Danemark – Les Îles Féroé en hiver (2cde partie).

îles Féroé Kalsoy Kunoy Borðoy
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé en hiver (2cde partie).

faroe islands flag l anim

Île de Sandoy.

Le lac Stóravatn.

Îles Féroé Sandoy Storavatn Vue d'hélicoptère.

Nous partons aujourd’hui visiter l’île de Sandoy, plus au sud, que nous ne connaissons pas.

Nous empruntons le tunnel sous-marin qui relie Streymoy à Sandoy, d’une longueur de presque 11 km et qui atteint les 187 m sous la surface de l’océan. L’aller-retour est facturé 47 € tout de même.

Nous débouchons sur la route qui traverse l'île et poursuivons jusqu'à Sandur puis prenons la route qui longe la côte.

L’île est assez petite. Nous avons repéré un petit lac en bord de falaise, le Stóravatn, et nous faisons une courte randonnée pour l’atteindre. Passage par une exploitation agricole pour accéder au chemin qui longe la côte.

C'est un peu le «lac suspendu» de Sandoy, mais beaucoup plus petit. Et il n'y a pas de cascade qui tombe dans l'océan. L'eau du lac passe au-travers de pierres et tombe dans une grotte creusée par la mer dans la falaise. On entend l'eau qui chute ainsi que les vagues qui se fracassent dans la cavité.

J'utiliserais mon drone pour faire quelques photos aériennes. Et nous en profitons aussi pour pique-niquer en profitant du beau temps. Peu de soleil, mais il ne pleut pas.

Retour à la voiture puis nous continuons à explorer cette petite île.

De village en village, nous empruntons chaque route pour visiter l’île, puis nous prenons la route de retour pour Tórshavn.

Île de Streymoy.

Leynar.

Nous nous levons avec la pluie. Il fallait bien que ça arrive ! Elle est tombée toute la nuit.

Nous consultons l’application Føroyar.Live pour voir si toutes les îles sont concernées par la pluie et voyons que le sud semble se dégager.

Nous décidons de partir pour Leynar et suivre la côte jusqu’à Westmanna sur Streymoy.

A Leynar, promenade sur la plage puis nous allons voir l’église où une cérémonie particulière s’y déroule avec des personnes en costumes, le tout filmé par des caméramans. Nous ne nous éternisons pas très longtemps.

Westmanna.

Nous partons pour Westmanna et irons sur les hauteurs pour pique-niquer dans une vallée où se trouve une retenue d'eau qui alimente une centrale hydroélectrique. Nous y étions passé cet été.

Nous essayons de prendre une autre route, mais il y a trop de neige et la voiture n'avance plus. Le demi-tour s'impose.

Nous sommes toujours très étonnés par ce superbe temps ensoleillé, même l’été dernier nous n’avions pas eu un ciel aussi bleu.

Là, nous commençons à être vraiment chanceux, tout ce soleil !

Kirkjubøur.

Nous allons ensuite à Kirkjubøur où je m’exerce encore une fois avec mon drone.

Kirkjubøur était le siège de l'ancien diocèse des îles Féroé.

On trouve la Kirkjubøargarður, une ferme en bois qui date du XIe siècle. Il s'agirait de la plus ancienne maison de bois connue à être toujours habitée. Le bâtiment a été construit au XIe siècle pour servir de résidence épiscopale et de séminaire pour le diocèse des îles Féroé. Construite entièrement avec du bois flotté.

Nous visitons encore une fois La cathédrale Saint-Magnus, la construction a commencé vers 1300, mais jamais achevée, soit à cause du coût trop élevé pour les féroïens, soit à cause de la peste noire en 1350 qui décima la population.

Syðradalur.

Îles Féroé Syðradalur. Cascade gelée.

Le ciel étant très dégagé, nous partons pour Syðradalur voir le soleil se coucher avec les îles Koltur et Vágar au premier plan.

Encore une superbe journée.

Île de Kalsoy.

Trøllanes.

Nous nous réveillons avec une fine pluie qui tombe en continu sur Tórshavn. Nous avons réservé un passage en ferry et nous prenons donc la route vers l’île de Kalsoy malgré le mauvais temps.

Je regarde l'application sur mon téléphone, ça semble s'éclaircir dans le sud, mais nous partons au nord !

De Tórshavn, nous prenons le premier tunnel sous-marin vers Runavik sur l’île d’Eysturoy. Malgré le prix, 23€, nous l'empruntons car il permet de gagner beaucoup de temps sur le trajet. D'habitude nous passons par le petit pont reliant les deux îles, mais là, le ferry n'attendra pas.

Puis nous continuons et prenons le second tunnel sous-marin (13€ aller-retour) pour rejoindre Klaksvik. Bien obligé, ni pont, ni ferry.

De Klaksvik nous prenons un petit ferry pour l’île de Kalsoy qui transporte peu de véhicule. Puis nous traversons toute l’île jusqu’à l’extrémité nord en empruntant quatre tunnels à voie unique.

La pluie a fini par s'arrêter lorsque nous accostons.

Nous nous garons et enfin nous pouvons commencer notre randonnée. La pluie a totalement cessé.

Bien sûr il faut s’acquitter du ticket d’entrée à 26 € par personne, mais on verra qu'ils ont enfin terminé le chemin ce qui nous évite de patauger dans la boue pour monter jusqu’au phare comme l'été dernier.

Nous avons pris avec nous une touriste Sud-Coréenne qui nous prendra en photo lors de notre randonnée, et qu'elle partagera avec nous. Nous croisons un couple de chinois, nous serons donc cinq en tout et pour tout sur cette randonnée.

Les paysages qui nous entourent sont superbes. Les îles sont recouvertes de neige, nous reconnaissons au loin Gjógv où nous avions fait une randonnée vers la cyme.

Mikladalur.

Et à l'opposé, nous apercevons les extrémités des îles de Kunoy, Borðoy et Viðoy, elles aussi saupoudrées de neige. Nous grimpons jusqu'au phare, puis jusqu'à la tombe de James Bond 007.

Nous trouvons un emplacement pour pique-niquer face à cette vue impressionnante. Certes du vent, mais il ne pleut pas, il y a même du soleil !

Puis nous regagnons notre voiture et prenons le chemin du retour vers l’embarcadère du ferry.

Avant de l'atteindre, nous faisons une halte à Mikladalur pour descendre au bord de la mer voir la Kópakonan, la statue de la femme phoque, personnage des contes populaires des Îles Féroé.

Nous reprenons le ferry et, arrivés à Klaksvik, nous partons jusqu’à Viðareidi, plus au nord de l’archipel, pour revoir ces paysages sous la neige.

Le retour sera assez long car nous sommes tout au nord de l'archipel.

Île d'Eysturoy.

Gjógv, un jour de tempête.

Nous nous réveillons avec une pluie soutenue et des rafales de vent qui balaient la baie de Tórshavn. La vue en est obscurcie. Les prévisions météo prévoyaient ce mauvais temps, mais il y a eu des erreurs dont nous avons bien profité. Là, ils ne se sont pas trompés ! Hélas aucune amélioration en vue.

Nous partons de Tórshavn sous des rafales de vent et de pluie qui s'abat en rideau. Nous auront ce mauvais temps toute de la journée.

Tout le long de notre route, des torrents grossis par la pluie descendent les versants de montagnes et forment d’énormes cascades que l’on voit de très loin. C'est vraiment très impressionnant. La nature se déchaîne.

Nous passons par la cascade de la Fossá qui présentait un filet d’eau au début de notre séjour et qui, aujourd'hui, est énorme et génère encore plus de pluie tout autour du point de vue. En un rien de temps, nous nous retrouvons complétement trempés.

Au détour de la route des moutons s'abritent des bourrasques de vent et de pluie contre un mur.

Nous irons jusqu’à Gjógv, complètement désert. Une courte balade jusqu’au bout de la jetée du petit port, la pluie est un plus faible. Puis nous trouvons un parking avec vue sur la baie pour pique-niquer à l'abri dans la voiture.

Sur le côté, deux chevaux tournent leur postérieur au vent et à la pluie. Ils semblent désemparés. J'irais leur offrir des biscuits pour les réconforter.

Lors de notre retour vers Tórshavn, la tempête est toujours aussi active avec de grosses bourrasques de vent et des rideaux de pluie. A Tórshavn, la pluie a cessé mais le vent est toujours aussi fort et tempétueux. Il soufflera avec force toute la nuit faisant trembler la maison.

Île de Borðoy.

Klakkur.

La tempête a soufflé une bonne partie de la nuit faisant trembler le toit de la maison. Ce matin, à notre réveil, c'est bien plus calme et surtout il ne pleut plus.

Nous partons donc pour la randonnée de Klakkur au-dessus de Klaksvik.

Encore pas mal de temps en voiture pour y parvenir et le franchissement du tunnel sous-marin pour atteindre Klaksvik qui n’est pas donné.

Nous ne payons pas directement les péages, c’est lorsque nous rendons le véhicule que nous réglons la facture.

Cette petite randonnée à Klakkur, au-dessus de Klaksvik, nous permet d’avoir un superbe panorama sur les îles environnantes, Kalsoy, Kunoy, Borðoy tout au nord et Eysturoy au sud. J’adore ces panoramas où on voit les îles de l’archipel.

Île de Kunoy.

Village de Kunoy.

Îles Féroé île de Kunoy et village de Kunoy vue de l'île de Kalsoy.

Nous redescendons et partons sur l'île de Kunoy et le village éponyme pour pique-niquer tranquillement au bord d'un champ en plein soleil. Hier, on y aurait pas cru !

Puis, balade sur les hauteurs du village, en passant par la «forêt» de Kunoy.

Je refais un peu de drone en profitant de la tranquillité des lieux.

Puis retour à Tórshavn par la même route qui passe par le tunnel sous-marin. La partie la plus profonde des tunnels sous-marin est décorées de lumières vertes et bleues.

Île d'Eysturoy.

Funningur.

Avant de rentrer, nous retournons faire une petite balade, déjà faite l'été passé, au-dessus du village de Funningur, juste à côté de Gjógv.

Il suffit de prendre la piste pour s'approcher des falaises et avoir de superbes panoramas sur les îles d'Eysturoy et Kalsoy.

J'adore ces paysages, ils sont magiques, d'une grande beauté.

Nous repartons, continuons à explorer les villages traversés puis rentrons à Tórshavn contents de notre journée très réussie.

Île de Vágar.

Réveil avec un ciel dégagé et un superbe lever de soleil sur Tórshavn.

Nous décidons d’aller faire une petite rando sur l’île de Vágar, voir «le doigt de la sorcière».

Nous passons par le plateau au-dessus de Tórshavn, les éoliennes ont les pieds dans la neige fraîche. Le paysage tout autour de nous est saupoudré de blanc. Nous continuons et nous arrêtons au-dessus de Norðradalur, superbe panorama lui aussi enneigé cette nuit.

Nous passons sur l’île de Vágar par le tunnel sous-marin et rejoignons le départ de la randonnée.

Trøllkonufingur.

C’est une courte balade jusqu’au bord de mer pour voir une grande colonne de basalte tel un doigt tendu vers le ciel, Trøllkonufingur.

Les îles en face de nous, Koltur et Hestur, sont déjà sous des rideaux de pluie. Le mauvais temps arrive par le sud.

Nous regagnons la voiture, puis un arrêt à Sandavágur, un autre à Bøur.

La pluie s’est installée, nous irons tout de même jusqu’à Gásadalur voir l’eau de la cascade Múlafossur qui remonte la falaise avec les bourrasques de vent.

Puis nous rentrons à Tórshavn dans notre appartement douillet.

C'était notre dernière journée de balade dans les Féroé.

Ferry de retour des Féroé.

Dernières heures à Tórshavn.

C'est notre dernier jour aux îles Féroé, nous nous levons tôt pour avoir le temps de rendre la voiture. J’en profite pour finir mes sacs et faire le ménage dans l’appartement.

Puis nous partons vers la gare maritime et laissons nos sacs dans un coin du hall. Il n’y a pas de voleurs aux Féroé nous dit la fille du guichet. Nous lui faisons donc confiance. C'est vrai qu'ici, bien souvent, on ne ferme pas la porte à clé.

Balade dans la vieille ville, un café à la librairie. La statue sur le banc devant les fenêtres a toujours l'air d'avoir aussi froid !

puis vient l’heure du repas. Nous trouvons un resto sympa que nous ne connaissions pas encore. Beaucoup de jeunes et de papa qui s'occupe de leur progéniture.

Pour passer le temps, nous allons au musée d’art de Tórshavn, mais les expositions sont en pleine restructuration. Certes l’entrée n’est pas payante mais les œuvres exposées sont rares.

Je revois quelques tableaux que j'avais appréciés lors de notre première visite cet été.

Nous nous baladons encore dans le parc de la ville puis nous nous rapprochons de la gare maritime en attendant l’embarquement.

Une dernière bière dans un café du port et nous embarquons sur le Norröna.

Au revoir Tórshavn, au revoir les îles Féroé.

Le Norröna.

Nous récupérons nos bagages dans la gare maritime ainsi que nos carte d'accès à bord du Norröna et à notre cabine.

Nous embarquons, déposons nos bagages dans la cabine du pont N°7 cette fois.

Puis en attendant le départ, nous allons boire une bière à la Laterna Magica du pont N° 10.

À 20 heures, le Norröna largue ses amarres et met le cap sur Hirtshals au Danemark.

La traversée.

La traversée de retour sera très calme, pas de tempête et donc pas d’arrêt aux îles Shetland pour nous abriter. Nuits paisibles, pas besoin de se cramponner à la couchette.

Une mer très calme et un ciel bien dégagé. Nous aurons le dernier soir un coucher de soleil exceptionnel à 360° autour de nous en pleine mer.

Nous arrivons au troisième jour de navigation au port d'Hirtshals avec une heure d’avance sur l'horaire prévu.

Le bus n’arrivant qu’une heure plus tard, nous rejoignons la gare ferroviaire à pied en traînant la valise sur presque deux kilomètres.

Aalborg.

Nous prenons le train à la gare d'Hirtshals pour Aalborg avec un changement. Les autres passagers du ferry ont marché comme nous jusqu'au centre ville.

Arrivés à Aalborg, nous mettons dix minutes pour rejoindre notre hôtel et y déposer nos valise. Puis nous partons explorer la ville après un café latté.

Aalborg est la quatrième ville du Danemark, située dans le Jutland du Nord.

Beaucoup d'anciens bâtiments, certains du XVIe siècle avec des maisons à colombages. La vieille ville est vraiment très belle, bien entretenue. Nous verrons l'ancien hôtel de ville, la Budolfi Cathedral du XIVe siècle, la Maison de Jørgen Olufsen du XVIe siècle, celle de Jens Bangs du XVIIe siècle. Le Monastère du Saint-Esprit.

Sur les quais du Limfjord, nous voyons l'Utzon Center mais il est fermé. C'est le dernier bâtiment conçu par Jørn Utzon, l'architecte de l' Opéra de Sydney .

Nous marchons le long du Limfjord, un bras de mer qui sépare l'île de Vendsyssel-Thy du reste de la péninsule du Jutland.


 

Le lendemain, nous prenons le bus pour l'aéroport d'Aalborg et passons notre journée pour le voyage de retour. Copenhague, Francfort, Marseille.

Finalement nous aurons eu bien meilleur temps que cet été, bien plus de journée ensoleillée même si les températures étaient bien basses et le vent parfois très fort. Mais nous étions bien équipés pour résister au froid.

Ces paysages enneigés sont de toute beauté et la magie qu'il s'en dégage est plus forte que pour les paysages verdoyants de l'été.

Vraiment un superbe voyage et la traversée aller-retour en ferry ajoute du charme et de la quiétude à ce voyage.

Les Îles Féroé en hiver, 1ère Partie.

Danemark – Les Îles Féroé 2cde Partie.

Îles Féroé
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé.

faroe islands flag l anim

Île Esturoy, 2cde Partie

Hvithamar.

Îles Féroé Hvithamar

Ce matin nous quittons notre appartement de Tórshavn et partons pour l’île d’Esturoy. Nous passons de la côte Est à la côte Ouest, nous n'empruntons pas le tunnel sous-marin mais le pont qui relie les deux îles car nous nous dirigeons vers l'ouest. Le courant sous le pont est très fort, la marée monte, même si ici elle n'est pas très importante.

Passage par Funningur puis nous faisons une petite balade à Hvithamar où nous montons sur les crêtes et dominons les fjords et bras de mer.

Malgré le ciel bien chargé, nous avons de magnifiques paysages, des panoramas à couper le souffle. Par contre, nous avons un vent très violent et qui fait remonter l'eau des cascades. Parfois c'est difficile de tenir débout ! Autant vous dire que nous nous sommes bien couvert !

Îles Féroé Eiðivatn

Gjogv.

Îles Féroé Gjógv

Nous reprenons la route et nous arrêtons à Gjógv. Petit tour dans le village. Nous en profitons pour pique-niquer sur la table du restaurant fermé pour fin de saison, nous sommes e 1er septembre !

Le petit port de pêche caché dans une faille. Le monument aux morts de la dernière guerre mondiale que j'ai trouvé vraiment très émouvant, la veuve et ses deux enfants.

Puis, là encore, nous grimpons sur une crête par un escalier interminable pour avoir une vue panoramique sur le village puis sur les fjords. Entrée payante, nous laissons les billets dans une boite aux lettres.

Au loin, on distingue les autres îles, Kalsoy, Kunoy et Vidoy, dont les crêtes dépassent. La descente est bien plus rapide, nous récupérons notre voiture et continuons nos visites.

Nous continuons vers Elduvik, fin de la route, puis nous rejoignons Runavik où nous avons loué une chambre chez l’habitant. La propriétaire nous dira qu'elle travaille chez BakkaFrost au service qualité.

Finalement, nous n'aurons eu de la pluie que lorsque nous étions en voiture, un peu lors de la seconde randonnée. Le temps aux Féroé est humide et très changeant ! Mais c'est très vert !

Les Îles de Borðøy, Viðoy, Kunoy.

Îles Féroé, Église de Viðareiði.

Ce matin, nous empruntons le tunnel sous-marin reliant l’île d’Eysturoy à celle de Borðoy. Puis nous passons sur l’île de Viðoy et visitons le petit village de Viðareiði.

On peut y faire une petite randonnée pour atteindre les hauteurs et avoir un panorama sur les pointes septentrionales des îles. Mais il faut passer sur un terrain privé et le droit d’entrée est vraiment prohibitif. Quelques touristes font demi tour comme nous.

Nous passons donc sur l'île de Borðoy et allons jusqu'à la pointe, le village de Múli. Belle vue sur Viðareiði et les parcs à saumons.

Du bord du fjord, on peut observer de plus près les parcs d'élevage des saumons. Chaque enclos est relié à un bateau nourricier qui envoi la nourriture sous forme de granulés qui se déversent par un tube qui tourne et la distribue. On voit les saumons sauter et retomber dans les enclos. Ils semblent bien gros !

Îles Féroé Viðareiði. Parc à saumons.

Puis nous revenons à Viðoy sur les rochers en bas de l'église pour un pique-nique face à l’océan et du chapelet d’îles. Moment agréable au soleil abrité du vent, nous apprécions.

Après notre repas à Viðareiði, nous irons tout de même faire cette balade mais un peu plus bas, sans passer par le guichet.

Quelques touristes nous imiteront et nous nous interrogerons sur la pertinence de notre initiative. Vont-ils tous bien respecter le sentier cheminant dans les pâturages sans piétiner l'herbe ?

De notre point de vu, nous apercevons les pointes septentrionales des îles de Borðoy, Kunoy et Kalsoy perdue dans la brume, c'est magnifique, magique.

Îles Féroé Viðareiði

Les îles de Svinoy et Fugloy.

Îles Féroé, de Viðoy pour Svinoy et Fugloy.

Fort de ce temps magnifique, ciel bleu, rare nuages, pas de pluie, peu de vent, nous décidons de faire un tour de bateau au départ de Hvannasund (sur Viðoy) en empruntant la ligne régulière desservant les îles de Svinoy et Fugloy. Nous achetons les billets sur Internet, le guichet est fermé.

Nous visitons la cabine, spacieuse et confortable, machine à café, brioches. Mais nous en sortons dès que le bateau se met à naviguer pour nous installer sur le pont et passer d'un bord à l'autre pour voir le paysage.

Ces îles sont aussi desservies par hélicoptère, lignes régulières là aussi et moins soumises aux aléas climatiques. Les prix est peu élevé (car secteur public subventionné), mais difficile de faire un aller-retour. C'est quand même réservé aux locaux.

Cette petite balade maritime nous aura permis de voir de sublimes paysages, les îles recouvertes de nuages changeant constamment de forme, révélant des sommets, en cachant d’autres. Nous nous rendons compte que toutes ces îles présentent d'immenses falaises et donc peu de village et de port. Certaines falaises font plus de 800 m.

Îles Féroé, de Viðoy pour Svinoy et Fugloy. Falaises de Svinoy.

Un premier arrêt à l'embarcadère de Svinoy sur l'île éponyme, puis nous repartons vers Kirjka sur l'île de Fugloy. L'accostage est acrobatique mais efficace. Là encore, déchargement de fret. C'est  aussi la mission de ce bateau, approvisionner ces îles.

Nous repartons de Kirjka au même moment où l'hélicoptère arrive, puis il repart au bout de cinq minutes.

En pleine mer il y a pas mal de vent et il fait bien froid, nous restons tout de même sur le pont pour profiter des paysages alors que tous les locaux sont descendus dans la cabine où il fait chaud.

Nous étions les seuls touristes sur ce bateau et n’avons pas quitté le pont durant les deux heures de navigation. Nous descendons vers 16h30 et reprenons la voiture pour aller sur l'île voisine.

L’île de Kunoy.

De retour sur la terre ferme, nous partons visiter l’île de Kunoy. Une digue la relie à Borðoy. Une seule route mène au village de Kunoy empruntant un tunnel à voie unique qui traverse l’île de part en part.

Avec la lumière de cette fin d’après-midi, les paysages sont somptueux. Une belle balade pour en profiter en nous rendant sur les hauteurs du village. Nous découvrons une minuscule "forêt". Quelques arbres ont été planté et un parcours y est aménagé. Elle est visitée par les classes d'enfant pour leur montrer ce qu'est une forêt. Parcours pédagogique. Il n'y a aucun arbres sur les îles Féroé dignes de constituer une véritable forêt. Des prairies et landes avec des moutons et des oies.

Moins qu'en Norvège, nous verrons du poisson sécher sur les maisons, ici du saumon.

Encore une belle journée où la météo était avec nous pour nous faire découvrir des splendeurs.

Tjørnuvik.

Îles Féroé, Tjørnuvik

Nous retournons ce matin à Tjørnuvik pour une rando. Nous profitons d’un temps assez ensoleillé alors que lors de notre premier passage il pleuvait.

Belle randonnée jusqu’à la crête. Nous nous arrêterons là car la descente jusqu’à Saksun est longue et nous sommes obligés de faire l’aller-retour. Il ne est pas possible d'avoir un taxi pour revenir Tjørnuvik.

C'est la première fois que nous pouvons contempler l’océan de part et d’autre de cette crête. Paysages de prairies, avec toujours les incontournables moutons, où l’herbe semble fluo sous le soleil peu habitués à une telle luminosité !

Arrivés à Tjørnuvik, nous irons pique-niquer au bord de la plage avec la vue sur le fjord et les deux pitons au loin. C’est calme et paisible, moment agréable. Bien sûr, j'irais chercher quelques galets sur la plage. Les Féroé sont d'origine volcanique et les galets présentent de jolis cristaux dont certains en étoile ou d'autres avec des incrustations de nodules verts... Mafique !

Îles Féroé, Tjørnuvik

Eiði.

Îles Féroé, Eiði

Nous partons pour Eiði, village situé presque en face de Tjørnuvik, pour une seconde balade. Nous essayons de progresser sur la montagne afin d'arriver en face du petit village de Tjørnuvik et son fjord. Une toute petite randonnée mais encore pas mal de dénivelé.

Retour à Runavik par les routes donnant sur les bras de mer et les fjords.

Belle journée sportive et pleine de magnifiques paysages.

L'Île de Kalsoy.

Îles Féroé, Kalsoy Trøllanes

Ce matin, nous nous rendons à Klaksvik pour prendre le ferry pour l’île de Kalsoy.

Nous passons sans voiture car toutes les places sont réservées. Il y a pas mal de touristes et c'est bien la première fois que nous en voyons autant. Ils font tous comme nous. Ferry puis bus et randonnée.

Arrivé à Syðradalur, nous prenons le bus qui nous emmène à l’autre bout de l’île, à Trøllanes. Pas moins de quatre tunnels pour parcourir l’île de bout en bout et arriver à destination. Impressionnant !

Nous commençons notre randonnée après s’être acquittés du droit d’entrée. Nous irons jusqu’au phare de Kallur à la pointe de l’île d’où nous avons un superbe panorama sur les îles de Kunoy, Borðoy et Viðoy. Seulement les pointes des dernières sont visibles sur le ciel. De l’autre côté, nous voyons les pointes nord de l’île d’Esturoy.

Une cascade s'écoule de la falaise, sa hauteur est impressionnante.

Redescente, nous reprenons le bus qui nous arrête à Mikladalur où nous descendons voir la statue Kopakonan, The Seal Woman. Nous en profitons pour un pique-nique face à Kunoy, le petit village visité ces derniers jours. Encore une table de restaurant fermé en fin de saison.

Retour à Sydradalur puis nous rentrons à Klaksvik avec le ferry.

Klaksvik.

Nous passons dans la petite ville de Fuglafjøður où une chorale et une fanfare essaient de jouer malgré l'orage qui s'abat en pleine représentation. Repli stratégiques des badauds.

À Klaksvik, nous visitons l’église contemporaine, sobre comme toutes les églises luthériennes, avec une belle fresque dans le cœur qu’un guide nous commentera longuement.

Au passage, nous laissons toutes nos canettes de bière à la consigne automatique du magasin d’état qui distribue les boissons alcoolisées et récupérons un bon d’achat. Finalement, les horaires d'ouverture de ces établissements publics étant serrés, nous donnerons notre bon d'achats à une employée de station service.

Retour en fin d’après-midi à Runavik où nous retrouvons notre BnB et les chats qui nous accueillent ...

Vestmanna.

Îles Féroé, Vestmanna

Ce matin, nous retournons à Vestmanna pour faire un tour en bateau. Réservation sur internet, il fait à peu près beau, enfin , il ne pleut pas! Il faut donc en profiter...

Arrêt à la station service pour un hot-dog. Passage à l'usine hydroélectrique pour voir les turbines et alternateurs (j'adore !), attente au café de la compagnie maritime, au chaud. Puis nous embarquons pour une heure et demie le long des falaises.

Le bateau longe les falaises à l’ouest de Streymoy, nous ne remonterons pas jusqu’à Saksun. La pleine mer nous apporte une houle importante et le capitaine nous dit que nous ne visiterons pas les grottes, cela nous rassure !

Vue de la mer, les falaises sont très impressionnantes, immenses. Les vagues se fracassent à leur pied générant beaucoup d’écume. Nous verrons un phoque proche de la côte ainsi que de nombreux cormorans

Îles Féroé, Vestmanna

Sur le chemin de retour, nous ferons un détour pour revoir le village de Saksun.

Îles Féroé, Saksun

Elduvik, Eiði, Gjógv.

Aujourd’hui, tempête, vent violent, ciel bouché, bruine, nous partons un peu tard pour parcourir l’île d’Eysturoy en allant à Eiði, Gjógv et le bord de côte pour voir l’océan déchaîné. Les vagues se fracassent sur les digues et rochers du bord de mer envoyant de gros paquets d'eau en l'air.

Quelques petites balades en bravant le vent violent, mais il ne pleut pas ! L'eau des cascades remonte à contre sens.

Nous retrouvons très souvent des sculptures dans les pays scandinaves. Les Féroé ne font pas exception et nous en verrons de nombreuses comme celle-ci.

Une bière dans un hôtel très sympa, bien chauffé.

Sandavágur.

Îles Féroé, Norðradalur

Ce matin nous quittons notre location de Runavik sur Eysturoy et empruntons le grand tunnel sous-marin pour rejoindre Tórshavn en passant sous la mer.

C'est le tunnel sous-marin le plus long, 11,24 Km en tout. Il atteint une profondeur de 187 m sous la surface de l'océan au point le plus bas. Il est pourvu d'un rond-point permettant de desservir Runavik ou Strendu ainsi que Tórshavn. Le passage est payant (23€) par lecture des plaques d'immatriculation. Le prélèvement se fera sur la caution de la voiture de location.

Ludo, nostalgique, fera un petit tour du centre ville pour revoir les lieux qu’il a tant appréciés durant notre escale dans la capitale.

Îles Féroé, Leynar

Nous passons une nouvelle fois sur la route qui parcoure les crêtes au-dessus de Tórshavn et apercevons pour la première fois le champ d’éoliennes. À chaque passage, il y avait tellement de brume et de brouillard que nous ne voyions pas les éoliennes à 10 m de la route ! Elles sont pourtant énormes.

Puis nous filons vers l’île de Vágar en empruntant un second tunnel sous-marin que nous connaissons déjà.

Nous retrouvons des lieux que nous connaissions, le lac suspendu, Bøur, Gásadalur et les panoramas magiques.

Aujourd’hui, nous avons du soleil mais un vent très violent qui écrête les vagues.

Une petite balade à Trøllkonofingur, le doigt de la sorcière, une autre à Gásadalur pour voir la cascade Mulafossur où le vent violent fait remonter l’eau au dessus de la falaise. Le spectacle est impressionnant, bien amarré à la barrière pour ne pas être renversé.

Enfin nous rejoignons Sandavágur où nous avons retenu une chambre à l’auberge de jeunesse, tout proche de l’aéroport. De la chambre, belle vue sur le fjord où le vent violent soulève l'eau des vagues. La pluie fait naître un bel arc-en-ciel. La lumière chaude du couchant illumine un superbe panorama.

Beaucoup de mal pour trouver un resto ouvert. Nous irons dans un tout petit resto tenu par deux jeunes féroïens manger un Fish n Chips.

Îles Féroé, Sandavágur

Départ des Féroé.

Îles Féroé, Bøur

Notre vol est prévu en début d'après-midi. Avant de rendre notre voiture de location, nous faisons un dernier petit tour sur Vágar.

Nous passons par le «Lac suspendu» et la statue du cheval, Bøur, Gásadalur.

Puis nous nous dirigeons vers l'aéroport où notre vol à destination de Copenhague sera à l'heure.

Cette découverte des Îles Féroé nous a enchanté. Paysages sans arbres, comme l'Islande et le même climat, venteux, humide ... difficile! Mais c'est très vert 😉

Sentiment de liberté dans une nature sauvage soumise aux éléments qui se déchaînent bien souvent. Peu de touristes, nous étions la plupart de temps seuls. Grande amabilité et courtoisie des féroïens et sentiment de sécurité. Ici, on ne ferme pas les portes à clé. Un très bon contact avec les propriétaires de nos gîtes, chaleureux, accueillants.

Comme dans tous les pays scandinaves, le niveau de vie est élevé et cela se ressent dans les achats au supermarché, les restaurants, les locations.

C'est tout de même le seul pays où nous avons du nous acquitter un droit d'entrée lors de nos balades en pleine nature et cela fait polémique car le droit d'entrer est parfois prohibitif.

Nous avons parcouru pratiquement toutes les routes accessibles des îles que nous avons visité, allant parfois dans des villages du «Bout du Monde» accueillis par les oies cendrées et les moutons. L'océan, est omniprésent et, avec l'élevage des moutons, la pêche et l'industrie des saumons sont les ressources principales.

C'est un pays très attachant et nous y reviendrons certainement un jour. Nous en sommes revenus très nostalgiques, des paysages sublimes gravés dans notre mémoire.

1ére partie du voyages aux Îles Féroé.