Le Musée Guggenheim de Bilbao.
Bilbao.
Nous voici à Bilbao proche de la côte atlantique. Ludo a réservé un hôtel dans le centre ville et, le centre étant piéton, nous avons garé notre R5 au parking de la gare ferroviaire.
Nous partons en balade, arrêt pour une bonne bière accompagnée de tapas, puis nous prenons la direction du musée Guggenheim en longeant la Ria du Nervion, le fleuve qui coupe la ville en deux.
Nous arrivons en vue de l'édifice et de la célèbre sculpture de Louise Bourgeois, « Maman ».
Puis nous montons sur le pond pour une vue sur tout le bâtiment et accéder l'autre rive. De là nous rejoignons l'entrée du musée.
Ludo avait réservé nos billets sur leur site Internet, nous sommes un peu en avance mais pouvons entrer.
Le Musée Guggenheim.
Conçu par l'architecte canadien Frank Gehry, Il a été inauguré le 18 octobre 1997 par le roi Juan Carlos Ier d'Espagne.
Le bâtiment de formes curvilignes et sinueuses est revêtu de calcaire, de façades rideaux en verre et de panneaux en titane.
D'une superficie totale de 24 000 m², dont 10 540 m² dédiés aux expositions, répartis dans 19 galeries.
Le bâtiment est revêtu de titane. Ce métal très léger et inoxydable, rarement utilisé en architecture, est façonné en plaques d’un tiers de millimètre d'épaisseur. 33 000 plaques recouvrent la majeure partie du musée et lui donnent ses reflets lumineux.
La collection permanente du musée est exposée au troisième étage.
Les expositions temporaires du musée changent fréquemment et présentent principalement des œuvres du XXe siècle.
Visite du Musée.
Louise Bourgeois « Maman ».
Haute de près de 9 mètres, Maman est l'une des sculptures les plus ambitieuses d'une série de sculptures de Louise Bourgeois ayant pour sujet l'araignée.
Conçues comme un hommage à sa mère, tisserande, les araignées de Louise Bourgeois sont des emblèmes de maternité empreintes de contradictions: elles évoquent à la fois la protectrice et la prédatrice – la soie de l'araignée servant aussi bien à tisser des cocons qu'à ligoter ses proies – et incarnent la force et la fragilité.
Ces ambiguïtés sont puissamment représentées dans l'imposante Maman , qui plane de façon menaçante sur des pattes semblables à des arches gothiques, faisant office à la fois de cage et de refuge pour un sac d'œufs dangereusement attaché à son ventre.
L'araignée suscite à la fois l'admiration et la crainte, et pourtant, sa taille colossale, en équilibre improbable sur des pattes élancées, traduit une vulnérabilité presque poignante.
Les galeries.
Nous montons directement au troisième niveau et visitons les espaces avant de redescendre d'un étage puis arriver au rez-de-chaussée.
Le bâtiment lui même est une œuvre d'art. Tout en courbe, en verre, avec des point de vue extraordinaires depuis les étages.
Quelques salles avec des œuvres d'Yves Klein, Andy Warhol, Jeff Koons, Erwin Wurm.
Passage dans la « Salle des miroirs de l'infini » en petit comité pour se voir démultipliés à l'infini, c'est une œuvre de Yayoi Kusama.
Visite des toilettes et d'une terrasse.
Expositions permanentes.
Jenny HOLZER.
Pendant plus de quarante ans, Jenny Holzer a présenté ses idées subversives, ses prises de position et ses tourments dans des lieux publics et des expositions internationales.
Le travail de Jenny Holzer s’articule autour de la langue. Avec ses textes crus et tranchants l'artiste aborde les éléments fondamentaux de l'existence humaine : pouvoir, violence, croyances, mémoire, amour, sexe et mort.
Richard SERRA.
Richard Serra est l’un des plus importants sculpteurs du XXe siècle. Son œuvre est exposée dans les principaux musées et collections du monde entier.
Cette première exposition à Bilbao a réuni ses sculptures les plus récentes dans la Salle 104, le seul espace en Europe dont les caractéristiques permettent d’accueillir ces œuvres grandioses. (Mécène: Arcelor Mittal)
Cette salle d'exposition est très ludique. Une maman poursuivait sa fillette qui courait dans toutes les directions.
Jeff KOONS.
«Je pense que Puppy est un succès parce qu’il aborde le thème du contrôle et de l’absence de contrôle. Le contrôle est nécessaire pour créer l’œuvre mais ensuite, il faut lâcher».
Dans cette œuvre, dont la thématique rappelle les séries Banality et Made in Heaven, le phénomène de la floraison constitue un élément fondamental puisqu’il implique une croissance inégale et anarchique qui insuffle de la vie à l’œuvre et renvoie au pouvoir de la vie et à sa dimension spirituelle.
La Rétrospective de Ruth Asawa.
L'exposition met en lumière les célèbres sculptures en fil de fer bouclé de Ruth Asawa, mais aussi ses œuvres en fil de fer inspirées de la nature, ses moulages en argile et en bronze, ses papiers pliés, ses peintures, ses dessins, ses carnets de croquis et ses gravures, réalisés entre 1947 et 2006.
Remettant en question les distinctions entre abstraction et représentation, figure et sol ou encore espace négatif et positif, son œuvre nous invite à contempler la manière dont des éléments disparates interagissent dans une composition qui, à son tour, est en connexion profonde avec son environnement.
Retour dans la vieille ville de Bilbao.
Nous repartons vers le centre ville pour passer le reste de l'après-midi à nous balader, visiter puis trouver un resto pour le soir.
La ville est toujours très animée, la foule se presse dans toute les rues et places. Difficile de trouver une table libre pour dîner, nous retournons au bar où nous avions bu une bière pour manger des tapas. C'est très bruyant, tout le monde parle très fort et les rues étroites amplifient ce vacarme.
Je suis heureux de repartir vers le Musée Guggenheim en suivant la Ria plongée dans le calme. Enfin un peu de quiétude ... et de fraîcheur
Le Musée Guggenheim en nocturne.
Le soir, après dîner, nous reprenons le quai de la Ria du Nervion pour une belle promenade jusqu'au Musée Guggenheim.
L'édifice, à la nuit tombée est encore plus beau, plus mystérieux, majestueux. Les teintes dorées sur le fond du ciel renforcent les courbes du batiment.
« Maman » l'araignée sur le parvis semble nous guetter, nous attendre, d'autant plus qu'il y a très peu de touristes.
Nous prenons encore plein de photos, traversons la Ria du Nervion pour nous rapprocher du bâtiment. « Maman » se détache sur le ciel bleu nuit étoilé et c'est vraiment l'image que je garderais de cette visite.
Nous quittons, le lendemain, Bilbao et l'Espagne pour passer côte français rejoindre Bayonne puis Sarlat pour aller voir des amis.
Puis nous repartons vers Marseille satisfaits de notre périple ibérique et de notre R5 électrique qui à côcher tous les critères.


















































































































































































































































































































































































































