Argentine, région de la Puna

Argentine, région de la Puna. Le cône d'Arita.

Voyage en Argentine en février mars 2019.

Ayant visité le désert d’Atacama il y a quelques années, lors d’un voyage en Bolivie et au Chili, nous avions très envie de revoir ces paysages désertiques fascinants.

En cherchant des renseignements sur internet, Ludo tombe sur une photo du cône d'Arita et décide que nous irons voir cette curieuse formation géologique perdue en plein salar désertique. Le cône d'Arita est donc le but de ce voyage, mais nous ne parvenons pas à savoir s'il est accessible facilement, les pistes pour y aller ne figurent pas sur Google Maps, de plus nous y serons en pleine saison des pluies.

C'est en partie cela qui nous décide de louer un véhicule robuste, sûr, qui passera par des pistes peu carrossables, voire boueuses, défoncées pour parvenir jusqu'au cône. Ayant défini notre itinéraire, nous comprenons que ce n'est pas que pour aller dans le salar d'Arizaro où trône le cône d'Arita, que nous aurons besoin d'un bon véhicule. En effet, nous nous sommes très souvent retrouvés seuls sans âmes qui vivent à des kilomètres à la ronde pour explorer, visiter cette région de la Puna en Argentine. Nous avons prévu des réserves d'eau et de nourriture permettant d'attendre l'arrivée de secours. Mais, au final, certains jours, nous n'avons croisé aucun véhicule en plein désert.

Voici une vue satellite de la région que nous souhaitons explorer. La région tropicale à l'est et le désert de la Puna sur l'ensemble de la vue.

En zoomant, les détails apparaissent.

Salta :

Nous effectuons un vol de Marseille vers Barcelone, puis vers Buenos Aires et finalement vers Salta située au nord-ouest de ce pays.

Malheureusement les conditions atmosphériques feront que notre avion atterrira à Tucuman, à 400 km de Salta. Des orages empêchent l’avion d’atterrir. La compagnie, Aerolinas Argentinas, ne prendra en charge ni l’hébergement, ni le transfert sur Salta. Nous prendrons à  quatre une voiture conduite par un argentin de Tucuman jusqu’à Salta où nous arriverons à 3h45. Heureusement, l’hôtel était réservé !

Le lendemain, nous récupérons notre véhicule de location, un pick-up Chevrolet S10 et nous prenons la route pour de nouvelles aventures.

Notre voiture de location. Un Pick-up Chevrolet S10.
Notre voiture de location. Un Pick-up Chevrolet S10.

Cayafate :

Notre première étape nous conduira jusqu’à Cayafate en passant par la Quebrada de las Conchas avec la Gargenta del Diablo, le Mirador Tres Cruces.

Nous sommes dans le nord-ouest de l’Argentine mais encore assez bas en altitude et la saison des pluies se termine par quelques gros orages qui gonflent les rivières. Le paysage n’est pas désertique, la végétation est bien verte dans le lit des rivières même si les collines sont assez arides.

Les paysages sont déjà superbes, les roches très colorées tranchent avec la végétation.

A Cayafate, nous trouvons un hôtel très agréable, Hôtel Plaza avec un joli design.

Après notre installation, nous allons sur la place centrale pour déguster une petite mousse et juste avant de partir à la recherche d’un resto, un orage éclate transformant la rue en véritable torrent.

Après quelques minutes, la pluie cesse, nous faisons le tour de la place et trouvons un resto bien agréable.

San Antonio de las Cobres :

Notre étape du jour doit nous amener jusqu’à San Antonio de las Cobres en passant par Cachi.

Mais à l’office du tourisme, on nous signale que la route est impraticable à cause de dégâts dus aux orages. Nous changeons notre itinéraire mais dans un des villages traversés, la route est complètement détruite par les derniers orages et nous perdons beaucoup de temps à retrouver la route principale.

Finalement nous continuons donc de nuit et ne voyons pratiquement rien des paysages que nous traversons, mais nous voyons bien que nous prenons de plus en plus d’altitude. C'est la route qui conduit jusqu'à la frontière chilienne, elle est en très bon état.

Nous passons de 1 187 m d’altitude à Salta, à 3 775 m arrivés à San Antonio de las Cobres.

Nous finissons par arriver à San Antonio de las Cobres tard dans la soirée, 21h30

La nuit est tombée et la petite ville est pratiquement déserte. Grace au GPS nous arrivons jusqu'à un hôtel et trouvons une chambre pour la nuit. C'est un hôtel très simple qui nous convient parfaitement car nous repartons le lendemain. Nous posons nos sacs et repartons à la recherche d'un resto.

San Antonio de las Cobres, La Puna, Argentine.
San Antonio de las Cobres, La Puna, Argentine.

Notre véhicule garé devant l'hôtel.

Ce matin il n'y a pas foule dans les rues. Il y a plus de chiens errants que d'habitants ! Nous allons dans le centre pour quelques courses et je remarque une file impressionnante. Les gens font la queue devant des distributeurs de billets, le dernier devra attendre une bonne heure avant de retirer de l'argent. Quelle patience !!!

Cette petite ville est au carrefour des nationales 40 et 51. C’est une ville minière à la population assez pauvre et on ne retrouve pas l'architecture typique des villes coloniales espagnoles.

Tolar Grande :

Départ le matin pour Tolar Grande, la piste longe le río San Antonio de los Cobres puis nous bifurquons pour aller voir le Viaduc La Polvorilla emprunté par le "Train des Nuages", El Tren a las Nubes.

Ce train part de Salta (1 187 m) parcoure 217 km, franchit 29 ponts, 21 tunnels, 13 viaducs et arrive au Viaduc La Polvorilla (4220 m) en 15 heures de voyage à 35 km/h. Pour gravir les  3000 m de dénivelé, il emprunte deux boucles hélicoïdales et deux zigzags (techniques ferroviaires pour gravir des pentes fortes).

J'aurai aimer l'emprunter, mais il faut réserver à l'avance et nous n'en avons pas eu la possibilité.

A l'origine, il continuait jusqu'au col Paso Socompa à la frontière chilienne. C'est un des trains les plus du monde, traversant des paysages fantastiques. Lors des arrêts, les passagers sont invités à descendre pour visiter de petits marchés artisanaux.

Argentine, Puna, Col de Chorillo.
Argentine, Puna, Col de Chorillo.

Ce viaduc courbé fait 224 m de long, la voie est perché à 63 m et se situe à 4 220 m d'altitude

 

Nous continuons notre route en passant par le col Alto Chorrillo à 4 560 m.

Alors que le ciel était menaçant, chargé de nuages gorgés de pluie, ici nous avons un ciel dégagé d’un bleu pur.

 

 

Nous passons par des salars, des lagunes qui nous rappellent notre voyage en Bolivie et au Chili.

Sur la piste, des lamas, des vigognes fuient à notre approche.

Les vigognes sont restées sauvages mais les lamas sont domestiqués. Leurs propriétaires nouent des fils de laines colorés aux poils pour les marquer. Ces décorations sont très jolies, c'est déjà un peu le carnaval.

Argentine, sur la route vers Tolar Grande.
Argentine, sur la route vers Tolar Grande.
Argentine, région de la Puna, des vigognes.
Argentine, région de la Puna, des vigognes.
Argentine, région de la Puna,
Argentine, région de la Puna,

La piste traverse la Laguna Seca, le contraste du désert entouré par cette lagune est saisissant. L'eau du salar est saturée de sel et on peut voir sur les bords la cristallisation formant de jolies concrétions d'un blanc éclatant.

La voie ferrée croise notre piste et nous faisons un petit arrêt pour prendre quelques photos. C'est la même voie ferrée que celle du train des nuages. Elle est empruntée par les trains de marchandises.

Les sommets environnants sont recouverts de neige, ils sont à plus de 5 000 m.

Nous sortons du salar et traversons une série de petites collines composées d’argile rouge avec des couches de gypse dont les cristaux brillent au soleil.

Argentine, région de la Puna. cristaux de gypse.
Argentine, région de la Puna. cristaux de gypse.
Argentine, région de la Puna. Dépôts de sel sur l'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts de sel sur l'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts d'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts d'argile.

La région est constituée de dépôts sédimentaires argileux. Les pluies lessivent l'argile qui s'accumule dans le petites flaques puis sèche au soleil et se craquelle.

Nous voyons aussi des couches de gypse (sulfate de calcium hydraté, la base du plâtre) qui alternent avec les couches d'argile. L'érosion fait apparaître les cristaux qui brillent au soleil.

Dans les salars, le sol est très riche en sels. Lors des pluies, l'eau dissout les sels qui remontent ensuite par capillarité et forment ces dépôts en surface que l'on pourrait confondre avec de la neige. Cette richesse en sel inhibe la pousse et la croissance des végétaux ce qui renforce l'aspect désertique.

Argentine, région de la Puna. Labyrinthe dans les collines d'argile.
Argentine, région de la Puna. Labyrinthe dans les collines d'argile.

Nous traversons un véritable labyrinthe au travers de ces collines d'argile.

On retrouve les dépôts de sel à la surface de ces reliefs.

Dès que c'est possible, nous montons sur ces collines pour avoir un meilleur point de vue sur la région. De plus, un peu d'exercice physique à ces altitudes me permet de rester en forme en prévision du marathon que je dois faire à mon retour.

Avant d’arriver à Tolar Grande, nous traversons le Desierto del Diablo.

Ici les collines sont recouvertes de plaques blanches. Ce n’est pas de la neige mais des dépôts de sel. Le sol est gorgé de sel qui remonte en surface après les pluies par capillarité puis l’évaporation laisse le sel en surface.

Mais on peut observer de la véritable neige sur les sommets à plus de 5 000 m.

Chaque fois que nous voyons un paysage superbe, nous cherchons un point de vue et n’hésitons pas à gravir de petites collines pour avoir un plus beau paysage à photographier.

Cela permet aussi de s’adapter à l’altitude, nous sommes entre 3 500 m et 4 000 m d’altitude et mon souffle est court. Je ne pourrais pas m’entraîner pour mon prochain marathon mais l’altitude me permettra de faire une bonne réserve de globules rouges à mon retour.

Argentine, Tolar Grande, volcan Socompa.
Argentine, Tolar Grande, volcan Socompa.

Avant d’arriver à Tolar Grande, nous passons au plus près du volcan Socompa qui culmine à 6 031 m.

Ce volcan fait partie d’une chaîne le long de la frontière avec le Chili, la cordillère des Andes.

Nous sommes en pleine zone de subduction, les plaques océaniques du Pacifique plongent sous la plaque continentale de l'Amérique du sud  et tout le long des volcans apparaissent.

A Tolar Grande, nous trouvons un petit meublé confortable mais disponible que pour une nuit. Nous posons nos sacs et, comme d'habitude, nous repartons explorer les abords du village.

L’accueil à l’office du tourisme est sympathique, mais pas de discussion en anglais, seulement en espagnol que nous ne maîtrisons pas trop, mais finalement nous nous en sortons assez bien. Merci à Google traducteur !

Nous aurons un autre meublé en plein centre le lendemain.

 

Nous repartons pour visiter les alentours de ce petit village avec notamment un petit salar qui recèle des stromatolithes, mais nous ne verrons rien à cause du vent qui agite la surface du petit lac !

Cette association d’algues et de micro-organismes existe depuis plus de 3 milliards d’années et constitue les premières formes de vie sur Terre. En se développant les micro-organismes piègent des particules de sable et forment des monticules mamelonnés.

Malheureusement nous ne les verrons pas.

Présence de Stromatolites dans cette petite laguna.
Présence de Stromatolites dans cette petite laguna.

Cône d’Arita :

Aujourd’hui nous partons à la découverte du Cône d’Arita.

Ne sachant pas si la piste est en bon état, ni si elle est bien fléchée, nous partons à l’aventure.

Mais avant cela, nous faisons une petite ballade à El Arenal, groupe de petites collines à la terre rouge qui nous permettent d’avoir un beau point de vue sur Tolar Grande et les volcans de la frontière avec le Chili dont certains sommets dépassent les 6 000 m.

Un peu d'exercice physique pour gravir ces petites collines, mais avec l'altitude, monter quelques dizaines de mètres est essoufflant. Je persévère et monte sur la colline la plus haute pour avoir une vue sur Tolar Grande et la chaine de volcans que nous voyons au loin.

Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.

Notre visite terminée, nous reprenons la voiture pour le Cône d'Arita. La direction du Salar d'Arizaro est bien indiquée, un panneau orné d'un crane de lama nous indique la direction et nous rappelle que nous sommes en plein désert hostile, mais nous avons pris nos précautions avec réserve d'eau et de nourriture.

Nous traversons le Salar d’Arizaro et arrivons en vue du cône.

Au départ de Tolar Grande, la piste est très carrossable, une berline pourrait y passer. Certains tronçons sont moins praticables mais avec notre pick-up nous ne rencontrons aucun problème.

Salar d'Arizaro. Pompage de la saumure pour traiter la piste.
Salar d'Arizaro. Pompage de la saumure pour traiter la piste.

Sur la piste, après avoir croisé une niveleuse, nous remarquons un camion-citerne qui fait le plein au milieu du salar. Intrigué, je vais voir ce qu’il pompe. Un trou dans le salar est remplie de saumure (eau saturée de sel) et le camion pompe puis arrose la piste nouvellement rafraîchie pour compacté le sol. Nous aurons de la gadoue avant la piste ferme. Mais cette saumure en séchant fait durcir l'argile et stabilise la piste.

Finalement la piste est vraiment bien praticable, nous croisons de gros camion qui eux vont beaucoup plus lentement que nous. Nous verrons tout au bout une mine en exploitation ce qui explique le bon état de la piste pour les camions chargés de minerai.

Le cône d’Arita est presque parfait. On ne comprend pas bien le processus de sa formation et il est unique dans ce salar. Mais il est très photogénique, encore faut il trouver le bon angle de prise de vue.

Il faut traverser le salar pour avoir un joli point de vue du cône sur un fond de ciel bleu et de montagnes. Nous souhaitons avoir un peu de hauteur pour mieux le voir et passons par une piste qui conduit vers une mine. La sécurité nous arrête, prend nos passeports car c’est une mine privée qui exploite des minerais de métaux précieux (or ?) Notre attente s'éternise un peu ...

Finalement nous renonçons et prenons une piste pour aller au Salar d’Antofalla en passant par Antofallita. N’ayant pas assez de carburant, nous renonçons à faire la boucle pour revenir au cône d’Arita. Les paysages sont grandioses.

Nous descendons jusqu'à Antofallita qui n'est constitué que d'une maison et un peu de terre cultivée car il y a une source. C'est un minuscule havre de verdure en plein désert. Une mamie nous regarde passer ...

Nous poursuivons jusqu'à l'entrée du lago salar de Antofalla, admirons cette étendue désertique et repartons, je suis un peu frustré mais que faire ...

Nous croisons une énorme coulée basaltique aux roches très sombres qui tranchent avec le désert ocre.

Cette magnifique coulée est intrigante, en plein milieu du désert, on ne voit aucun cône. Mais la région est volcanique comme en témoignent les volcans qui nous entourent au loin (Llullaillaco (6 739 m), le Socompa (6 031 m), qui domine le col Paso Socompa, l'Aracar (6 095 m), l'Arizaro (5 774 m) et les appareils volcaniques du Lastarria (5 706 m) et du Cordón del Azufre).

Cette coulée est typique d’une éruption fissurale.

Vue satellite de la coulée de lave.
Vue satellite de la coulée de lave.

Nous retournons vers le cône et repassons par la mine pour enfin avoir un beau point de vue au soleil couchant. (Nous sommes persévérants !)

Le garde avait gardé nos fiches et demande à un chauffeur de la mine de nous accompagner un peu plus haut pour faire nos photos.

Nous retournerons à Tolar Grande pour le coucher de soleil.

Retour à San Antonio de las Cobres :

Ce matin nous repartons vers San Antonio de las Cobres, nous emprunterons une piste différente (plus au sud sur la carte à droite) pour rejoindre Susques puis aller voir le salar d'Olaroz.

Argentine, Tolar Grande. Salar aux stromatolithes.
Argentine, Tolar Grande. Salar aux stromatolithes.

Mais à la sortie de Tolar Grande, nous visitons de nouveau le salar aux stromatolithes mais toujours sans en voir. Les dernières pluies ont dû les recouvrir.

nous poursuivons notre route en remontant vers Susques.

Nous prenons une variante en passant un peu plus au sud pour rejoindre la Laguna Seca.

Voir d'autres paysages désertiques est un régal. Seuls dans ce désert, nous avons une sensation de liberté incomparable, la piste est très bonne et nous nous arrêtons souvent pour admirer et photographier le paysage. je ne m'en lasse pas !

Argentine, région de la Puna. Des ânes sauvages.
Argentine, région de la Puna. Des ânes sauvages.
Argentine, région de la Puna. Des lamas.
Argentine, région de la Puna. Des lamas.

Un peu avant d’arriver à San Antonio de las Cobres, Ludo m’emmène visiter le Viaduc La Polvorilla en prenant la piste supérieure qui aboutit au niveau du tablier. Petit balade sur les voies et le début du pont. Il est interdit de marcher sur le tablier. Je ne ferais que quelques mètres dessus pour prendre des photos, le vide au-dessous de moi est impressionnant (63 m).

En chemin nous voyons un viscachas sur des rochers, sorte de lapin de la famille des chinchillas. Nous en avions vu en Bolivie.

Nuit dans le même hôtel à San Antonio de las Cobres, très simple mais confortable.

Salinas Grandes :

Cette étape nous conduit beaucoup plus vers l’est du pays. Mais en premier, nous remontons vers le nord pour rejoindre Susques.

Peu après San Antonio de las Cobres nous empruntons une piste indiquée sur le GPS mais qui s'averse peu praticable (elle suit le lit d'une rivière et c'est trop chaotique)  et nous oblige à faire demi-tour. Nous continuons sur la piste principale en direction de Susques.

Arrivés à Susques, nous visitons une petite chapelle ainsi qu'une église au toit de chaume, typiques de cette ville qui par ailleurs ne revêt pas grand intérêt.

Après cet arrêt à Susques, nous partons visiter le Salar Olaroz par une piste bien carrossable au début. Mais une première difficulté apparaît, la route a été emportée par les orages. Nous contournons l'obstacle mais quelques kilomètres plus loin, même problème. Nous finissons par renoncer et faisons demi-tour.

Nous contournons ce premier obstacle mais en trouvons un second quelques kilomètres plus loin. Nous faisons demi-tour.

Nous changeons alors de route pour traverser le salar d'Olaroz en direction de la frontière chilienne, mais nous ne voyons pas trop l'intérêt de nous aventurer sur cette route où ne circulent que d'énormes camions en direction ou venant du Chili.

Après ces deux tentatives, nous renoncerons et partons plus au nord et à l'est vers la frontière Bolivienne.

Argentine, route détériorée dans le salar d'Olaroz.
Argentine, route détériorée dans le salar d'Olaroz.
Argentine. Un Nandou de Darwin (Rhea pennata).
Argentine. Un Nandou de Darwin (Rhea pennata).

Nous longeons le Salinas Grandes, voyons pour la première fois des nandous, petites autruches qui fuient à notre approche.

Les ânes sauvages, vigognes et lamas sont très présents dans ces contrées désertiques.

A Susques visite des deux petites églises et chapelle au toit de chaume.

La petite ville ne présente que peu d'intérêt par elle même.

Nous nous restaurerons avant de reprendre la route.

Argentine, Susques, église au toit de chaume.
Argentine, Susques, église au toit de chaume.

Arrivée en fin d’après-midi à Salinas Grandes où nous ferons quelques photos de cette étendue de sel uniforme jusqu’à l’horizon.

Heureusement, un petit kiosque est resté ouvert et nous commanderons quelques empaniadas pour notre repas du jour !

Nous trouvons un hôtel au niveau Pozo Colorado pour la nuit, le seul à des kilomètres à la ronde. Problème d'eau courante, rien ne sort des robinets. Le propriétaire nous fournira quelques seaux d'eau de pluie pour les toilettes. Pas de douche ce soir ! Cette région désertique manque cruellement d'eau qui est généralement pompée dans la nappe  phréatique. Ici tout le village est à la diète hydrique ...

Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.

Nous passons un bon moment à faire des photos et explorer cette étendue de sel. En fin d'après-midi, peu de touristes, les marchands de souvenirs plient leurs étals. Heureusement qu'il restait cette vieille femme vendant des empagnadas pour nous restaurer. Tout chaud, ils étaient excellents !

Iruya :

Notre route nous conduira encore plus au nord et à l’est pour cette étape.

Au programme, les formations géologiques de la Quebrada et un petit village typique très appréciés des touristes, Iruya.

Mais auparavant, Ludo veut voir un bout de Bolivie, nous nous dirigeons vers la frontière bolivienne au niveau de la ville de La Quiaca.

Un panneau nous rappelle que nous sommes à 5 121 Km d’Ushuaïa, l’extrême sud de l'Argentine. Que ce pays est grand !

Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.

Ludo veut revoir « un bout » de la Bolivie et nous partons pour La Quiaca, ville frontalière avec Villazon en Bolivie.

Mais en dehors de voir la Bolivie vue de loin, rien de très particulier dans cette petite ville sauf un joli marché où nous mangerons quelques empagnadas.

Argentine, la Quebrada Humahuaca.
Argentine, la Quebrada Humahuaca.

Nous ne sommes plus en zone désertique mais semi tropicale et les paysages sont plus verdoyants.

Nous partons visiter la Quebrada Humahuaca  inscrite au Patrimoine Culturel et Naturel de l'Humanité en juillet 2003 par l'UNESCO.

C’est une profonde vallée, crée par une faille tectonique, où coule le Rio Grande de Jujuy qui a découpé, érodé le relief laissant apparaître des strates géologiques très colorées.

Avant d’y parvenir, nous passons par un petit village, Iruya, perdu au fond d’une vallée très encaissée. La route pour y parvenir est très accidentée, passant par un col à plus de 4 000 m et descendant de plus de 1200 m dans la vallée.

Argentine, Iruya.
Argentine, Iruya.

Ce village est très touristique et de plus c’est carnaval et beaucoup de touristes sont venus pour cette occasion.

A notre arrivée dans le village, nous nous apercevons que le pneu avant gauche est dégonflé et à mieux regarder, il est carrément crevé. Mais nous devons trouver un hôtel avant la nuit et le gros orage qui menace. Sitôt les sacs déposés dans notre chambre, l’orage éclate et entre deux averses nous courons prendre l’apéro dans un restaurant où nous dînerons aussi. Le lendemain nous faisons réparer notre roue avant d’aller nous balader dans la vallée. Heureusement, je n’ai pas de difficulté pour démonter la roue et le réparateur se situe à 50 m de notre véhicule.

Nous nous en sortons bien !

Ballade jusqu’à la rivière, les roches rouges tranchent avec la végétation. Mais le sentier est mal indiqué et nous écourtons la ballade pour nous consacrer plus au village lui-même.

Les rues sont animées par le carnaval, les gens frappent leur tambour, jouent de la flûte et dansent en tournant en rond et buvant soit du vin blanc soit de l’alcool. Certains ne retrouveront pas leur maison !!! Mais la fête se passe dans la joie et la bonne humeur.

Argentine, Iruya.
Argentine, Iruya.

La fête se prolongera tard dans la nuit, nous serons couchés et ne verrons pas dans quel état les festivaliers quitterons les lieux. Finalement nous aurons trouvé un hôtel bien situé en plein centre du village.

Maimara :

Nous quittons Iruya le lendemain pour descendre la vallée du Rio Grande de Jujuy et découvrir les paysages fantastiques creusés par la rivière. Arrivé à Humahuaca, nous empruntons une piste qui monte de façon vertigineuse vers le mirador situé juste en face des formations géologiques colorées.

Cette vue satellite Google permet de voir la beauté extraordinaire de cette formation géologique.

On se rend compte de son étendue que l'on ne peut pas appréhender du "mirador" où nous prenions ces photos.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.
La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.

Ce paysage de la Quebrada Humahuaca est vraiment grandiose.

Les strates géologiques présentent une multitude de couleurs au niveau de ce site : la « colline au 14 couleurs » ou Serrania de Hornocal. Nous passons par un col à près de 5 000 m avant de rejoindre le "mirador". C'est une des premières fois que nous voyons autant de touristes. Ça change du désert de la Puna !

Les strates présentent une multitude couleurs où l'ocre, le vert, le jaune, le blanc se déclinent en une trentaine de nuances. Les couches stratifées situées plus bas créent un contraste saisissant par leur couleurs chaudes allant du rouge vif au violet.

Nous admirons un bon moment ce fabuleux paysage avant de repartir et continuer dans la vallée du Rio Grande.

La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.
La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.

Nous repassons par Humahuaca où le carnaval bat son plein.

Les hôtels sont complets, les distributeurs de billets vides. Nous ne nous éternisons pas et descendons vers Pumamarca où nous rencontrons les mêmes difficultés. Le carnaval a attiré beaucoup de monde et la consommation bat son plein comme la fête.

Nous trouverons finalement à nous loger à Maimara.

Du coup nous n’avons pas vraiment visité cette vallée et une fois nos sacs déposés à l’hôtel, nous repartons admirer les couleurs au soleil couchant.

Nous allons jusqu’à Tilcara pour nous restaurer et profiter des animations du carnaval.

La fête bat son plein, on se lance des poudres colorées, de la mousse, des serpentins. Joie et bonne humeur sont le maître mot de ces carnavals.

En pleine rue les gens dansent sur une musique assourdissante, nous irons nous restaurer au calme dans un resto bondé !

La Quebrada Humahuaca :

Le lendemain nous remontons la vallée sous un soleil éclatant et profitons pour visiter tout ce qui peut être accessible en voiture.

Les roches colorées, les strates érodées sont magnifiques.

La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.

Au bout de la route ou de la piste, nous partons en ballade pour admirer ce paysage coloré.

Puis nous prenons la route pour rentrer sur Salta.

Aux abords de cette ville, nous sommes en pleine forêt tropicale. Le contraste est saisissant, l’humidité est partout avec des plantes épiphytes qui poussent sur les troncs, les roches.

La route serpente le long d’une grande réserve d’eau pour alimenter Salta.

Nous trouvons notre hôtel facilement.

Retour à Salta:

De retour à Salta, nous y passons une journée à visiter la ville.

Notre hôtel se situe à quelques mètres d'une très belle église, l'église San Francisco.

Cette fois nous nous posons un peu et avons réservé un hôtel de charme à la décoration raffinée et au confort dans une gamme supérieure à celle de nos hôtels d'aventuriers. Grasse matinée, petit déjeuner dans un cadre des plus agréable puis visite de la ville.

Nous irons flâner sur la place principale, un petit tour sur les hauteurs de la ville avec le téléphérique et au retour nous irons voir la Basilique cathédrale.

Salta est une très jolie ville de style colonial espagnol.

Salta, Place centrale.
Salta, Place centrale.
Salta, la place principale.
Salta, la place principale.
Salta, musée historique du nord.
Salta, musée historique du nord.

Visite de l'église San Francisco.

Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco. La coupole.
Salta, église San Francisco. La coupole.
Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.

Visite de la Cathédrale Basilique de Salta.

Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.

Buenos Aires:

Nous voici de retour à Buenos Aires.

Les vols intérieurs ayant souvent du retard, nous avons prévu une journée à Buenos Aires avant de repartir sur la France.

Nous profitons de cette journée et soirée pour visiter la ville.

Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. L’ Obelisco célèbre les 400 ans de la ville sur l'avenue la plus large du monde.
Buenos Aires. L’ Obelisco célèbre les 400 ans de la ville sur l'avenue la plus large du monde.

Jordanie

Jordanie, désert du Wadi Rum.

Voyage en Jordanie en novembre 2018.

Par un vol AlItalia, nous atterrissons en Jordanie à 2 heures du matin (dur dur les voyages !!!).

Transfert dans un hôtel réservé pour finir notre nuit puis retour à l’aéroport le lendemain  pour prendre possession de notre voiture de location.

Direction le sud, par la route du Roi, nous partons visiter la réserve de Dana.

Mais la route est longue, parsemée de paysages somptueux et nous nous arrêterons souvent pour admirer le paysage.

Jordanie, notre voiture de location.
Jordanie, notre voiture de location.

Premier arrêt visiter la forteresse de Makawir.

Nous arrivons sur ce site archéologique qui ne présente que peu de ruines.

Deux colonnes encore debout, des murs, une citerne … Mais l’intérêt est la vue exceptionnelle sur la mer Morte que l’on voit miroiter au loin dans le soleil couchant.

le Wadi mujib.

Nous continuons notre route et passons par le Wadi mujib, profond et spectaculaire canyon. La route plonge de 800 m d’altitude jusqu’à un barrage à 200 m d’altitude.

Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.
Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.

Nous verrons quelques barrages tout le long de notre route en Jordanie. Ils sont essentiels pour l’agriculture dans ce pays désertique. L’arrosage se fait par du goutte à goutte pour économiser l’eau.

Quelques campements de Bédouins sur notre route.

En chemin, des vestiges d’un ancien volcan et d’une belle coulée basaltique. Nous sommes dans le rift, la zone de fracture qui remonte la mer Rouge jusqu’en Jordanie. Cette région est située entre trois plaques tectoniques. Les plaques africaine, arabique et euro-asiatique.

Nous trouverons un hôtel bien situé  sur les hauteurs, en bordure du canyon. Nous y arrivons de nuit, pas de vue mais une bonne bière pour l’apéro et un accueil sympathique.

Le lendemain, nous reprenons la route et finirons par arriver à Dana.

Dana était au départ un petit village particulièrement bien situé car cinq sources l’alimentaient. Les habitants ont longtemps vécu en quasi autarcie grâce à l’élevage et les cultures sur de bonnes terres irriguées par ces sources.

Réserve naturelle de dana.

Dans les années 1970, une cimenterie s’installe au niveau du plateau et peu à peu le village se vide de ses habitants au profit d’une nouvelle petite ville à proximité de ce nouvel employeur. Mais les conditions de subsistance, tant matérielle que psychologiques, s’étaient appauvries.

Plusieurs projets de réhabilitation du vieux village virent le jour.

Ce village, situé sur un éperon rocheux, était un site propice au tourisme. Quelques hôtels ont ouvert proposant des produits artisanaux. La poterie, broderie, culture et conditionnement des plantes médicinales sont de nouveau enseignées et transmises. Cela assure un revenu aux habitants de cette région. Le village a été réhabilité, quelques maisons ont été reconstruites offrant des hébergements pour le tourisme. Certes il y a encore beaucoup à faire mais le lieu est accueillant et agréable.

Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.
Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.

L’éperon rocheux, sur lequel est installé Dana, domine une vallée qui se poursuit jusqu’aux plaines de la mer Morte. C’est un véritable havre de paix hors des grands centres touristiques.

Nous y arrivons en fin d’après-midi et trouvons rapidement un hôtel pour deux nuits. Une bonne bière en terrasse avec une très belle vue sur la vallée au soleil couchant puis repas à l’hôtel.

Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.
Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.

Tôt le matin, nous nous mettons en marche pour descendre dans la vallée.

Le plateau se situe à  1500 m d’altitude et le village à 1 300 m. Une réserve naturelle a été créée dans cette région incluant la vallée de Dana et nous décidons d’aller voir cette nature préservée.

Bien sûr, la descente ne comporte pas de difficulté, le sentier est bien tracé et nous cheminons à la fraîcheur matinale.

La caractéristique principale de ce paysage est qu’il débute en altitude (1 500 m) pour finir dans la plaine de la mer Morte à –400 m au-dessous du niveau des océans. La flore va changer tout le long de cette descente vertigineuse. De méditerranéenne, elle passe à désertique.

 

La vallée est taillée dans un grès très coloré et érodé comportant des motifs qu’on pourrait croire sculptés par la main de l’homme.

Nous rencontrons quelques bergers avec leur troupeau de chèvres et de brebis, mais dans l’ensemble il n’y a pas grand monde.

 

Nous continuerons notre chemin en espérant arriver en vue de la plaine, mais une colline en cachant une autre, au bout de 4 heures nous décidons de rebrousser chemin. Nous sommes tout de même arrivés à une altitude de 400 m en étant partis de 1 200 m.

Une grosse pause déjeuné pour reprendre des forces et nous remontons vers le village. En chemin nous croiserons plusieurs groupes accompagnés de leur guide dont un nous souhaitera « bon courage » pour la remontée.

En effet, nous sommes en plein après-midi et la chaleur commence à être assez forte. Nous serons dans la fournaise pour la partie la plus pentue qui remonte au village et finirons nos réserves d’eau un peu avant d’arriver.

Très belle balade dans cette région aride où la roche est vraiment somptueuse, la nature préservée et la quiétude immense.

C’est là que j’apprécie le plus les « vacances », du calme, de la sérénité, de l’espace.

Nuit dans le même hôtel pour repartir le lendemain.

 

Nous reprenons la route du Roi, direction Pétra. Nous sommes toujours en altitude au niveau du plateau avec des paysages désertiques à perte de vue. Le matin, il y a un peu de brume, mais elle se lève rapidement et nous ne voyons qu’occasionnellement la plaine de la mer Morte. Toujours le même type de roche, un grès érodé, souvent rouge ou jaune qui donne de superbes paysages.

Forteresse de Shawbak.

Rencontre de quelques bergers accompagnant leur troupeau de chèvres et de brebis et qui nous saluent au passage.

Sur notre route, nous passons par la forteresse de Chawbak. Celle-ci est beaucoup mieux conservée que la première. Nous montons pour la visiter. Nous avons acheté avant de partir un « Jordan Pass » qui nous donne accès aux sites jordaniens sans en payer l’entrée. L’entrée des sites archéologiques jordaniens est assez onéreuse et ce pass nous fait faire de substantielles économies car nous en visiterons pas mal tout au long de notre séjour.

La forteresse de Chawbak est assez bien restaurée, nombreuses salles voûtées, arches gothiques, souterrains, le tout construit dans cette pierre aux couleurs chaudes. Nous ferons pas mal de photos. De ce promontoire, nous avons une superbe vue sur le Wadi Araba avec au loin un champ d’immenses éoliennes.

Jordanie, la forteresse de Shawbak.
Jordanie, la forteresse de Shawbak.

Construite par Baudouin 1er, roi de Jérusalem et à la tête des croisés. Les inscriptions en arabe sur les façades sont de Saladin.

Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.

Nous continuons notre route et finissons par arriver à Petra pour le déjeuner. Installation à l’hôtel puis nous partons pour quelques visites afin de se mettre dans l’ambiance.

Il est trop tard pour visiter le site principal et décidons d’aller visiter « Little Pétra » pour avoir un avant-goût de ce que nous découvrirons demain.

Little Petra.

Jordanie, Little Pétra.
Jordanie, Little Pétra.

Le site de Little Pétra est assez petit et quand nous arrivons la plupart des touristes en sortent.

Nous cheminons dans un canyon, appelé Siq, qui débouche sur un tombeau. Nous continuerons dans le canyon qui devient très étroit, mais il est tard et nous n’irons pas plus loin.

Il faut un guide pour explorer la suite du site car il est facile de s’y perdre. Bel aperçu de ce qui nous attend demain.

Site archéologique de Petra.

Aujourd’hui, visite de Pétra.

Nous nous levons tôt pour être dans les premiers sur ce site mythique. Dès l’entrée, nous ne voyons pas trop de touristes et les barrières passées nous accélérons le pas pour dépasser ceux qui lambinent en cours de route. Ici aussi le canyon est appelé Siq. C’est une profonde gorge qui coupe le massif de grès et qui par endroit est tantôt large, tantôt très étroit.

Je remarque de part et d’autre des rigoles creusées dans la paroi qui servaient à l’alimentation en eau de la ville.

On presse le pas pour arriver dans les premiers.
On presse le pas pour arriver dans les premiers.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.

Quelques calèches, tirées par des chevaux, passent avec les touristes qui ne veulent pas marcher. A un moment le Siq se resserre et on aperçoit entre les deux parois le Trésor.

On débouche alors sur une esplanade face à ce monument d’une extrême beauté.

Nous avons bien fait de presser le pas car il y a peu de touristes et l’esplanade est assez dégagée pour faire des photos sans personne dessus. Nous restons un bon moment à contempler cette merveille puis reprenons notre chemin pour grimper en hauteur juste en face du Trésor et attendre que le soleil se lève et éclaire la façade.

Le site de Pétra est rempli de marchands en tout genre. Vente de bibelots, souvenirs, étoffe mais aussi de boissons. Nous nous installerons face au Trésor, un café oriental à la cardamome à observer la façade qui s’éclaire petit à petit.

Nous passerons la journée entière à la découverte du site. Les tombeaux nabatéens, les édifices construits par les romains et ceux édifiés par les byzantins. C’est un site très riche et qui n’a pas été encore totalement fouillé. Mais il est immense et une journée ne suffira pas pour tout voir, tout explorer. Une bonne paire de chaussures est nécessaire car qu’est-ce qu’on peut marcher à Pétra, surtout accompagné de Ludo qui s’émerveille à chaque détour du chemin et veut tout voir.

Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.

Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après-midi, dînons et retournons sur le site pour un spectacle son et lumière. Pour l’occasion le Siq a été illuminé par des lampions tout le long jusqu’au Trésor et l’esplanade qui lui fait face est illuminées elle aussi. C’est très esthétique, mystérieux mais les touristes affluent, l’organisation laisse à désirer et c’est un peu la pagaille. Les nouveaux arrivant ne sachant pas trop où se placer, il n’y a pas assez de nattes pour que tout le monde puisse s’asseoir … finalement la musique commence par un Bédouin jouant de la flûte suivi d’un autre jouant d’un instrument à corde et quand la musique s’arrête un Bédouin entame un discours fleuve qui aura raison de notre patience.

Un spectacle son et lumières bien décevant.
Un spectacle son et lumières bien décevant.
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique

Nous quitterons les lieux assez déçus par le manque d’organisation et la pauvreté du spectacle. Nous aurions dû faire confiance au Guide du Routard qui ne recommandait pas ce spectacle !

Nous passerons une journée de plus le lendemain pour visiter plus en détails le site. Sortir des sentiers remplis de touristes pour se perdre dans les méandres des canyons, monter sur les reliefs pour avoir une belle vue sur l’ensemble du site de Pétra et voir d’autres monuments non visités la veille. Nous irons ainsi voir le « Monastère » la « Pierre du sacrifice » et finirons par nous retrouver seuls dans des coins reculés où nous rencontrerons quelques Bédouins qui y vivent.(9)

Le site de Pétra est immense, mais vaut vraiment la peine d’être exploré car nombres de merveilles sont à l’écart et peu de touristes s’aventurent loin des chemins principaux.

La roche à Pétra est de toute beauté, à elle seule c’est tout un spectacle et on la découvre en rentrant dans les tombeaux creusé à même la paroi rocheuse.

Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.

Troisième et dernier jour à Pétra. Nous décidons de passé par une autre entrée, mais pas vraiment pratique et en plein soleil. Nous finissons quelques visites et notamment cette église byzantine avec quatre colonnes en pierre bleue et de jolies mosaïques.

Quelques jours dans le désert du Wadi Rum.

Nous reprenons la route pour descendre encore plus au sud, jusqu’au désert du Wadi Rum que nous atteignons en fin d’après-midi.

Nous avons rendez-vous à 18 heures avec notre contact de Bédouin Friends. Une fois les présentations faites, nous partons en 4x4, passons par l’agence où Anne nous attend et filons vers notre premier campement. Nous serons en compagnie d’un couple de français bien sympathique.

Arrivés au campement, nous retrouvons deux autres couples de français que nous avions rencontrés à Pétra. S’ensuit une soirée très agréable, nos chauffeur et guide jouerons de cette guitare traditionnelle en chantant et de notre côté nous discutons entre nous des voyages et de la Jordanie.

Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.
Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.

Nuit à la belle étoile, bien installé sur de bons matelas et sous de bonne couverture.

Quel bonheur de se réveiller dans le silence du désert, le calme, la quiétude, le soleil encore bas sur l’horizon donne une couleur fantastique au paysage désertique. Ludo se lève et part explorer les alentours de notre campement et je fini par faire de même en attendant que les autres sortent des bras de Morphée.

Les deux couples nous quittent après le petit déjeuné et nous partons avec Sélam faire une belle balade dans le désert.

Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.
Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.

Durant nos trois jours dans le désert, nous alternerons les balades en compagnie de Sélam et les virés sur le toit du 4X4 piloté par Ahmed qui peu à peu nous emmènent vers le sud du Wadi Rum.

Durant les balades, j’aurais du mal à arracher mon regard du sol à la recherche de belles pierres, fleurs, plantes, traces d’animaux. Le désert est vraiment très riche, il y a énormément de choses à observer, un régal. Mais il faut aussi lever les yeux et apprécier ces paysages de rêve.

De notre perchoir, nous avons le sentiment d’être les rois du Wadi Rum et surtout nous avons une vue extraordinaire sur le désert. Ahmed et Sélam nous taquinent en sortant du 4X4 qui roule lentement seul sur la piste.

Les paysages sont somptueux, parmi les plus beaux que je n’ai jamais vus et surtout dans le sud, vers la frontière avec l’Arabie Saoudite.

Avec Bédouin Friends, nous sommes allés loin des zones trop touristiques, des campements fixes où les touristes s’entassent. Nous avons bivouaqué dans des lieux isolés où il n’y avait que nous et toujours des lieux somptueux.

La nuit venue, quelques essais de photos en compagnie de François et Yzza. Nous avons réalisés quelques beaux clichés, beaucoup de ratés mais il faut bien apprendre.

Trois nuits, trois couchers et autant de levers de soleil dans la joie et bonne humeur et la quiétude du désert. Expérience unique et il sera difficile de trouver mieux.

Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.

 

Merci Anne, qui organise TOUT et est débordée, Sélam pour tes belles balades et Ahmed pour ton humour et ta musique.

Au soir du troisième jour, Ahmed nous raccompagne sur le parking du départ et nous le remercions chaleureusement.

Nous trouvons finalement un Resort pour passer la nuit et repartons le lendemain pour remonter vers le nord cette fois.

Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.

La mer Morte.

Nous allons vers le mer Morte pour une petite baignade. Difficile de trouver un coin où se baigner sans payer une fortune. Toute la côte est envahie de complexes luxueux  qui proposent des baignades à 40 dinars (50 €) minimum et nous finirons par le complexe gouvernemental où l’on paiera 20 dinars par personne. Le complexe est tout en travaux, tout est déglingué mais il y a une douche et on se change pour une baignade surprenante.

L’eau de la mer Morte contient dix fois plus de sel que le reste des océans et cette eau très dense nous porte, on flotte vraiment beaucoup. Expérience surprenante ! Mais il ne faut surtout pas boire la tasse car cela peut être dangereux voire mortel, on ne peut pas non plus y rester trop longtemps car on risque la déshydratation.

Nous y restons une petite demi-heure en tout puis repartons.

Nous remontons des plaines de la mer Morte jusqu’à Madaba où nous trouvons un hôtel.

Jordanie, ville de Madaba.
Jordanie, ville de Madaba.

Site antique de Jesrah.

Le lendemain nous partons pour le nord du pays, jusqu’à Jerash, pour visiter la cité antique.

Cité antique de Jearsh.
Cité antique de Jearsh.
Très beau site antique.
Très beau site antique.

Très belle cité romaine bien préservée et les fouilles ont mis à jours des merveilles. Nous y passerons la journée puis repartons en passant par la forteresse d’Ajlun. Là encore un très beau monument bien restauré avec de très belles salles voûtées. Cet édifice construit pour contrer les croisés se situe sur une colline qui domine toute la vallée.

Forteresse d'Ajlun.

Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Jordanie. Thé à la menthe, café à la cardamome ...
Jordanie. Thé à la menthe, café à la cardamome ...

Nous reprenons la route pour rentrer sur Madaba et retrouver notre petit hôtel bien simple mais terriblement sympathique. Jolie petit ville que Madaba avec une communauté chrétienne que nous fréquenterons assidument car on y sert de la bière !

Dernier jour en Jordanie. Etant à Madaba, nous partons pour le mont Nébo visiter le mémorial de Moïse avec ses somptueuses mosaïques, la vue sur la mer Morte est superbe d’autant qu’il a plu toute la nuit et ce matin le ciel est dégagé et il y a peu de brume (par rapport aux autres jours !)

En Jordanie, le vendredi est comparable au dimanche chez nous, tout est fermé ! Dans la nuit de jeudi à vendredi, nous sommes passés à l’heure d’hivers, du coup plus de décalage horaire.

Nous avons choisi de rester à Madaba car très proche de l’aéroport. Le vol étant programmé à 3 heures du matin, nous aurons attendu de longues heures avant de décoller.

Je garderais un excellent souvenir de ce voyage en Jordanie, Pétra, le désert en général et cette région du Wadi Rum en particulier, la population accueillante et ces trois jours en immersion complète dans le désert.

 

Nous vous recommandons Bédouin Friends pour visiter le Wadi Rum en contactant Anne (wadirumbedouinfriends@gmail.com )

Voyage au Ladakh & Zanskar

Ladakh Zanskar, Monastère de Kharsha. Un petit moine joue de sa cape avec le vent.

Deux voyages effectués au Ladakh et au Zanskar.

Le premier voyage au Ladakh et Zanskar effectué lors d'un grand trek en groupe.

Ce trek était intitulé : « la grande traversée du Zanskar ». Nous avions en effet suivi le cours de cette rivière sur près de 300 km accompagnés de deux guides, un cuisinier et ses deux aides ainsi que deux muletiers pour transporter nos sacs ainsi que les tentes, les ustensiles de cuisines et la tente mess pour prendre nos repas. Ce voyage avait duré trois semaines.

Dans ce nouveau voyage, effectué en juillet 2018, nous avons visité cette région en voiture avec guide et chauffeur. Lors de l’organisation de ce voyage par l’agence Asie-online.com, j’avais demandé à notre contact d'avoir à nouveau l’un de nos guides, Konchok, d’origine ladakhi.

Lors de ces deux voyages, nous sommes arrivés à la capitale du Ladakh, Leh, située à 3300 m d'altitude.

Pour ces deux voyages, nous avons commencé par visiter les monastères situés aux alentours de la capitale avec Hémis, Thiksey et Shey. Ceci nous permettant de nous acclimater à l'altitude relativement élevée, allant de 3 500 m à 5 000 m lors des passages de col.

Premier voyage effectué en groupe: La Grande traversée du Zanskar.

Lors du premier voyage, nous avions visité le Monastère d’Alchi puis nous étions partis sur Lamayuru, visitant le monastère puis le lendemain débutait le trek en lui-même.

Partis à pied de Lamayuru, nous avions fait un petit trek de mise en condition jusqu'à Wan la où un véhicule nous attendait. Nous avions visité le monastère de Wan la puis étions partis en minicar vers Photoksar en passant par les gorges de Yapula aux roches très colorées, puis le col de Sirsir la puis enfin Photsksar où nous établissions notre premier campement.

En ladakhi, le nom des cols finit toujours par « la » qui veut dire col dans cette langue.

Nous enchaînerons par la suite les journées de trek, plus ou moins longues, avec plus ou moins de dénivelé en remontant la rivière Zanskar. Passage de plusieurs cols à plus de 5 000 m, certaines étapes ont été très physiques.

Nous avions terminé nos treks à Zanskar Sundo après plus de 12 heures de marche car nous avions fait deux étapes en une. En effet, le lieu où nous devions camper était occupé par les travaux de construction de la route et peu propice à trouver un emplacement pour nos tentes.

C’est ici que nous avons dit au revoir à toute cette petite compagnie qui nous avait assistés tout le long de notre parcours. Un véhicule nous conduira jusqu’à Manali, fin de notre périple le long de la rivière Zanskar.

Dernière photo de notre équipe, de gauche à droite: Le cuisinier, les deux muletiers, Nono, Konchok, le second aide du cuisinier et Bikash. Merci à cette équipe à nos petits soins tout le long de notre périple.

Second voyage effectué en individuel.

Le second voyage, en juillet 2018, commence de la même façon.

Accueil à l’aéroport puis transfert à l’hôtel où je retrouve Konchok qui sera bien notre guide durant ce séjour.

Nous ne restons pas souvent sans rien faire, donc après une petite douche, nous partons visiter Leh et Konchok nous conduit, en voiture, jusqu’au monastère qui domine la ville. Nous redescendons à pied pour dégourdir un peu nos jambes et flânons dans les rues de Leh.

Le lendemain, nous partons pour visiter les monastères de la région de Leh pour une acclimatation en douceur à l’altitude.

Monastères des environs de Leh.

Je redécouvre les splendeurs des monastères d’Hemis et Tiksay et du Shey Palace.

Le contraste entre les montagnes désertiques et la plaine verdoyante s’explique par les canaux d’irrigation qui captent l’eau descendant des montagnes et arrosant les cultures. Ces canaux sont très anciens et la population a souvent des difficultés pour les entretenir. On retrouvera de l’orge, du colza et des cultures maraîchères. Parmi des arbres, on trouve des peupliers et des saules qui sont très utilisés pour la construction.

Vallée de la Nubra.

Nous partons, le lendemain, de bonne heure dans le nord pour la vallée de la Nubra en passant par le col de Kardung la, le col carrossable le plus haut du monde (18 380 pieds) à 5 602 m.

Un impressionnant convoi de camions militaires nous précède, ils vont vers la zone frontalière avec le Pakistan, zone sous tension qui constituera une limite à nos visites.

Arrivés à Sumur, nous allons directement à notre hôtel déposer nos bagages puis repartons pour visiter le monastère de cette bourgade. L’hôtel est simple et agréable, notre chambre donne sur un joli potager entouré de grands peupliers. Le monastère Samstenling n’est pas très ancien et nous retrouvons le style tibétain que nous affectionnons tant.

Les sources chaudes de la vallée de la Nubra.

Le lendemain, nous partons pour visiter d’autres temples. Nous passons en premier par des sources d’eau chaude et j’en profite pour un petit bain très agréable. A l’hôtel il n’y a qu’une douche et ce matin que de l’eau froide…

Malgré l’odeur d’œuf pourri, cette eau chaude n’est pas d’origine volcanique mais tellurique. Des failles font descendre l’eau des montagnes très profondément à la rencontre des gaz magmatiques avant de remonter en surface. Le massif de l'Himalaya est toujours en surrection. La plaque indo-australienne remonte vers le nord et rencontre la plaque eurasiatique avec pour conséquence la formation de cette immense chaîne montagneuse.

Monastère de Diskit.

Nous arrivons au monastère de Diskit et Konchok nous amène dans le réfectoire où on nous offrira une tasse de thé. Au choix, massala thé, très parfumé et sucré, ou thé au beurre de yak, plus difficile à apprécier. Cela ressemble plus à un bouillon salé parfumé au fromage un peu rance qu’à du thé !

Visite du monastère avec plusieurs chapelles, puis on parcourt les allées où on a une vue impressionnante sur la vallée. Enfin, on redescend pour aller voir cette immense statue du Bouddha du futur de 32 m de hauteur. La ferveur des ladakhis s’exprime par la construction de nouvelles statues ou de temples. Très colorée, cette statue est impressionnante. Juste à côté il y a la résidence du Dalai Lama qu’il occupe lors de ses visites.

Les Chameaux de Hunder.

Nous reprenons la route pour voir les chameaux au niveau de Hunder, très prisés par les touristes indiens, des dunes de sables, puis retour à notre hôtel.

Thé au monastère de Diskit.
Thé au monastère de Diskit.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.

Départ pour Lamayuru.

Le lendemain nous rentrons à Leh par la même route. A Leh, nous découvrons un restaurant bien sympathique avec une belle terrasse, surplombant sur la rue principale, qui deviendra rapidement notre « cantine ». Le bien nommé « La Terrasse »

Le lendemain, direction Lamayuru. Passage par la gorge où l’Indus rencontre la Zanskar River.

L’Indus prend sa source au Tibet au pied mont Kailash. Nous le retrouvons ici et les souvenirs de ce voyage extraordinaire  au Tibet pour la Corah du Mont Kailash reviennent. Souvenirs aussi de nos guides tibétains. Nous avions eu la chance de retrouver le second lors d’un troisième voyage.  Wang Chang et Tempa. Nos chauffeurs, Tse Se et Sempa. Allez jeter un œil à ces voyages au Tibet … Que de merveilleux souvenirs, que d’émotions, des rencontres. Avec notre guide et notre chauffeur mais aussi avec les gens de passage qui sourient, vous lance Tachidele avant même que vous ayez levé les yeux pour voir leur beau sourire. Notre porteuse (on avait honte de faire travailler une femme !!!) Sandja, qui a accompagné Ludo, la main dans la main sur deux jours, complètement surréaliste !

Voyage au Tibet en 2009.
Voyage au Tibet en 2010.

Monastères de Likir et d'Alchi.

Sur ces souvenirs nous partons visiter le monastère de Likir puis celui d’Alchi.

Je retrouve avec grand intérêt ce monastère très ancien que je n’avais pas eu le temps de bien visiter la première fois. Seul regret, il n’est pas possible de faire de photo dans Alchi. Les peintures et sculptures sont très anciennes, du 10ème siècle pour certaines, et donc très protégées.

Avant de retourner à notre hôtel, Konchok nous fera découvrir un ancien palais royal dans le petit village, mais aussi un bar avec terrasse qui nous servira une bonne bière fraîche bienvenue avec cette chaleur.

Quelques photos de l'intérieur du monastère d'Alchi extraites du livre:
"Alchi, The living heritage of Ladakh"

Route pour Kargil.

Nous reprendrons la route le lendemain, direction Kargil. Passage par Lamayuru, les cols de Fatula (4 108m) et Namik La (3 718m), Mulbek et son Bouddha sculpté dans la roche. Cette route est magnifique, avec des sommets découpés, des versants colorés.

Nous arrivons à Kargil où nous nous installons dans le meilleur hôtel de la ville (on imagine ce que peuvent être les autres !) puis nous allons nous balader en ville. Cette ville musulmane est pour le moins très peu accueillante et dénote des précédentes villes que nous avons visitées. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres, pas un sourire, pas un bonjour. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’hôtel où l’ambiance n’est pas meilleure. Même Konchok ne semble pas être à l’aise.

Nous avons dit au revoir à notre chauffeur Angdu à l’arrivée à Kargil car à partir de cette ville, nous devons avoir un chauffeur de la région pour aller dans le Zanskar jusqu’à Phuktal.

Nouvelle étape, à partir de Kargil, nous prenons la route et allons visiter un village bouddhiste abandonné que nous contemplerons avec nostalgie en pensant aux habitants qui jadis cultivaient ces terres si ingrates car sur des coteaux très escarpés et en altitude.

Les bouddhas de Karste Khar et Mulbeck.

Nous ferons un détour par le village de Kartse Khar et sa citadelle en ruine mais surtout un autre Bouddha sculpté dans la roche, comme à Mulbeck, mais situé en territoire musulman. Konchok nous parlera des craintes de la population bouddhiste de voir ce Bouddha finir détruit comme ceux en Afghanistan, dynamités par des fanatiques.

En reprenant la route, nous passons un pont où dépasse une lame de métal qui endommage le réservoir de carburant du 4X4. Arrêt obligé pour réparer, nous resterons en bordure d’un petit village musulman et à plusieurs reprises nous sentirons que notre présence n’est pas la bienvenue par les gestes agressifs ou regards sombres et insistants. Seules trois jeunes filles semblent intriguées et restent vers nous à nous observer.

Nous repartons soulagés de n’être pas obligés à un arrêt forcé dans cette contrée peu accueillante. Seules les femmes de ce village nous font de grands signes et nous disent bonjour dans de grands éclats de rire.

Route pour le monastère de Rangdom.

Nous reprenons notre route et passons par une vallée très encaissée nous menant au monastère de Rangdom où nous passerons la nuit dans des tentes luxueuses.

Tout le long de cette route somptueuse, nous verrons plusieurs glaciers qui descendent de hauts sommets. Certains dépassent les 7000 m. (le Kun 7 087m et  le Nun 7 135m).

La vallée est un défilé de gorges, sommets avec neiges éternelles, pâturages. Nous nous arrêtons souvent pour prendre quelques photos.

Route de Khargil à rangdom.
Route de Khargil à rangdom.
Yak dans la vallée du zanskar.
Yak dans la vallée du zanskar.

Nous arrivons à Rangdom en fin d’après-midi et le soleil est déjà bien bas. Le temps perdu pour la réparation du réservoir nous a fait rater de belles photos des montagnes colorées par le soleil couchant. Nous nous installons dans notre tente puis allons faire un tour au monastère mais que nous découvrons fermé.

La vue du haut embrasse toute la plaine. Quelle quiétude, sérénité. Là encore le temps semble s'être arrêté.

Ce monastère se situe à la croisée de cinq vallées sur une petite colline. Nous irons le visiter le lendemain matin, pour le moment nous descendons au réfectoire pour dîner.

Avant de repartir, nous allons visiter ce monastère. En montant sur le toit, nous avons une vue à 360° sur les cinq vallées qui se rejoignent, les montagnes colorées sont somptueuses mais le soleil les éclaire pas encore. Nous ferons des photos lors du retour.

Vallée de Rangdom.
Vallée de Rangdom.

Route pour Padum.

Col de Penzila.

Nous reprenons notre route, passons par le col de Penzila (4 267 m).

La vallée que nous suivons est toute aussi belle que la veille. Nous avons le temps d’admirer le paysage car nous roulons lentement sur cette piste difficile.

Petit arrêt, nous partons à pied vers un campement nomade.

Un berger prépare du beurre dans une barate en chantant, un bébé yak attend patiemment le retour de sa mère, un autre vieux berger surveille le fromage de yak qui sèche au soleil. Nous avons l’impression que le temps s’est arrêté une fois de plus.

Padum.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Padum, capitale du Zanskar. Installation à l’hôtel puis nous partons visiter les lieux.

Je retrouve le champ où nous avions campé lors de mon premier voyage. Pas une seule tente, tout est désert.

Avec bien des difficultés, je retrouve le rocher où sont gravés des Bouddhas. Plus rien ne l’indique, les lieux semblent complètement abandonnés.

Pourtant ces sculptures sont très anciennes, elles dateraient du 8ème siècle.

Vallée de la rivière Zanskar.

Le lendemain est consacré à des visites dans la vallée du Zanskar.

Nous passons devant des massifs montagneux présentant d’impressionnants plissements de la roche. C'est la fameuse rencontre de la plaque indo-australienne et eurasiatique, le choc est titanesque et bien visible.

Un pont enjambe la Zanskar qui à ce niveau présente un très fort débit.

Village de Zangla Khar.

Nous poursuivons jusqu’au village de Zangla Khar, prenons le thé à la nonerie puis allons visiter le petit temple. Au niveau de ce village se trouve le Zangla Khar Palace, ancienne résidence du roi.

Une partie a été restaurée, mais il y a beaucoup encore à faire. J’avais vu ce palais de la rive opposée lors de mon premier voyage. Seul le petit temple intérieur est vraiment bien entretenu. Du haut de ces remparts, la vue est exceptionnelle. Nous redescendons à pied jusqu’au village.

Nous poursuivons notre route jusqu’au monastère de Stongday perché sur un piton rocheux. Visite des temples puis nous profitons de cette vue exceptionnelle pour prendre des photos.

Les champs cultivés en contre bas ont des formes arrondies et Konchok nous explique que cela est due à l’arrosage qui noie le champ mais n’arrive pas toujours jusqu’aux limites.

Retour à Padum, passage à l’internet-café puis apéro et dîner.

Sur le toit du monastère, en attendant que le festival commence, un petit moine vient observer les visiteurs qui arrivent et joue de sa cape dans le vent.

Monastère de Kharsha.

Aujourd’hui, nous partons au monastère de Kharsha où a lieu un festival.

Nous commençons par visiter le monastère puis allons à la nonerie situe à côté où on nous offrira du thé.

Retour au monastère de Kharsha par un petit sentier et nous nous installons pour le spectacle du festival.

Le monde afflue et s’installe tout autour de la place centrale. Il y a foule et bientôt plus aucune place n’est disponible, même les toits sont pris d’assaut.

Le spectacle commence et durera plusieurs heures.

Des danses costumées, des présentations d’animaux, de la musique, des percussions. Les traditions sont complexes pour nous et difficiles à comprendre.

Trois couples sont présents et ils seront honorés par des dizaines de kata (écharpes blanches) déposées autour le leur cou.

Ces couples effectuent une danse pendant que le public afflue pour leur passer des kata qui s'entassent à les recouvrir complètement.

Ils finiront complètement recouverts de ces écharpes. Les trois femmes ont revêtues des habits traditionnels avec une coiffe décorée de nombreuses turquoises.

Les jeunes moines participent ou s’endorment, l’atmosphère est bon enfant. Nous redescendons pour nous restaurer puis repartons à Padum.

En route pour le monastère de Phuktal.

Aujourd’hui, nous partons pour le monastère de Phuktal. Nous allons jusqu’à la fin de la route en construction puis partirons à pied.

Cette route, est impressionnante. Elle longe la falaise et nous passons parfois tout près du bord du précipice lorsque nous croisons un autre véhicule, sueurs froides !!!

Nous partons pour un trek d’environ trois heures.

En contre-bas nous voyons des muletiers décharger leur monture de l’autre côté de la rivière pour traverser sur un pont de fortune avec leur chargement sur le dos et remonter sur l’autre versant et recharger d’autres mules et ânes. Impressionnant !!!

Le sentier grimpe jusqu’au village de Chaa puis continue sur la rive gauche de la rivière Starap.

Nous atteignons un col et voyons Purney, petit village où nous avions campé lors de mon premier voyage, je reconnais le champ où nous avions planté nos tentes. C’est aussi dans ce village que vit Dolma, la jeune femme qui accueille Frédéric Lopez et Gilbert Montagné de l’émission « retour en terre inconnue »

Sur le sentier vers Phuktal.
Sur le sentier vers Phuktal.

 

Phuktal.

Nous continuons vers Phuktal, les parois rocheuses prennent une teinte rouge qui tranche avec le bleu turquoise de la Starap. Au loin je vois un petit îlot de verdure, nous ne sommes plus très loin.

En contre bas, de nouveau un pont suspendu qui m’intrigue. Konchok me dira que le pont que j’avais franchi il y a quatre ans a été emporté par une crue subite et que celui-là le remplace en attendant la future route et un nouveau pont en dur.

Et au détour du sentier, Phuktal s’offre à nous. Majestueux, accroché à la paroi, c’est une vue magnifique qui dégage quiétude et sérénité mais aussi ferveur car pour aller construire un monastère dans cette falaise, il fallait avoir beaucoup de ferveur !!!

Nous nous arrêtons en premier à l’hôtellerie du monastère. Par chance il y a des chambres et nous nous installons avant de repartir visiter les lieux.

Konchok nous conduit et nous montons tout en haut de Phuktal, découvrons les différentes chapelles avec leur Bouddha, la cuisine, la bibliothèque, les couloirs souterrains. Tout en haut du monastère il y avait une source et j’y avais bu quatre ans auparavant. Mais là, la source est tarie et pas une goutte ne sort … déception !

Nous continuons notre visite, Konchok, accompagné d’un moine, nous conduit dans une autre chapelle. Le moine ouvre le verrou de la porte et nous entrons. La statue de Bouddha est très belle, mais nous ne pourrons pas faire de photos. Il y a dans cette chapelle une plaque à la mémoire de Csoma Körös qui resta dans ce monastère deux ans afin d’y écrire son dictionnaire de grammaire tibétaine.

Encore quelques photos à l’extérieur, et nous redescendons en prenant notre temps et faire des photos pour immortaliser le moment et le lieu.

Nous arrivons en plein office. Pendant que les adultes psalmodient les écris de Bouddha, les petits moines décrochent un peu et jouent entre eux à se faire des blagues.

Plusieurs fois durant nos voyages nous avons assisté à ces offices où les petits moines sont assez turbulents. Mais ce n’est pas du laxisme, c’est de la bienveillance, de la tolérance envers la jeunesse.

La vie monastique est dure pour des enfants, lever très tôt, nombreux offices, corvées de ménage. Mais il y a aussi les moments où ces petits moines jouent entre eux, se détendent, se baladent.

Les parents confient leur enfants au monastère pour leur assurer une vie moins difficile que la leur.

Konchok nous propose d’aller dans le village en face pour faire d’autres photos.

Nous voilà en chemin et nous devons passer sur ce pont qui parait bien fragile et précaire. Konchok passe le premier et je le suis ainsi que Ludo. Les doigts dans le nez !!!

Ce point de vue du monastère nous permet de faire quelques photos avec de la verdure mais aussi d’être plus de face et de voir d’avantage  de détails.

En chemin nous rencontrons quelques villageoises accompagnées de leurs enfants. Elles travaillent dans les champs pendant que les enfants jouent au bord du champ en mâchant des racines comme des friandises.

Hôtellerie de Phuktal.

Nous rentrons à l’hôtellerie par le même pont qui finit par nous faire rire. Certains petits barreaux ont été remplacés par des branchages et en passant on fait bien attention de ne pas marcher dessus par peur de passer au travers.

Pas de bière à l’hôtellerie (du monastère !!!), on prend donc l’apéro avec un massala thé en se plaçant pile en face du monastère. Va et vient des moines, arrivée de touristes et ce monastère qui emplit toute notre vue.

Nous décidons d’aller au-dessus des falaises qui nous dominent. Je finis le chemin jusqu’en haut et prends quelques photos mais le soleil est déjà couché et je redescends un peu déçu, demain peut-être sera mieux.

Nous restons à l’extérieur devant le monastère jusqu’à la nuit tombée pour ne pas en perdre une miette.

Repas en compagnie de Konchok puis un dernier regard au monastère qui s’endort lui aussi, nous filons dans notre chambre.

La route de retour vers Padum.

Le lendemain nous voulons faire quelques dernières photos.

Ludo préfère aller au monastère où tout ce petit monde s’affaire et de mon côté je préfère retourner sur les hauteurs pour voir si le point de vue de la veille avec le soleil levant est propice à quelques beaux clichés.

Raté, je suis à contre-jour, les photos ne seront pas top. Mais je garde un super souvenir de voir le soleil éclairer doucement les bâtiments de Phuktal comme un voile qui se lève lentement sur un décor de rêve.

Bon, il faut redescendre, Konchok va nous attendre pour le chemin du retour.

 


 

Le chemin pour revenir à la voiture nous semble plus court, nos pensées sont toutes sur les souvenirs de ce lieu extraordinaire et nous arrivons rapidement à la voiture.

Petit arrêt dans un restaurant de chantier pour un massala thé servi par un moine puis nous reprenons la route.

Notre chauffeur est là, toujours aussi sympathique (!!!)

Retour à Padum.

Retour à Padum par la même route vertigineuse, quelques arrêts pour visiter d’autres monastères, Muney, Bardan et arrivée à notre hôtel où les propriétaires nous accueillent chaleureusement.

Ça sent la fin du voyage, nous repartons en reprenant les mêmes routes, snif !!!

A la sortie de Padum, nous visitons le monastère de Sani Kani Khar et une statue de Bouddha trônant au milieu d’un petit lac.

Nous reprenons cette route qui file dans la vallée encaissée jusqu’à Rangdom. Nous y arrivons plus tôt qu’à l’aller, et nous faisons une belle balade pour photographier ces montagnes multicolores jusqu’au coucher du soleil.

Repas puis nuit sous notre tente de luxe.

Au monastère de Rangdom.
Au monastère de Rangdom.
Guy & Ludo
Guy & Ludo

Retour à Lamayuru.

De nouveau une longue route nous attend aujourd’hui pour retourner à Lamayuru.

Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Kargil et le chauffeur tire un peu la gueule !

Nous reprenons cette route fabuleuse qui suit la vallée bordée de sommets impressionnants et ferons une halte à Mulbek pour nous restaurer.

La fin de cette journée de route est plutôt tumultueuse, notre chauffeur conduit à tombeau ouvert jusqu’à Lamayuru certainement pour manifester son mécontentement de ne pas nous être arrêté à Kargil.

Après-demain un autre chauffeur, venu de Leh, prendra le relais et nous quittons celui-ci sans regret. Installation à l’hôtel puis petite balade de reconnaissance et enfin apéro sur une belle terrasse.

Lamayuru.

Nous consacrons le lendemain à la visite de Lamyuru, le monastère et la ville en contre-bas.

Konchok, qui connait bien les lieux car c’est la ville de son épouse, nous fait découvrir les moindres recoins, ruelles, passages souterrains, chapelles.

Nous finissons nos visites et retournons au restaurant avec cette terrasse très bien placée juste en face du monastère. On peut y admirer un coucher de soleil fabuleux sur Lamayuru et le monastère.

 


Petit trek au départ de Lamayuru.

Early morning, nous partons le sac sur le dos pour un petit trek, que je connais déjà car effectué quatre ans auparavant.

C’est juste une bonne balade avec un col pas très haut. Belle vue sur Lamayuru d’un côté et de belles montagnes de l’autre.

Nous continuons notre chemin dans une gorge aride et arrivons dans un petit village où le pont est en construction ce qui nous oblige à passer la rivière pieds nus … l’eau est glaciale mais la rive peu éloignée.

Notre nouveau chauffeur, Mingur, nous attend

Coucher de soleil sur Lamayuru.
Coucher de soleil sur Lamayuru.

Visite de Wan La et son monastère.

Très belle vue du haut de ce monastère datant de la même période qu’Alchi. Il y a aussi une très ancienne tour défensive qui menace de s’écrouler.

Nous reprenons la route pour Lamayuru où nous irons de nouveau nous balader jusqu’au sommet au-dessus du monastère, visiterons d’autres ruelles et terminerons à la terrasse pourvue de cette vue exceptionnelle avec de nouveau un superbe coucher de soleil.

A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.
A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.

 

Retour à Leh.

Le lendemain, nous parons pour Leh accompagnés d’un couple d’australien qui cherchait un véhicule.

Grande discussion entre la touriste et Konchok sur les mariages arrangés, un peu surréaliste vue que, de son côté, elle est remariée et Konchok assure que « c’est » la bonne solution pour vivre ensemble … nous ne prendrons pas parti … surtout moi et mon english pas terrible !

Passage par le monastère de Rizong, par la confluence entre l'Indus et la Zanskar, petit arrêt pour notre déjeuner puis arrivée à Leh.

Dans le monastère Rizong, au cours de l'office, ce petit moine s'exerce aux percussions en compagnie de son tuteur.

Bienveillance et tolérance de cet adulte envers ce jeune moine.

Cette vidéo a été tournée avec un smartphone pour plus de discrétion et ne pas trop perturber ce petit moine.

Nous repartirons sur la pointe des pieds ...

Leh.

Le dernier jour à Leh, nous montons une dernière fois tout en haut du monastère, puis nous baladons dans la ville pour les derniers achats.

Le soir nous sommes invités par Konchok dans sa famille, faisons connaissance avec son père et une de ses sœurs. Son épouse est partie voir de la famille dans la Nubra avec leur garçon.

Lever aux aurores le lendemain pour le vol en direction de New Delhi et retour chez nous.

Encore un superbe voyage dont je garde, près d’un mois plus tard, la nostalgie en triant et regardant nos photos.

Des liens plus forts avec Konchok pour qui j’ai créé une page pour ses activités de guide.

Nous avons encore en tête les « Julley julley » des ladakhis que nous avons croisés, leurs sourires, leur gentillesse et du coup nous pensons de plus en plus à un nouveau voyage au Tibet …

Je dédie ce récit de voyage au Ladakh, pays tibétain, à mon ami Thierry qui saura en apprécier tous les aspects.

La Namibie (2018)

Namibie, Messum Crater.


Voyage en février 2018.

Jamais deux sans trois … (enfin pour moi !)

En juillet 2017, nous avons traversé le désert australien du sud au nord et une envie de désert nous est venue que nous avons concrétisée l’année suivante par ce voyage en Namibie mais aussi au Ladakh et Zanskar au mois de juillet et en Jordanie au mois d’octobre.

Et nous avons de nouveau contacté mon amie Mathilde pour avoir des renseignements sur les régions qui pourraient nous intéresser.

« Le Kaokoveld me répondit elle. »

« Kezako le Kaokoveld … »

Mais dans le Kaokoland bien sûr !!! Qui correspond à la partie nord-ouest de la Namibie, jusqu’à la frontière avec l’Angola.

Nous voici donc à préparer ce voyage ; enfin surtout Ludo, champion de la logistique et de l’organisation de nos voyages !

Arrivée à Windhoek, préparation de notre expédition.

Arrivée à Windhoek, installation dans notre hôtel fétiche, Londiningi Guest House, reçus par Nathalie.

Dîner en compagnie de Mathilde qui nous donne les derniers conseils pour la route, nous fournit une carte de la Namibie très détaillée.

Le lendemain nous prenons la route avec notre 4x4 équipé d’une tente repliable sur le toit, double réservoir de carburant (140 litres de gasoil pour environ 1 400 km d’autonomie), deux roues de secours, un compresseur, un jerrican de 25 litres d’eau, 9 litres d’eau en bouteilles, des vivres pour 4 jours, un GPS, une carte routière très détaillée (merci Mathilde) et un téléphone satellitaire.

Normalement, on craint dégun !!! (« Personne » en marseillais)

Notre campement à Spitzkoppe.

Grand départ pour le Kaokoveld, la Mareinfluss Valley.

Notre campement à Zebra Rest Camp.
Notre campement à Zebra Rest Camp.

Nous voilà enfin sortis de Windhoek après avoir tourné en rond une demi-heure …

...  et si on mettait en route le GPS !

Premier arrêt dans un camping près d’un village Himba que nous visiterons le lendemain matin avant de repartir.

Un peu gênés de voir ces femmes en représentation mais Mathilde nous expliquera qu’elles sont habituées car proche de la route et vivent en partie de leur artisanat. Bon …

Second jour de trajet jusqu’à Sesfontein, passage du col de Grootberg à 1 540 m puis redescente dans une plaine où nous verrons beaucoup de girafes, d’oryx.

Ça y est, nous sommes en Afrique.

A Sesfontein, nous irons au Zebra Rest Camp où il n’y a pas eu de touriste depuis trois mois. Mais tout est propre et bien tenu.

Une petite grenouille a élu domicile dans le réservoir de la chasse d’eau et plonge au fond quand on tire la chasse. Un peu de compagnie dans les toilettes … c’est mieux que les scorpions.

D’ailleurs cette année nous avons emporté des lampes torche UV pour les détecter la nuit, nous verrons bien.

Puros, Elephant Lodge.

Nous poursuivons notre route, dont l’objectif est le Kaokovled avec la Marienfluss Valley. La route est encore longue et Ludo a décidé de passer par le sud, la piste semble plus praticable même s’il y a plus de kilomètres à faire.

En chemin nous croisons des bergers qui déplacent leur troupeau vers d’autres pâturages. Ce sont des herero et la femme porte le costume traditionnel très coloré.

Nous avons atteint le désert avec du sable orangé et une très maigre végétation au milieu de laquelle on peut observer des cercles où rien ne pousse. Apparemment aucune explication pour comprendre ce phénomène, on pourrait penser aux ronds de sorcières que nous avons en Europe du au développement de certains champignons, mais ici avec l’aridité, la thèse des champignons est moins plausible.

Elephant Lodge à Puros.
Elephant Lodge à Puros.

Nous arrivons à Puros et traversons le village pour aller nous rafraîchir à l’Elephant Lodge.

Très bel hôtel avec une vue magnifique sur le désert et les montagnes, une architecture et ameublement très design. Bref on aurait volontiers troqué notre tente sur le toit du 4x4 pour une nuit dans ce lodge, les tarifs eux aussi étaient design …

Mais l’accueil est très chaleureux et la bière pour l’apéro bien fraîche. Un moment de repos bien mérité pour Ludo qui a conduit des heures durant. Nous en profitons pour consulter les cartes et vérifier notre itinéraire.

Marble Rest Camp et "The House on the Hill" Lodge.

Une des sculptures de Trevor Nott à Marble Rest Camp et son lodge The House on the Hill.
Une des sculptures de Trevor Nott à Marble Rest Camp et son lodge The House on the Hill.

Après notre repas, pris assis sur le coffre arrière du 4x4, nous poursuivons jusqu’à Orupembe puis Onjuwa pour nous installer à Marble Camp Site.

Il y a une ancienne exploitation de marbre et quelques gros blocs sont disséminés le long de la route. Trop loin, perdu dans le nord du pays, cette exploitation n’a jamais été rentable et donc abandonnée.

Après notre installation, nous grimpons sur la colline de marbre pour un joli point de vue au soleil couchant.

Au passage, j’observe des jolis arbres et plantes endémiques de la Namibie.

En grimpant sur cette colline, nous passons par « The house on the Hill », un lodge créé par un artiste, Trevor Nott.

Il a disséminé plusieurs sculptures en plein désert représentant un personnage formé de pierres et fil de fer dans une position unique pour chacune d’elles. Il n’y a jamais d’indication sur leur emplacement, et nous en découvrirons quelques-unes au hasard de notre route.

Ce lodge, très design, en présente quelques-unes.

Le lendemain, nous appréhendons cette nouvelle étape qui nous fait passer par une piste réputée difficile.

La piste grimpe dès Marble Camp Site, la végétation est un peu plus dense car nous sommes en altitude.

Un arbre en fleur sur le bord de la route nous surprend, il est de la même famille que celle des lauriers roses ou du frangipanier, celle des Apocynacée, ne sent rien mais est très beau.

Nous n’aurons pas à attendre bien longtemps pour découvrir la piste difficile.

Elle est tracée dans un schiste aux strates verticales et présente beaucoup de blocs et ornières difficiles à franchir. Mais ce n’est pas très long, Ludo avance lentement et je le guide en marchant devant la voiture.

Bidon Rouge sur la piste pour Marienfluss.
Bidon Rouge sur la piste pour Marienfluss.

Puis nous finissons par redescendre l’autre versant qui donne dans la Marienfluss Valley.

Nous nous trompons de piste malgré notre GPS mais arrivons finalement au « Bidon Rouge » que nous avait indiqué Mathilde. Nous sommes sur la bonne piste !

Nous rencontrons quelques Himba sur notre passage et je serais impressionné par le nombre élevé de bêtes de leurs troupeaux. Vu la maigre végétation, je me demande ce que ces bêtes peuvent bien brouter, mais elles ne sont pas faméliques et les Himba en vivent.

La Mareinfluss Valley.

Vortex sur la piste dans la Mareinfluss valley.
Vortex sur la piste dans la Mareinfluss valley.

Nous atteignons le panneau indiquant l’entrée de la Marienfluss Valley, soulagement, nous y sommes arrivés sans encombre, comme des pros !

Maigre végétation sur un sol de sable orangé, les paysages sont de toute beauté avec au loin des montagnes arides.

La plaine est parsemée d’arbres qui suivent le cours de la nappe phréatiques alors que de part et d’autre il n’y en a aucun.

 

Et soudain un vortex de poussière se forme puis se déplace devant nous. Il n’y a aucun bruit, pas un souffle de vent et c’est la chaleur du sable en surface qui provoque ce phénomène.

C’est vrai qu’il fait chaud, nous ne mettons pas la clim pour économiser le carburant mais il fait environ 40°C.

J’aurais le temps de faire quelques photos et une vidéo. Ce vortex traversera la route avant de mourir sur le côté toujours dans le silence. Impressionnant !

 

Nous irons jusqu’à la frontière de la Namibie et de l’Angola concrétisée, à ce niveau, par la rivière Kunene. Contraste marqué de cette rivière aux eaux troubles, boueuses coulant en plein désert aride.

Un lodge est établi à ce niveau mais nous n’aurons pas le loisir d’aller y boire une bonne bière fraîche.

Des touristes sont sur le point d’arriver (en avion bien sûr), nous dira le vigile à l’entrée, et nous rebrousserons chemin pour boire une bière fraîche de notre frigo en contemplant le désert et les montagnes au coucher de soleil. Sûr que nous ne débarquons pas en plein désert habillés en Dior ou Chanel.

Nous irons au camping communautaire Himba plutôt que le camping privé.

Nous y rencontrerons tout un groupe de français se déplaçant en 4x4 (une douzaine) qui eux sont venus dans la Marienfluss par la route du nord et nous ont raconté la galère de cette piste vraiment très difficile.

Le choix de Ludo était très judicieux même si la route plus longue.

Soirée camping puis nous reprenons la route le lendemain pour explorer la Marienfluss Valley. Ludo a glané quelques bons tuyaux pour explorer la région en discutant avec le groupe de français que nous expérimenterons le jour même. Nous prenons notre temps voir admirer le paysage qui nous entoure.

Je vais casser quelques roches et cailloux pour recueillir du mica noir et observer la géologie qui est très intéressante en Namibie.

Du mica noir dans la Marienfluss valley.
Du mica noir dans la Marienfluss valley.

"Bidon Bleu" "Bidon Orange", piste pour la Hartman Valley.

Nous souhaiterions aller voir la vallée d’Hartman, qui est parallèle à celle de Marienfluss.

Nous aurions pu y aller par le nord de Marienfluss, mais nous ne connaissons pas l’état de la piste et surtout on ne peut pas y passer la nuit, c’est interdit.

Nous passons donc par le sud et remonterons un peu cette vallée sans pour autant aller jusqu’au bout.

Il aurait fallu prévoir cette excursion en campant au début de la piste mais il n’y a pas de terrain. Il y a un hôtel tout au bout de la vallée, un lodge dont on ne connaît pas les tarifs et de plus nous sommes un peu juste en gasoil.

Bidon Orange entre la Marienfluss valley et Hartman valley.
Bidon Orange entre la Marienfluss valley et Hartman valley.

Grâce au GPS, on trouve la bonne piste et on arrive au « Bidon Bleu », puis on poursuit dans la vallée qui est toute aussi somptueuse que la Marienfluss.

Du sable orange formant des dunes sur fond de collines rouges et quelques autruches qui fuient devant nous.

On continu jusqu’au « Bidon Orange » nous sommes sur la bonne piste.

Dans les pierres placées sur ce bidon, je découvre un carnet dans un étui de cuir et y laisse quelques mots à la suite de ceux laissés par les autres avant moi. Peu de passage, c’est une piste assez confidentielle dont nous sommes assez fiers.

C’est là qu’un véhicule arrive dans notre direction, c’est un namibien, qui connaît parfaitement le pays, donnera quelques conseils de route à Ludo. Les lieux à voir, la difficulté des pistes …

Nous n’aurions pas dû venir jusqu’ici car le paysage est trop beau et nous regrettons de ne pas pouvoir poursuivre. Une autre fois, sniff !!!

Retour à Puros et à l'Elephant Lodge.

La piste devient bien compliquée, nous cherchons un itinéraire mal répertorié sur la base de données du GPS et on finit par rebrousser chemin et prendre la route directe vers Orupembe puis Puros.

Retour à Elephant Lodge pour boire une bière mais le lodge est déserté, personne, tout est resté ouvert, la boutique, le bar, mais pas âme qui vive.

Nous prenons donc notre bière, comme l’habitude, sur le coffre arrière du 4x4 en admirant le paysage au coucher de soleil. Puis allons dans le camping tenu par un Himba.

Le lendemain Ludo me tire de la tente pour voir tout un troupeau de girafes qui déambulent dans le lit de la rivière en bordure du camping.

Revue de notre itinéraire autour d'une bière à Elephant lodge.
Revue de notre itinéraire autour d'une bière à Elephant lodge.

Vision fantastique de ces animaux à la démarche ample et chaloupée qui se suivent à la queue leu leu.

Le patron du camping nous propose un petit safari dans le lit de la rivière à la recherche d’éléphants.

Nous partons donc avec notre 4x4 et remontons loin dans le lit de la rivière mais aucun éléphant à l’horizon. En montant sur une colline, nous aurons une très belle vue sur tout ce qui nous entoure mais pas le moindre éléphant à l’horizon.

Superbe vue à Elephant lodge.
Superbe vue à Elephant lodge.

Nous remercions notre guide, déjeunons et prenons la route pour le canyon de Puros.

Ici la rivière ressort du sable pour couler doucement dans les méandres du canyon.

L’eau est limpide mais beaucoup d’algues indiquent que la rivière est polluée, dommage.

Nous verrons des babouins, de grosses bouses d’éléphants mais rien de transcendant.

Retour à Eléphant Lodge pour une bonne bière en fin d’après-midi. Cette fois toute l’équipe est présente et nous sommes très bien accueillis. Petit tour dans Puros parmi les petites maisons, les habitants nous interpellent par de grands signes mais les échanges sont difficiles, compliqués.

Camping à Palmwag, réveil avec les girafes.

Cette fois nous prenons une nouvelle piste, bien indiquée sur notre GPS, en direction de Sesfontein puis Palmwag.

Nous n’avons fait que quelques kilomètres depuis Puros quand nous crevons.

Première crevaison depuis que nous faisons du 4x4 ! Le plus difficile sera de desserrer les boulons. Mais à grands coups de pierre sur la croix, nous en viendrons à bout.

Nous ferons réparer notre roue à Sesfontein, réparation bien difficile car le matériel du réparateur est vieillissant et en plus d’une déchirure sur le flanc du pneu, il y a un trou dans le chemin de roulement qu’ils ont beaucoup de mal à colmater.

Deux heures plus tard nous repartons avec une roue bien gonflée et arrivons à Palmwag.

Installation dans un tout petit camping désert, apéro en admirant un coucher de soleil agrémenté d’un arc-en-ciel.

Nuit paisible, le propriétaire nous a dit que les branchages, tout autour du campement, nous protégeraient des girafes …

Il revient au matin pour allumer du feu et faire de l’eau chaude pour la douche et nous indique un troupeau de girafes un peu plus loin que nous nous empressons d’aller photographier.

Le lendemain nous reprenons la piste pour le sud.

A Palmwag, du feu pour l'eau chaude de la douche.
A Palmwag, du feu pour l'eau chaude de la douche.

Ludo a trouvé une piste qui doit nous mener jusqu’à un camping vraiment isolé.

Toujours de magnifiques paysages, nous filons vers Burn Montain pour y voir des orgues basaltiques, signe d’un volcanisme datant de quelques millions d’années.

On effectue un détour vers un petit village pour acheter quelques vivres et de la bière !

Piste difficile pour Rhino Camp Site.

Les strates de schiste à la verticale en se dirigeant vers Divorce Pass.
Les strates de schiste à la verticale en se dirigeant vers Divorce Pass.

On reprend la piste, rencontre avec un troupeau de zèbres.

Puis la piste monte sur un relief accidenté comparable à celui de Marble Camp Site. Du schiste à la verticale !

Notre progression est lente et précautionneuse et nous passerons le « divorce pass » sans nous engueuler !

A la fin de ce parcours tortueux, je serai obligé de casser une pierre, qui menaçait de trancher le flanc d’un pneu, à grands coups de marteau de géologue.

Nous arrivons en vue d’un petit canyon où la rivière est à sec. Très beau paysage qui tranche de l’agressivité de ces montagnes tranchantes avec la douceur du sable clair au fond de ce canyon.

Mais la piste se révèle difficile à cause du sable dans lequel nous ne voulons pas nous arrêter de peur de nous ensabler et de ne plus pouvoir repartir.

Une rencontre stupéfiante ... avec des éléphants du désert !

Aïe Aïe Aïe  !!! des élphants et leurs bébés !!! ça craint ...
Aïe Aïe Aïe !!! des élphants et leurs bébés !!! ça craint ...

Ludo, très concentré sur la conduite, ne remarque pas les grosses bouses d’éléphants ni les trous d’eau qui jalonnent la rivière, mais moi oui !

Et en plein milieu de ce canyon, nous tombons nez à nez avec un troupeau d’éléphants.

Je remarque instantanément la présence de petits, dont un bébé, au milieu d’une quinzaine d’éléphants et crie à Ludo de remonter toutes les vitres et d’arrêter le moteur.

Ludo stoppe le véhicule.

Les éléphants ne sont plus qu’à une dizaine de mètres de nous et je me fige dans mon siège, très inquiet de la suite, les yeux dissimulés derrière mes solaires.

Ludo passe précipitamment à l’arrière et se terre derrière les sièges.

Les éléphants passent, nonchalamment, de part et d’autre de la voiture, sans un bruit, en silence et surtout sans signe d’agressivité à notre égard.

Le dernier de la troupe marquera une pause pour pencher la tête et regarder l’intérieur de la voiture. Nous ne bougeons même pas un cil !

Ouf, ils passent leur chemin ...
Ouf, ils passent leur chemin ...

Quand ils sont tous passés, nous finirons par tourner lentement la tête vers l’arrière et nous les verrons progresser, tout aussi lentement, vers l’entrée du canyon.

Une fois assez loin, nous sortons faire quelques photos et la tension retombe.

Puis on rit de notre frousse, mais nous avons eu les bons réflexes car un éléphant n’oublie jamais rien et s’il a eu quelques problèmes avec des humains, par le passé, il risque de nous le faire payer.

C’était donc des éléphants forts sympathiques … mais de loin ! Nous garderons longtemps en mémoire ces images de cette rencontre insolite.

Rhino Camp Site. Vous campez à vos risques et périls !

Nous sortons enfin de ce canyon et arrivons à Rhino Camp Site, petit camping isolé.

Le propriétaire nous accueille chaleureusement et nous indique un emplacement avec un petit arbre qui ne devrait pas attirer les éléphants !

Un comble, on vient de croiser tout un troupeau mais il y en a quantité dans les parages nous dit-il.

L’emplacement en face du notre a été saccagé, il y a deux jours, par quelques éléphants mal léchés à la recherche d’eau.

D’ailleurs la douche est entourée d’un petit muret en pierre pour dissuader les éléphants.

La douche entourée d'un muret de pierres pour éviter la destruction par les éléphants à Rhino Camp Site.
La douche entourée d'un muret de pierres pour éviter la destruction par les éléphants à Rhino Camp Site.

Il y a des lions et des éléphants, on campe à nos risques et périls à Rhino Camp Site.
Il y a des lions et des éléphants, on campe à nos
risques et périls à Rhino Camp Site.

Des panneaux indiquent la présence d’éléphants (on savait déjà, merci !) mais aussi de lions et que nous campons ici à nos risque et périls !

Bon, on va se boire une bonne bière fraîche pour ce coucher de soleil plein d’émotions avant de réfléchir à la tactique à adopter.

Il nous conseille de nous réfugier dans la voiture si l’un d’entre eux vient se frotter à notre tente ! Mais la tente est sur le toit du véhicule !!!

Ludo ira dormir sur la banquette arrière et moi, résigné, dans la tente où j’entendrais toute la nuit les bruits très graves, presque des infrasons.

Au réveil, on distingue un gros mâle qui s’est attaqué à un arbre qu’il a presque entièrement dévoré, mais ne semble pas s’intéresser à notre présence. C’est lui que j’aurais entendu toute la nuit.

Au moment de partir, nous donnons tous nos vivres au propriétaire du camping qui semble être dans le besoin et est très éloigné du premier village.

Après le petit déjeuner, nous reprenons notre route. Tortueuse au début puis une grande, large et belle piste qui dessert une mine juste à côté du camping.

Nous filons bon train mais il nous faut faire du gasoil et acheter des vivres et faisons un détour par Uis, petite bourgade qui vit de la mine.

Piste vers Mussum Crater.

Welwitschia mirabilis.
Welwitschia mirabilis.

Depuis Burn Montain, nous voyons une plante très particulière : La Welwitschia mirabilis, plante fossile qui n’a pas évolué depuis des millions d’années.

C’est une plante que nous verrons en abondance dans certaines parties du désert et absente dans d’autres.

Pique-nique à Messum Crater.
Pique-nique à Messum Crater.

Puis direction Messum Crater en passant à côté du massif du Brandberg.

Messum Crater est une très ancienne caldeira, vestige de l’activité volcanique d’il y a quelques millions d’années, quand le continent africain s’est séparé du continent sud-américain.

Honnêtement il faut savoir que c’est une caldeira, elle est immense, et nous nous en rendons compte en grimpant sur une petite colline d’où la vue embrasse toute cette immensité.

Nous prenons, bien sûr, les tonnes de photos et admirons ce paysage à couper le souffle. Mais que c’est beau !

Et nous sommes seuls à admirer ce paysage, pas une voiture, pas un touriste en vue depuis des jours.

Messum Crater nous appartient pour quelques instants.

 

Après tant d’émotions, nous redescendons déjeuner de quelques sandwichs, comme à notre habitude, agrémentés d’une bonne bière fraîche (qu’est-ce qu’il fonctionne bien ce frigo !)

Nous repartons cette fois en direction de la côte.

Sur la piste, un panneau nous indique la présence de lichens protégés.

Le vent de l’océan transporte beaucoup d’humidité qui se dépose et profite aux plantes et animaux du désert.

Le lichen prolifère dans cette région proche de l’océan mais n’ayant pas de racines, il est très fragile. Mais cette humidité ne se condense jamais en nuage de pluie en bord de côte ce qui explique la présence du désert inhospitalier.

Cap Cross, réserve d'Otaries à fourrures du Cap.

On ne peut pas dire que la côte soit vraiment accueillante, l’océan est glacée, et c’est surtout le paradis des pêcheurs car ces eaux froides, riches en nutriments, sont très poissonneuses.

La petite ville de Cap Cross est une station balnéaire … des contrées australes.

Pas de matelas ni de serviettes sur la plage, pas plus que de touristes en mal de soleil et de chaleur.

Des enfants jouent en pull et les adultes se promènent bien couverts.

Camping à Cap cross.
Camping à Cap cross.

Nous irons dans un camping bien abrité du vent et dormirons bien couvert après un bon repas à l’hôtel du coin où j’ai dégusté des huîtres et un bon dessert !

Odeur .... comment dire, prenante !
Odeur .... comment dire, prenante !

Le lendemain nous allons voire la colonie d’otaries à fourrure de Cap Cross.

Elles sont environs 100 000 sur ce bout de plage et ont tout envahi, le parking, les pontons, le view-point, les abris pique-niques.

Elles sont partout et même les yeux fermés, on détecte aisément leur présence rien qu’à l’odeur. Il faut dire que plus de 100 000 bestioles qui font leurs besoins sur la plage, ça ne passe pas inaperçu !

Les femelles viennent mettre bas, et les petits sont vraiment trop mignons, peu farouches, à condition de respecter un peu de distance.

Les adultes le sont moins et fuient dès qu’on s’approche. Il y en a des centaines dans l’océan, qui partent pêcher, qui reviennent, un balai incessant

En route pour Spitzkoppe.

Un énorme dike en plein désert.
Un énorme dike en plein désert.

Route, toujours en bord de mer, jusqu’à Henties bay, autre station balnéaire.

Puis on remonte, vers l’est, dans les terres, pour Spitzkoppe.

Le long de la route de nombreux dykes parallèles attestent de l’activité volcanique ancestrale de ces contrées australes.

Les dikes sont des remontées de lave suivant des fractures dans le sol. Le basalte, étant plus dur et résistant que la roche sédimentaire qui les entoure, s’érode moins vite et forme de longues crêtes parallèles qui dépassent dans la plaine sableuse. C’est un vestige de la séparation des continents et date de plusieurs millions d’années.

Spitzkoppe, gros massif granitique, est une autre curiosité de la Namibie.

Nous nous installons au camping qui est immense, nous ne sommes vraiment pas les uns sur les autres.

Une fois installés, nous partons à la découverte des blocs et collines de granit.

La grande arche et les autres petites et grandes formations érodées par le vent. Les contrastes thermiques, la pluie, le vent  leur donnent ces formes arrondies.

Certains blocs énormes sont juste posés les uns sur les autres dans un équilibre qui semble précaire.

Sur les collines de Spitzkoppe.
Sur les collines de Spitzkoppe.

J’essaie de gravir une petite colline pour avoir un joli point de vue sur le désert environnent, mais le dédale de rochers me barre le passage et je ne monte pas très haut. J’ai tout de même un beau panorama devant moi.

Retour au campement pour un énième coucher de soleil somptueux.

A la recherche du rayon vert à Spitzkoppe.
A la recherche du rayon vert à Spitzkoppe.

Le lendemain, nous sortons du camp pour visiter la région.

Ludo veut m’emmener voire des grottes, mais c’est fermé. Nous verrons des suricates comme lors du second voyage.

Les orages ont fait reverdir et fleurir le désert dans cette région et le contraste est saisissement par rapport aux contrées que nous avons traversées.

Mais rien de vraiment fantastique dans cette région, nous revenons en passant par la petite ville d’Usakos et rentrons à Spitzkoppe.

De nouveau un superbe coucher de soleil et je pense avoir vu le rayon vert, le dernier rayon du soleil avant qu’il ne disparaisse derrière l’horizon.

Mais c’est tellement bref et furtif que je n’ai pas pu le photographier et finalement j’ai des doutes sur sa réelle existence (j’ai lu adolescent le roman de jules Verne du même nom).

Coucher de soleil sur Spitzkoppe.
Coucher de soleil sur Spitzkoppe.

Retour à Windhoek.

Nous repartons, le lendemain, sur Windhoek par une piste qui n’existe pas dans la base de données de notre GPS.

On la retrouve sur la carte fournie par Mathilde et cet itinéraire s’avère un peu compliqué et surtout très long.

Mais nous passons par de hauts plateaux, à plus de 2 000 m d’altitude et la piste est de très bonne qualité.

Les paysages sont totalement différents, verdoyants, avec des vaches presque aussi grosses que nos normandes. Certaines prairies sont recouvertes de fleurs. Le paysage est vallonné, très doux.

 

Nous arrivons à Windhoek par les faubourgs où une concentration de bidonvilles nous ramène à la triste réalité de la misère dans ce pays.

Nous donnons le reste de nos provisions à une fillette qui nous regardait passer, et sa mère nous remercie par un large sourire.

Dîner chez les parents de Mathilde qui sont installés en Namibie depuis de très nombreuses années.

Accueil chaleureux et discussions jusqu’à tard dans la soirée.

Nous sommes vraiment très heureux d’avoir fait leur connaissance et d’avoir écouté le récit de leur vie en Afrique, partis de Belgique dans les années 90.

De grands aventuriers, admiration !

Famille de Mathilde.
Famille de Mathilde.

Ainsi s’achève ce fabuleux voyage en Namibie, deux semaines riches en beauté, aventures, émotions.

Encore quelques milliers de photos à trier. Et l’idée qu’on n’en restera pas là avec ce pays, qu’il faudra bien y retourner un jour, il y a tellement encore à découvrir, à explorer !!!

L’Australie

Australie


Notre projet initial

Nous voulions traverser le continent australien, nous l’avons fait !!!

Notre voyage

Arrivés à Adélaïde, nous avons pris possession de notre 4X4 de location avec cabine puis avons pris la route.

Direction Nord-Est, Wilpena et les Flinders Ranges National Park. Premiers contacts avec la faune sauvage, nous voyons des kangourous lors d’une balade, nous verrons par la suite nombre d’animaux. Les émeus, wallaby, perroquets, autruches, alligators …

Notre route remonte ensuite vers le nord. Nous passons par Coober Pedy et nous dirigeons vers Uluru, au centre du continent australien.

Nous passerons plusieurs jours à Uluru, fascinés par ce roc isolé en plein désert et les nombreuses balades proposées pour le visiter. Un peu plus loin, nous avons Kata Tjuta qui ressemble à Uluru et composé de plusieurs massifs. Là encore de jolies balades nous font découvrir cette merveille.

Ce roc, sacré pour les aborigènes, nous a fascinés du lever au coucher de soleil avec des couleurs extraordinaires.

Reprenant la route, nous passons à Kings Canyon. Le grès de cette roche est formé par des dunes fossiles qui donnent des aspects très particuliers aux strates géologiques.

Après Kings Canyon, nous allons voir Palm Valley où se trouvent des palmiers fossiles qui n’ont pas évolué depuis des millions d’année dans le microclimat de cette vallée.

Le véhicule que nous avons loué est un gros 4X4 avec une cabine bien équipée. C’est particulièrement pratique pour nous déplacer et trouver un camping pour la nuit. Seul inconvénient, le véhicule est assez lourd et cela renforce les difficultés sur les pistes en mauvais état.

De Palm Valley, nous arrivons dans la ville d’Alice Springs où nous changerons de véhicule car plus de piste et donc plus besoin de 4x4. Une nuit dans cette ville nous suffira, il n’y a pas grand-chose à y voir.

Reprenant la route, on franchit le tropique du Capricorne, puis nous passons par Devill’s Marble et ses blocs de granite rouge érodés. Superbes paysages au coucher de soleil avec ce granit déjà rouge et éclairé par le soleil couchant apportant des teintes encore plus chaudes.

Notre route nous mène aux Gorges de Katherine puis à Kakadu National Parc où nous découvrirons les peintures rupestres veilles de plus de 20 000 ans.

Nous aurons eu très chaud (37°C) lors d’une balade au bord de ce fleuve.

Nous terminerons notre traversée de l’Australie à Darwin où nous resterons deux jours.

Nous avons été enchantés par ce pays, les immenses espaces, l’accueil dans les campings et les villages traversés, une nature brute souvent hostile mais sublime, un sentiment de liberté incomparable.

Au tout début de notre voyage, dans les Flinders Ranges, un parcours géologique nous fait remonter quelques millions d’années en arrière quand la vie sur terre ne faisait que commencer. Les informations affichées sont très pédagogiques, je me suis régalé.

Le contact avec les aborigènes c’est réduit à sa plus simple expression. Certains villages sont interdits, d’autres les gens se terrent chez eux et dans les villes la plupart sont trop saoul pour communiquer. Dommage ! Ce peuple originel a beaucoup souffert de la colonisation par les anglais (comme beaucoup d’autres sur d’autres continents)

Les campings en Australie sont superbes, très bien aménagés et assez bon marché. C’est une très bonne alternative car le 4X4 avec cabine nous dispense de chercher un hôtel chaque jour. Il n’y a qu’à l’approche de Darwin nous les campings étaient complets et nous avons un peu galérer pour trouver une place.

Nous aurons eu froid dans le sud, dans les Flinders Ranges, en plein mois de juillet (mais c’est l’hiver dans l’hémisphère sud !) et très chaud dans notre seconde partie de voyage, à partir d’Alice Springs.

Nous avons beaucoup aimé la ville de Darwin, jolie petite ville au bord de l’océan avec une ambiance bien agréable.