Flore des Îles Féroé.
Introduction.
La flore des îles Féroé est commune avec celle de l'Islande. La colonisation végétale sur ces îles est relativement courte. Elle remonte au dernier retrait glaciaire d’il y a environ 10 000 ans.
Le peuplement végétal est ensuite lié à l’isolement septentrional de ces îles, qui les rend difficilement accessibles et éligibles pour de nombreuses espèces végétales terrestres.
On estime par ailleurs que 20% des espèces végétales, considérées comme natives (autochtones), sont maintenant menacées. Elles le sont souvent par des plantes trop concurrentielles, introduites par l’homme au XXe siècle. Beaucoup d’espèces domestiquées ont en effet été importées, que ce soit pour l’alimentation (seigle, pomme-de-terre, choux, navet) ou plus tard, au début du XXe siècle, pour l’horticulture et la reforestation.
Les îles Féroé et l’Islande partagent une histoire ethnobotanique commune depuis la colonisation vikings, il y plus de 1000 ans.
Les cultures de céréales domestiquées, considérées comme peu exigeantes (seigle, épeautre), ont néanmoins toujours joué un rôle mineur dans l’alimentation de ces populations, à cause des conditions climatiques difficiles ne favorisant pas leur mise en culture.
Elles ont été abandonnées très tôt (fin du Moyen-Âge) en Islande et au début du XXe siècle. aux Îles Féroé.
Les plantes à racines (pomme-de-terre, carotte, navet, panais) ont toujours été cultivées dans de petits potagers vivriers, sur les maigres zones cultivables.
Les plantes sauvages alimentaires de cueillette ont joué un rôle important en périodes de disettes climatiques ou économiques.
On compte environ 400 espèces de végétaux à fleurs sur les Îles Féroé, dont bon nombre d’essences introduites et de néophytes plus ou moins envahissantes.
La déforestation et l’élevage extensif ont fait les mêmes ravages sur la flore autochtones qu’en Islande.
Les forêts natives sont absentes des Féroés. Des plants de Nothofagus (6000) ont été importés de la Terre de Feu en 1979. D’autres espèces arborées océaniques ont aussi été introduites sur ces îles, comme en Islande. (Commentaires extraits du site SY-GAIA de Barbara et Thierry Courvoisier)
Je ne présente ici que les espèces rencontrées lors de nos balades et randonnées, cette liste n'est donc pas exhaustive. Deux semaines aux îles Féroé, de fin août à début septembre, nombres d'espèces n'étaient pas en fleur. Donc certaines plantes étaient bien difficile à repérer au milieu des autres.
D'autre part, les moutons broutant tout, il m'a fallu m'écarter des pâturages pour trouver certaines plantes, bien que les moutons paissent un peu partout.
Les plantes Indigènes.
Angelica archangelica. Angélique Officinale.
Angelica decurrens. Angélique des Prés.
Taraxacum officinale. Pessenlit Officinal.
Filipendula ulmaria. Reine-des-prés.
Ribes bracteosum. Cassissier de Californie.
Ribes sanguineum. Groseillier à Fleurs.
Rumex longifolius. Patience à longues feuilles.
Ligusticum scothicum. Livêche d’Écosse.
Tripleurospermum maritimum. Matricaire Maritime.
Artimisia vulgaris. Armoise Commune.
Armeria maritima. Arméria Maritime.
Succisa pratensis Succise des prés
Geranium sylvaticum. Geranium des bois.
Potentilla erecta. Potentille tormentille.
Calluna vulgaris. Bruyère commune.
Empetrum nigrum. Camarine Noire.
Salix lanata. Saule Laineux.
Aria edulis. Alisier Blanc.
Acer pseudoplatanus. Érable Sycomore.
Sorbus aucuparia. Sorbier des Oiseaux.
Euphrasia officinalis. EuphraiseDe Rostkov.
Prunella vulgaris. Brunelle Commune.
Caltha palustris. Populage Des Marais.
Scorzoneroides autumnalis. Liondent D’automne.
Rhodiola rosea. Orpin Rose.
Equisetum sylvaticum. Prêle des Bois.
Ranunculus acris. Renoncule Âcre.
Ranunculus repens. Renoncule Rampante.
Juncus articulatus. Jonc à Fruits Luisants.
Juncus conglomeratus. Jonc Aggloméré.
Oreojuncus trifidus. Jonc Trifide.
Eriophorum angustifolium. Linaigrette à feuilles étroites.
Narthecium ossifragum. Narthésie des Marais.
Sagina procumbens. Sagine Couchée.
Achillea millefolium. Achillée Millefeuille.
Les plantes Introduites.
Pour les plantes introduites que je présente ici, on ne peut par les qualifier d'invasives car le climat est peu propice à leur développement. Mais on le retrouve dans des zones où elles n'ont pas été plantées. Les herbacées se développent plus. Bien sûr, là aussi, je ne présente qu'un tout petit nombres d'espèces sur toutes les plantes introduites aux Îles Féroé.


