Le Costa Rica.

Costa Rica, le volcan Poas.

Le volcan Arenal.

Vue sur le volcan Arenal.

C'est en 2010 que je fais ce voyage au Costa Rica avec l'agence Aventure &Volcans. Je retrouve avec plaisir Josette que j'avais rencontrée lors de notre expédition au Kamchatka de 2006. Nous sommes un petit groupe accompagné par Tanguy de Saint-Cyr et son épouse de l'agence locale.

Le Costa Rica est riche en volcans mais aussi est très visité pour sa flore et sa faune bien préservée, mais c'est bien pour les volcans que nous ici.

Situé sur l'isthme centraméricain, le Costa Rica est bordé à l'est par la mer des Caraïbes et à l'ouest par le Pacifique et est en zone tropicale.

Nous commençons nos visites par le volcan Arénal.

Vue sur le volcan Arenal. La pluie n'est pas loin !

Arrivés fin octobre, nous sommes au début de la saison des pluies et nous serons contrariés dans nos visites sur les volcans car en plein dans les nuages et sans visibilité.

J'ai mis très longtemps avant d'ajouter le Costa Rica à mon site des photos de voyages car pas assez de belles vues sur les volcans. Des fleurs, des animaux mais pas de cratère.

Le volcan Arénal avait fait une belle explosion le jour de notre arrivée. Nous tournerons tout autour dans l'espoir de voir une autre explosion et resterons en observation à la tombée de la nuit espérant voir les éboulements incandescents issus du dôme de lave à son sommet.

Lors de la croissance du dôme, une partie de la lave se détache et forme des éboulis incandescents que l'on peut voir descendre du sommet. Mais non, rien, même pas une lueur incandescente.

Heureusement nous irons dans de superbes maisons d'hôte en pleine forêt tropicale et pourrons observer la faune et la flore exubérante de ce pays à la pointe pour la protection de la biodiversité.

Nous passons par une plantation où on peut observer des iguanes arboricoles. Ces iguanes sont nourris pour éviter qu'ils ne dévastent les récoltes.

Nous les verrons manger des feuilles de choux. Ils ne sont pas du tout dérangés par notre présence et mangent goulûment les choux avant de repartir se faire réchauffer par les rayons du soleil. Leurs couleurs sont magnifiques.

Iguana iguana est très répandu en Amérique du sud et centrale. Il peut atteindre 2 m et peser 5 kg, prendre différentes teintes, rosée, bleuâtre ou orangée. Les mâles sont agressifs envers leur congénères en période de reproduction mais pas envers nous.

Les mâles sont plus imposants que les femelles et sont en général plus colorés avec des épines dorsales plus développées.

Nous poursuivons nos visites et voyons un groupe de coati. Ils se déplacent en groupe pour gratter le sol et se nourrissent de larves, vers, insectes. Mais ils se déplacent aussi dans les arbres à la recherche de fruits et d'insectes ou petits mammifères.

Ils sont omnivores, mangent de petits vertébrés, des fruits, des charognes et des insectes. D'un naturel curieux, ils se laissent approcher sans crainte et s'approchent des maisons quand ils ont repérer une poubelle.

Se sont de petits mammifères de la taille d'un gros chat. Ses prédateurs sont les boas, les rapaces, les félins, et les martres à tête grise.

Il peuvent être domestiqués facilement et sont très intelligents.

Le volcan Poás.

Pour cette visite, nous aurons plus de chance avec la météo, peu de pluie, nous ne sommes pas dans les nuages et le cratère pour une fois est bien visibles.

Le Poás est un stratovolcan de 2 708 m d'altitude. Il est très actif avec fumerolles, éruptions phréatiques et un parc national (Parque Nacional Volcán Poás) à été constitué autour de son sommet.

Son cratère principal dégage régulièrement des vapeurs sulfurées toxiques et héberge un lac acide qui peut disparaître en fonction de son activité. Émission permanente d’un important panache de gaz acides (environ 400 tonnes de dioxyde de soufre par jour)

Lors de notre visite dans le parc national du Poas, une petite éruption phréatique nous surprend. Pourtant, nous avons consulté le site de surveillance de ce volcan avant d'entamer notre excursion.

Plusieurs éruptions de ce type, mais plus fortes, auront des conséquences sur les touristes massés devant le cratère en en blessant plusieurs. Les volcans sont bien souvent imprévisibles.

Ce parc est très visité et, même si je ne place pas de photos montrant la foule des touristes, nous ne serons pas les seuls lors de notre visite. Il faut dire que pour une fois nous voyons quelque chose entre deux passages de nuages.

J'ai pu saisir cette éruption juste à temps car elle a été unique lors de notre visite.

Nous reprenons la route et en chemin nous arrêtons au niveau d'un pont pour voir des crocodiles sur les berges. Je me félicite d'être sur ce pont, bien loin de cette bestiole terrifiante. Nous verrons pas mal de ces sauriens dans le fleuve.

Nous n'aurons vraiment pas de chance avec le temps, beaucoup de pluie et les sommets, donc les cratères volcaniques, seront la plus part du temps dans les nuages limitant leur observation.

Toujours sur la route, nous nous arrêtons dans une finca (plantation) où de nombreux oiseaux viennent manger plus ceux qui sont soignés et gardés dans des cages.

Nous verrons ainsi de superbes Aras aux couleurs éclatantes qui se précipitent sur une table où la propriétaires à mis des cacahuètes. Ils se chamaillent pour en manger le plus possible.

Nous verrons aussi des Toucans à carène au bec énorme et surprenant. Ils sont bien plus dociles que les aras et viennent nous voir pour qu'on leur donne un peu de nourriture.

Les volcans Turrialba et Irazu.

Volcan Irazu dans les nuages.

Notre visite du volcan Turrialba nous aura permis de faire une belle balade dans une nature aux prises avec les soubresauts du volcan. La végétation est brûlée par les gaz acides, d'anciennes habitations abandonnées sont peu à peu détruites aussi par les gaz.

Ce volcan est vraiment dangereux et actif et la région s'est dépeuplée peu à peu. Au sommet, carrément nous ne verrons rien, il est dans les nuages et y restera tout le long de notre visite. Le cratère est rempli de brouillard, on ne distingue absolument rien.

Nous irons voir le volcan Irazu mais lui aussi dans les nuages. Nous ne verrons qu'un tout petit peu du cratère principal et une grande partie d'un cratère adjacent entre deux bans de nuages.

Dommage car ce pays regorge de volcans actifs magnifiques, j'ai vraiment l'impression de passé à coté de splendeurs sans pouvoir les admirer.

Volcan Irazu dans les nuages.

Par bonheur le pays regorge de forêts tropicales et nous verrons nombres d'animaux exotiques pour nous européens. Tanguy nous fera faire quelques jolies balades à la découverte de la faune et flore.

Nous verrons des singes capucin qui se tiennent à distance de nous mais leur curiosité les ferons approcher et nous pourrons prendre quelques beaux clichés.

Toujours dans la forêt, un singe hurleur est alangui sur une branche et nous regarde passer.

Le singe hurleur ressemble à un gorille bien que d'une espèce totalement différente mais sa taille est bien plus faible.

Sa zone de répartition géographique comprend le nord sur continent sud-américain et une partie de l'Amérique Centrale. Il vit en zone tropicale.

Chaque matin, on peut entendre leurs hurlements dans la forêt.

C'est grâce aux yeux experts de Tanguy que nous découvrirons cette faune sauvage bien camouflée dans la forêt.

Singe hurleur.

Lors d'une de nos randonnées, nous passons juste à coté d'un paresseux.

C'est Tanguy qui nous le montre. Une femelle avec son petit accroché à sa fourrure se tient juste au dessus de nous.

Ses griffes sont adaptées pour s'accrocher aux arbres sans avoir d'effort à faire. Leur déplacement est très lent et ils sont bien plus agiles dans les arbres qu'à terre où ils constituent des proies faciles.

Et au détour du sentier, nous apercevrons une grenouille colorée qui veut bien se laisser prendre en photo.

C'est La ranita venenosa verdinegra. Comme son nom l'indique, elle est verte et noire mais surtout elle est vénéneuse.

Les toxines de sa peau ont été utilisées par les chasseurs pour empoisonner leurs flèches pour le tir à l'arc ou à la sarbacane.

Toutes ces grenouilles tropicales aux couleurs vives et exubérantes avertissent un éventuel prédateur qu'il serait plus sage de ne pas les manger.

Un peu plus loin, nous assistons à un étrange spectacle. Les fourmis champignonnistes coupent des morceaux de feuille qu'elles emportent dans leur terrier pour nourrir un champignon qu'elles mangeront à leur tour.

Araignée au fil jaune.

Encore un exemple de couleur vive. Cette araignée tisse sa toile et y place un fil plus épais jaune vif.

Est-ce pour que les oiseaux le voient et l'évitent pour ne pas tout détruire mais cela est bien pratique pour nous aussi de façon à ne pas prendre l'insecte en plein visage.

 

Nous nous déplaçons en Van, le groupe étant réduit, nous tenons tous dans un seul véhicule.

Sur la route en van, j'aperçois sur le bas-côté cette énorme mygale. Nous nous arrêterons pour l'observer de plus près tandis qu'elle cherche à fuir en s'enfonçant dans les hautes herbes.

Nous irons aussi dans une plantation de café. Tous le processus de récolte, tri et production du café nous sera expliqué. C'est une toute petite exploitation et la qualité est le maître mot.

A la fin de cette visite, nous nous voyons offrir un mug de ce breuvage mais surprise le café ressemble plus à une infusion qu'à un expresso. Le propriétaire nous dira que c'est comme cela qu'il l'apprécie. D'accord ... dommage pour nous.

Je termine cet article avec quelques photos de jolies plantes et fleurs. Mais j'aurais pu remplir l'écran de fleurs ou plantes multicolores, bizarres ou juste jolies tellement il y en a partout.

Heureusement que le Costa Rica est riche de cette biodiversité, ce qui aura donné un peu plus de sens à nos visites des volcans perdus dans les nuages et inaccessibles au regard.

Le Guatemala. Volcans Santamaria et Santiaguito.

Guatemala, le Santiaguito.

Les volcans Santa Maria et Santiaguito.

À partir de la ville de Quetzaltenango, nous partons camper au sommet du volcan Santa Maria. Une excursion très sportive car le dénivelé est très important et le sentier monte tout droit vers le sommet en plusieurs endroit. Nous y arrivons dans l'après-midi et découvrons un panorama exceptionnel.

Après avoir monté nos tentes, nous profitons du paysage. Nous sommes à 3 772 mètres d'altitude et notre regard porte au loin mais aussi juste au dessus du Santiaguito.

Après une ascension bien sportive, nous arrivons sur un sentier qui part vers le sommet et découvrons le dôme du Santaguito. Nous nous arrêtons pour observer le dôme fumant et faire quelques photos.

Le volcan Santa Maria fait partie de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l'océan Pacifique.

Le volcan, qui culmine à 3 772 mètres d'altitude, a la forme d'une montagne conique aux pentes régulières, escarpées et symétriques hormis sur la face sud-ouest qui est occupée par une caldeira de 1,5 kilomètre de diamètre en forme de fer à cheval. Dans cette caldeira se trouve un dôme de lave, le Santiaguito, qui constitue la partie active du volcan.

La première éruption répertoriée sur le Santa María est survenue du 24 octobre au 

Cette éruption fut très puissante, d'un indice d'explosivité de 6.

Elle éjecta, par une colonne plinienne, 20 milliards de m3 de cendre et donna naissance à une caldeira en forme de fer à cheval de 1,5 kilomètre de diamètre, un tiers de la face sud-ouest du Santa Maria disparu.

Cette éruption s’est produite sur la face opposée à la ville Quetzaltenango qui n’a pas été détruite. Mais les dégâts matériels furent très important ainsi que les lahars destructeurs qui firent de très nombreuses victimes parmi la population.

Nous profitons de cette fin de journée à admirer le paysage tant que le soleil est encore présent. Mais dès la nuit venue, nous nous réfugions dans une tente pour être à l'abri et préparer notre repos du soir.

La caldeira du Santa Maria occupée par une série de dôme dont le Santiaguito.

A 3 772 mètres d'altitude, nous voyons le volcan Fuego et son panache de fumée et à l'opposé son ombre portée à l’horizon. (seconde photo)

En 1922 début une nouvelle éruption qui met en place dans la caldeira un dôme de lave qui sera nommé Santaguito. Ce dôme de lave est instable, explosant et s'effondrant régulièrement en produisant des nuées ardentes et des lahars qui font des dégâts matériels, des morts et entraînent l'évacuation de zones en contrebas du volcan.

Nous passons un grand moment assis au bord de la crête du Santa Maria pour observer les éruptions du Santiaguito.

En dominant le dôme, nous pouvons voir et entendre chaque éruption. Elles commencent par un souffle qui s'amplifie et ressemble au bruit d'un réacteur d'avion. Les gaz s'échappent entre les blocs de lave et un panache se forme et s'élève au-dessus.

On peut aussi entendre les blocs qui se détachent du dôme et roulent dans la pente avec fracas.

Ce spectacle est hypnotisant, les éruptions sont régulières, entrecoupées de périodes de repos assez brèves. Ce dôme, concentrant l'activité du Santiaguito est appelé le Caliente.

Quelques jours plus tard, nous irons dans une estancia (plantation) pour observer le Santiaguito et le Santa Maria sous un autre angle. Nous installons nos tentes sur une crête et notre guide Emmanuel nous affirmera que nous serons à l'abri d'une éventuelle coulée pyroclastique.

De cette crête, nous pouvons voir les panaches du Santiaguito se déployer au-dessus de nos têtes et voir et entendre les blocs de lave dévaler la pente raide en se fracassant.

Impacts des blocs de lave se détachant du dôme de lave du Santiaguito.

Nous resterons toute la matinée à observer les éruptions du Santiaguito. Les blocs de lave se détachant du dôme roulent et se fracassent dans la pente au-dessous. Chaque impact laisse un peu de poussière et fumée dans la pente.

Nous continuerons notre voyage par une nuit d'observation du volcan Fuego. Pendant que nous montons nos tentes dans le champ d'une estancia juste en face du volcan, celui-ci produit une grosse explosion qui nous surprend. Mais nous passerons une bonne partie de la nuit à attendre une nouvelle explosion en vain. Le Fuego se fait désirer et aura raison de notre patience et de notre temps.

Nous repartons pour l'est du pays et visiter le site maya de Tical en pleine forêt tropicale.

Le Guatemala. Le lac Atitlan.

Guatemala, Lac Atitlan.

Le lac Atitlan.

Après notre visite au Pacaya, nous partons pour le village de Santa Clara la Laguna pour gravir le pic Cristalinas. Nous sommes à la veille des fêtes de Toussaint et le village prépare les festivités du lendemain, le carnaval, la visite aux morts.

Le lac Atitlan a une superficie de 130 km², une longueur de 18 km d'Est en Ouest et une altitude d'environ 1560 mètres d'altitude. Il est bordé par trois volcans, le Tolimán (3158 m) , l'Atitlán (3537 m) et le San Pedro (3020 m).

Ce lac occupe la caldeira d'un ancien volcan dont l'éruption cataclysmique en super volcan a laissé place à cette dépression il y a 84 000 ans. Il n'y a pas d'exutoire et son niveau varie beaucoup en fonction des précipitations et prélèvements pour l'irrigation.

Nous gravirons le pic Cristalinas (2300 m) qui nous permet d'avoir cette vue sur ce magnifique lac bordé de volcans. C'est un des plus beau lac que j'ai pu visiter.

Au loin, le Fuego qui fume.

Du pic Cristalinas, nous pourrons voir au loin le volcan Fuego avec son panache de fumée.

Très belle balade, sportive car la pente est raide et le dénivelé conséquent mais nous sommes récompensés par une vue sur ce magnifique lac Atitlan.

Le 1er novembre, pour la Toussaint, le village prépare le défilé du carnaval accompagné de pétards (parfois énormes). D'autres se rassemblent dans le cimetière pour honorer leurs morts. Ils passent ainsi une bonne partie de la matinée dans le cimetière et déjeunent sur les tombes en compagnie des défunts. Spectacle assez déconcertants pour nous.

Santiago Atitlán est la plus grande des communautés au bord du lac, et elle est connue pour son culte de Maximón , une idole formée par la fusion de divinités mayas traditionnelles, de saints catholiques et de légendes de conquistador. Des représentations de ces derniers permettent de les ridiculiser.

Les villages en bordure du lac sont encore imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Des costumes traditionnels y sont d'ailleurs portés par les populations telles que les Tzutujils et les Cakchiquels.

Le Guatemala. Le volcan Pacaya.

Guatemala, le Pacaya.

Le Complexe volcanique du Pacaya.

Campement en bordure de la caldeira du Pacaya.

Voyage au Guatemala avec l'agence Aventure & Volcans effectué en 2007. Nous étions un tout petit groupe ne comportant que 4 participants et notre guide Emmanuel.

Nous commençons par le volcan Pacaya où nous arrivons en fin d’après-midi.

Nous installons nos tentes en bordure de caldeira et partons découvrir une coulée de lave au pied du cône volcanique Mac Kenney.

Cette coulée au pied du cône parait statique mais en réalité il y a un écoulement disséminé et on peut observer des épanchements de lave s’écoulant très lentement.

Nous marchons sur les coulées et voyons de l’incandescence dans les fissures sous nos pieds. La lave sort en plusieurs endroits et s’écoule très lentement, formant des drapés ou cordages.

La coulée de lave au pied du cône volcanique MacKenney.

Au départ, nous n'osons pas nous aventurer sur cette coulée. Emmanuel, notre guide, nous explique où poser nos pieds, faire attention que le sol soit assez résistant avant de s'aventurer plus loin.

Nous partons observer ces coulées de lave qui sortent au pied du cône Mac Kenney. La lave s'épanche avec un léger bruit cristallin, un peu comme du verre fin qui se casse.

Nous sommes fascinés par ce spectacle. C'est la première fois que j'observe de la lave d'aussi près, presque à la toucher. J'en avais vu sur l'Erta Ale mais de loin.

Lorsque nous allons nous coucher, nous voyons nettement avec l’obscurité de l’incandescence disséminée dans la coulée.

Cette lave remonte par dessous et s'épanche lentement en surface. Le complexe volcanique du Pacaya comporte plusieurs boyaux transportant le magma, certains sous cette grande coulée au pied du cône, d'autres remontant jusqu'au sommet du Mac Kenney.

La coulée de lave au pied du cône volcanique MacKenney qui luit au crépuscule.

Dans la nuit, je me lève et une nouvelle coulée est apparue en plein sur le flanc du cône volcanique.

La lave en fusion est très lumineuse et j’appelle les autres participants pour qu’ils puissent admirer ce beau spectacle.

Le lendemain matin, en partant pour le sommet du cône Mac Kenney et nous pouvons voir cette nouvelle coulée qui s'épanche lentement.

Le lendemain, nous partons à l’ascension du cône Mac Kenney, le plus jeune du complexe volcanique.

Nous arrivons au sommet mais le cratère est rempli de fumé et nous ne verrons pas le fond. Par contre, de cette altitude, nous avons un joli panorama sur Guatemala City et le volcan Fuego dont le sommet est orné d’un petit panache de fumée. Ascension bien sportive car le dénivelé est conséquent et la pente terrible !

En direction du sommet du cône Mac Kenney.
Des sublimés de soufre.
Au sommet du cône Mac kenney du Pacaya.

Nous redescendons du Pacaya et partirons pour le Lac Atitlan.

Arizona et Utah

Bryce Canyon.

Bryce Canyon.

Avant d'arriver à Bryce Canyon, nous visiterons les alentours de Moab avec les peintures rupestres faites par les indiens qui racontent les scènes quotidiennes, les méandres du Colorado au Dead Horse Point que nous atteignons par une piste vertigineuse.

Les paysages désertiques sont fabuleux, en haut du plateau nous avons une vue à couper le souffle, c'est la terre mise à nue. Au loin, les bassins d'évaporation d'une mine de potasse. La région est riche en minerai.

C'est aussi lors de ce voyage que nous découvrons les "cabanes", de petites habitations en bois dans certains campings louées à un prix assez modique et nous permettant d'être proches des lieux à visiter tout en ayant un certain confort. Les terrains de camping sont bien aménagés. En plus des sanitaires à la propreté irréprochable, il y a toujours de quoi faire un feu de bois et des grillades.

Nous passons par Cannonville par un col à près de 3 000 m et croisons les "caravanes" à la mode américaine, c'est à dire énormes avec leur petite voiture en attelage à l'arrière. C'est sûr, ils ont tout le confort comme à la maison !

Bryce Canyon.

Le parc national de Bryce Canyon est un parc situé dans le Sud de l'Utah.

D'une superficie de 145 km2, le parc est renommé pour ses formations géologiques composées de roches colorées aux formes coniques et âgées de dizaines de millions d'années.

Le parc est constitué de zones élevées et semi-arides, et présente un ensemble d'immenses amphithéâtres naturels parsemés de nombreux hoodoos (cheminées de fée) produits par l'érosion du plateau de Paunsaugunt.

Le parc se situe en altitude, son point culminant étant à 2 778 mètres et le plus bas, au niveau du ruisseau Yellow Creek, à 2 018 mètres d'altitude.

Toute la région appartient à la partie occidentale du plateau du Colorado, célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l’érosion, et présentes dans tous les parcs nationaux des environs.

Bryce Canyon appartient plus particulièrement au sous-plateau de Paunsaugunt, qui s'étend sur une région de 40 km sur 16 km.

Plusieurs amphithéâtres naturels y sont creusés par l'érosion. Le plus grand d'entre eux, Bryce Canyon, mesure près de 20 km de long sur 5 km de large, pour une profondeur maximale d'environ 250 m. Un chemin longe le bord supérieur de l'amphithéâtre et plusieurs postes d'observation, dénommés Sunrise Point, Sunset Point, Inspiration Point et Bryce Point, y sont présents.

Tout un dégradé d'ocre.
Tout un dégradé d'ocre.

L'érosion des dépôts a créé au fil des années des hoodoos (ces longues aiguilles) et d'autres structures géologiques. Nous passerons un bon moment à suivre les sentiers qui déambulent dans ce canyon au pieds des hoodoos et offre des points de vue spectaculaires avec des jeux de lumières magnifiques. Le jeu de couleur est extraordinaire, du blanc à l'ocre foncé avec toutes les nuances intermédiaires. L climat est un peu moins sec et une forêt entoure Bryce Canyon.

Les hoodoos ressemblent à nos "Demoiselles coiffées". La partie supérieure étant peu friable et dure protège le bas de la colonne qui s'érode plus vite.

La faune est très présente, de nombreux écureuils peu farouches se laissent photographier tandis que nous cheminons dans les méandres entre ces colonnes.

Ici encore, nous louerons une cabane et nous nous en féliciterons quand le lendemain en ouvrant la porte nous découvrons un paysage saupoudré de neige. Nous sommes à plus de 2 000 m et le départ sera un peu incertain car non équipé de chaines ou pneus neige, nous avons quelques difficulté à reprendre la route.

Le climat ici est continental et montagnard, les écarts de températures peuvent aller de -36°C à +34°C.

Durant notre parcours, nous verrons aussi beaucoup d'animaux sauvages, chiens de prairies, écureuils, cerfs, grands corbeaux, wapitis. La plupart du temps ils ne sont pas farouches et se laissent approcher.

Bryce Canyon.
Surprise au réveil le lendemain, Bryce Canyon sous la neige.
En ouvrant la porte de notre "cabane", nous découvrons le paysage saupoudré de blanc.

Nous repartons pour Zion Canyon où nous passerons deux jours. Ce canyon est très profond et nous aurons beaucoup de difficultés pour faire de belles photos car pas assez de recul.

Nous repartirons par Las Vegas où nous passerons deux nuits. Nous avons détesté cette ville où tout est artificiel, même cette ambiance fêtarde sonne faux. N'étant pas adeptes des casinos et du jeu, nous déambulons dans la ville pour voir la débauche des jets d'eau en plein désert et les illuminations omniprésentes et tous ces palaces qui recréent une ambiance artificielle. Mal reçu dans les bars, dans les restaurants car si vous alignez pas les dollars ou la carte de crédit, point de services.

Nous voulons repérer le loueur de voiture l'aéroport en arrivant à Las Vegas et avant d'aller à notre hôtel car nous devons prendre notre vol assez tôt le sur-lendemain. Je n'ai toujours pas compris comment, en sortant de l'aéroport, nous nous retrouvons avec les quatre pneus crevés. J'ai tout d'abord cru à un guet-apans puis au passage d'une herse au sortir de la zone de location. Le mystère reste entier.

Finalement nous ne regretterons pas l'assurance contractée lors de la location. Tout sera pris en charge, même nous qu'on accompagnera à notre hôtel. Nous n'aurons eu que l'après-midi gâchée par cette mésaventure pour juste 100$ d'assurance !

Arizona et Utah

Arches National Park.

Arches National Park.

Dans Arches National Park.

Le parc national des Arches est situé dans l’ouest, non loin du parc national des Canyonlands. Il est connu pour sa grande concentration d’arches rocheuses naturelles, mais aussi par des falaises et buttes travaillées par l'érosion.

Le parc couvre une superficie de 310 km2 dans l'est de l'Utah. L'entrée du parc ne se trouve qu'à 8 km de Moab.

Placé au cœur du plateau du Colorado, à une altitude variant entre 1 245 mètres et 1 723 mètres, le parc couvre une zone semi-désertique majoritairement constituée de grès rouges travaillés par l'érosion. (Wikipédia)

Nous passons par Moab puis continuons jusqu'à l'entrée du parc.

Formation.

Il y a 300 millions d'années, une vaste mer peu profonde occupe la région actuelle du plateau du Colorado.

La région se met à l'époque à s'effondrer (bassin de subsidence) tandis que la version ancestrale des montagnes Rocheuses se soulève.

Dans le climat chaud et sec qui règne à cette époque, les grandes quantités d'eau salée piégées dans ce bassin commencent à former des évaporites (gypse, halite et anhydrite). La couche de roches salines ainsi formée atteint par endroits une épaisseur de 1,5 km. (Wikipédia)

Ces mouvements tectoniques sont du à la plaque Juan de Fuca qui s'enfonce sous la plaque nord-américaine.

De nombreux touristes se pressent dans ce parc.
De nombreuses arches dans le parc que nous parcourons en nous baladant.

Par la suite, cette formation saline est recouverte de sédiments détritiques issus de l'érosion des montagnes proches.

Cette sédimentation détritique, commencée à la fin du Carbonifère, se poursuit irrégulièrement au moins jusqu'au Jurassique moyen, les sédiments ultérieurs ayant été érodés à notre époque. On estime que la couche de sédiments ainsi accumulés a pu dépasser 1,5 km.

Au fur et à mesure de leur enfouissement sous les couches ultérieures, les particules détritiques sont cimentées par des oxydes (notamment de fer, qui confèrent ainsi à la roche une couleur rouge orangé).

Ce phénomène est à l'origine des roches de la région, en grande partie des grès ocre ou bruns ou rougeâtres. (Wikipédia)

Il y a 70 millions d'années, à la fin du Crétacé supérieur, débute l'orogénie laramienne qui soulève les montagnes Rocheuses ainsi que les régions du Plateau du Colorado.

Bien que les grès soulevés aient gardé leur horizontalité, les couches salines sous-jacentes se sont déformées et déplacées, soulevant certaines zones (entre autres la zone du parc) et provoquant l'effondrement d'autres zones.

Ces mouvements sont à l'origine de failles parfois très importantes, comme la Faille de Moab, visible depuis le Visitor Center du parc, qui occasionna un déplacement rocheux d'environ 800 m. Les failles et fractures ainsi créées ont facilité par la suite la formation des arches. (Wikipédia)

Le grès de cette roche permet la formation de telles arches.
Prodige de la nature, une arche d'une finesse extrême.

Grâce à l'action de l'eau et des fortes amplitudes thermiques sur le ciment des grès rouges, l'érosion a dégradé certaines couches plus friables, laissant des couches supérieures plus résistantes intactes.

Dans le parc des Arches, la couche subsistante est généralement l'Entrada Sandstone, un grès de couleur saumonée datant du Jurassique moyen.

Les zones sous-jacentes surcreusées finissent par créer une fenêtre qui s'agrandit ; lorsque l'orifice dépasse un mètre de diamètre, on parle alors d'arche. Il existe plus de 2 000 arches dans ce parc. Au fur et à mesure que l'ouverture s'agrandit, l'arche devient de plus en plus fine et fragile ; elle finira par s'effondrer, ne laissant que sa base.

Mais ce scénario suppose l'existence de couches préalables de dureté et solubilité différentes.

C'est la pression exercée dans le grès par des charges ou des tensions qui rend le grès plus résistant et moins sujet à l'érosion que dans les parties non sujettes à la pression.

Une pression verticale explique particulièrement le pilier du Balanced Rock. En ce qui concerne les arches, ce sont des pressions transversales dues à des fissures dans le grès originel qui expliqueraient la formation de ces structures, car la pression est plus faible sous la fissure que sur sa longueur, ce qui favorise l'érosion du grès sous la fissure, et la subsistance du grès le long de celle-ci.

La fameuse Arche du Park éponyme.

Même si l’érosion a surtout été active lors des glaciations du Pléistocène, elle continue de nos jours et modifie sans cesse le paysage : en 1991, un bloc de 18 mètres sur 3 mètres s’est effondré sous la Landscape Arch. (Wikipédia)

 

Nous passerons un grand moment à explorer ce parc mais n'aurons pas le temps de faire la grande balade jusqu'à l'Arche la plus célèbre. Beaucoup de touristes avec des enfants qui retrouvent un terrain de jeu extraordinaire.

Arizona et Utah

Monument Valley.

Monument Valley.

On distingue au loin le plateau ayant la même altitude que le sommet de ces monolithes.

Monument Valley se situé à la frontière entre l'Arizona et l'Utah.

Il est remarquable par ses formations géomorphologiques composées notamment de mesas et buttes-témoins.

Le site fait partie d'une réserve des Navajos et du plateau du Colorado. Les Navajos nomment l'endroit Tsé Bii' Ndzisgaii, signifiant « la vallée des rocs ». C'est un parc privé géré par les Navajos. (Wikipédia)

La région de Monument Valley appartient au plateau du Colorado.

Le paysage est typique des structures aclinales : un plateau érodé où ne subsistent que des buttes-témoin (photo ci-contre). Les couleurs vives de la roche (du grès massif) viennent de l'oxyde de fer et de manganèse. Les buttes, dénommées inselbergs, sont constituées de trois strates principales :

    • schiste Organ Rock en bas,
    • grès De Chelly au milieu,
    • schiste Moenkopi et limon Shinarump en haut. (Wikipédia)

Même si ces roches ont une couleur très proche, elles sont de nature différente ce qui explique leur comportement différent face aux phénomènes d'érosion.

Dès notre arrivée, nous sommes en admiration devant cette merveille.
J'ai troqué le lasso contre l'appareil photo !

Monument Valley connaît un climat désertique avec des hivers froids et des étés chauds.

Ces derniers sont toutefois tempérés par l'altitude de la région : alors que la température excède 32 °C durant 54 jours en moyenne par an, elle dépasse rarement 38 °C sur les hauteurs.

Les nuits sont fraîches, avec des températures qui chutent rapidement après le crépuscule. L'hiver, malgré le froid, les températures restent généralement positives en journée et descendent rarement en dessous de 18 °C. De minces précipitations neigeuses sont possibles mais elles fondent généralement en un jour ou deux. (Wikipédia)

Nous n'aurons pas trop chaud, en octobre les températures sont clémentes ce qui nous permet de visiter les sites sans souffrir de la chaleur.

Nous arrivons en début d'après-midi sur le site et nous le parcourrons d'abord en voiture puis à pied en faisant une jolie balade au milieu de ces monolithes de pierre.

Peu de touristes en cette fin du mois d'octobre, la température est assez clémente, pas du tout excessive comme on pourrait s'y attendre en plein désert.

On distingue au loin le plateau ayant la même altitude que le sommet de ces monolithes.
L'ambiance des westerns de notre enfance.

Le film La Chevauchée fantastique de John Ford (1939), avec John Wayne, contribua à rendre le site populaire. Le réalisateur utilisa le paysage dans d'autres westerns tels que La Charge héroïque (1949) et La Prisonnière du désert (1959). Il existe un point de vue baptisé John Ford Point. (Wikipédia)

Je me souviens de ces films où j'étais bien souvent du coté des apaches car ils se faisaient tous tuer par les cow-boys arrogants, leur tipi brûlés ... Déjà un peu à contre-sens.

.De 1945 à 1967, des mines ont été exploitées dans la partie sud de la région, pour extraire le minerai d'uranium découvert en 1942 de façon dispersée dans la formation de Chinle. Du vanadium et du cuivre lui sont associés dans certains des gisements.

La première mine exploitée de manière industrielle a été ouverte en 1948. L'exploitation minière s'est totalement arrêtée dans le district de Monument Valley en 1969, après avoir produit 3 900 tonnes d'oxyde d'uranium, plus que ce qui a été produit dans tout autre district minier d'Arizona.(Wikipédia)

Nous visiterons aussi d'anciens sites habités par les Pueblos au 13ème siècle, Les ruines de Betatakin.

De nos jours, Monument Valley se visite en voiture.

Les visiteurs déambulent dans un chemin caillouteux avec leur propre véhicule, pourvu que le bas-de-caisse soit suffisamment haut, ou avec des guides amérindiens.

En effet, ce parc se trouve dans la réserve des Navajos, ce sont eux qui récoltent les droits d'entrée (non-inclus dans le pass des parcs nationaux américains). Il est préférable d'effectuer la visite de ce site remarquable avec un guide Navajo, qui permet l'accès à des zones interdites aux visiteurs non accompagnés.

Il est également possible de visiter ce site à cheval avec un guide amérindien.(Wikipédia)

Nous ferons nous aussi la visite en voiture (un 4X4 Jeep) puis, en bons français, nous irons faire une balade aux pieds de ces monolithes pour bien nous imprégner de la magie du lieu. Aller voir de plus près la nature de la roche, découvrir les failles qui la font fendre, la partie érodées par le vent...

Nous trouverons un hôtel à Mexican Hat. Le lendemain, nous visitons God Valley et Goosenecks State Park et les méandres de la San Juan River.

Arizona et Utah – Parcs nationaux du Colorado.

L'Arizona.

Arrivée en Arizona et l'Utah.

La culture américaine dès le premier jour. Rassemblement de Bikers.

En octobre 2011, nous parons à la découverte des parcs nationaux américains. Nous atterrissons à Phénix en fin de journée et rejoignons l'hôtel que nous avons réservé. Dîner dans un restaurant puis balade dans un quartier bien animé.

Puis le lendemain nous partons directement vers le nord pour visiter en premier Météor Crater.

Météor Crater.

Meteor Crater est un cratère d'impact situé environ 60 km à l'est de Flagstaff, en Arizona. Il est aussi appelé cratère Barringer, en souvenir de l'ingénieur des mines Daniel Moreau Barringer qui acheta le site en 1903. Il avait antérieurement été nommé cratère Canyon Diablo, nom qui est resté celui de la météorite à l'origine du cratère.

Le cratère s'est formé il y a environ 50 000 ans alors que le climat du plateau du Colorado était plus frais et plus humide qu'aujourd'hui.

Le cratère, en forme de bol, mesure entre 1 200 et 1 400 mètres de diamètre, et sa profondeur est de 190 mètres.

Il s'est formé il y a environ 50 000 ans, à la suite de l'impact d'une météorite d'environ 50 mètres de diamètre et d'une masse de 300 000 tonnes. La majeure partie de la météorite s'est vaporisée ou dispersée mais on dispose d'environ 30 tonnes de fragments, principalement composés de fer et de nickel, les composants usuels du fer météorique.

L'objet qui est à l'origine de la formation du cratère était une météorite ferreuse riche en fer et en nickel d'un diamètre d'environ 50 mètres. Sa vitesse est estimée à 12,8 Km/s avec un angle de percussion de 80°. La collision a dégagé une énergie considérable, équivalente à celle d'une explosion thermonucléaire environ 1000 fois plus puissante que celle de la bombe d'Hiroshima.

À cette époque, la région était recouverte par une végétation de savane ouverte et peuplée de mammouths laineux, de paresseux terrestres géants et de camélidés. En revanche, les êtres humains ne peuplaient probablement pas encore la région. (Wikipédia)

C'est la première fois que je vois un cratère d'impact de météorite et c'est vraiment impressionnant. On a du mal à imaginer la catastrophe que cela a du être, l'énergie dégagée qui a pulvérisé le sol et la roche.

Paysage d'Arizona avec ces cactus et plantes adaptées aux zones désertiques

Nous poursuivons notre route et trouverons un hôtel pour la nuit à Flagstaff, jolie petite ville à 2 200 m d'altitude. Nous sommes dans l’Amérique profonde, loin du tumulte des grandes métropoles.

Nous croisons la mythique route 66 qui passe par Flagstaff, nous la retrouverons tout au long de notre parcours.

Grand Canyon

On peut apercevoir le fleuve Colorado dans le fond.

En route pour le Grand Canyon! Nous sommes étonnés par l'organisation sans faille des parcs nationaux américains.

Ici une route serpente le long de la crête et des navettes permettent de se rendre aux différents point de vu.

On en descend, on prend le temps de faire des photos, de marcher un peu et même de rejoindre un autre arrêt pour reprendre une navette et poursuivre la visite.

Les dimensions du Grand Canyon sont gigantesques. Il s'étend sur environ 450 km de long entre le lac Powell et le lac Mead, dont 350 km sont situés dans le parc national.

Sa profondeur moyenne est de 1 300 mètres, avec un maximum de plus de 1 600 mètres. Sa largeur varie de 5,5 km à 30 km.

Le Grand Canyon n'est ni le plus profond, ni le plus imposant des canyons terrestres. Le site est cependant remarquable pour les points de vue offerts aux visiteurs et pour les couches géologiques qui apparaissent sur les versants du canyon, bien connus des géologues.

Les strates racontent l'histoire du continent nord-américain. D'autre part, l'endroit est le résultat spectaculaire du travail de l'érosion, notamment celle du fleuve Colorado qui coule en contrebas. (Wikipédia)

Le Grand Canyon au coucher de soleil.

Nous resterons jusqu'au coucher du soleil pour profiter de cette lumière qui embrase tout le Canyon.

Nous rejoindrons le "Visitor Center" par une des dernières navettes là où est garée notre véhicule.

Le visitor center est le point de départ des excursions dans le Grand Canyon, de nombreux rangers donnent les informations nécessaires, recommandations et mise en garde sur les dangers de ce site. Des cartes sont à disposition pour organiser une randonnée.

Le Grand Canyon a été sculpté par la force du fleuve Colorado, qui prend sa source dans les Montagnes Rocheuses et se jette dans le Golfe de Californie après avoir parcouru 2 333 km.

En contrebas de Yavapai Point, le lit du fleuve se trouve à 750 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le débit moyen du fleuve est de 650 m3/s ; Cependant, lors des périodes de crue, il peut augmenter de manière significative. Avant la construction des barrages, le débit pouvait atteindre 2 300 m3/s.

Une centaine de rapides se trouvent au fond du canyon. Plusieurs affluents se jettent dans le Colorado : Kanab Creek, Havasu Creek avec les chutes d'Havasu, Little Colorado et Paria River. Beaucoup de cours d'eau sont temporaires et dépendent des précipitations et de la saison.(Wikipédia)

Le fleuve Colorado en fond de canyon
Immensité du Grand Canyon.

Le lendemain, nous ferons une grande balade et descendrons assez bas vers le lit du Colorado.

Mais cette balade est trop longue pour le temps que nous pouvons y consacrer et j'aurais le regret de ne pas être allé tout en bas pour voir les plus anciennes roches de la Terre mise à nue par le fleuve. La base des continents mise à nue par l'érosion du fleuve Colorado.

Il faut consacrer deux journées entières à cette descente en emportant des vivres et en prévoyant un bivouac. Le dénivelé est impressionnant même pour notre petite balade (1 000 m) et la remontée sera sportive.

Le Grand Canyon présente des roches dont certaines sont âgées d'1,7 milliard d'années au fond des gorges.

On estime à environ un millier le nombre de grottes et de cavernes dans le Grand Canyon ; seules 335 ont été reconnues.

La plupart d'entre elles se trouvent dans les formations géologiques de Redwall et de Muav.

Certaines sont très fréquentées par les touristes, comme celle des Domes à Horseshoe Mesa, qui sont attirés par les spéléothèmes (stalactites, stalagmites, etc.).(Wikipédia)

Immensité du Grand Canyon.
Immensité du Grand Canyon.

355 espèces d'oiseaux, 89 de mammifères, 47 de reptiles, 9 d'amphibiens, 17 de poissons, ainsi que des milliers d'espèces d'invertébrés sont recensées dans le parc du Grand Canyon.

Le puma, le lynx, le coyote et la chèvre des montagnes Rocheuses sont des mammifères qui vivent sur les deux rives, mais ils sont difficiles à observer. (Wikipédia)

Plusieurs espèces sont menacées ou en danger et le fleuve lui-même est parfois très réduit car les pompages pour l’irrigation des cultures ainsi que pour l’eau potable de grandes métropoles comme Las Vegas le vide doucement mais surement.

Nous n'aurons pas eu l'occasion de survoler cette merveille mais ce n'était pas l'envie qui nous manquait ! Très cher pour nos bourses et manque de créneaux horaires car notre temps est limité.

Le lendemain nous reprenons la route pour de nouvelles découvertes, impatients dans ce paysage désertique de voir les merveilles de la nature.

Coucher de soleil, wouah !