La Kora du Mont Kailash.

Le Mont Kailash au Tibet.

Retour au Tibet.

Om maṇi padme hūm, le mantra de la grande compassion.

Après un premier voyage au Tibet l’été 2009, où nous avions été éblouis par ce pays, ce peuple, cette culture millénaire, nous avons décidé d’y retourner l’année suivante pour un grand périple de trois semaines avec pour point d’orgue le pèlerinage du Mont Kailash.

Petite déception, nous n’aurons pas les mêmes guides et chauffeurs avec lesquels nous avions tant sympathisé. Mais nous ne serons pas déçus par ceux qui nous attendent à notre arrivée à l’aéroport de Lhassa.

Il est déjà tard lorsque nous atteignons Lhassa et nous installons à l’hôtel, mais nous ne pouvons nous  empêcher d’aller voir le Potala se dresser majestueusement dans le ciel d’un bleu profond et aller tourner en compagnie des pèlerins autour du Jokhang dans le centre ville. Nous constatons de nouveau avec émotion la grande ferveur et dévotion des tibétains qui tournent inlassablement en faisant tourner leur moulin à prières d'une main ou en se prosternant tout au long du parcours.

Notre hôtel étant proche du Potala, nous ne pouvons nous empêcher d'aller le saluer avant de regagner notre chambre. Avec ce ciel de nuit, il est encore plus magnifique et mystérieux.

Pendant deux jours nous resterons autour de Lhassa à visiter les monastères que nous n’avions pas vus le précédent voyage. C’est aussi pour nous acclimater à cette altitude de 3 600 m, nous qui venons du bord de mer. Notre longue route nous fera franchir des cols à plus de 5 000 m.

Départ, direction plein Ouest.

Aujourd'hui nous quittons définitivement Lhassa pour traverser d’Est en Ouest le haut plateau tibétain d’une altitude moyenne de 4500 m. Durant cette longue traversée nous verrons de splendides paysages et aurons quelques surprises comme un pont infranchissable, la perte d’une roue en roulant, l’aide pour sortir d’un bourbier des pèlerins en déshérence, nos chauffeurs et guides punis par les militaires chinois, un trajet se prolongeant tard dans la nuit complètement perdus parmi les routes en travaux.

Le Tibet nous a réservé bien des émotions, pas toujours agréables. Soupe avariée, toilettes d’une puanteur cadavérique, hôtels d’état  à la propreté douteuse où tout est déglingué.

En compagnie de notre guide Tempa (à gauche) et chauffeur Sampa (à droite).

Mais nous étions au Tibet, accompagnés d’un chauffeur et d’un guide tibétain et très rapidement des liens se sont tissés entre nous et une confiance mutuelle a scellé notre amitié.

Le départ à la fin de notre séjour a été très chargé en émotion. Que vont ils devenir, nous ne le saurons pas car la censure interdit les échanges de mail. Quand on peut en envoyer, on se rend compte qu'il est formaté "Tout va bien" De plus nous resterons très discrets pour surtout ne pas leur attirer d'ennuis. La répression est terrible, dix ans de prisons pour posséder une image du Dalaï-lama avec torture en prime.

La ville de Lhassa est peu à peu envahie par les chinois et les tibétains deviennent minoritaires dans leur pays. Depuis que la ligne de train rapide arrive au Tibet, ce phénomène ne fait que s'amplifier.

Notre guide, Tempa et notre chauffeur, Sampa, tous deux tibétains. Nous aurons l'occasion de revoir Tempa lors d'un troisième voyage au Tibet en novembre 2012.

Retrouvailles empruntes d'une grande émotion comme lorsque nous nous étions quittés car une grande complicité s'était établie entre nous. Je me souviens d'une soirée où nous avions bu pas mal de bières et nous avons ri aux larmes de nos pitreries. Tempa et Sampa ne se connaissaient pas avant ce voyage et pour eux aussi une grande complicité s'est établie entre eux à la fin de ce parcours.

En compagnie de notre guide Tempa (à gauche) et chauffeur Sampa (à droite).
Tempa et Sampa déposent à un col une banderole en offrande.

Grand contraste entre Lhassa très peuplée où nous déambulions parmi la foule et cette grande traversée du haut plateau tibétain quasi désertique avec quelques nomades rencontrés au hasard de notre route. Quelques habitations isolées ou des campements nomades perdus en plein désert. Les enfants qui devaient à notre rencontre et auxquels nous offrions quelques ballons. Nous sommes aussi allés boire un thé au beurre plusieurs fois chez certains habitants quand notre chauffeur voulait avoir des renseignements sur la route.

Au départ de Lhassa, nous avons déjeuné dans un restaurant. Le lendemain notre guide nous dit qu'on va s'arrêter pour déjeuner. Mais nous n'avons rien prévu.

C'est comme ça que nous avons partagé le repas de Tempa et Sampa. La fameuse Tsampa, la bouillie (ou pâte) de farine d'orge grillé délayée dans le thé au beurre de yak et du fromage de yak. Sampa dépose la farine et le fromage sur une peau fine et circulaire. Il referme la peau, secoue pour tout bien mélangé, ouvre la poche pour rajouter le thé au beurre referme et secoue, remue jusqu'à obtenir une pâte style sablée. Il nous en distribue des morceaux que nous accompagnons de thé au beurre en mangeant des pattes de poulet en conserve.

Tsampa pour notre repas et thé au beurre de yak.

A partir du lendemain, nous avons remplacé les pattes de poulet par des cuisses et quelques petits gâteaux achetés dans les villes que nous atteignions le soir pour aller à l'hôtel. A cette époque, le Tibet était en travaux. Construction de routes de toute part et parfois nous nous sommes arrêtés dans de petits restaurants de chantier abrités sous une tente au contact des ouvrières et ouvriers tibétains qui venaient se reposer et se réchauffer quelques instants.

Darchen.

 

Nous arrivons à Darchen en fin d’après-midi après 1 400 km de piste depuis Lhassa et allons nous installer dans un hôtel.

Cette petite bourgade est le point de départ du pèlerinage, la Kora du mont Kailash.

Nous commençons par nous installer à l'hôtel.

La bourgade de Darchen, point de départ de la Kora du Mont Kailash.
Le Mont Kailash.

Cette montagne sacrée est vénérée par les Bouddhistes, mais aussi les Böns (prononcer beun) les  Hindous et les Jains. Nous avons la chance de ne pas être en période de pleine lune ce qui limite les Hindous qui viennent par centaines, parfois plus de deux mille. Notre pèlerinage en sera plus clément et pour nous plus authentique.

Pour les Bouddhistes le mont Kailash est la demeure de Chenresig, le Bouddha de la compassion. Pour les Hindous il est le mont Meru, le centre du monde et la demeure de Shiva. Pour les Jains il est le mont Ashtapada où Rishabhadeva, fondateur de leur foi, atteignit le nirvana. Pour les Böns c’est la demeure de la déesse Sipaimen.

Tempa, notre guide, nous dit que nous allons rencontrer notre porteur et il faut préparer le sac à lui confier.

Nous trions donc les affaires qui nous serons nécessaires pour les trois jours de pèlerinage puis allons porter ce sac au porteur.

Surprise, le porteur est une femme et nous sommes honteux de faire porter par une femme notre sac. Mais Tempa nous dira qu’elle est habituée à porter ainsi les sacs des voyageurs et que c’est son gagne-pain.

Donc Sondja inspecte notre sac, discute en tibétain avec Tempa puis repart. Tempa nous dira que notre sac n’est pas très pratique à porter.

Notre porteuse, Sondja.
Les rues de Darshen quasi déserte. Quelques touristes seulement et les locaux qui jouent au billard.

Les rues de Darchen sont clairsemées, pas beaucoup de touristes.

Les locaux jouent au billard en pleine rue en buvant des bières. Nous dinons puis allons nous coucher.

Notre chambre donne coté toilettes et l’odeur est épouvantable, nous finissons par nous endormir.

Départ de Darshen.

Réveil tôt le matin, c’est le grand jour, nous partons faire la Kora! Nuit un peu agitée. Un peu inquiets tout de même car nous démarrons à 4 400 m d’altitude et un col à 5 600 m nous attend.

Tempa nous propose d’aller en voiture jusqu’à l’entrée de la vallée pour gagner 8 km sur le parcour.

Mais nous préférons partir de Darchen pour un parcours plus authentique. C'est aussi ce qui a plu à Tempa.

Départ de notre hôtel à Darchen. Sondja porte notre sac.
Les enfants de Sondja a qui nous avons offert des ballons avant notre départ.

Nous passons par la maison de Sondja et là elle transfère toutes nos affaires dans un sac de riz qu’elle portera dans le dos maintenu par une bandoulière.

C’est la façon traditionnelle de porter des charges et nous nous mettons en chemin après avoir dit au-revoir à ses enfants à qui nous avons offert quelques ballons.

La maison de Sondja est très modeste mais bien décorées, le plus pur style tibétains. C'est joyeux, intrigant et très colorés.

Ces enfants sont bien habillés et Sondja travaille toute la saison touristique.

Le sentier grimpe doucement vers l’entrée de la vallée de la Lha-chu, nous faisons une première halte au niveau d’un shorten décoré de drapeaux de prière.

La vue sur la chaîne de l’Himalaya est splendide et derrière nous, le sommet du Kailash pointe dans le ciel bleu.

Premier arrêt, le Mont Kailash est en vue.
Les pèlerins tibétains sur la Kora du Kailash.

Nous ne sommes pas seuls, de nombreux tibétains font eux aussi la Kora. C’est un moment très important dans leur vie spirituelle.

La Kora est un effort considérable tant physique que psychique et permet  d’acquérir des mérites pour espérer une meilleure renaissance dans le cycle des réincarnations.

Les pèlerins ont revêtus des habits traditionnels d’apparat, les femmes arborent des bijoux et des pierres précieuses dans leur coiffure.

Ils transportent leurs bagages à dos de mulet, cheval ou de yak. L’ambiance est détendue, de fête car c’est le début du pèlerinage.

Yaks accompagnant un pèlerin pour sa Kora.

Nous cheminons tranquillement, le sentier grimpe progressivement et cette ascension n’est pas difficile.

Nous arrivons à Tarboche où se dresse un grand mat de prières et Tempa nous expliquera qu’au printemps se déroule la fête de Sagadawa qui commémore l’illumination de Bouddha.

Sondja et Ludo main dans la main pour affronter le chemin de la Kora.

Au bout de quelques kilomètres Sondja s’empare du bâton  de marche de Ludo puis lui prend la main et je les vois repartir sur le sentier main dans la main. Ils effectueront ainsi la Kora, l'un proche de l’autre.

Nous avons confié à Tempa un petit appareil photo et lui avons demandé de prendre quelques photos des pèlerins car nous n’osons pas le faire pour ne pas les déranger. Lui saura le moment opportun pour faire ces clichés.

Nous progressons dans la vallée, elle se resserre et le sommet du Kailash est juste au-dessus de nous.

Sa masse est imposante, énorme pyramide de roche sombre couronnée d’un glacier dont la neige tranche avec la pierre.

Nous progressons bien sur le chemin de la Kora. Le Kailash juste au-dessus de nous.
Petite halte pour un thé au beurre avec Tempa et Sondja.

Nous faisons une pause sous une tente qui peut héberger des pèlerins mais aussi nous désaltérer.

Le propriétaire propose du thé au beurre de yak ou nature, nous l’accompagnerons de petits gâteaux.

Après cette halte, nous reprenons notre route et croisons un groupe de Böns qui marchent dans le sens inverse.

Pour eux c’est presque l’arrivée, alors que pour nous ce n’est que le commencement.

Les paysages qui nous entourent sont grandioses et je scrute les montagnes pour reconnaitre la nature de leurs roches tout en profitant de la quiétude de cette nature trompeuse.

Après environ six heures de marche nous arrivons au monastère de Dira-puk situé à 5060 m sur la rive droite de la Lha-chu.

Ces vingt-quatre premiers kilomètres auront été assez faciles. Nous étions bien acclimatés à l’altitude et avons marché tranquillement.

Nous irons dormir dans l’hostellerie du monastère de Dira-puk où on trouve quelques chambres au confort sommaire pourvues de plusieurs lits.

Nous passerons la fin de l’après-midi à nous reposer, explorer les environs, visiter le temple et sa grotte, rencontrer le moine dépositaire des lieux que connait Tempa.

Le temple se situe face au Kailash, Tempa nous le fera visiter de fond en comble ayant les clés données par le moine.

Hostellerie du monastère de Dira-puk, confort sommaire mais repos récupérateur.
Hostellerie du monastère de Dira-puk, quelques touristes.
Sur le toit du monastère de Dira-puk en compagnie du moine.

Il y a peu de touristes, presque aucun Hindous et les lieux sont vraiment très calmes.

Nous discuterons avec quelques touristes dont une française et prendrons une bière. Ici aussi il y a un billard en plein air et Tempa fera une partie en compagnie d’autres jeunes tibétains.

Nous nous reposons après cette première journée de marche.
Nous nous reposons après cette première journée de marche.
Et nous terminons cette journée par une petite mousse.

Le jour décline et une jolie teinte chaude enveloppe les sommets et j’en profite pour aller faire quelques photos en solitaire loin de l’agitation.

Ludo profite de cette quiétude.
Un jeune pèlerin curieux de voir des occidentaux en ces lieux.
Les yaks de trait se reposent, le jour décline.
Le mont Kailash se pare de jolies couleurs chaudes lors du coucher de soleil.

Nous dînons en puisant dans notre sac transporté par Sondja puis irons nous coucher.

Second jour de notre Kora.

Départ de nuit pour notre seconde étape, le mont Kailash dans la pénombre.

 

Au second jour de notre Kora, nous nous levons très tôt, bien avant le lever de soleil. Petit déjeuner où Tempa nous engage à prendre des forces pour le chemin à venir puis nous mettons en marche dans la nuit.

Le chemin est identique à celui de la veille, il grimpe doucement.

Mais je suis anxieux car un col à 5 600 m nous attend.

Tempa a emporté avec lui une petite bouteille d’oxygène au cas où nous en aurions besoin.

Nous partons donc d’une altitude de 5 060 m et devons gravir 600 m de dénivelé.

Nous entamons le raidillon qui mène au col de Drölma-la.
Le raidillon qui mène au col de Drölma-la, le souffle est un peu court.

Le soleil se lève et mon anxiété fait place à une grande exaltation, nous sommes près du but.

Nous arrivons au pied du raidillon qui grimpe jusqu'au col de Drölma-la.

Le rythme est plus lent, chaque pas est mesuré, anticipé car maintenant je ressens vraiment que l’air est plus tenu, plus rare.

Durant cette montée, nous passons devant une grande pierre plate suivie d’un petit cimetière. Avant de venir faire cette Kora, j’avais lu quelques récits et je reconnais ces cimetières des pèlerins morts en cours de route ce qui ne me rassure pas du tout.

Mais je comprends que ce sont essentiellement les pèlerins Hindous qui succombent à l’altitude car ils viennent d’un pays peu élevé, ne sont pas du tout sportifs et ont acheté tout leur équipement sur la route qui remonte du Népal, en témoignent leur baskets toute neuves.

Pendant l’ascension, Tempa utilisera la bouteille d’oxygène pour soulager quelques vieilles tibétaines à la peine.

Je suis admiratif de ces vielles femmes qui font encore ce pèlerinage malgré leur âge.

Les tibétains sont habitués à l’altitude, leur corps la supporte bien mieux que nous.

Le jour se lève illuminant le Mont Kailash.
L'inscription du haut est un mantra. Celui du bas est "Om maṇi padme hūm"

Malgré ce sentier pentu et tortueux, nous croisons quelques pèlerins qui effectuent la kora en s’allongeant de tout leur long puis se relevant, marchant la longueur de leur corps pour s’allonger de nouveau.

Pour eux, se prosterner,  cette pratique exténuante, leur permet d’acquérir  encore plus de mérites. Ils sont vêtus d’un épais tablier pour amortir les pierres quand ils s’allongent.

Faire la Kora en se prosternant équivaut à vingt Kora ordinaires et quand on arrive à 108, on gagne directement le nirvana. Donc il nous en restera 107 !

Au détour du sentier nous voyons les premiers drapeaux de prières ce qui signifie que nous arrivons au point culminant de la Kora, le col de Drölma-la à 5 650 m.

Finalement ce n’était pas si difficile que ça et je m’en veux d’avoir douté de ma condition physique.

De son côté Tempa nous dira qu’il est très agréablement surpris par notre ascension et pensait que nous mettrions beaucoup plus de temps pour arriver au col.

Arrivée au col de Drölma-la à 5 650 m.
Le col de Drölma-la 5 650 m, nous sommes fiers de nous.

Les pèlerins font une longue halte au col et nous accueillent par des « tashi délé » (bonjour).

Ceux qui arrivent au col crient « Ki ki so so laghyalo » (les Dieux sont victorieux, je suis parvenu au col).

Prières, offrandes, tout le monde fête cette arrivée au point culminant de leur parcours et se restaurent avant de reprendre le sentier.

La fierté d'être parvenu à une telle altitude, merci Sondja.
Au col de Drölma-la, encore une petite photo pour immortaliser cet instant.

L’ambiance est très conviviale, on retrouve toutes les générations de tibétains qui se restaurent, se rencontrent, discutent. C’est un peu irréel à cette altitude.

Au col de Drölma-la, moment de repos, de recueillement, de prières.
Au col de Drölma-la, les pèlerins font des offrandes.

Parmi les offrandes, de la farine d’orge grillée (base de la Stampa), des poudres d’herbes odorantes qu’ils font brûler et cela embaume tout l’air environnant.

Mais aussi de nouvelles guirlandes de drapeaux de prières qu’ils déploient et installent. Le sol en est recouvert.

Tempa est fier de nous, il est surpris de notre rapidité à gravir ce col.
Sondja et son amie.

Nous ferons plusieurs photos pour immortaliser cet instant en compagnie de Sondja et Tempa et une amie de Sondja.

Nous allions prendre le sentier pour redescendre l’autre versant quand Tempa nous dit que puisque nous avons aussi bien marché jusqu’au col en peu de temps, nous pourrions faire le reste de la Kora en une seule étape au lieu de deux.

L’étape intermédiaire ne présentant que peu d’intérêt et cela nous fera gagner une journée dans notre périple.

Nous acceptons sans penser à ce qui nous attend.

Chemin faisant, nous croisons des Böns, les femmes portent leurs parures composées de turquoise, corail rouge, coquillage.

Elles ont leur costume traditionnel avec invariablement le tablier au tissu rayé.

Tempa ayant dit que j’étais médecin, tout le monde me demande des médicaments et je distribue des comprimés de paracétamol jusqu’à épuisement de mon stock. Tempa me conseille de ne pas leur en donner de grosses quantités car ils vont prendre tout d'un coup !

Après le col de Drölma-la, la vallée de la Lam-chu Khir par laquelle nous redescendons.
Un groupe de femmes Bön qui montent vers le col.
Un tibétain en costume traditionnel.
Juste après le col de Drölma-la, un petit lac glacière.
Un couple de tibétains. Le mari égraine son chapelet. Madame avec le tablier et la parure sur ses cheveux.

Nous continuons notre périple par la vallée de la Lam-chu Khir.

Prairies verdoyantes qui contrastent avec les roches nues et acérées des montagnes qui la bordent.

Nous avons beaucoup de chance car très peu d’Hindous, presque uniquement des tibétains ce qui fait que notre Kora en sera plus authentique.

Nous ferons une halte pour déjeuner et nous reposer car le chemin est long.

Le temps est très variable mais la pluie n’est pas loin et nous ne ralentissons pour arriver à Darchen, nous passons par le monastère de Zuthl-puk sans nous arrêter puis par les gorges de la Dzong-chu.

Un arrêt bien venu pour pique-niquer et nous reposer un peu.
Sondja attend Ludo pour repartir.

Sondja attend systématiquement Ludo lorsqu’il s’arrête prendre quelques photos.

Le gamin rencontré au monastère de Dira-puk nous rejoint et je lui donne quelques ballons.

Je retrouve le gamin du monastère de Dira-puk.

Dernière ligne droite, nous cheminons dans la plaine de Darchen.

Nous sommes vraiment fatigués et nous languissons d’arriver au but.

Cette plaine est interminable et lorsque Darchen est en vue cela nous donne du courage pour arriver à la fin de notre Kora.

Le début des gorges de la Dzong-chu.

Après les gorges de Dzong-chu, nous entamons la longue plaine qui mène à Darchen.

Nous arrivons à Darchen vers dix-huit heures trente complètement exténués, marchant de façon automatique sans s’arrêter car pas sûr de pouvoir repartir.

Le tibétains nous dépassent sur le sentier vers Darchen.
Le descente vers Darchen. La route est longue, très longue !

Tempa nous conduit à notre hôtel pour récupérer nos bagages, nous remercions chaleureusement Sondja et lui offrons ce qu’il reste de nos vivres, la prenons dans nos bras mais ce n’est pas dans leur culture et nous la sentons gênée.

Ludo et moi garderons un souvenir impérissable de cette femme courageuse qui incarne le peuple tibétain et qui l'a accompagné durant toute cette Kora.

Nous sommes exténués, des zombies, nous marchons de façon automatique. Mais nous l'avons faite cette Kora, ces 32 km de retour à Darchen ont été vraiment difficiles pour nous. Que dire de ces tibétains qui la font en une journée et de ceux qui la font en se prosternant sur plusieurs jours !

Le lac Manasarovar .

Visite du monastère de Chiu gompa en compagnie de Tempa.

Nous partons à quelques kilomètres de là, sur les berges du lac Manasarovar où un hôtel est réservé, l’hôtellerie du monastère de Chiu.

Nous en profiterons pour nous reposer de cette longue marche en altitude.

Cela nous permet de revenir sur cette Kora du mont Kailash.

56 km de marche, 1000 m de dénivelé, un col à 5 650 m le tout en deux jours à altitude moyenne de 5 000 m.

Mais aussi toutes ces rencontres, ces pèlerins à la foi inébranlable qui font cette Kora en une journée ou bien en se prosternant ou encore en famille.

On touche là du doigt la culture tibétaine et le bouddhisme qui fait partie intégrante de leur vie.

Sur les rives du lac Manasarovar, nous ne ferons pas de Kora même si on peut faire le tour de ce lac sacré en trois jours. (80 km tout de même !)

Nous reprendrons des forces pour la fin du voyage en visitant le monastère de Chiu et logerons dans le refuge juste à côté.

Monastère de Chiu gompa, pierres avec des mantras.
Monastère de Chiu gompa avec le mont Kailash en fond.

Nous arrivons en fin d'après-midi dans l’hôtellerie du monastère de Chiu. Nous nous reposerons car les jambes ne peuvent plus nous porter.

Soirée en compagnie de Tempa et Sampa où nous boirons pas mal de bières.

Le lac Manasarovar se situe à 4 590 m d’altitude, il est voisin du lac Rakshatal (4 575 m). Le Manasarovar fait 20 km de large et 80 km de circonférence. Le Sutlej, le Brahmapoutre, l’Indus et le Karnali prennent leur source dans ses environs.

C’est un lac sacré pour les bouddhistes tibétains, les böns, les jaïns et les hindous.

Pour les bouddhistes tibétains, il représente les eaux primordiales de l’univers, et plusieurs pèlerins en font également le tour. Tout autour du lac se trouvent plusieurs monastères.

Monastère de Chiu gompa avec le Mont Kailash en fond.

Nous passons une journée entière à nous reposer sur les bords de ce lac sacré Nous visiterons le monastère de Chiu gompa et les environs de l'hôtellerie.

Le lac Manasarovar est une des plus grandes réserves d'eau douce du monde. 90 m de profondeur et 395 Km2. Dans ses environs prennent naissance les plus grands fleuve d'Asie.

Des pèlerins qui font la Kora du Manasarovar.

Le monastère de Chiu gompa est une halte dans le pèlerinage autour du lac Manasarovar.

Nous retrouvons les pèlerins avec leurs motos chinoises très robustes dans cet environnement hostile.

Les femmes en tenues traditionnelles, les hommes généralement habillés à l'occidentale.

Nous passerons la journée à nous promener autour du monastère et sur les bord du lac. Rencontre avec des enfants, des pèlerins et repos dans le restaurant de l'hôtellerie.

Les enfants tibétains.

Nous passerons du temps en compagnie de Tempa et Sampa mais irons aussi nous balader sur les rives du lac.

En fin d'après-midi, un énorme orage se forme vers le mont Kailash et se dirige vers nous. Nous faisons de nombreuses photos avant d'aller vite nous mettre à l'abri lorsque le déluge commence !

Tempa a revêtu le manteau traditionnel nomade et pavoise peu fier !

Nous passerons notre dernière soirée dans ce restaurant en compagnie de Tempa et Sampa.

Sampa ne parle pas anglais mais nous arrivons bien à nous comprendre et nous aurons de nombreux fou-rires en faisant des pitreries.

Tempa essaiera ce manteau traditionnel des nomades, manteau que nous aurons vu souvent chez les pèlerins lors de notre Kora.

Le lendemain nous nous levons avant le soleil ( cinq heures) car nous avons une très longue route. Finalement étant partis à six heures du matin, nous arriverons dans la ville étape à plus de une heure du matin complètement abasourdis par ce voyage dantesque.

Perte d'une roue, route barrée pour tir de mines, humiliation par les militaires chinois car nous avons roulé sur une route toute neuve au goudron encore chaud, complètement perdus au milieu des routes défoncées en construction et pour finir le restaurant de l'hôtel nous sert une soupe avariées.

Très dure journée ! Pour nous mais surtout pour Sampa, admiration.

Départ pour Zhangmu.

Tempa et Sampa ne se connaissaient pas avant notre départ. En trois semaines, une grande complicité s'est établie entre eux. Etant tous deux tibétains, ils nous auront fait profiter de la connaissance de leur pays, de leurs coutumes et rencontrer quelques nomades pour boire un bol de thé au beurre avec eux.

Nous poursuivrons notre retour deux jours durant en direction de la frontière Népalaise. Nous laisserons Tempa et Sampa à Zhangmu, ville frontalière, et traverserons le « Pont de l'Amitié » et tirant notre valise des larmes plein les yeux de quitter des amis chers dont on n'aura certainement jamais plus de nouvelles.

Nous déciderons, deux ans plus tard, de retourner voir le Tibet en plein hiver et insisterons auprès de notre agence pour avoir les mêmes guides et chauffeur.

Nous retrouverons avec émotions Tempa qui nous guidera durant cinq jours au travers des monastères et temples perdus dans les montagnes enneigées et glaciales.

Il nous donnera des nouvelles de Sampa qui ne fait plus chauffeur pour touristes mais plutôt de gros camions.

 

La grande complicité entre Tempa et Sampa. « N'aurais-tu pas un peu grossi Sampa ! »

Retour sur notre aventure.

Le Mont Kailash.

Cet article est pour moi une façon de les remercier et de leur rendre hommage. Il y a bien longtemps que je n'ai plus aucun mail de Sempa. Aux dernières nouvelles, il n'était plus guide car pas assez de touristes et travaillait dans un restaurant comme sa femme.

Leur conditions sont précaires et c'est une lutte perpétuelle pour survivre dans leur pays où ils sont devenus minoritaires.

 

Cette grande traversée du haut plateau tibétain avec la Kora du Kailash pour point d'orgue aura été le voyage d'une vie. Des paysages fantastiques, une minéralogie et géologie extraordinaire, même si je n'ai que quelques notions, des monastères et temples somptueux. Je n'ai pas parlé des fresque, peintures, sculptures dans les temples, des Bouddha se dressant dans chacun d'eux ... (peut être un prochain article)

L'épreuve que nous avons traversée en faisant la Kora du Mont Kailash, a été source d'une grande joie teintée d'humilité et fierté. Humbles car nous ne sommes que poussière face à l'immensité du Mont Kailash, centre du monde, demeure des Dieux. Fierté de l'avoir fait, d'avoir la santé et les conditions physiques pour réaliser ce pèlerinage en haute altitude. Et joie d'être si bien accueillis par ce peuple tibétain que nous garderons à jamais dans nos cœurs.

Les images de ces trois voyages son à voir sur mon site des photos de voyage  Tibet.

 

Pèlerins se prosternant devant le Jokhang à Lhassa.

Pour ces trois voyages, nous sommes passés par l'agence Asie Online que nous vous recommandons pour leur professionnalisme.

Le volcan Chaitèn

Dômes volcaniques dans la caldeira du volcan Chaitèn.

Éruption du volcan Chaitèn en mai 2008.

Apparition du premier dôme de lave.

Le Chaitén était considéré comme éteint jusqu'à son éruption débutée en mai 2008, la seule connue sur ce volcan s'étant produite vers 7400 av. J.-C.

Après une phase sismique, le Chaitén se réveille le 2 mai 2008 en émettant un important panache volcanique s'élevant à plus de 21 kilomètres d'altitude, se dirigeant vers l'Argentine et atteignant Buenos Aires.

Devant l'ampleur de l'éruption, les autorités pensent dans un premier temps au réveil du Michinmahuida mais se ravisent en constatant qu'il s'agit du Chaitén.

Une évacuation de 900 à 1 500 personnes vivant dans un rayon de trente kilomètres, notamment la ville de Chaitén, est préventivement effectuée. Les personnes déplacées sont transférées par bateau vers les villes de Puerto Montt et Quellón.

Éruption du volcan Chaitèn mai 2008 (photo: ANSA)
Vue aérienne du sommet du Chaitén le 23 janvier 2009. (Wikipédia - Sam Beebe)

Le 6 mai, devant l'éruption qui gagne en puissance, les autorités décident de l'évacuation totale de tous les habitants situés dans un rayon de cinquante kilomètres autour du volcan.

4 000 à 5 000 personnes sont ainsi déplacées de force.

Le panache volcanique, plus chargé en cendres et en téphras, atteints les trente kilomètres d'altitude et des nuées ardentes dévalent les pentes du volcan.

Les cendres tombées sur tout le secteur autour du volcan sont mobilisées par de fortes pluies, faisant entrer en crue les cours d'eau.

Ces lahars affectent partiellement la ville de Chaitén dont certains bâtiments sont totalement détruits tandis que d'autres sont ensevelis jusqu'à la moitié de leur hauteur. Cette activité volcanique de type plinienne se poursuit pendant tout le mois.

À partir du 26 mai, l'éruption perd en intensité, le panache volcanique ne s'élevant plus qu'entre trois et cinq kilomètres d'altitude.

L'ancien dôme de lave est alors partiellement recouvert par un nouveau au sommet duquel se trouve un cône pyroclastique couronné par un cratère.

La brèche dans le rebord sud de la caldeira est obstruée par des dépôts volcaniques. Les eaux récoltées dans la caldeira ne pouvant plus en sortir, elles forment deux petits lacs au pied du dôme de lave.

Ce dernier continue de rejeter un panache volcanique et des explosions plus puissantes forment des nuées ardentes qui détruisent environ 25 km2 de végétation sur les flancs du volcan.

À partir de la mi-juin, la proportion de vapeur d'eau dans le panache volcanique augmente et l'activité volcanique et sismique décroit puis se stabilise.

Colonne éruptive le 2 mai 2008, quelques heures après le début de l'éruption. (Wikiwand - Erupción del volcán Chaitén de 2008)

Le deuxième dôme de lave.

Vue le 26 juin 2008 de la ville de Chaitén évacuée et partiellement détruite par l'éruption du Chaitén visible au dernier plan. (Wikipédia)

Fin octobre, l'éruption connaît un regain d'intensité avec un panache qui ne s'élève pas plus significativement en altitude mais qui se charge en cendres.

Un survol du volcan début novembre permet de constater qu'un nouveau dôme de lave de 300 mètres de diamètre pour 150 mètres de hauteur et hérissé d'aiguilles se met en place dans le nord-est du dôme construit depuis mai.

Le dôme de lave construit à partir de mai est alors baptisé Domo Nuevo 1 et celui formé en novembre Domo Nuevo 2.

L'activité se stabilise ensuite avec un panache volcanique s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude environ.

Début décembre, les volcanologues constatent au cours d'un nouveau survol que l'ancien dôme de lave est complètement recouvert par le Domo Nuevo 1 et que l'activité volcanique se concentre sur le Domo Nuevo 2.

L'effondrement d'une partie du Domo Nuevo 1 le réactive et il reprend sa croissance conjointement au Domo Nuevo 2.

Une aiguille de lave commune à ces deux dômes se met d'ailleurs en place.

L'activité sismique s’accroît en avril et certains tremblements de terre atteignent une magnitude de 4,5.

Jusqu'en septembre, l'activité reste stable avec la poursuite de la croissance des deux dômes de lave qui se traduit par une instabilité des aiguilles présentes à leur sommet, dont certaines atteignent cent mètres de hauteur, ce qui occasionne des éboulements et des panaches volcaniques s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude.

Le troisième dôme de lave.

Alertés par les quelques habitants de Chaitén qui observent un panache volcanique plus important et plus gris qu'à l'accoutumée le 29 septembre 2009, les volcanologues effectuent un survol du volcan et constatent qu'un troisième dôme de lave s'est mis en place.

Ce nouveau dôme de lave est logé dans la dépression née de l'effondrement des Domo Nuevo 1 et Domo Nuevo 2 le 19 février.

Ils profitent du vol pour observer une dépression allongée dans le centre des deux premiers dômes de lave et la disparition de l'aiguille de lave centrale.

Le panache volcanique qui s'élève au-dessus du volcan naît de la réunion des panaches issus de la dépression centrale et du troisième dôme de lave.

L'activité volcanique se continue avec la même intensité précédent cet épisode et elle se poursuit toujours.

(Sources: Wikipédia,  Global Volcanism ProgramSmithsonian Institution )

La Route Australe au chili.

La Confluencia, réunion du Rio Backer et Rio Nef.

La Carretera austral (La Route Australe au sud du Chili)

Après un vol Madrid Santiago, nous arrivons enfin au Chili (plus de 13 heures de vol)

Nous avons réservé un hôtel bien situé à Santiago, l’hôtel Monte Carlo. Ballade dans la ville, il n’y a pas de cas de coronavirus à notre arrivée. Nous flânons dans les rues tranquilles de la vieille ville.

Le soir, dans les rues de Santiago, une petite manifestation bon-enfant sur un rythme sud-américain bien sympathique.

Le lendemain nous partons pour l’aéroport domestique prendre un vol pour Coyhaique. On nous annonce une heure de retard qui se transformera en trois heures. Difficile d’organiser les vols car toujours soumis à des retards, c’est pour cette raison pour nous ne sommes partis vers le sud que le lendemain.

Nous atterrissons à Balmaceda, l’aéroport de Coyhaique et récupérons une Hilux 4X4 pour notre périple sur les pistes de la Carretera austral.

La Carretera Austral.

La route australe est longue de 1 240 Km, elle a été achevée en 1996 après plus de vingt ans de travaux.

C’était la volonté de Pinochet de construire une route traversant la région d’Aysèn et de rattacher cette partie isolée au reste du Chili.

Quelques portions goudronnées, mais bien souvent c’est juste une piste en mauvais état. C’est pour cette raison que nous avons loué un véhicule 4X4 et à notre arrivée à Balmaceda, je suis heureux de voir qu’on nous a réservé un Hilux. (ce modèle, plusieurs fois loué, est très robuste et sûr)

Bien vérifier le matériel de secours du véhicule, les outils pour changer une roue. Ayant un diesel, nous avions pas mal d’autonomie, mais il y a assez de stations service même à Villa O’Higgins.

Par contre pas de station pour refaire le plein à Balmaceda lors du retour du véhicule, le faire à Coyhaique. Le premier village que nous traverserons nous permettra de faire quelques courses histoire d’avoir des provisions pour 3 jours si nous devions être isolés.

Mais la Carretera Austral traverse de nombreux village et nous n’aurons aucunes difficultés pour nous approvisionner même en carburant.

Dans les stations COPEC, on trouve une carte détaillée de la Carretera Austral et c’est important d’avoir cette carte pour se déplacer, explorer des pistes en dehors de la Carretera.

Balmaceda - Coyhaique.

Nous avons changé nos Euros à Santiago et il est difficile de retirer à un DAB, il faut qu’il y ait l’option « Etranger » (Foreigner) et c’est limité à 200.000 Chilean Pesos par retrait. Nous avons ainsi retiré à plusieurs DAB.

Après quelques dizaines de kilomètres, nous sommes déjà plongés dans les paysages montagneux de la Patagonie.

Les sommets découpés d’anciens volcans, les glaciers les recouvrant, ce voyage promet de belles photos.

Ici, nous sommes face au Parque Nacional Cerro Castillo, ces montagnes sont des volcans et dans les talus de la route, on peut voir les couches de cendres des éruptions passées.

Notre véhicule de location, une Toyota Hilux diesel.

Nous ferons nos achats de vivres à Villa Cerro Castillo et cette petite épicerie reste ouverte assez tard le soir car il y a beaucoup d’auto-stoppeurs qui viennent s’y ravitailler.

Au retour, nous trouverons un cabañas juste à coté.

Voilà notre Hilux, flambante !!!

Puerto Rio Tranquilo.

Nous poursuivons notre route en direction de Puerto Tranquillo. La route asphaltée se transforme rapidement en piste bien carrossable.

Nous arrivons à Puerto Rio Tranquilo en fin d’après-midi et trouvons une chambre dans une petite pension familiale très simple pour 30 000 pesos (32 €) la nuit.

Nous trouvons un resto sympa où on sert une excellente IPA artisanale et de bons petits plats. Soirée sympa.

Dans notre petite chambre d'hôtel à Puerto Rio Tranquilo.

Nous restons deux jours à Puerto Tranquilo, ce matin nous partons pour la vallée Exploradores.

Après le petit déjeuner, nous voulons faire quelques courses mais les magasins sont fermés le dimanche, nous aurons tout de même des sandwichs, on fait le plein de gasoil (0,75 €/l !) et on prend la piste.

Glaciar Exploradores.

Nous partons sur la piste du Glaciar exploradores.

Nous sommes au cœur de la Patagonie chilienne, montagnes enneigées, multitudes lacs. La piste est très belle et les paysages magnifiques.

La route est nouvelle et en partie en construction. Les parties construites sont en très bon état.

 

Petite excursion pour le glacier Exploradores. Etant sur une propriété privée, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée (modique).

Après cette courte balade, nous reprenons la piste et remontons la vallée.

Comme à notre habitude, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier le paysage.

Ici l’eau est omniprésente, cascades, lacs, rivières, marais, glaciers, de l’eau de partout et une belle végétation composée essentiellement de Nothofagus, arbres à feuilles caduques ou persistantes proches du hêtre formant les forêts des massifs montagneux.

 

Sur la photo de gauche, un lac comblé qui est devenu un marais.

A part quelques cormorans, nous ne verrons pas beaucoup d'oiseaux ou autres animaux sauvages. Des lapins ....

Nous irons jusqu’au bout de la piste, un pont franchi le Rio Exploradores mais nous n’irons pas au-delà.

Au niveau de ce pont, le rio Exploradores conflue avec le rio Teresa aux eaux boueuses car issues d’un glacier et le rio San Juan aux eaux sombres provenant des massifs montagneux et forêts.

Nous repartons vers Puerto Tranquilo et y arrivons en fin d’après-midi. Installation dans le nouvel hôtel.

Pont sur le Rio Exploradores, Patagonie, Chili.
Vue du lit de l'hôtel à Puerto Rio Tranquilo.

Ludo m’avait promis une surprise et je suis enchanté par notre nouvelle chambre située dans une maison en bord du lac.

Allongé sur le lit, nous avons un magnifique point de vue sur le lac par la grande baie vitrée.

La décoration est très réussie et nous disposons d’une cuisine commune avec deux autres chambres inoccupées.

Le petit déjeuner sera copieux et agréable dans la petite salle pourvue d’une grande baie vitrée donnant sur le lac.

Nous allons boire une bière et nous restaurer avant de regagner notre petit appartement pour la nuit.

La Cathédrale de Marbre.

Petit déjeuner au cabañas de Rio Puerto Tranquilo.
Petit déjeuner à Puerto Rio Tranquilo.

Réveil avec le lever de soleil en directe depuis notre lit par la baie vitrée, c’est superbe. Le ciel et les sommets des montagnes rougeoient en se reflétant dans les eaux calmes du lac, on traîne au lit pour profiter de ce spectacle.

Le Lago General Carrera est un immense lac à cheval sur le Chili et l’Argentine. D’une superficie de 1 850 km2, c’est le deuxième lac d’Amérique du Sud, et le plus grand du Chili.

C’est une cuvette glacière et ses eaux se déversent dans la Pacifique par le Rio Backer.

Les eaux du lac sont limpides car les boues des affluents glacières sédimentent. Seules les particules extrêmement fines restent en suspension donnant un aspect opalescent et confèrent cette jolie couleur turquoise quand le ciel est bien dégagé. Ce lac est vraiment magnifique et le tourisme y est bien développé.

Capilla de Marmol, chapelle de marbre.

Ça tombe bien car aujourd’hui nous allons visiter la cathédrale de Marbre. Nous embarquons avec un couple de chiliens et le bateau part en direction de Puerto Tranquilo et se rapproche de la falaise dont la base en marbre est sculptée par les eaux du lac.

Sur le fond blanc du marbre, les eaux du lac sont turquoise.

La paroi de marbre est creusée de galeries qui se rejoignent et forment d’importantes grottes. On a l’impression de voir des sculptures de Gaudi et les veines plus sombres dans le marbre forment de superbes motifs.

Le marbre est une roche métamorphique, formée par des massifs calcaires qui ont séjourné très profondément dans la croûte terrestre et la chaleur à permis une cristallisation donnant cet aspect veiné et cette roche au grain très fin. Ici on peut observer des filons de basalte.

Dans cette région volcanique, le magma remonte des profondeurs et se fraye un passage au travers de fissures dans la roche pour remonter à la surface.

Ce basalte étant moins érodé par les eaux du lac, il fait saillie à la surface du marbre.

Pratiquement une heure de visite avec pour point d’orgue, la Cathédrale, un îlot massif dont la base est complètement sculptée et selon comment on l’observe, il n’y a plus beaucoup de roche pour le soutenir.

Nous sommes entourés de kayaks qui sont venus voir cette merveille.

Ce n'est pas que nous n'avons pas voulu faire cette visite en kayak, mais trop risqué pour les appareils photos et portables et faire des photos est vraiment primordial !

La Confluencia.

Nous reprenons la route pour la Confluencia.

Les eaux du Lago General Carrera passent dans le Lago Bertrand, plus petit, puis forment le Rio Backer. Au niveau de la passe il y a un très fort courant.

Ce dernier rencontre le Rio Nef au niveau de cette confluence, mélange des eaux limpides et turquoise du Rio Backer et celles boueuses du Rio Nef au niveau d’une large cascade.

Le Rio Backer a un débit de 900 m3 à ce niveau et cette chute est très impressionnante.

Passe entre le Lago General Carrera et le Lago Bertrand.

Nous en profitons pour pique-niquer en face de cette chute spectaculaire puis reprenons la piste en direction de Puerto Guadal.

Puerto Guadal, lodge Terra Luna.

Notre cabañas à Terra Luna.
Notre cabañas à Terra Luna.

Nous avons réservé au lodge Terra Luna. Ce lodge situé au bord du Lago General Carrera est assez luxueux, il comporte un héliport.

Mais nous avons réservé un tout petit cabañas, tout confort, avec chambre mansardée, nous sommes ravis de notre maison de poupée.

Petite cascade à coté de notre lodge Terra Luna.

A l’accueil on nous indique une cascade à visiter et sans plus attendre nous y allons.

En plus d’être très belle, cette cascade nous permet d’avoir un peu de hauteur et embrasser un joli panorama sur le lac et les montagnes qui le bordent.

Retour au lodge pour l’apéro et le dîner. Assez déçu par ce dernier, la cuisine n’est vraiment pas à la hauteur des ambitions d’un tel lodge ainsi que le service vraiment très long.

Nous avions mieux dîné à Puerto Tranquilo dans le petit resto tout en bois.

Apéro sur la terrasse du restaurant, nous sommes au bord du lac au soleil et presque en face de Puerto Tranquilo, vue sur le mont San Valentin et son pic aiguë.

Apéro sur la terrasse du lodge Terra Luna.

Tortel.

Beaucoup de route aujourd’hui. Nous quittons le lodge et reprenons la piste en direction de Cochrane.

Petite halte dans cette petite ville pour un cappuccino puis nous continuons jusqu’à Coleta Tortel.

Très longue route aujourd’hui avec une alternance de très beaux paysages, de passages au travers de denses forêts ou de paysages plutôt arides.

Les montagnes aux sommets enneigés sont toujours aussi impressionnantes. Un petit troupeau de guanacos sur le bord de la piste.

Un guanacos sur le bord de la piste.
Glaciers de la Patagonie chilienne.
Glaciers de la Patagonie chilienne.

Arrivée à Tortel, nous trouvons rapidement une place de parking puis partons à la recherche de l’hôtel réservé la veille.

Tortel est un petit village de bûcherons et de pêcheurs situé au fond de l'estuaire du Rio Backer.

De la partie haute du village partent des escaliers et passerelles desservant le reste du village. Ludo m’avait prévenu de ne prendre que mon sac à dos car difficile de faire rouler et porter un gros sac dans tous ces escaliers et passerelles. Heureusement que j’ai pris en photo le plan du village car l’hôtel se situe tout au bout du dédale d’escaliers et de passerelles en face de la plage. L’hôtel Brisac del Sur est une petite maison très simple avec quelques chambres pour les touristes

Heureusement que j’ai pris en photo le plan du village car l’hôtel se situe tout au bout du dédale d’escaliers et de passerelles en face de la plage.

L’hôtel Brisac del Sur est une petite maison très simple avec quelques chambres pour les touristes.

Brisar del sur, notre hôtel à Tortel.

Randonnée à Tortel.

La pluie qui tombe sur le toit de tôle m’a réveillé cette nuit et quand le jour se lève il pleut toujours.

De notre fenêtre nous apercevons un ciel bien gris et chargé. Nous n’avons pas trop à nous plaindre, c’est le premier jour de pluie de nos vacances. D’ailleurs nous avons emporté dans nos sacs et valise essentiellement des vêtements chauds et de pluie nous obligeant à faire laver notre t-shirt dans un hôtel.

Cette région du sud du Chili est normalement très humide. Cette fois on peut sortir les vêtements de pluie.

Nous commençons notre randonnée sous la pluie.

Bon, ça ne tombe pas très bien, nous avions prévu une randonné sur les hauteurs de Tortel.

Nous continuons les séries de passerelles et escaliers puis le sentier monte vers le sommet.

Là encore des passerelles et séries d’escaliers bien plus étroits tracent l’itinéraire à emprunter et nous évitent en partie de marcher dans la boue.

Ayant pris de la hauteur, on constate que l’horizon est vraiment bouché par des nuages et de la brume.

La pluie, un peu drue lors de notre départ de l’hôtel, devient plus fine et finira même par s’arrêter.

Le temps change très rapidement dans ces contrées et une timide éclaircie laisse passer quelques rayons de soleil dans la baie.

Arrivés au sommet, nous cheminons sur une crête et la vue sur la baie, les canaux, le fleuve et Tortel est magnifique.

Arrivés au mirador surplombant Tortel, nous faisons une halte pour profiter de ce paysage. Le ciel se dégage doucement.

Nous retrouvons des escaliers et passerelles mais bien plus étroits.
Vue du mirador, le village haut de Tortel.
Vue du mirador, le village de Tortel.
Pour compléter les passerelles et escaliers ...

Nous finissons par redescendre dans le petit village, passons à notre hôtel récupérer de quoi pique-niquer et nous nous installons sur une petite place pour manger.

Le pique-nique fini, nous décidons de gravir l’autre versant. Le soleil est revenu illuminant toute la baie, nous faisons quelques photos et nous plongeons dans la torpeur d’une petite sieste.

Retour à notre hôtel, nous n’aurons pas fait beaucoup de kilomètres mais gravit beaucoup d’escaliers et harassés, nous sombrerons de nouveau dans une petite sieste.

Puis nous allons explorer les alentours de la plage et les parties supérieures du village. On découvre plein de petites maisons qui semblent abandonnées pour certaines.

Nous retournerons au même resto que la veille puis à notre hôtel.

Villa O’Higgins

Départ de Tortel en bateau.
Départ de Tortel en bateau.

L’hôtelier nous amène en bateau jusqu’à l’embarcadère, il nous reste les escaliers pour arriver au parking.

Nous partons de Tortel pour Villa O’Higgins et arrivons à Puerto Hungay pour prendre le ferry avec près d’une heure d’avance.

Embarcadaire à Puerto Hungat.
Le ferry à Puerto Hungay.

Les passages au départ de Puerto Hungay se font à 10h 12h 16h et 18h. Le passage dure une heure. Dans l’autre sens, les départs sont à 11h 13h 17h.

Nous embarquons et le ferry démarre, il ne fait pas bien chaud mais le soleil est bien présent.

Une fois débarqué, nous mettrons deux heures pour rejoindre Villa O’Higgins par une piste en bon état et nous faisons le plein de gas-oil à la station de Villa O’Higgins.

Nous trouvons un cabañas rapidement, il est prévu pour 6 personnes et bien confortable. Feu dans la cheminée le soir venu et donc lecture au coin du feu ...

Une fois installé, nous repartons explorer le bout de la Carretera austral. Nous poursuivons donc la piste jusqu’à Puerto Bahamondes qui est un terminal pour les ferrys et une base pour les bateaux de l’armée.

Nous aurons donc exploré l’intégralité de la Carretera austral depuis Coyhaique.

Villa O’Higgins se situe au fond d’un fjord du Lago O’Higgins. Ce fjord est coupé dans sa longueur par la frontière avec l’Argentine, frontière qui passe aussi par le Rio Mosco.

Nous finirons notre soirée dans le cabañas puis allons nous restaurer au resto adjacent où nous mangerons un très bon saumon.

Notre cabañas à Villa O'Higgins.

Randonnée au Lago Ciervo.

Randonnée à Villa O'Higgins.
Mirador del valle, superbe vue sur la vallée.

Nous avons prévu une balade sur les hauteurs de Villa O’Higgins. Au départ de l’office du tourisme, nous empruntons un sentier puis prenons celui qui va au Mirador del Valle.

Au mirador nous avons une superbe vue sur la vallée et les volcans enneigés ainsi que le début du lac.

Nous continuons alors le sentier en direction du glacier, mais il est en sous-bois et nous masque le paysage. Au bout de deux heures de marches, nous faisons demi-tour car aucune vue sur ce glacier. Arrivé en France, en regardant notre parcours, je m’aperçois que nous n’étions pas loin du point de vue, dommage !

Lichen.
Sur la route pour Entrada de Rio Mayer.

Nous rentrons et repartons en voiture pour Entrada de Rio Mayer.

Le mauvais temps s’est installé très rapidement. Quelques gouttes de pluie sur le chemin de retour de notre balade puis arrivés au cabañas une forte pluie martèle le pare-brise.

Nous partons tout de même mais les orages se succèdent et l’horizon est complètement bouché.

Nous finirons par rentrer au cabañas en fin d’après-midi et changerons de resto pour la soirée, un resto 50 m plus loin.

Retour à Coyhaique.

Le mauvais temps est toujours présent et nous voulons en profiter pour remonter jusqu’à Chaitèn. Reprise du ferry pour Puerto Hungay puis la piste.

Nous ferons une bonne partie de la route sous une pluie battante.

Nous repassons par Cochrane pour boire un café et nous restaurer, mais aucun commerce d’ouvert, nous repartons.

Un torrent devenu furieux.
Là où il y avait un filet d'eau, une cascade qui déborde.

La pluie tombe depuis la veille et a continué toute la nuit.

Sur notre chemin, les torrents qui présentaient peu d'eau sont devenus furieux et des cascades apparaissent là où il n'y avait pas.

Nous roulerons presque toute la journée sous la pluie. Finalement nous avons beaucoup de chance car cette région est donnée pour vraiment pluvieuse et nous aurons deux journées sur nos deux semaines de vacances. Nous profitons donc de ce mauvais temps pour remonter en direction de Chaitèn.

Un petit lama en villégiature.

Nous ferons escale à Coyhaique pour la nuit.

Nous y arrivons tardivement mais trouvons un cabañas rapidement pour la nuit.

Vue l’heure, nous ferons un petit sandwich au coin du poêle.

Chaitèn.

Nous continuons notre route en direction de Chaitèn que nous atteignons dans l’après-midi. Là encore on trouve rapidement un cabañas confortable.

Aujourd'hui nous avons roulé sous un soleil revenu. Au départ de Coyhaique nous avions 340 km à parcourir.

Notre cabañas à Chaitèn

Notre joli cabañas à Chaitèn à la décoration vintage.

Là encore prévu pour 6 personnes, nous le louerons pour deux nuits. La location est à 45 000 pesos (environ 48 €)

Modernité, il y a un radiateur à gaz, pas de joli poêle à bois.

L'intérieur de notre cabañas à Chaitèn, vintage !
L'intérieur de notre cabañas à Chaitèn, vintage !

La ville de Chaitèn a été déplacée et reconstruite après l’éruption de 2008. Elle se trouve au bord de l’océan Pacifique mais au fond d’un estuaire.

Toutes les villes en bordure du Pacifique présentent des panneaux pour indiquer les chemins à prendre en cas de tsunami, généralement un passage qui conduit sur un lieu en hauteur.

Après notre installation, nous irons voir où se situe le début du sentier pour gravir les pentes du volcan jusqu’à la crête.

Puis, le temps étant au beau fixe, j’en profite pour faire voler mon drone et voir depuis les hauteurs le volcan Chaitèn. Mais je ne peux pas monter au-dessus de 500 m et c’est un peu juste pour voir les dômes de lave.

Nous rentrons à Chaitèn pour l’apéro et nous restaurer.

Ascension du volcan Chaitèn.

Début de notre ascension sur le volcan Chaitèn.

Du parking, nous montons par une crête jusqu’au bord de la caldeira.

Excursion assez physique car même si nous ne parcourons que 3 km, nous aurons un dénivelé proche de 650 m, la pente est très raide mais bien aménagée d’escaliers. Nous sommes partis assez tôt et nous ne rencontrons qu'un couple qui redescend.

De la lèvre de la caldeira, magnifique panorama jusqu’à l’océan Pacifique et l’Isla Grande de Chiloe cachée en partie par des nuages.

Au départ de Chaitèn, le ciel était plus dégagé et la visibilité des îles était meilleure.

Vue du sommet du volcan Chaitèn.
Sur les lèvres du volcan Chaitèn.
Nous fêtons notre randonnée sur le volcan Chaitèn.

Du bord de la caldeira, on peut voir deux énormes dômes de lave fumant qui nous surplombent. A leur pied, deux petits lacs.

Nous restons un bon moment pour prendre des photos et nous désaltérer puis nous redescendrons.

Retrouver l'histoire de cette éruption sur cette page qui lui est consacrée.  L'éruption du volcan Chaitèn.

Nous redescendons tranquillement les 600 m de dénivelé.

Le temps est splendide et nous quittons Chaitèn pour redescendre vers le sud.

Nous ferons étape à Puyuhuapi où nous trouvons un cabañas très joli et confortable.

Nous sommes à la fin de la saison estivale et nous n’aurons eu aucune difficulté pour nous loger.

Nous avons toujours trouvé des cabañas même s’ils sont prévus pour quatre à six personnes, leur tarif n’est jamais excessif. De toute façon les cabañas sont bien plus nombreux que les hôtels.

Notre cabañas à Puyuhuapi.
Notre cabañas à Puyuhuapi.
Superbe petit déjeuner au cabañas de Puyuhuapi.

Une petite vidéo sur la traversée d'un pont très étroit. Nous en traverserons quelqu'uns du même type.

Un des nombreux ponts suspendus au Chili.
Une petite chapelle abandonnée.
La Patagonie chilienne.
La Patagonie chilienne.

Le glacier suspendu.

Nous repartons de Puyuhuapi pour continuer notre route vers le sud et ferons escale à Villa Cerro Castillo.

Mais avant, nous faisons une halte pour une randonnée vers le glacier suspendu. Nous cheminons sur la crête d’une moraine jusqu’au Mirador Vintesquero Colgante où nous avons une vue superbe sur le Glacier suspendu.

Cette langue glacière se situe au sommet d’une falaise surplombant un lac. Une cascade coule depuis le sommet et le spectacle est fascinant.

Nous irons sur un autre point de vue qui permet de voir le lac glacière ainsi que la cascade, les eaux du lac sont très opalescentes et turquoises.

Sur la route nous ferons une petite halte au bord d'un lac pour pique-niquer et Ludo affinera notre itinéraire pour explorer d'autres vallées. Nous passons par une route qui nous fait découvrir des paysages assez arides. Quel contraste entre les forêts pluviales et cette plaine sans arbres pratiquement.

Nous continuons notre route, passons par Coyhaique et atteignons Villa Cerro Castillo en fin d’après-midi.

Villa Cerro Castillo.

Il nous reste une journée en Patagonie et nous la consacrons à visiter les alentours de Villa Cerro Castillo car cette petite bourgade est proche de l'aéroport.

Nous ferons un grand tour pour explorer cette belle région.

Cette région est très venteuse, mais aujourd'hui, pas un souffle et un soleil radieux.

Salto del Rio Ibañez. Une cascade impressionnante par le débit.

Proche de Villa Cerro Castillo, cette cascade impressionnante. Le fracas de l'eau est très fort avec des volutes d'embruns qui viennent nous rafraîchir.

Sur ce massif on peut voir deux énormes coulées basaltiques avec au milieu de fines couches de cendres. Ces couches témoignent des éruptions successives.

Puis, par fracturation, il y a eu une remontée de magma donnant ce dyke pratiquement vertical. La région entière est volcanique et nous verrons dans les talus des routes des couches de cendres témoignant de l'activité passée.

Massif basaltique.
Dépôts de cendres volcanique, essentiellement des ponces.

Dans ce talus, on peut voir plusieurs couches de cendre volcanique.

Tout en bas, avec les points noirs, c'est un mélange de cendres et de charbon de bois. Lors de l'éruption, la végétation a brûlé.

Au dessus plusieurs couches de ponce, cendre éjectée par des volcans lors de grosses éruptions, souvent pliniennes comme à Pompéi.

Les grosses couches de ponces sont séparées de couches plus fines.

La région regorge de stigmates du volcanisme.

Retour à Balmaceda.

Pour notre dernière journée en Patagonie, le ciel est bas et il pleut par intermittence. Nous ne nous éloignerons pas trop de l'aéroport de Balmaceda où nous devons rendre notre Hilux avant de prendre le vol pour Santiago.

Du coup je fais quelques photos de végétaux.

C'est du Gui de Patagonie (Misodendrum punctulatum) poussant sur un Nothofagus antarctica (ou hêtre austral) c'est un semi parasite, il tire une partie de ses ressources dans la séve du nothofagus.

Le lichen est une association symbiotique d'un champignon et une cyanobactérie.

Ici, le lichen se développe bien car la région est humide !!! et surtout peu ou pas polluée car ils sont très sensibles à la qualité de l'air.

Nous verrons beaucoup de lichen durant notre parcours. Ce sont des plantes épiphytes qui poussent sur d'autres plantes qui leur servent de support sans les parasiter. On les trouve sur différents supports, bois, roches ...

Une autre de mes passions, les plantes. En voici quelqu'unes rencontrées alors de nos balades et randonnées en Patagonie chilienne.

Retour à Santiago.

Lors du vol Santiago - Balmaceda, nous avons profité du beau temps pour prendre quelques photos. La qualité n'est pas optimale mais permet de voir la chaîne volcanique qui coure du nord au sud tout le long du Chili.

Je comptais faire mieux au retour en faisant des photos avec mon reflex et pas le portable, mais pluie et nuages m'ont fait renoncer.

Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda. Ici le volcan Chaitèn.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.

Voici donc notre parcours sur la Carretera austral, plus de 3 000 Km, essentiellement de la piste en assez bon état, du moins avec un bon 4X4 comme la Hilux.

Nous aurons profité de deux jours de mauvais temps pour faire beaucoup de route car nous tenions à visiter le volcan Chaitèn qui se situait beaucoup plus au nord.

Nous avons pu nous écarter de la Route australe pour explorer des pistes secondaires et découvrir de magnifiques paysages.

Nous n'aurons pas eu de mal pour nous loger, cette région est pleine de cabañas accueillants et pas onéreux pour nous de même le prix du carburant moitié moins cher qu'en France. Nous n'avons pas fait de réservations sauf deux fois la veille, mais en cette fin de saison estivale, pas de problème de disponibilité.

Toujours bien accueillis, les personnes que nous avons rencontrées étaient bienveillantes, souriantes mais ne parlant jamais anglais. Ne parlant pas nous non plus l'espagnol (ou très peu) nous avons toujours réussi à nous faire comprendre.

Attention aux distributeurs de billets, rares même à Santiago car il faut trouver ceux pour les cartes de crédit étrangères et il y a toujours des queues impressionnantes qui décourage le plus téméraire. Essayer de changer ou retirer à l'aéroport à l'arrivée.

Retour en Europe.

Dernière soirée à Santiago, on était encore dans le voyage ...

Nous sommes revenus passé notre dernière soirée à Santiago et avons réservé dans le même hôtel. Nous dînons dans le même resto qu'à l'arrivée, ils y servent de bonnes IPA et la salade césar est excellente. Bref, nous ne sommes pas dépaysés mais plutôt des jeunes habitués  😉

Pas de cas de COVID-19 à notre arrivée, un cas à notre retour ...

Aéroport de Santiago sur le départ.

Activité normale à l'aéroport de Santiago, la routine.

 

Nous nous étions tenus informés de l'avancée de la pandémie en Italie et en France chaque fois que nous avions une bonne connexion dans les cabañas et resto. Mais la situation de l'Espagne nous avait totalement échappée.

Aéroport de Madrid, commerces fermés, crise COVID-19.
Aéroport de Madrid, commerces fermés, crise COVID-19. Les voyageurs semblent un peu perdus.

Le choc à l'arrivée à Madrid, tous les commerces fermés, beaucoup de passagers masqués, ça fait un peu fin du monde.

Nous savions que nous aurions des problèmes à notre arrivée, mais nous pensions que ce serait à Marseille. Nous avions emporté des masques, finalement, nous ne les avons pas utilisés.

C'est à ce moment qu'en s'informant nous découvrons la situation assez catastrophique en Espagne et comprenons cette ambiance sinistre. Dans l'avion de retour, l'ambiance est un peu plombée, vol très calme.

Débarquement à Marseille, tout le monde tient ses distances. Retour à la maison, on prend des nouvelles de nos proches par téléphone. Nous passons un week-end tranquille et le lundi nous sommes confinés.

Quelle transition !!! De la liberté absolue à une autre bien restreinte mais compréhensible, il faut essayer de ne pas tomber malade ...

Restent des souvenirs, des photos, la nostalgie d'un très beau voyage dans une nature exubérante, les fameuses forêts humides australes, les lacs, glaciers et petits villages où la vie semble tellement paisible, simple même si en hiver ce doit être bien dur de supporter ce climat glacial.

Reprise du boulot étrange en étant en chômage partiel et les après-midi habillé en "cosmonaute" pour effectuer les prélèvements COVID.

Drôle de reprise .... la tête pleine de rêves, y en aura-t-il d'autres ....

Le Sultanat d’Oman

Sultanat d'Oman, ville de Rustaq.

Le Sultanat d'Oman, retour en terre inconnue.

Nous connaissions déjà le Sultanat d’Oman de façon impromptue. Nous rentrions du Népal et notre vol, ayant du retard, nous a fait raté la correspondance pour Londres et passer 24 heures dans un hôtel proche de l’aéroport.

Nous avions pu visiter la Mosquée Muhammad Al-Amin proche de notre hôtel.

Sulatant d'Oman. la Mosquée Muhammad Al-Amin.

Cette année, nous allons de notre « plein grès » visiter ce pays. Nous louons un véhicule 4X4 à l’aéroport et partons directement vers Sour plus au sud. Un véhicule 4X4 n’est pas indispensable en Oman mais recommandé si vous souhaitez explorer les pistes de montagne, c’est bien plus confortable.

Notre véhicule, un Kia Sportage 2.4 4X4.

A savoir, rendre le véhicule propre sinon le loueur vous facturera son nettoyage ! (5 Rial)

Nous pensions que les Omanais étaient accros de leurs grosses voitures rutilantes, non ! Une loi interdit d’avoir un véhicule sale …

Mais ce sont tout de même des "fous" du volant, ils vont très vite et supportent mal qu'un véhicule "se traîne" devant eux !

Arrivée à Sour.

Nous arrivons à Sour en fin d’après-midi et profitons de cette fin de journée pour visiter les plages de la ville et assister au coucher de soleil.

Des enfants jouent au foot sur la plage, des pêcheurs tirent leur embarcation hors de l’eau. La plage est assez animée. Nous continuons notre balade jusqu’au coucher de soleil.

Sultanat d'Oman. Fin d'après-midi à Sour.

Le Wadi Shab.

Le lendemain, nous partons visiter le Wadi Shab.

Il faut s’acquitter d’un droit de passage, car le sentier débute de l’autre côté de la rivière et une barque permet d’y accéder.

Le Wadi Shab et ses eaux turquoises.

Le paysage est somptueux, voir ces bassins d’eau limpide, turquoise, côtoyer la montagne désertique est fascinant.

De nombreux touristes sont présents et certains se baignent.

Arrivés au fond du canyon, le sentier devient périlleux et des panneaux mettent en garde sur sa dangerosité. Nous n’irons pas au-delà.

Nous repassons par la côte avant de partir dans les hauteurs en empruntant une route dantesque.

En quelques kilomètres, nous passons du bord de mer à une altitude de près de 1 600 m et nous nous retrouvons dans les nuages.

Quelques villages sur notre route dans un paysage complètement désertique. Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

La côte au loin sous le soleil, mais nous sommes dans les nuages qui se créent au niveau de ce relief élevé de l'Hajar Oriental au nord-est de Sour.

Quelques villages dispersés sur notre route dans ce paysage complètement désertique. Malgré cette brume, la végétation est claircemée.

Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

Hajar oriental, côte nord-est de Sour. Sultanat d'Oman.

Le Wadi Tiwi.

Le lendemain nous partons visiter le Wadi Tiwi.

Nous le préfèrerons au Wadi Shab car moins touristique et d’un accès plus facile par la route.

Après s’être garé nous partons en randonnée, traversons un premier village dans une palmeraie.

Premier village du Wadi Tiwi. Canal d'irrigation. Sultanat d'Oman.

L’eau coule partout ce qui est très étonnant dans ce pays désertique.

Depuis des centaines d’années (1 500 ans), des canaux ont été construits pour acheminer l’eau des Wadi dans les vallées pour la culture des palmiers dattiers majoritairement.

 

C’est une véritable prouesse technique pour suivre les lignes de niveau en empruntant des aqueducs, des tunnels et construire des canaux sur plusieurs kilomètres.

Le résultat est la présence de très nombreuses oasis avec des palmeraies mais aussi des cultures d’arbres tropicaux comme les manguiers, papayers, bananiers en plus des agrumes.

 

Le palmiers dattiers est très représenté au Sultanat d'Oman. C'était une question de survie car les dattes peuvent se conserver jusqu'à deux années. Elles étaient stockées dans les forts permettant de tenir un siège sur une très longue période.

Le Wadi Tiwi est très beau, succession de palmeraies au milieu d’un paysage montagneux et désertique.

Parfois la rivière s’élargie et des piscines naturelles aux eaux turquoises tranchent avec la roche ocre qui les entoure.

Ce foisonnement de végétation, alors que quelques dizaines de mètres plus loin rien ne pousse, est surprenant.

Après 2 heures à parcourir cette vallée parsemée de nombreux villages, nous rentrons à Sour.

Petit bassin aux eaux turquoises dans le Wadi Tiwi non loin de Sour.

Nous visitons un peu la vieille ville et profitons de nouveau d’un joli coucher de soleil.

C’est notre dernière nuit à Sour. Demain nous quitterons Sour et la côte pour l’intérieur du pays.

Le Wadi Bani Khalid.

Le Wadi Bani Khalib très touristique.

Le Wadi Bani Khalid est très réputé mais aussi très touristique. Dès notre arrivée, nous remarquons que le parking est immense et déjà bien rempli !

Ce lieu est très prisé des omanais qui y viennent pique-niquer en famille. L’organisation est sans faille. Des porteurs attendent les touristes avec une brouette pour transporter tout le nécessaire au pique-nique vers le bord du Wadi.

Il y a vraiment beaucoup de monde ce qui nous gâche la visite.

Nous remonterons le Wadi jusqu’à ce que le sentier devienne trop périlleux pour progresser plus avant. Mais il y a vraiment trop de monde pour apprécier ce magnifique paysage de bassins aux eaux turquoise entourés de roches blanches.

Nous ne nous attardons pas et repartons pour Wahiba.

Wahiba Sands.

Dès que nous sortons de la montagne, nous traversons le désert de sable en direction du nord. Une magnifique route remonte vers le nord du pays.

Tout le long de notre périple omanais, nous observerons beaucoup de travaux. Nouvelles routes, grosses infrastructures touristiques.

Le Sultanat d’Oman est en pleine mutation économique et ceci grâce à ses ressources en pétrole et au dynamisme impulsé par le Sultan Qaboos bin Said al Said qui a sorti ce pays du moyen âge en renversant son père le 23 juillet 1970

Transition entre montagne et désert.

Arabian Oryx Camp.

l'Arabian Oryx Camp est en vue.

Après quelques heures de route, et un petit café pris dans un village, nous arrivons à l’Arabian Oryx Camp.

La piste que nous empruntons n'est que sable à perte de vue. Mais cette piste est très passante et nous ne nous ensablerons pas.

Nous aurons quelques difficultés au niveau du camp de tentes car le sable est très meuble. Notre guide local dégonflera les pneus pour que nous puissions garer la voiture plus facilement.

Nous avions réservé avant notre départ sur le Net.

A l’arrivée, nous observons un petit village de vacance perdu en plein désert avec de petits bungalows.

Ce n’est pas vraiment ce que nous espérions, mais le réceptionniste nous indique que notre camp se situe un peu plus loin et plus haut en haut des dunes que ce petit village et nous découvrons un ensemble de tentes disposées en cercle.

Le village d'Arabian Oryx camp.

Nous sommes ravis, c’est vraiment ce que nous recherchions et c’est même un peu trop luxueux.

La tente comporte une petite salle de bain séparée en plus d’une jolie « pièce » avec trois lits bien confortables, un frigo et même un canapé en extérieur devant la tente.

Une fois installés, nous allons boire un thé au restaurant en terrasse puis nous partons à la découverte du désert.

Arabian Oryx Camp, installation dans notre tente.
Arabian Oryx Camp, l'intérieur de notre tente très confortable.
Arabian Oryx Camp, intérieur de notre tente.
Arabian Oryx Camp, le restaurant du camp de tentes.

Des dunes de sable à perte de vue entrecoupées de vallée où on retrouve quelques villages aux maisons clairsemées. Nous passons le reste de l’après-midi à explorer ce désert, descendant et remontant de dune en dune jusqu’au coucher de soleil qui sera somptueux.

Vraiment, nous vous recommandons ce camp perdu en plein désert, à échelle humaine avec un personnel très efficace et sympathique. Retenez, Arabian Oryx Camp !

Lever de soleil à Arabian Oryx Camp.

Nous nous levons à l’aube le lendemain pour profiter cette fois du lever de soleil tout aussi somptueux que le coucher.

Après une belle balade dans les dunes pour immortaliser cet instant magique, nous rejoignons les autres touristes au restaurant pour le petit déjeuner puis reprenons la voiture pour continuer notre périple vers le sud.

Les dunes blanches.

Plage au sud d'Oman.

Direction le sud à la recherche des dunes blanches.

Les routes principales sont belles et très bien entretenues, mais dès qu’on s’en écarte, nous empruntons des pistes et là les difficultés commencent car il n’y a en général pas de panneaux indicateurs ou bien ils sont en arabe.

Nous consultons la carte et le GPS mais difficile de trouver ces fameuses dunes au sable blanc immaculé.

Nous rencontrons un couple d'allemands tout aussi perdus que nous.

Nous rebroussons chemin pour prendre la route en direction de Salalah.

Le paysage change, du désert à perte de vue mais surtout complètement plat. Pas de relief à l'horizon, rien ne dépasse.

Nous décidons de prendre une petite piste qui se dirige vers la côte en espérant voir ces fameuses dunes blanches.

Route en direction de Salalah à la recherche des dunes blanches.
En direction de la côte, le paysage est plat !
Nous sommes avertis ! des dromadaires peuvent traverser la route (ou piste).

Nous étions prévenus !

Nous avons ENFIN trouver ces fameuses et fabuleuses dunes de sable blanc immaculé.

Nous nous arrêtons pour une petite balade en plein soleil pour nous rapprocher de ces dunes et prendre quelques clichés. Ce ne sont peut être pas celles du guide, mais elles correspondent bien à la description qui en est faite.

Une petite balade pour immortaliser ces fameuses dunes blanches.

Sous un soleil de plomb nous progressons en direction des dunes, le sol est jonché de coquillages, nous sommes proches de la mer. Des traces sur le sable, passage de dromadaires, petits rongeurs, canidés ....

Nous repartons pour la ville de Nizwa où nous resterons quelques jours pour visiter cette région.

Le trajet jusqu’à cette ville nous fera traverser une zone désertique extrêmement plate en empruntant une superbe route à quatre voies toute neuve. Nous arrivons à Nizwa en fin d’après-midi et trouvons notre hôtel pour nous y installer.

Et voilà les fameuses dunes blanches.

Nizwa.

Au départ de Nizwa, nous commençons par la visite du château de Jabrin suivit par le Fort de Bahla inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Ce dernier est vraiment splendide, bien restauré, une forteresse immense avec tout un dédale de couloirs, escaliers où il est facile de se perdre.

Le château de Jabrin.

Nous commençons nos visites par le château de Jabrin. Ce château bien restauré est aussi bien meublé, des meubles mais aussi des livres, poteries, objets artisanaux d'époque.

Fort de Bahla.

Extraordinaire fort de Bahla, immense et très bien restauré comme tous ceux que nous avons visités. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. A ses pieds, un village en ruine, un patrimoine qui disparaît.

Le village de Misfat.

Nous reprenons la route pour le village de Misfat que nous finissons par trouver. Difficile de trouver les routes ou villages sans panneaux indicateurs ou, quand ils sont présents, écrits en arabe. Mais nous y sommes parvenus !

Ce très joli village pittoresque, construit à flanc de montagne surplombe une belle palmeraie.

En cheminant dans le dédale de ruelles, nous débouchons sur la palmeraie. Mais il n’y a pas que des palmiers dattiers, nous retrouvons des manguiers, bananiers, papayers et des agrumes. Grâce à l’irrigation et le climat chaud, nombres d’espèces tropicales poussent ainsi en plein désert faisant la richesse de ces villages.

Le village de Misfat, oasis au milieu du désert omanais.
Le village de Misfat, grâce à l’irrigation des espèces tropicales prospèrent.

Le village est en pleine restauration et nombres de maisons deviendront des résidences touristiques dans un cadre calme et verdoyant.

Cela tranche avec les autres constructions que nous avons rencontrées durant notre périple. En effet, tout au long de notre voyage, nous verrons beaucoup de chantiers d’hôtels, de résidences touristiques assez imposantes et il s’en construit un peu partout.

Avant de repartir, nous nous arrêtons dans un petit restaurant local pour boire un thé en terrasse surplombant la palmeraie. Très agréable !

Le village de Misfat, des nombreuses maisons demeurent abandonnées mais beaucoup de restaurations
Le village de Misfat. Un café dans ce petit établissement qui propose restauration et hôtellerie. Beaucoup de restaurations pour accueillir de futurs visiteurs.

Le village d'Al Hamra.

Nous redescendons de Misfat et passons par le village d'Al Hamra.

Cet ancien village, l’un des plus anciens d’Oman, est situé au pied des monts Hajar et construit en briques de terre dans le style yéménite. Les bâtisses comportent deux à trois étages mais la majorité est en ruine, prête à s’effondrer. Dommage de perdre ce précieux patrimoine.

Mais il n’est pas dans la culture omanaise de restaurer les villages. Ils en construisent un nouveau un peu plus loin.

L'ancien village d'Al Hamra. Un patrimoine en disparition.
L'ancien village d'Al Hamra. Rare maison restaurée et habitée.
L'ancien village d'Al Hamra. Dédale de maisons abandonnées.
L'ancien village d'Al Hamra, beaucoup de construction sont en ruine.

Nous regagnons notre hôtel à Nizwa en fin d’après-midi.

Notre hôtel ne sert pas d’alcool dans son bar et nous décidons d’aller dans un autre un peu plus loin qui en sert.

La terrasse devant le bar est remplie de touristes occidentaux alors que dans le bar de nombreux omanais sirotent leur bière en costume traditionnel. Et oui ici, comme aux USA, il faut se cacher pour consommer un peu d’alcool !

Nous avons choisi un hôtel confortable car nous y restons quelques jours. C’est un hôtel moderne sans grand cachet avec restaurant, piscine, salle de musculation.

Le restaurant n’est pas génial, salle très ordinaire et bruyante, plats assez communs mais nous y verrons pas mal de locaux qui semblent apprécier cette ambiance occidentale.

Randonnée dans le Djebel Shams.

Au départ de Nizwa, nous allons dans le Djebel Shams pour une randonnée.

Le Djebel Shams est le point culminant du Sultanat d’Oman à 3009 m d’altitude. Il comporte un canyon, les gorges du Wadi Ghul, aux parois abruptes hautes par endroit de plus de 1000 m.

Au sommet sont installés des radars et donc interdit au public, c’est une zone militaire.

C’est le sentier en balcon W6, qui va du village d’Al-Khateen à Sap Bani Khamis.

Nous effectuerons une très belle randonnée à flanc de falaise jusqu’au fond de ces gorges appelées le Grand Canyon d’Arabie.

En effet, le sentier longe des falaises vertigineuses et même s’il n’y a pas du tout de passages dangereux, il vaut mieux ne pas avoir le vertige. Mais on reste en sécurité sur ce beau sentier en balcon et la balade est très agréable jusqu’au village abandonné de Sap Bani Khamis.

Après cette belle randonnée, nous reprenons les pistes pour explorer ce massif montagneux et nous arrêterons pour un petit pique-nique en pleine nature.

Nous découvrirons quelques oasis avec des cultures maraîchères irriguées par un forage et sur le chemin du retour nous nous arrêterons pour voir l’ancien village de Ghul.

Nous essayerons de remonter le Wadi de Ghul mais la piste est vraiment impraticable pour notre petit 4X4 et nous renoncerons.

Nous rentrons à notre hôtel de Nizwa et retournerons boire une bonne bière fraîche avant le dîner.

Le Djebel Akhdar.

Des pistes qui deviennent rapidement impraticables pour notre petit 4X4.

Au départ de Nizwa, nous partons explorer cette région montagneuse et désertique.

Ludo a planifié un itinéraire mais c’est parfois simple et clair sur une carte et beaucoup moins sur les routes et surtout les pistes que nous rencontrerons.

Nous empruntons une piste qui devient rapidement impraticable pour notre petit 4X4. Nous rebroussons chemin et repartons explorer d'autres pistes.

Nous nous dirigeons vers le Djebel Akhdar et passons un contrôle routier avant de gravir la route vers les sommets et hauts plateaux. Des militaires contrôlent notre véhicule pour être certains que nous avons bien quatre roues motrices et que le véhicule est pourvu d’un système de freinage autonome.

Nous saurons vite pourquoi car quelques centaines de mètres après le contrôle routier, la route commence à grimper de façon vertigineuse.

C’est une très belle route, toute neuve, pourvue de nombreuses voies de détresse pour ceux qui en descendent et on peut voir sur les parapets de grosses marques de véhicules qui l’ont percuté.

La route vertigineuse du Djebal Akhdar. Contrôle routier tout en bas.
Dans le Wadi Bani Habib, ce petit village abandonné. Dans le vallon en contre-bas, des cultures de noyers.

Le Dejebel Akhdar ou montagne verte, englobe à la fois la montagne elle-même et toutes les hautes terres situées à une altitude moyenne de  2000 m.

Nous commençons par visiter le Wadi Bani Habib sur le plateau inférieur. Belle balade au milieu des vergers de noyers et visite du village en ruine.

Nous repartons et grimpons sur le plateau supérieur, le plateau de Saiq où se situe la ville de Sayq et ses hôtels luxueux.

Un superbe point de vue nous permet de voir des cultures en terrasse, point fort du Sultanat d’Oman que d’arriver à cultiver en pleine zone désertique.

 

Un cappuccino sur notre parcours puis nous repartons explorer cette splendide région.

Nous serons toujours bien accueillis en Oman, dans les restaurants, les bars, les hôtels. Ce fût une vraie surprise et un pur bonheur de rencontrer les omanais sur notre route.

 

Nous verrons beaucoup de vergers. A cette altitude, les températures sont plus clémentes et les cultures maraîchères et fruitières sont bien développées.

Après quelques beaux panoramas, nous redescendons et testons notre freinage assisté dans les pentes vertigineuses du retour.

Un cappuccino avant de reprendre la route.
Du haut du Djebel Akhdar, vue impressionnante sur la plaine en contre-bas.
Djebel Akhdar, la route vertigineuse du retour.

Arrivés dans la plaine, nous nous arrêtons à Birkat pour voir un ancien village abandonné comportant de nombreuses bâtisses de style yéménite.

Nous cheminons dans la palmeraie entourant ce vieux village et j’observe avec amusement les petits poissons qui essayent de remonter le courant dans les canaux aux eaux limpides.

Nous rentrons à notre hôtel à Nizwa.

Le village abandonné de Birkat au soleil couchant.
Village de Birkat. Un patrimoine en péril.

Sohar.

Aujourd’hui, nous remontons vers le nord-ouest pour la ville de Sohar. Là encore nous rencontrerons des difficultés sur notre itinéraire programmé car une des routes est coupée, en complète reconstruction.

Les tombes d’Al Ayn.

Nous commençons par les tombes d’Al Ayn.

Ce sont des monticules de pierres sèches aux formes arrondies alignés côte à côte sur la crête d’une colline. Avec le Djebel Misht déchiqueté en arrière-plan, la vue est sublime.

Ces tombeaux sont très anciens, bâtis entre 2000 et 3000 ans avant J.-C., ils rassemblent parfois plusieurs centaines de défunts par tombes et sont particulièrement bien conservés. Ces tombeaux, situés sur une ancienne route caravanière, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous continuons la route en longeant le Djebel Misht.

Sur fond de montagne déchiquetée, un vieil homme dirige son troupeau de chèvres en conduisant son 4X4, étonnant.

Nous ne verrons pas de pauvreté au Sultanat d’Oman. L’essence est à environ 0,50 €/l ce qui nous fera faire de belles économies durant notre grand périple.

La restauration dans les grands hôtels est un peu élevée mais dans les restaurants locaux c’est vraiment peu onéreux. De même les petits hôtels sur notre parcours étaient vraiment bon marché.

Sur la piste, un joli dromadaire blanc en liberté. Les dromadaires se baladent souvent en plein désert seuls ou en petits groupes mais ils sont entravés au niveau des pattes avant par leur propriétaire, ce qui permet de les récupérer plus facilement. Celui-là se baladait tranquillement.

La mine de chrome.

Au hasard de nos pérégrinations notre piste débouche sur un paysage splendide, plein de couleurs.

Au milieu des collines multicolores on trouve le terril d’une mine de chrome et la couleur verte de ces minéraux tranche avec le dégradé d’ocre qui l’environne.

Nous poursuivons vers Sohar et de nouveau de splendides paysages au soleil couchant. Des reliefs ocre sur fond de collines tourmentées, c’est un enchantement.

 

Le reste de la route jusqu’à Sohar sera beaucoup plus monotone et nous arriverons à notre hôtel la nuit tombée.

 

C’est un superbe hôtel que Ludo a réservé, assez luxueux, nous resterons deux jours. Bonne restauration et chambre spacieuse au calme proche de la plage.

Sohar beach hotel.

Colline de Zuha et Géotimes.

A la recherche du fumeur noir, la colline de Zuha.

Aujourd’hui nous partons à la découverte de curiosités géologiques.

En premier, nous recherchons la colline de Zuha qui correspond aux vestiges d’un « Fumeur noir ».

Qui n’a pas vu ces reportages à bord d’un sous-marin au beau milieu de l’atlantique filmant des cheminées qui crachent un liquide noir. Cela se passe au niveau de la faille médio-atlantique, là où les plaques africaines et sud-américaines se séparent (mais aussi les plaques eurasiatique et nord-américaine).

Du magma remonte par des failles lors de l’écartement des plaques tectoniques et l’eau de l’océan s’infiltre, atteint des zones très chaudes puis remonte et jaillit au niveau de ces cheminées en crachant un liquide très chargé en minéraux. L’eau refroidissant à l’embouchure de ces cheminées, certains minéraux précipitent car ils ne sont plus solubles.

Sur la colline de Zuha, on peut voir la différence avec les paysages qui l'entoure.

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer. Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan.

Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer.

Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan. Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Sur la photo ci-contre, on peut voir les couches sédimentaires de cette anciennes mer.

Les couches sédimentaires de l'ancienne mer Téthis.

Et la colline de Zuha correspond aux vestiges d’un fumeur noir qui a été remonté des profondeurs océaniques et déposé à l’intérieur des terres sur le continent.

On retrouve en quantité des minéraux aux couleurs vives, se sont en général des sulfures métalliques plus au moins oxydés. On peut vraiment voir que cette petite colline est bien différente de celles qui l’entourent par les couleurs des roches qui la composent.

Je passe un bon moment à gravir et explorer cette petite merveille à la recherche de belles pierres.

A la recherche du Géotimes.

C’est grâce à deux articles qui indiquaient les coordonnées GPS que nous avons pu trouver cette petite colline perdue au milieu de nulle part.

Nous repartons à la recherche du « Géotimes » avec les coordonnées fournies par les articles.

Cette fois c’est un peu plus facile car cette formation se situe au bord d’une route et d’un petit Wadi.

Ce Géotimes correspond à de la lave qui s’est échappée des failles lors de la formation de la mer Téthis. La lave sortant au fond de l’océan se fige instantanément en formant des cylindres allongés enchevêtrés les uns sur les autres. C’est là encore ce phénomène exceptionnel d’obduction qui a fait remonter ces formations à la surface.

Bon, ces formations sont nettement moins belles visuellement que la colline de Zuha, mais je suis ravi d’avoir pu voir cela de mes yeux.

Si ces formations géologiques exceptionnelles vous intéressent, vous pouvez consulter les articles de ces deux passionnés.

Le blog d'André LAURENTI  et L'article de Christian NICOLLET

Ici, un pilow-lava fracturé perpendiculairement à sa longueur. On peut voir la cristallisation en étoile du basalte.
Géotimes. Après la formation de l'amas de pilow-lavs, du magma est remonté formant ces dykes parallèles de couleur claire.

Toute cette formation est un empilement de pilow-lava, du magma sortant de failles et se solidifiant au contact de l'eau et formant ces longs boudins.

En coupe, quand ils se cassent, on peut voir la cristallisation en étoile du basalte qui les constitue.

Ces formations peuvent être traversées par des dykes, c'est à dire du magma qui remonte des profondeurs, traverse ces couches de pilow-lava pour reformer ces mêmes formations quand il arrive au contact de l'eau de mer. Ces dykes sont les bandes claires qui traversent la formation de pilow-lava.

 

Nous continuons notre route en nous perdant dans un no man’s land où les pistes ne figurent pas sur les GPS puis nous trouvons enfin notre route et poursuivons à la recherche du Moho.

Vu qu’on ne le trouvera pas, cette fois le GPS nous donne des informations qui nous paraissent incohérentes, je ne détaillerais pas cette formation géologique issue elle aussi de l’obduction. Mais je vous donne rendez-vous dans deux ans car nous retournerons certainement dans ce paradis des géologues.

Nous continuerons notre route en rentrant à notre hôtel à Sohar.

Mascate.

Le château de Rustaq.

De Sohar à Mascate, nous longerons la côte mais ferons un détour pour visiter le château de Rustaq.

Nous sommes accueillis par le guide à l’entrée du monument, il nous donnera quelques éléments pour comprendre cette construction, elle aussi, très bien restaurée.

Une curiosité pour ce fort, dans le sous-sol se trouve un canal où coule de l’eau chaude qui était utilisée pratiquement à tous les niveaux du château grâce à différents puits d'accés.

La ville de Rustaq, ancienne capitale d’Oman est réputée pour ses sources chaudes qui alimentent aussi des bains publics.

Nous continuons nos visites en flânant pour découvrir les pistes au niveau des Wadi.

Arrivée à Mascate.

Nous finirons par arriver à Mascate en fin d’après-midi et irons nous installer à l’hôtel avant de partir flâner sur la corniche qui longe le port.

Ludo a réservé un hôtel modeste mais très bien situé en centre-ville en bord de corniche de Mutrah.

La corniche de Mutrah est pleine de vie, quelques touristes mais aussi beaucoup d'omanais qui flânent, se prennent en photo et profitent de la fraîcheur de cette soirée en famille.

Mascate et ses alentours.

Nous commençons par une petite visite du Souk, de la corniche avec son port puis le palais du Sultan Qaboos ibn Saïde.