Arizona et Utah – Arches National Park

Arches National Park.

Dans Arches National Park.

Le parc national des Arches est situé dans l’ouest, non loin du parc national des Canyonlands. Il est connu pour sa grande concentration d’arches rocheuses naturelles, mais aussi par des falaises et buttes travaillées par l'érosion.

Le parc couvre une superficie de 310 km2 dans l'est de l'Utah. L'entrée du parc ne se trouve qu'à 8 km de Moab.

Placé au cœur du plateau du Colorado, à une altitude variant entre 1 245 mètres et 1 723 mètres, le parc couvre une zone semi-désertique majoritairement constituée de grès rouges travaillés par l'érosion. (Wikipédia)

Nous passons par Moab puis continuons jusqu'à l'entrée du parc.

Formation.

Il y a 300 millions d'années, une vaste mer peu profonde occupe la région actuelle du plateau du Colorado.

La région se met à l'époque à s'effondrer (bassin de subsidence) tandis que la version ancestrale des montagnes Rocheuses se soulève.

Dans le climat chaud et sec qui règne à cette époque, les grandes quantités d'eau salée piégées dans ce bassin commencent à former des évaporites (gypse, halite et anhydrite). La couche de roches salines ainsi formée atteint par endroits une épaisseur de 1,5 km. (Wikipédia)

Ces mouvements tectoniques sont du à la plaque Juan de Fuca qui s'enfonce sous la plaque nord-américaine.

De nombreux touristes se pressent dans ce parc.
De nombreuses arches dans le parc que nous parcourons en nous baladant.

Par la suite, cette formation saline est recouverte de sédiments détritiques issus de l'érosion des montagnes proches.

Cette sédimentation détritique, commencée à la fin du Carbonifère, se poursuit irrégulièrement au moins jusqu'au Jurassique moyen, les sédiments ultérieurs ayant été érodés à notre époque. On estime que la couche de sédiments ainsi accumulés a pu dépasser 1,5 km.

Au fur et à mesure de leur enfouissement sous les couches ultérieures, les particules détritiques sont cimentées par des oxydes (notamment de fer, qui confèrent ainsi à la roche une couleur rouge orangé).

Ce phénomène est à l'origine des roches de la région, en grande partie des grès ocre ou bruns ou rougeâtres. (Wikipédia)

Il y a 70 millions d'années, à la fin du Crétacé supérieur, débute l'orogénie laramienne qui soulève les montagnes Rocheuses ainsi que les régions du Plateau du Colorado.

Bien que les grès soulevés aient gardé leur horizontalité, les couches salines sous-jacentes se sont déformées et déplacées, soulevant certaines zones (entre autres la zone du parc) et provoquant l'effondrement d'autres zones.

Ces mouvements sont à l'origine de failles parfois très importantes, comme la Faille de Moab, visible depuis le Visitor Center du parc, qui occasionna un déplacement rocheux d'environ 800 m. Les failles et fractures ainsi créées ont facilité par la suite la formation des arches. (Wikipédia)

Le grès de cette roche permet la formation de telles arches.
Prodige de la nature, une arche d'une finesse extrême.

Grâce à l'action de l'eau et des fortes amplitudes thermiques sur le ciment des grès rouges, l'érosion a dégradé certaines couches plus friables, laissant des couches supérieures plus résistantes intactes.

Dans le parc des Arches, la couche subsistante est généralement l'Entrada Sandstone, un grès de couleur saumonée datant du Jurassique moyen.

Les zones sous-jacentes surcreusées finissent par créer une fenêtre qui s'agrandit ; lorsque l'orifice dépasse un mètre de diamètre, on parle alors d'arche. Il existe plus de 2 000 arches dans ce parc. Au fur et à mesure que l'ouverture s'agrandit, l'arche devient de plus en plus fine et fragile ; elle finira par s'effondrer, ne laissant que sa base.

Mais ce scénario suppose l'existence de couches préalables de dureté et solubilité différentes.

C'est la pression exercée dans le grès par des charges ou des tensions qui rend le grès plus résistant et moins sujet à l'érosion que dans les parties non sujettes à la pression.

Une pression verticale explique particulièrement le pilier du Balanced Rock. En ce qui concerne les arches, ce sont des pressions transversales dues à des fissures dans le grès originel qui expliqueraient la formation de ces structures, car la pression est plus faible sous la fissure que sur sa longueur, ce qui favorise l'érosion du grès sous la fissure, et la subsistance du grès le long de celle-ci.

La fameuse Arche du Park éponyme.

Même si l’érosion a surtout été active lors des glaciations du Pléistocène, elle continue de nos jours et modifie sans cesse le paysage : en 1991, un bloc de 18 mètres sur 3 mètres s’est effondré sous la Landscape Arch. (Wikipédia)

 

Nous passerons un grand moment à explorer ce parc mais n'aurons pas le temps de faire la grande balade jusqu'à l'Arche la plus célèbre. Beaucoup de touristes avec des enfants qui retrouvent un terrain de jeu extraordinaire.