Espagne – Canaries – Île de Ténérife.

Canaries Ténérife Teide
Drapeau des Îles canaries.

Île de Ténérife.

Spain Flag

Situation géographique de Ténérife.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines.

L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

Ténérife est la plus grande île des Canaries, mais aussi la plus élevée. Le Teide est le point culminant du territoire espagnol avec 3 715 mètres d'altitude. Tenerife est également l'île la plus étendue et la plus peuplée de la Macaronésie. Sa capitale, Santa Cruz de Tenerife, est la plus grande ville.

Arrivée à Ténérife.

Nous décollons en début de soirée et atterrissons en pleine nuit, minuit heure locale, mais une heure du matin pour nous. Le temps d’aller en taxi à l’hôtel, proche de l'aéroport, il est déjà très tard. Nous mettons pourtant le réveil et prenons un taxi pour l’aéroport et récupérer la voiture de location.

Le parc Naturel de Anaga.

Nous partons ensuite dans le nord de l’île, visiter le parc Naturel de Anaga. Puis nous allons à Taganana et jusqu’à Benijo.

Situé à la pointe nord-est de Ténérife, le Parc Rural Anaga part du bord de mer jusqu'à plus de 1000 m d'altitude. Le relief est très escarpé, les vallées sont profondes et les pics inaccessibles, l'érosion de ces massifs volcaniques est intense.

Le plus remarquable est la forêt laurisylve, une forêt primaire qui trouve son humidité dans les alizés qui soufflent du nord-est. Les brouillards se condensent sur la végétation, et cette forêt présente des mousses et lichens recouvrant les troncs d'arbres dont l'eau s'écoule jusqu'au sol.

Il y a un grand contraste d'un versant à l'autre de ces îles soumises aux alizés.

Je découvre aussi une flore que j'affectionne tout particulièrement, je vous la laisse découvrir dans l'article que je lui consacre.

Nous rejoignons ensuite à San Cristobal de la Laguna où nous avons réservé une chambre pour deux nuits.

San Cristobal de la Laguna.

Ce matin nous partons visiter quelques monuments de San Cristobal de la Laguna. Nous tombons en pleine préparation des processions.

La vieille ville est investie par la police, l’armée, la fanfare, les fidèles, les officiels et les touristes. Il y a un monde fou autour de la cathédrale où il va se passer quelque chose.

La fanfare militaire arrive en jouant devant les portes de la cathédrale, les prêtres, les évêques attendent, un officiel fait un discours et nous attendons toujours «l'événement» qui se prépare.

Nous finissons par perdre patience et allons visiter le peu de monuments ouverts et visitables en cette journée fériée, c'est la Fête du Christ.

Un resto pour ne pas mourir de faim, car vraiment c’est pas très bon.

La Orotava.

Puis nous partons pour La Orotava, un joli village avec de beaux bâtiments bien conservés. Là encore beaucoup sont fermés, pas grand chose à visiter.

C'est la Fête du Christ et donc jour férié où tout est fermé, ou presque !

Nous trouverons tout de même un bar pour un café con leché servi en terrasse, moment bien agréable.

Le tour le la vieille ville étant assez rapide, nous poursuivons en partant pour le volcan.

Première visite du Teide.

Nous reprenons la voiture et allons sur les pentes du Teide. Il est trop tard et le centre d'information est fermé.

À 2300 m d’altitude, nous faisons une petite balade de façon à avoir de belles vues sur la caldeira et le sommet du Teide illuminés par le soleil déclinant.

Les paysages volcaniques sont impressionnants, même si nous sommes bien habitués à ce type de paysage, nous les apprécions toujours autant, c'est vraiment magnifique.

En redescendant, nous passons au pied du parc de télescopes de l'Observatoire du Teide.

Processions à San Cristobal de la Laguna.

Puis nous revenons à San Cristobal de la Laguna où nous trouvons un meilleur resto que celui de midi, ce qui n'était pas très difficile !

Un petit tour dans la vieille ville pour voir la fin de la procession du Christ accompagné par la fanfare, les dignitaires et officiels de l’église et une multitude de fidèles et de curieux, touristes comme nous. Le Christ rentre dans une bâtisse et nous rentrons à l'hôtel.

Mais Ludo qui ressort, reverra le cortège dans les rues poursuivre la procession, il est déjà très tard.

Parc National du Teide.

Aujourd’hui nous quittons San Cristobal de la Laguna. Nous essayons tout de même de visiter quelques monuments de la ville, mais les ouvertures sont trop tardives.

Nous renonçons et partons dans le parc national du Teide. Une visite au centre d’information pour savoir quelles randonnées nous pouvons faire, puis nous repartons en allant au parking de la veille redécouvrir ces paysages avec la lumière du matin.

La Roques de Garcia.

Nous reprenons la voiture et allons faire la randonnée La Roques de Garcia. Il y a du monde mais uniquement au début de la randonnée. Ensuite, dès qu’il faut marcher plus de deux cents mètres, il n’y a que ceux qui apprécient la balade.
Les paysages sont somptueux. S’il n’y a qu’une randonnée à faire, c’est bien celle-là.

Nous marchons un peu plus de 8 Km avec 238 m de D+. Pas de difficulté, mais prévoir de l’eau, il fait très chaud en cette mi-septembre.

Le mirador de las Narices del Teide et Vilaflor.

Nous irons ensuite au mirador de las Narices del Teide voir les coulées de lave de l’éruption de 1798. La dernière éruption datant de 1909.

Vue sur le Pico Viejo et les champs de laves foncés.

Nous rejoignons ensuite le village de Vilaflor, sur le versant sud du Teide, où Ludo à retenu une chambre pour deux nuits. Balade dans le village avant d'aller déjeuner. La chambre d'hôtel est un vrai sauna, nous ouvrons en grand la porte fenêtre pour rafraîchir la chambre sans climatisation ni ventilateur.

Le sommet du Teide.

Ce matin, lever tôt et départ de bonne heure pour être à neuf heures au téléphérique du Teide. Nous passons tout de même à Roques Garcia pour prendre des photos avec la lumière du matin.

L’affluence au niveau du téléphérique est correcte, nous avons trouvé une place de parking assez proche de l'entrée.

Nous partons de 2360 m pour atteindre les 3560m, soit 1200 m de dénivelé effectué en 15 minutes environ. Durant la montée, le panorama sur le massif volcanique est superbe.

De l’arrivée du téléphérique, nous partons faire quelques randonnées. Une première que nous courtons car il faut trop descendre, nous abandonnons.

Une seconde plus longue vers le cratère du Pico Viejo, ancienne bouche éruptive, mais nous sommes arrêtés par une guide qui nous signale que l’accès demande une autorisation que nous n’avons bien sûr pas.

Nous rejoignons le départ du téléphérique et redescendons.

Le Mirador de Samara.

Repas à la cafétéria du Parador de Las Canadas del Teide, puis nous allons au Mirador de Samara pour une seconde randonnée.

Nous rallongeons l’itinéraire et faisons finalement plus de 9 km et 585 m de dénivelé.
Très belle balade, les paysages sont magnifiques avec la vue sur le sommet du Teide et celui du Pico Viejo ainsi que les cratères adventifs sur les pentes désertiques.
Quelques pins des Canaries comme seuls arbres et de nombreuses herbacées sur les pentes. Vraiment les paysages que nous affectionnons tout particulièrement.

Nous rentrons à Vilaflor de Chasna où nous retournerons dans le même resto pour dîner.
Superbe journée.

Le lendemain matin, nous partons à l'aéroport rendre la voiture, puis en bus, rejoignons Los Cristianos pour prendre le ferry en direction de La Gomera.

Retour d'El Hierro.

Les baleines pilotes à Los Gigantes.

De retour d'El Hierro, nous accostons à Los Cristianos où nous prenons possession de la voiture de location, puis nous allons jusqu’à Los Gigantes pour une promenade en mer.

Los Gigantes est l'archétype des villes balnéaires des Canaries. Très bétonnée, des immeubles qui grimpent jusqu'au pied de la falaise et aucune plage à proximité ?

Le départ du bateau de balade étant prévu à 16 heures, nous avons le temps de déjeuner sur le port.

Balade en bateau rapide de 2 heures, nous nous dirigeons vers le large. Nous verrons des baleines pilotes qui ressemblent à de gros dauphins très foncés avec une volumineuse tête globuleuse. Globicephala macrorhynchus ou Calderón tropical en espagnol, Globicéphale tropical ou baleines pilotes.

Elles peuvent mesurer jusqu'à 7 mètres et peser jusqu'à 4 tonnes.

Les falaises à Punta del Gigante

Puis nous passons au pied des falaises qui plongent dans l’océan en face de Punta Gigante.

Les parois de basalte veinées de dykes verticaux et de strates horizontales, érodées par le vent et l'océan sont impressionnantes. Elles atteignent 500 m de hauteur à certains endroits.

Puis nous revenons vers la région de l’aéroport où nous avons réservé une chambre et nous constatons que c’est la même que lors de notre arrivée.

Randonnée à El Palmar.

Pour notre dernier jour sur Ténérife, et aux Canaries, nous faisons aujourd’hui une grande randonnée vers la pointe ouest de Tenerife.

Nous passons à Masca, mais il y a terriblement de monde et impossible de se garer.

Nous allons directement à El Palmar où nous débutons notre randonnée.

Superbes paysages avec une alternance de zones sèches et de forêts laurisylves. Nous marchons 3 heures et faisons un peu moins de 400 mètres de dénivelé. Belle balade.

A El Palmar nous trouvons un resto ouvert et déjeunons. La patronne très sympathique nous conseille sur le menu.

Espagne Tenerife El Palmar. Le Teide au loin.

Garachico.

Nous allons ensuite à Garachico visiter la vieille ville. Dommage, toutes les églises sont fermées.

Fondée à la fin du XVe siècle, le port de Garachico, le plus important de Tenerife, a longtemps été l'un des centres des échanges commerciaux entre l'Europe et les colonies espagnoles d'Amérique et la ville connu un essor extraordinaire. Commerce du vins et du sucre.

En 1706 l'éruption du volcan Trebejo, détruisit le port et la plupart des édifices, tout fût anéanti par sept coulées de lave sauf un petit porche qui reste comme un témoin du passé.
Sa reconstruction se fait au XVIIIe, mais la ville ne retrouva jamais son faste d'antan et l'activité commerciale s'est déplacée à Puerto de la Cruz.

Nous rentrons ensuite en fin d’après-midi à Los Abrigos, juste à côté de l'aéroport.

Le vol du lendemain est très tôt …

Espagne – Canaries – Île de La Goméra.

Les Canaries Île de La Goméra
Drapeau des Îles canaries.

Île de La Goméra.

Spain Flag

Situation géographique de La Goméra.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines. L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

La Gomera :
Cette île appartient à la province de Santa Cruz de Ténérife. C'est la sixième île des Canaries en population et en superficie.
La Gomera est située à l'ouest de l’archipel, elle avoisine Tenerife à l'est, El Hierro au sud-ouest et La Palma au nord-ouest.

Un dixième de l'île est occupé par le Parc National de Garajonay inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Il présente une forêt primaire laurisylve datant du Tertiaire. Cette île est très riche en biodiversité avec des espèces animales et végétales endémiques.

Arrivée à La Gomera.

Notre séjour sur Tenerife prend fin, ce matin nous descendons à l’aéroport rendre la voiture et prendre le bus 40 en direction de l’embarcadère des ferry au port de Los Cristianos.

Nous arrivons en avance car l’horaire du ferry a été retardé. Déjeuner à la cafétéria, puis nous prenons place dans une très grande cabine sur le pont supérieur. Le ferry mettra 50 minutes pour rejoindre San Sebastian sur La Gomera.

Passage chez le loueur pour récupérer une nouvelle voiture, puis nous partons vers le nord de l’île.

Ludo a réservé un hôtel bien sympathique à Hermigua avec une superbe vue sur les montagnes aux pics acérés coiffés de brume.

Nous nous installons, puis repartons visiter la côte, la plage Santa Catalina. Nous irons jusqu’à Agulo, petit village au pied de la montagne, aux petites maisons typiques.

Un arrêt pour nous rafraîchir puis nous rentrons.

Hermigua.

Randonnée El Cedro.

Ce matin nous partons dans les hauteurs de La Gomera faire une randonnée dans le Parc National Garajonay.

Au début, c'est une petite randonnée qui aboutit à l’hermitage de Notre Dame de Lourdes, une simple chapelle. Une fontaine où l’eau sort d’un tronc d’arbres et une petite rivière, El Cedro. La seule de l’île qui a toujours de l’eau.

Puis nous prolongeons cette balade plusieurs fois pour finalement faire un peu plus de 7 Km et un peu plus de 300 m de dénivelé.

Nous marchons dans la forêt de lauriers, la laurisylve. C’est une forêt fossile car elle date de l'ère tertiaire. Elle est essentiellement composée d'arbres de la famille des lauriers à feuilles persistantes. (Voir l'article sur la flore)

Le relief élevé de La Gomera permet aux alizés de former des brouillards qui humidifient les feuilles des arbres et l’eau se répand dans toute la forêt.

Nous traversons même une petite rivière ou plutôt un ruisseau, El Cedro. Mais c’est très étonnant de voir un cours d’eau dans une île des Canaries.

Les arbres sont recouverts de mousses et de lichens. Parfois la terre est humide au pied des souches par l'eau qui s'égoutte des branches le long du tronc. Cette île ne manque pas d’eau et autour d’Hermigua, nous voyons de nombreuses plantations de bananiers.

Fin de randonnée, nous reprenons la voiture pour visiter la côte Nord-Ouest.

La côte Nord-Ouest.

Nous sortons de la forêt laurisylve, et c'est un changement radical de décors.

La végétation est de type aride, voire désertique. Pas d’arbres sur ces versants, sauf des palmiers dattier, quelques pins et une multitude de plantes grasses, des succulentes.

Nous passons par le mirador de Los Roques, un neck volcanique qui accroche le brume.

Puis nous pour suivons la route jusqu'à Alojera au bord de la côte Nord-Ouest. Le mirador del Mar avec un grand dyke dressé.

En remontant, on observe quelques retenues d'eau, des réservoirs pour les villages en contre-bas.

Le mirador de la Pilarica et le village de Vallehermoso au-dessous. Proche de Tamargana, nous avons des rayons de soleil illuminant la Roque Cano. Puis nous rentrons à Hermigua.

Nous dînons au resto de l'hôtel, excellent.

Randonnée à Alto de Garajonay.

Ce matin, nous montons jusqu’à Laguna Grande, le départ de notre randonnée. Nous nous étions renseignés au centre d'informations sur les randonnées qu'offre La Gomera.

Nous prévoyons d’arriver jusqu’au sommet de l'île de La Gomera, l’Alto de Garajonay à 1483 m d’altitude.
Nous marcherons un peu moins de 10,5 km avec 400 m de dénivelé positif.
Arrivés au sommet nous pique niquerons et fêterons l’anniversaire de Ludo.
Redescente vers le parking en faisant une boucle, nous ne passerons pas sur les mêmes sentiers durant toute notre randonnée.

Les paysages sont de type méditerranéens, assez secs, mais on retrouve nombre d’espèces de la forêt de lauriers avec aussi plus d’espèces adaptées aux terrains secs.

Avant d'aller au départ de notre randonnée, à Laguna Grande, nous empruntons une autre route qui passe par le Mirador de Abrante.

Un couloir vitré surplombe le village d'Agulo avec 680 m de vide sous nos pieds. Au loin le sommet du Teide, sur Tenerife, dépasse des nuages.

Nous verrons aussi la montagne sacrée de La Gomera, le Fortaleza de Chipude où les indigènes de l'île se jetèrent dans le vide pour échapper à l'esclavage imposé par les conquérants espagnols.

Enfin durant notre randonnée, des arbres dégoulinant d'eau et le sol mouillé à leur pied par la «pluie horizontale» due à la condensation de l'humidité des alizés.

La côte Sud.

Nous reprenons la voiture et partons vers la côte sud. Les paysages changent radicalement, il n’y a plus d’arbres, sauf de nombreux palmiers dattiers.

La roche est quasiment à nue et ce sont essentiellement des espèces adaptées aux terrains arides que nous retrouvons, notamment des crassulacées et des euphorbes. Les figuiers de barbarie, les Agaves d'Amérique.

Nous tentons quelques pistes qui se révèlent vite impraticables, mais nous mènent vers des paysages volcaniques très torturés avec de profonds ravins. Nous continuons souvent à pied.

De très nombreuses cultures en terrasses, toutes abandonnées. Ces terrasses sont construites sur un dénivelé considérable, rarement vu. Le travail a dû être titanesque pour construite tout cela.

On voit quelques anciens canaux d’irrigation et je me demande quelles cultures y étaient pratiquées.

La Gomera semble ne jamais avoir manqué d’eau, même pour l’agriculture. Aujourd'hui, nous trouvons beaucoup de culture de bananiers. Nous verrons aussi des avocatiers, manguiers, ananas.

Il se fait tard et nous devons rentrer, mais nous avons prévu d’y retourner le lendemain pour explorer ces paysages volcaniques remarquables.

Valle Gran Rey.

Ce matin, nous quittons notre bel hôtel à Hermigua, mais auparavant nous faisons le début d’une des deux randonnées partant en face de notre hôtel.

On commence par gravir un grand escalier depuis la route, puis les escaliers s'enchaînent et nous grimpons toujours plus haut.

Nous marcherons finalement une heure en montant 188 m sur un peu plus d’un kilomètre. La pente est d’environ 17%.

En redescendant, un crochet par l’église, fermée un dimanche matin !

Puis nous prenons la route pour continuer de visiter cette île.

La playa de la Caleta.

Nous allons voir la playa de la Caleta, une des plus belles plages de l’île. Elle est très proche d'Hermigua. Il faut cependant y arriver car la route est étroite, très pentue et sinueuse.

C’est effectivement une très belle plage, mais le drapeau est rouge et les vagues, monstrueuses, dissuasives.

Je ramasse quelques beaux galets...

Sur la route, nous nous arrêtons au Mirador de El Bailadero pour revoir les pains de sucres et j'en profite pour faire quelques photos de plantes.

Village d'Arguayola.

Nous avions repéré, la veille, une petite route qui descendait jusqu’au village d’Arguayoda perdu sur des pentes arides. Nous y allons et marchons un peu pour voir les restanques (les bancales) de cultures envahies par l’herbe sèche et les falaises volcaniques déchiquetées. Elles représentaient 40% de la surface de l'île et ont été façonnées au XVe siècle.

Les restanques abritaient des vergers et des potagers traditionnels : pommes de terre, légumes maraîchers, fruits tropicaux et ignames.

On y trouve aussi des cépages autochtones uniques, préservés du phylloxéra, sont plantés à flanc de falaise. Le plus emblématique est la Forastera Gomera, qui produit des vins blancs volcaniques très typés. Les bananeraies, omniprésentes sur les terrasses des vallées basses et humides du nord, notamment à Hermigua. Intégrées aux paysages de terrasses, les palmeraies permettent la récolte du guarapo (sève de palmier) utilisé pour fabriquer le traditionnel miel de palme à partir des palmiers des Canaries.

C’est très beau, même si aujourd’hui le soleil se cache derrière une épaisse brume. Cela ne nous empêchera pas de prendre de bons coups de soleil.

Village de Targa, Ermita San Isidora.

Nous retournons au petit village de Targa vu la veille et nous y pique niquons face à un autre monolithe et les petits villages tout au fond de la vallée. C’est superbe et très impressionnant.
Nous passons ensuite voir l'Ermita de San Isidro d’où nous avons une vue imprenable sur l’océan et les nuages suspendus. Là encore de superbes paysages.

El Guro, Valle Gran Rey.

Enfin, nous visitons la vallée que nous voyions du village de Targa, le Barranco Santiago situé tout en bas. De nombreuses cultures maraîchères, des palmiers et des cactus accrochés aux pentes rocheuses abruptes.

En remontant la vallée, nous traversons de petits villages coupés du monde, dans une vallée encaissée aux parois de basalte torturées.

Nous faisons un crochet par la vallée parallèle toute aussi belle. Puis nous prenons la direction de Valle Gran Rey où nous avons une location pour deux nuits à El Guro.

Très jolie petite maison bien équipée et accueillante. C'est une excellente surprise.

Nous dînerons sur le port avant de terminer la soirée sur la terrasse de notre location.

Playa del Inglès, Valle Gran Rey, Arure.

Ce matin nous allons voir la Playa del Inglès. Pratiquement personne et de grosses vagues qui déferlent sur le sable noir, mais la plage est très belle.

Puis nous montons au-dessus de Valle Gran Rey, à Arure, et voyons pour la première fois une jolie chapelle ouverte.

Ensuite une fontaine avec une eau limpide et fraîche à Chorros de Epina. Les sources sont rares sur La Gomera, et là nous avons la chance qu’elle soit en eau.

Nous trouvons un restaurant à Las Hayas avec un repas de plats typiques mais végétarien. Un délice.

Randonnée Los Altos de Guada.

Puis nous allons à La Vizcaina pour la randonnée Los Altos de Guada. C'est le haut de Valle Gran Rey.

Nous ne ferons pas la randonnée en entier, mais grimperons tout de même 440 m sur un peu plus de 2 Km en 2h20 aller-retour.

Très physique cette randonnée où nous aurions pu aller bien plus haut, plus de 1000 mètres de dénivelé.

Mais déjà les panoramas sont superbes, nous apercevons notre voiture de très haut, un petit point bleu sur la route.

Il y a beaucoup d’eau qui coule de cette vallée, de nombreux ruisseaux longent la route avant que nous commencions à monter. Une des parois est recouverte de végétation et présente de l'humidité.

Nous repartons et allons directement sur la playa del Inglès pour un peu de repos Les vagues me dissuadent de toute baignade, mais j'aurais apprécié car il fait chaud. Passage par la maison de location avant de retourner en centre ville en front de mer pour dîner. Je prends encore une fois du poulpe, un régal !

Belle journée bien remplie, très physique.

Départ de La Gomera.

La Forteleza de Chipude.

Aujourd'hui nous quittons La Gomera. Nous explorons une des dernières routes non encore empruntées, notamment celle qui passe vers la Fortaleza de Chipude, un énorme neck volcanique, la montagne sacrée de La Gomera.

Un neck volcanique correspond aux restes d'une cheminée volcanique après disparition de l'édifice qui l'entoure. La lave en fin d'éruption se solidifie dans le conduit du volcan, et le cône volcanique qui l'entoure disparaît par érosion.

Nous en verrons beaucoup aux Canaries.

San Sébastian.

Arrivés à San Sébastian, nous visitons l’église puis allons nous désaltérer avec pour idée de déjeuner avant de prendre le bateau.

Mais nous y renonçons car le service est trop long et nous n’avons plus le temps avant d'embarquer sur le ferry.

Ferry Fred Olsen Express pour Tenerife.

Retour au parking pour prendre nos bagages dans la voiture, puis déposer les clés à l’agence de location au niveau du port.

Après un peu d'attente, nous montons dans le ferry, l'Express fred Olsen, pour Tenerife.

Nous restons au niveau de la gare maritime de Tenerife avant d'embarquer sur un nouveau ferry en direction d'El Hierro.

 

Avec du recul, La Gomera est vraiment l'île que nous avons le plus apprécié, surtout au niveau des randonnées et des paysages très diversifiés

Espagne – Canaries – Île de El Hierro.

Les Canaries Île de El Hierro
Drapeau des Îles canaries.

Île de El Hierro

Spain Flag

Situation géographique de El Hierro.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines. L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

El Hierro :
C’est la plus jeune des îles de l'archipel, la plus occidentale ainsi que la plus méridionale de l’archipel.

Elle constitue la partie émergée d'un volcan bouclier ayant connu plusieurs effondrements de ses flancs qui lui conférant cette forme triangulaire.

Une seule éruption historique, du 10 octobre 2011 au 5 mars 2012, avec une émission sous-marine de lave au sud-ouest de l'île, au large de la Restinga.

C'est la septième île des Canaries en population ainsi qu'en superficie. Elle est reconnue par l'Unesco en tant que réserve de biosphère. C’est une île montagneuse, le pic de Malpaso culmine à 1 501 mètres d'altitude.

Arrivée à El Hierro.

De retour de La Gomera, nous restons à la gare maritime de Tenerife puis embarquons sur un nouveau ferry en direction de El Hierro.
La traversée est cette fois plus longue, même si le ferry configuré en catamaran, file à plus de 50 km/h.

Nous passons au large des côtes de La Gomera et continuons jusqu'aux côtes de El Hierro.

Nous arrivons au port de Puerto de la Estaca, descendons du ferry et allons récupérer la voiture de location.

Puis nous partons et montons jusqu’à la capitale de l’île, Villa de Valverde où Ludo a retenu une chambre.

Malgré l'heure un peu tardive, nous trouvons un bar restaurant pour dîner puis faisons un petit tour dans la ville jusqu'à l'église et la rue principale.

La Frontera.

Villa Valverde.

Ce matin, nous retournons dans le bar de la veille pour un café con leche servi par notre adorable serveuse.

Ensuite nous visitons l'église ouverte et l'hôtel de ville avant de reprendre nos bagages à l'hôtel et partir découvrir l'île.

L’arbre Garoe.

Nous partons voir l’arbre Garoe. Cet arbre est un Ocotea foetens de la famille des lauraceae, appelé Til ou Tilo dans les Canaries.

El Hierro, île la plus jeune des Canaries, a un sol très perméable qui ne retient pas l'eau.

L'arbre Garoé est situé dans une zone appelée « Los Lomos », zone la plus ancienne de l'île, avec une épaisse couche de scories, et au-dessous une couche argileuse imperméable.

Au-dessus de cette couche imperméable, des citernes, des étangs et des réservoirs ont été conçus et construits.

Cette couche conduit l'eau infiltrée, par condensation ou par pluie horizontale, sous les scories directement dans les étangs et les bassins creusés dans la zone.

L'arbre d'origine a été brisé par un ouragan en 1610. Il a été replanté en 1949 et rempli toujours les bassins creusés tout autour.

Sendero de la Llanía.

Nous reprenons la voiture et allons jusqu’au Mirador de la Llania. De là, nous faisons une randonnée en partie dans la forêt laurisylve, en partie dans des zones volcaniques très sèches.

La laurisylve n'est as aussi humide que sur La Gomera. Pas de rivière ni de fontaine ici. Nous verrons tout de même beaucoup de mousses et lichens sur les branches des arbres.

Le sentier passe dans une forêt de pins des Canaries dont certains ont un tronc énorme.

La particularité des pins des Canaries est sa reprise après les incendies. De nouveaux rameaux apparaissent sur les troncs noircis, et l'arbre reverdit. Cette faculté est une adaptation de l'espèce aux îles volcaniques souvent ravagées par les éruptions.

La Restinga.

Espagne El Hierro La Restinga

Nous allons à La Restinga pour déjeuner.
Le 11 octobre 2011, après des mois de crise sismique, plus de 10 000 secousses enregistrées depuis juillet, l'éruption sous-marine débute concrètement le 10 octobre à environ 2 kilomètres des côtes et une première évacuation est organisée.

Une violente secousse tellurique de magnitude 4,4 survient le vendredi 4 novembre au soir, suivie d'un fort bouillonnement en mer avec des rejets de gaz, de cendres et de morceaux de lave fumants. Une seconde évacuation est organisée le 5 novembre 2011.
Jusqu'en mars 2012, l'éruption montre une alternance de périodes d'accalmie et de regain d'activité.

Deux autres épisodes sismiques se produisent en juin et septembre 2012 sans pour autant être suivis d'une reprise de l'éruption. Le cône volcanique édifié sur le plancher marin et culminant à 86 mètres sous le niveau de la mer est nommé Tagoro.

Espagne El Hierro Mirador de las Playas à 1050 m d'altitude.

Nous descendons la côte orientale jusqu’au sud de l’île. Taibique, El Pinar, le mirador de Las Playas et ses 1050 m de falaise. La mer, tout en bas, semble irréelle.

El Hierro - L'ensemble du dispositif énergétique.

En remontant, nous arrêtons pour voir le parc de cinq éoliennes de l’île ainsi que la retenue d’eau supérieure pour la centrale hydroélectrique. Cette retenue est établie dans un ancien cratère d'explosion.

Les cinq éoliennes fournissent l'électricité pour l'ensemble des habitants de l'île.

L'énergie excédentaire, non consommée directement par la population, est utilisée pour pomper l'eau entre deux réservoirs situés à des altitudes différentes.

En période de faible vent, l'eau accumulée dans le réservoir supérieur est injectée vers la centrale hydroélectrique, où se situe le réservoir inférieur, afin de produire de l'électricité grâce aux turbines.

Le groupe électrogène diesel n’est mis en marche que dans des cas exceptionnels, lorsque le vent ou l’eau sont insuffisants pour produire l’énergie nécessaire.

El Hierro, à l'échelle mondiale, est une référence en matière d'énergies renouvelables et de respect de l'environnement.

Les piscines de La Caleta.

Nous allons à La Caleta pour une baignade dans des piscines aménagées en bord de mer et une baignade en mer aussi.

Il n'y a pas trop de vagues et l'eau, bien qu'un peu fraîche, est très agréable par cette chaleur.

Un bon moment de détente.

Le mirador de la Peña.

Nous traversons l’île et allons sur la côte ouest, passons par le mirador de la Peña qui domine El Golfo. Le restaurant qui s'y trouve a été décoré par l'artiste César Manrique originaire de l'île de Lanzarote.

Puis nous descendons en direction de la Frontera en empruntant le tunnel, puis rejoignons notre location à Las Puntas, pour quatre jours.
Dîner à la Frontera.

Arenas Blancas.

Ce matin, nous partons pour une randonnée sur les côtes ouest de l’île, au niveau d’Arenas Blancas. Auparavant, nous nous arrêtons à Pozo de la Salud pour un café con leche en terrasse.

La plage Arenas Blancas présente un sable blanc qui tranche avec les roches de basalte noires. Nous empruntons un chemin bien aménagé qui longe le littoral.

L’océan est très agité, l’eau déferle en grosses vagues qui se fracassent sur les orgues basaltiques. Il y a de nombreuses grottes et les vagues s’engouffrent dedans avec un grondement sourd.

Le ciel est très couvert et il tombe quelques gouttes qui ne nous découragent pas, la température est clémente, agréable pour une randonnée.

Je découvre encore plein de plantes de bord de mer que je ne connaissais pas, un régal.

Playa del Verodal.

Nous enchaînons avec une autre petite balade jusqu'à la Playa del Verodal.

Nous passons à côté d'anciennes constructions rectangulaires. Ce sont des essais de culture de bananiers qui n'ont jamais abouti.

Toute la matinée, nous avons vu un hélicoptère, un bateau des gardes côtes et plusieurs policiers surveillant les côtes. Et au niveau de la plage beaucoup de monde dont la Croix Rouge.

Nous apprendrons qu'El Hierro est un lieu de débarquement d’immigrés venant d'Afrique, affrontant l'océan au risque de leur vie.

Mirador de Lomo Negro II.

Après cette balade,nous pique-niquons en hauteur, au niveau du Mirador de Lomo Negro II.

La vue est imprenable sur la côte que nous venons de visiter, les petits cônes volcaniques adjacents et leurs coulées se déversant dans l'océan. Les essais de cultures de bananiers.

La végétation dans ces champs de lave est très particulière. Des Verodes en fleur au milieu de bouquets d'armoises gris vert. C'est magnifique.

Le Phare d'Orchilla.

Puis nous poursuivons notre route sur la côte Ouest d'El Hierro, et allons jusqu’au phare d’Orchilla.

Des champs de lave tout autour de nous avec de petits cônes volcaniques. Le paysage n'est pas accueillant.

Nous retrouvons des plantes adaptées aux terres arides avec des Euphorbes de de Lemarck et des genévriers des Canaries.

El Golfo.

Ensuite nous remontons la côte jusqu’à l’Ermita de la Vierge de los Reyes. Nous repérons le début du sentier pour la randonnée du lendemain.
Nous redescendons vers notre location en passant par la route du Mirador de Llanias puis empruntons celle qui redescend sur El Golfo et la Frontera, 1300 mètres plus bas.

La vallée d'El Golfo se présente comme une dépression cernée de falaises vertigineuses culminant à plus de 1 000 mètres, formant un amphithéâtre ouvert de 15 kilomètres de large.

C'est un gigantesque glissement de terrain qui a formé cette immense dépression. Il a profondément modifié la morphologie de l'île mais aussi son climat et le système volcanique aboutissant à une période d'intenses éruptions aux sommets de l'amphithéâtre. Ces éruptions ont comblé en partie la dépression et étendu la surface de l'île sur l'océan.

On observe le même type de glissement de terrain, à une moindre échelle, sur la côte de las Playas.

Nous passons par une piscine naturelle vers Punta Del Pozo. Dîner à La Frontéra, plat de Lapas, des patelles (arapèdes à Marseille).

Randonnée Montana de la Virgen.

Ce matin nous avons prévu une grande randonnée. Nous partons du Sanctuario Nuestra Senora de los Reyes et grimpons en direction des crêtes.

Nous retrouvons les genévriers couchés par le vent dominant. Les paysages sont arides, toujours les mêmes espèces qui poussent en une sorte de savane.

De temps en temps, le sentier passe par des miradors avec une vue extraordinaire sur la côte de El Golfo plus de 600 mètres en contrebas.

Nous marcherons un peu plus de 10 kilomètres avec 440 m de dénivelé positif. Quelques passages assez raides, mais dans l'ensemble, cette randonnée était confortable, dans de beaux paysages et de magnifiques points de vue du haut des falaises.

Piscines de Charco Azul.

De retour à l’Ermitage par le Camino de la Virgen, qui traverse l’île, nous descendons sur la côte et trouvons des piscines aménagées en bord de mer, à Charco Azul, pour une baignade salutaire.

Le bassin pour se baigner est assez enclavé dans les basaltes, pas de vue sur l'océan. Puis nous poursuivons jusqu’à Las Puntas pour nous désaltérer.

Bahia de Los Pozos.

Nous n’aurons pas eu trop chaud aujourd’hui, le temps a été nuageux toute la journée avec quelques gouttes épisodiques mais pas du tout génantes.

Retour à notre location à Casa Trudo pour une douche puis nous allons dîner comme la veille à Frontera dans le même bar restaurant.

Une journée sportive et bien remplie.

El Charco Manso.

Aujourd’hui, programme court. Petite balade sur la côte nord d'El Hierro, on s'arrête voir les piscines aménagées et certaines sont dans un cadre magnifique.

À Pozo de las Calcosas, le chemin s'est éboulé et l’accès est fermé. Une superbe coulée de lave cordée en contrebas.

Nous partons à El Charco de Manso, la pointe nord d'El Hierro, voir les piscines aménagées.

Aujourd’hui l’océan est assez déchaîné, les vagues s’engouffrent dans des tunnels de lave, les cavernes avec fracas et de gros grondements. Le spectacle est hypnotisant.

Restaurant du Mirador de la Peña.

Un bout de sentier jusqu’à l’Ermita de la Peña, tout en haut de la falaise. Ça monte dur !

Vue magnifique sur El Golfo du haut de 800 m d'altitude, les falaises sont impressionnantes et tout en bas notre location et les cultures, essentiellement de bananes, mais aussi des ananas. Des manguiers, avocatiers.

Nous voulions déjeuner au restaurant du Mirador de la Peña, décoré par César Manrique, mais tout un groupe débarque et le service est interminable. C'est un défilé devant notre table ...

Étant toujours à l’apéro au bout de plus de 30 minutes, nous finissons par renoncer. Très déçu car le cadre est vraiment magnifique du haut de ces falaises.

La Maceta.

Changement de programme, nous essayons un nouveau resto, mais l’accueil étant glacial, nous allons finalement vers la Maceta où le resto est bien placé face à l’océan et le service impeccable. Excellent repas.

Nous descendons nous baigner dans la piscine aménagée de la Maceta.

C'est marée haute et les vagues passent par-dessus le muret du bassin et s’abattent sur nous. Rafraîchissant, amusant et finalement épuisant car elles nous éloignent toujours plus du bord que nous voulons atteindre.

Une balade en bord de mer sur un sentier aménagé jusqu’à Las Puntas. Nous l’avions pris dans l’autre sens la veille.

Le spectacle des vagues est toujours aussi fascinant, une force incroyable sur les colonnes basaltiques.

Nous retournons au restaurant de la Maceta pour dîner.

Départ d'El Hierro, retour à Tenerife.

Ce matin, nous nous levons tôt pour prendre le ferry et repasser sur Tenerife. Nous arrivons au port de La Escata au lever du soleil.

Notre ferry express est à quai, prêt à nous embarquer.

La traversée se passe bien, nous mettons un peu moins de 3 heures pour arriver à Los Cristianos.

Espagne – Bilbao – Le Musée Guggenheim.

Bilbao Musée Guggenheim
Spain Flag

Le Musée Guggenheim de Bilbao.

flag of bilbao

Bilbao.

Nous voici à Bilbao proche de la côte atlantique. Ludo a réservé un hôtel dans le centre ville et, le centre étant piéton, nous avons garé notre R5 au parking de la gare ferroviaire.

Nous partons en balade, arrêt pour une bonne bière accompagnée de tapas, puis nous prenons la direction du musée Guggenheim en longeant la Ria du Nervion, le fleuve qui coupe la ville en deux.

Nous arrivons en vue de l'édifice et de la célèbre sculpture de Louise Bourgeois, « Maman ».

Puis nous montons sur le pond pour une vue sur tout le bâtiment et accéder l'autre rive. De là nous rejoignons l'entrée du musée.

Ludo avait réservé nos billets sur leur site Internet, nous sommes un peu en avance mais pouvons entrer.

Le Musée Guggenheim.

Conçu par l'architecte canadien Frank Gehry, Il a été inauguré le 18 octobre 1997 par le roi Juan Carlos Ier d'Espagne.

Le bâtiment de formes curvilignes et sinueuses est revêtu de calcaire, de façades rideaux en verre et de panneaux en titane.

D'une superficie totale de 24 000 m², dont 10 540 m² dédiés aux expositions, répartis dans 19 galeries.

Le bâtiment est revêtu de titane. Ce métal très léger et inoxydable, rarement utilisé en architecture, est façonné en plaques d’un tiers de millimètre d'épaisseur. 33 000 plaques recouvrent la majeure partie du musée et lui donnent ses reflets lumineux.

La collection permanente du musée est exposée au troisième étage.

Les expositions temporaires du musée changent fréquemment et présentent principalement des œuvres du XXe siècle.

Visite du Musée.

Louise Bourgeois « Maman ».

Haute de près de 9 mètres, Maman est l'une des sculptures les plus ambitieuses d'une série de sculptures de Louise Bourgeois ayant pour sujet l'araignée.

Conçues comme un hommage à sa mère, tisserande, les araignées de Louise Bourgeois sont des emblèmes de maternité empreintes de contradictions: elles évoquent à la fois la protectrice et la prédatrice – la soie de l'araignée servant aussi bien à tisser des cocons qu'à ligoter ses proies – et incarnent la force et la fragilité.

Ces ambiguïtés sont puissamment représentées dans l'imposante Maman , qui plane de façon menaçante sur des pattes semblables à des arches gothiques, faisant office à la fois de cage et de refuge pour un sac d'œufs dangereusement attaché à son ventre.

L'araignée suscite à la fois l'admiration et la crainte, et pourtant, sa taille colossale, en équilibre improbable sur des pattes élancées, traduit une vulnérabilité presque poignante.

Les galeries.

Nous montons directement au troisième niveau et visitons les espaces avant de redescendre d'un étage puis arriver au rez-de-chaussée.

Le bâtiment lui même est une œuvre d'art. Tout en courbe, en verre, avec des point de vue extraordinaires depuis les étages.

Quelques salles avec des œuvres d'Yves Klein, Andy Warhol, Jeff Koons, Erwin Wurm.

Passage dans la « Salle des miroirs de l'infini » en petit comité pour se voir démultipliés à l'infini, c'est une œuvre de Yayoi Kusama.

Visite des toilettes et d'une terrasse.

Expositions permanentes.

Jenny HOLZER.

Pendant plus de quarante ans, Jenny Holzer a présenté ses idées subversives, ses prises de position et ses tourments dans des lieux publics et des expositions internationales.

Le travail de Jenny Holzer s’articule autour de la langue. Avec ses textes crus et tranchants l'artiste aborde les éléments fondamentaux de l'existence humaine : pouvoir, violence, croyances, mémoire, amour, sexe et mort.

Richard SERRA.

Richard Serra est l’un des plus importants sculpteurs du XXe siècle. Son œuvre est exposée dans les principaux musées et collections du monde entier.

Cette première exposition à Bilbao a réuni ses sculptures les plus récentes dans la Salle 104, le seul espace en Europe dont les caractéristiques permettent d’accueillir ces œuvres grandioses. (Mécène: Arcelor Mittal)

Cette salle d'exposition est très ludique. Une maman poursuivait sa fillette qui courait dans toutes les directions.

Jeff KOONS.

«Je pense que Puppy est un succès parce qu’il aborde le thème du contrôle et de l’absence de contrôle. Le contrôle est nécessaire pour créer l’œuvre mais ensuite, il faut lâcher».

Dans cette œuvre, dont la thématique rappelle les séries Banality et Made in Heaven, le phénomène de la floraison constitue un élément fondamental puisqu’il implique une croissance inégale et anarchique qui insuffle de la vie à l’œuvre et renvoie au pouvoir de la vie et à sa dimension spirituelle.

La Rétrospective de Ruth Asawa.

L'exposition met en lumière les célèbres sculptures en fil de fer bouclé de Ruth Asawa, mais aussi ses œuvres en fil de fer inspirées de la nature, ses moulages en argile et en bronze, ses papiers pliés, ses peintures, ses dessins, ses carnets de croquis et ses gravures, réalisés entre 1947 et 2006.

Remettant en question les distinctions entre abstraction et représentation, figure et sol ou encore espace négatif et positif, son œuvre nous invite à contempler la manière dont des éléments disparates interagissent dans une composition qui, à son tour, est en connexion profonde avec son environnement.

Retour dans la vieille ville de Bilbao.

Nous repartons vers le centre ville pour passer le reste de l'après-midi à nous balader, visiter puis trouver un resto pour le soir.

La ville est toujours très animée, la foule se presse dans toute les rues et places. Difficile de trouver une table libre pour dîner, nous retournons au bar où nous avions bu une bière pour manger des tapas. C'est très bruyant, tout le monde parle très fort et les rues étroites amplifient ce vacarme.

Je suis heureux de repartir vers le Musée Guggenheim en suivant la Ria plongée dans le calme. Enfin un peu de quiétude ... et de fraîcheur

Le Musée Guggenheim en nocturne.

Le soir, après dîner, nous reprenons le quai de la Ria du Nervion pour une belle promenade jusqu'au Musée Guggenheim.

L'édifice, à la nuit tombée est encore plus beau, plus mystérieux, majestueux. Les teintes dorées sur le fond du ciel renforcent les courbes du batiment.

« Maman » l'araignée sur le parvis semble nous guetter, nous attendre, d'autant plus qu'il y a très peu de touristes.

Nous prenons encore plein de photos, traversons la Ria du Nervion pour nous rapprocher du bâtiment. « Maman » se détache sur le ciel bleu nuit étoilé et c'est vraiment l'image que je garderais de cette visite.


Nous quittons, le lendemain, Bilbao et l'Espagne pour passer côte français rejoindre Bayonne puis Sarlat pour aller voir des amis.

Puis nous repartons vers Marseille satisfaits de notre périple ibérique et de notre R5 électrique qui à côcher tous les critères.

Espagne – Figueres – Le Théâtre Musée Dalí.

Figueres  Théâtre Musée Dalí
Salvator Dalí

Figueres – Le Théâtre Musée Dalí.

drapeau de figueres

Figueres.

Figueres est une ville du nord de la Catalogne en Espagne. C'est la capitale de la comarque (communauté de communes) de l'Alt Empordà dans la province de Gérone. La ville compte environ 50 000 habitants.

Figueres (en catalan, Figueras en castillan) est connue pour abriter le Théatre-musée Salvador Dalí.

On voit bien que la ville toute entière est tournée vers cette attraction et on retrouve des portraits et évocations de l'artiste catalan dans toute la ville. Nous pourrons voir les nombreux touristes qui, comme nous, sont venus visiter cette ville.

Dès l'inauguration, le Théâtre-musée Dalí est très apprécié du public et devient le deuxième musée le plus visité en Espagne après le musée du Prado de Madrid. Les touristes visitant ce Musée se comptent par millions.

Nous arrivons en fin d'après-midi, allons nous installés dans l'hôtel que Ludo a réservé, puis partons à la découverte de la ville.

Salvador Dalí est un peu partout, tapis dans l'église, mobilier urbain, sculptures, on ne fait pas cent mètres sans rencontrer le Maître.

Une bonne bière accompagnée de tapas, nous continuons à visiter Figueres avant d'aller dormir.

Le Théâtre-musée Dalí.

Figueres, la ville catalane du Théâtre Musée Dalí.

Nous avions réservé nos billets d'entrée pour le Théâtre-Musée avant notre départ de Marseille. J'y étais déjà venu il y a de nombreuses années. Je me souviens de la voiture dans laquelle il pleut et des nombreuses œuvres exposées. J'ai eu une période Salvator Dalí où de nombreuses reproductions de ses œuvres décoraient mon laboratoire, c'est un de mes artistes favoris.

Construction du Théâtre-musée Dalí.

Le Musée est inauguré en 1974 bien qu'inachevé. Il est construit sur les restes de l’ancien théâtre municipal détruit à la fin de la guerre civile.

L'ancien théâtre en ruine est, selon Salvator Dalí, le choix idéal pour trois raisons : «premièrement, parce que je suis un peintre éminemment théâtral; deuxièmement, parce que le Théâtre se situe en face de l'église où j'ai été baptisé; et troisièmement, parce que c'est précisément dans le hall du Théâtre que j'ai organisé ma première exposition de peinture.»

Le musée actuel comprend non seulement l'ancien Théâtre principal, mais aussi l'ensemble des salles résultant des agrandissements successifs du Théâtre municipal d'origine.

La façade est décorée de crostó, des reproductions de pain à trois croûtons que Dalí affectionnait tout particulièrement, ils provenaient d'un boulanger de Figueres.

L'ensemble du Théâtre-Musée avec le Dôme et la Tour Galatée (dont la façade bien connue est ornée de mannequins, d'œufs et de crostó) forme une image indélébile du paysage urbain de Figueres, visitée par des millions de touristes du monde entier.

Visite du Théâtre-musée Dalí.

Nous entrons dans la Théâtre Musée, il y a du monde, mais nous ne sommes pas les uns sur les autres.

Nous passons dans le patio où se trouve la Cadillac. C'est le taxi pluvieux, mais Il ne pleut plus dans la voiture.

Puis nous pénétrons dans le bâtiment et commençons notre visite par la salle à la coupole.

Nous enchaînons ensuite les salles, montons dans les étages. En hauteur, nous avons de belles vues sur le patio avec le bateau renversé et les statues.

Il y a énormément d'œuvres dans les salles, couloirs, escaliers. On ne sait plus où regarder, notre regard perpétuellement attiré par un nouvel objet, ou toile.

Ces deux séries de photos présentent les espaces dans le musée avec les œuvres qui nous ont marqués. C'est très riche, et je ne présente pas toutes les photos que nous avons pu prendre.

Nous rentrons dans le musée vers 9:40 pour en ressortir vers 11 heures. Je n'ai pas vu le temps passé tellement j'étais pris par tout ce que je voyais. Il y a trois niveaux à visiter avec plein de coins, recoins, salles, couloirs, vestibules.

L'imagination de Dalí était sans borne. Des dispositifs qui se déplient, des toiles qui ne présentent pas la même chose vues de près et de loin comme ce portrait de Lincoln qui ne se voit que de loin alors que proche, on y voit le corps nu de Gala de dos.

Le visage de Marilyn au travers d'une grosse loupe qui réduit une scène plus bas avec rideau, fauteuils ...

C'est un musée où il faudrait pouvoir revenir plusieurs fois pour tout voir et surtout tout appréhender. Le Site du Théâtre-Musée permet de se faire une idée des lieux.

Théâtre-musée Dalí, quelques toiles.

Dans la galerie ci-contre, je présente quelques toiles emblématiques de Salvator Dali. Celles qui m'ont le plus marqué, celles que j'affectionne tout particulièrement.

Ces toiles sont dispersées dans toutes les pièces du Théâtre Musée.

Théâtre Musée Dalí, Divine Comédie.

Toute une galerie est consacrée aux toiles de la «Divine Comédie». Je place ci-contre quelques toiles mais il y en a vraiment beaucoup.

En 1950, le gouvernement italien charge Salvador Dalí d’illustrer la Divine Comédie pour célébrer avec une publication artistique le 700ème anniversaire de la naissance de Dante.

Entre 1950 et 1959, Dalí réalise 101 aquarelles représentant les 100 chants de la Divine Comédie, plus la page de titre. Le projet est néanmoins abandonné.

En avril 1959, Salvador Dalí présente ses aquarelles à l’imprimeur français, Jean Forêt, qui accepte de les publier avec le texte de la Divine Comédie en français. Le 23 novembre 1963, l’édition est finalement achevée.

En 1964, l’éditeur Jean Forêt publie 33 livres de luxe de la Divine Comédie illustrée par Salvador Dalí.

Théâtre Musée Dalí, la collection de Bijoux.

Les deux étages qui accueillent la collection de bijoux ont désormais une entrée indépendante du musée : on peut donc les visiter séparément.

L’exposition, qui est à caractère permanent, comprend les trente-sept bijoux en or et pierres précieuses de la collection Owen Cheatham, deux pièces qui leur sont postérieures, ainsi que les vingt-sept dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí réalisa pour les faire fabriquer.

L’ensemble compose une vaste collection de travaux effectués par l’artiste entre les années 1941 et 1970, qui illustre parfaitement les différentes étapes de son évolution artistique.

Toutes les pièces de la collection sont des exemplaires uniques et l’alliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble sans égal, où l’artiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie.

Or, platine, pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, aigues-marines, topazes, etc.), perles, coraux et diverses matières nobles se conjuguent pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes.

Figueres, Théâtre Musée Dalí. Salvador Dalí i Domènech.

Voici un vieux rêve réalisé, retourné à Figueres pour revoir les œuvres de Dalí et le Théâtre Musée.

J'espère vous avoir donner envie d'y aller et voir les œuvres de Dalí.

Dommage, il n'y avait pas de disponibilités pour aller visiter la Maison-Musée Salvador Dalí de Port Lligat près de Cadaqués.

Mais ce n'est que partie remise, j'ai aussi envie de revoir la Sagrada Familia à Barcelone ...

Nous continuons notre route vers le désert des Bardenas.

Espagne – Les Bardenas Reales.

Bardenas Le Castildetierra
Spain Flag

Espagne - Les Bardenas Reales.

Drapeau Espagne Navarre

Situation Géographique.

Le parc naturel et réserve de biosphère des Bardenas Reales se situe au sud-est de la Navarre, au cœur de la dépression de la vallée de l'Èbre, et couvre une superficie de 41 845 hectares.

Ses dimensions maximales sont de 45 km du Nord au Sud et de 24 km d'Est en Ouest. Le parc est bordé par trois communes navarraises (Carcastillo, Santacara, Mélida et Caparroso au nord ; Villafranca, Cadreita, Valtierra et Arguedas à l'ouest ; et Tudela, Cabanillas, Fustiñana et Buñuel au sud) et la communauté autonome d' Aragon à l' est .

Son altitude varie de 280 à 659 mètres.

Le climat.

Le climat de cette région est de type continental méditerranéen , caractérisé par des précipitations rares, irrégulières et torrentielles, avec des pics d'été et d'automne.

Il en résulte une longue saison sèche, avec des étés chauds et des hivers froids. Ces contrastes, conjugués aux vents forts (notamment le cierzo ) et à une végétation claire, dépourvue d'arbre, sont les principaux faits qui composent le paysage.

La Géologie.

La phase de sédimentation :

Durant l'ère tertiaire la collision des plaques tectoniques européenne et ibérique engendre les Pyrénées, la Cordillère Ibérique et la Sierra de los Cataládines.

Il s'est formé ainsi un vaste bassin de sédimentation fermé. Les actuelles Bardenas Reales se situaient alors dans la partie centrale de ce bassin.

Les rivières perdant de la pente et donc de l'énergie, les matériaux les plus lourds (galets et gravier) se déposaient, et seuls les matériaux les plus légers (limon, argile sable) atteignaient la zone centrale occupée par des lacs. Cela s'est poursuivie pendant des milliers d'années, entraînant l'accumulation de sédiments sur près de 4000 m d'épaisseur.

La phase d'érosion :

Il y a dix millions d'années, le bassin s'est ouvert le long de la côte catalane, permettant aux eaux accumulées de se déverser dans la mer Méditerranée et de former le fleuve Èbre.

Une fois le bassin asséché, l'érosion des matériaux accumulés a commencé. Les dépôts sédimentaires se sont progressivement transformés en roches sédimentaires.

Ces roches ne s'érodent pas de manière uniforme : les roches plus tendres (argiles et marnes) s'érodent plus rapidement que les roches plus dures (grès, calcaires, etc.).

Les collines se sont formées grâce aux couches de roche (grès, calcaire ou conglomérat) plus résistante à l'érosion qui recouvrent et protègent les strates plus tendres (notamment les argiles et les marnes).

Castildetierra en est un exemple parmi les plus spectaculaires et les plus connus.

Le Castildetierra:

Colline unique et emblématique, c'est le symbole des Bardenas Reales.

Castildetierra est le fruit d'un processus d'érosion naturelle s'étalant sur des millions d'années. Tout en haut de cette formation, persiste une toute petite plateforme rocheuse originale ayant protégé la strates d'argile et de marne friables de l'érosion.

Cette érosion se poursuit encore aujourd'hui et nous devons empêcher toute activité humaine de l'accélérer. Ses pentes argileuses sont extrêmement fragiles et interdites d'accès.

Visites :

Premier jour de visite.

Le premier jour, nous parcourons les Bardenas en voiture pour reconnaître les lieux et mieux appréhender nos futures balades.

Arrivés au niveau du centre d'information, nous cherchons désespéramment pourquoi il est fermé avant de trouver une affiche indiquant que la fermeture est due à des travaux. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à chercher une entrée ouverte !

Nous commençons par voir le Castildetierra, symbole des lieux, qui trône majestueusement dans ce paysage désertique.

Puis nous empruntons la piste qui fait le tour de la zone militaire. Nous en sommes informés par les panneaux spécifiant la nature de cette zone et l'interdiction d'y pénétrer.

L'autre coté de la route est occupé par des terres agricoles et principalement par des champs de céréales prêts à être moissonnés.

Nous faisons de nombreux arrêts pour marcher sur la piste et trouver un beau point de vue sur le paysage. D'autres panneaux spécifient qu'il ne faut pas escalader les petites collines, ni y fait du VTT pour ne pas accentuer l'érosion.

Enfin, nous verrons aussi les panneaux relatif aux nidations des oiseaux et interdisant l'accès aux zones.

Dans ces zones arides, sèches, nous sommes étonnés de voir des mares d'eau dans lesquelles nous voyons ou entendons des grenouilles. Certainement qu'il à plu avant notre arrivées.

Une des collines est une base militaire où nous voyons des miradors. Ils ont une très belle vue !

Nous ferons une toute petite balade, autorisée, jusqu'au sommet d'une colline d'où la vue sur la région est magnifique.

Le soleil est sans pitié et nous avons bien chaud une fois que nous redescendons. Contents de retrouvé notre nouvelle voiture et sa climatisation sans faille.

C'est pour essayer cette R5 que nous sommes partis faire ce grand périple espagnol.

Second jour de visite.

Bardenas Reales, Le Castildetierra.

Le matin du second jour, nous partons assez tôt pour nous balader avec des températures acceptables. Mais nous n'avions pas vraiment prévu l'interdiction, de mai à septembre, d'emprunter tous les entiers pour protéger la nidification de diverses espèces d'oiseaux.

Nous braverons l'interdiction en faisant une petite section d'une grande randonnée. Nous n'irons pas sur les sommets et resterons dans la plaine sur le sentier.

Une bonne partie de celui-ci ce trouve en bordure des zones agricoles, seule une petite portion s'engage dans les zones non exploitée.

Certainement que nous aurions bien moins dérangé les oiseaux que les deux avions de chasse militaires qui se sont entraînés juste au-dessus de nos têtes pendant près de trois quart d'heure. Peut-être que les oiseaux y sont habitués ?!

Nous apprécierons ces paysages désertiques noyés de soleil et de calme (entre deux passages d'avion!).

Je ne peux m'empêcher d'étudier la flore locale en fleur à cette période.

Mais je vois aussi de plus près la nature des terrains avec ces couches épaisses d'argiles et de marnes friables et les couches plus fines de grès ou de calcaire bien plus résistantes.

Ce sont ces couches qui protègent du ruissellement les couches au-dessous constituées d'argiles meubles et de marnes. J'observe aussi des évaporites avec des couches de gypse qui brillent au soleil.

Nous retournons au point de départ en empruntant une autre piste à travers champs. Il commence à faire très chaud et nous continuons à explorer la région en voiture. Arrêt dans un village où le bar local est très animé, puis nous rentrons à Tudela.

Il y a bien longtemps que nous avions envie de visiter les Bardenas Reales, amateur de paysages désertiques, nous ne pouvions pas aller voir ceux de contrées bien lointaines sans aller voir ceux juste à côté de chez nous.

C'était aussi l'occasion de voir ce que cette R5 a dans le ventre et nous familiariser avec les recharges hors de notre domicile.

Nous continuons nos visites ibériques, tout d'abord par Tudela aux portes des Bardenas.