Le Mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel.

Escapade au Mont Saint Michel.

Ouf le dé-confinement ! Enfin nous allons pouvons partir à plus de 10 km de notre domicile. Nous faisons donc le projet un peu fou de partir visiter le Mont Saint Michel en Normandie pour ce weekend prolongé de la Pentecôte. Notre première étape nous mène jusqu’à Paris où nous logerons chez un ami et le lendemain, samedi, direction la Normandie. Je ne retracerai pas l'histoire millénaire du Mont dans cet article, juste nos impressions de voyages et de redécouverte de ce lieu mythique.

Les moutons broutant dans les prés salés entourant le Mont St Michel.

Nous arrivons en fin d’après-midi en vue du Mont Saint Michel et avant d'aller nous installer à l'hôtel, nous décidons de parcourir les bords de la baie à la recherche de beaux points de vue pour quelques photos.

Nous ferons nos premiers clichés de la route qui mène aux parkings. Il y a du monde et le Mont s’offre à nous dans toute sa splendeur. Les moutons des prés salés sont présents et posent devant le monument.

Nous appréhendons la météo dont les prévisions ne sont pas vraiment favorables, mais pour le moment il ne pleut pas.

En bordure de la baie, le Mont St Michel se détache sur fond de nuages.

Nous partons un peu plus loin là où les touristes ne s’aventurent pas. Le ciel est incertain mais pas de pluie. Nous rencontrons une promeneuse qui nous indique un beau point de vue sur le Mont en bordure de la baie.

Nous traversons les prés salés en direction du bord de la baie. Notre promeneuse nous dira que ces près sont fauchés pour nourrir les moutons durant l’hiver. Mais elle s'inquiète de l’affaissement des rives certainement dû aux nouveaux aménagements ayant pour but de désensabler la baie.

C'est la pluie qui débute qui nous chassera des bords de la baie. Nous regagnons notre voiture un peu trempé. Inquiétude !

Je redécouvre le Mont après 35 ans. Il est toujours aussi magique, majestueux et mystérieux perdu dans cette immense baie.

Les bagages déposés, nous nous précipitons pour voir cette splendeur de l'extérieur.
Vue sur la baie de notre chambre aux Terrasses de Poulard.

Nous avons réservé aux Terrasses Poulard, petit hôtel pratiquement à l’entrée du village.

Notre chambre donne directement sur la baie, la vue est imprenable et magnifique. Petite chambre très correcte.

Dé-confinement mais pas fin du couvre-feu de 21 heures. Le port du masque est toujours obligatoire et à 18 heures toutes les boutiques du Mont ferment les unes après les autres. Les restaurants sont fermés ainsi que les bars et terrasses.

Seuls quelques restaurants pour les pensionnaires des hôtels restent ouverts et servent un repas le soir à partir de 19h30 pour pouvoir rentrer à l'hôtel avant le couvre-feu.

Nous demandons si les contrôles sont fréquents mais personne ne se mouille pour nous inciter à partir explorer la nuit tombée les rues du Mont. Nous braverons tout de même cette interdiction car nous nous retrouvons seuls dans les ruelles, portant bien notre masque et nous ne rencontrerons pas de gendarmes pendant notre exploration.

La nouvelle passerelle d’accès au Mont permettant la circulation de l'eau dans la baie.
Le barrage sur le Couesnon pour chasser les sédiments qui ensablent la baie. L'eau est lâchée 6 heures après la pleine mer.

Les travaux d'aménagement de l'accès au Mont permettent de rétablir le côté maritime au monument. Une nouvelle passerelle d'accès où l'eau peut circuler au-dessous et le barrage sur le Couesnan qui s'ouvre six heures après la pleine mer libérant un flux chassant les sédiments qui avec les années avaient envahirent le fond de la baie.

Lors de ma première venue (environ 35 ans) une digue arrivait directement au Mont et desservait un parking. Aujourd'hui, les parkings sont sur le continent et des navettes permettent d'arriver au Mont en marchant un peu. La passerelle est aérienne et discrète et les parkings assez éloignés pour ne pas polluer la vue. Aménagements très réussis. Seul point négatif, les navettes auraient pu être électriques et pas au diesel.

Avant de s'aventurer à l'intérieur du Mont, vu qu'il fait relativement beau, nous en profitons pour voir l'extérieur des remparts. Nous sommes à marée haute et une partie de la baie est submergée.

Mais il reste assez de marge pour s'aventurer autour et profiter cette architecture extraordinaire.

Nous découvrons une petite chapelle au bord de l'eau, la chapelle Saint Aubert.

Nous nous aventurerons jusqu'à la tour Gabriel avant de partir explorer l'intérieur du Mont.

Les gargouilles de la tour Gabriel et Saint Michel au sommet du Mont qui veille sur les pèlerins. Et Ludo trop heureux de pouvoir s'échapper pour un week-end prolongé qui plus est avec du beau temps. Que demander de plus !

Les près salés et la Merveille.

Lors de notre arrivée, nous sommes passés par l'office du tourisme pour réserver nos place pour la visite de l'abbaye le lendemain. Nous y voilà ! Nous gravissons les escaliers pour nous présenter à l'entrée. La visite commence et nous ne sommes vraiment pas très nombreux. C'est peut être le côté positif de cette pandémie Covid, encore peu de touristes et nous parcourrerons les différentes salles pratiquement seuls.

La visite commence par l'église abbatiale et la nef romane. Puis nous sortons sur la terrasse pour poursuivre la visite. Nous reviendrons par la suite pour mieux profiter de la splendeur du Chœur gothique de l'église abbatiale. C'est le sommet du Mont, le lieu le plus élevé visitable et c'est vraiment magnifique, grandiose.

Vue exceptionnelle sur la baie avec l'ombre portée du Mont sur le sable. Vraiment nous réussissons car il fait relativement beau.

Nous forçons un peu le pas pour être seuls lors de cette visite et pouvoir faire tranquillement des photos. Nous continuons en passant par le cloître.

Depuis la terrasse de l'abbaye, l'ombre portée du Mont sur la baie.

Dans les abbayes, c'est très souvent mon lieu préféré. La quiétude mêlée à une architecture d'une finesse extraordinaire et s'y ajoute toujours un jardin plus ou moins élaboré.

Ici le cloître a une vue imprenable sur la baie et j'imagine les moines déambulant dans le silence pour certains, en pleine contemplation pour d'autres, et discutant à voix feutrée entre eux pour certains.

C'est un lieu magique d'une grande quiétude, mystique. En observant de plus près les colonnes je m’aperçois qu'elles sont en granit, pierre très dure et difficile à tailler et je suis émerveillé par leur finesse.

Nous poursuivons notre visite par le réfectoire des moines puis descendons d'un niveau pour la salle des hôtes avec sa double cheminée.

Dans la première on imagine les moines mangeant en silence tout en écoutant les textes sacrés, dans la seconde on peut imaginer de grands banquets avec des hôtes joyeux dans une ambiance festive.

Mais ces lieux n'ont pas toujours été consacrés à la spiritualité. Au 19e siècle, le Mont saint Michel est transformé en prison avec mise en place du treuil et cage d'écureuil.

La Crypte des Gros-Piliers sur laquelle repose le chœur de l'église.

Nous poursuivons notre visite en passant par le treuil avec sa cage d'écureuil puis nous passons dans la crypte des gros piliers.

Le treuil a été installé au 19e siècle alors que le Mont a été transformé en prison pour monter les charges lourdes.

La crypte des gros piliers a pour fonction de soutenir le chœur de l'église au-dessus effondré en 1421. L'histoire du Mont Saint Michel est très longue (mille ans !) et pleine de constructions, reconstructions, modifications. Je ne ferais pas ici ce récit que vous pouvez trouver facilement sur Internet. (Je vous propose la page sur Wikipédia très détaillée)

Promenoir et son prolongement vers l'est.
Scriptorium ou Salle des Chevaliers.

Pour cause de COVID, la visite doit se faire dans un sens et pas de retour en arrière possible. Mais nous avons pris un peu d'avance en début de visite et arrivés presque à la fin de du parcours nous ferons demi-tour pour revoir les salles du début de parcours en évitant les guides qui nous diraient de continuer dans le bon sens.

Nous arrivons donc dans le promenoir suivit du scriptorium ou salle des chevaliers. Fin du parcours de notre visite et sortie sans passer par la zone "commerciale"

Fin de la visite et sortie sur ce petit jardin.
Saint Michel terrassant le Dragon.

Nous voilà au terme de notre séjour au Mont Saint Michel. Ce monument est vraiment extraordinaire, il est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et accueille chaque année plus d'un million et demi de visiteurs.

Avec la crise du COVID, nous avons eu la chance de le visiter sans qu'il y est une foule trop dense contrairement à ma précédente visite il y a de nombreuses années.

Notre rêve d'y passer deux nuits a aussi été réalisé et c'est vraiment agréable de pouvoir explorer ces lieux une fois que les visiteurs sont repartis le soir venu, et avant qu'ils n'arrivent le matin.

Certes l'aspect mercantile est très présent et c'est un peu dommage que les magasins proposent autant d'objet de pacotille (certainement fabriqués en Chine !)

Le revers de la crise est que les restaurants étaient fermés sauf ceux qui accueillaient les clients des hôtels.

Le lundi de la Pentecôte aura été consacré à notre retour dans le sud, dix heures de trajet mais de beaux souvenirs en tête et le plaisir d'être enfin sorti de notre ville.

Vue de la place du Barrage.
Vue de la place du Barrage.

Enfin, les travaux d'aménagement du Couesnon, qui permettent de rétablir le côté maritime du mont, sont très réussis. Le site est de nouveau bien mis en valeur sans cet immense parking qui le défigurait. La passerelle est discrète et d'une très jolie configuration et permet la circulation de l'eau pour chasser les sédiments qui envahissaient la baie.

On peut voir sur la photo ci-contre (Wikimedia-Commons) tout l'espace que prenait l'ancien parking, très visible avec les zones pour voitures, bus et l'immense espace pour les camping-cars ainsi que la route d'accès. Une grosse verrue devant une merveille !

Ce fût un week-end très réussi 🙂

Ancien parking du Mont Saint Michel (crédit: Wikimédia commons).

Le Krakatau.

Indonésie, le Krakatau en 2008

Spécial éruption du volcan Anak Krakatau

Guy de Saint-Cyr nous donne des explications sur le volcan Krakatau. Stéphane Cosme, journaliste de France Inter enregistre.

En janvier 2008, l'agence Aventure et Volcans me propose un voyage « spécial éruption » pour aller voir la reprise de l'activité du volcan Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde entre les îles de Sumatra et Java.

Nous serons un petit groupe d'une dizaine de participants accompagnés par Guy de Saint-Cyr, directeur de l'agence, et d'un journaliste de France Inter (Stéphane Cosme) qui effectue un reportage sur notre expédition.

Nous sommes arrivés la veille en Indonésie et avons pris la route pour le petit port de Carita. Nous serons accueillis par Mimie qui nous a préparé un repas typique indonésien qui rassasiera et régalera tout notre groupe. Puis nous irons nous coucher en attendant patiemment le lendemain pour cette nouvelle aventure.

Les habitants de Carita nous dirons que depuis plusieurs semaines la terre tremble et de grosses explosions sont audibles signe que l'Anak Krakatau a repris son activité. J'avais déjà visité ce volcan en 2005 et nous avions pu faire le tour du cratère car il n'y avait aucune activité.

Enfin je vais voir le Krakatau en pleine forme !

Nous passerons par la station volcanologique de surveillance du Krakatau.

Sur le pas de la porte, une longue vue est pointée sur le volcan pour observer l'activité éruptive. A l'intérieur des enregistreurs à cylindre surveillent les soubresauts du volcan. Sur les enregistrements on peut voir les crises éruptives signalées par ces tracés tourmentés ainsi que les signaux de remontée du magma en surface signalé par un trémor.

L'équipement est obsolète mais il permet de suivre l'activité éruptive. Dans la pièce nous entendons une sorte de sifflement accompagné de craquements. C'est la transformation du signal des sismographes en son. Le gardien n'ayant pas toujours les yeux fixés sur les enregistreurs, le son lui permet de savoir si un événement sismique se produit.

De nos jours les enregistreurs graphiques ont disparus remplacés par des écrans de contrôle et un système automatique d'alarme quand survient un événement majeur.

Notre petit groupe embarque sur un bateau de pêcheur pour rejoindre l'île d'Anak Krakatau.

Le lendemain matin, nous prenons un petit bateau de pêcheur pour rejoindre l'île d'Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde.

La signification du mot « Anak » est «fils de ». En effet, le 20 mai 1883 une éruption cataclysmique, plinienne, détruit complètement le complexe volcanique laissant un grand vide entouré 3 îles. 36 417 morts, les côtes de Sumatra et Java dévastées par un tsunami et des coulées pyroclastiques et 20 Km3 de cendre se répandent sur des kilomètres.

En 1927, l'activité volcanique reprend et une nouvelle île sort des eaux et elle sera donc nommée Anak Krakatau, «fils du Krakatoa».

Une fois embarqués, nous mettons le cap sur les îles de la Sonde, les panaches de cendre s'échappant du volcan sont déjà visibles et guide notre capitaine.

Dans le groupe, je retrouve Fady avec qui j'avais voyagé au Kamchatka. Notre groupe est bien sympathique et nous avons hâte d'être en place face au volcan.

Repas en groupe avant de rejoindre nos tentes.

Arrivés en vue du volcan, le bateau s'arrête pour que nous puissions observer l'activité volcanique. Après des années d'inactivité, le volcan s'est réveillé depuis quelques mois et Aventure et Volcans a rapidement mis en place cette expédition.

Puis nous installons nos tentes en bordure de la plage à l'autre extrémité de l'île pour être protégés des chutes de bombes volcanique projetées par le volcan. Nous souhaitons tout de même qu'il n'y ait pas une trop grosse explosion car juste derrière la plage nous verrons quelques bombes volcaniques d'aspect assez récent à l'intérieur de gros impacts.

Il faut choisir entre les bombes volcaniques et d'énormes lézards qui parcourent la plage à la recherche de nourriture. Mais Guy de Saint-Cyr nous dira que ces lézards deviennent léthargiques après le coucher du soleil et se terrent sous des branchages pour la nuit. Je ne suis pas vraiment rassuré ...

Séquence éruptive vue de notre bateau

Le bateau s'est placé juste en face du cône éruptif et assis sur le pont, malgré la houle qui nous agite, je prends des séries de photos de chaque éruption.

Dans un silence total, une colonne de cendre sort du cratère et s'élève dans le ciel bleu formant un magnifique chou-fleur tandis que retombe les particules les plus lourdes un peu plus loin du cône.

Absorbé par ce spectacle, je réalise que certains membres du groupe ont le mal de mer et sont penchés par-dessus bord rendant tripes et boyaux. C'est vrai que la houle est assez présente et le bateau se balance d'un bord à l'autre. Heureusement que je ne crains aucun mal des transports mais j'aurais mal aux reins à force d'être balancé.

Les explosions se succèdent, toujours dans le même silence, et on peut distinguer de la cendre très fine grise qui se dépose en partie sur les bords du cratère et une cendre plus sombre qui monte plus haut. Apparemment il y a deux bouches éruptives, peut-être même trois. Quand toutes explosent en même temps, le spectacle est total et grandiose. Guy nous dira que le volcan «débourre» le conduit éruptif. La reprise d'activité est assez récente et le cratère est encore assez petit.

A un moment, le panache de cendre monte très rapidement et de nombreuses bombes volcaniques retombent sur les flancs du cratère et certaines en pleine mer tout autour de notre embarcation. Le bateau manœuvre alors rapidement pour s'éloigner un peu de l'île et nous mettre à l'abri. Nous avons été surpris par cette explosion bien plus forte que les précédentes.

Repas du soir, Guy nous raconte ses expériences. Fascinant.

Quand le soleil commence à décliner, nous rejoignons la côte pour une repas en groupe et une discussion sur la plage. Guy de Saint-Cyr est intarissable, il nous raconte ses expériences sur les volcans et nous buvons ses paroles. Stéphane enregistre toujours cette conversation.

Puis nous allons sous nos tentes pour la nuit des images plein les yeux. Je serais réveillé plusieurs fois par le crépitement de la cendre volcanique qui tombe sur la toile de tente, pensant que c'est la pluie mais le bruit est différent.

Une excursion en approche du cratère est prévue le lendemain.

Après notre petit déjeuner, nous nous mettons en marche. Notre campement est à l'opposé du cratère et pour l'atteindre nous traversons les anciennes caldeiras remplies de cendre et on peut voir les vestiges d'anciens cratères devenus inactifs. La reprise d'activité se déplace en direction du sud dans le temps avec l'apparition d'un nouveau cratère.

Arrivés en vue du cône actif, Guy nous demande de nous arrêter pour observer et chronométrer le rythme des explosions.

Nous attendrons ainsi presque une heure en photographiant, observant les panaches qui passent au-dessus de nos têtes mais parfois qui nous enfument complètement. Il faut plusieurs explosions pour avoir un temps moyen entre chacune.

Puis nous reprenons notre cheminement pour atteindre un énorme bloc à l'aplomb du cratère qui devrait nous protéger des projections lors des explosions.

Derrière notre abri, nous attendons les éruptions.

Les instructions de Guy sont claires, il faut rester à proximité de ces blocs pour pouvoir se cacher si des projections viennent vers nous. Tout le monde se regroupe donc derrière ces rochers assez haut mais nous ne voyons rien du cratère.

Guy occupé avec Stéphane qui l’interview, tout le monde se disperse, discute en dehors de l'abri rocheux, prend des photos, s'avance un peu pour mieux voir ou même reste assis face au cratère l'appareil photo prêt.

Survient alors une fine pluie que le vent projette sur nous et finalement nous nous réfugions derrière l'abri rocheux quand soudain...

 

Guy nous crie "planquez-vous, planquez-vous !!!".

La séquence d'une explosion vue sur le côté du cratère.

Une grosse explosion projette une grande quantité de lapilli et petites bombes volcaniques dans notre direction. Tout le monde se colle au rocher serrés les uns contre les autres, la pluie de pierres ricoche sur la crête de notre abri rocheux et s'abat avec fracas devant nous en soulevant de la poussière. C'est très rapide et violent !

Quand le silence revient, on se regarde, on se compte, tout le monde est là sain et sauf.

A l'endroit où un des membres du groupe s'était assis face au cratère, un gros bloc a laissé une belle dépression dans le sol.

Quelque chose me brûle le dos et en envoyant la main vers mon sac pour saisir ce «truc» chaud, je me brûle avec une petite bombe qui s'était coincée entre la roche et mon sac en tombant à notre aplomb. Cette toute petite bombe aura fait fondre une partie de la garniture en plastic du sac à dos.

Finalement cette petite pluie a été bénéfique et salvatrice.

Nous n'entendrons pas la prochaine explosion et décidons de repartir vers notre campement.

Mais la curiosité de Guy le pousse à aller voir ce cratère de plus près et pourquoi pas de plus haut.

Donc certains suivrons notre guide vers le haut du cratère juste après une explosion. Nous savons qu'ils n'ont qu'une vingtaine minutes entre deux explosions. Mais tout le monde redescendra bien avant l'explosion. Guy, qui sera monté tout en haut sur un petit plateau qui surplombe le cratère, nous dira qu'il est criblé de centaines d'impact de bombes et qu'il ne s'est pas attardé.

Puis nous rejoindrons la plage, reprendrons le bateau pour aller sur Rakata, l'île juste en face du cratère. Elle appartenait au complexe volcanique du dernier Krakatau. Toute sa partie nord a été détruite lors de la dernière explosion en 1883.

Du coup nous y arrivons pour le déjeuner suivi d'une série d'observations entrecoupées de plongeons dans l'eau turquoise de la petite anse.

Il fumait bien ce cratère !
Détente à Rakata.

Nous voici installés aux premières loges pour observer le Krakatau. Un peu de sur-place dans l'eau à la douceur tropicale pour admirer une éruption et quelques brasses entre. Il faut dire que ce n'était pas désagréable. On discute, prend le soleil, se balade sur la plage sans oublier de monter nos tente et aider à la préparation du repas. C'est la détente totale.

La nuit tombée, certains ferons de superbes photos nocturnes. N'ayant plus de batteries chargées, je regarderai juste ce spectacle nocturne extraordinaire.

Une séquence éruptive vue de Rakata.
Séquence éruptive au soleil couchant.

Le lendemain nous reprendrons le petit bateau de pêcheur pour rentrer à Carita puis direction Jakarta pour notre vol vers la métropole. Le voyage durant 48 heures avec les escales, cela fera une semaine en tout.

Plein d'images dans la tête, je rêve déjà au prochain voyage, à la prochaine expédition ...

L'activité de l'Anak Krakatau connait un rebond en 2009 puis en 2012 avec une grosse éruption. Puis six années de sommeil et en juin 2018 l'activité s'intensifie et une énorme éruption suivie d'un effondrement des deux tiers du cône actif se produit accompagné d'un tsunami meurtrier qui ravage les côtes du détroit de la Sonde entraînant des centaines de décès dans la population. L'activité continue ensuite avec des éruptions surtseyiennes, dans la mer. La physionomie de l'île est complètement bouleversée, tout le relief a disparu ainsi que la végétation.

Voici quelques photos avec l'aimable autorisation de Pascal Blondé qui a visité l'Anak Krakatau en janvier et novembre 2019. La petite île est méconnaissable, complètement transformée, arasée. Il ne reste quasiment rien de l'ancienne structure, le cône volcanique a disparu ainsi que la végétation. Les îles alentours (Rakata) montrent les ravages du tsunami qui a tout détruit sur plusieurs mètres de haut emportant la végétation et la terre. A Sumatra et Java, les côtes du détroit de la Sonde ont elles aussi été fortement touchées par le tsunami et on dénombres de très nombreuses victimes.

Retrouver les photos de Pascal Blondé prises en Janvier 2019  et Novembre 2019, ainsi que le récit de ses expéditions avant et après la crise de 2018.

Le Costa Rica.

Costa Rica, le volcan Poas.

Le volcan Arenal.

Vue sur le volcan Arenal.

C'est en 2010 que je fais ce voyage au Costa Rica avec l'agence Aventure &Volcans. Je retrouve avec plaisir Josette que j'avais rencontrée lors de notre expédition au Kamchatka de 2006. Nous sommes un petit groupe accompagné par Tanguy de Saint-Cyr et son épouse de l'agence locale.

Le Costa Rica est riche en volcans mais aussi est très visité pour sa flore et sa faune bien préservée, mais c'est bien pour les volcans que nous ici.

Situé sur l'isthme centraméricain, le Costa Rica est bordé à l'est par la mer des Caraïbes et à l'ouest par le Pacifique et est en zone tropicale.

Nous commençons nos visites par le volcan Arénal.

Vue sur le volcan Arenal. La pluie n'est pas loin !

Arrivés fin octobre, nous sommes au début de la saison des pluies et nous serons contrariés dans nos visites sur les volcans car en plein dans les nuages et sans visibilité.

J'ai mis très longtemps avant d'ajouter le Costa Rica à mon site des photos de voyages car pas assez de belles vues sur les volcans. Des fleurs, des animaux mais pas de cratère.

Le volcan Arénal avait fait une belle explosion le jour de notre arrivée. Nous tournerons tout autour dans l'espoir de voir une autre explosion et resterons en observation à la tombée de la nuit espérant voir les éboulements incandescents issus du dôme de lave à son sommet.

Lors de la croissance du dôme, une partie de la lave se détache et forme des éboulis incandescents que l'on peut voir descendre du sommet. Mais non, rien, même pas une lueur incandescente.

Heureusement nous irons dans de superbes maisons d'hôte en pleine forêt tropicale et pourrons observer la faune et la flore exubérante de ce pays à la pointe pour la protection de la biodiversité.

Nous passons par une plantation où on peut observer des iguanes arboricoles. Ces iguanes sont nourris pour éviter qu'ils ne dévastent les récoltes.

Nous les verrons manger des feuilles de choux. Ils ne sont pas du tout dérangés par notre présence et mangent goulûment les choux avant de repartir se faire réchauffer par les rayons du soleil. Leurs couleurs sont magnifiques.

Iguana iguana est très répandu en Amérique du sud et centrale. Il peut atteindre 2 m et peser 5 kg, prendre différentes teintes, rosée, bleuâtre ou orangée. Les mâles sont agressifs envers leur congénères en période de reproduction mais pas envers nous.

Les mâles sont plus imposants que les femelles et sont en général plus colorés avec des épines dorsales plus développées.

Nous poursuivons nos visites et voyons un groupe de coati. Ils se déplacent en groupe pour gratter le sol et se nourrissent de larves, vers, insectes. Mais ils se déplacent aussi dans les arbres à la recherche de fruits et d'insectes ou petits mammifères.

Ils sont omnivores, mangent de petits vertébrés, des fruits, des charognes et des insectes. D'un naturel curieux, ils se laissent approcher sans crainte et s'approchent des maisons quand ils ont repérer une poubelle.

Se sont de petits mammifères de la taille d'un gros chat. Ses prédateurs sont les boas, les rapaces, les félins, et les martres à tête grise.

Il peuvent être domestiqués facilement et sont très intelligents.

Le volcan Poás.

Pour cette visite, nous aurons plus de chance avec la météo, peu de pluie, nous ne sommes pas dans les nuages et le cratère pour une fois est bien visibles.

Le Poás est un stratovolcan de 2 708 m d'altitude. Il est très actif avec fumerolles, éruptions phréatiques et un parc national (Parque Nacional Volcán Poás) à été constitué autour de son sommet.

Son cratère principal dégage régulièrement des vapeurs sulfurées toxiques et héberge un lac acide qui peut disparaître en fonction de son activité. Émission permanente d’un important panache de gaz acides (environ 400 tonnes de dioxyde de soufre par jour)

Lors de notre visite dans le parc national du Poas, une petite éruption phréatique nous surprend. Pourtant, nous avons consulté le site de surveillance de ce volcan avant d'entamer notre excursion.

Plusieurs éruptions de ce type, mais plus fortes, auront des conséquences sur les touristes massés devant le cratère en en blessant plusieurs. Les volcans sont bien souvent imprévisibles.

Ce parc est très visité et, même si je ne place pas de photos montrant la foule des touristes, nous ne serons pas les seuls lors de notre visite. Il faut dire que pour une fois nous voyons quelque chose entre deux passages de nuages.

J'ai pu saisir cette éruption juste à temps car elle a été unique lors de notre visite.

Nous reprenons la route et en chemin nous arrêtons au niveau d'un pont pour voir des crocodiles sur les berges. Je me félicite d'être sur ce pont, bien loin de cette bestiole terrifiante. Nous verrons pas mal de ces sauriens dans le fleuve.

Nous n'aurons vraiment pas de chance avec le temps, beaucoup de pluie et les sommets, donc les cratères volcaniques, seront la plus part du temps dans les nuages limitant leur observation.

Toujours sur la route, nous nous arrêtons dans une finca (plantation) où de nombreux oiseaux viennent manger plus ceux qui sont soignés et gardés dans des cages.

Nous verrons ainsi de superbes Aras aux couleurs éclatantes qui se précipitent sur une table où la propriétaires à mis des cacahuètes. Ils se chamaillent pour en manger le plus possible.

Nous verrons aussi des Toucans à carène au bec énorme et surprenant. Ils sont bien plus dociles que les aras et viennent nous voir pour qu'on leur donne un peu de nourriture.

Les volcans Turrialba et Irazu.

Volcan Irazu dans les nuages.

Notre visite du volcan Turrialba nous aura permis de faire une belle balade dans une nature aux prises avec les soubresauts du volcan. La végétation est brûlée par les gaz acides, d'anciennes habitations abandonnées sont peu à peu détruites aussi par les gaz.

Ce volcan est vraiment dangereux et actif et la région s'est dépeuplée peu à peu. Au sommet, carrément nous ne verrons rien, il est dans les nuages et y restera tout le long de notre visite. Le cratère est rempli de brouillard, on ne distingue absolument rien.

Nous irons voir le volcan Irazu mais lui aussi dans les nuages. Nous ne verrons qu'un tout petit peu du cratère principal et une grande partie d'un cratère adjacent entre deux bans de nuages.

Dommage car ce pays regorge de volcans actifs magnifiques, j'ai vraiment l'impression de passé à coté de splendeurs sans pouvoir les admirer.

Volcan Irazu dans les nuages.

Par bonheur le pays regorge de forêts tropicales et nous verrons nombres d'animaux exotiques pour nous européens. Tanguy nous fera faire quelques jolies balades à la découverte de la faune et flore.

Nous verrons des singes capucin qui se tiennent à distance de nous mais leur curiosité les ferons approcher et nous pourrons prendre quelques beaux clichés.

Toujours dans la forêt, un singe hurleur est alangui sur une branche et nous regarde passer.

Le singe hurleur ressemble à un gorille bien que d'une espèce totalement différente mais sa taille est bien plus faible.

Sa zone de répartition géographique comprend le nord sur continent sud-américain et une partie de l'Amérique Centrale. Il vit en zone tropicale.

Chaque matin, on peut entendre leurs hurlements dans la forêt.

C'est grâce aux yeux experts de Tanguy que nous découvrirons cette faune sauvage bien camouflée dans la forêt.

Singe hurleur.

Lors d'une de nos randonnées, nous passons juste à coté d'un paresseux.

C'est Tanguy qui nous le montre. Une femelle avec son petit accroché à sa fourrure se tient juste au dessus de nous.

Ses griffes sont adaptées pour s'accrocher aux arbres sans avoir d'effort à faire. Leur déplacement est très lent et ils sont bien plus agiles dans les arbres qu'à terre où ils constituent des proies faciles.

Et au détour du sentier, nous apercevrons une grenouille colorée qui veut bien se laisser prendre en photo.

C'est La ranita venenosa verdinegra. Comme son nom l'indique, elle est verte et noire mais surtout elle est vénéneuse.

Les toxines de sa peau ont été utilisées par les chasseurs pour empoisonner leurs flèches pour le tir à l'arc ou à la sarbacane.

Toutes ces grenouilles tropicales aux couleurs vives et exubérantes avertissent un éventuel prédateur qu'il serait plus sage de ne pas les manger.

Un peu plus loin, nous assistons à un étrange spectacle. Les fourmis champignonnistes coupent des morceaux de feuille qu'elles emportent dans leur terrier pour nourrir un champignon qu'elles mangeront à leur tour.

Araignée au fil jaune.

Encore un exemple de couleur vive. Cette araignée tisse sa toile et y place un fil plus épais jaune vif.

Est-ce pour que les oiseaux le voient et l'évitent pour ne pas tout détruire mais cela est bien pratique pour nous aussi de façon à ne pas prendre l'insecte en plein visage.

 

Nous nous déplaçons en Van, le groupe étant réduit, nous tenons tous dans un seul véhicule.

Sur la route en van, j'aperçois sur le bas-côté cette énorme mygale. Nous nous arrêterons pour l'observer de plus près tandis qu'elle cherche à fuir en s'enfonçant dans les hautes herbes.

Nous irons aussi dans une plantation de café. Tous le processus de récolte, tri et production du café nous sera expliqué. C'est une toute petite exploitation et la qualité est le maître mot.

A la fin de cette visite, nous nous voyons offrir un mug de ce breuvage mais surprise le café ressemble plus à une infusion qu'à un expresso. Le propriétaire nous dira que c'est comme cela qu'il l'apprécie. D'accord ... dommage pour nous.

Je termine cet article avec quelques photos de jolies plantes et fleurs. Mais j'aurais pu remplir l'écran de fleurs ou plantes multicolores, bizarres ou juste jolies tellement il y en a partout.

Heureusement que le Costa Rica est riche de cette biodiversité, ce qui aura donné un peu plus de sens à nos visites des volcans perdus dans les nuages et inaccessibles au regard.

Le Guatemala. Volcans Santamaria et Santiaguito.

Guatemala, le Santiaguito.

Les volcans Santa Maria et Santiaguito.

À partir de la ville de Quetzaltenango, nous partons camper au sommet du volcan Santa Maria. Une excursion très sportive car le dénivelé est très important et le sentier monte tout droit vers le sommet en plusieurs endroit. Nous y arrivons dans l'après-midi et découvrons un panorama exceptionnel.

Après avoir monté nos tentes, nous profitons du paysage. Nous sommes à 3 772 mètres d'altitude et notre regard porte au loin mais aussi juste au dessus du Santiaguito.

Après une ascension bien sportive, nous arrivons sur un sentier qui part vers le sommet et découvrons le dôme du Santaguito. Nous nous arrêtons pour observer le dôme fumant et faire quelques photos.

Le volcan Santa Maria fait partie de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l'océan Pacifique.

Le volcan, qui culmine à 3 772 mètres d'altitude, a la forme d'une montagne conique aux pentes régulières, escarpées et symétriques hormis sur la face sud-ouest qui est occupée par une caldeira de 1,5 kilomètre de diamètre en forme de fer à cheval. Dans cette caldeira se trouve un dôme de lave, le Santiaguito, qui constitue la partie active du volcan.

La première éruption répertoriée sur le Santa María est survenue du 24 octobre au 

Cette éruption fut très puissante, d'un indice d'explosivité de 6.

Elle éjecta, par une colonne plinienne, 20 milliards de m3 de cendre et donna naissance à une caldeira en forme de fer à cheval de 1,5 kilomètre de diamètre, un tiers de la face sud-ouest du Santa Maria disparu.

Cette éruption s’est produite sur la face opposée à la ville Quetzaltenango qui n’a pas été détruite. Mais les dégâts matériels furent très important ainsi que les lahars destructeurs qui firent de très nombreuses victimes parmi la population.

Nous profitons de cette fin de journée à admirer le paysage tant que le soleil est encore présent. Mais dès la nuit venue, nous nous réfugions dans une tente pour être à l'abri et préparer notre repos du soir.

La caldeira du Santa Maria occupée par une série de dôme dont le Santiaguito.

A 3 772 mètres d'altitude, nous voyons le volcan Fuego et son panache de fumée et à l'opposé son ombre portée à l’horizon. (seconde photo)

En 1922 début une nouvelle éruption qui met en place dans la caldeira un dôme de lave qui sera nommé Santaguito. Ce dôme de lave est instable, explosant et s'effondrant régulièrement en produisant des nuées ardentes et des lahars qui font des dégâts matériels, des morts et entraînent l'évacuation de zones en contrebas du volcan.

Nous passons un grand moment assis au bord de la crête du Santa Maria pour observer les éruptions du Santiaguito.

En dominant le dôme, nous pouvons voir et entendre chaque éruption. Elles commencent par un souffle qui s'amplifie et ressemble au bruit d'un réacteur d'avion. Les gaz s'échappent entre les blocs de lave et un panache se forme et s'élève au-dessus.

On peut aussi entendre les blocs qui se détachent du dôme et roulent dans la pente avec fracas.

Ce spectacle est hypnotisant, les éruptions sont régulières, entrecoupées de périodes de repos assez brèves. Ce dôme, concentrant l'activité du Santiaguito est appelé le Caliente.

Quelques jours plus tard, nous irons dans une estancia (plantation) pour observer le Santiaguito et le Santa Maria sous un autre angle. Nous installons nos tentes sur une crête et notre guide Emmanuel nous affirmera que nous serons à l'abri d'une éventuelle coulée pyroclastique.

De cette crête, nous pouvons voir les panaches du Santiaguito se déployer au-dessus de nos têtes et voir et entendre les blocs de lave dévaler la pente raide en se fracassant.

Impacts des blocs de lave se détachant du dôme de lave du Santiaguito.

Nous resterons toute la matinée à observer les éruptions du Santiaguito. Les blocs de lave se détachant du dôme roulent et se fracassent dans la pente au-dessous. Chaque impact laisse un peu de poussière et fumée dans la pente.

Nous continuerons notre voyage par une nuit d'observation du volcan Fuego. Pendant que nous montons nos tentes dans le champ d'une estancia juste en face du volcan, celui-ci produit une grosse explosion qui nous surprend. Mais nous passerons une bonne partie de la nuit à attendre une nouvelle explosion en vain. Le Fuego se fait désirer et aura raison de notre patience et de notre temps.

Nous repartons pour l'est du pays et visiter le site maya de Tical en pleine forêt tropicale.

Le Guatemala. Le lac Atitlan.

Guatemala, Lac Atitlan.

Le lac Atitlan.

Après notre visite au Pacaya, nous partons pour le village de Santa Clara la Laguna pour gravir le pic Cristalinas. Nous sommes à la veille des fêtes de Toussaint et le village prépare les festivités du lendemain, le carnaval, la visite aux morts.

Le lac Atitlan a une superficie de 130 km², une longueur de 18 km d'Est en Ouest et une altitude d'environ 1560 mètres d'altitude. Il est bordé par trois volcans, le Tolimán (3158 m) , l'Atitlán (3537 m) et le San Pedro (3020 m).

Ce lac occupe la caldeira d'un ancien volcan dont l'éruption cataclysmique en super volcan a laissé place à cette dépression il y a 84 000 ans. Il n'y a pas d'exutoire et son niveau varie beaucoup en fonction des précipitations et prélèvements pour l'irrigation.

Nous gravirons le pic Cristalinas (2300 m) qui nous permet d'avoir cette vue sur ce magnifique lac bordé de volcans. C'est un des plus beau lac que j'ai pu visiter.

Au loin, le Fuego qui fume.

Du pic Cristalinas, nous pourrons voir au loin le volcan Fuego avec son panache de fumée.

Très belle balade, sportive car la pente est raide et le dénivelé conséquent mais nous sommes récompensés par une vue sur ce magnifique lac Atitlan.

Le 1er novembre, pour la Toussaint, le village prépare le défilé du carnaval accompagné de pétards (parfois énormes). D'autres se rassemblent dans le cimetière pour honorer leurs morts. Ils passent ainsi une bonne partie de la matinée dans le cimetière et déjeunent sur les tombes en compagnie des défunts. Spectacle assez déconcertants pour nous.

Santiago Atitlán est la plus grande des communautés au bord du lac, et elle est connue pour son culte de Maximón , une idole formée par la fusion de divinités mayas traditionnelles, de saints catholiques et de légendes de conquistador. Des représentations de ces derniers permettent de les ridiculiser.

Les villages en bordure du lac sont encore imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Des costumes traditionnels y sont d'ailleurs portés par les populations telles que les Tzutujils et les Cakchiquels.

Le Guatemala. Le volcan Pacaya.

Guatemala, le Pacaya.

Le Complexe volcanique du Pacaya.

Campement en bordure de la caldeira du Pacaya.

Voyage au Guatemala avec l'agence Aventure & Volcans effectué en 2007. Nous étions un tout petit groupe ne comportant que 4 participants et notre guide Emmanuel.

Nous commençons par le volcan Pacaya où nous arrivons en fin d’après-midi.

Nous installons nos tentes en bordure de caldeira et partons découvrir une coulée de lave au pied du cône volcanique Mac Kenney.

Cette coulée au pied du cône parait statique mais en réalité il y a un écoulement disséminé et on peut observer des épanchements de lave s’écoulant très lentement.

Nous marchons sur les coulées et voyons de l’incandescence dans les fissures sous nos pieds. La lave sort en plusieurs endroits et s’écoule très lentement, formant des drapés ou cordages.

La coulée de lave au pied du cône volcanique MacKenney.

Au départ, nous n'osons pas nous aventurer sur cette coulée. Emmanuel, notre guide, nous explique où poser nos pieds, faire attention que le sol soit assez résistant avant de s'aventurer plus loin.

Nous partons observer ces coulées de lave qui sortent au pied du cône Mac Kenney. La lave s'épanche avec un léger bruit cristallin, un peu comme du verre fin qui se casse.

Nous sommes fascinés par ce spectacle. C'est la première fois que j'observe de la lave d'aussi près, presque à la toucher. J'en avais vu sur l'Erta Ale mais de loin.

Lorsque nous allons nous coucher, nous voyons nettement avec l’obscurité de l’incandescence disséminée dans la coulée.

Cette lave remonte par dessous et s'épanche lentement en surface. Le complexe volcanique du Pacaya comporte plusieurs boyaux transportant le magma, certains sous cette grande coulée au pied du cône, d'autres remontant jusqu'au sommet du Mac Kenney.

La coulée de lave au pied du cône volcanique MacKenney qui luit au crépuscule.

Dans la nuit, je me lève et une nouvelle coulée est apparue en plein sur le flanc du cône volcanique.

La lave en fusion est très lumineuse et j’appelle les autres participants pour qu’ils puissent admirer ce beau spectacle.

Le lendemain matin, en partant pour le sommet du cône Mac Kenney et nous pouvons voir cette nouvelle coulée qui s'épanche lentement.

Le lendemain, nous partons à l’ascension du cône Mac Kenney, le plus jeune du complexe volcanique.

Nous arrivons au sommet mais le cratère est rempli de fumé et nous ne verrons pas le fond. Par contre, de cette altitude, nous avons un joli panorama sur Guatemala City et le volcan Fuego dont le sommet est orné d’un petit panache de fumée. Ascension bien sportive car le dénivelé est conséquent et la pente terrible !

En direction du sommet du cône Mac Kenney.
Des sublimés de soufre.
Au sommet du cône Mac kenney du Pacaya.

Nous redescendons du Pacaya et partirons pour le Lac Atitlan.

Arizona et Utah – Brice Canyon

Bryce Canyon.

Bryce Canyon.

Avant d'arriver à Bryce Canyon, nous visiterons les alentours de Moab avec les peintures rupestres faites par les indiens qui racontent les scènes quotidiennes, les méandres du Colorado au Dead Horse Point que nous atteignons par une piste vertigineuse.

Les paysages désertiques sont fabuleux, en haut du plateau nous avons une vue à couper le souffle, c'est la terre mise à nue. Au loin, les bassins d'évaporation d'une mine de potasse. La région est riche en minerai.

C'est aussi lors de ce voyage que nous découvrons les "cabanes", de petites habitations en bois dans certains campings louées à un prix assez modique et nous permettant d'être proches des lieux à visiter tout en ayant un certain confort. Les terrains de camping sont bien aménagés. En plus des sanitaires à la propreté irréprochable, il y a toujours de quoi faire un feu de bois et des grillades.

Nous passons par Cannonville par un col à près de 3 000 m et croisons les "caravanes" à la mode américaine, c'est à dire énormes avec leur petite voiture en attelage à l'arrière. C'est sûr, ils ont tout le confort comme à la maison !

Bryce Canyon.

Le parc national de Bryce Canyon est un parc situé dans le Sud de l'Utah.

D'une superficie de 145 km2, le parc est renommé pour ses formations géologiques composées de roches colorées aux formes coniques et âgées de dizaines de millions d'années.

Le parc est constitué de zones élevées et semi-arides, et présente un ensemble d'immenses amphithéâtres naturels parsemés de nombreux hoodoos (cheminées de fée) produits par l'érosion du plateau de Paunsaugunt.

Le parc se situe en altitude, son point culminant étant à 2 778 mètres et le plus bas, au niveau du ruisseau Yellow Creek, à 2 018 mètres d'altitude.

Toute la région appartient à la partie occidentale du plateau du Colorado, célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l’érosion, et présentes dans tous les parcs nationaux des environs.

Bryce Canyon appartient plus particulièrement au sous-plateau de Paunsaugunt, qui s'étend sur une région de 40 km sur 16 km.

Plusieurs amphithéâtres naturels y sont creusés par l'érosion. Le plus grand d'entre eux, Bryce Canyon, mesure près de 20 km de long sur 5 km de large, pour une profondeur maximale d'environ 250 m. Un chemin longe le bord supérieur de l'amphithéâtre et plusieurs postes d'observation, dénommés Sunrise Point, Sunset Point, Inspiration Point et Bryce Point, y sont présents.

Tout un dégradé d'ocre.
Tout un dégradé d'ocre.

L'érosion des dépôts a créé au fil des années des hoodoos (ces longues aiguilles) et d'autres structures géologiques. Nous passerons un bon moment à suivre les sentiers qui déambulent dans ce canyon au pieds des hoodoos et offre des points de vue spectaculaires avec des jeux de lumières magnifiques. Le jeu de couleur est extraordinaire, du blanc à l'ocre foncé avec toutes les nuances intermédiaires. L climat est un peu moins sec et une forêt entoure Bryce Canyon.

Les hoodoos ressemblent à nos "Demoiselles coiffées". La partie supérieure étant peu friable et dure protège le bas de la colonne qui s'érode plus vite.

La faune est très présente, de nombreux écureuils peu farouches se laissent photographier tandis que nous cheminons dans les méandres entre ces colonnes.

Ici encore, nous louerons une cabane et nous nous en féliciterons quand le lendemain en ouvrant la porte nous découvrons un paysage saupoudré de neige. Nous sommes à plus de 2 000 m et le départ sera un peu incertain car non équipé de chaines ou pneus neige, nous avons quelques difficulté à reprendre la route.

Le climat ici est continental et montagnard, les écarts de températures peuvent aller de -36°C à +34°C.

Durant notre parcours, nous verrons aussi beaucoup d'animaux sauvages, chiens de prairies, écureuils, cerfs, grands corbeaux, wapitis. La plupart du temps ils ne sont pas farouches et se laissent approcher.

Bryce Canyon.
Surprise au réveil le lendemain, Bryce Canyon sous la neige.
En ouvrant la porte de notre "cabane", nous découvrons le paysage saupoudré de blanc.

Nous repartons pour Zion Canyon où nous passerons deux jours. Ce canyon est très profond et nous aurons beaucoup de difficultés pour faire de belles photos car pas assez de recul.

Nous repartirons par Las Vegas où nous passerons deux nuits. Nous avons détesté cette ville où tout est artificiel, même cette ambiance fêtarde sonne faux. N'étant pas adeptes des casinos et du jeu, nous déambulons dans la ville pour voir la débauche des jets d'eau en plein désert et les illuminations omniprésentes et tous ces palaces qui recréent une ambiance artificielle. Mal reçu dans les bars, dans les restaurants car si vous alignez pas les dollars ou la carte de crédit, point de services.

Nous voulons repérer le loueur de voiture l'aéroport en arrivant à Las Vegas et avant d'aller à notre hôtel car nous devons prendre notre vol assez tôt le sur-lendemain. Je n'ai toujours pas compris comment, en sortant de l'aéroport, nous nous retrouvons avec les quatre pneus crevés. J'ai tout d'abord cru à un guet-apans puis au passage d'une herse au sortir de la zone de location. Le mystère reste entier.

Finalement nous ne regretterons pas l'assurance contractée lors de la location. Tout sera pris en charge, même nous qu'on accompagnera à notre hôtel. Nous n'aurons eu que l'après-midi gâchée par cette mésaventure pour juste 100$ d'assurance !

Arizona et Utah – Arches National Park

Arches National Park.

Arches National Park.

Dans Arches National Park.

Le parc national des Arches est situé dans l’ouest, non loin du parc national des Canyonlands. Il est connu pour sa grande concentration d’arches rocheuses naturelles, mais aussi par des falaises et buttes travaillées par l'érosion.

Le parc couvre une superficie de 310 km2 dans l'est de l'Utah. L'entrée du parc ne se trouve qu'à 8 km de Moab.

Placé au cœur du plateau du Colorado, à une altitude variant entre 1 245 mètres et 1 723 mètres, le parc couvre une zone semi-désertique majoritairement constituée de grès rouges travaillés par l'érosion. (Wikipédia)

Nous passons par Moab puis continuons jusqu'à l'entrée du parc.

Formation.

Il y a 300 millions d'années, une vaste mer peu profonde occupe la région actuelle du plateau du Colorado.

La région se met à l'époque à s'effondrer (bassin de subsidence) tandis que la version ancestrale des montagnes Rocheuses se soulève.

Dans le climat chaud et sec qui règne à cette époque, les grandes quantités d'eau salée piégées dans ce bassin commencent à former des évaporites (gypse, halite et anhydrite). La couche de roches salines ainsi formée atteint par endroits une épaisseur de 1,5 km. (Wikipédia)

Ces mouvements tectoniques sont du à la plaque Juan de Fuca qui s'enfonce sous la plaque nord-américaine.

De nombreux touristes se pressent dans ce parc.
De nombreuses arches dans le parc que nous parcourons en nous baladant.

Par la suite, cette formation saline est recouverte de sédiments détritiques issus de l'érosion des montagnes proches.

Cette sédimentation détritique, commencée à la fin du Carbonifère, se poursuit irrégulièrement au moins jusqu'au Jurassique moyen, les sédiments ultérieurs ayant été érodés à notre époque. On estime que la couche de sédiments ainsi accumulés a pu dépasser 1,5 km.

Au fur et à mesure de leur enfouissement sous les couches ultérieures, les particules détritiques sont cimentées par des oxydes (notamment de fer, qui confèrent ainsi à la roche une couleur rouge orangé).

Ce phénomène est à l'origine des roches de la région, en grande partie des grès ocre ou bruns ou rougeâtres. (Wikipédia)

Il y a 70 millions d'années, à la fin du Crétacé supérieur, débute l'orogénie laramienne qui soulève les montagnes Rocheuses ainsi que les régions du Plateau du Colorado.

Bien que les grès soulevés aient gardé leur horizontalité, les couches salines sous-jacentes se sont déformées et déplacées, soulevant certaines zones (entre autres la zone du parc) et provoquant l'effondrement d'autres zones.

Ces mouvements sont à l'origine de failles parfois très importantes, comme la Faille de Moab, visible depuis le Visitor Center du parc, qui occasionna un déplacement rocheux d'environ 800 m. Les failles et fractures ainsi créées ont facilité par la suite la formation des arches. (Wikipédia)

Le grès de cette roche permet la formation de telles arches.
Prodige de la nature, une arche d'une finesse extrême.

Grâce à l'action de l'eau et des fortes amplitudes thermiques sur le ciment des grès rouges, l'érosion a dégradé certaines couches plus friables, laissant des couches supérieures plus résistantes intactes.

Dans le parc des Arches, la couche subsistante est généralement l'Entrada Sandstone, un grès de couleur saumonée datant du Jurassique moyen.

Les zones sous-jacentes surcreusées finissent par créer une fenêtre qui s'agrandit ; lorsque l'orifice dépasse un mètre de diamètre, on parle alors d'arche. Il existe plus de 2 000 arches dans ce parc. Au fur et à mesure que l'ouverture s'agrandit, l'arche devient de plus en plus fine et fragile ; elle finira par s'effondrer, ne laissant que sa base.

Mais ce scénario suppose l'existence de couches préalables de dureté et solubilité différentes.

C'est la pression exercée dans le grès par des charges ou des tensions qui rend le grès plus résistant et moins sujet à l'érosion que dans les parties non sujettes à la pression.

Une pression verticale explique particulièrement le pilier du Balanced Rock. En ce qui concerne les arches, ce sont des pressions transversales dues à des fissures dans le grès originel qui expliqueraient la formation de ces structures, car la pression est plus faible sous la fissure que sur sa longueur, ce qui favorise l'érosion du grès sous la fissure, et la subsistance du grès le long de celle-ci.

La fameuse Arche du Park éponyme.

Même si l’érosion a surtout été active lors des glaciations du Pléistocène, elle continue de nos jours et modifie sans cesse le paysage : en 1991, un bloc de 18 mètres sur 3 mètres s’est effondré sous la Landscape Arch. (Wikipédia)

 

Nous passerons un grand moment à explorer ce parc mais n'aurons pas le temps de faire la grande balade jusqu'à l'Arche la plus célèbre. Beaucoup de touristes avec des enfants qui retrouvent un terrain de jeu extraordinaire.