Le Mont Saint Michel

Le Mont Saint Michel.

Escapade au Mont Saint Michel.

Ouf le dé-confinement ! Enfin nous allons pouvons partir à plus de 10 km de notre domicile. Nous faisons donc le projet un peu fou de partir visiter le Mont Saint Michel en Normandie pour ce weekend prolongé de la Pentecôte. Notre première étape nous mène jusqu’à Paris où nous logerons chez un ami et le lendemain, samedi, direction la Normandie. Je ne retracerai pas l'histoire millénaire du Mont dans cet article, juste nos impressions de voyages et de redécouverte de ce lieu mythique.

Les moutons broutant dans les prés salés entourant le Mont St Michel.

Nous arrivons en fin d’après-midi en vue du Mont Saint Michel et avant d'aller nous installer à l'hôtel, nous décidons de parcourir les bords de la baie à la recherche de beaux points de vue pour quelques photos.

Nous ferons nos premiers clichés de la route qui mène aux parkings. Il y a du monde et le Mont s’offre à nous dans toute sa splendeur. Les moutons des prés salés sont présents et posent devant le monument.

Nous appréhendons la météo dont les prévisions ne sont pas vraiment favorables, mais pour le moment il ne pleut pas.

En bordure de la baie, le Mont St Michel se détache sur fond de nuages.

Nous partons un peu plus loin là où les touristes ne s’aventurent pas. Le ciel est incertain mais pas de pluie. Nous rencontrons une promeneuse qui nous indique un beau point de vue sur le Mont en bordure de la baie.

Nous traversons les prés salés en direction du bord de la baie. Notre promeneuse nous dira que ces près sont fauchés pour nourrir les moutons durant l’hiver. Mais elle s'inquiète de l’affaissement des rives certainement dû aux nouveaux aménagements ayant pour but de désensabler la baie.

C'est la pluie qui débute qui nous chassera des bords de la baie. Nous regagnons notre voiture un peu trempé. Inquiétude !

Je redécouvre le Mont après 35 ans. Il est toujours aussi magique, majestueux et mystérieux perdu dans cette immense baie.

Les bagages déposés, nous nous précipitons pour voir cette splendeur de l'extérieur.
Vue sur la baie de notre chambre aux Terrasses de Poulard.

Nous avons réservé aux Terrasses Poulard, petit hôtel pratiquement à l’entrée du village.

Notre chambre donne directement sur la baie, la vue est imprenable et magnifique. Petite chambre très correcte.

Dé-confinement mais pas fin du couvre-feu de 21 heures. Le port du masque est toujours obligatoire et à 18 heures toutes les boutiques du Mont ferment les unes après les autres. Les restaurants sont fermés ainsi que les bars et terrasses.

Seuls quelques restaurants pour les pensionnaires des hôtels restent ouverts et servent un repas le soir à partir de 19h30 pour pouvoir rentrer à l'hôtel avant le couvre-feu.

Nous demandons si les contrôles sont fréquents mais personne ne se mouille pour nous inciter à partir explorer la nuit tombée les rues du Mont. Nous braverons tout de même cette interdiction car nous nous retrouvons seuls dans les ruelles, portant bien notre masque et nous ne rencontrerons pas de gendarmes pendant notre exploration.

La nouvelle passerelle d’accès au Mont permettant la circulation de l'eau dans la baie.
Le barrage sur le Couesnon pour chasser les sédiments qui ensablent la baie. L'eau est lâchée 6 heures après la pleine mer.

Les travaux d'aménagement de l'accès au Mont permettent de rétablir le côté maritime au monument. Une nouvelle passerelle d'accès où l'eau peut circuler au-dessous et le barrage sur le Couesnan qui s'ouvre six heures après la pleine mer libérant un flux chassant les sédiments qui avec les années avaient envahirent le fond de la baie.

Lors de ma première venue (environ 35 ans) une digue arrivait directement au Mont et desservait un parking. Aujourd'hui, les parkings sont sur le continent et des navettes permettent d'arriver au Mont en marchant un peu. La passerelle est aérienne et discrète et les parkings assez éloignés pour ne pas polluer la vue. Aménagements très réussis. Seul point négatif, les navettes auraient pu être électriques et pas au diesel.

Avant de s'aventurer à l'intérieur du Mont, vu qu'il fait relativement beau, nous en profitons pour voir l'extérieur des remparts. Nous sommes à marée haute et une partie de la baie est submergée.

Mais il reste assez de marge pour s'aventurer autour et profiter cette architecture extraordinaire.

Nous découvrons une petite chapelle au bord de l'eau, la chapelle Saint Aubert.

Nous nous aventurerons jusqu'à la tour Gabriel avant de partir explorer l'intérieur du Mont.

Les gargouilles de la tour Gabriel et Saint Michel au sommet du Mont qui veille sur les pèlerins. Et Ludo trop heureux de pouvoir s'échapper pour un week-end prolongé qui plus est avec du beau temps. Que demander de plus !

Les près salés et la Merveille.

Lors de notre arrivée, nous sommes passés par l'office du tourisme pour réserver nos place pour la visite de l'abbaye le lendemain. Nous y voilà ! Nous gravissons les escaliers pour nous présenter à l'entrée. La visite commence et nous ne sommes vraiment pas très nombreux. C'est peut être le côté positif de cette pandémie Covid, encore peu de touristes et nous parcourrerons les différentes salles pratiquement seuls.

La visite commence par l'église abbatiale et la nef romane. Puis nous sortons sur la terrasse pour poursuivre la visite. Nous reviendrons par la suite pour mieux profiter de la splendeur du Chœur gothique de l'église abbatiale. C'est le sommet du Mont, le lieu le plus élevé visitable et c'est vraiment magnifique, grandiose.

Vue exceptionnelle sur la baie avec l'ombre portée du Mont sur le sable. Vraiment nous réussissons car il fait relativement beau.

Nous forçons un peu le pas pour être seuls lors de cette visite et pouvoir faire tranquillement des photos. Nous continuons en passant par le cloître.

Depuis la terrasse de l'abbaye, l'ombre portée du Mont sur la baie.

Dans les abbayes, c'est très souvent mon lieu préféré. La quiétude mêlée à une architecture d'une finesse extraordinaire et s'y ajoute toujours un jardin plus ou moins élaboré.

Ici le cloître a une vue imprenable sur la baie et j'imagine les moines déambulant dans le silence pour certains, en pleine contemplation pour d'autres, et discutant à voix feutrée entre eux pour certains.

C'est un lieu magique d'une grande quiétude, mystique. En observant de plus près les colonnes je m’aperçois qu'elles sont en granit, pierre très dure et difficile à tailler et je suis émerveillé par leur finesse.

Nous poursuivons notre visite par le réfectoire des moines puis descendons d'un niveau pour la salle des hôtes avec sa double cheminée.

Dans la première on imagine les moines mangeant en silence tout en écoutant les textes sacrés, dans la seconde on peut imaginer de grands banquets avec des hôtes joyeux dans une ambiance festive.

Mais ces lieux n'ont pas toujours été consacrés à la spiritualité. Au 19e siècle, le Mont saint Michel est transformé en prison avec mise en place du treuil et cage d'écureuil.

La Crypte des Gros-Piliers sur laquelle repose le chœur de l'église.

Nous poursuivons notre visite en passant par le treuil avec sa cage d'écureuil puis nous passons dans la crypte des gros piliers.

Le treuil a été installé au 19e siècle alors que le Mont a été transformé en prison pour monter les charges lourdes.

La crypte des gros piliers a pour fonction de soutenir le chœur de l'église au-dessus effondré en 1421. L'histoire du Mont Saint Michel est très longue (mille ans !) et pleine de constructions, reconstructions, modifications. Je ne ferais pas ici ce récit que vous pouvez trouver facilement sur Internet. (Je vous propose la page sur Wikipédia très détaillée)

Promenoir et son prolongement vers l'est.
Scriptorium ou Salle des Chevaliers.

Pour cause de COVID, la visite doit se faire dans un sens et pas de retour en arrière possible. Mais nous avons pris un peu d'avance en début de visite et arrivés presque à la fin de du parcours nous ferons demi-tour pour revoir les salles du début de parcours en évitant les guides qui nous diraient de continuer dans le bon sens.

Nous arrivons donc dans le promenoir suivit du scriptorium ou salle des chevaliers. Fin du parcours de notre visite et sortie sans passer par la zone "commerciale"

Fin de la visite et sortie sur ce petit jardin.
Saint Michel terrassant le Dragon.

Nous voilà au terme de notre séjour au Mont Saint Michel. Ce monument est vraiment extraordinaire, il est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et accueille chaque année plus d'un million et demi de visiteurs.

Avec la crise du COVID, nous avons eu la chance de le visiter sans qu'il y est une foule trop dense contrairement à ma précédente visite il y a de nombreuses années.

Notre rêve d'y passer deux nuits a aussi été réalisé et c'est vraiment agréable de pouvoir explorer ces lieux une fois que les visiteurs sont repartis le soir venu, et avant qu'ils n'arrivent le matin.

Certes l'aspect mercantile est très présent et c'est un peu dommage que les magasins proposent autant d'objet de pacotille (certainement fabriqués en Chine !)

Le revers de la crise est que les restaurants étaient fermés sauf ceux qui accueillaient les clients des hôtels.

Le lundi de la Pentecôte aura été consacré à notre retour dans le sud, dix heures de trajet mais de beaux souvenirs en tête et le plaisir d'être enfin sorti de notre ville.

Vue de la place du Barrage.
Vue de la place du Barrage.

Enfin, les travaux d'aménagement du Couesnon, qui permettent de rétablir le côté maritime du mont, sont très réussis. Le site est de nouveau bien mis en valeur sans cet immense parking qui le défigurait. La passerelle est discrète et d'une très jolie configuration et permet la circulation de l'eau pour chasser les sédiments qui envahissaient la baie.

On peut voir sur la photo ci-contre (Wikimedia-Commons) tout l'espace que prenait l'ancien parking, très visible avec les zones pour voitures, bus et l'immense espace pour les camping-cars ainsi que la route d'accès. Une grosse verrue devant une merveille !

Ce fût un week-end très réussi 🙂

Ancien parking du Mont Saint Michel (crédit: Wikimédia commons).

Herdubreid

Herðubreið

Le volcan Herdubreid, Herðubreið en islandais .

La dernière éruption de l’ Herdubreid a pris fin il y a environ 10 000 ans.

Le volcan Herðubreið se situe dans le nord-est des Hautes Terres d'Islande qui occupent le centre du pays, entouré au sud-est par la caldeira de l'Askja, au nord-ouest par la montagne Braedrafell, au nord-est par le Herðubreiðarlindir, une oasis s'étirant le long de la rivière Jökulsá á Fjöllum, et au sud par le volcan Herðubreiðartögl.

Culminant à 1 682 mètres d'altitude et à environ 1 000 mètres au-dessus des terres environnantes, le volcan est un tuya ceinturé en totalité par des falaises délimitant un plateau sommital sur lequel repose un cône volcanique d'environ 200 mètres de hauteur.

Le Herðubreið s'élève au centre du désert Ódáðahraun, en français « Désert des Crimes », formé par l'assèchement de l'air qui passe au-dessus du glacier Vatnajökull situé au sud et nommé ainsi car des criminels autrefois rejetés par la société y élisaient domicile.

Le Herðubreið est un tuya, une montagne à plateau sommital, formé par l'empilement successif de lave et de téphra au cours d'éruptions sous-glaciaires lors de la dernière glaciation de Würm.

Le volcanisme dans la région débuta au cours de la période interglaciaire d'Eem, il y a 120 000 ans, avec le début de la formation du Herðubreiðartögl mais ce n'est qu'il y a 20 000 ans que le Herðubreið naît au fond d'un lac glaciaire de 300 mètres de profondeur entouré par un inlandsis.

La base du volcan composée de laves en coussins, de hyaloclastites puis de coulées de lave aériennes se met en place jusqu'à il y a 10 700 ans lorsque le lac glaciaire laisse place à l'inlandsis qui recouvre entièrement l'Herðubreið.

Les éruptions sous-marines et phréatiques laissent alors place à des éruptions sous-glaciaires au cours desquelles d'autres laves en coussin et hyaloclastites recouvrent de manière incomplète la base du volcan en prenant la forme d'un cylindre délimité par la glace de l'inlandsis, donnant alors naissance à la falaise circulaire ceinturant la montagne.

À partir d'il y a 10 200 ans et pendant 200 ans, les éruptions percent la glace de l'inlandsis et mettent en place le cône sommital du Herðubreið formé de coulées de lave aériennes.

À partir d'il y a 10 000 ans, l'activité volcanique cesse sur le Herðubreið en même temps que les glaces se retirent, mettant alors à jour un tuya intact car n'ayant pas été érodé par les glaciers.

La sismicité de la zone reste néanmoins importante bien que la magnitude dépasse rarement plus de 3.

Vue satellite du volcan Herðubreið.

Des criminels rejetés par la société islandaise ont autrefois élu domicile dans la vaste plaine qui s'étend aux pieds du Herðubreið, donnant alors son nom au désert Ódádahraun, en français « Désert des Crimes ».

En raison des falaises friables ceinturant en totalité la montagne, elle ne fut gravie pour la première fois qu'en 1908.

La centrale hydroélectrique de Vemork.

Centrale hydroélectrique de Vemork.

La centrale hydroélectrique de Vemork et la bataille de l'eau lourde.

En 2008, lors d’un voyage en Norvège, nous découvrons la centrale hydroélectrique de Vemork.

Cette centrale, située près de Rjukan dans la vallée du Tinn, a été ouverte en 1911.

Au départ mise en fonction pour la fabrication d’engrais azoté par le procédé Birkeland-Eyde, elle fut ensuite utilisée pour la production d’eau lourde, sous-produit de l’électrolyse de l’eau.

La production commença en décembre 1934.

Le procédé Birkeland-Eyde utilisait des fours chauffés par arc électrique pour produire de l'oxyde d'azote transformé en acide nitrique puis nitrates.

L'eau lourde fut produite dans une unité séparée détruite pendant la seconde guerre mondiale.

Enjeu considérable lors de la seconde guerre mondiale, l’eau lourde était utilisée pour mettre au point la bombe atomique à fission de l’uranium.

Lancée en 1906 par Norsk Hydro, c’est le plus grand projet de complexe hydro-électrique au monde avec une puissance de 60MW.

La construction des unités 1 à 5 est assurée par Voith et AEG et celle des unités 6 à 10 par Escher Wyss et Oerlikon.

L’unité de production de l’eau lourde à haute concentration fut construite par Norsk Hydro. Elle devait produire 12 tonnes d’eau lourde ultra pure par an.

La conception du bâtiment a été confiée à l’architecte Olaf Nordhagen.

Les turbines Pelton à essieu horizontal ont été fabriquées par IM Voith, Heidenheim, pour les cinq premières et par Escher Wyss de Zürich pour les cinq autres.

Lors de notre visite, le musée n'existait pas, seul le bâtiment principal était remis en état.

Nous avons pu visiter ces installations dans ce grand complexe faisant penser à une cathédrale.

Enjeu stratégique mondial, de nombreuses opérations ont été organisées par les français, les britanniques, les norvégiens pour tenter de rapatrier le stock qui avait été produit et plus tard saboter les installations une fois tombées entre les mains de l’armée allemande.

C’est un des épisodes de ce conflit, la Bataille de l’eau lourde.

Une partie de la production a été acheminée par bateau par l'armée allemande pour traverser le lac Tinn où il fut coulé. En plus des soldats allemands, des ouvriers norvégiens périrent lors de cette attaque.

Plusieurs films ont été réalisés pour relater ces événements:

« La bataille de l’eau lourde », film franco-norvégien réalisé par Jean Dréville sorti en 1948.

« les Héros de Télémark » un film britannique réalisé par Anthony Mann et sorti en 1965 et interprété entre autres par  Kirk Douglas.

En 2009, le site est classé musée industriel par la Norvège, « le Norwegian Industrial Workers Museum »

Sur l'image ci-contre, le trait rouge indique le cheminement des saboteurs parachutés pour détruire l’usine de production d’eau lourde.

Centrale hydroélectrique de Vemork

Le 5 juillet 2015, le site du patrimoine industriel de Rjukan-Notodden a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'inscription est basée sur une invention d'époque: la production industrielle d'engrais pour l'agriculture utilisant l'énergie hydraulique.

Les deux images ci-contre montrent une maquette d'une turbine Pelton et d'un alternateur.

Djúpavík, l’usine abandonnée dans les fjords islandais du Nord-Ouest.

Djúpavík, Islande, les fjords du nord-ouest.

Djúpavík, l'usine abandonnée.

Djúpavík, Islande, les fjords du nord-ouest.

En 2004, lors de notre second voyage en Islande, nous découvrons dans les fjords du nord-ouest Djùpavik, village florissant au début du XXème siècle grâce à l'industrie du hareng.

Le village historique de Djúpavík remonte à 1917, lorsqu'une usine de salage de hareng a été créée par Elías Stefánsson dans cette petite crique du fjord Reykjarfjörður.

Guðjón Jónsson, sa femme Krístín Guðmundsdóttir et trois enfants s’installent à Djùpavik et en sont les premiers habitants. Guðjón est le superviseur de cette usine nouvellement construite.

Cette année là, l’usine est confrontée à de nombreux problèmes. Pénurie de mazout et de sel, prix du charbon importé qui flambe et baisse de la pêche de hareng et morue.

Mais après l’armistice de 1918, la demande devient plus faible et l’usine fait faillite en 1919.

Mais ce n’est qu’en 1934 qu’une nouvelle usine est construite et que cette industrie démarre.

En 1934, une baisse de la demande de poisson salé a conduit à de nouveaux investissements dans des usines susceptibles de produire de l'huile de hareng de grande valeur.

C’est l’ingénieur Guðmundur Guðjónsson qui construit la nouvelle usine. C’est à l’époque le plus grand bâtiment construit en béton d’Islande et un des plus grands d’Europe.

N’ayant aucune route pour ravitailler Djùpavik, c’est par bateau que tout arrive et l’usine est opérationnelle en juillet 1935, elle produira huile et farine de hareng.

C’est la première usine entièrement automatisée en Europe.

Les premières années sont florissantes améliorant la situation financière et le niveau de vie de toute la région.

Guðmundur Guðjónsson sera le directeur de l’usine de 1936 à 1954.

Les prises de hareng déclinent fin 1944 avec une forte baisse en 1948 qui conduit à traiter d’autres poissons que le hareng mais n’empêche pas la fermeture en 1954. Des habitants resteront jusqu’en 1980.

 

De nos jours l’hôtel de Djúpavík , l’ancien dortoir des femmes, accueille les touristes l’été et des pratiquants de motoneige l’hiver. Les bâtiments de l’usine ont été restaurés partiellement pour en faire un musée.

l’hôtel de Djúpavík, l’ancien dortoir des femmes.

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Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

Retour en Islande

Mousse

Nous retournons en Islande cinq ans après notre dernier voyage. Nous avons découvert l’Islande en 2003 par un tour de l’île sur la route N°1. Emballés par les paysages extraordinaires, nous y sommes retournés l’année suivante en louant un 4X4 pour explorer le désert intérieur.

Ont suivis des voyages en 2007 et à l’automne 2008, nous voulions voir l’Islande sous la neige en hivers. Puis un voyage en 2011 ayant la nostalgie de ce pays. En 2015 nous y retournons mais seulement deux jours car juste pour participer au marathon de Reykjavík.

En cet été 2020, nous y retournons profitant de la crise du COVID-19 et espérant que l’île ne soit pas envahie de touristes comme ces dernières années.

Nous faisons un test PCR COVID avant notre départ sachant qu’il sera refait à notre arrivée en Islande. Donc testés à l’aéroport, nous attendons le résultat à Reykjavík. La ville est particulièrement tranquille, très peu de touristes, les terrasses sont quasi désertes et il y a vraiment peu d’ambiance.

Vik.

Lupin

Résultats négatifs pour tous les deux, nous prenons la route le lendemain pour de nouvelles aventures.

Cette fois nous louons notre 4X4 chez un loueur islandais (Blue Rental Car), les tarifs sont plus avantageux et nous aurons un véhicule diesel avec beaucoup plus d’autonomie, point important pour parcourir le désert intérieur où les stations-services sont rares voire inexistantes.

Nissan X Trail.

Nous sommes début juillet et de nombreuses pistes demeurent fermées, nous aurons à modifier notre itinéraire fréquemment en consultant tous les jours le site officiel

(http://www.road.is/travel-info/road-conditions-and-weather/entire-iceland-road-conditions-map/ )

Au grès de l’ouverture des pistes, nous progressons vers notre premier but: le volcan Askja dans le centre-est.

Notre première étape nous conduit jusqu’à Vik.

Nous redécouvrons les paysages de la route N°1 avec les montagnes vertes et moussues, les cascades et les langues glaciaires.

Arrêt à Skógafoss, magnifique cascade que nous avons vu même en plein hiver, glacée.

En ce début de séjour islandais, nous avons un temps magnifique ... Nus sommes chanceux !

Solheimajokull, une langue glaciaire issue du Myrdalsjokull.

Au pied de la langue glaciaire Solheimajokull issue du Myrdalsjokull.

Sur le promontoire du phare de Vik.
La ville de Vik.

A Vik, nous irons au camping et notre nuit sera troublée par les centaines d’oiseaux nichant dans la falaise au-dessus de notre tente mais aussi par l’absence de nuit. Nous sommes très au nord, proche du cercle polaire et même si le soleil se couche quelques heures, le ciel demeure très lumineux.

La luminosité ajoutée aux cris des oiseaux nichant dans la falaise ferons que notre première nuit sous tente sera quelque peu agitée.

Lakagígar.

Lave basalte

Des pistes étant encore fermées, nous décidons d’aller voir le Laki. Le site officiel du gouvernement islandais nous indique les pistes ouvertes ou fermées. Nous le consultons chaque jour et décidons de l itinéraire possible.

Mais depuis la veille une roue semble se dégonfler. Nous reprenons la route le dimanche avec un pneu à plat et nous utilisons la galette pour chercher un réparateur.

Mais c’est dimanche et tout est fermé. Nous finissons par trouver un kit de réparation dans une station-service et je répare le pneu avec une mèche.

Ma réparation tiendra jusqu’à la fin de notre séjour... Trop fort !

Nous poursuivons sur la route N°1 qui traverse de grandes plaines couvertes de champs de lave. Ces coulées sont très anciennes et recouvertes d'une épaisse couche de mousse. En marchant dessus, on a l'impression d'une moquettes extrêmement épaisse.

De la route N°1, nous prenons la piste qui nous mène au Lakagígar.

Le temps est splendide, il fait un beau soleil ce qui change de notre dernière visite sous la pluie et dans le brouillard !

Cette grande fissure éruptive, longue de 27 km, s’est ouverte en 1783 créant 115 cratères et déversant 14 km3 de lave sur une surface de 565 km2 de juin 1783 à février 1784.

Les cendres et gaz de ces éruptions ont perturbé le climat en Europe entraînant famines intempéries et seraient à l’origine de la révolution française.

En Islande, l'éruption provoque la plus grande catastrophe naturelle de ce pays, la Móðuharðindin.

Outre l'importante superficie noyée sous les laves, les cendres volcaniques contaminent les pâturages avec le fluor qu'elles contiennent. Une importante partie du cheptel du pays meurt d'intoxication, représentant la moitié des bovins ainsi que les trois quarts des ovins et des chevaux. Cette intoxication est provoquée par fluorose dentaire ou osseuse dues aux huit millions de tonnes de fluor contenues dans les cendres

Il s'ensuit une famine chez la population qui entraîne la mort de 9 336 personnes, soit entre 21 et 25 % de la population islandaise de l'époque, ainsi qu'un important exode. (source: Wikipédia) (Vue Google Maps)

Fissure éruptive du Lakagirar.

Nous grimpons jusqu’au sommet de l'ancien volcan Laki et avons une vue panoramique sur toute la fissure éruptive qui passe par ce volcan.

A l’est, la fissure se prolonge jusqu’au Vatnajökull et à l’ouest en direction du  Mýrdalsjökull.

Nous poursuivons notre piste et redescendons en passant entre les cratères de la fissure éruptive. Vraiment chanceux pour cette journée où le temps est avec nous.

Nous repartons et franchissons notre premier gué … les doigts dans le nez !

S'en suit un second plus technique. Heureusement un panneau explique comment traverser et nous retrouvons la technique que nous utilisions les années précédentes.

Cette fois je n'aurais pas été mis à contribution ! ... L'eau est vraiment glacée.

Petit arrêt pour le canyon de Fjdrargljúfur où la rivière Fjdra a creusé une profonde gorge.

(Les noms islandais sont imprononçables pour nous latins!)

Nous terminerons notre journée à Skaftafell où nous trouvons une cabane pour la nuit.

Les hôtels en Islande sont hors de prix, nous avons donc prévu une tente au cas où nous ne trouverions pas d’hébergement dans nos prix.

Les campings sont très abordables, toujours bien équipés et d’une propreté irréprochable.

Il y a une variante avec les cabanes, souvent dans les campings. Elles proposent en général quatre à six couchages et on doit apporter notre sac de couchage.

Le seul resto du coin étant fermé, nous dînons avec nos provisions, la cabane étant équipée d’une kitchenette.

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Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

Egilsstaðir.

Glacier

Les pistes du sud en direction d’Askja étant toujours fermées, nous allons vers l'est, jusqu’à Egilsstaðir et y faisons une halte pour la nuit. Au départ de Skaftafell, nous allons voir une grande langue glaciaire issue du Mýrdalsjökull puis prenons la route N°1 en direction de l’Est.

Nous partons voir le Svínafeljökull, une langue glaciaire immense issue de la calotte polaire Mýrdalsjökull.

Petite balade matinale dans une fraîcheur glaciale. Nous bénéficions toujours d'un beau temps, rare en Islande.

Sur l'image satellite cette langue glaciaire est vraiment grande, mais au pied, c'est juste superbe et grandiose.

Un peu plus loin, toujours accessible de la route N°, Jökulsárlón, deux lacs proglaciaires issue eux aussi du Vatnajökull. Dans le premier, les eaux sont troubles et boueuses, le seconde présente de l'eau limpide avec beaucoup d'icebergs et parfois des phoques.

Petit détour pour grimper à la limite du Vatnajökull et marcher sur la glace.

La route grimpe très rapidement à partir de la côte avec de nombreux lacets et une pente dantesque.

Nous rencontrons quelques islandais venus avec leurs enfants pour faire un peu de ski. Vu le peu de touristes, les activités en moto-neige ne sont pas en service.

D'ici sont organisés des excursions sur le Vatnajökull pour découvrir cette immense calotte glaciaire.

De cette hauteur, nous avons une superbe vue panoramique sur la côte.

Le retour sur la côte est anxiogène car la pente est très prononcée et les freins chauffent terriblement même en utilisant le dispositif automatique de freinage. Nous nous arrêtons fréquemment pour admirer le paysage et laisser refroidir les disques de frein.

Nous longeons la côte par la route N°1 avec de grandes falaises qui surplombent l’océan, le décor est grandiose.

C’est une longue route jusqu’à Egilsstaðir où nous arriverons assez tard.

La ville par elle-même est assez dispersée, ne présente pas vraiment de centre et les habitations se répartissent le long des berges du lac Lögurinn.

Ce lac est alimenté par la rivière du même nom, la Lögurinn, qui prend sa source au front glaciaire de l'Eyjabakkajökull, une langue glaciaire du Vatnajökull. Cela explique la couleur boueuse, peu engageante de l’eau.

Notre guesthouse à Egilsstadir.

Nous poursuivrons notre route jusqu’à Egilsstaðir où nous logerons dans une jolie guesthouse.

Nous avons commencer par chercher des lieux de chutes en utilisant notre guide, mais finalement nous passons par Booking qui est très bien implanté en Islande et permet de trouver des logements, cabanes en connaissant le prix à l'avance.

Les islandais sont très connectés et à la pointe pour les moyens de payement. Ils n'utilisent que leur carte bancaire pour régler leurs achats et les transactions peuvent même se faire de portable à portable.

Askja.

Pierre ponce orange

Les aventures commencent vraiment aujourd’hui où nous partons pour le complexe volcanique d’Askja. Nous quittons les rives du lac Lögurinn pour rentrer dans le désert intérieur inhospitalier. C'est ce côté aventure que nous affectionnons particulièrement, non pas que nous aimons le risque, mais nous serons dans une zone où peu de touristes s'aventurent. Être seuls dans ce désert inhospitalier aux paysages superbes, mystérieux, peuplé d'Elfes et de Trolls.

Notre route nous conduit au barrage de Kárahnjúka qui était en construction lors de notre précédant passage.

Très décrié par les écologistes, cette immense retenue place l’Islande au premier plan des pays ayant réduit leur rejet de gaz à effet de serre. Mais une immense superficie de terre a été noyée par la mise en eau.

En Islande toute l’électricité est d’origine hydroélectrique (70%) et géothermique (30%). Seul le transport utilise des énergies fossiles bien que la production d’hydrogène est bien avancée et nous rencontrerons de nombreux véhicules électriques. La route N°1 comporte de nombreuses station-services pourvues de bornes de recharge rapide.

Nous franchissons, grâce à un pont, une rivière glaciaire en furie.

Elle s'est frayée un passage dans le basalte et un peu se rendre compte de la dureté de cette roche par le peu d'érosion qu'elles présentent.

Souvent ces rivières coulent dans ce type de goulet basaltique et en plaine on ne voit rien si ce n'est les embruns dégagés par les cascades.

Au détour de la piste, nous apercevons le volcan Herðubreið (Herdubreid).

C’est un volcan tabulaire ou tuya, il s’est formé lors de la période glaciaire sous la glace, d’où sa forme très caractéristique. Avec ses 1682 m d'altitude et 1000 m au-dessus de la plaine, c'est un repère que l'on voit de loin.

J'ai une véritable fascination pour ce volcan que je trouve magnifique et si exceptionnel par sa symétrie, sa hauteur et son emplacement dans cette immense plaine désertique. On le regarde et on sait où on se trouve.

C'est un phare majestueux du désert des Crimes ...

Nous sommes en plein désert Ódáðahraun, le désert des crimes et nous approchons d’Askja car le sol sombre est de plus en plus parsemé de pierre ponce beige qui illuminent.

Désert des crimes, car lorsqu’un malfaiteur était banni par les siens, il se réfugiait dans ce désert pour le reste de ses jours et l'hivers était terrible.

Même si la piste est longue et parsemée de gués, nous nous arrêtons souvent pour photographier le paysage, prendre le temps de nous imprégner du lieu. Admirer.

Mais on peut aussi chercher des cailloux, refermer les barrières, franchir un gué à pied pour repérer les grosses pierres.

Nous arrivons au refuge d’Askja et décidons de camper car la place en dortoir du refuge est à un prix prohibitif.

Payer plus cher que pour une cabane pour se retrouver en dortoir, un matelas par terre et en rang d'oignon, nous préférons camper (5 €) un peu loin du chantier pour être au calme.

Au départ du refuge d'Askja pour les champs de lave d’Holuhraun, ciel orageux.

Une fois la tente plantée, nous repartons pour explorer les champs de cendre et de lave du Bárðarbunga au niveau d’Holuhraun.

Le paysage est dantesque, la ponce beige et ce ciel plombé d'orage vers lequel nous nous dirigeons, nous nous arrêtons pour quelques photos.

La piste serpente dans un champ de cendre noire pour aboutir au lieu-dit Holuhraun. (Vue Google Maps)

Ici une grande fissure éruptive s’est ouverte et la lave issue du complexe volcanique Bardarbunga s’est déversée sur 85 km2 et une épaisseur de 70 m.

Plus de 1,4 Km3 de magma sont sortis de cette fracture entre la mi-août 2014 et fin février 2015.

Un parcours a été aménagé dans une partie du champ de lave. Ce n’est que blocs, crevasses, un vrai chaos et des panneaux recommandent de suivre le sentier balisé. De toute façon, difficile de marcher ailleurs !

Nous rentrons ensuite à notre campement où nous ferons un petit pique-nique avant d’aller dormir.

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Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

Randonnée à Askja.

Évaporite

Après notre petit déjeuner, nous plions bagages et tente pour aller randonner dans la caldeira d’Askja. Une piste nous conduit jusqu’au bord du lac Öskjuvatna qui remplit une petite partie de la caldeira et jouxte le cratère Viti.

Cette année, je ne me baignerai pas dans ses eaux turquoises car trop froides. En 2007 l’eau était à 23°C et cette baignade insolite était bien agréable.

Départ pour notre randonnée dans la caldeira d'Askja.

Du refuge, nous montons en voiture jusqu'au parking, point de départ de notre randonnée.

La caldeira est encore très enneigée et nous cheminerons en parti dans la neige.

Nous atteignons le cratère Viti en premier puis descendons vers le lac Öskjuvatna.

C’est l’éruption de 1875 qui éjecta, à partir du cratère Viti, 2,5 km3 de lave et notamment de ponce qui recouvrit la région sur des Km2.

Les berges du lac montrent des couches successives de cendre volcanique et racontent une partie de l’histoire éruptive de ce complexe.

On voit des couches de ponce claires et de basalte plus grossier et foncé qui alternent.

Dans la caldeira d'Askja, le lac Öskjuvatna et le cratère Viti.

Le lac Öskjuvatna est d’un bleu profond, il est profond de 220 m. C’est l’effondrement de la chambre magmatique après éruption qui l’a formé.

Les années précédentes il y avait de la glace sur les rives. Là, il n’y a pas de glace mais une bonne partie de la caldeira reste enneigée.

Nous sommes début juillet et nous sommes bien couverts ! (Vue Google Maps)

Le lac Öskjuvatna dans la caldeira d'Askja.
L'extérieur de la caldeira d'Askja lors de notre retour.

Nous reprenons la route avec l’intention de poursuivre en direction du nord, mais avant nous faisons une boucle sur des pistes que nous ne connaissons pas.

Un peu de pluie lors de notre randonnée, mais nous retrouvons du beau temps en repartant.

Nous partons voir une formation bien étrange.

Skessugarður, le rempart de la Géante, est un amoncellement d’énormes blocs rocheux formant un véritable rempart.

Haut de 6 m et long de 300 m, il est l’œuvre d’un glacier ayant déposé les blocs dans une moraine pendant la période glaciaire. Puis une énorme inondation a emporté les pierres et blocs légers laissant en place les plus gros que l’eau n’a pas pu emporter.

Ce sont des blocs de porphyre, une roche volcanique très dure.

Nous escaladons les blocs pour nous rendre compte de la hauteur de cet amoncellement.

Arrivés au sommet, effectivement, nous sommes sur un mur de blocs de pierre impressionnant et isolé dans ce paysage assez plat.

Nous ne connaissions pas cette étrange formation et au pays des Trolls et des Elfes, nous découvrons qu'il y a aussi des Géantes et Géants.

L'Islande est vraiment un pays surprenant. (Vue Google Maps de cette formation)

Mais le folklore islandais évoque l’histoire de deux géantes qui pêchaient l’une dans l’océan, l’autre dans le lac.

Pour résoudre un conflit de territoire, elles construisirent cette muraille délimitant les terres de chacune.

Les Trolls et les Elfes sont très présents dans le folklore islandais et de nombreux lieux se prêtent bien à leur évocation par un coté surprenant ou mystérieux.

Nous continuons notre route en direction d'Húsavik, nous rencontrons de beaux chevaux islandais qui s’approchent de nous pour recevoir une caresse ou une poignée d’herbe fraîche.

Nous trouverons à nous loger dans un camping qui nous propose une chambre confortable mais sans fenêtres avec vue.

Nous irons nous laver dans les douches de la piscine. Peu onéreux et confortable, nous n’en demandons pas plus, d’autant que la bière est excellente au bar.

Chevaux islandais.

Akureyri.

Vagues dans le sable

Petite étape aujourd’hui dans le nord de l’Islande. Ici le soleil se couche juste après minuit puis se lève vers trois heures du matin et entre temps le ciel reste lumineux, la luminosité baisse à peine. Surprenant et un peu ennuyeux pour dormir sous la tente. Mais les cabanes et guesthouses sont maintenant équipées de rideaux occultant que nous n’avions pas lors des premiers voyages.

Le port d'Húsavik.

Nous commençons par Húsavik où nous nous arrêtons pour un petit café. Mais tout est fermé, pas un bar ou restaurant d'ouvert, pas de touriste, la ville semble comme endormie.

Après une courte balade dans les rues désertes, nous poursuivons notre route sur la côte nord.

Direction le champ géothermique de Námafjall. Cette zone comporte de nombreuses mares de boue, solfatares, fumeroles et sent l’œuf pourri dès que l’on sort de voiture.

Il y avait ici une exploitation de soufre pour la fabrication de poudre à canon.

Champ géothermique de Námafjall.

Nous connaissons bien ce champ géothermique pour y être venu plusieurs fois. Je suis toujours fasciné par ces mares de boue avec les grosses bulles qui se crèvent avec un bruit caractéristique, ces évents où la vapeur fuse en sifflant. Ce champ étant en bordure de la route, il est très fréquenté et nous y retrouvons plein de touristes. Les gaz s'échappant sont chargés en sulfure d'hydrogène et dès le parking on sent l'odeur d’œuf pourri.

Nous poursuivons par un autre champ géothermique, celui de Krafla.

Une centrale électrique géothermique a été construite il y a quelques années et de nombreux puits de captage sont disséminés dans cette zone avec des pipelines de toutes les directions qui conduisent la vapeur jusqu’à la centrale.

Le cratère Viti à Krafla.

Nous en profitons pour visiter le champ de lave né de l’éruption de 1984. Ce fut une éruption fissurale et de nombreux cratères sont disséminés le long de la fracture.

La couche de lave est très importante et aujourd’hui encore ces champs fument avec l’eau de pluie qui s’infiltre.

Là encore, le paysage est tourmenté et on peut voir les différentes coulées de lave issues de la dernière éruption.

Un autre cratère nommé Viti (l'enfer) dans cet immense champ volcanique de Krafla. (Vue Google Maps)

Notre route nous mène jusqu’à Goðafoss. Cette chute d’eau est très importante dans l’histoire de l’Islande. En l’an 1000, les chefs de tribus sont partagés entre le christianisme et leur religion païenne. Le parlement islandais (l'Alþing) décide de suivre l'avis du diseur de loi Þorgeir Þorkelsson et adopte le christianisme. C’est dans cette chute que Þorgeir Þorkelsson jettera ses idoles adoptant de ce fait un nouveau et unique Dieu.

Nous avons connu cette cascade lors de notre premier voyage en 2003.

Il n’y avait pas de parking goudronné et encore moins d’emplacement pour les bus de touristes.

Cette période trouble de COVID aura au moins eu l’avantage de nous préserver des hordes de touristes et nous avons retrouvé une Islande sereine et tranquille.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Akureyri, trouvons rapidement une guesthouse puis allons nous balader en ville. Très calme, bien peu de touristes mais notre pub est ouvert et nous en profitons pour une bonne bière dans ce lieu très cosy.

C’est un peu un pèlerinage ! Une ultime balade avant d’aller au resto puis nous regagnons notre guesthouse pour la nuit.

Après avoir trouvé une sympathique guesthouse dans les hauteur du centre ville, nous partons nous balader dans les rue et commençons par une bonne mousse dans notre Pub favori.

Puis nous partons revoir les rues du centre ville. Un peu désert, vraiment peu de touristes mais finalement ce sont les islandais qui visitent leurs pays et ils sont majoritaires.

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Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

Blonduos.

mare de boue

Nous resterons dans le nord de l’Islande cette journée en partant d’Akureyri et en suivant la côte. Encore une journée au ciel chargé de nuages mais sans pluie. Un temps islandais ! Nous suivons la côte en partant d’Akureyri et en longeant le fjord qui depuis quelques semaines est le théâtre d’une intense activité sismique. Pas de gros séismes que l’humain pourrait ressentir, mais des essaims sismiques assez localisés le long de la faille médio atlantique nord. La terre tremble et c’est le signe d’une activité volcano-tectonique pouvant aboutir à une éruption sous-marine et peut être la formation d’une nouvelle île.

Le responsable de la guesthouse d’Akureyri en a entendu parler mais nous ne voyons aucun panache de vapeur au large de cet immense fjord et encore moins de panaches cupressoïdes.

Il se produit le même phénomène à l’opposé de l’île, sur la péninsule de Reykjanes où de nombreux essaims sismiques s’y produisent et un volcan pourrait apparaître à deux pas de l'aéroport international !

En sortant d'Akureyri, nous passons devant la brasserie VIKING. Qu'elle belle dose de mousse!!! Mais je préfère les bières IPA et en Islande j'en trouverais d'excellentes ! La ÚL Fur, la EINSTÖK ....

Les montagnes de la péninsule de Flateyjarskagi. (Akureyri sur la droite)
No comment !

Nous passons par la petite ville de Sigulfjördur.

Comme toutes les villes côtières d’Islande, c’est l’industrie de la pêche qui fait vivre toute cette communauté.

Un petit arrêt pour un café avant de repartir. Les islandais aiment bien les couleurs vives au niveau de leur habitation. Proche du port, nous en avons un bel exemple.

Pour rejoindre l’autre fjord, nous essayons de passer par le col, la route figure sur la carte, mais sur place nous constatons qu’elle n’est plus carrossable. Nous empruntons alors deux tunnels très longs pour passer dans l’autre fjord.

Nous visitons une vieille ferme aux murs de tourbe et au toit gazonné. Les murs de tourbe jouent un rôle d’isolant surtout l’hiver où ici dans le nord les températures chutent énormément. Là en plein mois de juillet nous avons 14°c !

Nous trouverons une guesthouse accueillante pour la nuit.

Un peu perdue dans la campagne islandaise proche de Blonduos mais très calme et donnant une bonne idée de la vie islandaise à la campagne.

Une antique ferme aux murs de tourbe.

Il reste très peu de fermes construites en tourbe car ces constructions sont peu pérennes. Certaines, habitées jusqu'au débit du XXème siècle, ont pu être sauvées et restaurées.

Les bâtiments de la ferme Glaumbær ont été construits entre le XVIIIe et XIXe siècle. Ce style de construction en tourbe était universel dans les zones rurales d'Islande jusqu'en 1900 et était due à la pénurie de grands arbres. Une mince coque en bois constitue l’intérieur des pièces, les murs étant en tourbe, c’est-à-dire la couche de terres gazonnée découpée jusqu’aux racines puis empilées en quinconces. De même le toit était constitué du même matériau et la pente devait être bien calculée pour une bonne étanchéité et une pérennité.

Nous trouverons une guesthouse accueillante pour la nuit.

Située à quelques kilomètres de Blonduos, elle se retrouve isolée en plaine campagne islandaise ce qui donne une bonne idée de la vie islandaise loin des grandes agglomérations.

Après un petit apéro, nous dînerons en extérieur profitant de la clarté vespérale avant d'aller dormir.

Kerlingarfjöll.

Bactéries extrémophiles

Nous mettons le cap au sud pour visiter deux champs géothermiques, Hveravellir puis Kerlingarfjöll. Nous traversons les hautes terres du désert intérieur. Temps assez maussade  mais sans pluie, il fait environ 6°C, nous sommes en juillet ! Nous cheminons avec plaisir sur cette piste mythique qui traverse le désert central.

Nous mettons le cap au sud pour visiter deux champs géothermiques, Hveravellir puis Kerlingarfjöll.Nous traversons les hautes terres du désert intérieur. Temps assez maussade  mais sans pluie, il fait environ 6°C, nous sommes en juillet !

Hveravellir est un champ géothermique avec de petits geysers, des solfatares et beaucoup de sources chaudes dans lesquelles on peut se baigner. C’est aussi un camping où les randonneurs et cyclistes font volontiers une halte pour profiter des bains chauds.

Après cette visite, nous reprenons la piste pour traverser la plaine entre les deux calottes glaciaires de Langjökull et Hofsjökull  puis bifurquons vers Kerlingarfjöll.

C’est aussi un champ géothermique très étendu en plein milieu de collines de rhyolite d’un jaune lumineux.

Nous commençons par nous installer au camping puis partons en randonnée jusqu’au site géothermique.

Il y a encore de grands névés sur le sentier et une heure et demie plus tard nous arrivons en vue des premières fumeroles.

Ici nous retrouvons des évents de vapeurs, des solfatares mais aussi de petits ruisseaux aux eaux chaudes et sulfureuses peuplés de filaments de bactéries extrêmophiles. Ces bactéries se développent dans une eau parfois très chaude et chargée d’éléments toxiques pour d’autres espèces tels que des métaux lourds, de l’acide sulfurique ou du sulfure d’hydrogène. (Vue Google Maps)

Le temps n’est pas avec nous, pluie intermittente et brume qui se rajoute aux vapeurs des évents et solfatares.

Mais ce paysage est sublime, irréel et inquiétant avec tous ces panaches de vapeurs, les mares où l’eau bouillonne, les trous remplis de boue grise.

Nous connaissons bien ce lieu et nous nous en lassons pas, toujours extraordinaire et en prenant un peu de hauteur, le paysage est vraiment magnifique.

Ça fume un peu partout et les volutes de vapeur suivent les courbes des collines dorées de rhyolite.

Nous rentrons au camping par le même sentier qui maintenant se retrouve dans le brouillard on voit difficilement à 100m.

Mais heureusement qu’un balisage nous permet de suivre la piste sans nous égarer comme à l’aller où nous l’avons perdue en plein milieu d’un névé. Un retour sous la pluie aussi et nous irons nous réchauffer dans le refuge ... d’une bonne bière au chaud.

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Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

Le concert d'Àsgeir.

Dépôt orange

Après une nuit assez fraîche, nous passons par le refuge pour notre petit déjeuner et une bonne douche chaude avant de reprendre la piste. Mais nous faisons un détour pour visiter de nouveau ce beau champ géothermique. Il ne fait pas meilleur que la veille, toujours un peu de pluie intermittente, du brouillard mais ces mauvaises conditions météo mettent un peu plus de mystère.

Petit passage par les collines de Kerlingarfjöll avant de repartir.

Nous mettons le cap au sud toujours entre les calottes glaciaires de Langjökull et Hofsjökull, puis nous partons vers l’ouest pour continuer de longer le Langjökull.

La piste serpente au milieu de champs de lupins dont le bleu tranche avec la cendre volcanique d’un noir profond.

Cette plante, introduite en Islande depuis plusieurs années, est capable de pousser dans les cendres volcaniques permettant de stabiliser le terrain et le préparant pour d’autres espèces plus exigeantes.

Sur le basalte (les anciennes coulées de lave), ce sont essentiellement les mousses  qui se développent en premier et préparent le terrain pour les autres plantes.

Affiche sur la porte de la salle des fêtes de Hvolsvöllur.

Nous rejoignons la route N°1 et descendons jusqu’à Hvolsvöllur où se tient le concert d'Àsgeir le soir.

Nous trouvons une guesthouse puis allons en reconnaissance sur le lieu du concert. On entre, on écarte un rideau noir et c’est Àsgeir juste derrière qui nous regarde et retourne à ses occupations.

Nous avons acheté les places sur Internet mais on ne nous les demande pas à l’entrée.

C’est une salle des fêtes de petit village et l’ambiance est très détendue. Avec quelques canapés et chaises éparses, on croirait un salon s’il n’y avait pas un bar.

Tout en buvant une bière, nous attendons l’entrée des artistes. Le public est composé essentiellement d’islandais et quelques touristes.

 

Puis Àsgeir accompagné de son guitariste Júlíus traversent la salle pour prendre place et commencer le tour de chant.

Nous sommes sur un petit nuage de voir notre chanteur préféré à la voix si chaude et douce chanter les morceaux de son dernier album, morceaux composés en majorité par Júlíus qui l’accompagne tant à la guitare qu’au chant.

Derrière eux, des photos de paysages islandais défilent, paysages que nous connaissons pour la plupart.

Site officiel d'Àsgeir

Ecouter Àsgeir en sirotant une IPA, bien installé, un peu comme à la maison. Sur un petit nuage, une soirée inoubliable.

Le concert fini, nous faisons dédicacer l’album par Àsgeir mais aussi par Júlíus qui me reconnait en tant qu’ami sur Facebook. Nous ne pouvions pas espérer mieux !

Nous regagnions notre guesthouse pour une nuit sereine remplie de refrains Àsgeir et des paysages féériques de cette île extraordinaire.

Mýrdalsjökull.

Orgues basaltiques

Les pistes pour atteindre le Mýrdalsjökull sont enfin ouvertes et j’attendais ce moment avec impatience car je sais que les paysages que nous allons voir sont exceptionnels. Nous quittons notre guesthouse et prenons la piste en direction du Mýrdalsjökull, le ciel se dégage mais de gros nuages menaçants passent. Nous avons bon espoir d’avoir du soleil en arrivant près du glacier.

Nous arrivons par le côté nord du glacier, le relief est recouvert de mousse et tranche avec le sombre de la roche basaltique.

Nous rencontrons des randonneurs qui viennent de Landmannalaugar, la chance leur sourit car le soleil est revenu.

Nous traversons un gué et je vais en reconnaissance pour voir s’il est profond et s’il n’y a pas de grosses pierres dans le lit de la rivière. Cette année j’ai prévu des chaussures pour marcher dans l’eau et cela change tout. Même si l’eau est glacée, je n’ai aucun problème avec les pierres comme les années précédentes.

Ludo passe ce gué avec aisance, je remonte en voiture, change mes chaussures et mets le chauffage à fond sur mes pieds glacés.

Reconnaissance d'un gué, l'eau est glacée.

Nous atteignons une grande plaine plate de sable volcanique noir, la vue est dégagée et cette immensité est impressionnante.

Nous sommes tout proches du Mýrdalsjökull dont nous voyons les pentes enneigées. Nous traversons une toute petite rivière dont les rives sont couvertes de mousse vert fluo. Quel contraste entre ce vert fluo de la mousse et le sable noire volcanique.

Nous arrivons au niveau du volcan Mælifell, une montagne recouverte de mousse isolée au milieu de cette plaine de sable volcanique noir et en bordure du Mýrdalsjökull. (Vue Google Maps)

Et par chance il y a un merveilleux soleil qui éclaire ce paysage sublime. Nous sommes seuls et j’en profite pour faire voler mon drone. Manque d’expérience, je ne ferais pas les photos que j’escomptais faire.

Ludo m’a préparé un petit apéro pour fêter mes retrouvailles avec le Mælifell et lorsque je fini ma bière un orage éclate précipitant notre départ.

Volcan Mælifell en bordure du Mýrdalsjökull.

Quelques photos et vidéos avec le drone, puis recueillement devant cette merveille de la nature qui a bien voulu nous montrer son meilleure visage sous le soleil.

Le temps de boire une bière accompagnée d'une tartine de "caviar" et un orage nous pousse à nous mettre à l'abri et repartir.

Nous continuons notre piste, la pluie redouble puis fera place à du soleil.

Nous rencontrons de nouveau un gué et je repars explorer le lit de la rivière. Les islandais ont généralement des 4X4 avec d'énormes roues et passent où ils veulent sans aller explorer les gués ...

Cascade Hólmsárfoss.

Nous prenons une piste que nous ne connaissions pas et découvrons une jolie cascade, Hólmsárfoss.

Nous redescendons vers la cote en direction de Vik et le soleil est revenu, nous en profitons pour aller explorer une petite vallée.

Nous arrivons au bout de la piste et découvrons un camping bien protégé par un cirque naturel et plein d’islandais. Tout autour de nous les roches volcaniques sont creusées de cavités, ont des formes étranges et ce paysage évoque vraiment la mythologie islandaise peuplée de trolls et d’elfes.

La baie de Vik.

Nous trouverons à Vik une guesthouse ne payant pas de mine à l’extérieur mais très cosy, bien aménagée et chaleureuse à l’intérieur.

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Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

Hrauneyjar.

Roches dégradées

Aujourd’hui le ciel est plombé, bouché, bref on ne voit pas à 100 m ! Nous quittons notre sympathique guesthouse, direction Landmannalaugar. Dès que nous prenons un peu d’altitude, c’est encore pire car la pluie s’installe et la visibilité est encore plus réduite. C’est l’Islande ! Attends 5 minutes et il fera beau …. Un peu raté aujourd’hui.

La piste travers d’anciens champs de lave recouverts d’une épaisse couche de mousse et le climat de l’Islande prend tout son sens.

La mousse aime la pluie et nous en avons la preuve sous les yeux.

gorge d'Elgjá

Nous prenons la piste qui serpente dans la gorge d'Elgjá.

C’est en fait une fissure volcanique, très ancienne, très large (600 m), très longue (75 km) et profonde créée par la tectonique des plaques.

Les plaques nord-américaine et eurasienne, s’éloignant l’une de l’autre, sont à l’origine de cette immense faille et des 19,5 km3 de lave qui se sont répandus par cette fissure sur une superficie de 781 km2.

Vu le temps peu propice à une randonnée dans cette gorge, nous continuons en direction de Landmannalaugar.

A Landmannalaugar, nous ne nous arrêterons pas non plus car nous connaissons bien ce lieu aux paysages extraordinaires … sous le soleil !

Là, c'est complètement bouché et il pleut !

Nous continuons, toujours en direction du nord, et passons par la grande retenue hydraulique de Þórisvatn (ou Thórisvatn).

Le barrage était en construction lorsque nous y étions passés, maintenant ce barrage produit de l’électricité surtout pour la période hivernale.

Et nous voilà parvenus à Hrauneyjar, la dernière halte quand on prend la piste Sprengissandur (route F26) en direction du nord avant le désert des hautes terres.

Cet hôtel, restaurant, bar, station essence, nous à accueillit plusieurs fois lors de nos périples. C’est donc avec nostalgie que nous y retournons boire une petite mousse.

Après cette petite pausée nous reprenons la route et passons au pied du volcan Hekla.

C’est la terreur des volcanologues car les éruptions sont soudaines, pratiquement jamais précédées d’épisode sismique ou ces épisodes précédent de très peu l’éruption (30 minutes pour la dernière).

De plus ses éruptions sont intenses et entraînent des pollutions et décès dans le cheptel des agriculteurs.

Le volcan Hekla.

Visite d’une ancienne ferme et chapelle construites en tourbe puis nous trouvons une chambre dans une guesthouse dans le petit village juste à côté d’une piscine municipale.

Nous en profitons pour un petit bain dans le jacuzzi à 37°C ce qui est vraiment dans la culture islandaise.

Lieu de rencontre et de discussion, les islandais adorent se retrouver dans les eaux chaudes hiver comme été.

Retour sur Reykakjaik.

Boue séchée

Notre première halte est pour les chutes de Gulfoss situées sur la rivière Hvítá. Lors de nos premières visites, il n’y avait qu’un parking en terre battue avec quelques places. Aujourd’hui nous avons un grand parking goudronné et comportant de nombreuses places pour des bus. Mais tout en vide lorsque nous arrivons. C’est la crise COVID, vraiment très peu de touristes et cela est tout bénéfice pour nous.

Arrivés à Reykjavik, nous rendons notre 4X4 qui nous a vraiment donné satisfaction tout du long de nombre périple.

Cette année nous avons pris ce véhicule chez un loueur islandais. Des prix plus bas que les loueurs internationaux, la possibilité d’avoir une motorisation diesel pour plus d’autonomie. Seul bémol, le véhicule était neuf et trop luxueux pour notre utilisation. Un bon Toyota Hilux nous aurait entièrement satisfaits, mais bon, on ne va pas faire la fine gueule !

Nous avons trouvé une guesthouse en plein centre-ville dans la rue principale et nous partons en balade dans les rues et les places de la capitale.

Le tour est assez vite fait car Reykjavik est petite mais combien agréable de redécouvrir ces petites maisons typiques, la place principale juste à côté du parlement et de la cathédrale, l’opéra, Harpa.

Le lendemain, lorsque nous sortons de l’hôtel, deux jeunes filles chantent de l’opéra dans le hall d’entrée et artistes déambulent déguisés dans la rue.

Il manque tout de même les touristes car à Reykjavík aussi les rues sont clairsemées, il n’y a pas vraiment foule.

Des comédiens animent la rue principale sous l’œil amusé de quelques touristes.

3864 km parcourus, juste une crevaison, pas de galère. Plusieurs fois nous avons changé d'itinéraire car les pistes n'étaient pas encore ouvertes.

Notre parcours en Islande en juillet 2020.

Finalement ce voyage sera très réussi. Peu de touristes (plus de 2 millions l’année passée !) merci la crise COVID et du beau temps ce qui n’est pas gagné en Islande.

Nous avons trouvé rapidement et facilement un logement le soir venu. Les islandais toujours aussi adorables et, cerise sur le gâteau, nous avons pu assister au concert de nos islandais préférés, Àsgeir et Júlíus.

Nous prendrons notre vol de retour très tôt le lendemain avec un petit pincement au cœur, quand reverrons nous ces paysages merveilleux d’Islande ?