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Le Vieux Lyon.

Escapade à Lyon

Les Traboules du Vieux Lyon.

Les traboules sont en quelque sorte des "passages secrets" et, petits ou grands, on a tous envie d'explorer ces passages dérobés.

Dans le vieux Lyon, on en compte plus de 300. À la Renaissance, quand la population de Lyon a explosé, on a construit derrière les immeubles existants de nouveaux immeubles, sans remettre en cause le dessin des parcelles du Moyen-Âge qui favorisait les longues rues sans rues traversantes pour gagner de l’espace.

Pour éviter de longs détours, la traboule était la solution. À Croix-Rousse, au XIXe siècle, on a fait pareil. Ainsi, on pouvait descendre du haut de Croix-Rousse à Terreaux en ligne droite en les empruntant.

De nos jours, beaucoup d'entre-elles sont fermées au public par les propriétaires des habitations desservies par ces traboules. Trop de conflits, d'incivilités, de trafics mais aussi de visiteurs en nombre et peu scrupuleux de la quiétude des habitants de ces lieux.

Elles ont rendu de grands services à la population pendant la 2ème guerre mondiale et lors de la révolte des canuts.

Quelques unes sont ouvertes au public via des conventions entre leurs habitants et la municipalité.

Nous explorons les portes rue Juiverie, quai Romain-Rolland, rue des Trois-Maries, rue St Jean, rue de la Bombarde à la recherche de portes qui s'ouvrent sur une traboule. L'expérience est très excitante !

Mais pour en compter plus de 300, d'autres rues doivent être explorées et pour cela nous nous référons à un guide qui fournit un joli parcours dans les ruelles du vieux Lyon.

Les premières traboules apparaissent au IVe siècle et étaient construites perpendiculairement à la Saône.

Depuis le début du Moyen-âge, les habitants du bas de la colline de Fourvière s'approvisionnaient en eau en accédant à de très nombreux puits. Des passages couverts avaient été aménagés pour accéder à ces puits partagés.

Les traboules ont évolué au fil de la construction de l'habitat avec la densification des bâtiments, les caractéristiques géographiques des deux collines de Fourvière et de la Croix-Rousse et la plus ou moins grande profondeur des îlots.

Au XIXe siècle, l'activité de négoce, en particulier du textile (la soie), impose des déplacements rapides et abrités entre les lieux de production et les lieux de vente et de livraison. Grâce à leur utilité dans le quotidien des Lyonnais, les traboules sont devenues au fur et mesure des années un trait caractéristique de l'urbanisme lyonnais de la Renaissance  et ce, jusqu'au XIXe siècle. Leur intégration dans l’urbanisme était même prévue dès la construction de l’immeuble.

Les traboules étaient également présentes dans les constructions de la Presqu’île. Les grands travaux d'urbanisme au XIXe siècle ont restructuré ce secteur et fait disparaître les ateliers de tissage ainsi qu'une grande partie des immeubles anciens et de ce fait une partie des traboules.

Nous passons l'après-midi à explorer les ruelles du vieux Lyon à la recherche de traboules. Le style renaissance est omniprésent et marque la création de ces passages à travers les immeubles.

Voici quelques listes d'adresses de traboules.

VIEUX-LYON :

  • 3 rue des Antonins vers 68 rue Saint-Jean
  • 7 rue du Bœuf vers 34 rue Saint-Jean
  • 27 rue du Bœuf vers 54 rue Saint-Jean
  • 31 rue du Bœuf vers 14-10 rue de la Bombarde
  • 2 place du Gouvernement vers 10 quai Romain Rolland
  • 5 rue Juiverie vers 3 place Saint-Paul
  • 5 place Neuve Saint-Jean vers 40 rue Saint-Jean
  • 7 rue Saint-Jean vers 7 quai Romain-Rolland
  • 19 rue Saint-Jean vers 2 rue des Trois Maries
  • 27 rue Saint-Jean vers 6 rue de Trois Maries
  • 1 rue des Trois Maries vers 14 quai Romain Rolland
  • 9 rue des Trois Maries vers 17 quai Romain Rolland
  • 2 place du Petit Collège vers 10 rue Saint-Jean

CROIX-ROUSSE :

  • 30 rue Burdeau vers 19 rue René-Leynaud (Passage Thiaffait)
  • 22 rue des Capucins vers 5 rue Coustou
  • 6 rue des Capucins vers 1 rue Sainte-Marie-des-Terreaux
  • 9 place Colbert vers 14-14bis montée Saint-Sébastien (cour des Voraces)
  • 4 rue Désirée vers 7 rue Puits-Gaillot
  • 6-8 petite rue des Feuillants vers 19 place Tolozan
  • 118 montée de la Grande-Côte vers 7 rue Terme
  • 20 rue Imbert-Colomès vers 55 rue des Tables-Claudiennes
  • 6 rue René-Leynaud vers 3-5 rue des Capucins
  • 5 rue Royale vers 3 quai Lassagne

PRESQU’ILE :

  • 33-35-37 rue Auguste-Comte vers 21-23-25 rue des  Remparts-d'Ainay
  • rue des  Trois Passages vers 5 place  Gailleton
  • 15 rue  Victor-Hugo vers 16 rue  Auguste Comte
  • 37 place Bellecour Presqu'Ile vers 1 rue du Plat
  • 2 rue Charles-Dullin vers 1 rue Gaspard-André
  • 5 rue Confort vers 3 rue David Girin
  • 56 rue Mercière vers 26 quai Saint-Antoine (passage des imprimeurs)
  • 82 rue Président Edouard Herriot vers 45 rue de  Brest
  • 1 rue  Constantine, 2 rue d'Algérie, 3 rue d'Oran vers 1 quai de la Pêcherie

Visite du centre ville de Lyon.

Nous passons par les quais de la Saône pour rejoindre la colline de Fourvière. Ces quais sont très agréables et beaucoup de gens font une pause pour manger un sandwich ou tout simplement prendre le soleil au bord de l'eau, isolée du bruit de la circulation.

Les quais de la Saône sont en cour d'aménagement sur une grande partie de son trajet dans la région lyonnaise. Ces aménagements permettront de circuler hors des routes en toute tranquillité.

Sur notre parcours, nous pourrons admirer deux superbes fresques peintes en trompe-l’œil ainsi que de beaux monuments.

Tous ces escaliers, toutes ces traboules finissent par nous amener en haut de la colline de Fourvière où nous découvrons la Basilique de Lyon.

Spectaculaire, la basilique Notre-Dame de Fourvière domine la ville du haut de son promontoire. Classée monument historique, elle date du XIXe siècle.  D'inspiration Byzantine, l'intérieur est très richement décoré donnant un aspect très "baroque".

En chemin, nous passons par le mur des canuts. Dans le quartier de la Croix Rousse. Cette immense fresque en trompe-l’œil rend hommage aux travailleurs de la soie qui ont fait la gloire de la ville. Une oeuvre monumentale !

Vers les quais de la Saône, nous trouvons la Fresque des Lyonnais. À flanc de Saône, il s’agit probablement du mur le plus célèbre de Lyon. Depuis l’autre rive, ce bâtiment n’a l’air de rien. Mais en s’approchant, vous vous rendrez vite compte que les habitants de cet immeuble jaune restent étrangement statiques ! Toutes les célébrité lyonnaises y sont représentées.

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