur pour certaines traditions bouddhistes.

Les bouddhistes Vajrayana croient que le mont Kailash est le foyer du bouddha Cakrasaṃvara (également connu sous le nom de Demchok), qui représente la félicité suprême.

Les Tibétains l'appellent Ghang Rimpoche ou Khang Ripoche qui signifie précieux joyau de neige.

Pour les Böns, une religion originaire du Tibet, soutiennent que toute la région mystique et Kailash, qu'ils appellent la « montagne à croix gammée de neuf étages », est l' axe mundi , Tagzig Olmo Lung Ring .

Cette montagne n'a jamais été gravie à cause de sa sacralité.

Faire le tour de cette montagne constitue la Kora du Mont Kailash, un des pèlerinages le plus important dans la vie des croyants. Je vous invite à découvrir notre Kora sur cet article.

Le mont Kailash est entouré de deux lacs immenses, les lacs Manasarovar et Rakshastal, tous deux situés au-dessus de 4 500 mètres. Ces lacs sont eux aussi sacrés et une Kora peut être effectuée autour du lac Manasarovar.

Du point de vue géologique, le mont Kailash est constitué de roches métamorphiques reposant sur un socle granitique.

Les roches du mont Kailash sont issues de calcaires marins déposés avant la subduction de la croûte océanique de l’océan Téthys.

Les quatre bords du mont Kailash correspondent presque exactement aux principaux points cardinaux, et les fissures sur son côté sud ont la forme d'une croix gammée, symbole bouddhiste de force spirituelle.

Nous avons pu apprécier la beauté du Mont Kailash lors de la Kora que nous avons faite en 2010. Lorsque nous marchions dans les vallées qui entourent le mont, nous sentions sa présence bienveillante entourés de tous ces pèlerins venus, eux aussi, pour l’honorer. Ce fut le « voyage d’une vie ».

Half Dôme, Yosemite National Parc.

Yosemite National Parc.

Le Half Dôme.

Half Dôme.

C’est un dôme granitique (granodiorite) situé à l’extrémité est de la vallée de Yosemite dans le parc national du même nom en Californie.

Le sommet se situe à plus de 1 440 mètres au-dessus du niveau de la vallée, à 2 693 mètres d'altitude.

Les Amérindiens appelaient le Half Dôme Tis-sa-ack, ce qui signifie « la roche fendue ».

Le Half Dôme est un excellent exemple de dôme d'exfoliation. Ses formes arrondies près du sommet ont été créées par desquamation. Ces reliefs granitiques ont été façonnés par les glaciations.

Des glaciations répétées pendant des millions d'années ont donné lieu à une concentration de caractéristiques paysagères particulières, dont des falaises escarpées, des dômes et des chutes d'eau vertigineuses.

La topographie glaciaire est exceptionnelle, notamment la spectaculaire Vallée de Yosemite, encaissement glaciaire d'un kilomètre de profondeur, creusée dans le glacier, avec des parois de granit massif et diaphane.

Half Dôme.
Half Dôme.
Half Dôme.

C’est le vestige d'une chambre magmatique qui s'est refroidie lentement et a cristallisé des milliers de mètres sous la surface de la Terre. Ce volcanisme est dû à la subduction de la plaque pacifique sous la plaque nord-américaine.

La chambre magmatique solidifiée - appelée pluton - a ensuite été exposée par soulèvement et érosion de la roche sus-jacente.

Au fur et à mesure que la roche sus-jacente s'érodait, la pression de confinement sur le pluton a été supprimée et un type d'altération appelé exfoliation a lentement créé l'apparence plus arrondie du dôme.

En même temps, les intempéries le long des joints verticaux ont créé la face nord-ouest abrupte.

La glaciation ultérieure a continué le processus en creusant et en arrachant la roche de la face déjà escarpée.

Les processus d'altération se poursuivent à ce jour, comme le montrent les nombreuses chutes de pierres qui se produisent dans la vallée de Yosemite.

Half Dôme.
Half Dôme.
Half Dôme.

Il ne fut probablement jamais un dôme complet et rond. Quand le Half Dôme s’est formé, il avait déjà des fractures dans le granite. L’eau s’inflitra dans les fractures et gela, cassant la roche.

Des glaciers érodèrent la base du dôme. Finalement, environ 20 % du dôme fut emporté par le glacier Tenaya, laissant derrière lui une paroi presque verticale.

L'impression du fond de la vallée qu'il s'agit d'un dôme rond qui a perdu sa moitié nord-ouest n'est qu'une illusion.

À partir de Washburn Point, Half Dôme peut être vu comme une fine crête de roche, une arête, orientée nord-est-sud-ouest, avec son côté sud-est presque aussi raide que son côté nord-ouest, à l'exception du sommet.

Half Dôme.

Jusque dans les années 1870, les gens considéraient que le Half Dôme ne pouvait être grimpé.

De nos jours, des milliers de randonneurs atteignent le sommet chaque année par la « voie normale avec les câbles ».

Un itinéraire qui part du fond de la vallée et fait 13,5 kilomètres pour 1 500 mètres de dénivelé positif, avec une difficulté de « randonnée alpine ». Les derniers 200 mètres d'ascension sont une dalle très inclinée (30°) équipée de câbles métalliques (posés en 1919).

Half Dôme.

Nous avons découvert le National Yosemite Parc lors d’un grand voyage en Californie. Nous sommes entrés dans ce parc en passant par le tunnel View, très impressionnant à traverser. Le parc en juillet était très fréquenté et nous avons eu du mal à trouver un hébergement pas trop loin de l’entrée. Lors de ce grand voyage, nous avons visité Death Vlaley, Joshua Tree National Parc, Bodie, Mojave National Preserve, Palm Springs, Los Angeles et San Fransisco.

Très bonne ambiance lors de nos voyages aux US, les parcs sont calmes et sécurisés, les touristes sont respectueux des lieux et de très nombreuses balades sont proposées par les rangers des centres d’information. Tout est fait pour que vous passiez un excellent séjour dans une nature préservée.

Le monolithe d’Uluru.

Australie.

Uluru, la montagne sacrée du peuple Anagu.

Uluru.

Connu aussi sous le nom d’Ayers Rock, il culmine à 862,5 m d’altitude. Il s’élève à 348 m au-dessus de la plaine sableuse fait 3,6 km de long et 1,9 km de large et fait 9,4 km de circonférence.

Il couvre 3,33 km2 et s’étant sur plusieurs kilomètres dans le sous-sol. Il serait relié à l’autre formation, Kata Tjuta distante de quelques kilomètres.

Il est pratiquement au centre du continent australien (très proche du centre géographique).

Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au travers du parc national d'Uluṟu-Kata Tjuṯa dont il est, avec les Kata Tjuṯa (aussi connus sous le nom de monts Olga), l'une des formations emblématiques.

Uluru.

Du point de vue géologique, ce n’est pas un monolithe mais une formation rocheuse qui émerge grâce à l’érosion. Cette formation serait reliée à Kata Tjuta, située à quelques kilomètres d’Uluru, selon une structure synclinale.

Il est constitué d’arkose, un grès feldspathique, d’une grande homogénéité et de la quasi absence de fracture faisant que cette roche ne s’érode pas en formant des blocs qui se détachent et finissent en éboulis à ses pieds.

Le grès qui le constitue provient d’une érosion rapide de granites et est de couleur grise en profondeur. Ces grès contenant des particules d’oxyde de fer, leur oxydation en surface donne cette coloration rouille, brun-rouge caractéristique qui vire au violet au coucher du soleil.

Uluru.

Les strates composant Uluru sont quasiment à la verticale, les mouvements tectoniques ayant redressé les vestiges d’une plaine sédimentaire. Entre novembre et mars, de violents orages s’abattent sur Ulura formant des cascades qui dévalent le rock en empruntant les failles et rigoles formées par l’érosion.

Etant dans un désert, les températures peuvent varier de façon extrême. -8°C certaines nuits d’hivers et jusqu’à 48°C au plus fort de l’été en pleine journée. La température moyenne quotidienne maximale est de 38°C.

Uluru.

Les aborigènes d’Australie attribuent des pouvoirs à ce rock et selon la mythologie du « Temps du rêve », ce rocher est un des  chemins parcourus par les ancêtres lors de la formation du monde.

De nombreuses peintures rupestres relatent cette mythologie. On en retrouve à Uluru et ses environs.

Lors de notre visite, on pouvait encore le gravir mais les aborigènes n’approuvant pas cela, nous nous étions abstenus de le faire.

Désormais l’ascension est interdite par respect pour les croyances aborigènes.

Uluru.

En 1985, la propriété du parc a été remise à ses propriétaires d’origine, les Anangus. Deux ans plus tard, Uluru est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco puis au patrimoine culturel en 1994.

 

Nous avons vraiment un superbe souvenir de notre visite d'Uluru mais aussi Kata Tjuṯa et ses environs. Le « monolithe » est très impressionnant, seul dans le désert, on le voit de très loin. On a bien sûr fait le tour en découvrant chaque recoin (dont certains sont interdits) petites cascades, bassins et le désert qui nous entoure, immense, sec et pas du tout accueillant.

Pourtant un peuple aborigène, les Anagu, y vivent depuis des millénaires.

Nous avions bien envie (enfin, j’avais bien envie) de gripper au sommet mais m’en suis abstenu par respect des traditions et de cette culture.

L’étape d’après était Alice Spring …

Le cône d’Arita.

Argentine.

Le cône d’Arita en Argentine, région de la Puna.

Le cône d'Arita dans la région de la Puna.

C’est un décor quelque peu surnaturel. Un cône presque parfait, sombre, qui semble flotter sur une mer de sel blanche.

C’est en ayant vu une photo de ce cône que Ludo décide d’organiser un voyage dans cette région de la Puna en Argentine pour découvrir ce cône mais aussi pour visiter la région de la Puna.

Situé près de la bordure Sud du Salar d’Arizaro, le sixième plus grand lac de sel sur terre et le deuxième plus important en Argentine, à 70 km du village de Tolar Grande, se trouve une pyramide volcanique étrange qui est de plus en plus visitée car de nombreuses photos se trouvent sur internet.

Basés à Tolar Grande, nous partons visiter ce cône extraordinaire en traversant le salar d'Arizaro, zone désertique, aride et dangereuse par son isolement.

Le cône d'Arita dans la région de la Puna.
Le cône d'Arita dans la région de la Puna.

Un cône presque parfait, qui s’élève de manière inattendue au milieu de cette cuvette de sel d'un blanc rosé.

Il s’agit du « Cono de Arita » qui se profile majestueusement 122 mètres au-dessus du Salar.

Ce cône se trouve à 3590 m d’altitude dans la province de Salta.

Le cône d'Arita dans la région de la Puna.

Il est formé de roches volcaniques sombres, noires et tout autour de sa base le sel est noir car ramené à la surface par d’anciens flux de magma souterrains.

Les géologues pensent que c’est un volcan avorté qui s’est éteint très rapidement puis a été amené en surface par l'érosion.

Peu de kilomètres plus loin, nous verrons une grande coulée basaltique qui prouve que le volcanisme est bien présent cette région. Mais les nombreux volcans qui nous entourent prouvent bien le volcanisme de cette région.

Le cône d'Arita dans la région de la Puna.

Son nom vient du langage Aymara où Arita signifie « pointu » ou « effilé ».

Selon les vestiges archéologiques trouvés dans le cône, l’endroit était un centre de cérémonies avant l’arrivée des Incas.

Le Mont Denali.

Alaska.

Le Mont Denali, anciennement dénommée Mont Mc Kinley.

Le Mont Denaly, 6 190 m d'altitude.

Cette montagne, la plus haute d’Amérique du nord, était dénommée Mont Mc Kinley.

Situé en Alaska, elle culmine à 6 190 m d’altitude. Elle est juste au-dessous du cercle polaire situé dans le parc national de Denali.

Il aura fallu attendre la fin août 2015 pour que le nom de Denali soit affecté officiellement à cette montagne, nom reconnu depuis 1975 par l’Alaska Board of Geographic Names et par l'État d'Alaska.

Denali signifie « celui qui est haut » en koyukon, une langue athapascane.

Le Denali fait partie de la chaîne d’Alaska, c’est un des sommets les plus isolés du monde après l’Everest et l’Aconcagua.

Le sommet est aussi connu sous le nom de Bolchaïa Gora, signifiant « grande montagne » en russe, puisque l'Alaska a appartenu à l'Empire russe jusqu'en 1867.

La base du Denali est grossièrement un plateau à 700 mètres d'altitude, soit une élévation verticale de 5 500 mètres.

Il possède deux pics significatifs : le sommet Sud est le plus élevé, (6 190 mètres d'altitude) alors que le sommet Nord a une altitude de 5 934 mètres.

Le Mont Denaly, 6 190 m d'altitude.
Le Mont Denaly, 6 190 m d'altitude.

Les autres pics mineurs sont le South Buttress (4 842 m), l'East Buttress high point (4 490 m), l'East Buttress most topographically prominent point (4 465 m) et le Browne Tower (4 429 m).

Cinq larges glaciers, dont certains atteignent 70 à 80 kilomètres de long, descendent les pentes de la montagne.

Le glacier Peters se trouve sur le versant nord-ouest alors que le glacier Muldrow se situe au nord-est. Immédiatement à l'est du glacier Muldrow et aboutissant sur le versant oriental du massif, se trouve le glacier Traleika. Le glacier Ruth se situe au sud-est de la montagne et le glacier Kahiltna au sud-ouest.

La chaîne d'Alaska est formée par la subduction de la plaque pacifique sous la plaque nord-américaine, entraînant la déformation de cette dernière (à un rythme de 5 cm par an).

Le Denali est constitué de granite et de schiste, résultat du métamorphisme dans le massif, et, à une dizaine de kilomètres en profondeur, d'un pluton âgé de 56 millions d'années. Il continue à pousser la montagne vers le haut, à un rythme de un millimètre par an.

Le Mont Denaly, 6 190 m d'altitude.

Environ 600 séismes d'une magnitude supérieure à 1 sur l'échelle de Richter se produisent chaque année, 70 % d'entre eux sont compris entre 1,5 et 2,5.

La magnitude des tremblements de terre ne dépasse que très rarement 4,5. Toutefois, le 21 mai 1991, une secousse de 6,1 s'est produite à 112 kilomètres de profondeur, juste sous le Denali.

Le 23 octobre et le 3 novembre 2002, deux secousses de 6,3 et 7,9 se produisent à 50 kilomètres de profondeur, à l'est du parc, ce qui fait de la seconde la plus puissante de l'État d'Alaska de mémoire d'homme.

Une des failles majeures qui résulte de ces mouvements tectoniques est la faille du Denali.

Le camp minier de Kennecott en Alaska.

Kennecott - Façade

Kennecott, ville fantôme en Alaska.

Situé au nord de Valdez, ce camp minier exploitait plusieurs mines de cuivre. A partir de 1898, des aventuriers de la « ruée vers l’or » remontent la Copper River jusqu’à la bourgade de Chitina et de là empruntent la vallée qui mène au glacier Kennicott.

Découvert en août 1900 par deux prospecteurs, Jack Smith et Clarence Warner, d’une montagne aux falaises vertes qui se révéla être du minerai de cuivre d’une grande pureté. Ils fondèrent avec neuf amis la Chitina Mining and Exploration Company.

Vue du site en 1918.

Un géologue de l'US Geological Survey analysa un échantillon et conclu qu’il contenait 70% de cuivre mais aussi de l’argent et de l’or.

Le développement de la mine commença immédiatement avec des financements  de la famille Guggenheim et de JP Morgan, qui ont formé la Kennecott Copper Corporation en 1903.

La société ainsi que le camp minier prennent le nom du glacier situé dans la vallée, le Glacier  Kennicott. Une erreur de transcription transforma le nom en Kennecott.

Nous avions repéré cette mine abandonnée dans notre guide et nous faisons un saut pour la visiter car nous aimons ces villes fantômes.

Cinq mines approvisionnaient Kennecott : Bonanza, Jumbo, Mother Lode, Erie et Glacier. Glacier était une mine à ciel ouvert exploitée uniquement l’été.

Les mines Bonanza, Jumbo, Mother Lode et Erie étaient reliées par des tunnels. Bonanza et Jumbo étaient sur Bonanza Ridge à environ 5 km de Kennecott.

Et la mine Mother Lode était située du côté est de la crête de Kennecott.

La mine Erie était perchée à l'extrémité nord-ouest de la crête de Bonanza surplombant le glacier Root à environ 6 km sur un sentier glaciaire de Kennecott.

Le haut du site, arrivée du minerai.

Deux téléfériques transportaient le minerai jusqu’en haut de Kennecott où commençait la chaine de raffinage. De Kennecott, le minerai était transporté jusqu’à Cordova situé sur la côte par chemin de fer de la Copper River and Northwestern Railway sur une distance de 315 km ouverte en 1911.

 

La photo au-dessus a été prise du haut du site minier où arrivait le minerai pour le raffinage. Au loin, on peut observer les moraines du glacier Kennicott et les déchets industriels de l'exploitation minière.

Le premier train transporta un chargement d’une valeur de 250 000 $. En 1916, année de pointe de la production, les mines produisirent pour 32,4 millions de dollars.

La mine comportait des logements pour les mineurs et l’administration ainsi que des services médicaux comme dentistes et hôpital.

 

Le site industriel comportait une centrale électrique pour fournir l'énergie nécessaire au fonctionnement des machines de traitement du minerai. On peut voir ci contre les cheminées de cette centrale électrique bien restaurée.

Sur les 5$ de salaire journalier, 2$ étaient repris pour le logement, 1 à 2$ pour la nourriture et le dernier dollar permettait au mineur d’aller se distraire dans les bars et bordels de Mc Carthy appartenant au trust minier !

Les mineurs repartaient vers leur contrée sans s’être enrichis.

Nous passons un grand moment à explorer les bâtiments. En partie en ruine, en partie restaurés, c'est un labyrinthe entre de grandes cuves, chaudières, machines complexes. Nous adorons cette ambiance.

Mais en 1925 la richesse des filons commença à diminuer. La mine Glacier ferma en 1929, puis ce fût le tour de Mother Lode en juillet 1938. Les trois dernières, Erie, Jumbo et Bonanza, fermèrent en septembre.

Le dernier train quitta Kennecott le 10 novembre 1938 laissant une ville fantôme, la mine fermant du jour au lendemain.

Quelque ambiance extraordinaire que cette usine désaffectée. On y retrouve une lumière unique mettant bien en valeur le mobilier industriel dans ces immenses bâtiments. Mais il faut être prudent car tout n'a pas été restauré et certains planchers ou escaliers ne sont pas très solides et sûrs. 

Voici une série de dessins techniques détaillés de Kennecott Mines et Mill Town créés pour le Historic American Engineering Record. On y retrouve des plans du camp minier, des schémas des phases de purifications. Vous pouvez visiter le site du Kennecott Mines National Historic Landmark.

Cette ville minière fût la seule en Amérique du nord à posséder le plus grand bâtiment construit en bois. En 27 ans d’exploitation  4,625 millions de tonnes de minerai ont été extraits pour une valeur de 207 millions de dollars et un bénéfice de 100 millions de dollars. Il faut rajouter 4,5 à 9 millions de dollars de revenu tiré de l’argent présent dans le minerai.

De 1939 jusqu’en 1950, seule une famille de trois personnes occupait les lieux pour garder les installations.

Dans les années 1960 la société foncière ordonna la destruction de la ville pour ne pas être responsable en cas d’accident mais peu de bâtiments furent détruits.

De nombreux objets et outils furent emportés par des visiteurs et des résidents proches mais quelques-uns furent restitués.

Dessins techniques détaillés de Kennecott Mines et Mill Town créés pour le Historic American Engineering Record

Dans les années 1980, Kennecott devient une destination touristique sans que la ville soit de nouveau habitée. Les guides touristiques vivant à proximité de Mc Carthy. La zone devient « Monument historique national » en 1986 et les terres sont acquises par le « Service des parcs nationaux » en 1998.

Depuis le site est stabilisé pour éviter que les bâtiments ne se détériorent d'avantage et une réhabilitation est entreprise avec reconstruction de certains.

Le site est accessible par une piste carrossable puis un petit train touristique. De là, de nombreuses balades sont possibles. Certaines très techniques et vertigineuses, d’autres sur le glacier au pied du camp minier. Mais nous avons préférés faire une petite balade jusqu’au pied du glacier et un retour par le haut du camp ayant passé beaucoup de temps dans le monde fantomatique des bâtiments industriels.