L’Australie

Australie

Notre projet initial

Nous voulions traverser le continent australien, nous l’avons fait !!!

Notre voyage

Arrivés à Adélaïde, nous avons pris possession de notre 4X4 de location avec cabine puis avons pris la route.

Direction Nord-Est, Wilpena et les Flinders Ranges National Park. Premiers contacts avec la faune sauvage, nous voyons des kangourous lors d’une balade, nous verrons par la suite nombre d’animaux. Les émeus, wallaby, perroquets, autruches, alligators …

Notre route remonte ensuite vers le nord. Nous passons par Coober Pedy et nous dirigeons vers Uluru, au centre du continent australien.

Nous passerons plusieurs jours à Uluru, fascinés par ce roc isolé en plein désert et les nombreuses balades proposées pour le visiter. Un peu plus loin, nous avons Kata Tjuta qui ressemble à Uluru et composé de plusieurs massifs. Là encore de jolies balades nous font découvrir cette merveille.

Ce roc, sacré pour les aborigènes, nous a fascinés du lever au coucher de soleil avec des couleurs extraordinaires.

Reprenant la route, nous passons à Kings Canyon. Le grès de cette roche est formé par des dunes fossiles qui donnent des aspects très particuliers aux strates géologiques.

Après Kings Canyon, nous allons voir Palm Valley où se trouvent des palmiers fossiles qui n’ont pas évolué depuis des millions d’année dans le microclimat de cette vallée.

Le véhicule que nous avons loué est un gros 4X4 avec une cabine bien équipée. C’est particulièrement pratique pour nous déplacer et trouver un camping pour la nuit. Seul inconvénient, le véhicule est assez lourd et cela renforce les difficultés sur les pistes en mauvais état.

De Palm Valley, nous arrivons dans la ville d’Alice Springs où nous changerons de véhicule car plus de piste et donc plus besoin de 4x4. Une nuit dans cette ville nous suffira, il n’y a pas grand-chose à y voir.

Reprenant la route, on franchit le tropique du Capricorne, puis nous passons par Devill’s Marble et ses blocs de granite rouge érodés. Superbes paysages au coucher de soleil avec ce granit déjà rouge et éclairé par le soleil couchant apportant des teintes encore plus chaudes.

Notre route nous mène aux Gorges de Katherine puis à Kakadu National Parc où nous découvrirons les peintures rupestres veilles de plus de 20 000 ans.

Nous aurons eu très chaud (37°C) lors d’une balade au bord de ce fleuve.

Nous terminerons notre traversée de l’Australie à Darwin où nous resterons deux jours.

Nous avons été enchantés par ce pays, les immenses espaces, l’accueil dans les campings et les villages traversés, une nature brute souvent hostile mais sublime, un sentiment de liberté incomparable.

Au tout début de notre voyage, dans les Flinders Ranges, un parcours géologique nous fait remonter quelques millions d’années en arrière quand la vie sur terre ne faisait que commencer. Les informations affichées sont très pédagogiques, je me suis régalé.

Le contact avec les aborigènes c’est réduit à sa plus simple expression. Certains villages sont interdits, d’autres les gens se terrent chez eux et dans les villes la plupart sont trop saoul pour communiquer. Dommage ! Ce peuple originel a beaucoup souffert de la colonisation par les anglais (comme beaucoup d’autres sur d’autres continents)

Les campings en Australie sont superbes, très bien aménagés et assez bon marché. C’est une très bonne alternative car le 4X4 avec cabine nous dispense de chercher un hôtel chaque jour. Il n’y a qu’à l’approche de Darwin nous les campings étaient complets et nous avons un peu galérer pour trouver une place.

Nous aurons eu froid dans le sud, dans les Flinders Ranges, en plein mois de juillet (mais c’est l’hiver dans l’hémisphère sud !) et très chaud dans notre seconde partie de voyage, à partir d’Alice Springs.

Nous avons beaucoup aimé la ville de Darwin, jolie petite ville au bord de l’océan avec une ambiance bien agréable.

Patagonie

Front du glacier Perito Moreno.

Voyage en Patagonie en février 2011

Buenos Aires.
Buenos Aires.

Après de longues heures de vol, nous arrivons à Buenos Aires. Nous profiterons de cette escale pour visiter un peu la ville.

Puis, par un second vol, nous arrivons à El Calafate où nous louerons une voiture pour commencer notre périple.

A El Calafate, avant de prendre la route pour l'aventure, nous visiterons plusieurs glaciers avec le Spegazzini, le Perito Moreno.

Visite en bateau puis par les sentiers du Parc National des Glaciers.

Buenos Aires by night.
Buenos Aires by night.
Buenos Aires, balade dans la ville lors de notre transfert.
Buenos Aires, balade dans la ville lors de notre transfert.

Début de notre périple.

A El Calafate, notre ville d'arrivée, nous aurons un bel hôtel très cosy dans un quartier résidentiel.

Petite ville très touristique car c'est la porte d'entrée du Parc National des glaciers.

Nous n'y sommes pas restés bien longtemps, juste pour visiter quelques glaciers puis prendre notre voiture et partir à l'aventure.

Repas dans un restaurant de viande et c'est là que nous avons découvert qu'en tant que français, nous mangeons la viande peu cuite. Et déception, la viande servie est bien trop cuite ... une semelle ! Mais nous sommes les seuls à nous en plaindre, tout le monde à l'air de se régaler. Nous avions pourtant commandé les steak "medium".

Notre hôtel à El Calafate, ville de notre arrivée en Patagonie.
Notre hôtel à El Calafate, ville de notre arrivée en Patagonie.

Découverte de la Patagonie.

Nous commençons notre périple en voiture en allant voir le massif de Las Torres Del Paine situé du coté chilien.

Puis descendons vers le sud pour visiter Puerto Natales, Punta Arenas. Nous passerons par le mythique détroit de Magellan continuons vers Rio Grande pour finir notre route à Ushuaïa.

C'est cette petite ville mythique, but ultime de notre voyage, que nous aurons hâte de voir. "La fine del Mundo", tout un programme.

Parc National des Glaciers.

A El Calafate, le parc des glaciers est immense, nous ne verrons que quelques-uns d’entre eux sur les 47 majeurs répartis sur 600 000 hectares.

Les visites se font en bateau mais aussi à pied sur les sentiers du Parc National des Glaciers.

Le Perito Moreno, immense glacier du parc National.
Le Perito Moreno, immense glacier du parc National.

Le Spegazzini mais surtout le Perito Moreno, grandiose, immense dégageant une force brute de la nature et enfin de glacier Grey.

Nous ferons une balade en bateau nous permettant de nous approcher au plus près du front glacière.

C’est une vue impressionnante car la falaise de glace est haute de plus de 60 mètres. Le bateau se tiendra à distance car si un morceau de la paroi se décroche, la vague qu’elle crée peut retourner notre embarcation.

Puis nous ferons une grande balade à pied dans le parc national des glaciers jusqu’à un point de vue sur le front glacière du Perito Moreno.

Visite des glaciers en bateau.
Visite des glaciers en bateau.
Le Perito Moreno, visite des glaciers en bateau.
Le Perito Moreno, visite des glaciers en bateau.

Las Torres Del Paine.

Notre périple démarre réellement quand nous prenons la route pour descendre vers Las Torres Del Paine.

Nous sommes en pleine pampa, un paysage vallonné avec peu de relief, pas d’arbre.

Un paysage qui me semblera bien monotone au bout des longues heures de route nécessaires à sa traversée.

La faune est exotique pour nous. Nous croiserons des Ñandù, sorte d’autruches, des Guanacos de la famille Camelidae (comme les chameaux, dromadaires, vigognes), flamants roses, des manchots, des éléphants de mer, renard austral.

Faune de Patagonie, les Guanacos.
Faune de Patagonie, les Guanacos.
Un Ñandù. De la même famille que les autruches.
Un Ñandù. De la même famille que les autruches.

Pour parvenir à Las Torres del Paine, nous franchirons la frontière entre l’Argentine et le Chili car ce massif se situe dans ce pays.

A las Torres del Paine, la nature est reine, nous y resterons trois jours pour organiser des balades, des promenades et découvrir ce fabuleux massif à la géologie si particulière.

Nous sommes en plein été austral, mais en altitude et certains jours le vent souffle énormément à tel point qu’il est difficile de se tenir debout. Mais la pollution est absente comme en témoigne la présence en grande quantité de lichen qui ne la supporte pas.

Autre virée en bateau pour voir le Lago Grey et le glacier du même nom.

Las Torres del Paine, notre hôtel au bord du lac.
Las Torres del Paine, notre hôtel au bord du lac.

Notre premier hôtel à Las Torres del Paine, en bordure d'un lac. Très agréable.

Durant notre balade, un vent terrible manque de nous renverser à tout instant, il faut se cramponner ou arc-bouter face aux rafales.

Nous changerons par la suite d'hôtel pour un grand complexe touristique. Mais l'accueil ainsi que le cadre est très agréable. C'est de cet hôtel que la plus part des sentiers d'excursion partent pour explorer la région et les pics de ce massif.

Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.

Des balades en pleine nature. Nous sommes en plein été austral, mais à cette altitude et latitude, nous n'avons pas l'impression d'être sur la costa-brava !!!

Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.

La route traverse la Patagonie avec ses paysages de Pampa assez monotones. Au début nous trouvions très beau et reposant, mais après des heures de routes dans ce paysage plat comme la main, j’avais hâte de voir un peu plus de relief.

Mais la nature est toujours aussi belle quand on longe un lac plein de flamands roses et autres oiseaux aquatiques, des oies, des pingouins.

Direction le détroit de Magellan.

Nous reprenons la route pour descendre vers le sud, direction Puntas Arenas. Nous passons par Puerto Natales où nous nous restaurerons au chaud dans un resto-bar assez design.

Puerto Natales, balade dans la ville.
Puerto Natales, balade dans la ville.
Petite halte à Puerto Natales avant de reprendre notre route.
Petite halte à Puerto Natales avant de reprendre notre route.

Nous arrivons à Punta Arenas sur le détroit de Magellan où nous passerons la nuit dans un très bel hôtel très cosy.

Le lendemain, traversée du détroit en ferry pour atteindre la Terre de Feu. Nous sommes toujours du coté chilien.

Le détroit de Magellan.
Le détroit de Magellan.

De Puerto Natales nous irons à Punta Arenas pour passer la nuit. Au matin nous reprenons la route pour le détroit de Magellan et prendre un ferry qui nous amènera en terre de Feu.

Tous ces lieux que nous avons appris enfants lors des cours de géographie, nous y sommes maintenant et c’est assez irréel !

C'est au niveau où il est le plus étroit que nous prenons un ferry pour effectuer cette traversée.

A peu près une heure de traversée, le temps est nuageux et il ne fait pas chaud sur la passerelle.

Tierra Del Fuego.

Nous sommes en Terre de Feu et les paysages ne changent pas beaucoup, toujours cette pampa plate jusqu’à l’horizon … Ce sont des terres d’élevage et les propriétés sont immenses à l’image du pays.

Nous ferons escale dans une Estancia, petit havre de verdure et d’arbres.

La directrice de l'Estancia Viamonte est très dynamique, elle propose de nombreuses activité dont les balades à vélo. La propriété est immense, essentiellement agricole, tournée vers l'élevage de bovins et ovins.

L'Estancia Viamonte dans un havre de verdure.
L'Estancia Viamonte dans un havre de verdure.
L'Estancia Viamonte où l’accueil sera chaleureux. Ambiance très cosy dans un décors qui n'a pas changé depuis des décennies.
L'Estancia Viamonte où l’accueil sera chaleureux. Ambiance très cosy dans un décors qui n'a pas changé depuis des décennies.

Tout au long de notre périple, nous logerons dans de belles demeures anciennes où la décoration préservée est authentique.

Lors de nos balades, nous verrons beaucoup de lichen, signe d’absence de pollution mais aussi présence de beaucoup d’humidité, il doit beaucoup pleuvoir dans ces contrées. Finalement le ciel gris nous convient plutôt que la pluie.

La petite ville d'Ushuaïa.
La petite ville d'Ushuaïa.

Nous repartons en longeant la côte atlantique en direction d’Ushuaia. Nous passons par Rio Grande, ville portuaire.

Toujours des paysages de grande beauté où l’empreinte de l’homme est peu marquée.

Ce côté sauvage nous plait beaucoup, lacs, vallées, c’est de toute beauté

Ushuaïa.

Nous voici arrivés à Ushuaia, petite ville sans grand intérêt par elle-même, mais c’est le départ pour des croisières, des excursions et la rue principale pleine de resto, magasins de matériel pour la randonnée, boutiques de souvenirs et de banques.

Sur le port, nous prenons un bateau pour une excursion sur le canal de Beagle.

Un temps exceptionnellement beau, sans vent ni nuage, ni pluie !!!

La guide sur le bateau sera très étonnée de ce temps magnifique. Elle ne cessera de nous le répéter !

Toujours une nature très préservée, nous verrons nombres d’oiseaux, d’éléphants de mer.

Dans le canal de Beagle, un îlot avec des éléphants de mer.
Dans le canal de Beagle, un îlot avec des éléphants de mer.

Le Canal de Beagle.

Le bateau nous promène, dans ce mythique canal, d'îlots en îlots à la découverte des éléphants de mer, nidifications de cormorans survolés par des pétrels, d'oies solitaires.

Nous profitons du beau temps même si nous voyons poindrent quelques nuages à l'horizon, mais la mer est calme et cette balade nous vraiment très agréable.

Nous finissons par regagner le port

Aérodrome d'Ushuaïa, départ pour un survol du canal de Beagle.
Aérodrome d'Ushuaïa, départ pour un survol du canal de Beagle.

Les nuages commencent à apparaître et pour profiter un maximum, nous décidons d’aller vers l’aéroport domestique qui propose des balades en avion pour voir ce fameux canal de Beagle.

Nous trouvons tout de suite un pilote disponible et prêt à nous emmener dans les air au-dessus du canal.

Très surpris par cette rapidité car nous n'avions pas du tout prévu cette escapade dans les airs. C'est notre guide sur le bateau qui, à force de répéter que le temps est exceptionnellement beau, nous a décidés à nous précipiter à l'aérodrome d'Ushuaïa.

Survol du canal de Beagle.

Au départ de l'aéroport, le pilote survole un moment les reliefs qui entourent Ushuaïa vers l'est avant de plonger vers le canal de Beagle.

Ceci nous permet de remonter ce canal en arrivant de l'est et nous fait survoler les îlots que nous avions visités en bateau.

Nous revoyons ainsi les îlots des éléphants de mer, ceux des cormorans, le petit îlots sur lequel nous avons débarqué pour voir la flore du canal. Je suis scotché au hublot et mitraille tout azimut.

Survol du canal de Beagle et atterrissage à Ushuaia.
Survol du canal de Beagle et atterrissage à Ushuaïa.
Vol au-dessus du canal de Beagle. Le pilote me confie les commandes !
Vol au-dessus du canal de Beagle. Le pilote me confie les commandes !

Lors du retour, le pilote me demande si j'ai déjà piloter.

Je réponds que non.

"Et ça te dirait de le faire"

Je réponds oui, bien-sûr !

"Et bien prends les commandes" me répond-il en lâchant les commandes et en reculant son siège pour lire le journal.

je pilote donc l'avion en direction de l'aérodrome les yeux rivés sur la boussole pour conserver le cap. Belle expérience, souvenirs inoubliables.

Le survol est extraordinaire. Voir tous ces reliefs de haut puis survoler ce canal de Beagle est une expérience inoubliable. Le pilote me laissera les commandes de l’avion un moment lors de notre retour vers Ushuaïa, grand moment.

Contrairement à l’idée reçue et populaire, Ushuaia n’est pas la ville la plus australe du monde, c’est Puerto Williams au Chili, mais cette dernière est beaucoup moins connue car peu accessible, il faut traverser le canal de Beagle et par mauvais temps, ce n’est pas une mince affaire !

Parc national de la Terre de Feu. Balade dans une nature intacte.
Parc national de la Terre de Feu. Balade dans une nature intacte.

Parc National de la Terre de Feu.

De retour sur le plancher des vaches, nous irons visiter le parc national de la terre de feu.

Immersion dans une nature encore préservée, un régal et une grande sérénité.

Une très belle balade en forêt mais aussi en bord de mer loin des sentiers touristiques.

Fin de nuestras aventuras en el Fin del Mundo!

Nous voici au terme de ce voyage extraordinaire en Patagonie, Terre de feu avec Ushuaïa pour fin.

Nous laisserons notre voiture de location pour prendre un vol de retour vers Buenos Aires puis vers la France.

Les vols de retour nous semblent toujours sans fin ! Il n'y a plus l’excitation de la découverte mais reste la nostalgie du pays visité et heureusement les quelques centaines de photos qui permettent de restituer nos souvenirs ...

La Namibie (2012)

Namibie Sossusvlei.


Voyages en Namibie en juillet 2012

Musée de l'Indépendance, centre ville de Windhoek.
Musée de l'Indépendance, centre ville de Windhoek.

La Namibie est un pays extraordinaire et pas moins de trois voyages effectués pour le découvrir.

Je m’y suis rendu une première fois en groupe pour effectuer quelques treks.

Après notre atterrissage à Windhoek, nos guides nous ont fait découvrir le centre-ville de cette petite capitale, le lendemain nous partions pour nos premières expéditions.

Départ de notre expédition dans le désert namibien.

Nous avions un gros camion avec cabine qui transportait nos sacs ainsi que toutes affaires utiles pour camper et pique-niquer.

Le Bus de notre expédition.
Le Bus de notre expédition.

Buffle sur le plateau du Waterberg.
Buffle sur le plateau du Waterberg.

Nous avons commencé par la découverte du Waterberg dans le nord du pays. Un plateau en altitude avec une très jolie faune et flore. Nous avons vu un buffle d’assez près et c’est un animal vraiment impressionnant !

La réserve naturelle du Parc d'Etosha.

De là, nous avons repris la route  pour le grand parc d’Etosha dans le nord. C’est une immense réserve naturelle qui nous permettra d’observer la faune africaine. Du pompage dans la nappe phréatique permet d’alimenter des petites pièces d’eau où les animaux viennent s’abreuver, ce qui permet à cette faune d’être sédentaire et ne pas migrer à la recherche d’autres points d’eau.

Nous avons ensuite bifurqué vers l’ouest pour le Damaraland. Dans ce désert, nous irons voir des gravures représentant la faune qu’il y avait à cette époque (environ 6 000 ans) La particularité est de retrouver des animaux de la savane africaine mais aussi du bord de mer. On pense donc que ces chasseurs devaient voyager à travers ces contrées et se rapprocher de la côte.

Point d'eau aménagé à Etosha.
Point d'eau aménagé à Etosha.

Gravures rupestres à Twylfelfontein dans le Damaraland.
Gravures rupestres à Twylfelfontein dans le Damaraland.

Massif du Brandeberg.

Au passage, dans un village, nous irons tous acheter une couverture car les nuits sont vraiment très fraîches, même nos guides en sont surpris.

Toujours en voyageant vers l’ouest, nous allons sur le massif du Brandberg. Là nous verrons des peintures rupestres et notamment la « Dame blanche ».(6) peinte sous un abri rocheux. On y voit aussi beaucoup d’animaux comme dans le Waterberg

La Dame Blanche ou White Lady dans le massif du Brandberg.
La Dame Blanche ou White Lady dans le massif du Brandberg.

Traces d'éléphants.
Traces d'éléphants.

Le matin de cette visite, nous passons devant ma tente et Mathilde attire notre attention sur des traces fraîches que je ne reconnais pas de prime abord. Cela ressemblait à de grands ronds avec des stries un peu partout. Et quand Mathilde nous a dit que ces traces étaient celles laissées par le passage d’un éléphant, j’ai faillis tomber à la renverse ! Aussi prêt de la tente, ma tente !!! Les éléphants se déplacent en silence et marchent principalement sur le sable plutôt que des cailloux. Le terrain de camping était bien meilleur que le chemin caillouteux à côté.

Du Brandeberg, nous partons vers la côte que nous longeons et arrivons à Swakopmund, petite station balnéaire. Ici nous irons dormir à l’hôtel dans un bon lit bien confortable.(8)

Avant de reprendre la route, nous irons faire du quad dans les dunes et nous nous éclaterons, superbe journée !

Nouvelle direction, nous repartons à l’intérieur des terres vers Spitzkoppe. C’est un grand massif granitique avec d’énormes blocs érodés sur lesquels nous partons faire quelques balades.

Direction la côte, Swakopmut puis Walvis Bay.

Swakopmut, petite station balnéaire.
Swakopmut, petite station balnéaire.

Sortie en Quad entre Swakopmut et Henties Bay.
Sortie en Quad entre Swakopmut et Henties Bay.

Massif du Spitzkoppe.
Massif du Spitzkoppe.

Sur la route, nous rencontrons des Himba qui vendent des objets artisanaux, revêtues de leur costume traditionnel.

Notre route nous conduit ensuite vers Kuiseb puis Sesriem. Nous sommes en plein désert namibien. Les paysages sont grandioses, à perte de vue du désert.

Himba en costume traditionnel, assez peu fréquent chez les hommes.
Himba en costume traditionnel, assez peu fréquent chez les hommes.

Sesriem et les dunes de Sossuvlei.

Nous poursuivons vers Sossusvlei. Ici nous avons du sable, des dunes et nous irons gravir la dune la plus haute, Big Dady de 300 m d’altitude. Nous descendons vers le « pan », une zone inondable, mais ici il y a plusieurs décennies qu’il n’y a pas eu d’eau et les arbres sont secs.

Notre guide Jean gravissant la dune Big Dady à Sossusvlei.
Notre guide Jean gravissant la dune Big Dady à Sossusvlei.

Sossusvlei la grand pan asséché depuis la dune Big Dady de 300 m d'altitude.
Sossusvlei la grand pan asséché depuis la dune Big Dady de 300 m d'altitude.

Trek dans le parc national du Naukfluft.

Poursuivant notre route, nous allons dans le parc national du Naukfluft où nous ferons une grande randonnée d’une journée. Ce massif, en altitude, est beaucoup moins sec que la plaine et nous découvrirons une jolie rivière dans laquelle un petit bain sera le bienvenu.

Petite rivière aux eaux limpides dans le massif du Naukluft.
Petite rivière aux eaux limpides dans le massif du Naukluft.

Retour à Windhoek.

Nous rentrons ensuite sur Windhoek, fin du voyage.

J’ai un sentiment mitigé sur ce voyage. D’un côté, j’ai découvert un pays extraordinaire en compagnie d’un groupe et de guides bien sympathiques, d’un autre, j’étais venu pour des treks, marcher, « découvrir le pays en marchant » était mentionné dans la brochure et là je trouve que je n’ai pas assez marché, trop peu de temps consacré à la randonnée, peu de trek ou bien trop court. Seul le dernier dans le parc national de Naukfluft, qui a duré une journée, m’a satisfait. Quelques mois plus tard, en juillet, je partirai au Ladakh et là j’effectuerai un grand trek de 300 km sur 3 semaines (mais avec un groupe un peu trop silencieux ! La perfection n’est pas de ce monde !

Ce voyage a été une véritable découverte et deux années plus tard nous y sommes retournés.

Le Kamchatka

Le Gorely.

Ce voyage au Kamchatka c’est déroulé en août 2006 avec l’agence Aventure & Volcans.

La péninsule du Kamchatka se situe à l’extrême Est de la Russie et fait partie de la ceinture de feu de l’océan Pacifique.

Un premier vol de Paris vers Saint Petersbourg, puis un second en direction de Petropavlovsk Kamchatki. Ce second vol a duré une bonne dizaine d’heures entrecoupées de deux escales pour faire le plein de kérosène de l’appareil. Ce dernier, de la marque Tupolev, très vétuste à se demander s’il n’allait pas se « désintégrer » en cour de vol !

Le vol de retour, tout aussi long, avec des « hôtesses » très désagréables et directives, c’est assez mal déroulé, ayant contracté une angine blanche et ayant une forte fièvre … les aléas des voyages …

Le Tolbatchik

Après notre installation à l’hôtel, nous commencerons par nous rendre dans la région du Tolbatchik grâce à un gros camion 6X6 roues motrices, surmonté d’une cabine pour nous accueillir. Il nous faudra près de douze heures pour atteindre cette région. La température dans la cabine est terrible, on sue à grosses gouttes car il y a très peu de ventilation. Quand nous sortons, nous sommes assaillies par des nuées de moustiques et ma        petite moustiquaire bricolée avant de partir m’est bien utile.

Le camp de base établi avec nos tentes, le lendemain nous commençons l’excursion du New Tolbatchik puis irons voir une foret dévastée par d’anciennes éruptions.

Au sommet du Tolbatchik, le brouillard se dégage juste quelques minutes pour apercevoir un immense cratère d’environ un kilomètre de diamètre mais pas assez longtemps pour que je puisse dégainer mon appareil photo et immortaliser l’instant.

Sur le chemin du retour vers Petropavlovsk, nous passerons par la petite ville d’Esso pour y voir des danses traditionnelles des Evens et Koriaks et des bains d’eau chaude volcanique.

Premier vol en hélicoptère

Arrivés à Petropavlovsk, le programme prévoit de faire une visite de la région en hélicoptère.

A l’aller, nous survolons le Karymsky et le Maly Semyachik.

L’hélicoptère se pose et nous partons visiter la vallée des geysers. Des fumeroles un peu partout, des marres de boue bouillonnantes et bien sur des geysers qui crachent de grands jets d’eau et de vapeur.

Au retour, une petite pose pour voir le Karimsky avec à son pied un très beau lac aux eaux d’un bleu profond. Nous verrons aussi des ours bruns que l’hélicoptère effraie.

Le Gorely et Mutnovsky

Le lendemain, nous repartons vers la région du Gorely et Mutnovsky. Nous établissons notre camp de base vers le Vilyunchinsky.

La encore nous campons et les nuits sont fraîches sans parler du torrent glacé pour se laver.

Tout au long de notre voyage, nous serons accompagnés par un guide, un interprète, un chauffeur et une cuisinière qui nous prépare chaque matin un merveilleux petit déjeuner avec des œufs de saumon, du saumon fumé et bien d’autres choses. Finalement nous mangeons mieux en expédition que quand nous retournons à l’hôtel de Petropavlovsk où les portions se réduisent au fil du temps !

Nous commençons par aller voir le Mutnovsky et ses manifestations volcaniques sous formes de marres de boue, évents expulsant gaz et vapeur ainsi que geysers.

Le lendemain nous partons voir le Gorely et ses lacs de cratères.

Ce voyage est tout de même assez sportif, de belles randonnées journalières nous amènent sur des sites exceptionnels.

Nous revenons une nouvelle fois sur Petropavlovsk et dans le programme est prévue une seconde journée pour un vol en hélicoptère si la première est annulée. Nous avons déjà fait un tour d’hélico lors de la première journée et, temps exceptionnel, il est possible d’en faire une seconde moyennant finance bien entendu.

Second tour en hélicoptère

Le lendemain, la plus part d’entre nous partons pour ce second vol d’hélico.

Nouvelle découverte des paysages de cette péninsule, puis un arrêt en bordure d’un lac nous permet d’observer les saumons qui frayent ainsi que les ours bruns qui les dévorent. Le spectacle est fascinant, un énorme male se jette à l’eau et commence à pêcher les poissons et les engloutir. Deux petits batifolent dans le lac sans nous porter attention.

L’hélicoptère repart et un second arrêt nous conduit à un grand lac aux eaux chaudes dans lequel nous nous baignons tous, ce qui permet de prendre une bonne douche chaude avant de piquer une tête.

Notre hélicoptère repart vers Petropavlovsk, ou la mort dans l’âme, nous savons que nous allons encore mal manger !

Ascension de l’Avanchinsky

Notre séjour fini par l’excursion de l’Avanchinsky. C’est un « gros » morceau, nous partons d’un refuge situé à environ 600 m d’altitude pour aller au sommet à 2 741 m. nous mettrons plus de huit heures pour effectuer cette ascension. Les derniers mètres sont particulièrement pentus et exténuant.

Durant notre ascension, nous pourrons voir le Koriaksky qui culmine à 3 456 m et est voisin de l’Avachinsky. Nous dominons aussi la petite ville de Petropavslok et la baie.

Au sommet nous découvrons un immense dôme de lave fumant avec sur le pourtour des dépôts de soufre.

Plusieurs fois, durant notre séjour au Kamchatka, nous aurons des demies journées de libre nous permettant de visiter et déambuler dans les rues de Petropavlovsk, voir sa baie et surtout voir des russes oubliés par le pouvoir central de Moscou.

Notre groupe était vraiment bien sympathique et, douze ans plus tard, je garde encore contact avec Josette et Fady.

C’est un de mes premiers grands voyages et je n’ai pas un appareil photo de très bonne qualité ce qui explique la piètre qualité des photos de ce site. De même pour les panoramas, eux aussi de mauvaises qualité bien souvent.

Ce n’était pas vraiment un voyage mais plutôt une expédition, comme mentionné dans le guide de l’agence. Nous savions au départ que les excursions seraient très sportives, les conditions spartiates et c’est certainement cela qui à soudé notre groupe.

J’aimerai assez refaire ce beau voyage …

Le Vanuatu

Vanuatu, Gaua.

Le Vanuatu.

C'est en novembre 2015, lors d'un premier voyage organisé par Aventure & Volcans, que je découvre le Vanuatu. L’île d'Ambrym, avec ses cratères Benbow et Marum présentant tout deux des lacs de laves ainsi que l’île de Tanna avec le Yasur en perpétuelle éruption.

Lors de ce premier voyage, rencontre avec les habitants d'un village situé en face du volcan Yasur sur l’île de Tanna.
Ils exécuteront quelques danses traditionnelles et confectionneront des plats de la cuisine locale, avec notamment le célèbre Lap lap cuit sur des pierres volcaniques chauffées au feu de bois. La préparation étant emballée dans des feuilles de bananier.

A Tanna nous visiterons le Yasur.

Notre groupe se concentre à quelques dizaines de mètres du bord du cratère dans l’attente d’une explosion. Une grande déflagration suivie d’un jet compact de pierres et de cendre sortant du cratère nous surprend.

Nos regards suivent les bombes volcaniques projetées au-dessus du cratère et nous nous concentrons sur leur trajectoire. C’est à ce moment, en voyant la grosseur de certaines, que je me dit que le casque que je porte ne me protégera pas des plus grosses.

Mais notre guide a bien observé ces éruptions avant qu’il nous permette de nous en approcher et les bombes retombent presque toutes dans le cratère.

Aller voir des volcans en éruption n’est pas de tout repos. Nous savons dès le départ que cette activité est risquée, nous en acceptons les éventuelles conséquences car nous sommes tous des passionnés. Mais depuis que je visite des volcans, je n’ai jamais eu de problèmes.

Les explosions stromboliennes du Yasur sont encore plus spectaculaires de nuit.

Nous retournons sur les bords du cratère, nous installons les pieds pour nos appareils photos, calons les objectifs et attendons la première explosion.

Le spectacle est vraiment fascinant. De magnifiques gerbes se déploient dans le ciel au-dessus du cratère dans un fracas assourdissant. De tous les clichés faits, seuls quelques un seront vraiment réussis mais quelle satisfaction, une fois rentré, de voir ces photos réussies.

A Ambrym, nous visiterons les deux cratères actifs, Benbow et Marum, et leur lac de lave.

Pour aller voir le Marum nous partons de notre camp de base, situé en bordure de caldeira, et progressons dans le désert de la caldeira jusqu’à la vallée de la mort.

Cette dernière est appelée ainsi car située entre deux cratères actifs qui, s’ils entrent en éruption, projettent des bombes volcaniques dedans. Mais lors de mes visites, aucune explosion n’est venue perturber notre progression.

Nous arrivons tout en haut et nous pouvons voir depuis le bord du cratère le lac de lave bouillonnant.

Celui du Marum est très profond mais ce spectacle est fascinant, envoûtant et on pourrait passer des heures à observer cette lave formant d’immenses vagues et les explosions projetant des lambeaux la lave sur les parois internes du cratère.

Trek sur Ambrym.
Trek sur Ambrym.

Pour aller voir le Benbow, nous prenons un autre sentier qui nous conduit sur l’arrête du premier cratère.

Puis, en étant encordé, nous descendons le versant intérieur pour remonter ensuite sur le second cratère intérieur et arriver sur le bord et observer le lac de lave.

Celui du Benbow est un peu moins grand mais aussi moins profond et on peut mieux observer le brassage de la lave, entendre les bruits sourds du fracas des vagues de lave contre les parois, les explosions qui soulèvent la lave.

Le silence se fait parmi les visiteurs et tout le monde reste scotché sur ce spectacle.

Ce n’est qu’après de longues minutes que les premiers commentaires fusent. Émerveillement, fascination, personne ne peut rester insensible à ce spectacle.

Second voyage au Vanuatu en novembre 2016.

Vanuatu, île de Lopevi.
Vanuatu, île de Lopevi.

Nous commençons par l’ascension du volcan Lopevi situé sur l’île du même nom.

Expédition technique et sportive qui nous permettra d’accéder au premier cratère qui est actif.

Nous établirons notre camp de base sur les fortes pentes du volcan. Nos guides nous ont creusé deux petites plateformes pour planter nos tentes avant de redescendre au village.

Nous continuerons notre journée par un premier balisage jusqu’à mi-hauteur.

Mais le brouillard se lève et nous redescendons.

Voici donc le nouveau cratère, les parois présentent de très nombreuses fumeroles.
Voici donc le nouveau cratère, les parois présentent de très nombreuses fumeroles.

C’est à ce moment que nous prenons conscience de la quantité insuffisante d’eau dans nos provisions.

Ces deux jours passés sur le Lopevi seront marqués par une soif intense. Mais cela fait partie de l’aventure, on ne prévoit pas toujours tout!

Le lendemain nous partons à l’assaut du sommet, on recueille un peu de rosée pour étancher notre soif en cours d’ascension, et on arrive sur le cratère actif où de très nombreuses fumerolles témoignent de l’activité volcanique.

Thomas fait des relevés, des photos et parcoure le terrain pour observer les fissures dans le sol d'où sort de la vapeur et des gaz.

Nous redescendrons à notre campement et retrouvons nos guide qui nous attendaient. Au village nous pourrons étancher notre soif! Un petit bain de mer avant que le bateau vienne nous prendre et nous ramener sur l'île de Paama où nous prendrons un avion pour Ambrym.

Quelques mois plus tard, le Lopevi entrera en éruption.

Accueil chaleureux de Josis et Ester à Lalinda devant mon bungalow. Il a été spécialement décoré à pour moi et je suis très ému par autant d'attentions à mon égard.
Accueil chaleureux de Josis et Ester à Lalinda devant mon bungalow. Il a été spécialement décoré à pour moi et je suis très ému par autant d'attentions à mon égard.

Accueil par Josis et Esther, son épouse, à Lalinda. Ils ont décorés mon bungalow de fleurs et je suis très ému de les retrouver, de toutes leurs attentions à mon égard car en plus de la décoration, j’ai droit à un repas local gastronomique ! Poissons, légumes et fruits tropicaux, un régal.

Le lendemain nous montons sur la caldeira et établirons notre camp de base juste en contrebas de la crête.

Nous planterons nos tentes en bordure pour avoir une vue imprenable sur les cratères du Benbow et Marum. Lors de ce second voyage nous passerons nos soirées en bordure de la caldeira.

Un soir, par temps clair, nous aurons une vue exceptionnelle sur les deux cratères surmontés de leur panache de fumée éclairée d'un rouge flamboyant par les lacs de lave.

La lune pleine dans un ciel clair, les couleurs féériques de ces panaches rougeoyant au-dessus des cratères, le calme absolu même pas perturbé par le vent. Je garde de ce moment un souvenir de bonheur absolu, un rêve éveillé sur une autre planète, une autre dimension, celle du Vanuatu.

Ambrym, Benbow et Marum, Vanuatu.
Ambrym, Benbow et Marum, Vanuatu.

Nous explorerons aussi cette immense caldeira en compagnie de Thomas pour voir la zone où s’est produite une éruption fissurale en février mars 2015.

Le guide local, qui nous accompagne, nous racontera l’angoisse de la population sous les panaches de cendre, les guides terrorisés qui fuient à travers la caldeira immense pour rechercher un lieu sûr, le bruit des explosions, les tremblements de terre, le ciel en feu, l’apocalypse.

Sur Ambrym aussi des soucis d’eau potable. Cette année il y a eu peu de pluie et nos guides locaux font des kilomètres pour ravitailler en eau notre campement.

Nous redescendrons de la caldeira sur Craig Cove, accueillis par Henriette et Freddy avant de reprendre l’avion pour Port-Vila.

Un ancien cratère qui se rempli des cendres du cône actif situé sur la gauche. Bientôt un nouveau lac.
Un ancien cratère qui se rempli des cendres du cône actif situé sur la gauche. Bientôt un nouveau lac.

Nous terminons nos expéditions au Vanuatu par l’île de Gaua.

Un trek très "humide" en immersion totale dans la jungle lors de la montée vers le lac Letas et le Mont Garet. Nous étions assistés de deux porteurs et d'un guide local.

Le guide traçait le chemin à grands coups de coupe-coupe, tenant une petite branche devant le visage pour ne pas se prendre de toile d’araignée.

Nous avons traversé le lac en pirogue et nos guides pêchaient des écrevisses dans les petites rivières pour agrémenter nos repas. Visite du cratère actif dont le fond est resté invisible par la fumée et les gaz dégagés.

Peu avant d'atteindre le Mont Garet, nous irons observer une zone active présentant énormément de solfatares et mares de boue. On observe un dégazage intense et des jets d'eau bouillante.

Une baignade dans cette eau claire et chaude pour la toilette du matin ... un bonheur ! Ici Robert profite lui aussi de cette aubaine.
Une baignade dans cette eau claire et chaude pour la toilette du matin ... un bonheur ! Ici Robert profite lui aussi de cette aubaine.

Très belle aventure dans la forêt, sur les rives du lac et au niveau du cratère actif du Mont Garet.

La redescente, en passant par le déversoir du lac pour revenir au petit village de notre départ, m'a parue bien longue car j'étais harassé de fatigue mais heureux de cette belle expérience, de ce trek si technique dans une nature préservée, presque vierge.

Ce dernier trek était une véritable expédition, pas d’hôtel quatre étoiles mais des tentes sur le bord du lac où nous avons essuyé de nombreux orages. Les repas composés de boites de conserve de poissons et de biscottes, rien de lourds pour partir plusieurs jours tout en étant pas trop chargés. Mais quelle détente intellectuelle, loin des tracas quotidiens du boulot!

Beaucoup de passage nuageux, peu de pluie sur le cône volcanique.
Beaucoup de passage nuageux, peu de pluie sur le cône volcanique.

Nous avons fêté la fin du trek dans un kava-bar avec de grands shell (bols) de kava ce qui m'a mis dans un état de quiétude et d’euphorie extraordinaire.

Ce breuvage traditionnel apaise et favorise la communication et subitement un inconnu est devenu mon meilleur ami et j’ai discuté toute la soirée de tout et n’importe quoi dans la joie et la bonne humeur.

C’est aussi ça la Vanuatu, nous surprendre par des coutumes ancestrales qui permettent une cohésion du groupe, des discussions apaisées sur des problèmes souvent majeurs.

Le kava est de toutes les fêtes, tous les événements. Et il permet à cette société d’évoluer sans violence au contraire de l’alcool.

A la fin de mon séjour sur Gaua, mon guide avait demandé à un chef de village d'organiser une danse traditionnelle  avec de jeunes gens sur un terrain en bord de mer. Grand moment que de voir ce spectacle effectué  pour moi, grand honneur aussi.

Belle expérience.

Troisième voyage au Vanuatu en novembre 2017.

Vanuatu, Vanua Lava. Préparation des treks.
Vanuatu, Vanua Lava. Préparation des treks.
Vanuatu, Vanua Lava.
Vanuatu, Vanua Lava.

Cette fois je ne reste que deux semaines et Thomas a prévu un programme chargé. Nous partons donc le lendemain de mon arrivée.

Première destination : Vanua Lava.

Nous irons explorer une zone très active présentant de nombreuses fumerolles et mares de boue bouillonnante ainsi que des sources d'eau chaude. Mais le Vanuatu est très « humide » et nous essuyons de trombes d’eau lors de nos expéditions. Le trek jusqu’à une caldeira en altitude ne nous permettra pas de voir grand-chose à cause du brouillard.

Nous continuons vers la Sulfur River. Jamais je n’avais vu autant d’eau brûlante couler dans une rivière.

Un petit chien qui nous suivait hurlait chaque fois qu’il mettait les pattes dans cette eau à plus de 60°C. Mais téméraire, il nous a suivis jusqu’au bout.

Nous avons pu aller, non sans difficultés, jusqu’à une zone très active depuis de nombreuses années. Quantités de dépôts de soufre, fumerolles. Le paysage est jaune, lumineux et rempli de gaz toxiques … un bonheur de volcanologue !

Vanuatu, Vanua Lava. La Sulfur River.
Vanuatu, Vanua Lava. La Sulfur River.

Nous repartons pour un peu de repos sur Rowa Island Atoll.

Plages de sable blanc, tentes plantées sous les cocotiers, bains dans une eau tiède, repas de poisson pêchés par nos guides locaux, soirée autour d’un feu agrémenté de quelques shell de kava … et des nuées de moustiques.

Il faut bien qu’il y ai quelques désagréments, le paradis est ailleurs !

Mais du repos pour nos muscles endoloris par les expéditions, du soleil pour sécher nos vêtements, une vraie pose bienfaisante.

Rowa Island, un petit moment de détente ...
Rowa Island, un petit moment de détente ...
Vanuatu, Island Atoll. La pêche du jour.
Vanuatu, Island Atoll. La pêche du jour.
Vanuatu, Island Atoll. Le repas, poisson, igname, maïs.
Vanuatu, Island Atoll. Le repas, poisson, igname, maïs.
Vanuatu, Island Atoll.
Vanuatu, Island Atoll.

Retour à l’île de Rah pour les besoins de la logistique et là un vrai repos dans un hôtel splendide en bord de mer, avec un vrai lit, une moustiquaire (important ça !!!) et des repas gastronomiques... enfin, qui changent des conserves et biscottes quotidiennes.

Et si vous rajouter les bains de mer, là c’est vraiment le paradis.

Vanuatu, Ureparapara. Préparation des repas.
Vanuatu, Ureparapara. Préparation des repas.
Vanuatu, Ureparapara. Préparation du kava.
Vanuatu, Ureparapara. Préparation du kava.

Mais ça ne dure pas et on repart pour l’île d’Ureprapara en bateau.

Nous arrivons et le soir même il y a la fête de fin des classes. Tout le village est là.

Cérémonie de remise des prix aux écoliers, préparation d’une quantité astronomique de kava pour tous les convives, repas puis nous partons dormir car nous marchons le lendemain.

Ureparapara, Vanuatu.
Ureparapara, Vanuatu.

Aux aurores départ pour la plus haute crête de cette île en forme de fer à cheval.

Cet ancien volcan a subit une explosion cataclysmique qui a détruit tout le cône volcanique ne laissant qu’une bordure en fer à cheval où l’océan pénètre entièrement. On peut dire qu'on va jusqu’à l’emplacement du cratère en bateau.

La baie d'Ureparapara.
La baie d'Ureparapara.

Mais le Vanuatu est « humide » et arrivé au sommet nous recevrons des trombes de pluie toute l’après-midi et la nuit.

Nous nous levons le matin dans le brouillard qui peu à peu se dissipe et laisse place à un grand soleil.

Nous avons tout de même réussi car du haut de cette crête la vue sur la baie d’Ureparapara est magnifique.

Je réalise la chance que j’ai de voir un aussi beau paysage.

Voilà la fin du trek, retour à Port-Vila puis en France avec deux jours de voyages, vols et escales interminables …