Le Sultanat d’Oman

Sultanat d'Oman, ville de Rustaq.

Le Sultanat d'Oman, retour en terre inconnue.

Nous connaissions déjà le Sultanat d’Oman de façon impromptue. Nous rentrions du Népal et notre vol, ayant du retard, nous a fait raté la correspondance pour Londres et passer 24 heures dans un hôtel proche de l’aéroport.

Nous avions pu visiter la Mosquée Muhammad Al-Amin proche de notre hôtel.

Sulatant d'Oman. la Mosquée Muhammad Al-Amin.
Sulatant d'Oman. la Mosquée Muhammad Al-Amin.

Cette année, nous allons de notre « plein grès » visiter ce pays. Nous louons un véhicule 4X4 à l’aéroport et partons directement vers Sour plus au sud. Un véhicule 4X4 n’est pas indispensable en Oman mais recommandé si vous souhaitez explorer les pistes de montagne, c’est bien plus confortable.

Notre véhicule, un Kia Sportage 2.4 4X4.
Notre véhicule, un Kia Sportage 2.4 4X4.

A savoir, rendre le véhicule propre sinon le loueur vous facturera son nettoyage ! (5 Rial)

Nous pensions que les Omanais étaient accros de leurs grosses voitures rutilantes, non ! Une loi interdit d’avoir un véhicule sale …

Mais ce sont tout de même des "fous" du volant, ils vont très vite et supportent mal qu'un véhicule "se traîne" devant eux !

Arrivée à Sour.

Nous arrivons à Sour en fin d’après-midi et profitons de cette fin de journée pour visiter les plages de la ville et assister au coucher de soleil.

Des enfants jouent au foot sur la plage, des pêcheurs tirent leur embarcation hors de l’eau. La plage est assez animée. Nous continuons notre balade jusqu’au coucher de soleil.

Sultanat d'Oman. Fin d'après-midi à Sour.
Sultanat d'Oman. Fin d'après-midi à Sour.

Le Wadi Shab.

Le lendemain, nous partons visiter le Wadi Shab.

Il faut s’acquitter d’un droit de passage, car le sentier débute de l’autre côté de la rivière et une barque permet d’y accéder.

Le Wadi Shab et ses eaux turquoises.
Le Wadi Shab et ses eaux turquoises.

Le paysage est somptueux, voir ces bassins d’eau limpide, turquoise, côtoyer la montagne désertique est fascinant.

De nombreux touristes sont présents et certains se baignent.

Arrivés au fond du canyon, le sentier devient périlleux et des panneaux mettent en garde sur sa dangerosité. Nous n’irons pas au-delà.

Nous repassons par la côte avant de partir dans les hauteurs en empruntant une route dantesque.

En quelques kilomètres, nous passons du bord de mer à une altitude de près de 1 600 m et nous nous retrouvons dans les nuages.

Quelques villages sur notre route dans un paysage complètement désertique. Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

La côte au loin sous le soleil, mais nous sommes dans les nuages qui se créent au niveau de ce relief élevé de l'Hajar Oriental au nord-est de Sour.

Quelques villages dispersés sur notre route dans ce paysage complètement désertique. Malgré cette brume, la végétation est claircemée.

Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

Hajar oriental, côte nord-est de Sour. Sultanat d'Oman.
Hajar oriental, côte nord-est de Sour. Sultanat d'Oman.

Le Wadi Tiwi.

Le lendemain nous partons visiter le Wadi Tiwi.

Nous le préfèrerons au Wadi Shab car moins touristique et d’un accès plus facile par la route.

Après s’être garé nous partons en randonnée, traversons un premier village dans une palmeraie.

Premier village du Wadi Tiwi. Canal d'irrigation. Sultanat d'Oman.
Premier village du Wadi Tiwi. Canal d'irrigation. Sultanat d'Oman.

L’eau coule partout ce qui est très étonnant dans ce pays désertique.

Depuis des centaines d’années (1 500 ans), des canaux ont été construits pour acheminer l’eau des Wadi dans les vallées pour la culture des palmiers dattiers majoritairement.

 

C’est une véritable prouesse technique pour suivre les lignes de niveau en empruntant des aqueducs, des tunnels et construire des canaux sur plusieurs kilomètres.

Le résultat est la présence de très nombreuses oasis avec des palmeraies mais aussi des cultures d’arbres tropicaux comme les manguiers, papayers, bananiers en plus des agrumes.

 

Le palmiers dattiers est très représenté au Sultanat d'Oman. C'était une question de survie car les dattes peuvent se conserver jusqu'à deux années. Elles étaient stockées dans les forts permettant de tenir un siège sur une très longue période.

Le Wadi Tiwi est très beau, succession de palmeraies au milieu d’un paysage montagneux et désertique.

Parfois la rivière s’élargie et des piscines naturelles aux eaux turquoises tranchent avec la roche ocre qui les entoure.

Ce foisonnement de végétation, alors que quelques dizaines de mètres plus loin rien ne pousse, est surprenant.

Après 2 heures à parcourir cette vallée parsemée de nombreux villages, nous rentrons à Sour.

Petit bassin aux eaux turquoises dans le Wadi Tiwi non loin de Sour.
Petit bassin aux eaux turquoises dans le Wadi Tiwi non loin de Sour.

Nous visitons un peu la vieille ville et profitons de nouveau d’un joli coucher de soleil.

C’est notre dernière nuit à Sour. Demain nous quitterons Sour et la côte pour l’intérieur du pays.

Le Wadi Bani Khalid.

Le Wadi Bani Khalib très touristique.
Le Wadi Bani Khalib très touristique.

Le Wadi Bani Khalid est très réputé mais aussi très touristique. Dès notre arrivée, nous remarquons que le parking est immense et déjà bien rempli !

Ce lieu est très prisé des omanais qui y viennent pique-niquer en famille. L’organisation est sans faille. Des porteurs attendent les touristes avec une brouette pour transporter tout le nécessaire au pique-nique vers le bord du Wadi.

Il y a vraiment beaucoup de monde ce qui nous gâche la visite.

Nous remonterons le Wadi jusqu’à ce que le sentier devienne trop périlleux pour progresser plus avant. Mais il y a vraiment trop de monde pour apprécier ce magnifique paysage de bassins aux eaux turquoise entourés de roches blanches.

Nous ne nous attardons pas et repartons pour Wahiba.

Wahiba Sands.

Dès que nous sortons de la montagne, nous traversons le désert de sable en direction du nord. Une magnifique route remonte vers le nord du pays.

Tout le long de notre périple omanais, nous observerons beaucoup de travaux. Nouvelles routes, grosses infrastructures touristiques.

Le Sultanat d’Oman est en pleine mutation économique et ceci grâce à ses ressources en pétrole et au dynamisme impulsé par le Sultan Qaboos bin Said al Said qui a sorti ce pays du moyen âge en renversant son père le 23 juillet 1970

Transition entre montagne et désert.
Transition entre montagne et désert.

Arabian Oryx Camp.

l'Arabian Oryx Camp est en vue.
l'Arabian Oryx Camp est en vue.

Après quelques heures de route, et un petit café pris dans un village, nous arrivons à l’Arabian Oryx Camp.

La piste que nous empruntons n'est que sable à perte de vue. Mais cette piste est très passante et nous ne nous ensablerons pas.

Nous aurons quelques difficultés au niveau du camp de tentes car le sable est très meuble. Notre guide local dégonflera les pneus pour que nous puissions garer la voiture plus facilement.

Nous avions réservé avant notre départ sur le Net.

A l’arrivée, nous observons un petit village de vacance perdu en plein désert avec de petits bungalows.

Ce n’est pas vraiment ce que nous espérions, mais le réceptionniste nous indique que notre camp se situe un peu plus loin et plus haut en haut des dunes que ce petit village et nous découvrons un ensemble de tentes disposées en cercle.

Le village d'Arabian Oryx camp.
Le village d'Arabian Oryx camp.

Nous sommes ravis, c’est vraiment ce que nous recherchions et c’est même un peu trop luxueux.

La tente comporte une petite salle de bain séparée en plus d’une jolie « pièce » avec trois lits bien confortables, un frigo et même un canapé en extérieur devant la tente.

Une fois installés, nous allons boire un thé au restaurant en terrasse puis nous partons à la découverte du désert.

Arabian Oryx Camp, installation dans notre tente.
Arabian Oryx Camp, installation dans notre tente.
Arabian Oryx Camp, l'intérieur de notre tente très confortable.
Arabian Oryx Camp, l'intérieur de notre tente très confortable.
Arabian Oryx Camp, intérieur de notre tente.
Arabian Oryx Camp, intérieur de notre tente.
Arabian Oryx Camp, le restaurant du camp de tentes.
Arabian Oryx Camp, le restaurant du camp de tentes.

Des dunes de sable à perte de vue entrecoupées de vallée où on retrouve quelques villages aux maisons clairsemées. Nous passons le reste de l’après-midi à explorer ce désert, descendant et remontant de dune en dune jusqu’au coucher de soleil qui sera somptueux.

Vraiment, nous vous recommandons ce camp perdu en plein désert, à échelle humaine avec un personnel très efficace et sympathique. Retenez, Arabian Oryx Camp !

Lever de soleil à Arabian Oryx Camp.

Nous nous levons à l’aube le lendemain pour profiter cette fois du lever de soleil tout aussi somptueux que le coucher.

Après une belle balade dans les dunes pour immortaliser cet instant magique, nous rejoignons les autres touristes au restaurant pour le petit déjeuner puis reprenons la voiture pour continuer notre périple vers le sud.

Les dunes blanches.

Plage au sud d'Oman.
Plage au sud d'Oman.

Direction le sud à la recherche des dunes blanches.

Les routes principales sont belles et très bien entretenues, mais dès qu’on s’en écarte, nous empruntons des pistes et là les difficultés commencent car il n’y a en général pas de panneaux indicateurs ou bien ils sont en arabe.

Nous consultons la carte et le GPS mais difficile de trouver ces fameuses dunes au sable blanc immaculé.

Nous rencontrons un couple d'allemands tout aussi perdus que nous.

Nous rebroussons chemin pour prendre la route en direction de Salalah.

Le paysage change, du désert à perte de vue mais surtout complètement plat. Pas de relief à l'horizon, rien ne dépasse.

Nous décidons de prendre une petite piste qui se dirige vers la côte en espérant voir ces fameuses dunes blanches.

Route en direction de Salalah à la recherche des dunes blanches.
Route en direction de Salalah à la recherche des dunes blanches.
En direction de la côte, le paysage est plat !
En direction de la côte, le paysage est plat !
Nous sommes avertis ! des dromadaires peuvent traverser la route (ou piste).
Nous sommes avertis ! des dromadaires peuvent traverser la route (ou piste).

Nous étions prévenus !

Nous avons ENFIN trouver ces fameuses et fabuleuses dunes de sable blanc immaculé.

Nous nous arrêtons pour une petite balade en plein soleil pour nous rapprocher de ces dunes et prendre quelques clichés. Ce ne sont peut être pas celles du guide, mais elles correspondent bien à la description qui en est faite.

Une petite balade pour immortaliser ces fameuses dunes blanches.

Sous un soleil de plomb nous progressons en direction des dunes, le sol est jonché de coquillages, nous sommes proches de la mer. Des traces sur le sable, passage de dromadaires, petits rongeurs, canidés ....

Nous repartons pour la ville de Nizwa où nous resterons quelques jours pour visiter cette région.

Le trajet jusqu’à cette ville nous fera traverser une zone désertique extrêmement plate en empruntant une superbe route à quatre voies toute neuve. Nous arrivons à Nizwa en fin d’après-midi et trouvons notre hôtel pour nous y installer.

Et voilà les fameuses dunes blanches.
Et voilà les fameuses dunes blanches.

Nizwa.

Au départ de Nizwa, nous commençons par la visite du château de Jabrin suivit par le Fort de Bahla inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Ce dernier est vraiment splendide, bien restauré, une forteresse immense avec tout un dédale de couloirs, escaliers où il est facile de se perdre.

Le château de Jabrin.

Nous commençons nos visites par le château de Jabrin. Ce château bien restauré est aussi bien meublé, des meubles mais aussi des livres, poteries, objets artisanaux d'époque.

Fort de Bahla.

Extraordinaire fort de Bahla, immense et très bien restauré comme tous ceux que nous avons visités. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. A ses pieds, un village en ruine, un patrimoine qui disparaît.

Le village de Misfat.

Nous reprenons la route pour le village de Misfat que nous finissons par trouver. Difficile de trouver les routes ou villages sans panneaux indicateurs ou, quand ils sont présents, écrits en arabe. Mais nous y sommes parvenus !

Ce très joli village pittoresque, construit à flanc de montagne surplombe une belle palmeraie.

En cheminant dans le dédale de ruelles, nous débouchons sur la palmeraie. Mais il n’y a pas que des palmiers dattiers, nous retrouvons des manguiers, bananiers, papayers et des agrumes. Grâce à l’irrigation et le climat chaud, nombres d’espèces tropicales poussent ainsi en plein désert faisant la richesse de ces villages.

Le village de Misfat, oasis au milieu du désert omanais.
Le village de Misfat, oasis au milieu du désert omanais.
Le village de Misfat, grâce à l’irrigation des espèces tropicales prospèrent.
Le village de Misfat, grâce à l’irrigation des espèces tropicales prospèrent.

Le village est en pleine restauration et nombres de maisons deviendront des résidences touristiques dans un cadre calme et verdoyant.

Cela tranche avec les autres constructions que nous avons rencontrées durant notre périple. En effet, tout au long de notre voyage, nous verrons beaucoup de chantiers d’hôtels, de résidences touristiques assez imposantes et il s’en construit un peu partout.

Avant de repartir, nous nous arrêtons dans un petit restaurant local pour boire un thé en terrasse surplombant la palmeraie. Très agréable !

Le village de Misfat, des nombreuses maisons demeurent abandonnées mais beaucoup de restaurations
Le village de Misfat, des nombreuses maisons demeurent abandonnées mais beaucoup de restaurations
Le village de Misfat. Un café dans ce petit établissement qui propose restauration et hôtellerie. Beaucoup de restaurations pour accueillir de futurs visiteurs.
Le village de Misfat. Un café dans ce petit établissement qui propose restauration et hôtellerie. Beaucoup de restaurations pour accueillir de futurs visiteurs.

Le village d'Al Hamra.

Nous redescendons de Misfat et passons par le village d'Al Hamra.

Cet ancien village, l’un des plus anciens d’Oman, est situé au pied des monts Hajar et construit en briques de terre dans le style yéménite. Les bâtisses comportent deux à trois étages mais la majorité est en ruine, prête à s’effondrer. Dommage de perdre ce précieux patrimoine.

Mais il n’est pas dans la culture omanaise de restaurer les villages. Ils en construisent un nouveau un peu plus loin.

L'ancien village d'Al Hamra. Un patrimoine en disparition.
L'ancien village d'Al Hamra. Un patrimoine en disparition.
L'ancien village d'Al Hamra. Rare maison restaurée et habitée.
L'ancien village d'Al Hamra. Rare maison restaurée et habitée.
L'ancien village d'Al Hamra. Dédale de maisons abandonnées.
L'ancien village d'Al Hamra. Dédale de maisons abandonnées.
L'ancien village d'Al Hamra, beaucoup de construction sont en ruine.
L'ancien village d'Al Hamra, beaucoup de construction sont en ruine.

Nous regagnons notre hôtel à Nizwa en fin d’après-midi.

Notre hôtel ne sert pas d’alcool dans son bar et nous décidons d’aller dans un autre un peu plus loin qui en sert.

La terrasse devant le bar est remplie de touristes occidentaux alors que dans le bar de nombreux omanais sirotent leur bière en costume traditionnel. Et oui ici, comme aux USA, il faut se cacher pour consommer un peu d’alcool !

Nous avons choisi un hôtel confortable car nous y restons quelques jours. C’est un hôtel moderne sans grand cachet avec restaurant, piscine, salle de musculation.

Le restaurant n’est pas génial, salle très ordinaire et bruyante, plats assez communs mais nous y verrons pas mal de locaux qui semblent apprécier cette ambiance occidentale.

Randonnée dans le Djebel Shams.

Au départ de Nizwa, nous allons dans le Djebel Shams pour une randonnée.

Le Djebel Shams est le point culminant du Sultanat d’Oman à 3009 m d’altitude. Il comporte un canyon, les gorges du Wadi Ghul, aux parois abruptes hautes par endroit de plus de 1000 m.

Au sommet sont installés des radars et donc interdit au public, c’est une zone militaire.

C’est le sentier en balcon W6, qui va du village d’Al-Khateen à Sap Bani Khamis.

Nous effectuerons une très belle randonnée à flanc de falaise jusqu’au fond de ces gorges appelées le Grand Canyon d’Arabie.

En effet, le sentier longe des falaises vertigineuses et même s’il n’y a pas du tout de passages dangereux, il vaut mieux ne pas avoir le vertige. Mais on reste en sécurité sur ce beau sentier en balcon et la balade est très agréable jusqu’au village abandonné de Sap Bani Khamis.

Après cette belle randonnée, nous reprenons les pistes pour explorer ce massif montagneux et nous arrêterons pour un petit pique-nique en pleine nature.

Nous découvrirons quelques oasis avec des cultures maraîchères irriguées par un forage et sur le chemin du retour nous nous arrêterons pour voir l’ancien village de Ghul.

Nous essayerons de remonter le Wadi de Ghul mais la piste est vraiment impraticable pour notre petit 4X4 et nous renoncerons.

Nous rentrons à notre hôtel de Nizwa et retournerons boire une bonne bière fraîche avant le dîner.

Le Djebel Akhdar.

Des pistes qui deviennent rapidement impraticables pour notre petit 4X4.
Des pistes qui deviennent rapidement impraticables pour notre petit 4X4.

Au départ de Nizwa, nous partons explorer cette région montagneuse et désertique.

Ludo a planifié un itinéraire mais c’est parfois simple et clair sur une carte et beaucoup moins sur les routes et surtout les pistes que nous rencontrerons.

Nous empruntons une piste qui devient rapidement impraticable pour notre petit 4X4. Nous rebroussons chemin et repartons explorer d'autres pistes.

Nous nous dirigeons vers le Djebel Akhdar et passons un contrôle routier avant de gravir la route vers les sommets et hauts plateaux. Des militaires contrôlent notre véhicule pour être certains que nous avons bien quatre roues motrices et que le véhicule est pourvu d’un système de freinage autonome.

Nous saurons vite pourquoi car quelques centaines de mètres après le contrôle routier, la route commence à grimper de façon vertigineuse.

C’est une très belle route, toute neuve, pourvue de nombreuses voies de détresse pour ceux qui en descendent et on peut voir sur les parapets de grosses marques de véhicules qui l’ont percuté.

La route vertigineuse du Djebal Akhdar. Contrôle routier tout en bas.
La route vertigineuse du Djebal Akhdar. Contrôle routier tout en bas.
Dans le Wadi Bani Habib, ce petit village abandonné. Dans le vallon en contre-bas, des cultures de noyers.
Dans le Wadi Bani Habib, ce petit village abandonné. Dans le vallon en contre-bas, des cultures de noyers.

Le Dejebel Akhdar ou montagne verte, englobe à la fois la montagne elle-même et toutes les hautes terres situées à une altitude moyenne de  2000 m.

Nous commençons par visiter le Wadi Bani Habib sur le plateau inférieur. Belle balade au milieu des vergers de noyers et visite du village en ruine.

Nous repartons et grimpons sur le plateau supérieur, le plateau de Saiq où se situe la ville de Sayq et ses hôtels luxueux.

Un superbe point de vue nous permet de voir des cultures en terrasse, point fort du Sultanat d’Oman que d’arriver à cultiver en pleine zone désertique.

 

Un cappuccino sur notre parcours puis nous repartons explorer cette splendide région.

Nous serons toujours bien accueillis en Oman, dans les restaurants, les bars, les hôtels. Ce fût une vraie surprise et un pur bonheur de rencontrer les omanais sur notre route.

 

Nous verrons beaucoup de vergers. A cette altitude, les températures sont plus clémentes et les cultures maraîchères et fruitières sont bien développées.

Après quelques beaux panoramas, nous redescendons et testons notre freinage assisté dans les pentes vertigineuses du retour.

Un cappuccino avant de reprendre la route.
Un cappuccino avant de reprendre la route.
Du haut du Djebel Akhdar, vue impressionnante sur la plaine en contre-bas.
Du haut du Djebel Akhdar, vue impressionnante sur la plaine en contre-bas.
Djebel Akhdar, la route vertigineuse du retour.
Djebel Akhdar, la route vertigineuse du retour.

Arrivés dans la plaine, nous nous arrêtons à Birkat pour voir un ancien village abandonné comportant de nombreuses bâtisses de style yéménite.

Nous cheminons dans la palmeraie entourant ce vieux village et j’observe avec amusement les petits poissons qui essayent de remonter le courant dans les canaux aux eaux limpides.

Nous rentrons à notre hôtel à Nizwa.

Le village abandonné de Birkat au soleil couchant.
Le village abandonné de Birkat au soleil couchant.
Village de Birkat. Un patrimoine en péril.
Village de Birkat. Un patrimoine en péril.

Sohar.

Aujourd’hui, nous remontons vers le nord-ouest pour la ville de Sohar. Là encore nous rencontrerons des difficultés sur notre itinéraire programmé car une des routes est coupée, en complète reconstruction.

Les tombes d’Al Ayn.

Nous commençons par les tombes d’Al Ayn.

Ce sont des monticules de pierres sèches aux formes arrondies alignés côte à côte sur la crête d’une colline. Avec le Djebel Misht déchiqueté en arrière-plan, la vue est sublime.

Ces tombeaux sont très anciens, bâtis entre 2000 et 3000 ans avant J.-C., ils rassemblent parfois plusieurs centaines de défunts par tombes et sont particulièrement bien conservés. Ces tombeaux, situés sur une ancienne route caravanière, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous continuons la route en longeant le Djebel Misht.

Sur fond de montagne déchiquetée, un vieil homme dirige son troupeau de chèvres en conduisant son 4X4, étonnant.

Nous ne verrons pas de pauvreté au Sultanat d’Oman. L’essence est à environ 0,50 €/l ce qui nous fera faire de belles économies durant notre grand périple.

La restauration dans les grands hôtels est un peu élevée mais dans les restaurants locaux c’est vraiment peu onéreux. De même les petits hôtels sur notre parcours étaient vraiment bon marché.

Sur la piste, un joli dromadaire blanc en liberté. Les dromadaires se baladent souvent en plein désert seuls ou en petits groupes mais ils sont entravés au niveau des pattes avant par leur propriétaire, ce qui permet de les récupérer plus facilement. Celui-là se baladait tranquillement.

La mine de chrome.

Au hasard de nos pérégrinations notre piste débouche sur un paysage splendide, plein de couleurs.

Au milieu des collines multicolores on trouve le terril d’une mine de chrome et la couleur verte de ces minéraux tranche avec le dégradé d’ocre qui l’environne.

Nous poursuivons vers Sohar et de nouveau de splendides paysages au soleil couchant. Des reliefs ocre sur fond de collines tourmentées, c’est un enchantement.

 

Le reste de la route jusqu’à Sohar sera beaucoup plus monotone et nous arriverons à notre hôtel la nuit tombée.

 

C’est un superbe hôtel que Ludo a réservé, assez luxueux, nous resterons deux jours. Bonne restauration et chambre spacieuse au calme proche de la plage.

Sohar beach hotel.
Sohar beach hotel.

Colline de Zuha et Géotimes.

A la recherche du fumeur noir, la colline de Zuha.

Aujourd’hui nous partons à la découverte de curiosités géologiques.

En premier, nous recherchons la colline de Zuha qui correspond aux vestiges d’un « Fumeur noir ».

Qui n’a pas vu ces reportages à bord d’un sous-marin au beau milieu de l’atlantique filmant des cheminées qui crachent un liquide noir. Cela se passe au niveau de la faille médio-atlantique, là où les plaques africaines et sud-américaines se séparent (mais aussi les plaques eurasiatique et nord-américaine).

Du magma remonte par des failles lors de l’écartement des plaques tectoniques et l’eau de l’océan s’infiltre, atteint des zones très chaudes puis remonte et jaillit au niveau de ces cheminées en crachant un liquide très chargé en minéraux. L’eau refroidissant à l’embouchure de ces cheminées, certains minéraux précipitent car ils ne sont plus solubles.

Sur la colline de Zuha, on peut voir la différence avec les paysages qui l'entoure.
Sur la colline de Zuha, on peut voir la différence avec les paysages qui l'entoure.

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer. Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan.

Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer.

Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan. Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Sur la photo ci-contre, on peut voir les couches sédimentaires de cette anciennes mer.

Les couches sédimentaires de l'ancienne mer Téthis.
Les couches sédimentaires de l'ancienne mer Téthis.

Et la colline de Zuha correspond aux vestiges d’un fumeur noir qui a été remonté des profondeurs océaniques et déposé à l’intérieur des terres sur le continent.

On retrouve en quantité des minéraux aux couleurs vives, se sont en général des sulfures métalliques plus au moins oxydés. On peut vraiment voir que cette petite colline est bien différente de celles qui l’entourent par les couleurs des roches qui la composent.

Je passe un bon moment à gravir et explorer cette petite merveille à la recherche de belles pierres.

A la recherche du Géotimes.

C’est grâce à deux articles qui indiquaient les coordonnées GPS que nous avons pu trouver cette petite colline perdue au milieu de nulle part.

Nous repartons à la recherche du « Géotimes » avec les coordonnées fournies par les articles.

Cette fois c’est un peu plus facile car cette formation se situe au bord d’une route et d’un petit Wadi.

Ce Géotimes correspond à de la lave qui s’est échappée des failles lors de la formation de la mer Téthis. La lave sortant au fond de l’océan se fige instantanément en formant des cylindres allongés enchevêtrés les uns sur les autres. C’est là encore ce phénomène exceptionnel d’obduction qui a fait remonter ces formations à la surface.

Bon, ces formations sont nettement moins belles visuellement que la colline de Zuha, mais je suis ravi d’avoir pu voir cela de mes yeux.

Si ces formations géologiques exceptionnelles vous intéressent, vous pouvez consulter les articles de ces deux passionnés.

Le blog d'André LAURENTI  et L'article de Christian NICOLLET

Ici, un pilow-lava fracturé perpendiculairement à sa longueur. On peut voir la cristallisation en étoile du basalte.
Ici, un pilow-lava fracturé perpendiculairement à sa longueur. On peut voir la cristallisation en étoile du basalte.
Géotimes. Après la formation de l'amas de pilow-lavs, du magma est remonté formant ces dykes parallèles de couleur claire.
Géotimes. Après la formation de l'amas de pilow-lavs, du magma est remonté formant ces dykes parallèles de couleur claire.

Toute cette formation est un empilement de pilow-lava, du magma sortant de failles et se solidifiant au contact de l'eau et formant ces longs boudins.

En coupe, quand ils se cassent, on peut voir la cristallisation en étoile du basalte qui les constitue.

Ces formations peuvent être traversées par des dykes, c'est à dire du magma qui remonte des profondeurs, traverse ces couches de pilow-lava pour reformer ces mêmes formations quand il arrive au contact de l'eau de mer. Ces dykes sont les bandes claires qui traversent la formation de pilow-lava.

 

Nous continuons notre route en nous perdant dans un no man’s land où les pistes ne figurent pas sur les GPS puis nous trouvons enfin notre route et poursuivons à la recherche du Moho.

Vu qu’on ne le trouvera pas, cette fois le GPS nous donne des informations qui nous paraissent incohérentes, je ne détaillerais pas cette formation géologique issue elle aussi de l’obduction. Mais je vous donne rendez-vous dans deux ans car nous retournerons certainement dans ce paradis des géologues.

Nous continuerons notre route en rentrant à notre hôtel à Sohar.

Mascate.

Le château de Rustaq.

De Sohar à Mascate, nous longerons la côte mais ferons un détour pour visiter le château de Rustaq.

Nous sommes accueillis par le guide à l’entrée du monument, il nous donnera quelques éléments pour comprendre cette construction, elle aussi, très bien restaurée.

Une curiosité pour ce fort, dans le sous-sol se trouve un canal où coule de l’eau chaude qui était utilisée pratiquement à tous les niveaux du château grâce à différents puits d'accés.

La ville de Rustaq, ancienne capitale d’Oman est réputée pour ses sources chaudes qui alimentent aussi des bains publics.

Nous continuons nos visites en flânant pour découvrir les pistes au niveau des Wadi.

Arrivée à Mascate.

Nous finirons par arriver à Mascate en fin d’après-midi et irons nous installer à l’hôtel avant de partir flâner sur la corniche qui longe le port.

Ludo a réservé un hôtel modeste mais très bien situé en centre-ville en bord de corniche de Mutrah.

La corniche de Mutrah est pleine de vie, quelques touristes mais aussi beaucoup d'omanais qui flânent, se prennent en photo et profitent de la fraîcheur de cette soirée en famille.

Mascate et ses alentours.

Nous commençons par une petite visite du Souk, de la corniche avec son port puis le palais du Sultan Qaboos ibn Saïde.

Nous consacrerons notre dernière journée à Mascate à visiter les alentours de cette capitale très étendue.

Nous irons tout d’abord en bord de mer voir les omanais à la plage puis explorerons les nombreuses nouvelles constructions, des résidences, des quartiers  situés sur des collines désertiques en bord de mer.

Nous passons pas une plage où quelques omanais profitant du bord de mer. Etant dans un pays chaud et par tradition les omanais sont pudiques et ne dévoilent pas grand chose de leur corps, nous sommes un peu étonnés de voir les femmes en habit traditionnel noir tandis que les hommes sont beaucoup décontractés. Mais cela n'empêche pas les femmes de jouer au badminton.

Du coup, ils utilisent de grande tentures pour se protéger des rayons ardents du soleil et rester à l'ombre.

Seuls quelques touristes sont en maillots de bain, dévoilant leur corps. Les omanais sont connus pour leur tolérance, leur accueil et hospitalité.

Qaboos Ibn Saïd al-Saïd

Les vacances se terminent, après quelques achats au souk et d'autres balades dans la vieille ville de Mascate, nous partons rendre le véhicule à l'aéroport et revenons à notre hôtel en taxi.

Nous serons vraiment séduits par ce pays, ses habitants et ses paysages fantastiques. Le tourisme est en plein essor au Sultanat d'Oman, nombreux chantiers de construction de complexes touristiques, routes à 4 ou 6 voies traversant le pays de toute part. Il faut y retourner avant qu'il ne soit transformé par une activité touristique intensive. Nous projetons d'y retourner avant deux ans.

Quelques semaines après notre retour, nous apprenons le décès de ce Sultan si singulier.

«Le gentleman du Golfe» s’en est allé. À 79 ans Qabous Ibn Saïd al-Saïd est mort vendredi 10 janvier 2020 à Mascate.

Malgré son autoritarisme, dirigeant une monarchie absolue interdisant les partis politiques, ce sultan a su faire évoluer son pays, tirer parti de ses richesses et en faire profiter sa population. C'est grâce à lui que le Sultanat d'Oman a pu sortir du moyen age, donnant des droits aux femmes et il a activement participer à de nombreuses négociations au moyen-orient par ses qualités de tolérance.

Souhaitons que son successeur prolonge le chemin qu'il a tracé.

Sa Majesté, le Sultan Qaboos Bin Said.
Sa Majesté, le Sultan Qaboos Bin Said.
la civilisation omanaise, vivait et continue de vivre dans l'approche de la tolérance, de la modération et de la coexistence civilisée.
la civilisation omanaise, vivait et continue de vivre dans l'approche de la tolérance, de la modération et de la coexistence civilisée.

En deux semaines, nous aurons bien visité ce pays. Les wadis, les paysages désertiques, les petits villages perdus dans la montagne ou au fond des vallée, les villes ...

C'est aussi un paradis pour les géologies avec des formations uniques sur la planète qu'il faut savoir découvrir.

Notre parcours en Oman.

Voici donc le tracé de nos pérégrinations en Oman, plus de 3000 km dont certaines pistes assez difficiles, mais un pur bonheur.

Nous y sommes allés fin novembre, début décembre, période où la température est idéale (25° à 30°c).

Malgré quelques orages, nous n'aurons pas eu de problème de crue subite dans les wadis, phénomène qu'il faut avoir à l'esprit constamment car pouvant être dramatique. Observer le ciel régulièrement et prévoir de pouvoir monter se mettre hors du lit du wadi.

Prévoir de bonnes réserves d'eau lors des balades car c'est une chaleur sèche et on se déshydrate très facilement. Lors de déplacements en 4X4 dans les zones désertiques, prévoir suffisamment d'eau et des vivres pour 3 à 4 jours si vous tomber en panne et restez bloqués. Vous pouvez aussi prévoir un petit compresseur portatif pour regonfler vos roues. En effet pour ne pas s'ensabler dans le désert de sable, il faut dégonfler les pneus, mais il faut ensuite les regonfler pour poursuivre votre voyage et il n'y a pas toujours une station de gonflage à proximité.

Le change des euros en Rial omanais (OMR) n'est pas en notre faveur et le coût est assez élevé dans les hôtels et restaurants touristiques mais très abordable dans les villages ou les restaurants locaux et c'est toujours un plaisir de prendre un repas dans un petit village où nous sommes en contact directe avec la population et l'accueil est toujours chaleureux.

Je dédis ce voyage à mon professeur de science, Denise Benguigui, qui a su me passionner pour la géologie quand j'étais en 5ème au lycée. Ses cours sur le terrain étaient fascinants tout comme sa personne était généreuse. C'était ma patiente mais aussi une grande dame qui m'a profondément marqué durant ma scolarité et qui aura toujours une petite place dans mon cœur.

Merci Denise.

La Mongolie

Parc Naturel de Terkhiin Tsagaan Nuur.

Voyage en Mongolie en juillet 2019.

Un début difficile !

L’appareil d’Aeroflot a eu plus de 30 minutes de retard au départ de Marseille. Nous avons donc raté notre correspondance pour Oulan-Bator et passerons 48 heures enfermés dans le Novotel de l’aéroport de Moscou car pas de places sur le vol du lendemain. Reclus et aucune possibilité de communiquer avec les autres clients de l’hôtel. On nous accompagne sous escorte de nos chambres au restaurant de l’hôtel, hallucinant ! Un vrai film d’espionnage dans cette grande « démocratie » !

Salle de restaurant du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant des "emprisonnés du 1er étage" du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant des "emprisonnés du 1er étage" du Novotel Aéroport de Moscou.

Seule compensation, nous ferons le voyage Moscou Oulan-Bator en classe affaire.

Même si le vol Moscou Oulan-Bator n'a duré qu'environ 6 heures, nous nous reposerons après un délicieux repas.

Courte nuit mais confortablement installés.

Maigre consolation, la classe business.
Maigre consolation, la classe business.

Arrivée à Oulan-Bator

Arrivés à Oulan-Bator, mon sac n’est pas sur le tapis. Nous sommes une bonne quarantaine à faire la queue au bureau des bagages et une mongole habitant Lyon me dit que chaque année c’est la même chose ! Merci Aeroflot !!!

Formalités faites, nous sommes accueillis par notre guide, Bilgai et notre chauffeur, Jagaa.

Nous avions déjà deux jours de retard et Bilgai décide de partir sans attendre mon sac que je retrouverai deux jours plus tard. Guide et chauffeur se lèveront à une heure du matin pour aller prendre le sac arrivé par bus dans une petite ville voisine de notre camp de Gers. Merci à eux qui assurent !

Notre véhicule 4X4, un Mitsubishi.
Notre véhicule 4X4, un Mitsubishi.

Nous quittons donc Oulan-Bator pour descendre vers le sud. Nous avons un 4X4 de compétition !

Notre chauffeur, Jagaa, est un grand bricoleur et tout le long du voyage, il réparera, bichonnera son véhicule.

Conduite irréprochable, aussi bien sur route que sur piste et même dans le sable.

Trop fort Jagaa !

Premier contact avec les paysages arides de Mongolie parsemés de yourtes qu’on nomme Ger en Mongolie. Traversée de petits villages puis un arrêt pour prendre de l’eau dans un puits, elle servira pour la vaisselle et la cuisson.

Un petit village typique de Mongolie.
Un petit village typique de Mongolie.
Puits pour l'abreuvage du bétail.
Puits pour l'abreuvage du bétail.

Cette vache nous regarde remplir le bidon et semble avoir soif.

j’en profite pour remplir l’abreuvoir et du coup des chèvres et des moutons viennent boire.

Malgré l’aridité, je suis étonné de voir le niveau de l'eau dans le puits assez proche de la surface, environ 2 mètres.

Puits pour l'abreuvage du bétail.
Puits pour l'abreuvage du bétail.
Baga Gazriin Chuluu.
Baga Gazriin Chuluu.

Nous continuons notre route vers le sud, les paysages sont de plus en plus arides.

Nous passons par Baga Gazriin Chuluu pour visiter un ancien monastère dont il ne reste que des ruines.

Mais lorsque nous arrivons nous croisons des pèlerins qui viennent se recueillir sur ces lieux.

Notre premier campement en plein désert

Après une longue route, nous arrivons à notre lieu de campement en plein désert.

Une fois les tentes montées, je pars explorer les alentours en grimpant sur une colline pour un meilleur point de vue.

Quelques serpents sur le sentier, c’est une des premières fois que j’en vois autant en si peu de temps.

Qu'il est bon de se dégourdir les jambes, entre le vol et les heures passés en voiture.

Notre premier campement sous tente en plein désert.
Notre premier campement sous tente en plein désert.
Serpent chassant des rongeurs.
Serpent chassant des rongeurs.

Je profiterai aussi de cette zone désertique pour expérimenter mon drone et faire quelques vidéos et photos.

Je ne suis pas très confiant et être dans ce paysage bien dégagé est rassurant, je peux le suivre des yeux, mais j'ai encore à apprendre sur les réglages, surtout les photos et vidéos.

Nous repartons le lendemain toujours en direction du sud pour atteindre le Gobi.

Mais la route est longue et nous nous arrêterons pour visiter le canyon de Yoliin Am.

Dans cette gorge étroite, la neige forme de grosses congères qui ne fondent qu’en été.

La malchance continuant, je chute sur une plaque de glace et casse mon smartphone ainsi que la tablette !

Le canyon de Yoliin Am.
Le canyon de Yoliin Am.

Les dunes de Khongor

En route vers les dunes de Khongor.
En route vers les dunes de Khongor.

En fin d’après-midi nous arrivons dans un camp de yourtes pour la nuit.

Nous poursuivons notre route le lendemain, toujours vers le sud, en s’enfonçant dans le désert de Gobi. Cette nouvelle étape nous conduit aux dunes de Khongor.

Un arrêt dans un village pour quelques achats, un autre pour le déjeuner.

 

Nous pique-niquons sur un promontoire d’où nous avons une superbe vue sur la vallée avec une dune qui la parcourt, la vue est vraiment belle.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à destination et nous installons dans une yourte.

Nous sommes « chez l’habitant », c'est-à-dire des yourtes jouxtant celle de nos hôtes.

Il n’y aura donc pas de douche ce soir ! (mais nous avons des lingettes !)

Camp de yourtes.
Camp de yourtes.

Le programme prévoit une ballade en chameaux.

Nous enfourchons nos montures et une femme nous conduit dans le désert jusqu’à une rivière où le bétail, ainsi que les chameaux, s’abreuvent.

Cette balade n’est pas des plus intéressante car vraiment destinée aux touristes, elle nous permettra d’avoir un beau point de vue sur les paysages désertiques qui nous entourent.

La fin d’après-midi est marquée par un orage qui passe accompagné de vent violent.

La météo change très rapidement en Mongolie. Nous aurons fréquemment du soleil, de la pluie, du vent dans une même journée.

Bilgai nous emmène jusqu’à la plus haute dune pour le coucher de soleil.

La région est très touristique et tout ce petit monde grimpe, se photographie sur la pente et au sommet de cette dune.

Un vent violent soulève le sable, le projette sur nous, fouettant nos jambes, dépassant le sommet de la dune. Impressionnant !

La lumière au coucher du soleil est magnifique et nous resterons jusqu’aux derniers rayons pour admirer ce spectacle avant de retourner dans nos yourtes pour la nuit.

Le canyon de Kherman Tsav

Pour cette nouvelle journée, nous continuons à descendre vers le sud pour visiter le canyon Kherman Tsav.

De nouveau un arrêt pour quelques courses et nous en profitons pour acheter un peu de bière pour les apéros du soir.

Un arrêt pour le petit déjeuner et pendant que Bilgai cuisine nous en profitons pour une balade et quelques photos.

Pendant que Bilgai cuisine, que Jagaa bricole sa voiture, nous partons avec Ludo explorer les environs.

Nous prenons un petit canyon qui serpente entre des collines et en grimpant sur l'une d'elle nous avons ces paysages fantastiques sous les yeux.

La route est longue et semée d'embûches. Nous perdons le tracé de la piste ce qui nous oblige à de fréquents demi-tours, nous nous ensablons en redescendant vers le canyon et nous arrivons bien tard à notre campement.

Mais quel spectacle !

Nous avons longé un canyon couleur ocre rouge aux reliefs très accidentés. On se croirait sur la planète Mars !

Il est bien trop tard pour aller explorer ce canyon. Après avoir monté nos tentes, nous nous baladons dans les alentours pour quelques photos puis, après le dîner, quelques photos nocturnes avant d’aller nous coucher.

Nous sommes assez déçus par tous ces contre-temps et surtout de ne pas pouvoir cheminer dans le fond du canyon et ne pas aller voir les fossiles de dinosaures, mais c'est ça le voyage, on ne fait toujours le programme dans son intégralité. Il y a des imprévus qu'il faut bien gérer.

Départ matinal pour remonter le canyon.
Départ matinal pour remonter le canyon.

Le lendemain, frustrés de ne pas avoir assez bien profité de ce spectacle la veille, nous proposons à Bilgai de partir à pied très tôt pour remonter le canyon et faire de belles photos.

Nous partons à six heures du matin, Bilgai nous propose de nous faire le petit-déjeuner mais nous déclinons son offre pour qu'il puisse retourner se reposer.

Nous remontons jusqu’au plateau pour longer le canyon jusqu'à notre point de rendez-vous convenu avec Bilgai.

Encore un vent terrible qui soulève et balaie le sable.

Nous progressons en faisant de nombreuses photos et admirons ce paysage fabuleux.

Nous sommes seuls au monde, à l’exception de nos guides, nous ne croiserons personnes toute la matinée.

Pas même un véhicule, juste quelques oiseaux, lézards, insectes.

Nous arrivons après trois heures et demi de marche jusqu’à notre point de rendez-vous, une demoiselle-coiffée bien visible de la piste.

Notre campement en plein Gobi.
Départ matinal pour remonter le canyon.
Petit déjeuner au milieu de nulle part.
Petit déjeuner au milieu de nulle part.

Et l’attente commence, en plein soleil sans une ombre à l’horizon, perdus dans l’immensité du désert de Gobi, avec un vent qui dessèche tout.

Nous avions pris une bouteille d’eau, mais à notre arrivée nous l’avons terminée.

Pour tuer le temps je cherche quelques beaux cailloux et Ludo fait des photos.

Le temps passe et nous nous interrogeons sur ce que nous pouvons faire.

Surtout ne pas se séparer, retourner au point de départ n’est pas envisageable vu le temps que nous avons mis pour atteindre notre lieu de rendez-vous.

Nous décidons donc d’attendre mais pas vraiment rassurés.

Nous sommes arrivés vers 9h30 et maintenant il est plus de 10 heures et toujours personne à l’horizon, on doit donc se résigner à attendre encore.

Finalement à 11 heures nous voyons le véhicule qui vient vers nous. Ludo et Bilgai ne s’étaient pas vraiment compris sur l’heure du rendez-vous.

Ils nous prennent au passage puis nous faisons un bout de route pour trouver un endroit moins venté pour prendre notre petit déjeuner.

Avec les deux jours de retard à notre arrivée, nous n’aurons pas le temps d’explorer à pied le fond du canyon ni d’aller voir les fossiles de dinosaures.

C’est vraiment dommage car ces paysages font partie de ceux que j’affectionne particulièrement, la Terre mise à nue, paysage minéral, désertique, inhospitalier mais somptueux, irréel.

Avec cette balade, nous aurons quelques beaux clichés, de quoi faire de beaux panneaux à afficher et avoir de beaux souvenirs.

Nous reprenons la route de la veille que nous remontons en sens inverse avec presque autant de demi-tour pour cause de piste « évanescente » et nous camperons au milieu de nul part.

J'aime ces campements sauvages, loin de tout avec ce sentiment de liberté et l'absence totale d'autres touristes. Un luxe même sous une tente.

Notre itinéraire nous a conduits au sud, en plein désert de Gobi et maintenant nous remontons vers le nord-ouest pour découvrir d'autres paysages.

Le lac Orog

L'étape du jour doit nous conduire jusqu'au lac Orog.

Petit déjeuner préparé par Bilgai, puis nous prenons la route.

Nous aurons beau temps pendant ce séjour mongol même si quelques orages seront venus perturber nos balades. Il fait un peu frais matin et soir et assez chaud dans la journée sachant que la pluie, le vent et le soleil se succèdent en très peu de temps. Mais non, ce n’est pas la Bretagne ! Il y a l'aridité des paysages qui nous entourent pour en être convaincus.

Nous passons par la ville de Khatansuudal où se déroule les fêtes du Naadam. Fête traditionnelle avec de nombreuses de compétitions.

Nous arrivons pour l'épreuve du tir à l'arc.

Des participants nous accueillent en nous offrant un bol de bière mongole accompagné de petits gâteaux. La bière est préparée avec du lait de jument fermenté. N'étant pas vraiment adepte de ces boissons acidulées, je goutte par respect mais ne me régale pas vraiment.

Khatansuudal

Nous étions inquiets lors de notre départ pour la Mongolie par rapport à la nourriture.

Ce pays aride n'est pas du tout propice aux cultures et ces peuples nomades sont essentiellement des éleveurs.

La perspective de manger du mouton (pas de l'agneau) ne nous réjouit pas vraiment étant végétariens. Mais Bilgai est un cuistot hors pair, nous aurons de bons petits plats avec légumes et crudités accompagnés de bœuf. Vraiment nous aurons bien mangé durant notre séjour, les talents culinaires de notre guide sont immenses ! Il nous préparera nombre de petits plats traditionnels goûteux.

Mais nous voyons bien que le mouton est à la base de leur alimentation. Ils mangent tout, cervelle, tripes, gras ….

Arrivés dans un camp de yourtes, Bilgai nous propose d'aller assister à l'abattage d'un mouton ... nous déclinerons.

Plat de mouton ... très gras !
Plat de mouton ... très gras !
Les raviollis mongoles appelés "bouses".
Les raviollis mongoles appelés "bouses".

Dans quelques restaurants nous trouverons des raviolis cuits à la vapeur comme au Tibet.

Ici on les nomme « bouse » et « momo » au Tibet. Ceux de Mongolie sont à le viande et aux légumes pour les tibétains mais le principe est le même et c'est absolument délicieux. Ils sont cuits généralement à la vapeur, parfois frits.

Le repas mongole type comporte généralement un potage en entrée, même en plein été quand il fait très chaud !

Nous restons un moment pour observer l'épreuve de tir à l'arc. Les candidates et candidats se succèdent et un(e) arbitre inscrit les performances de chacun.

Une ambiance à la fois concentré, où on plaisante quand même, mais surtout très officielle, c'est un véritable concours.

La gente féminine est bien représentée. Elles sont aussi nombreuses que les jeunes gens, la seule différence tient à la distance de tir, un peu plus proche des cibles pour les filles.

Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.

Ces fêtes du Naadam sont nationales et nous en retrouverons plusieurs sur notre parcours.

Avec leurs habits traditionnels, ces jeunes gens sont magnifiques, fiers de leur nation et traditions.

Nous repassons par Khatansuudal où le Naadam se prépare mais nous n'aurons pas le temps de voir les autres épreuves, la route est longue.

De gros orages s'abattent au loin et nous passons « entre les gouttes », mais ce ciel orageux et les paysages montagneux sont de toute beauté, très photogéniques.

Une autre petite bourgade sur notre route. Ce sont souvent des villes de mineurs, il y a beaucoup de charbon et minéraux en Mongolie et les mines sont nombreuses.

Campement sur les bords du lac Orog

Nous arrivons au lac Orog, nous camperons proche du rivage.

Le paysage est grandiose, à l'horizon une chaîne de montagne désertique puis le lac Orog, devant nous une prairie avec des marécages et à l'arrière une grande dune de sable.

Une fois notre tente montée, nous partons nous balader sur la dune pour quelques clichés puis revenons à notre campement pour une bonne bière avant de dîner.

Un orage nous gratifie d'un superbe arc-en-ciel lors du coucher de soleil.

Jagaa déplace la voiture pour nous protéger du vent qui maltraite notre tente. Parfois le vent est vraiment violent.

Remonté vers le nord

Bayanhongor

Monastère à Bayanhongor.
Monastère à Bayanhongor.

Aujourd'hui nous quittons le désert de Gobi en remontant plus au nord. Encore des problèmes de pistes mal définies et perte de temps.

Le GPS mongole consiste à demander sa route de Ger en Ger … nous finissons par trouver le bon chemin.

Nous arrivons à Bayanhongor, petite ville où nous trouverons des bains publics pour une bonne douche puis un restaurant où je mangerai des « bouses » excellents.

Nous irons par la suite visiter le monastère de la ville puis celui d'Erdenestsogt.

Durant la période communiste, pratiquement tous les monastères ont été détruits. Il ne reste pas grand-chose dans les enceintes de ces monastère, quelques bâtiments épars souvent reconstruits le siècle dernier. Le peu de bâtiments restant debout sont souvent juste des musées.

Rare bâtiment en place dans le monastère.
Rare bâtiment en place dans le monastère.

Vallée de la rivière Tuin

Nous poursuivons notre route jusqu'à une vallée verdoyante.

Quelques yourtes disséminées et du bétail, essentiellement des chèvres et moutons ainsi que des troupeaux de yaks et chevaux.

Nous montons notre tente et profitons de cette fin d'après-midi à la température clémente.

Je refais un peu de drone, les conditions sont idéales.

Elle n'arrive pas à remonter à cheval.
Elle n'arrive pas à remonter à cheval.

Des yourtes voisines, des enfants viennent nous rendre visite.

Nous leur offrons quelques jouets et ils reviennent avec un gros bol de crème de lait de yak pour nous remercier.

 

Excellent, cela me rappelle mon enfance chez mes grands-parents quand ma grand-mère faisait bouillir le lait de la ferme et que le lendemain j'avais cette crème au petit déjeuner.

Une petite fille vient demander de l'aide à Bilgai pour remonter sur son cheval et repart regrouper son troupeau de yak pour le ramener vers les yourtes de sa famille.

 

Après le repas nous irons dormir sous tente, satisfaits de cette belle journée.

Je n'aurais jamais aussi bien dormi sous tente qu'en Mongolie, fraîcheur nocturne, silence, tout pour passer une bonne nuit réparatrice.

Bilgai aide cette gamine à remonter sur sa monture.
Bilgai aide cette gamine à remonter sur sa monture.

Tsetserleg

Tsetserleg.
Tsetserleg.

Le lendemain, nous reprenons la route toujours en direction du nord jusqu’à Tsetserleg. C’est une longue étape.

A Tsetserleg nous irons visiter le monastère transformé en musée et dont certains bâtiments ont été reconstruits. Visite, commentée par Bilgai, très intéressante.

Sont exposés les outils et ustensiles utilisés par les anciens, une yourte permet de comprendre comment elle est construite.

Nous montons jusqu’au temple sur les hauteurs de la ville pour visiter le temple et avoir une jolie vue sur la ville.

Nuit en hôtel, ça fait du bien parfois un bon lit bien confortable !

Tsetserleg.
Tsetserleg.

Route vers le parc naturel de Terkhiin Tsagaan Nuur.

Fête du Naadam.
Fête du Naadam.

Sur la route, entre Zaankhushue et Arhangay, nous allons voir de nouvelles épreuves du Naadam.

Cette fois il s’agit de la course de chevaux.

La compétition débute par les tout petits qui doivent parcourir une vingtaine de kilomètres sur leur monture.

L’ambiance est très détendue, plusieurs stands proposent de la nourriture, des boissons, des jeux.

Nous attendons le début de l’épreuve.

Soudain tout le monde se presse vers les barrières pour l’arrivée des premiers participants.

Au loin un nuage de poussière annonce leur arrivée.

Les gamins stimulent leur monture et ils passent la ligne d’arrivée au grand galop, sous les hourras des spectateurs, je suis étonné de leur jeunesse.

Fête du Naadam.
Fête du Naadam.
Fêtes du Naadam, la course de chevaux.
Fêtes du Naadam, la course de chevaux.

Et voici le grand gagnant de l'épreuve, bien loin devant le second.

Il sera chaleureusement félicité.

Nous ne resterons pas pour le reste de la fête et reprenons a route.

lac Tsagan

Nous poursuivons jusqu’au lac Tsagan où nous nous installerons dans une yourte. Nous sommes chez l’habitant.

Mauvais temps en ce milieu d’après-midi. Un vent très fort accompagné de pluie interrompt notre balade en bordure du lac, nous regagnons notre Ger.

Mais le temps change très vite et une heure plus tard un grand soleil baigne la vallée.

Nous en profitons pour une seconde balade vers une colline qui nous permettra d’avoir un beau point de vue sur le lac et la vallée.

J’en profite pour grimper un peu plus haut et voir le volcan Khorgo ainsi que l’immense coulée basaltique qui s’en est échappée.

 

Nous regagnons notre campement, Bilgai et Jagaa nous attendent pour le dîner.

Le volcan Khorgo

Le lendemain, nous partons à pied en compagnie de Bilgai pour voir le volcan Khorgo.

Nous sommes à presque 2000 m d'altitude sur un plateau basaltique et ce volcan est à l'origine du champ de lave qui s'étend sur tout ce fond de vallée et qui a obstrué la rivière Chulutu qui y coule formant le lac Tsagan.

On retrouve quelques tunnels de lave qui montrent que la dernière éruption (environ 5000 ans) était effusive.

Ce volcan fait partie d'un système comportant plusieurs cônes éruptifs et est relié au rift du Baïkal plus au nord. Ce rift est semblable à celui que l'on retrouve en Afrique. C'est le mécanisme géologique de la séparation des continents.

Bilgai souffrant d'un genou nous laissera au pied du cône.

La fête nationale du Naadam conjuguée au week-end fera que la région, très touristique, est noire de monde.

Nous grimperons sur le cône en compagnie de nombreux mongoles en villégiature mais aussi des touristes comme nous.

On trouve un premier cône adventif puis le sentier continue de monter pour atteindre les bords du cratère principal.

Nous en ferons le tour, ce qui nous permettra de voir tout le paysage de cette vallée.

On peut voir la coulée de lave s'étendant jusqu’à la rivière et contournant une petite chaîne de collines pour se diriger vers le lac. Le paysage est vraiment superbe.

Nous retrouvons Bilgai au pied du volcan et nous repartons vers notre camp pour déjeuner.

Cratère du volcan Khorgo.
Cratère du volcan Khorgo.
Vue aérienne vallée du lac Tsagan.
Vue aérienne vallée du lac Tsagan.

Dans l’après-midi je refais voler mon drone pour voir ces paysages avec un peu de hauteur.

Je me régale tout en étant prudent et inquiet car je n'ai pas beaucoup d'expérience.

Après un petit orage lors de notre arrivée, puis du soleil, le temps se couvre et menace de nouveau.

Puis nous décidons d'aller voir les « cairns » sur le bord du lac mais devons attendre la fin d'un gros orage avant de nous y aventurer, et faire vite avant d'être sous les trombes d'eau de l'orage qui arrive.

On peut voir les rideaux d'eau de l'orage sur la photo ci après.

Puis retour au camp où Bilgai nous a préparé un bon petit plat, des chaussons fourrés de viande et frits.

Nuit en yourte

Sources chaudes de Tsenker

Nous reprenons la route pour les sources chaudes de Tsenker.

En route, petits arrêts pour quelques courses et de quoi boire l’apéro le soir.

Les sources chaudes de Tsenker sont très touristiques, la vallée est occupée par de très nombreux camps proposant des bains chauds.

Nous retrouverons quelques touristes étrangers mais surtout des asiatiques et des mongoles.

La source principale sort en face de notre camp de yourte. L’eau jaillit à 100°C puis est collectée et répartie pour les nombreux camps.

A notre arrivée, beaucoup trop de monde dans les bassins.

Nous irons voir la source avant d’aller faire trempette dans les différents bassins aux eaux plus ou moins chaudes.

Moment très agréable de calme au milieu de la nature et apaisant dans cette eau chaude à l'odeur d’hydrogène sulfuré (œuf pourri) qui me rappelle nos nombreux séjours en Islande.

Le soir, une fille du camp vient pour allumer notre poêle dans la yourte car nous n'avons pas le droit de le faire nous même.

Le poêle est complètement rempli de petit morceaux de bois et il me semble que c'est un peu trop. Mais elle allume le feu puis repart en voyant qu'il a bien pris.

Le feu est tellement fort que nous sommes obligés d’ouvrir la porte et sortir pour ne pas mourir de chaud !

Les yourtes étant relativement bien isolées par les couches de feutre de ses parois, la température grimpe très vite car en plus il n'y a que l'ouverture au niveau du toit qui sert à faire passer le tuyau du poêle.

Nous arrivions de notre baignade dans les eaux chaudes et avions déjà bien chaud !!!

 

Ce soir c'est repos pour notre guide qui n'a pas à faire la cuisine car nous mangerons ensemble au restaurant du camp.

 

Nous retournons dans notre Ger pour passer une nuit paisible.

Des Gers, des chèvres des moutons, la Mongolie
Des Gers, des chèvres des moutons, la Mongolie

La vallée d’Orkhon

Le séjour commence à tirer vers sa fin et nous nous dirigeons vers la vallée d’Orkhon. Mais avant nous passons par l’ermitage bouddhiste de Tuvkhun.

Ermitage bouddhiste de Tuvkhun

Nous partons, en compagnie de Bilgai, vers cet ermitage par un sentier qui chemine dans une forêt.

Depuis quelques jours nous voyons quelques forêts sur les versants sud des collines, mais cette fois nous cheminons directement dedans.

Cet ermitage est très réputé et de très nombreux pèlerins cheminent en même temps que nous.

Certains louent une monture et le chemin est complètement défoncé par les chevaux.

Nous parvenons à l’ermitage après plus d’une heure de trajet, le site est noir de monde.

Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.

Nous avons en premier un petit temple puis un sentier conduit jusqu’à la grotte où se trouvaient les ermites.

Il faut escalader une petite paroi rocheuse pour y parvenir et je suis étonné de voir femmes, enfants mais aussi personnes âgées grimper les cinq mètres pour parvenir à cette grotte.

La légende dit que si on pénètre dans cette grotte, notre vie en sera transformée, une renaissance en quelque sorte.

Mais il y a foule sur ce bout de sentier coincé entre le précipice et la falaise et nous préférons continuer jusqu’au sommet où nous découvrons un paysage très vert constitué de forêt.

Les pèlerins font le tours d’un cairn puis redescendent par un petit sentier en passant au pied d’arbres sacrés.

Nous repartons vers le parking où nous attend Jagaa puis Bilgai fait la cuisine pour le déjeuner.

Reprenant la route, nous irons directement à notre camp de yourte dans la vallée d’Orkhon.

Vallée d’Orkhon

Nous sommes chez l’habitant, c’est-à-dire que cette famille possède quelques yourtes à louer aux touristes.

Nous sommes accueillis par la famille et essayons de respecter le protocole.

Pour pénétrer dans la yourte, il faut franchir le seuil du pied droit sans le cogner sur le seuil, sinon ressortir et recommencer. A l’intérieur, les hommes se placent à gauche et les femmes à droite.

On nous offrira une boisson fermentée à base de lait de jument en guise de bienvenue accompagnée de petits gâteaux secs. Je trempe mes lèvres dans le breuvage sans me régaler alors que Ludo adore.

Les discussions vont bon train, nos guide et chauffeur discutent avec le propriétaire ainsi qu'une autre équipe accompagnant une famille européenne.

Puis nous nous installons.

 

J’en profiterais pour faire un  peu de drone mais je perturbe les animaux et la traite des yaks devient problématique. Du coup je dirige le drone à l’opposé et prend de l’altitude pour photographier le paysage.

Je retourne vers le campement pour assister à la traite des yaks.

L'aînée de la famille a rassemblé les dris (femelle du yak) vers l’enclos des petits en chevauchant sa moto. Fini les chiens de berger !

La benjamine libère un petit qui se précipite vers sa mère pour téter. Elle le laisse quelques minutes avant de le séparer puis la mère et l’aînée s’occupent de traire les dris. Le lait ainsi récolté est filtré puis mis à chauffer dans un grand chaudron jusqu’à ébullition tout en le remuant constamment.

Une fois refroidi, surnage cette fameuse crème qu’on aura pour notre petit déjeuner.

Repas en compagnie de Bilgai et Jagaa.

Le lendemain nous partons à cheval vers la cascade.

C’est notre hôte qui nous conduit à travers la prairie jusqu’à la chute d’eau.

Je suis de nouveau un peu frustré d’être tenu en laisse alors que Ludo vagabonde à sa guise. Certes je ne suis pas un cavalier confirmé, car vraiment peu de pratique, mais je pourrais me débrouiller seul je pense.

La balade nous permet de voir tranquillement le paysage, c'est déjà ça.

Départ tenu en laisse !!! Grrr
Départ tenu en laisse !!! Grrr
Cascade dans la vallée d’Orkhon.
Cascade dans la vallée d’Orkhon.

Là encore énormément de touriste venant visiter cette cascade, quelques étrangers mais surtout beaucoup de mongoles.

Ce grand plateau basaltique est creusé par la rivière et en aval de la chute, la rivière en rejoint une autre plus importante et très boueuse.

Bilgai nous dira que c’est une exploitation minière en amont qui pollue autant cette rivière. En plein développement économique, la protection de l'environnement n'est pas priorité des autorités de ce pays.

Nous cherchons un petit resto pour le déjeuner et ensuite nous retournons en voiture jusqu’à notre campement.

Coulée basaltique dans la vallée d’Orkhon.
Coulée basaltique dans la vallée d’Orkhon.

Avec Ludo, nous partons voir la rivière en traversant une partie de la vallée.

Champ de lave à perte de vue. Toute cette vallée est recouverte de coulées basaltiques très anciennes qui confèrent à la terre sa fertilité exceptionnelle.

De ce fait, cette vallée est très peuplée pour ne pas dire surpeuplée, bien sûr par le bétail très abondant. On peut s'en rendre compte au niveau des prairies dont l'herbe est très rase car trop souvent broutée.

Nous arrivons sur les berges de la rivière mais ce n’est pas vraiment engageant, l’eau est boueuse, trouble.

Quel dommage de polluer cette eau précieuse dans un pays aussi aride.

 

Rivière polluée par l'industrie minière.
Rivière polluée par l'industrie minière.
La chevauchée fantastique.
La "chevauchée" fantastique.

Nous rentrons au campement et Bilgai nous propose une balade à cheval sans être tenu en laisse.

Ludo préfère que ce soit Bilgai qui m’accompagne.

Nous voici partis, ma monture est très calme et pendant que Bilgai et notre hôte discutent, je profite du paysage, de la tranquillité de cette balade en pleine nature.

Au bout d’une demi-heure, nous faisons demi-tour et là ma monture part au grand galop pour rentrer « à la maison ».

J’ai beau crier « HO !!! », rien n’y fait.

C’est en tirant bien fort sur les rênes qui j’arrive à la ralentir.

Pas étonnant me dira Bilgai, les cris excitent les chevaux qui du coup partent au galop. Nous repartons plus tranquillement et je serre un peu ma monture pour qu’elle ne s’emballe pas.

Devant nous une buse, à terre, a attrapé un petit rongeur mais ne veut pas le lâcher pour s’envoler, spectacle impressionnant.

Puis de nouveau ma monture, qui n’y tient plus, part au grand galop jusqu’aux yourtes. Finalement je me serais régalé.

Fin d’après-midi tranquille à lire avant d’aller dîner.

La chevauchée fantastique.
La "chevauchée" fantastique.
Photo de famille. Le couple et ses trois enfants, Bilgai, Ludo, Jagaa.
Photo de famille. Le couple et ses trois enfants, Bilgai, Ludo, Jagaa.

Le lendemain matin, avant de partir, nous faisons une photo en compagnie de notre famille d’accueil et accompagnateurs puis nous prenons la route.

J'ai demandé à notre hôte son adresse postale, je leur enverrai quelques photos.

Karakorum

Nous partons pour Karakorum, la cité légendaire de Gengis Khan mais aussi la ville où Bilgai possède un camp de yourte où nous logerons.

Nous arrivons et nous installons puis allons vers le monastère où se déroulent des épreuves de la fête du Naadam.

Nous arrivons pour le tir à l’arc mais d’autres stands proposent des jeux comme les dominos ou bien un lancé de palet.

Ce sont toujours des jeux d’adresse et de concentration.

D’autres stands proposent de la nourriture, des brochettes, des sandwichs, des boissons.

Fête du Naadam, épreuve de tir à l'arc.
Fête du Naadam, épreuve de tir à l'arc.
Karakorum, l'enceinte vide du monastère.
Karakorum, l'enceinte vide du monastère.

Nous allons visiter le monastère, l’enceinte est immense mais bien vide !

Là encore tout ou presque a été détruit lors de la période communiste.

Seuls quelques bâtiments restent car transformés en musée.

Mais au milieu des touristes il y a aussi quelques pèlerins.

Après cette visite, nous rentrons au camp de Bilgai et repartons à pied visiter le mémorial de Gengis Khan sur les hauteurs d’une petite colline qui domine la ville.

Le monument à la gloire de Gengis Khan est beau et impressionnant perché sur cette colline. Mais il aurait besoin d'être un peu plus entretenu.

Monument à la gloire de Gengis Khan.
Monument à la gloire de Gengis Khan.

Nous regagnons le camp pour l’apéro et le dîner.

Les Gers de Bilgai sont très bien décorées comme le restaurant, il a su faire de ce camp un lieu de villégiature bien agréable, en dehors de la ville mais tout proche, on peut y apprécier le calme.

Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Gers de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Gers de Bilgai à Karakorum.

Un gros orage s’abat sur le camp, mais nous sommes à l’abri dans cette yourte confortable.

Le désert du Petit Gobi

Aujourd’hui, nous nous rapprochons un peu plus d’Oulan-Bator. Nous irons visiter les monts sacrés Khugnu et le petit Gobi.

Sur la route, nous faisons une halte pour quelques photos, le paysage est grandiose et c’est une des premières fois que nous voyons des cultures.

Un grand champ de colza et un autre de céréales.

Et nous en verrons d’autres sur la route qui remonte vers Oulan-Bator.

Champs de colza et céréales.
Champs de colza et céréales.

Les monts sacrés de Khugnu

Nous arrivons dans les monts sacrés de Khugnu et allons visiter le petit temple au sommet.

Très bien restauré, ce temple est un des plus simples et plus beaux que nous avons visités.

Il est entouré d’autres bâtiments en ruines depuis la période communiste.

Bilgai nous dit que d’autres ruines d’un temple se trouvent plus haut et nous partons les visiter. Nous retrouvons effectivement les ruines d’un grand complexe mais il ne reste pas grand-chose.

Beau temple perdu dans la campagne mongole.
Beau temple perdu dans la campagne mongole.
Ruines d'un imposant monastère détruit lors de la période communiste.
Ruines d'un imposant monastère détruit lors de la période communiste.

Le petit Gobi

Nous logerons en yourte chez l’habitant.

Nous nous installons puis allons voir de plus près les dunes qui nous entourent.

Je retrouve le contraste de prairies marécageuses jouxtant des dunes de sables.

Nous gravissons une haute dune pour avoir un joli point de vue. Là encore beaucoup de monde venu d’Oulan-Bator pour camper en bordure des dunes, pique-niquer, profiter de cette nature magnifique. A l’horizon, les nuages s’accumulent donnant au ciel un aspect inquiétant.

Les enfants de la famille jouent avec leurs voisins et ils viennent dans notre yourte pour se cacher puis repartent jouer dehors. Toute l’après-midi ils joueront en extérieur, grimpant sur les barrières, se poursuivant. Ça change des gamins européens qui ne savent rien faire sans leur smart phone.

Les enfants, intrépides, jouent en extérieur toute la journée.
Les enfants, intrépides, jouent en extérieur toute la journée.

Je profite de cette dernière journée pour refaire un peu de drone, je commence à être plus confiant.

En fin de journée nous assistons à la traite d’une jument.

Le poulain est amené auprès de sa mère pour téter pendant un moment puis séparé et l’éleveuse trait la jument avant de passer à une autre.

Les yourtes sont confortables mais les mongoles sont assez petits et j’ai des difficultés à trouver un lit où je peux tenir complètement allongé.

Ces yourtes sont prévues pour au moins 4 à 5 personnes. Les lits sont répartis sur le pourtour avec un poêle à bois au centre dont la cheminée dépasse le faîte. Les parois extérieures sont en treillis de bois recouvert d’un feutre de laine de mouton très épais assurant une bonne protection contre le froid.

Aussi en cette saison chaude, le feu fait monter très rapidement la température dans la yourte et nous étoufferons souvent de chaud car le feu était trop important.

Le sol est recouvert de tapis, l’ambiance est très chaleureuse.

Oulan-Bator

Nous quittons le Petit Gobi pour rentrer à Oulan-Bator, bonne route jusqu’à la capitale où nous retrouvons la civilisation au travers d’embouteillages monstres.

Monastère de Gandantegchinlin
Monastère de Gandantegchinlin

Nous commençons par visiter le Monastère de Gandantegchinlin qui, comme les autres, a subit de grandes destructions sous l’époque communiste.

Mais les bâtiments restant sont très beaux notamment le bâtiment principal qui abrite une statue de Bouddha de 26 m de haut.

On retrouve une grande ferveur chez les pèlerins qui le visitent et cela nous ravi.

Nous passerons un grand moment à visiter cette succession de temple, l'intérieur est très décoré comme dans les monastères tibétains ou nous retrouvons enfin cette ambiance magique.

Toujours des milliers de statues de Bouddha dans les vitrines, des photos du Dalaï-lama et autres dignitaires bouddhistes. Il manque juste l'odeur des lampes au beurre de yak, mais nous sommes en Mongolie et pas au Tibet.

Puis Bilgai nous conduit à travers le centre ville pour découvrir les monuments principaux.

Nous continuerons nos visites sans lui et finirons par aller prendre une bière au sommet de la Blue Sky  avant de regagner notre hôtel.

La ville est pleine de tours en construction, ces dernières côtoient des temples et le contraste est saisissant, notamment un ancien monastère transformé en musée au pied de la Blue Sky.

Oulan-Bator, tradition et modernité se côtoient.
Oulan-Bator, tradition et modernité se côtoient.
Vue sur Oulan-Bator de la Blue Sky tower.
Vue sur Oulan-Bator de la Blue Sky tower.

Nous voici à la fin de notre périple en Mongolie, nous repartirons très tôt le lendemain par le vol Oulan-Bator Moscou.

 

Un grand merci à Bilgai et Jagaa pour la gestion de notre voyage, une belle équipe très professionnelle.

Bilgai et Jagaa.
Bilgai et Jagaa.

Nous avons préparé ce voyage avec Asie OnLine . C'était un voyage à la carte.

Un grand merci à Anthony qui nous a bien aidé lors de notre escale moscovite.

La région de la Puna en Argentine.

Argentine, région de la Puna. Le cône d'Arita.

Voyage en Argentine en février mars 2019.

Ayant visité le désert d’Atacama il y a quelques années, lors d’un voyage en Bolivie et au Chili, nous avions très envie de revoir ces paysages désertiques fascinants.

En cherchant des renseignements sur internet, Ludo tombe sur une photo du cône d'Arita et décide que nous irons voir cette curieuse formation géologique perdue en plein salar désertique. Le cône d'Arita est donc le but de ce voyage, mais nous ne parvenons pas à savoir s'il est accessible facilement, les pistes pour y aller ne figurent pas sur Google Maps, de plus nous y serons en pleine saison des pluies.

C'est en partie cela qui nous décide de louer un véhicule robuste, sûr, qui passera par des pistes peu carrossables, voire boueuses, défoncées pour parvenir jusqu'au cône. Ayant défini notre itinéraire, nous comprenons que ce n'est pas que pour aller dans le salar d'Arizaro où trône le cône d'Arita, que nous aurons besoin d'un bon véhicule. En effet, nous nous sommes très souvent retrouvés seuls sans âmes qui vivent à des kilomètres à la ronde pour explorer, visiter cette région de la Puna en Argentine. Nous avons prévu des réserves d'eau et de nourriture permettant d'attendre l'arrivée de secours. Mais, au final, certains jours, nous n'avons croisé aucun véhicule en plein désert.

Voici une vue satellite de la région que nous souhaitons explorer. La région tropicale à l'est et le désert de la Puna sur l'ensemble de la vue.

En zoomant, les détails apparaissent.

Salta :

Nous effectuons un vol de Marseille vers Barcelone, puis vers Buenos Aires et finalement vers Salta située au nord-ouest de ce pays.

Malheureusement les conditions atmosphériques feront que notre avion atterrira à Tucuman, à 400 km de Salta. Des orages empêchent l’avion d’atterrir. La compagnie, Aerolinas Argentinas, ne prendra en charge ni l’hébergement, ni le transfert sur Salta. Nous prendrons à  quatre une voiture conduite par un argentin de Tucuman jusqu’à Salta où nous arriverons à 3h45. Heureusement, l’hôtel était réservé !

Le lendemain, nous récupérons notre véhicule de location, un pick-up Chevrolet S10 et nous prenons la route pour de nouvelles aventures.

Notre voiture de location. Un Pick-up Chevrolet S10.
Notre voiture de location. Un Pick-up Chevrolet S10.

Cayafate :

Notre première étape nous conduira jusqu’à Cayafate en passant par la Quebrada de las Conchas avec la Gargenta del Diablo, le Mirador Tres Cruces.

Nous sommes dans le nord-ouest de l’Argentine mais encore assez bas en altitude et la saison des pluies se termine par quelques gros orages qui gonflent les rivières. Le paysage n’est pas désertique, la végétation est bien verte dans le lit des rivières même si les collines sont assez arides.

Les paysages sont déjà superbes, les roches très colorées tranchent avec la végétation.

A Cayafate, nous trouvons un hôtel très agréable, Hôtel Plaza avec un joli design.

Après notre installation, nous allons sur la place centrale pour déguster une petite mousse et juste avant de partir à la recherche d’un resto, un orage éclate transformant la rue en véritable torrent.

Après quelques minutes, la pluie cesse, nous faisons le tour de la place et trouvons un resto bien agréable.

San Antonio de las Cobres :

Notre étape du jour doit nous amener jusqu’à San Antonio de las Cobres en passant par Cachi.

Mais à l’office du tourisme, on nous signale que la route est impraticable à cause de dégâts dus aux orages. Nous changeons notre itinéraire mais dans un des villages traversés, la route est complètement détruite par les derniers orages et nous perdons beaucoup de temps à retrouver la route principale.

Finalement nous continuons donc de nuit et ne voyons pratiquement rien des paysages que nous traversons, mais nous voyons bien que nous prenons de plus en plus d’altitude. C'est la route qui conduit jusqu'à la frontière chilienne, elle est en très bon état.

Nous passons de 1 187 m d’altitude à Salta, à 3 775 m arrivés à San Antonio de las Cobres.

Nous finissons par arriver à San Antonio de las Cobres tard dans la soirée, 21h30

La nuit est tombée et la petite ville est pratiquement déserte. Grace au GPS nous arrivons jusqu'à un hôtel et trouvons une chambre pour la nuit. C'est un hôtel très simple qui nous convient parfaitement car nous repartons le lendemain. Nous posons nos sacs et repartons à la recherche d'un resto.

San Antonio de las Cobres, La Puna, Argentine.
San Antonio de las Cobres, La Puna, Argentine.

Notre véhicule garé devant l'hôtel.

Ce matin il n'y a pas foule dans les rues. Il y a plus de chiens errants que d'habitants ! Nous allons dans le centre pour quelques courses et je remarque une file impressionnante. Les gens font la queue devant des distributeurs de billets, le dernier devra attendre une bonne heure avant de retirer de l'argent. Quelle patience !!!

Cette petite ville est au carrefour des nationales 40 et 51. C’est une ville minière à la population assez pauvre et on ne retrouve pas l'architecture typique des villes coloniales espagnoles.

Tolar Grande :

Départ le matin pour Tolar Grande, la piste longe le río San Antonio de los Cobres puis nous bifurquons pour aller voir le Viaduc La Polvorilla emprunté par le "Train des Nuages", El Tren a las Nubes.

Ce train part de Salta (1 187 m) parcoure 217 km, franchit 29 ponts, 21 tunnels, 13 viaducs et arrive au Viaduc La Polvorilla (4220 m) en 15 heures de voyage à 35 km/h. Pour gravir les  3000 m de dénivelé, il emprunte deux boucles hélicoïdales et deux zigzags (techniques ferroviaires pour gravir des pentes fortes).

J'aurai aimer l'emprunter, mais il faut réserver à l'avance et nous n'en avons pas eu la possibilité.

A l'origine, il continuait jusqu'au col Paso Socompa à la frontière chilienne. C'est un des trains les plus du monde, traversant des paysages fantastiques. Lors des arrêts, les passagers sont invités à descendre pour visiter de petits marchés artisanaux.

Argentine, Puna, Col de Chorillo.
Argentine, Puna, Col de Chorillo.

Ce viaduc courbé fait 224 m de long, la voie est perché à 63 m et se situe à 4 220 m d'altitude

 

Nous continuons notre route en passant par le col Alto Chorrillo à 4 560 m.

Alors que le ciel était menaçant, chargé de nuages gorgés de pluie, ici nous avons un ciel dégagé d’un bleu pur.

 

 

Nous passons par des salars, des lagunes qui nous rappellent notre voyage en Bolivie et au Chili.

Sur la piste, des lamas, des vigognes fuient à notre approche.

Les vigognes sont restées sauvages mais les lamas sont domestiqués. Leurs propriétaires nouent des fils de laines colorés aux poils pour les marquer. Ces décorations sont très jolies, c'est déjà un peu le carnaval.

Argentine, sur la route vers Tolar Grande.
Argentine, sur la route vers Tolar Grande.
Argentine, région de la Puna, des vigognes.
Argentine, région de la Puna, des vigognes.
Argentine, région de la Puna,
Argentine, région de la Puna,

La piste traverse la Laguna Seca, le contraste du désert entouré par cette lagune est saisissant. L'eau du salar est saturée de sel et on peut voir sur les bords la cristallisation formant de jolies concrétions d'un blanc éclatant.

La voie ferrée croise notre piste et nous faisons un petit arrêt pour prendre quelques photos. C'est la même voie ferrée que celle du train des nuages. Elle est empruntée par les trains de marchandises.

Les sommets environnants sont recouverts de neige, ils sont à plus de 5 000 m.

Nous sortons du salar et traversons une série de petites collines composées d’argile rouge avec des couches de gypse dont les cristaux brillent au soleil.

Argentine, région de la Puna. cristaux de gypse.
Argentine, région de la Puna. cristaux de gypse.
Argentine, région de la Puna. Dépôts de sel sur l'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts de sel sur l'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts d'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts d'argile.

La région est constituée de dépôts sédimentaires argileux. Les pluies lessivent l'argile qui s'accumule dans le petites flaques puis sèche au soleil et se craquelle.

Nous voyons aussi des couches de gypse (sulfate de calcium hydraté, la base du plâtre) qui alternent avec les couches d'argile. L'érosion fait apparaître les cristaux qui brillent au soleil.

Dans les salars, le sol est très riche en sels. Lors des pluies, l'eau dissout les sels qui remontent ensuite par capillarité et forment ces dépôts en surface que l'on pourrait confondre avec de la neige. Cette richesse en sel inhibe la pousse et la croissance des végétaux ce qui renforce l'aspect désertique.

Argentine, région de la Puna. Labyrinthe dans les collines d'argile.
Argentine, région de la Puna. Labyrinthe dans les collines d'argile.

Nous traversons un véritable labyrinthe au travers de ces collines d'argile.

On retrouve les dépôts de sel à la surface de ces reliefs.

Dès que c'est possible, nous montons sur ces collines pour avoir un meilleur point de vue sur la région. De plus, un peu d'exercice physique à ces altitudes me permet de rester en forme en prévision du marathon que je dois faire à mon retour.

Avant d’arriver à Tolar Grande, nous traversons le Desierto del Diablo.

Ici les collines sont recouvertes de plaques blanches. Ce n’est pas de la neige mais des dépôts de sel. Le sol est gorgé de sel qui remonte en surface après les pluies par capillarité puis l’évaporation laisse le sel en surface.

Mais on peut observer de la véritable neige sur les sommets à plus de 5 000 m.

Chaque fois que nous voyons un paysage superbe, nous cherchons un point de vue et n’hésitons pas à gravir de petites collines pour avoir un plus beau paysage à photographier.

Cela permet aussi de s’adapter à l’altitude, nous sommes entre 3 500 m et 4 000 m d’altitude et mon souffle est court. Je ne pourrais pas m’entraîner pour mon prochain marathon mais l’altitude me permettra de faire une bonne réserve de globules rouges à mon retour.

Argentine, Tolar Grande, volcan Socompa.
Argentine, Tolar Grande, volcan Socompa.

Avant d’arriver à Tolar Grande, nous passons au plus près du volcan Socompa qui culmine à 6 031 m.

Ce volcan fait partie d’une chaîne le long de la frontière avec le Chili, la cordillère des Andes.

Nous sommes en pleine zone de subduction, les plaques océaniques du Pacifique plongent sous la plaque continentale de l'Amérique du sud  et tout le long des volcans apparaissent.

A Tolar Grande, nous trouvons un petit meublé confortable mais disponible que pour une nuit. Nous posons nos sacs et, comme d'habitude, nous repartons explorer les abords du village.

L’accueil à l’office du tourisme est sympathique, mais pas de discussion en anglais, seulement en espagnol que nous ne maîtrisons pas trop, mais finalement nous nous en sortons assez bien. Merci à Google traducteur !

Nous aurons un autre meublé en plein centre le lendemain.

 

Nous repartons pour visiter les alentours de ce petit village avec notamment un petit salar qui recèle des stromatolithes, mais nous ne verrons rien à cause du vent qui agite la surface du petit lac !

Cette association d’algues et de micro-organismes existe depuis plus de 3 milliards d’années et constitue les premières formes de vie sur Terre. En se développant les micro-organismes piègent des particules de sable et forment des monticules mamelonnés.

Malheureusement nous ne les verrons pas.

Présence de Stromatolites dans cette petite laguna.
Présence de Stromatolites dans cette petite laguna.

Cône d’Arita :

Aujourd’hui nous partons à la découverte du Cône d’Arita.

Ne sachant pas si la piste est en bon état, ni si elle est bien fléchée, nous partons à l’aventure.

Mais avant cela, nous faisons une petite ballade à El Arenal, groupe de petites collines à la terre rouge qui nous permettent d’avoir un beau point de vue sur Tolar Grande et les volcans de la frontière avec le Chili dont certains sommets dépassent les 6 000 m.

Un peu d'exercice physique pour gravir ces petites collines, mais avec l'altitude, monter quelques dizaines de mètres est essoufflant. Je persévère et monte sur la colline la plus haute pour avoir une vue sur Tolar Grande et la chaine de volcans que nous voyons au loin.

Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.

Notre visite terminée, nous reprenons la voiture pour le Cône d'Arita. La direction du Salar d'Arizaro est bien indiquée, un panneau orné d'un crane de lama nous indique la direction et nous rappelle que nous sommes en plein désert hostile, mais nous avons pris nos précautions avec réserve d'eau et de nourriture.

Nous traversons le Salar d’Arizaro et arrivons en vue du cône.

Au départ de Tolar Grande, la piste est très carrossable, une berline pourrait y passer. Certains tronçons sont moins praticables mais avec notre pick-up nous ne rencontrons aucun problème.

Salar d'Arizaro. Pompage de la saumure pour traiter la piste.
Salar d'Arizaro. Pompage de la saumure pour traiter la piste.

Sur la piste, après avoir croisé une niveleuse, nous remarquons un camion-citerne qui fait le plein au milieu du salar. Intrigué, je vais voir ce qu’il pompe. Un trou dans le salar est remplie de saumure (eau saturée de sel) et le camion pompe puis arrose la piste nouvellement rafraîchie pour compacté le sol. Nous aurons de la gadoue avant la piste ferme. Mais cette saumure en séchant fait durcir l'argile et stabilise la piste.

Finalement la piste est vraiment bien praticable, nous croisons de gros camion qui eux vont beaucoup plus lentement que nous. Nous verrons tout au bout une mine en exploitation ce qui explique le bon état de la piste pour les camions chargés de minerai.

Le cône d’Arita est presque parfait. On ne comprend pas bien le processus de sa formation et il est unique dans ce salar. Mais il est très photogénique, encore faut il trouver le bon angle de prise de vue.

Il faut traverser le salar pour avoir un joli point de vue du cône sur un fond de ciel bleu et de montagnes. Nous souhaitons avoir un peu de hauteur pour mieux le voir et passons par une piste qui conduit vers une mine. La sécurité nous arrête, prend nos passeports car c’est une mine privée qui exploite des minerais de métaux précieux (or ?) Notre attente s'éternise un peu ...

Finalement nous renonçons et prenons une piste pour aller au Salar d’Antofalla en passant par Antofallita. N’ayant pas assez de carburant, nous renonçons à faire la boucle pour revenir au cône d’Arita. Les paysages sont grandioses.

Nous descendons jusqu'à Antofallita qui n'est constitué que d'une maison et un peu de terre cultivée car il y a une source. C'est un minuscule havre de verdure en plein désert. Une mamie nous regarde passer ...

Nous poursuivons jusqu'à l'entrée du lago salar de Antofalla, admirons cette étendue désertique et repartons, je suis un peu frustré mais que faire ...

Nous croisons une énorme coulée basaltique aux roches très sombres qui tranchent avec le désert ocre.

Cette magnifique coulée est intrigante, en plein milieu du désert, on ne voit aucun cône. Mais la région est volcanique comme en témoignent les volcans qui nous entourent au loin (Llullaillaco (6 739 m), le Socompa (6 031 m), qui domine le col Paso Socompa, l'Aracar (6 095 m), l'Arizaro (5 774 m) et les appareils volcaniques du Lastarria (5 706 m) et du Cordón del Azufre).

Cette coulée est typique d’une éruption fissurale.

Vue satellite de la coulée de lave.
Vue satellite de la coulée de lave.

Nous retournons vers le cône et repassons par la mine pour enfin avoir un beau point de vue au soleil couchant. (Nous sommes persévérants !)

Le garde avait gardé nos fiches et demande à un chauffeur de la mine de nous accompagner un peu plus haut pour faire nos photos.

Nous retournerons à Tolar Grande pour le coucher de soleil.

Retour à San Antonio de las Cobres :

Ce matin nous repartons vers San Antonio de las Cobres, nous emprunterons une piste différente (plus au sud sur la carte à droite) pour rejoindre Susques puis aller voir le salar d'Olaroz.

Argentine, Tolar Grande. Salar aux stromatolithes.
Argentine, Tolar Grande. Salar aux stromatolithes.

Mais à la sortie de Tolar Grande, nous visitons de nouveau le salar aux stromatolithes mais toujours sans en voir. Les dernières pluies ont dû les recouvrir.

nous poursuivons notre route en remontant vers Susques.

Nous prenons une variante en passant un peu plus au sud pour rejoindre la Laguna Seca.

Voir d'autres paysages désertiques est un régal. Seuls dans ce désert, nous avons une sensation de liberté incomparable, la piste est très bonne et nous nous arrêtons souvent pour admirer et photographier le paysage. je ne m'en lasse pas !

Argentine, région de la Puna. Des ânes sauvages.
Argentine, région de la Puna. Des ânes sauvages.
Argentine, région de la Puna. Des lamas.
Argentine, région de la Puna. Des lamas.

Un peu avant d’arriver à San Antonio de las Cobres, Ludo m’emmène visiter le Viaduc La Polvorilla en prenant la piste supérieure qui aboutit au niveau du tablier. Petit balade sur les voies et le début du pont. Il est interdit de marcher sur le tablier. Je ne ferais que quelques mètres dessus pour prendre des photos, le vide au-dessous de moi est impressionnant (63 m).

En chemin nous voyons un viscachas sur des rochers, sorte de lapin de la famille des chinchillas. Nous en avions vu en Bolivie.

Nuit dans le même hôtel à San Antonio de las Cobres, très simple mais confortable.

Salinas Grandes :

Cette étape nous conduit beaucoup plus vers l’est du pays. Mais en premier, nous remontons vers le nord pour rejoindre Susques.

Peu après San Antonio de las Cobres nous empruntons une piste indiquée sur le GPS mais qui s'averse peu praticable (elle suit le lit d'une rivière et c'est trop chaotique)  et nous oblige à faire demi-tour. Nous continuons sur la piste principale en direction de Susques.

Arrivés à Susques, nous visitons une petite chapelle ainsi qu'une église au toit de chaume, typiques de cette ville qui par ailleurs ne revêt pas grand intérêt.

Après cet arrêt à Susques, nous partons visiter le Salar Olaroz par une piste bien carrossable au début. Mais une première difficulté apparaît, la route a été emportée par les orages. Nous contournons l'obstacle mais quelques kilomètres plus loin, même problème. Nous finissons par renoncer et faisons demi-tour.

Nous contournons ce premier obstacle mais en trouvons un second quelques kilomètres plus loin. Nous faisons demi-tour.

Nous changeons alors de route pour traverser le salar d'Olaroz en direction de la frontière chilienne, mais nous ne voyons pas trop l'intérêt de nous aventurer sur cette route où ne circulent que d'énormes camions en direction ou venant du Chili.

Après ces deux tentatives, nous renoncerons et partons plus au nord et à l'est vers la frontière Bolivienne.

Argentine, route détériorée dans le salar d'Olaroz.
Argentine, route détériorée dans le salar d'Olaroz.
Argentine. Un Nandou de Darwin (Rhea pennata).
Argentine. Un Nandou de Darwin (Rhea pennata).

Nous longeons le Salinas Grandes, voyons pour la première fois des nandous, petites autruches qui fuient à notre approche.

Les ânes sauvages, vigognes et lamas sont très présents dans ces contrées désertiques.

A Susques visite des deux petites églises et chapelle au toit de chaume.

La petite ville ne présente que peu d'intérêt par elle même.

Nous nous restaurerons avant de reprendre la route.

Argentine, Susques, église au toit de chaume.
Argentine, Susques, église au toit de chaume.

Arrivée en fin d’après-midi à Salinas Grandes où nous ferons quelques photos de cette étendue de sel uniforme jusqu’à l’horizon.

Heureusement, un petit kiosque est resté ouvert et nous commanderons quelques empaniadas pour notre repas du jour !

Nous trouvons un hôtel au niveau Pozo Colorado pour la nuit, le seul à des kilomètres à la ronde. Problème d'eau courante, rien ne sort des robinets. Le propriétaire nous fournira quelques seaux d'eau de pluie pour les toilettes. Pas de douche ce soir ! Cette région désertique manque cruellement d'eau qui est généralement pompée dans la nappe  phréatique. Ici tout le village est à la diète hydrique ...

Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.

Nous passons un bon moment à faire des photos et explorer cette étendue de sel. En fin d'après-midi, peu de touristes, les marchands de souvenirs plient leurs étals. Heureusement qu'il restait cette vieille femme vendant des empagnadas pour nous restaurer. Tout chaud, ils étaient excellents !

Iruya :

Notre route nous conduira encore plus au nord et à l’est pour cette étape.

Au programme, les formations géologiques de la Quebrada et un petit village typique très appréciés des touristes, Iruya.

Mais auparavant, Ludo veut voir un bout de Bolivie, nous nous dirigeons vers la frontière bolivienne au niveau de la ville de La Quiaca.

Un panneau nous rappelle que nous sommes à 5 121 Km d’Ushuaïa, l’extrême sud de l'Argentine. Que ce pays est grand !

Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.

Ludo veut revoir « un bout » de la Bolivie et nous partons pour La Quiaca, ville frontalière avec Villazon en Bolivie.

Mais en dehors de voir la Bolivie vue de loin, rien de très particulier dans cette petite ville sauf un joli marché où nous mangerons quelques empagnadas.

Argentine, la Quebrada Humahuaca.
Argentine, la Quebrada Humahuaca.

Nous ne sommes plus en zone désertique mais semi tropicale et les paysages sont plus verdoyants.

Nous partons visiter la Quebrada Humahuaca  inscrite au Patrimoine Culturel et Naturel de l'Humanité en juillet 2003 par l'UNESCO.

C’est une profonde vallée, crée par une faille tectonique, où coule le Rio Grande de Jujuy qui a découpé, érodé le relief laissant apparaître des strates géologiques très colorées.

Avant d’y parvenir, nous passons par un petit village, Iruya, perdu au fond d’une vallée très encaissée. La route pour y parvenir est très accidentée, passant par un col à plus de 4 000 m et descendant de plus de 1200 m dans la vallée.

Argentine, Iruya.
Argentine, Iruya.

Ce village est très touristique et de plus c’est carnaval et beaucoup de touristes sont venus pour cette occasion.

A notre arrivée dans le village, nous nous apercevons que le pneu avant gauche est dégonflé et à mieux regarder, il est carrément crevé. Mais nous devons trouver un hôtel avant la nuit et le gros orage qui menace. Sitôt les sacs déposés dans notre chambre, l’orage éclate et entre deux averses nous courons prendre l’apéro dans un restaurant où nous dînerons aussi. Le lendemain nous faisons réparer notre roue avant d’aller nous balader dans la vallée. Heureusement, je n’ai pas de difficulté pour démonter la roue et le réparateur se situe à 50 m de notre véhicule.

Nous nous en sortons bien !

Ballade jusqu’à la rivière, les roches rouges tranchent avec la végétation. Mais le sentier est mal indiqué et nous écourtons la ballade pour nous consacrer plus au village lui-même.

Les rues sont animées par le carnaval, les gens frappent leur tambour, jouent de la flûte et dansent en tournant en rond et buvant soit du vin blanc soit de l’alcool. Certains ne retrouveront pas leur maison !!! Mais la fête se passe dans la joie et la bonne humeur.

Argentine, Iruya.
Argentine, Iruya.

La fête se prolongera tard dans la nuit, nous serons couchés et ne verrons pas dans quel état les festivaliers quitterons les lieux. Finalement nous aurons trouvé un hôtel bien situé en plein centre du village.

Maimara :

Nous quittons Iruya le lendemain pour descendre la vallée du Rio Grande de Jujuy et découvrir les paysages fantastiques creusés par la rivière. Arrivé à Humahuaca, nous empruntons une piste qui monte de façon vertigineuse vers le mirador situé juste en face des formations géologiques colorées.

Cette vue satellite Google permet de voir la beauté extraordinaire de cette formation géologique.

On se rend compte de son étendue que l'on ne peut pas appréhender du "mirador" où nous prenions ces photos.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.
La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.

Ce paysage de la Quebrada Humahuaca est vraiment grandiose.

Les strates géologiques présentent une multitude de couleurs au niveau de ce site : la « colline au 14 couleurs » ou Serrania de Hornocal. Nous passons par un col à près de 5 000 m avant de rejoindre le "mirador". C'est une des premières fois que nous voyons autant de touristes. Ça change du désert de la Puna !

Les strates présentent une multitude couleurs où l'ocre, le vert, le jaune, le blanc se déclinent en une trentaine de nuances. Les couches stratifées situées plus bas créent un contraste saisissant par leur couleurs chaudes allant du rouge vif au violet.

Nous admirons un bon moment ce fabuleux paysage avant de repartir et continuer dans la vallée du Rio Grande.

La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.
La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.

Nous repassons par Humahuaca où le carnaval bat son plein.

Les hôtels sont complets, les distributeurs de billets vides. Nous ne nous éternisons pas et descendons vers Pumamarca où nous rencontrons les mêmes difficultés. Le carnaval a attiré beaucoup de monde et la consommation bat son plein comme la fête.

Nous trouverons finalement à nous loger à Maimara.

Du coup nous n’avons pas vraiment visité cette vallée et une fois nos sacs déposés à l’hôtel, nous repartons admirer les couleurs au soleil couchant.

Nous allons jusqu’à Tilcara pour nous restaurer et profiter des animations du carnaval.

La fête bat son plein, on se lance des poudres colorées, de la mousse, des serpentins. Joie et bonne humeur sont le maître mot de ces carnavals.

En pleine rue les gens dansent sur une musique assourdissante, nous irons nous restaurer au calme dans un resto bondé !

La Quebrada Humahuaca :

Le lendemain nous remontons la vallée sous un soleil éclatant et profitons pour visiter tout ce qui peut être accessible en voiture.

Les roches colorées, les strates érodées sont magnifiques.

La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.

Au bout de la route ou de la piste, nous partons en ballade pour admirer ce paysage coloré.

Puis nous prenons la route pour rentrer sur Salta.

Aux abords de cette ville, nous sommes en pleine forêt tropicale. Le contraste est saisissant, l’humidité est partout avec des plantes épiphytes qui poussent sur les troncs, les roches.

La route serpente le long d’une grande réserve d’eau pour alimenter Salta.

Nous trouvons notre hôtel facilement.

Retour à Salta:

De retour à Salta, nous y passons une journée à visiter la ville.

Notre hôtel se situe à quelques mètres d'une très belle église, l'église San Francisco.

Cette fois nous nous posons un peu et avons réservé un hôtel de charme à la décoration raffinée et au confort dans une gamme supérieure à celle de nos hôtels d'aventuriers. Grasse matinée, petit déjeuner dans un cadre des plus agréable puis visite de la ville.

Nous irons flâner sur la place principale, un petit tour sur les hauteurs de la ville avec le téléphérique et au retour nous irons voir la Basilique cathédrale.

Salta est une très jolie ville de style colonial espagnol.

Salta, Place centrale.
Salta, Place centrale.
Salta, la place principale.
Salta, la place principale.
Salta, musée historique du nord.
Salta, musée historique du nord.

Visite de l'église San Francisco.

Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco. La coupole.
Salta, église San Francisco. La coupole.
Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.

Visite de la Cathédrale Basilique de Salta.

Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.

Buenos Aires:

Nous voici de retour à Buenos Aires.

Les vols intérieurs ayant souvent du retard, nous avons prévu une journée à Buenos Aires avant de repartir sur la France.

Nous profitons de cette journée et soirée pour visiter la ville.

Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. L’ Obelisco célèbre les 400 ans de la ville sur l'avenue la plus large du monde.
Buenos Aires. L’ Obelisco célèbre les 400 ans de la ville sur l'avenue la plus large du monde.

La Jordanie

Jordanie, désert du Wadi Rum.

Voyage en Jordanie en novembre 2018.

Par un vol AlItalia, nous atterrissons en Jordanie à 2 heures du matin (dur dur les voyages !!!).

Transfert dans un hôtel réservé pour finir notre nuit puis retour à l’aéroport le lendemain  pour prendre possession de notre voiture de location.

Direction le sud, par la route du Roi, nous partons visiter la réserve de Dana.

Mais la route est longue, parsemée de paysages somptueux et nous nous arrêterons souvent pour admirer le paysage.

Jordanie, notre voiture de location.
Jordanie, notre voiture de location.

Premier arrêt visiter la forteresse de Makawir.

Nous arrivons sur ce site archéologique qui ne présente que peu de ruines.

Deux colonnes encore debout, des murs, une citerne … Mais l’intérêt est la vue exceptionnelle sur la mer Morte que l’on voit miroiter au loin dans le soleil couchant.

le Wadi mujib.

Nous continuons notre route et passons par le Wadi mujib, profond et spectaculaire canyon. La route plonge de 800 m d’altitude jusqu’à un barrage à 200 m d’altitude.

Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.
Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.

Nous verrons quelques barrages tout le long de notre route en Jordanie. Ils sont essentiels pour l’agriculture dans ce pays désertique. L’arrosage se fait par du goutte à goutte pour économiser l’eau.

Quelques campements de Bédouins sur notre route.

En chemin, des vestiges d’un ancien volcan et d’une belle coulée basaltique. Nous sommes dans le rift, la zone de fracture qui remonte la mer Rouge jusqu’en Jordanie. Cette région est située entre trois plaques tectoniques. Les plaques africaine, arabique et euro-asiatique.

Nous trouverons un hôtel bien situé  sur les hauteurs, en bordure du canyon. Nous y arrivons de nuit, pas de vue mais une bonne bière pour l’apéro et un accueil sympathique.

Le lendemain, nous reprenons la route et finirons par arriver à Dana.

Dana était au départ un petit village particulièrement bien situé car cinq sources l’alimentaient. Les habitants ont longtemps vécu en quasi autarcie grâce à l’élevage et les cultures sur de bonnes terres irriguées par ces sources.

Réserve naturelle de dana.

Dans les années 1970, une cimenterie s’installe au niveau du plateau et peu à peu le village se vide de ses habitants au profit d’une nouvelle petite ville à proximité de ce nouvel employeur. Mais les conditions de subsistance, tant matérielle que psychologiques, s’étaient appauvries.

Plusieurs projets de réhabilitation du vieux village virent le jour.

Ce village, situé sur un éperon rocheux, était un site propice au tourisme. Quelques hôtels ont ouvert proposant des produits artisanaux. La poterie, broderie, culture et conditionnement des plantes médicinales sont de nouveau enseignées et transmises. Cela assure un revenu aux habitants de cette région. Le village a été réhabilité, quelques maisons ont été reconstruites offrant des hébergements pour le tourisme. Certes il y a encore beaucoup à faire mais le lieu est accueillant et agréable.

Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.
Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.

L’éperon rocheux, sur lequel est installé Dana, domine une vallée qui se poursuit jusqu’aux plaines de la mer Morte. C’est un véritable havre de paix hors des grands centres touristiques.

Nous y arrivons en fin d’après-midi et trouvons rapidement un hôtel pour deux nuits. Une bonne bière en terrasse avec une très belle vue sur la vallée au soleil couchant puis repas à l’hôtel.

Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.
Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.

Tôt le matin, nous nous mettons en marche pour descendre dans la vallée.

Le plateau se situe à  1500 m d’altitude et le village à 1 300 m. Une réserve naturelle a été créée dans cette région incluant la vallée de Dana et nous décidons d’aller voir cette nature préservée.

Bien sûr, la descente ne comporte pas de difficulté, le sentier est bien tracé et nous cheminons à la fraîcheur matinale.

La caractéristique principale de ce paysage est qu’il débute en altitude (1 500 m) pour finir dans la plaine de la mer Morte à –400 m au-dessous du niveau des océans. La flore va changer tout le long de cette descente vertigineuse. De méditerranéenne, elle passe à désertique.

 

La vallée est taillée dans un grès très coloré et érodé comportant des motifs qu’on pourrait croire sculptés par la main de l’homme.

Nous rencontrons quelques bergers avec leur troupeau de chèvres et de brebis, mais dans l’ensemble il n’y a pas grand monde.

 

Nous continuerons notre chemin en espérant arriver en vue de la plaine, mais une colline en cachant une autre, au bout de 4 heures nous décidons de rebrousser chemin. Nous sommes tout de même arrivés à une altitude de 400 m en étant partis de 1 200 m.

Une grosse pause déjeuné pour reprendre des forces et nous remontons vers le village. En chemin nous croiserons plusieurs groupes accompagnés de leur guide dont un nous souhaitera « bon courage » pour la remontée.

En effet, nous sommes en plein après-midi et la chaleur commence à être assez forte. Nous serons dans la fournaise pour la partie la plus pentue qui remonte au village et finirons nos réserves d’eau un peu avant d’arriver.

Très belle balade dans cette région aride où la roche est vraiment somptueuse, la nature préservée et la quiétude immense.

C’est là que j’apprécie le plus les « vacances », du calme, de la sérénité, de l’espace.

Nuit dans le même hôtel pour repartir le lendemain.

 

Nous reprenons la route du Roi, direction Pétra. Nous sommes toujours en altitude au niveau du plateau avec des paysages désertiques à perte de vue. Le matin, il y a un peu de brume, mais elle se lève rapidement et nous ne voyons qu’occasionnellement la plaine de la mer Morte. Toujours le même type de roche, un grès érodé, souvent rouge ou jaune qui donne de superbes paysages.

Forteresse de Shawbak.

Rencontre de quelques bergers accompagnant leur troupeau de chèvres et de brebis et qui nous saluent au passage.

Sur notre route, nous passons par la forteresse de Chawbak. Celle-ci est beaucoup mieux conservée que la première. Nous montons pour la visiter. Nous avons acheté avant de partir un « Jordan Pass » qui nous donne accès aux sites jordaniens sans en payer l’entrée. L’entrée des sites archéologiques jordaniens est assez onéreuse et ce pass nous fait faire de substantielles économies car nous en visiterons pas mal tout au long de notre séjour.

La forteresse de Chawbak est assez bien restaurée, nombreuses salles voûtées, arches gothiques, souterrains, le tout construit dans cette pierre aux couleurs chaudes. Nous ferons pas mal de photos. De ce promontoire, nous avons une superbe vue sur le Wadi Araba avec au loin un champ d’immenses éoliennes.

Jordanie, la forteresse de Shawbak.
Jordanie, la forteresse de Shawbak.

Construite par Baudouin 1er, roi de Jérusalem et à la tête des croisés. Les inscriptions en arabe sur les façades sont de Saladin.

Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.

Nous continuons notre route et finissons par arriver à Petra pour le déjeuner. Installation à l’hôtel puis nous partons pour quelques visites afin de se mettre dans l’ambiance.

Il est trop tard pour visiter le site principal et décidons d’aller visiter « Little Pétra » pour avoir un avant-goût de ce que nous découvrirons demain.

Little Petra.

Jordanie, Little Pétra.
Jordanie, Little Pétra.

Le site de Little Pétra est assez petit et quand nous arrivons la plupart des touristes en sortent.

Nous cheminons dans un canyon, appelé Siq, qui débouche sur un tombeau. Nous continuerons dans le canyon qui devient très étroit, mais il est tard et nous n’irons pas plus loin.

Il faut un guide pour explorer la suite du site car il est facile de s’y perdre. Bel aperçu de ce qui nous attend demain.

Site archéologique de Petra.

Aujourd’hui, visite de Pétra.

Nous nous levons tôt pour être dans les premiers sur ce site mythique. Dès l’entrée, nous ne voyons pas trop de touristes et les barrières passées nous accélérons le pas pour dépasser ceux qui lambinent en cours de route. Ici aussi le canyon est appelé Siq. C’est une profonde gorge qui coupe le massif de grès et qui par endroit est tantôt large, tantôt très étroit.

Je remarque de part et d’autre des rigoles creusées dans la paroi qui servaient à l’alimentation en eau de la ville.

On presse le pas pour arriver dans les premiers.
On presse le pas pour arriver dans les premiers.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.

Quelques calèches, tirées par des chevaux, passent avec les touristes qui ne veulent pas marcher. A un moment le Siq se resserre et on aperçoit entre les deux parois le Trésor.

On débouche alors sur une esplanade face à ce monument d’une extrême beauté.

Nous avons bien fait de presser le pas car il y a peu de touristes et l’esplanade est assez dégagée pour faire des photos sans personne dessus. Nous restons un bon moment à contempler cette merveille puis reprenons notre chemin pour grimper en hauteur juste en face du Trésor et attendre que le soleil se lève et éclaire la façade.

Le site de Pétra est rempli de marchands en tout genre. Vente de bibelots, souvenirs, étoffe mais aussi de boissons. Nous nous installerons face au Trésor, un café oriental à la cardamome à observer la façade qui s’éclaire petit à petit.

Nous passerons la journée entière à la découverte du site. Les tombeaux nabatéens, les édifices construits par les romains et ceux édifiés par les byzantins. C’est un site très riche et qui n’a pas été encore totalement fouillé. Mais il est immense et une journée ne suffira pas pour tout voir, tout explorer. Une bonne paire de chaussures est nécessaire car qu’est-ce qu’on peut marcher à Pétra, surtout accompagné de Ludo qui s’émerveille à chaque détour du chemin et veut tout voir.

Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.

Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après-midi, dînons et retournons sur le site pour un spectacle son et lumière. Pour l’occasion le Siq a été illuminé par des lampions tout le long jusqu’au Trésor et l’esplanade qui lui fait face est illuminées elle aussi. C’est très esthétique, mystérieux mais les touristes affluent, l’organisation laisse à désirer et c’est un peu la pagaille. Les nouveaux arrivant ne sachant pas trop où se placer, il n’y a pas assez de nattes pour que tout le monde puisse s’asseoir … finalement la musique commence par un Bédouin jouant de la flûte suivi d’un autre jouant d’un instrument à corde et quand la musique s’arrête un Bédouin entame un discours fleuve qui aura raison de notre patience.

Un spectacle son et lumières bien décevant.
Un spectacle son et lumières bien décevant.
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique

Nous quitterons les lieux assez déçus par le manque d’organisation et la pauvreté du spectacle. Nous aurions dû faire confiance au Guide du Routard qui ne recommandait pas ce spectacle !

Nous passerons une journée de plus le lendemain pour visiter plus en détails le site. Sortir des sentiers remplis de touristes pour se perdre dans les méandres des canyons, monter sur les reliefs pour avoir une belle vue sur l’ensemble du site de Pétra et voir d’autres monuments non visités la veille. Nous irons ainsi voir le « Monastère » la « Pierre du sacrifice » et finirons par nous retrouver seuls dans des coins reculés où nous rencontrerons quelques Bédouins qui y vivent.(9)

Le site de Pétra est immense, mais vaut vraiment la peine d’être exploré car nombres de merveilles sont à l’écart et peu de touristes s’aventurent loin des chemins principaux.

La roche à Pétra est de toute beauté, à elle seule c’est tout un spectacle et on la découvre en rentrant dans les tombeaux creusé à même la paroi rocheuse.

Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.

Troisième et dernier jour à Pétra. Nous décidons de passé par une autre entrée, mais pas vraiment pratique et en plein soleil. Nous finissons quelques visites et notamment cette église byzantine avec quatre colonnes en pierre bleue et de jolies mosaïques.

Quelques jours dans le désert du Wadi Rum.

Nous reprenons la route pour descendre encore plus au sud, jusqu’au désert du Wadi Rum que nous atteignons en fin d’après-midi.

Nous avons rendez-vous à 18 heures avec notre contact de Bédouin Friends. Une fois les présentations faites, nous partons en 4x4, passons par l’agence où Anne nous attend et filons vers notre premier campement. Nous serons en compagnie d’un couple de français bien sympathique.

Arrivés au campement, nous retrouvons deux autres couples de français que nous avions rencontrés à Pétra. S’ensuit une soirée très agréable, nos chauffeur et guide jouerons de cette guitare traditionnelle en chantant et de notre côté nous discutons entre nous des voyages et de la Jordanie.

Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.
Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.

Nuit à la belle étoile, bien installé sur de bons matelas et sous de bonne couverture.

Quel bonheur de se réveiller dans le silence du désert, le calme, la quiétude, le soleil encore bas sur l’horizon donne une couleur fantastique au paysage désertique. Ludo se lève et part explorer les alentours de notre campement et je fini par faire de même en attendant que les autres sortent des bras de Morphée.

Les deux couples nous quittent après le petit déjeuné et nous partons avec Sélam faire une belle balade dans le désert.

Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.
Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.

Durant nos trois jours dans le désert, nous alternerons les balades en compagnie de Sélam et les virés sur le toit du 4X4 piloté par Ahmed qui peu à peu nous emmènent vers le sud du Wadi Rum.

Durant les balades, j’aurais du mal à arracher mon regard du sol à la recherche de belles pierres, fleurs, plantes, traces d’animaux. Le désert est vraiment très riche, il y a énormément de choses à observer, un régal. Mais il faut aussi lever les yeux et apprécier ces paysages de rêve.

De notre perchoir, nous avons le sentiment d’être les rois du Wadi Rum et surtout nous avons une vue extraordinaire sur le désert. Ahmed et Sélam nous taquinent en sortant du 4X4 qui roule lentement seul sur la piste.

Les paysages sont somptueux, parmi les plus beaux que je n’ai jamais vus et surtout dans le sud, vers la frontière avec l’Arabie Saoudite.

Avec Bédouin Friends, nous sommes allés loin des zones trop touristiques, des campements fixes où les touristes s’entassent. Nous avons bivouaqué dans des lieux isolés où il n’y avait que nous et toujours des lieux somptueux.

La nuit venue, quelques essais de photos en compagnie de François et Yzza. Nous avons réalisés quelques beaux clichés, beaucoup de ratés mais il faut bien apprendre.

Trois nuits, trois couchers et autant de levers de soleil dans la joie et bonne humeur et la quiétude du désert. Expérience unique et il sera difficile de trouver mieux.

Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.

 

Merci Anne, qui organise TOUT et est débordée, Sélam pour tes belles balades et Ahmed pour ton humour et ta musique.

Au soir du troisième jour, Ahmed nous raccompagne sur le parking du départ et nous le remercions chaleureusement.

Nous trouvons finalement un Resort pour passer la nuit et repartons le lendemain pour remonter vers le nord cette fois.

Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.

La mer Morte.

Nous allons vers le mer Morte pour une petite baignade. Difficile de trouver un coin où se baigner sans payer une fortune. Toute la côte est envahie de complexes luxueux  qui proposent des baignades à 40 dinars (50 €) minimum et nous finirons par le complexe gouvernemental où l’on paiera 20 dinars par personne. Le complexe est tout en travaux, tout est déglingué mais il y a une douche et on se change pour une baignade surprenante.

L’eau de la mer Morte contient dix fois plus de sel que le reste des océans et cette eau très dense nous porte, on flotte vraiment beaucoup. Expérience surprenante ! Mais il ne faut surtout pas boire la tasse car cela peut être dangereux voire mortel, on ne peut pas non plus y rester trop longtemps car on risque la déshydratation.

Nous y restons une petite demi-heure en tout puis repartons.

Nous remontons des plaines de la mer Morte jusqu’à Madaba où nous trouvons un hôtel.

Jordanie, ville de Madaba.
Jordanie, ville de Madaba.

Site antique de Jesrah.

Le lendemain nous partons pour le nord du pays, jusqu’à Jerash, pour visiter la cité antique.

Cité antique de Jearsh.
Cité antique de Jearsh.
Très beau site antique.
Très beau site antique.