Mohamed Narouz

Hiéroglyphes.
Mohamed Mossad Narouz
Mohamed Mossad Narouz

Chers amis voyageurs, bienvenue en Égypte.

Mon nom est Mohamed Mossad Narouz, je suis guide égyptologue diplômé, certifié et membre du syndicat des guides égyptiens. J’exerce mon métier depuis 2005.

J’organise des circuits et excursions sur mesure dans toute l’Egypte.

Après l’instabilité que le pays a connue ces dernières années ainsi que la crise du Coronavirus, le tourisme reprend pour notre plus grand plaisir et bien sûr le vôtre.

L’Égypte est un pays riche en histoire et culture, elle recèle des trésors à découvrir, de fantastiques paysages et ce voyage est à faire au moins une fois dans sa vie.

Du delta du Nil, dont je suis originaire, en passant par le Caire et ses mythiques pyramides, je vous invite à découvrir les rivages du Nil sur les traces des pharaons, en passant par Louxor, Assouan jusqu’au lac Nasser.

J’organise aussi des voyages dans le désert du Sinaï, Canal de Suez, Charm El-Chekh, Hurghada et Marsa Alam au bord de la mer Rouge ainsi qu’Alexandrie et le monastère de Sainte Catherine en bordure de la Méditerrannée, dans les oasis de l’ouest, Siwa, El-Fayoum, El-Baharyia et les déserts noir et blanc.

Alors, suivez le guide !

 

Mes coordonnée,

Tel: +20 106 694 6258

e-mail: mohamednarouz@yahoo.com

La Réunion

La Réunion.

Le point de vue du Maïdo.

Ce matin nous allons au point de vue du Maïdo. Depuis Saint-Gilles, nous prenons la route et en un peu plus de trente kilomètres nous passons du niveau de la mer à plus de 2200 m d'altitude. Inutile de préciser que la route est bien pentue et qu'on ne comptera pas le nombre de virages.

Encore une fois nous réussissons cette sortie car pas un nuage au sommet. Pourtant au départ, le sommet de l'île était caché par de la brume et des nuages. Mais nous avons franchit la limite nuageuse et nous nous sommes retrouvés au-dessus des nuages pour un panorama exceptionnel.

Le cirque de Mafate.

Sur la photo ci-contre, on peut voir le col des bœufs, au niveau de la brume, et le village de Marla un peu plus bas. C'est très gratifiant de revoir notre parcours effectué dans le cirque de Mafate. On ne distingue pas le village de La Nouvelle.

Cela nous permet de nous rendre compte du dénivelé que nous avons fait durant cette randonnée.

Sur la photo au-dessous, le village de Marla, avec au premier plan l'héliport. Les villages du cirque de Mafate sont ravitaillés par hélicoptère vu qu'il n'existe pas de route d'accès pour ce cirque.

Ci-dessous aussi, le plan du cirque de Mafate.

Le cirque de Mafate.
Le cirque de Mafate.
Le cirque de Mafate.

Nous avons toujours été très bien reçus à la Réunion, les mesures sanitaires toujours respectées, de la joie dans leur façon de nous recevoir, nous accueillir. Une belle harmonie dans la multitude et la différente avec la langue créole si chantante. Vraiment un beau souvenir de notre séjour à La réunion.

En plus de paysages somptueux, un accueil chaleureux.

N'était-ce pas une merveilleuse journée ...
Nos parcours et randonnées.

Nos pérégrinations à la Réunion, parcours auto et randonnées.

Le chantier géologique.

Un panneau fort intéressant sur la formation des cirques dont Mafate. Après le temps de la formation du volcan avec le piton des Neiges, vient le temps de l'érosion qui a sculpté ce paysage extraordinaire avec ces cirques et ses remparts.

Quelques jolies fleurs.

Nous passerons le reste de la journée à diverses visites dont ce parc avec de jolies orchidées.

Puis Saint-Denis pour ses jolies maisons au style colonial, et une rue bien animées et fort sympathique.

Les basaltes de la Réunion.

Et pour les passionnés de volcans et de roches, quelques images de basaltes retrouvés à la Réunion.

Collection de la Cité du du Volcan, musée créé à l'initiative de Maurice Krafft.

J'ai beaucoup apprécié la visite de ce musée, bien conçu, ludique mais aussi de très bonnes vulgarisations sur le volcanisme, je recommande vivement.

La Réunion

La Réunion.

Le Cirque de Cilaos.

Nous avons prévu une randonnée ce matin dans le cirque de Cilaos. Nous partons à pied tôt directement de notre hôtel pour la Chapelle et nous poursuivrons sur Îlet à Cordes. De gros dénivelés nous attendent, le soleil brille et nous aurons chaud.

De notre hôtel, nous descendons vers La Chapelle. La descente est assez vertigineuse et je pense au retour où il faudra remonter tout ce dénivelé.

Arrivés au fond de la petite vallée, nous empruntons le sentier qui conduit à la Chapelle. C'est une gorge parcourue par la rivière Bras Rouge qui a creusé ce canyon.

Nous aurons à traverser plusieurs fois la rivière et une paire de chaussures pour marcher dans l'eau aurait été la bien venue. Nous suivons un groupe de réunionnais qui nous indique le bon chemin à prendre, ce qui n'est pas évident dans le dédale de rochers.

Le site est très touristique et nous retrouvons de nombreux réunionnais qui viennent en famille faire cette balade.

Heureusement qu'ils étaient là car le chemin arrivé au milieu des rochers n'est plus trop balisé et il faut savoir par où passer pour atteindre le début de la gorge.

Là encore nous n'avons pas pris de maillot et je me mets en slip pour franchir le petit barrage et rentrer dans la gorge. Mais je n'irais pas plus loin car il faut carrément nager pour progresser plus avant. et aller voir la cascade.

Nous reprenons le même sentier pour repartir puis bifurquons pour continuer sur Îlet à Cordes.

Ce petit village doit son nom aux esclaves qui venaient s'y cacher et accédaient au village en escaladant grâce à des cordes.

La remontée est sportive, gros dénivelé sous une chaleur accablante. En tout nous aurons marché presque 13 km et monté plus de 700 m.

Arrivés à Îlet à Cordes, nous trouvons un restaurant qui nous servira une bonne bière, des samoussas et des bouchons.

Nous visiterons le village avant de repartir par bus pour Cilaos.

La splendeur du cirque de Cilaos.

Saint-Pierre de la Réunion.

Aujourd'hui nous quittons le cirque de Cilaos pour descendre sur la côte jusqu'à Saint-Pierre où nous avons réservé un vol en hélicoptère. Avant de quitter ce splendide cirque, nous reprenons la route pour Îlet à Cordes car sur le chemin du retour en bus la veille, nous avons vu de beaux points de vue et voulons faire quelques clichés. A Saint-Pierre nous avons réservé dans un hôtel bien situé vers l'avenue qui longe la mer, le Lindsey Hôtel.

Saint-Pierre de la Réunion vue d'hélicoptère.

Encore une fois nous aurons beaucoup de chance. Ayant réservé notre vol en Hélico 3 jours avant, nous espérions avoir du beau temps.

Et aujourd'hui, pas un nuage à l'horizon lorsque notre hélico décolle, le pilot nous le fera remarquer et nous ferons un beau survol de l'île.

Seul bémol, j'ai une place à l'arrière en plein milieu de l'appareil et cette situation ne sera pas du tout propice pour faire des photos. Mais Ludo est à l'avant et il prendra les clichés présentés ci-dessous. De même il regrettera que sa jeune voisine ait passé la plus part du vol à dormir ! Ah ces jeunes ...

Après ce superbe vol en hélicoptère, et des images plein les yeux, nous passerons le reste de le journée à visiter Saint-Pierre et ses environs. Eglise, Mosquée, Temple Tamoul, quelques belles villas de style colonial ainsi qu'un superbe parc botanique en l'honneur de Pierre Poivre. Mais les rues de Saint-Pierre sont assez vides, nous trouverons tout de même une ruelle avec de nombreux bars et restaurants bien sympathiques.

Le Cirque de Mafate.

Aujourd'hui nous quittons Saint-Pierre et partons pour le cirque de Salazie. Nous voulons faire une randonnée dans le cirque de Mafate en passant par le col des bœufs. Sur notre route nous allons voir la cascade de Takamaka où deux centrales hydroélectrique ont été construites, la première dans les années 60 et les années 80 pour la seconde. Nous apprécierons ces gorges impressionnantes bien que le ciel soit complètement bouché et une fine pluie tombe.

Dans le cirque de Salazie, nous trouvons une chambre d'hôte à Grand-Îlet dans une bâtisse un peu vieillotte tenue par une mamie assez sympathique. Nous achèterons nos sandwichs à l'épicerie du village, adresse à retenir !

Randonnée cirque de Mafate.

Randonnée dans le cirque de Mafate.

Nous débutons notre randonnée en rejoignant le parking situé au bas du col des bœufs. De là, nous prenons la route forestière pour arriver au col des bœufs et redescendre dans le cirque de Mafate. Un peu de brume passe mais pas de pluie. Nous sommes partis tôt pour bénéficier du beau temps. Le sentier descend vers une ravine qui nous franchirons par une passerelle pour remonter sur Marla.

Nous avions prévenu notre hôte que nous déjeunerions de bonne heure. Donc nous partons vers 7 heures pour le parking du col des Bœufs à 1956 m.

Petite montée jusqu'au col puis descente, assez vertigineuse par des escaliers, vers la passerelle qui franchit le torrent et remontée sur Marla.

Le sentier au départ traverse une foret très humide dont les arbres sont couverts de superbes lichens. Cette descente nous amène jusqu'à la passerelle puis remontée sur le premier village, celui de Marla.

Le cirque de Mafate n'est accessible que par les entiers, pas de route. Les habitants sont ravitaillés par hélicoptère. Mais sur Marla, nous remarquons que la plus part des habitations sont tournées vers le tourisme, gîtes, restaurants, épiceries. Mais heureusement une école et une église nous montrent que des habitants permanents sont bien présents.

Après un peu de repos, nous reprenons notre route pour La Nouvelle.

Nous avons hésité entre remonter directement au col des bœufs, ou faire ce détour par La Nouvelle. Finalement nous optons pour la seconde solution et bifurquons sur La Nouvelle, mais la pluie s'invite en chemin et nous arrivons dans ce village sous une bruine continue.

Nous nous arrêtons pour manger nos excellents sandwichs (ceux achetés à l'épicerie de Grand-Îlet !) en compagnie de nombreux randonneurs.

Nous reprenons notre ascension toujours sous la pluie qui s'amplifiera à l'arrivée au col où nous serons complètement transits et gelés.

Randonnée dans le cirque de Mafate. Vous avez dit humidité ! Les arbres sont couverts de lichen !

Notre randonnée nous aura fait marcher 21,5 Km et gravir 1074 m en partant de 1973 m. Et oui, la Réunion est le paradis des randonneurs avec beaucoup de parcours bien sportif vu le relief de l'île. Prévoir des vêtements pour la pluie  en plus du sandwich et de l'eau !

Nous redescendons et retournerons à Hell-Bourg à l'hôtel des Cimes. Petit problème, l'hôtel est complet ! Mais étant déjà venus, on nous trouvera une jolie petite chambre où je prendrais une bonne douche chaude pour me réchauffer et allumerons le radiateur pour sécher nos vêtements.

Dîner au resto de l'hôtel puis une bonne nuit récupératrice avant de repartir pour la suite de nos aventures.

Saint-Gilles les Bains.

Nous repartons d'Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie, pour la côte occidentale et nous poursuivrons jusqu'à Saint-Gilles les Bains où nous trouverons un hôtel agréable. Ce retour sur la côte s'accompagne d'une température plus clémente, plus estivale et d'une plus grande fréquentation des lieux notamment en bordure de mer avec des cafés et restaurants.

Sur la route pour le cirque de Salazie, des chouchous qui envahissent tout.

Sur la route, ce paysage envahi par le "chouchou", cucurbitaceae grimpante qui s'accroche sur tout support, rampe et supplante la végétation présente la faisant dépérir. La mamie de Grand-Îlet nous dira que la plante est contrôlée dans les cultures pour protéger le reste.

Cascades sur la route d'accès au cirque de Salazie.

Toujours sur la route pour redescendre de Hell-Bourg, cette falaise couverte de cascades. L'eau de pluie s'infiltre dans le basalte perméable puis atteint une couche imperméable et suit la pente pour ressortir au niveau d'une falaise. Cela crée des rideaux d'eau superbes.

Il y a aussi la cascade appelée "Le voile de la Mariée" où la falaise présente un très grand nombre de ces résurgences, mais notre mamie de Grand-Îlet nous dira que cette année par manque de pluie il n'y a pas vraiment de voile.

Nous arrivons sur la côte et passons par Sainte-Suzanne où nous irons voir la cascade Niagara. C'est sûr qu'à première vue, c'est une belle cascade, mais de là à la comparer à celle de Niagara ... Mais c'est encore le manque de pluie qui est en cause.

Nous passons par Saint-Denis sans nous y arrêter, nous voyons la nouvelle route du littoral avec ce viaduc impressionnant.

Nous finissons par arriver à Saint-Gilles les Bains où nous avons réserver un hôtel.

Cascade Niagara à Sainte-Suzanne.

Depuis saint-Gilles, nous visiterons la côte. Les plages sont jolies mais la présence possible de requins refroidira nos ardeurs. Par contre la bière est excellente, surtout la IPA ! La bière locale est la Bourbon qui a comme emblème un dodo, oiseau endémique de la Réunion disparu car exterminé par les colons. Il y a la version dégustation avec les déclinaisons de la série Héritage toujours de la même brasserie Bourbon dont la IPA. Mais je boirais aussi des bière artisanales, et oui, ils s'y mettes aussi à la Réunion.

Belle ambiance sur la côte, nous apprécierons cette atmosphère estivale de vacances avec ces bars, restaurants, glaciers.

Petit florilège des bières réunionnaises avec celle qui domine le marché local, la Dodo des brasseries Bourbon.

Mais des artisans brasseurs s'y mettent aussi et je dégusterais quelques belles bulles, des IPA, mes préférées ...

La Réunion

La Réunion.

Randonnée au Trou de Fer.

Ce matin nous partons de la côte Est pour la Plaine des Palmistes et la foret de Bébour-Bélouve, départ de notre randonnée. J'apprécie particulièrement ces paysages plein de fougères arborescentes, nous sommes bien dans une région tropicale même si les températures nous en font douter certains moments.

Foret de Bébour-Bélouve.

Nous montons jusqu'au gîte de Bélouve puis empruntons un sentier qui mène au belvédère du Trou de Fer. Marche sur une route forestière puis sentier aménagé de passerelles car le terrain est très boueux. La balade n'est pas du tout sportive, tranquilles, nous arrivons au belvédère du Trou de Fer.

La vue est complètement bouchée par des remontées de nuages, nous en profitons donc pour manger notre sandwich.

Et finalement nous avons bien fait d'attendre car les bancs de brume s'étiolent et la vue ce dégage sur un impressionnant paysage. Devant nous un gouffre de plusieurs centaines de mètres se prolongeant par une étroite vallée et le tout avec une cascade qui tombe d'une hauteur vertigineuse.

Nous repartons du belvédère par le même chemin, pas trop boueux, puis allons dans la Plaine des Palmistes. Mais lorsque nous arrivons l'exposition artisanale est fermée et nous reprenons la route pour notre gite dans une ferme auberge bien située pour notre randonnée du lendemain sur le Piton de la Fournaise.

Randonnée sur le Piton de la Fournaise.

Ce matin nous partons de bonne heure pour une randonnée sur le Piton de la Fournaise. Nous avons un peu moins d'une heure de route pour arriver au parking du Pas de Bellecombe et débuter notre ascension. Des bancs de nuages passent mais pour le moment le soleil brille encore.

Nous descendons dans l'enclos Fouqué puis commençons à grimper les pentes du volcan. Le cratère Formica Léo tranche par la coloration rouge du basalte, nous continuons notre progression.

Dans l'enclos Fouqué, le cratère Formica Léo.

Une des photos ci-dessus montre des cheveux de Pélée. Ce sont des fils de lave étirés par le vent qui les disperse tout autour du cratère et se rassemblent dans les anfractuosités des roches. Ceci est possible quand la lave est très fluide.

Au début de notre randonnée, quelques bancs de brouillard cachent le soleil et génère un bel arc-en-ciel au niveau du cratère Formica Léo.

Puis en prenant de l'altitude, nous laissons les nuages derrière nous. Le sentier n'est pas difficile, parfois un peu de dénivelé mais ce n'est pas du tout sportif.

Puis au fur et à mesure de notre progression, le ciel se couvre et une pluie fine se met à tomber.

Nous arrivons complètement trempés au sommet et de la crête du cratère nous ne voyons rien du tout. Nous débouchons une bière pour fêter notre ascension et mangeons notre sandwich.

Finalement, doucement les nuages disparaissent et le cratère apparait dans toute sa splendeur. La crête opposée ainsi que le fond sont bien visibles, ça valait le coup de déguster notre pitance en attendant que le ciel se dégage. Encore une randonnée finalement réussie car nous sommes secs lorsque nous redescendons.

Nous repartons par le même sentier mais sous le soleil. Le sentier est très bien balisé et même si le brouillard revient, nous ne devrions pas nous égarer.

Nous arrivons au pied du rempart de l'enclos Fouqué qu'il nous faut remonter. C'est certainement la seule difficulté de ce parcours.

Nous passerons par la plaine des sables pour rentrer à notre chambre d'hôte.

Un joli arc-en-ciel couronne le sommet du Piton de la Fournaise quand nous remontons le rempart de l'enclos Fouqué.

Un arc-en-ciel qui s'imprime sur le piton de la Fournaise.

Départ pour le cirque de Cilaos.

Ce matin nous retournons au Pas de Bellecombe pour revoir le Piton de la Fournaise sous un beau soleil. Puis nous nous arrêtons à la Plaine des Sables pour faire voler mon drone puis direction le cirque de Cilaos. Cette petite vidéo à la plaine de Sables montre le Piton de la fournaise, la plaine des Sables, le Piton des Neiges. N'ayant pas beaucoup d'expérience avec mon drone, je suis bien conscient que je ne peux que m'améliorer !

Dans l'enclos Fouqué, le Piton de la Fournaise et le Cratère Formica Léo.
Le piton des Neiges dans toute sa splendeur.

Le piton des Neiges sans un nuage !

C'est le sommet qui domine la Réunion avec 3 070 m. Il est au centre des trois cirques de l'île, Salazie, Mafate et Cilaos.

Il est éteint depuis 12 000 ans et est à l'origine de l'île avec celui de la Fournaise encore en activité.

Nous verrons le Piton des Neiges du cirque de Cilaos situé sur la partie gauche de la photo, en effet le village de Cilaos étant au pied du piton.

La Plaine des Sables.

La plaine des Sables avec ses couleurs rappelant la surface de la planète Mars. La NASA a effectué des essais de Rovers, envoyés sur la planète rouge, pour les mettre au point.

Le temps étant au beau fixe, nous prenons le temps de faire un peu de drone. Mais n'ayant pas souvent l'occasion d'en faire chez nous, je tâtonne encore trop pour trouver les bons réglages et je ne suis jamais vraiment rassuré dès qu'il quitte mon champ de vision.

Voici une petite vidéo qui montre le paysage qui nous entoure. Piton de la Fournaise, Plaine des sables, Piton des Neiges (activer les sous-titres).

Nous finissons par prendre la route pour le cirque de Cilaos.

Plus de 400 virages et quelques tunnels bien étroits pour nous rendrons au village de Cilaos, la route n'est pas vraiment de tout repos.

Nous avons réservé dans un hôtel de charme, La Villa Kazuera. Très bel hôtel bien situé dans le village, bien décoré, je recommande vivement ce bel endroit.

Avant d'aller nous restaurer, un petit apéro sur la terrasse face au Piton des Neiges.

La Réunion

La Réunion.

La Réunion.

En ces temps difficiles de crise sanitaire due au COVID, nous avons la chance de pouvoir partir visiter l'île de la Réunion en ce début juillet. Nous arrivons en plein hivers austral, et même si la Réunion se trouve juste au dessus du tropique du Capricorne, en altitude il ne fait vraiment pas chaud et des réunionnais nous dirons que l'hivers est particulièrement froid cette année. Du coup, nous utiliserons toutes nos polaires certains jours !

Le cirque de Salazie.

Notre première étape, Hell-Bourg.

Nous atterrissons le matin de bonne heure à l'aéroport Roland Garros de Saint Denis et après avoir pris possession de notre véhicule, nous partons pour le cirque de Salazie et trouvons un hôtel à Hell-Bourg, le Relais des Cimes. Cet établissement fait hôtel et restaurant, il est très agréable.

Sur la route pour le cirque de Salazie.

Sur la route pour le cirque de Salazie, nous serons étonnés par ce relief très montagneux et surtout ces falaises immenses appelées rempart à la Réunion. Mais aussi par toutes ces cascades bien qu'on nous dira qu'il y a un manque de pluie et qu'elles ne coulent pas beaucoup.

Hell-Bourg à la Réunion.

Nous aurons eu besoin du radiateur dans notre chambre car il ne fait vraiment pas chaud ! Nous sommes à environ  1000 m d'altitude.

Le lendemain, nous faisons quelques balades dans les environs de Hell-Bourg et notamment sur le chemin qui monte au Trou de Fer pour avoir cette vue sur Hell-Bourg et le cirque de Salazie.

Mais nous visitons aussi ce village aux maisons style colonial dont certaines sont bien restaurées mais d'autres laissées à l'abandon.

Nous visiterons aussi d'anciens thermes de Salazie abandonnés pendant des années et remis en valeur récemment. Un cyclone en 1948 entraina le tarissement de la source mettant fin à l'activité thermale très en vogue à l'époque et à la fréquentation de ce village.

Petite visite d'Hell-Bourg.

De jolies maisons au style colonial avec de beaux jardins fleuris, des rues tranquilles et le cirque de Salazie, grandiose, qui domine tout.

C'est notre premier contact avec l'île et toute cette verdure nous réjouit. Bon, les pluies qui viendront nous ferons comprendre pourquoi c'est si vert ! Le cirque de Salazie est le plus vert et plus humide de La Réunion. Soumis aux alizés qui viennent de l'Est, il reçoit beaucoup de pluie.

Nous visitons un incontournable de ce village, La Maison Folio, belle habitation au style colonial bien restaurée qui accueillait le gouverneur de l'île.

Ce village a été primé comme un des plus beaux village de France.

Hell-Bourg, cirque de Salazie.

Balade sur le chemin pour le Trou de Fer. Vue sur le cirque de Salazie. Nous avons prévu plusieurs randonnées mais pas pour ce début de séjour.

Le Grand Brûlé.

Nous repartons du cirque de Salazie pour aller vers le sud-est de l'île et explorer la côte jusqu'à Saint-Philippe. Nous passons par le Grand-brûlé où la majorité des coulées de lave descendent.

Le Grand-Brûlé correspond à la dernière caldeira du Piton de la Fournaise qui descend jusqu’à l’océan indien.

Bordé par le Rempart de Bois-Blanc au nord et celui du Tremblet au sud, le bas est traversé par la route nationale. Cette dernière a été bien souvent coupée par les nombreuses coulées de lave et tout au long de cette route des panneaux indiquent les dates des coulées l'ayant détruite.

On peut voir sur ces photos les dernières coulées qui ne sont pas encore revégétalisées et apparaissent en foncé. Mais l'humidité due à une pluviométrie importante dans cette partie Est de l'île, et les températures clémentes ont permis à la végétation de reconquérir rapidement ces laves stériles.

Nous irons voir la côte de plus près. Effectivement, difficile de se baigner dans cet océan indien agité et dont les vagues se fracassent sur les rochers et en plus il y a parfois des requins.

Je serais en admiration devant cette plage au sable vert du aux cristaux d'olivine contenu dans le basalte. J'en avais vu une à Hawaï mais pas aussi riche en cristaux et pas aussi grande.

A saint-Philippe, nous trouverons à nous loger dans une chambre d'hôte, "Le Four à Pain" très agréable avec un joli parc plein de belles orchidées

Le Warren Hasting.

et nous nous restaurerons au Warren-Hastings, super resto en bordure de la nationale où je vous conseille l'espadon cuisiné par la patronne ... un régal le tout dans une belle ambiance familiale.

La côte Est.

Nous continuons notre périple sur la côte Est entre Saint-Philippe et Sainte-Rose. Nous remontons dans les terres pour découvrir la cascade de Langevin.

Elle est magnifique et invite à la baignade avec ses eaux cristallines ruisselant des parois de basalte.

Toutes ces sources alimentent la petite rivière qui sera captée un peu plus bas pour faire tourner une petite centrale hydro-électrique.

La cascade de Langevin.

Sur la côte, nous passons par Sainte-Rose pour voir Notre Dame des Laves.

Cette modeste église a été épargnée lors de l'éruption de 1977. La lave est rentrée en éventrant le portail mais sans détruire l'édifice. Certains y verront l'intervention divine. Les vitraux ont été détruits par la chaleur mais elle est restée debout. Dommage elle demeurera fermée lors de nos passages.

Juste en face, un petit café propose aux consommateurs divers documents relatant cette éruption qui traumatisa toute la population de Saint-Rose. La plus part des éruptions du Piton de la Fournaise se font à partir de fissures éruptives qui s'ouvrent dans l'enclos et s'écoulent dans le grand brûlé. En 1977, plusieurs fissures s'ouvrent au dessus du village de Sainte-Rose.

Toujours dans les environs de Saint-Philippe, nous visiterons le Jardin aux Épices. Jolie propriété avec de très nombreuses espèces végétales dont je vous présente quelques jolis spécimens fleuris.

Ce "jardin" est planté d'arbres, arbustes et plantes montrant une bonne partie de la flore tropicale réunionnaise.

Mais il faut absolument faire cette visite en compagnie d'un guide qui explique très bien l'histoire de ce jardin et des plantes qui le compose.

Le Mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel.

Escapade au Mont Saint Michel.

Ouf le dé-confinement ! Enfin nous allons pouvons partir à plus de 10 km de notre domicile. Nous faisons donc le projet un peu fou de partir visiter le Mont Saint Michel en Normandie pour ce weekend prolongé de la Pentecôte. Notre première étape nous mène jusqu’à Paris où nous logerons chez un ami et le lendemain, samedi, direction la Normandie. Je ne retracerai pas l'histoire millénaire du Mont dans cet article, juste nos impressions de voyages et de redécouverte de ce lieu mythique.

Les moutons broutant dans les prés salés entourant le Mont St Michel.

Nous arrivons en fin d’après-midi en vue du Mont Saint Michel et avant d'aller nous installer à l'hôtel, nous décidons de parcourir les bords de la baie à la recherche de beaux points de vue pour quelques photos.

Nous ferons nos premiers clichés de la route qui mène aux parkings. Il y a du monde et le Mont s’offre à nous dans toute sa splendeur. Les moutons des prés salés sont présents et posent devant le monument.

Nous appréhendons la météo dont les prévisions ne sont pas vraiment favorables, mais pour le moment il ne pleut pas.

En bordure de la baie, le Mont St Michel se détache sur fond de nuages.

Nous partons un peu plus loin là où les touristes ne s’aventurent pas. Le ciel est incertain mais pas de pluie. Nous rencontrons une promeneuse qui nous indique un beau point de vue sur le Mont en bordure de la baie.

Nous traversons les prés salés en direction du bord de la baie. Notre promeneuse nous dira que ces près sont fauchés pour nourrir les moutons durant l’hiver. Mais elle s'inquiète de l’affaissement des rives certainement dû aux nouveaux aménagements ayant pour but de désensabler la baie.

C'est la pluie qui débute qui nous chassera des bords de la baie. Nous regagnons notre voiture un peu trempé. Inquiétude !

Je redécouvre le Mont après 35 ans. Il est toujours aussi magique, majestueux et mystérieux perdu dans cette immense baie.

Les bagages déposés, nous nous précipitons pour voir cette splendeur de l'extérieur.
Vue sur la baie de notre chambre aux Terrasses de Poulard.

Nous avons réservé aux Terrasses Poulard, petit hôtel pratiquement à l’entrée du village.

Notre chambre donne directement sur la baie, la vue est imprenable et magnifique. Petite chambre très correcte.

Dé-confinement mais pas fin du couvre-feu de 21 heures. Le port du masque est toujours obligatoire et à 18 heures toutes les boutiques du Mont ferment les unes après les autres. Les restaurants sont fermés ainsi que les bars et terrasses.

Seuls quelques restaurants pour les pensionnaires des hôtels restent ouverts et servent un repas le soir à partir de 19h30 pour pouvoir rentrer à l'hôtel avant le couvre-feu.

Nous demandons si les contrôles sont fréquents mais personne ne se mouille pour nous inciter à partir explorer la nuit tombée les rues du Mont. Nous braverons tout de même cette interdiction car nous nous retrouvons seuls dans les ruelles, portant bien notre masque et nous ne rencontrerons pas de gendarmes pendant notre exploration.

La nouvelle passerelle d’accès au Mont permettant la circulation de l'eau dans la baie.
Le barrage sur le Couesnon pour chasser les sédiments qui ensablent la baie. L'eau est lâchée 6 heures après la pleine mer.

Les travaux d'aménagement de l'accès au Mont permettent de rétablir le côté maritime au monument. Une nouvelle passerelle d'accès où l'eau peut circuler au-dessous et le barrage sur le Couesnan qui s'ouvre six heures après la pleine mer libérant un flux chassant les sédiments qui avec les années avaient envahirent le fond de la baie.

Lors de ma première venue (environ 35 ans) une digue arrivait directement au Mont et desservait un parking. Aujourd'hui, les parkings sont sur le continent et des navettes permettent d'arriver au Mont en marchant un peu. La passerelle est aérienne et discrète et les parkings assez éloignés pour ne pas polluer la vue. Aménagements très réussis. Seul point négatif, les navettes auraient pu être électriques et pas au diesel.

Avant de s'aventurer à l'intérieur du Mont, vu qu'il fait relativement beau, nous en profitons pour voir l'extérieur des remparts. Nous sommes à marée haute et une partie de la baie est submergée.

Mais il reste assez de marge pour s'aventurer autour et profiter cette architecture extraordinaire.

Nous découvrons une petite chapelle au bord de l'eau, la chapelle Saint Aubert.

Nous nous aventurerons jusqu'à la tour Gabriel avant de partir explorer l'intérieur du Mont.

Les gargouilles de la tour Gabriel et Saint Michel au sommet du Mont qui veille sur les pèlerins. Et Ludo trop heureux de pouvoir s'échapper pour un week-end prolongé qui plus est avec du beau temps. Que demander de plus !

Les près salés et la Merveille.

Lors de notre arrivée, nous sommes passés par l'office du tourisme pour réserver nos place pour la visite de l'abbaye le lendemain. Nous y voilà ! Nous gravissons les escaliers pour nous présenter à l'entrée. La visite commence et nous ne sommes vraiment pas très nombreux. C'est peut être le côté positif de cette pandémie Covid, encore peu de touristes et nous parcourrerons les différentes salles pratiquement seuls.

La visite commence par l'église abbatiale et la nef romane. Puis nous sortons sur la terrasse pour poursuivre la visite. Nous reviendrons par la suite pour mieux profiter de la splendeur du Chœur gothique de l'église abbatiale. C'est le sommet du Mont, le lieu le plus élevé visitable et c'est vraiment magnifique, grandiose.

Vue exceptionnelle sur la baie avec l'ombre portée du Mont sur le sable. Vraiment nous réussissons car il fait relativement beau.

Nous forçons un peu le pas pour être seuls lors de cette visite et pouvoir faire tranquillement des photos. Nous continuons en passant par le cloître.

Depuis la terrasse de l'abbaye, l'ombre portée du Mont sur la baie.

Dans les abbayes, c'est très souvent mon lieu préféré. La quiétude mêlée à une architecture d'une finesse extraordinaire et s'y ajoute toujours un jardin plus ou moins élaboré.

Ici le cloître a une vue imprenable sur la baie et j'imagine les moines déambulant dans le silence pour certains, en pleine contemplation pour d'autres, et discutant à voix feutrée entre eux pour certains.

C'est un lieu magique d'une grande quiétude, mystique. En observant de plus près les colonnes je m’aperçois qu'elles sont en granit, pierre très dure et difficile à tailler et je suis émerveillé par leur finesse.

Nous poursuivons notre visite par le réfectoire des moines puis descendons d'un niveau pour la salle des hôtes avec sa double cheminée.

Dans la première on imagine les moines mangeant en silence tout en écoutant les textes sacrés, dans la seconde on peut imaginer de grands banquets avec des hôtes joyeux dans une ambiance festive.

Mais ces lieux n'ont pas toujours été consacrés à la spiritualité. Au 19e siècle, le Mont saint Michel est transformé en prison avec mise en place du treuil et cage d'écureuil.

La Crypte des Gros-Piliers sur laquelle repose le chœur de l'église.

Nous poursuivons notre visite en passant par le treuil avec sa cage d'écureuil puis nous passons dans la crypte des gros piliers.

Le treuil a été installé au 19e siècle alors que le Mont a été transformé en prison pour monter les charges lourdes.

La crypte des gros piliers a pour fonction de soutenir le chœur de l'église au-dessus effondré en 1421. L'histoire du Mont Saint Michel est très longue (mille ans !) et pleine de constructions, reconstructions, modifications. Je ne ferais pas ici ce récit que vous pouvez trouver facilement sur Internet. (Je vous propose la page sur Wikipédia très détaillée)

Promenoir et son prolongement vers l'est.
Scriptorium ou Salle des Chevaliers.

Pour cause de COVID, la visite doit se faire dans un sens et pas de retour en arrière possible. Mais nous avons pris un peu d'avance en début de visite et arrivés presque à la fin de du parcours nous ferons demi-tour pour revoir les salles du début de parcours en évitant les guides qui nous diraient de continuer dans le bon sens.

Nous arrivons donc dans le promenoir suivit du scriptorium ou salle des chevaliers. Fin du parcours de notre visite et sortie sans passer par la zone "commerciale"

Fin de la visite et sortie sur ce petit jardin.
Saint Michel terrassant le Dragon.

Nous voilà au terme de notre séjour au Mont Saint Michel. Ce monument est vraiment extraordinaire, il est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et accueille chaque année plus d'un million et demi de visiteurs.

Avec la crise du COVID, nous avons eu la chance de le visiter sans qu'il y est une foule trop dense contrairement à ma précédente visite il y a de nombreuses années.

Notre rêve d'y passer deux nuits a aussi été réalisé et c'est vraiment agréable de pouvoir explorer ces lieux une fois que les visiteurs sont repartis le soir venu, et avant qu'ils n'arrivent le matin.

Certes l'aspect mercantile est très présent et c'est un peu dommage que les magasins proposent autant d'objet de pacotille (certainement fabriqués en Chine !)

Le revers de la crise est que les restaurants étaient fermés sauf ceux qui accueillaient les clients des hôtels.

Le lundi de la Pentecôte aura été consacré à notre retour dans le sud, dix heures de trajet mais de beaux souvenirs en tête et le plaisir d'être enfin sorti de notre ville.

Vue de la place du Barrage.
Vue de la place du Barrage.

Enfin, les travaux d'aménagement du Couesnon, qui permettent de rétablir le côté maritime du mont, sont très réussis. Le site est de nouveau bien mis en valeur sans cet immense parking qui le défigurait. La passerelle est discrète et d'une très jolie configuration et permet la circulation de l'eau pour chasser les sédiments qui envahissaient la baie.

On peut voir sur la photo ci-contre (Wikimedia-Commons) tout l'espace que prenait l'ancien parking, très visible avec les zones pour voitures, bus et l'immense espace pour les camping-cars ainsi que la route d'accès. Une grosse verrue devant une merveille !

Ce fût un week-end très réussi 🙂

Ancien parking du Mont Saint Michel (crédit: Wikimédia commons).

Le Krakatau.

Indonésie, le Krakatau en 2008

Spécial éruption du volcan Anak Krakatau

Guy de Saint-Cyr nous donne des explications sur le volcan Krakatau. Stéphane Cosme, journaliste de France Inter enregistre.

En janvier 2008, l'agence Aventure et Volcans me propose un voyage « spécial éruption » pour aller voir la reprise de l'activité du volcan Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde entre les îles de Sumatra et Java.

Nous serons un petit groupe d'une dizaine de participants accompagnés par Guy de Saint-Cyr, directeur de l'agence, et d'un journaliste de France Inter (Stéphane Cosme) qui effectue un reportage sur notre expédition.

Nous sommes arrivés la veille en Indonésie et avons pris la route pour le petit port de Carita. Nous serons accueillis par Mimie qui nous a préparé un repas typique indonésien qui rassasiera et régalera tout notre groupe. Puis nous irons nous coucher en attendant patiemment le lendemain pour cette nouvelle aventure.

Les habitants de Carita nous dirons que depuis plusieurs semaines la terre tremble et de grosses explosions sont audibles signe que l'Anak Krakatau a repris son activité. J'avais déjà visité ce volcan en 2005 et nous avions pu faire le tour du cratère car il n'y avait aucune activité.

Enfin je vais voir le Krakatau en pleine forme !

Nous passerons par la station volcanologique de surveillance du Krakatau.

Sur le pas de la porte, une longue vue est pointée sur le volcan pour observer l'activité éruptive. A l'intérieur des enregistreurs à cylindre surveillent les soubresauts du volcan. Sur les enregistrements on peut voir les crises éruptives signalées par ces tracés tourmentés ainsi que les signaux de remontée du magma en surface signalé par un trémor.

L'équipement est obsolète mais il permet de suivre l'activité éruptive. Dans la pièce nous entendons une sorte de sifflement accompagné de craquements. C'est la transformation du signal des sismographes en son. Le gardien n'ayant pas toujours les yeux fixés sur les enregistreurs, le son lui permet de savoir si un événement sismique se produit.

De nos jours les enregistreurs graphiques ont disparus remplacés par des écrans de contrôle et un système automatique d'alarme quand survient un événement majeur.

Notre petit groupe embarque sur un bateau de pêcheur pour rejoindre l'île d'Anak Krakatau.

Le lendemain matin, nous prenons un petit bateau de pêcheur pour rejoindre l'île d'Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde.

La signification du mot « Anak » est «fils de ». En effet, le 20 mai 1883 une éruption cataclysmique, plinienne, détruit complètement le complexe volcanique laissant un grand vide entouré 3 îles. 36 417 morts, les côtes de Sumatra et Java dévastées par un tsunami et des coulées pyroclastiques et 20 Km3 de cendre se répandent sur des kilomètres.

En 1927, l'activité volcanique reprend et une nouvelle île sort des eaux et elle sera donc nommée Anak Krakatau, «fils du Krakatoa».

Une fois embarqués, nous mettons le cap sur les îles de la Sonde, les panaches de cendre s'échappant du volcan sont déjà visibles et guide notre capitaine.

Dans le groupe, je retrouve Fady avec qui j'avais voyagé au Kamchatka. Notre groupe est bien sympathique et nous avons hâte d'être en place face au volcan.

Repas en groupe avant de rejoindre nos tentes.

Arrivés en vue du volcan, le bateau s'arrête pour que nous puissions observer l'activité volcanique. Après des années d'inactivité, le volcan s'est réveillé depuis quelques mois et Aventure et Volcans a rapidement mis en place cette expédition.

Puis nous installons nos tentes en bordure de la plage à l'autre extrémité de l'île pour être protégés des chutes de bombes volcanique projetées par le volcan. Nous souhaitons tout de même qu'il n'y ait pas une trop grosse explosion car juste derrière la plage nous verrons quelques bombes volcaniques d'aspect assez récent à l'intérieur de gros impacts.

Il faut choisir entre les bombes volcaniques et d'énormes lézards qui parcourent la plage à la recherche de nourriture. Mais Guy de Saint-Cyr nous dira que ces lézards deviennent léthargiques après le coucher du soleil et se terrent sous des branchages pour la nuit. Je ne suis pas vraiment rassuré ...

Séquence éruptive vue de notre bateau

Le bateau s'est placé juste en face du cône éruptif et assis sur le pont, malgré la houle qui nous agite, je prends des séries de photos de chaque éruption.

Dans un silence total, une colonne de cendre sort du cratère et s'élève dans le ciel bleu formant un magnifique chou-fleur tandis que retombe les particules les plus lourdes un peu plus loin du cône.

Absorbé par ce spectacle, je réalise que certains membres du groupe ont le mal de mer et sont penchés par-dessus bord rendant tripes et boyaux. C'est vrai que la houle est assez présente et le bateau se balance d'un bord à l'autre. Heureusement que je ne crains aucun mal des transports mais j'aurais mal aux reins à force d'être balancé.

Les explosions se succèdent, toujours dans le même silence, et on peut distinguer de la cendre très fine grise qui se dépose en partie sur les bords du cratère et une cendre plus sombre qui monte plus haut. Apparemment il y a deux bouches éruptives, peut-être même trois. Quand toutes explosent en même temps, le spectacle est total et grandiose. Guy nous dira que le volcan «débourre» le conduit éruptif. La reprise d'activité est assez récente et le cratère est encore assez petit.

A un moment, le panache de cendre monte très rapidement et de nombreuses bombes volcaniques retombent sur les flancs du cratère et certaines en pleine mer tout autour de notre embarcation. Le bateau manœuvre alors rapidement pour s'éloigner un peu de l'île et nous mettre à l'abri. Nous avons été surpris par cette explosion bien plus forte que les précédentes.

Repas du soir, Guy nous raconte ses expériences. Fascinant.

Quand le soleil commence à décliner, nous rejoignons la côte pour une repas en groupe et une discussion sur la plage. Guy de Saint-Cyr est intarissable, il nous raconte ses expériences sur les volcans et nous buvons ses paroles. Stéphane enregistre toujours cette conversation.

Puis nous allons sous nos tentes pour la nuit des images plein les yeux. Je serais réveillé plusieurs fois par le crépitement de la cendre volcanique qui tombe sur la toile de tente, pensant que c'est la pluie mais le bruit est différent.

Une excursion en approche du cratère est prévue le lendemain.

Après notre petit déjeuner, nous nous mettons en marche. Notre campement est à l'opposé du cratère et pour l'atteindre nous traversons les anciennes caldeiras remplies de cendre et on peut voir les vestiges d'anciens cratères devenus inactifs. La reprise d'activité se déplace en direction du sud dans le temps avec l'apparition d'un nouveau cratère.

Arrivés en vue du cône actif, Guy nous demande de nous arrêter pour observer et chronométrer le rythme des explosions.

Nous attendrons ainsi presque une heure en photographiant, observant les panaches qui passent au-dessus de nos têtes mais parfois qui nous enfument complètement. Il faut plusieurs explosions pour avoir un temps moyen entre chacune.

Puis nous reprenons notre cheminement pour atteindre un énorme bloc à l'aplomb du cratère qui devrait nous protéger des projections lors des explosions.

Derrière notre abri, nous attendons les éruptions.

Les instructions de Guy sont claires, il faut rester à proximité de ces blocs pour pouvoir se cacher si des projections viennent vers nous. Tout le monde se regroupe donc derrière ces rochers assez haut mais nous ne voyons rien du cratère.

Guy occupé avec Stéphane qui l’interview, tout le monde se disperse, discute en dehors de l'abri rocheux, prend des photos, s'avance un peu pour mieux voir ou même reste assis face au cratère l'appareil photo prêt.

Survient alors une fine pluie que le vent projette sur nous et finalement nous nous réfugions derrière l'abri rocheux quand soudain...

 

Guy nous crie "planquez-vous, planquez-vous !!!".

La séquence d'une explosion vue sur le côté du cratère.

Une grosse explosion projette une grande quantité de lapilli et petites bombes volcaniques dans notre direction. Tout le monde se colle au rocher serrés les uns contre les autres, la pluie de pierres ricoche sur la crête de notre abri rocheux et s'abat avec fracas devant nous en soulevant de la poussière. C'est très rapide et violent !

Quand le silence revient, on se regarde, on se compte, tout le monde est là sain et sauf.

A l'endroit où un des membres du groupe s'était assis face au cratère, un gros bloc a laissé une belle dépression dans le sol.

Quelque chose me brûle le dos et en envoyant la main vers mon sac pour saisir ce «truc» chaud, je me brûle avec une petite bombe qui s'était coincée entre la roche et mon sac en tombant à notre aplomb. Cette toute petite bombe aura fait fondre une partie de la garniture en plastic du sac à dos.

Finalement cette petite pluie a été bénéfique et salvatrice.

Nous n'entendrons pas la prochaine explosion et décidons de repartir vers notre campement.

Mais la curiosité de Guy le pousse à aller voir ce cratère de plus près et pourquoi pas de plus haut.

Donc certains suivrons notre guide vers le haut du cratère juste après une explosion. Nous savons qu'ils n'ont qu'une vingtaine minutes entre deux explosions. Mais tout le monde redescendra bien avant l'explosion. Guy, qui sera monté tout en haut sur un petit plateau qui surplombe le cratère, nous dira qu'il est criblé de centaines d'impact de bombes et qu'il ne s'est pas attardé.

Puis nous rejoindrons la plage, reprendrons le bateau pour aller sur Rakata, l'île juste en face du cratère. Elle appartenait au complexe volcanique du dernier Krakatau. Toute sa partie nord a été détruite lors de la dernière explosion en 1883.

Du coup nous y arrivons pour le déjeuner suivi d'une série d'observations entrecoupées de plongeons dans l'eau turquoise de la petite anse.

Il fumait bien ce cratère !
Détente à Rakata.

Nous voici installés aux premières loges pour observer le Krakatau. Un peu de sur-place dans l'eau à la douceur tropicale pour admirer une éruption et quelques brasses entre. Il faut dire que ce n'était pas désagréable. On discute, prend le soleil, se balade sur la plage sans oublier de monter nos tente et aider à la préparation du repas. C'est la détente totale.

La nuit tombée, certains ferons de superbes photos nocturnes. N'ayant plus de batteries chargées, je regarderai juste ce spectacle nocturne extraordinaire.

Une séquence éruptive vue de Rakata.
Séquence éruptive au soleil couchant.

Le lendemain nous reprendrons le petit bateau de pêcheur pour rentrer à Carita puis direction Jakarta pour notre vol vers la métropole. Le voyage durant 48 heures avec les escales, cela fera une semaine en tout.

Plein d'images dans la tête, je rêve déjà au prochain voyage, à la prochaine expédition ...

L'activité de l'Anak Krakatau connait un rebond en 2009 puis en 2012 avec une grosse éruption. Puis six années de sommeil et en juin 2018 l'activité s'intensifie et une énorme éruption suivie d'un effondrement des deux tiers du cône actif se produit accompagné d'un tsunami meurtrier qui ravage les côtes du détroit de la Sonde entraînant des centaines de décès dans la population. L'activité continue ensuite avec des éruptions surtseyiennes, dans la mer. La physionomie de l'île est complètement bouleversée, tout le relief a disparu ainsi que la végétation.

Voici quelques photos avec l'aimable autorisation de Pascal Blondé qui a visité l'Anak Krakatau en janvier et novembre 2019. La petite île est méconnaissable, complètement transformée, arasée. Il ne reste quasiment rien de l'ancienne structure, le cône volcanique a disparu ainsi que la végétation. Les îles alentours (Rakata) montrent les ravages du tsunami qui a tout détruit sur plusieurs mètres de haut emportant la végétation et la terre. A Sumatra et Java, les côtes du détroit de la Sonde ont elles aussi été fortement touchées par le tsunami et on dénombres de très nombreuses victimes.

Retrouver les photos de Pascal Blondé prises en Janvier 2019  et Novembre 2019, ainsi que le récit de ses expéditions avant et après la crise de 2018.

Le Costa Rica.

Costa Rica, le volcan Poas.

Le volcan Arenal.

Vue sur le volcan Arenal.

C'est en 2010 que je fais ce voyage au Costa Rica avec l'agence Aventure &Volcans. Je retrouve avec plaisir Josette que j'avais rencontrée lors de notre expédition au Kamchatka de 2006. Nous sommes un petit groupe accompagné par Tanguy de Saint-Cyr et son épouse de l'agence locale.

Le Costa Rica est riche en volcans mais aussi est très visité pour sa flore et sa faune bien préservée, mais c'est bien pour les volcans que nous ici.

Situé sur l'isthme centraméricain, le Costa Rica est bordé à l'est par la mer des Caraïbes et à l'ouest par le Pacifique et est en zone tropicale.

Nous commençons nos visites par le volcan Arénal.

Vue sur le volcan Arenal. La pluie n'est pas loin !

Arrivés fin octobre, nous sommes au début de la saison des pluies et nous serons contrariés dans nos visites sur les volcans car en plein dans les nuages et sans visibilité.

J'ai mis très longtemps avant d'ajouter le Costa Rica à mon site des photos de voyages car pas assez de belles vues sur les volcans. Des fleurs, des animaux mais pas de cratère.

Le volcan Arénal avait fait une belle explosion le jour de notre arrivée. Nous tournerons tout autour dans l'espoir de voir une autre explosion et resterons en observation à la tombée de la nuit espérant voir les éboulements incandescents issus du dôme de lave à son sommet.

Lors de la croissance du dôme, une partie de la lave se détache et forme des éboulis incandescents que l'on peut voir descendre du sommet. Mais non, rien, même pas une lueur incandescente.

Heureusement nous irons dans de superbes maisons d'hôte en pleine forêt tropicale et pourrons observer la faune et la flore exubérante de ce pays à la pointe pour la protection de la biodiversité.

Nous passons par une plantation où on peut observer des iguanes arboricoles. Ces iguanes sont nourris pour éviter qu'ils ne dévastent les récoltes.

Nous les verrons manger des feuilles de choux. Ils ne sont pas du tout dérangés par notre présence et mangent goulûment les choux avant de repartir se faire réchauffer par les rayons du soleil. Leurs couleurs sont magnifiques.

Iguana iguana est très répandu en Amérique du sud et centrale. Il peut atteindre 2 m et peser 5 kg, prendre différentes teintes, rosée, bleuâtre ou orangée. Les mâles sont agressifs envers leur congénères en période de reproduction mais pas envers nous.

Les mâles sont plus imposants que les femelles et sont en général plus colorés avec des épines dorsales plus développées.

Nous poursuivons nos visites et voyons un groupe de coati. Ils se déplacent en groupe pour gratter le sol et se nourrissent de larves, vers, insectes. Mais ils se déplacent aussi dans les arbres à la recherche de fruits et d'insectes ou petits mammifères.

Ils sont omnivores, mangent de petits vertébrés, des fruits, des charognes et des insectes. D'un naturel curieux, ils se laissent approcher sans crainte et s'approchent des maisons quand ils ont repérer une poubelle.

Se sont de petits mammifères de la taille d'un gros chat. Ses prédateurs sont les boas, les rapaces, les félins, et les martres à tête grise.

Il peuvent être domestiqués facilement et sont très intelligents.

Le volcan Poás.

Pour cette visite, nous aurons plus de chance avec la météo, peu de pluie, nous ne sommes pas dans les nuages et le cratère pour une fois est bien visibles.

Le Poás est un stratovolcan de 2 708 m d'altitude. Il est très actif avec fumerolles, éruptions phréatiques et un parc national (Parque Nacional Volcán Poás) à été constitué autour de son sommet.

Son cratère principal dégage régulièrement des vapeurs sulfurées toxiques et héberge un lac acide qui peut disparaître en fonction de son activité. Émission permanente d’un important panache de gaz acides (environ 400 tonnes de dioxyde de soufre par jour)

Lors de notre visite dans le parc national du Poas, une petite éruption phréatique nous surprend. Pourtant, nous avons consulté le site de surveillance de ce volcan avant d'entamer notre excursion.

Plusieurs éruptions de ce type, mais plus fortes, auront des conséquences sur les touristes massés devant le cratère en en blessant plusieurs. Les volcans sont bien souvent imprévisibles.

Ce parc est très visité et, même si je ne place pas de photos montrant la foule des touristes, nous ne serons pas les seuls lors de notre visite. Il faut dire que pour une fois nous voyons quelque chose entre deux passages de nuages.

J'ai pu saisir cette éruption juste à temps car elle a été unique lors de notre visite.

Nous reprenons la route et en chemin nous arrêtons au niveau d'un pont pour voir des crocodiles sur les berges. Je me félicite d'être sur ce pont, bien loin de cette bestiole terrifiante. Nous verrons pas mal de ces sauriens dans le fleuve.

Nous n'aurons vraiment pas de chance avec le temps, beaucoup de pluie et les sommets, donc les cratères volcaniques, seront la plus part du temps dans les nuages limitant leur observation.

Toujours sur la route, nous nous arrêtons dans une finca (plantation) où de nombreux oiseaux viennent manger plus ceux qui sont soignés et gardés dans des cages.

Nous verrons ainsi de superbes Aras aux couleurs éclatantes qui se précipitent sur une table où la propriétaires à mis des cacahuètes. Ils se chamaillent pour en manger le plus possible.

Nous verrons aussi des Toucans à carène au bec énorme et surprenant. Ils sont bien plus dociles que les aras et viennent nous voir pour qu'on leur donne un peu de nourriture.

Les volcans Turrialba et Irazu.

Volcan Irazu dans les nuages.

Notre visite du volcan Turrialba nous aura permis de faire une belle balade dans une nature aux prises avec les soubresauts du volcan. La végétation est brûlée par les gaz acides, d'anciennes habitations abandonnées sont peu à peu détruites aussi par les gaz.

Ce volcan est vraiment dangereux et actif et la région s'est dépeuplée peu à peu. Au sommet, carrément nous ne verrons rien, il est dans les nuages et y restera tout le long de notre visite. Le cratère est rempli de brouillard, on ne distingue absolument rien.

Nous irons voir le volcan Irazu mais lui aussi dans les nuages. Nous ne verrons qu'un tout petit peu du cratère principal et une grande partie d'un cratère adjacent entre deux bans de nuages.

Dommage car ce pays regorge de volcans actifs magnifiques, j'ai vraiment l'impression de passé à coté de splendeurs sans pouvoir les admirer.

Volcan Irazu dans les nuages.

Par bonheur le pays regorge de forêts tropicales et nous verrons nombres d'animaux exotiques pour nous européens. Tanguy nous fera faire quelques jolies balades à la découverte de la faune et flore.

Nous verrons des singes capucin qui se tiennent à distance de nous mais leur curiosité les ferons approcher et nous pourrons prendre quelques beaux clichés.

Toujours dans la forêt, un singe hurleur est alangui sur une branche et nous regarde passer.

Le singe hurleur ressemble à un gorille bien que d'une espèce totalement différente mais sa taille est bien plus faible.

Sa zone de répartition géographique comprend le nord sur continent sud-américain et une partie de l'Amérique Centrale. Il vit en zone tropicale.

Chaque matin, on peut entendre leurs hurlements dans la forêt.

C'est grâce aux yeux experts de Tanguy que nous découvrirons cette faune sauvage bien camouflée dans la forêt.

Singe hurleur.

Lors d'une de nos randonnées, nous passons juste à coté d'un paresseux.

C'est Tanguy qui nous le montre. Une femelle avec son petit accroché à sa fourrure se tient juste au dessus de nous.

Ses griffes sont adaptées pour s'accrocher aux arbres sans avoir d'effort à faire. Leur déplacement est très lent et ils sont bien plus agiles dans les arbres qu'à terre où ils constituent des proies faciles.

Et au détour du sentier, nous apercevrons une grenouille colorée qui veut bien se laisser prendre en photo.

C'est La ranita venenosa verdinegra. Comme son nom l'indique, elle est verte et noire mais surtout elle est vénéneuse.

Les toxines de sa peau ont été utilisées par les chasseurs pour empoisonner leurs flèches pour le tir à l'arc ou à la sarbacane.

Toutes ces grenouilles tropicales aux couleurs vives et exubérantes avertissent un éventuel prédateur qu'il serait plus sage de ne pas les manger.

Un peu plus loin, nous assistons à un étrange spectacle. Les fourmis champignonnistes coupent des morceaux de feuille qu'elles emportent dans leur terrier pour nourrir un champignon qu'elles mangeront à leur tour.

Araignée au fil jaune.

Encore un exemple de couleur vive. Cette araignée tisse sa toile et y place un fil plus épais jaune vif.

Est-ce pour que les oiseaux le voient et l'évitent pour ne pas tout détruire mais cela est bien pratique pour nous aussi de façon à ne pas prendre l'insecte en plein visage.

 

Nous nous déplaçons en Van, le groupe étant réduit, nous tenons tous dans un seul véhicule.

Sur la route en van, j'aperçois sur le bas-côté cette énorme mygale. Nous nous arrêterons pour l'observer de plus près tandis qu'elle cherche à fuir en s'enfonçant dans les hautes herbes.

Nous irons aussi dans une plantation de café. Tous le processus de récolte, tri et production du café nous sera expliqué. C'est une toute petite exploitation et la qualité est le maître mot.

A la fin de cette visite, nous nous voyons offrir un mug de ce breuvage mais surprise le café ressemble plus à une infusion qu'à un expresso. Le propriétaire nous dira que c'est comme cela qu'il l'apprécie. D'accord ... dommage pour nous.

Je termine cet article avec quelques photos de jolies plantes et fleurs. Mais j'aurais pu remplir l'écran de fleurs ou plantes multicolores, bizarres ou juste jolies tellement il y en a partout.

Heureusement que le Costa Rica est riche de cette biodiversité, ce qui aura donné un peu plus de sens à nos visites des volcans perdus dans les nuages et inaccessibles au regard.

Le Guatemala. Volcans Santamaria et Santiaguito.

Guatemala, le Santiaguito.

Les volcans Santa Maria et Santiaguito.

À partir de la ville de Quetzaltenango, nous partons camper au sommet du volcan Santa Maria. Une excursion très sportive car le dénivelé est très important et le sentier monte tout droit vers le sommet en plusieurs endroit. Nous y arrivons dans l'après-midi et découvrons un panorama exceptionnel.

Après avoir monté nos tentes, nous profitons du paysage. Nous sommes à 3 772 mètres d'altitude et notre regard porte au loin mais aussi juste au dessus du Santiaguito.

Après une ascension bien sportive, nous arrivons sur un sentier qui part vers le sommet et découvrons le dôme du Santaguito. Nous nous arrêtons pour observer le dôme fumant et faire quelques photos.

Le volcan Santa Maria fait partie de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l'océan Pacifique.

Le volcan, qui culmine à 3 772 mètres d'altitude, a la forme d'une montagne conique aux pentes régulières, escarpées et symétriques hormis sur la face sud-ouest qui est occupée par une caldeira de 1,5 kilomètre de diamètre en forme de fer à cheval. Dans cette caldeira se trouve un dôme de lave, le Santiaguito, qui constitue la partie active du volcan.

La première éruption répertoriée sur le Santa María est survenue du 24 octobre au 

Cette éruption fut très puissante, d'un indice d'explosivité de 6.

Elle éjecta, par une colonne plinienne, 20 milliards de m3 de cendre et donna naissance à une caldeira en forme de fer à cheval de 1,5 kilomètre de diamètre, un tiers de la face sud-ouest du Santa Maria disparu.

Cette éruption s’est produite sur la face opposée à la ville Quetzaltenango qui n’a pas été détruite. Mais les dégâts matériels furent très important ainsi que les lahars destructeurs qui firent de très nombreuses victimes parmi la population.

Nous profitons de cette fin de journée à admirer le paysage tant que le soleil est encore présent. Mais dès la nuit venue, nous nous réfugions dans une tente pour être à l'abri et préparer notre repos du soir.

La caldeira du Santa Maria occupée par une série de dôme dont le Santiaguito.

A 3 772 mètres d'altitude, nous voyons le volcan Fuego et son panache de fumée et à l'opposé son ombre portée à l’horizon. (seconde photo)

En 1922 début une nouvelle éruption qui met en place dans la caldeira un dôme de lave qui sera nommé Santaguito. Ce dôme de lave est instable, explosant et s'effondrant régulièrement en produisant des nuées ardentes et des lahars qui font des dégâts matériels, des morts et entraînent l'évacuation de zones en contrebas du volcan.

Nous passons un grand moment assis au bord de la crête du Santa Maria pour observer les éruptions du Santiaguito.

En dominant le dôme, nous pouvons voir et entendre chaque éruption. Elles commencent par un souffle qui s'amplifie et ressemble au bruit d'un réacteur d'avion. Les gaz s'échappent entre les blocs de lave et un panache se forme et s'élève au-dessus.

On peut aussi entendre les blocs qui se détachent du dôme et roulent dans la pente avec fracas.

Ce spectacle est hypnotisant, les éruptions sont régulières, entrecoupées de périodes de repos assez brèves. Ce dôme, concentrant l'activité du Santiaguito est appelé le Caliente.

Quelques jours plus tard, nous irons dans une estancia (plantation) pour observer le Santiaguito et le Santa Maria sous un autre angle. Nous installons nos tentes sur une crête et notre guide Emmanuel nous affirmera que nous serons à l'abri d'une éventuelle coulée pyroclastique.

De cette crête, nous pouvons voir les panaches du Santiaguito se déployer au-dessus de nos têtes et voir et entendre les blocs de lave dévaler la pente raide en se fracassant.

Impacts des blocs de lave se détachant du dôme de lave du Santiaguito.

Nous resterons toute la matinée à observer les éruptions du Santiaguito. Les blocs de lave se détachant du dôme roulent et se fracassent dans la pente au-dessous. Chaque impact laisse un peu de poussière et fumée dans la pente.

Nous continuerons notre voyage par une nuit d'observation du volcan Fuego. Pendant que nous montons nos tentes dans le champ d'une estancia juste en face du volcan, celui-ci produit une grosse explosion qui nous surprend. Mais nous passerons une bonne partie de la nuit à attendre une nouvelle explosion en vain. Le Fuego se fait désirer et aura raison de notre patience et de notre temps.

Nous repartons pour l'est du pays et visiter le site maya de Tical en pleine forêt tropicale.

Le Guatemala. Le lac Atitlan.

Guatemala, Lac Atitlan.

Le lac Atitlan.

Après notre visite au Pacaya, nous partons pour le village de Santa Clara la Laguna pour gravir le pic Cristalinas. Nous sommes à la veille des fêtes de Toussaint et le village prépare les festivités du lendemain, le carnaval, la visite aux morts.

Le lac Atitlan a une superficie de 130 km², une longueur de 18 km d'Est en Ouest et une altitude d'environ 1560 mètres d'altitude. Il est bordé par trois volcans, le Tolimán (3158 m) , l'Atitlán (3537 m) et le San Pedro (3020 m).

Ce lac occupe la caldeira d'un ancien volcan dont l'éruption cataclysmique en super volcan a laissé place à cette dépression il y a 84 000 ans. Il n'y a pas d'exutoire et son niveau varie beaucoup en fonction des précipitations et prélèvements pour l'irrigation.

Nous gravirons le pic Cristalinas (2300 m) qui nous permet d'avoir cette vue sur ce magnifique lac bordé de volcans. C'est un des plus beau lac que j'ai pu visiter.

Au loin, le Fuego qui fume.

Du pic Cristalinas, nous pourrons voir au loin le volcan Fuego avec son panache de fumée.

Très belle balade, sportive car la pente est raide et le dénivelé conséquent mais nous sommes récompensés par une vue sur ce magnifique lac Atitlan.

Le 1er novembre, pour la Toussaint, le village prépare le défilé du carnaval accompagné de pétards (parfois énormes). D'autres se rassemblent dans le cimetière pour honorer leurs morts. Ils passent ainsi une bonne partie de la matinée dans le cimetière et déjeunent sur les tombes en compagnie des défunts. Spectacle assez déconcertants pour nous.

Santiago Atitlán est la plus grande des communautés au bord du lac, et elle est connue pour son culte de Maximón , une idole formée par la fusion de divinités mayas traditionnelles, de saints catholiques et de légendes de conquistador. Des représentations de ces derniers permettent de les ridiculiser.

Les villages en bordure du lac sont encore imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Des costumes traditionnels y sont d'ailleurs portés par les populations telles que les Tzutujils et les Cakchiquels.