La Kora du Mont Kailash.

Le Mont Kailash au Tibet.

Retour au Tibet.

Om maṇi padme hūm, le mantra de la grande compassion.

Après un premier voyage au Tibet l’été 2009, où nous avions été éblouis par ce pays, ce peuple, cette culture millénaire, nous avons décidé d’y retourner l’année suivante pour un grand périple de trois semaines avec pour point d’orgue le pèlerinage du Mont Kailash.

Petite déception, nous n’aurons pas les mêmes guides et chauffeurs avec lesquels nous avions tant sympathisé. Mais nous ne serons pas déçus par ceux qui nous attendent à notre arrivée à l’aéroport de Lhassa.

Il est déjà tard lorsque nous atteignons Lhassa et nous installons à l’hôtel, mais nous ne pouvons nous  empêcher d’aller voir le Potala se dresser majestueusement dans le ciel d’un bleu profond et aller tourner en compagnie des pèlerins autour du Jokhang dans le centre ville. Nous constatons de nouveau avec émotion la grande ferveur et dévotion des tibétains qui tournent inlassablement en faisant tourner leur moulin à prières d'une main ou en se prosternant tout au long du parcours.

Notre hôtel étant proche du Potala, nous ne pouvons nous empêcher d'aller le saluer avant de regagner notre chambre. Avec ce ciel de nuit, il est encore plus magnifique et mystérieux.

Pendant deux jours nous resterons autour de Lhassa à visiter les monastères que nous n’avions pas vus le précédent voyage. C’est aussi pour nous acclimater à cette altitude de 3 600 m, nous qui venons du bord de mer. Notre longue route nous fera franchir des cols à plus de 5 000 m.

Départ, direction plein Ouest.

Aujourd'hui nous quittons définitivement Lhassa pour traverser d’Est en Ouest le haut plateau tibétain d’une altitude moyenne de 4500 m. Durant cette longue traversée nous verrons de splendides paysages et aurons quelques surprises comme un pont infranchissable, la perte d’une roue en roulant, l’aide pour sortir d’un bourbier des pèlerins en déshérence, nos chauffeurs et guides punis par les militaires chinois, un trajet se prolongeant tard dans la nuit complètement perdus parmi les routes en travaux.

Le Tibet nous a réservé bien des émotions, pas toujours agréables. Soupe avariée, toilettes d’une puanteur cadavérique, hôtels d’état  à la propreté douteuse où tout est déglingué.

En compagnie de notre guide Tempa (à gauche) et chauffeur Sampa (à droite).

Mais nous étions au Tibet, accompagnés d’un chauffeur et d’un guide tibétain et très rapidement des liens se sont tissés entre nous et une confiance mutuelle a scellé notre amitié.

Le départ à la fin de notre séjour a été très chargé en émotion. Que vont ils devenir, nous ne le saurons pas car la censure interdit les échanges de mail. Quand on peut en envoyer, on se rend compte qu'il est formaté "Tout va bien" De plus nous resterons très discrets pour surtout ne pas leur attirer d'ennuis. La répression est terrible, dix ans de prisons pour posséder une image du Dalaï-lama avec torture en prime.

La ville de Lhassa est peu à peu envahie par les chinois et les tibétains deviennent minoritaires dans leur pays. Depuis que la ligne de train rapide arrive au Tibet, ce phénomène ne fait que s'amplifier.

Notre guide, Tempa et notre chauffeur, Sampa, tous deux tibétains. Nous aurons l'occasion de revoir Tempa lors d'un troisième voyage au Tibet en novembre 2012.

Retrouvailles empruntes d'une grande émotion comme lorsque nous nous étions quittés car une grande complicité s'était établie entre nous. Je me souviens d'une soirée où nous avions bu pas mal de bières et nous avons ri aux larmes de nos pitreries. Tempa et Sampa ne se connaissaient pas avant ce voyage et pour eux aussi une grande complicité s'est établie entre eux à la fin de ce parcours.

En compagnie de notre guide Tempa (à gauche) et chauffeur Sampa (à droite).
Tempa et Sampa déposent à un col une banderole en offrande.

Grand contraste entre Lhassa très peuplée où nous déambulions parmi la foule et cette grande traversée du haut plateau tibétain quasi désertique avec quelques nomades rencontrés au hasard de notre route. Quelques habitations isolées ou des campements nomades perdus en plein désert. Les enfants qui devaient à notre rencontre et auxquels nous offrions quelques ballons. Nous sommes aussi allés boire un thé au beurre plusieurs fois chez certains habitants quand notre chauffeur voulait avoir des renseignements sur la route.

Au départ de Lhassa, nous avons déjeuné dans un restaurant. Le lendemain notre guide nous dit qu'on va s'arrêter pour déjeuner. Mais nous n'avons rien prévu.

C'est comme ça que nous avons partagé le repas de Tempa et Sampa. La fameuse Tsampa, la bouillie (ou pâte) de farine d'orge grillé délayée dans le thé au beurre de yak et du fromage de yak. Sampa dépose la farine et le fromage sur une peau fine et circulaire. Il referme la peau, secoue pour tout bien mélangé, ouvre la poche pour rajouter le thé au beurre referme et secoue, remue jusqu'à obtenir une pâte style sablée. Il nous en distribue des morceaux que nous accompagnons de thé au beurre en mangeant des pattes de poulet en conserve.

Tsampa pour notre repas et thé au beurre de yak.

A partir du lendemain, nous avons remplacé les pattes de poulet par des cuisses et quelques petits gâteaux achetés dans les villes que nous atteignions le soir pour aller à l'hôtel. A cette époque, le Tibet était en travaux. Construction de routes de toute part et parfois nous nous sommes arrêtés dans de petits restaurants de chantier abrités sous une tente au contact des ouvrières et ouvriers tibétains qui venaient se reposer et se réchauffer quelques instants.

Darchen.

 

Nous arrivons à Darchen en fin d’après-midi après 1 400 km de piste depuis Lhassa et allons nous installer dans un hôtel.

Cette petite bourgade est le point de départ du pèlerinage, la Kora du mont Kailash.

Nous commençons par nous installer à l'hôtel.

La bourgade de Darchen, point de départ de la Kora du Mont Kailash.
Le Mont Kailash.

Cette montagne sacrée est vénérée par les Bouddhistes, mais aussi les Böns (prononcer beun) les  Hindous et les Jains. Nous avons la chance de ne pas être en période de pleine lune ce qui limite les Hindous qui viennent par centaines, parfois plus de deux mille. Notre pèlerinage en sera plus clément et pour nous plus authentique.

Pour les Bouddhistes le mont Kailash est la demeure de Chenresig, le Bouddha de la compassion. Pour les Hindous il est le mont Meru, le centre du monde et la demeure de Shiva. Pour les Jains il est le mont Ashtapada où Rishabhadeva, fondateur de leur foi, atteignit le nirvana. Pour les Böns c’est la demeure de la déesse Sipaimen.

Tempa, notre guide, nous dit que nous allons rencontrer notre porteur et il faut préparer le sac à lui confier.

Nous trions donc les affaires qui nous serons nécessaires pour les trois jours de pèlerinage puis allons porter ce sac au porteur.

Surprise, le porteur est une femme et nous sommes honteux de faire porter par une femme notre sac. Mais Tempa nous dira qu’elle est habituée à porter ainsi les sacs des voyageurs et que c’est son gagne-pain.

Donc Sondja inspecte notre sac, discute en tibétain avec Tempa puis repart. Tempa nous dira que notre sac n’est pas très pratique à porter.

Notre porteuse, Sondja.
Les rues de Darshen quasi déserte. Quelques touristes seulement et les locaux qui jouent au billard.

Les rues de Darchen sont clairsemées, pas beaucoup de touristes.

Les locaux jouent au billard en pleine rue en buvant des bières. Nous dinons puis allons nous coucher.

Notre chambre donne coté toilettes et l’odeur est épouvantable, nous finissons par nous endormir.

Départ de Darshen.

Réveil tôt le matin, c’est le grand jour, nous partons faire la Kora! Nuit un peu agitée. Un peu inquiets tout de même car nous démarrons à 4 400 m d’altitude et un col à 5 600 m nous attend.

Tempa nous propose d’aller en voiture jusqu’à l’entrée de la vallée pour gagner 8 km sur le parcour.

Mais nous préférons partir de Darchen pour un parcours plus authentique. C'est aussi ce qui a plu à Tempa.

Départ de notre hôtel à Darchen. Sondja porte notre sac.
Les enfants de Sondja a qui nous avons offert des ballons avant notre départ.

Nous passons par la maison de Sondja et là elle transfère toutes nos affaires dans un sac de riz qu’elle portera dans le dos maintenu par une bandoulière.

C’est la façon traditionnelle de porter des charges et nous nous mettons en chemin après avoir dit au-revoir à ses enfants à qui nous avons offert quelques ballons.

La maison de Sondja est très modeste mais bien décorées, le plus pur style tibétains. C'est joyeux, intrigant et très colorés.

Ces enfants sont bien habillés et Sondja travaille toute la saison touristique.

Le sentier grimpe doucement vers l’entrée de la vallée de la Lha-chu, nous faisons une première halte au niveau d’un shorten décoré de drapeaux de prière.

La vue sur la chaîne de l’Himalaya est splendide et derrière nous, le sommet du Kailash pointe dans le ciel bleu.

Premier arrêt, le Mont Kailash est en vue.
Les pèlerins tibétains sur la Kora du Kailash.

Nous ne sommes pas seuls, de nombreux tibétains font eux aussi la Kora. C’est un moment très important dans leur vie spirituelle.

La Kora est un effort considérable tant physique que psychique et permet  d’acquérir des mérites pour espérer une meilleure renaissance dans le cycle des réincarnations.

Les pèlerins ont revêtus des habits traditionnels d’apparat, les femmes arborent des bijoux et des pierres précieuses dans leur coiffure.

Ils transportent leurs bagages à dos de mulet, cheval ou de yak. L’ambiance est détendue, de fête car c’est le début du pèlerinage.

Yaks accompagnant un pèlerin pour sa Kora.

Nous cheminons tranquillement, le sentier grimpe progressivement et cette ascension n’est pas difficile.

Nous arrivons à Tarboche où se dresse un grand mat de prières et Tempa nous expliquera qu’au printemps se déroule la fête de Sagadawa qui commémore l’illumination de Bouddha.

Sondja et Ludo main dans la main pour affronter le chemin de la Kora.

Au bout de quelques kilomètres Sondja s’empare du bâton  de marche de Ludo puis lui prend la main et je les vois repartir sur le sentier main dans la main. Ils effectueront ainsi la Kora, l'un proche de l’autre.

Nous avons confié à Tempa un petit appareil photo et lui avons demandé de prendre quelques photos des pèlerins car nous n’osons pas le faire pour ne pas les déranger. Lui saura le moment opportun pour faire ces clichés.

Nous progressons dans la vallée, elle se resserre et le sommet du Kailash est juste au-dessus de nous.

Sa masse est imposante, énorme pyramide de roche sombre couronnée d’un glacier dont la neige tranche avec la pierre.

Nous progressons bien sur le chemin de la Kora. Le Kailash juste au-dessus de nous.
Petite halte pour un thé au beurre avec Tempa et Sondja.

Nous faisons une pause sous une tente qui peut héberger des pèlerins mais aussi nous désaltérer.

Le propriétaire propose du thé au beurre de yak ou nature, nous l’accompagnerons de petits gâteaux.

Après cette halte, nous reprenons notre route et croisons un groupe de Böns qui marchent dans le sens inverse.

Pour eux c’est presque l’arrivée, alors que pour nous ce n’est que le commencement.

Les paysages qui nous entourent sont grandioses et je scrute les montagnes pour reconnaitre la nature de leurs roches tout en profitant de la quiétude de cette nature trompeuse.

Après environ six heures de marche nous arrivons au monastère de Dira-puk situé à 5060 m sur la rive droite de la Lha-chu.

Ces vingt-quatre premiers kilomètres auront été assez faciles. Nous étions bien acclimatés à l’altitude et avons marché tranquillement.

Nous irons dormir dans l’hostellerie du monastère de Dira-puk où on trouve quelques chambres au confort sommaire pourvues de plusieurs lits.

Nous passerons la fin de l’après-midi à nous reposer, explorer les environs, visiter le temple et sa grotte, rencontrer le moine dépositaire des lieux que connait Tempa.

Le temple se situe face au Kailash, Tempa nous le fera visiter de fond en comble ayant les clés données par le moine.

Hostellerie du monastère de Dira-puk, confort sommaire mais repos récupérateur.
Hostellerie du monastère de Dira-puk, quelques touristes.
Sur le toit du monastère de Dira-puk en compagnie du moine.

Il y a peu de touristes, presque aucun Hindous et les lieux sont vraiment très calmes.

Nous discuterons avec quelques touristes dont une française et prendrons une bière. Ici aussi il y a un billard en plein air et Tempa fera une partie en compagnie d’autres jeunes tibétains.

Nous nous reposons après cette première journée de marche.
Nous nous reposons après cette première journée de marche.
Et nous terminons cette journée par une petite mousse.

Le jour décline et une jolie teinte chaude enveloppe les sommets et j’en profite pour aller faire quelques photos en solitaire loin de l’agitation.

Ludo profite de cette quiétude.
Un jeune pèlerin curieux de voir des occidentaux en ces lieux.
Les yaks de trait se reposent, le jour décline.
Le mont Kailash se pare de jolies couleurs chaudes lors du coucher de soleil.

Nous dînons en puisant dans notre sac transporté par Sondja puis irons nous coucher.

Second jour de notre Kora.

Départ de nuit pour notre seconde étape, le mont Kailash dans la pénombre.

 

Au second jour de notre Kora, nous nous levons très tôt, bien avant le lever de soleil. Petit déjeuner où Tempa nous engage à prendre des forces pour le chemin à venir puis nous mettons en marche dans la nuit.

Le chemin est identique à celui de la veille, il grimpe doucement.

Mais je suis anxieux car un col à 5 600 m nous attend.

Tempa a emporté avec lui une petite bouteille d’oxygène au cas où nous en aurions besoin.

Nous partons donc d’une altitude de 5 060 m et devons gravir 600 m de dénivelé.

Nous entamons le raidillon qui mène au col de Drölma-la.
Le raidillon qui mène au col de Drölma-la, le souffle est un peu court.

Le soleil se lève et mon anxiété fait place à une grande exaltation, nous sommes près du but.

Nous arrivons au pied du raidillon qui grimpe jusqu'au col de Drölma-la.

Le rythme est plus lent, chaque pas est mesuré, anticipé car maintenant je ressens vraiment que l’air est plus tenu, plus rare.

Durant cette montée, nous passons devant une grande pierre plate suivie d’un petit cimetière. Avant de venir faire cette Kora, j’avais lu quelques récits et je reconnais ces cimetières des pèlerins morts en cours de route ce qui ne me rassure pas du tout.

Mais je comprends que ce sont essentiellement les pèlerins Hindous qui succombent à l’altitude car ils viennent d’un pays peu élevé, ne sont pas du tout sportifs et ont acheté tout leur équipement sur la route qui remonte du Népal, en témoignent leur baskets toute neuves.

Pendant l’ascension, Tempa utilisera la bouteille d’oxygène pour soulager quelques vieilles tibétaines à la peine.

Je suis admiratif de ces vielles femmes qui font encore ce pèlerinage malgré leur âge.

Les tibétains sont habitués à l’altitude, leur corps la supporte bien mieux que nous.

Le jour se lève illuminant le Mont Kailash.
L'inscription du haut est un mantra. Celui du bas est "Om maṇi padme hūm"

Malgré ce sentier pentu et tortueux, nous croisons quelques pèlerins qui effectuent la kora en s’allongeant de tout leur long puis se relevant, marchant la longueur de leur corps pour s’allonger de nouveau.

Pour eux, se prosterner,  cette pratique exténuante, leur permet d’acquérir  encore plus de mérites. Ils sont vêtus d’un épais tablier pour amortir les pierres quand ils s’allongent.

Faire la Kora en se prosternant équivaut à vingt Kora ordinaires et quand on arrive à 108, on gagne directement le nirvana. Donc il nous en restera 107 !

Au détour du sentier nous voyons les premiers drapeaux de prières ce qui signifie que nous arrivons au point culminant de la Kora, le col de Drölma-la à 5 650 m.

Finalement ce n’était pas si difficile que ça et je m’en veux d’avoir douté de ma condition physique.

De son côté Tempa nous dira qu’il est très agréablement surpris par notre ascension et pensait que nous mettrions beaucoup plus de temps pour arriver au col.

Arrivée au col de Drölma-la à 5 650 m.
Le col de Drölma-la 5 650 m, nous sommes fiers de nous.

Les pèlerins font une longue halte au col et nous accueillent par des « tashi délé » (bonjour).

Ceux qui arrivent au col crient « Ki ki so so laghyalo » (les Dieux sont victorieux, je suis parvenu au col).

Prières, offrandes, tout le monde fête cette arrivée au point culminant de leur parcours et se restaurent avant de reprendre le sentier.

La fierté d'être parvenu à une telle altitude, merci Sondja.
Au col de Drölma-la, encore une petite photo pour immortaliser cet instant.

L’ambiance est très conviviale, on retrouve toutes les générations de tibétains qui se restaurent, se rencontrent, discutent. C’est un peu irréel à cette altitude.

Au col de Drölma-la, moment de repos, de recueillement, de prières.
Au col de Drölma-la, les pèlerins font des offrandes.

Parmi les offrandes, de la farine d’orge grillée (base de la Stampa), des poudres d’herbes odorantes qu’ils font brûler et cela embaume tout l’air environnant.

Mais aussi de nouvelles guirlandes de drapeaux de prières qu’ils déploient et installent. Le sol en est recouvert.

Tempa est fier de nous, il est surpris de notre rapidité à gravir ce col.
Sondja et son amie.

Nous ferons plusieurs photos pour immortaliser cet instant en compagnie de Sondja et Tempa et une amie de Sondja.

Nous allions prendre le sentier pour redescendre l’autre versant quand Tempa nous dit que puisque nous avons aussi bien marché jusqu’au col en peu de temps, nous pourrions faire le reste de la Kora en une seule étape au lieu de deux.

L’étape intermédiaire ne présentant que peu d’intérêt et cela nous fera gagner une journée dans notre périple.

Nous acceptons sans penser à ce qui nous attend.

Chemin faisant, nous croisons des Böns, les femmes portent leurs parures composées de turquoise, corail rouge, coquillage.

Elles ont leur costume traditionnel avec invariablement le tablier au tissu rayé.

Tempa ayant dit que j’étais médecin, tout le monde me demande des médicaments et je distribue des comprimés de paracétamol jusqu’à épuisement de mon stock. Tempa me conseille de ne pas leur en donner de grosses quantités car ils vont prendre tout d'un coup !

Après le col de Drölma-la, la vallée de la Lam-chu Khir par laquelle nous redescendons.
Un groupe de femmes Bön qui montent vers le col.
Un tibétain en costume traditionnel.
Juste après le col de Drölma-la, un petit lac glacière.
Un couple de tibétains. Le mari égraine son chapelet. Madame avec le tablier et la parure sur ses cheveux.

Nous continuons notre périple par la vallée de la Lam-chu Khir.

Prairies verdoyantes qui contrastent avec les roches nues et acérées des montagnes qui la bordent.

Nous avons beaucoup de chance car très peu d’Hindous, presque uniquement des tibétains ce qui fait que notre Kora en sera plus authentique.

Nous ferons une halte pour déjeuner et nous reposer car le chemin est long.

Le temps est très variable mais la pluie n’est pas loin et nous ne ralentissons pour arriver à Darchen, nous passons par le monastère de Zuthl-puk sans nous arrêter puis par les gorges de la Dzong-chu.

Un arrêt bien venu pour pique-niquer et nous reposer un peu.
Sondja attend Ludo pour repartir.

Sondja attend systématiquement Ludo lorsqu’il s’arrête prendre quelques photos.

Le gamin rencontré au monastère de Dira-puk nous rejoint et je lui donne quelques ballons.

Je retrouve le gamin du monastère de Dira-puk.

Dernière ligne droite, nous cheminons dans la plaine de Darchen.

Nous sommes vraiment fatigués et nous languissons d’arriver au but.

Cette plaine est interminable et lorsque Darchen est en vue cela nous donne du courage pour arriver à la fin de notre Kora.

Le début des gorges de la Dzong-chu.

Après les gorges de Dzong-chu, nous entamons la longue plaine qui mène à Darchen.

Nous arrivons à Darchen vers dix-huit heures trente complètement exténués, marchant de façon automatique sans s’arrêter car pas sûr de pouvoir repartir.

Le tibétains nous dépassent sur le sentier vers Darchen.
Le descente vers Darchen. La route est longue, très longue !

Tempa nous conduit à notre hôtel pour récupérer nos bagages, nous remercions chaleureusement Sondja et lui offrons ce qu’il reste de nos vivres, la prenons dans nos bras mais ce n’est pas dans leur culture et nous la sentons gênée.

Ludo et moi garderons un souvenir impérissable de cette femme courageuse qui incarne le peuple tibétain et qui l'a accompagné durant toute cette Kora.

Nous sommes exténués, des zombies, nous marchons de façon automatique. Mais nous l'avons faite cette Kora, ces 32 km de retour à Darchen ont été vraiment difficiles pour nous. Que dire de ces tibétains qui la font en une journée et de ceux qui la font en se prosternant sur plusieurs jours !

Le lac Manasarovar .

Visite du monastère de Chiu gompa en compagnie de Tempa.

Nous partons à quelques kilomètres de là, sur les berges du lac Manasarovar où un hôtel est réservé, l’hôtellerie du monastère de Chiu.

Nous en profiterons pour nous reposer de cette longue marche en altitude.

Cela nous permet de revenir sur cette Kora du mont Kailash.

56 km de marche, 1000 m de dénivelé, un col à 5 650 m le tout en deux jours à altitude moyenne de 5 000 m.

Mais aussi toutes ces rencontres, ces pèlerins à la foi inébranlable qui font cette Kora en une journée ou bien en se prosternant ou encore en famille.

On touche là du doigt la culture tibétaine et le bouddhisme qui fait partie intégrante de leur vie.

Sur les rives du lac Manasarovar, nous ne ferons pas de Kora même si on peut faire le tour de ce lac sacré en trois jours. (80 km tout de même !)

Nous reprendrons des forces pour la fin du voyage en visitant le monastère de Chiu et logerons dans le refuge juste à côté.

Monastère de Chiu gompa, pierres avec des mantras.
Monastère de Chiu gompa avec le mont Kailash en fond.

Nous arrivons en fin d'après-midi dans l’hôtellerie du monastère de Chiu. Nous nous reposerons car les jambes ne peuvent plus nous porter.

Soirée en compagnie de Tempa et Sampa où nous boirons pas mal de bières.

Le lac Manasarovar se situe à 4 590 m d’altitude, il est voisin du lac Rakshatal (4 575 m). Le Manasarovar fait 20 km de large et 80 km de circonférence. Le Sutlej, le Brahmapoutre, l’Indus et le Karnali prennent leur source dans ses environs.

C’est un lac sacré pour les bouddhistes tibétains, les böns, les jaïns et les hindous.

Pour les bouddhistes tibétains, il représente les eaux primordiales de l’univers, et plusieurs pèlerins en font également le tour. Tout autour du lac se trouvent plusieurs monastères.

Monastère de Chiu gompa avec le Mont Kailash en fond.

Nous passons une journée entière à nous reposer sur les bords de ce lac sacré Nous visiterons le monastère de Chiu gompa et les environs de l'hôtellerie.

Le lac Manasarovar est une des plus grandes réserves d'eau douce du monde. 90 m de profondeur et 395 Km2. Dans ses environs prennent naissance les plus grands fleuve d'Asie.

Des pèlerins qui font la Kora du Manasarovar.

Le monastère de Chiu gompa est une halte dans le pèlerinage autour du lac Manasarovar.

Nous retrouvons les pèlerins avec leurs motos chinoises très robustes dans cet environnement hostile.

Les femmes en tenues traditionnelles, les hommes généralement habillés à l'occidentale.

Nous passerons la journée à nous promener autour du monastère et sur les bord du lac. Rencontre avec des enfants, des pèlerins et repos dans le restaurant de l'hôtellerie.

Les enfants tibétains.

Nous passerons du temps en compagnie de Tempa et Sampa mais irons aussi nous balader sur les rives du lac.

En fin d'après-midi, un énorme orage se forme vers le mont Kailash et se dirige vers nous. Nous faisons de nombreuses photos avant d'aller vite nous mettre à l'abri lorsque le déluge commence !

Tempa a revêtu le manteau traditionnel nomade et pavoise peu fier !

Nous passerons notre dernière soirée dans ce restaurant en compagnie de Tempa et Sampa.

Sampa ne parle pas anglais mais nous arrivons bien à nous comprendre et nous aurons de nombreux fou-rires en faisant des pitreries.

Tempa essaiera ce manteau traditionnel des nomades, manteau que nous aurons vu souvent chez les pèlerins lors de notre Kora.

Le lendemain nous nous levons avant le soleil ( cinq heures) car nous avons une très longue route. Finalement étant partis à six heures du matin, nous arriverons dans la ville étape à plus de une heure du matin complètement abasourdis par ce voyage dantesque.

Perte d'une roue, route barrée pour tir de mines, humiliation par les militaires chinois car nous avons roulé sur une route toute neuve au goudron encore chaud, complètement perdus au milieu des routes défoncées en construction et pour finir le restaurant de l'hôtel nous sert une soupe avariées.

Très dure journée ! Pour nous mais surtout pour Sampa, admiration.

Départ pour Zhangmu.

Tempa et Sampa ne se connaissaient pas avant notre départ. En trois semaines, une grande complicité s'est établie entre eux. Etant tous deux tibétains, ils nous auront fait profiter de la connaissance de leur pays, de leurs coutumes et rencontrer quelques nomades pour boire un bol de thé au beurre avec eux.

Nous poursuivrons notre retour deux jours durant en direction de la frontière Népalaise. Nous laisserons Tempa et Sampa à Zhangmu, ville frontalière, et traverserons le « Pont de l'Amitié » et tirant notre valise des larmes plein les yeux de quitter des amis chers dont on n'aura certainement jamais plus de nouvelles.

Nous déciderons, deux ans plus tard, de retourner voir le Tibet en plein hiver et insisterons auprès de notre agence pour avoir les mêmes guides et chauffeur.

Nous retrouverons avec émotions Tempa qui nous guidera durant cinq jours au travers des monastères et temples perdus dans les montagnes enneigées et glaciales.

Il nous donnera des nouvelles de Sampa qui ne fait plus chauffeur pour touristes mais plutôt de gros camions.

 

La grande complicité entre Tempa et Sampa. « N'aurais-tu pas un peu grossi Sampa ! »

Retour sur notre aventure.

Le Mont Kailash.

Cet article est pour moi une façon de les remercier et de leur rendre hommage. Il y a bien longtemps que je n'ai plus aucun mail de Sempa. Aux dernières nouvelles, il n'était plus guide car pas assez de touristes et travaillait dans un restaurant comme sa femme.

Leur conditions sont précaires et c'est une lutte perpétuelle pour survivre dans leur pays où ils sont devenus minoritaires.

 

Cette grande traversée du haut plateau tibétain avec la Kora du Kailash pour point d'orgue aura été le voyage d'une vie. Des paysages fantastiques, une minéralogie et géologie extraordinaire, même si je n'ai que quelques notions, des monastères et temples somptueux. Je n'ai pas parlé des fresque, peintures, sculptures dans les temples, des Bouddha se dressant dans chacun d'eux ... (peut être un prochain article)

L'épreuve que nous avons traversée en faisant la Kora du Mont Kailash, a été source d'une grande joie teintée d'humilité et fierté. Humbles car nous ne sommes que poussière face à l'immensité du Mont Kailash, centre du monde, demeure des Dieux. Fierté de l'avoir fait, d'avoir la santé et les conditions physiques pour réaliser ce pèlerinage en haute altitude. Et joie d'être si bien accueillis par ce peuple tibétain que nous garderons à jamais dans nos cœurs.

Les images de ces trois voyages son à voir sur mon site des photos de voyage  Tibet.

 

Pèlerins se prosternant devant le Jokhang à Lhassa.

Pour ces trois voyages, nous sommes passés par l'agence Asie Online que nous vous recommandons pour leur professionnalisme.

Le Sultanat d’Oman

Sultanat d'Oman, ville de Rustaq.

Le Sultanat d'Oman, retour en terre inconnue.

Nous connaissions déjà le Sultanat d’Oman de façon impromptue. Nous rentrions du Népal et notre vol, ayant du retard, nous a fait raté la correspondance pour Londres et passer 24 heures dans un hôtel proche de l’aéroport.

Nous avions pu visiter la Mosquée Muhammad Al-Amin proche de notre hôtel.

Sulatant d'Oman. la Mosquée Muhammad Al-Amin.

Cette année, nous allons de notre « plein grès » visiter ce pays. Nous louons un véhicule 4X4 à l’aéroport et partons directement vers Sour plus au sud. Un véhicule 4X4 n’est pas indispensable en Oman mais recommandé si vous souhaitez explorer les pistes de montagne, c’est bien plus confortable.

Notre véhicule, un Kia Sportage 2.4 4X4.

A savoir, rendre le véhicule propre sinon le loueur vous facturera son nettoyage ! (5 Rial)

Nous pensions que les Omanais étaient accros de leurs grosses voitures rutilantes, non ! Une loi interdit d’avoir un véhicule sale …

Mais ce sont tout de même des "fous" du volant, ils vont très vite et supportent mal qu'un véhicule "se traîne" devant eux !

Arrivée à Sour.

Nous arrivons à Sour en fin d’après-midi et profitons de cette fin de journée pour visiter les plages de la ville et assister au coucher de soleil.

Des enfants jouent au foot sur la plage, des pêcheurs tirent leur embarcation hors de l’eau. La plage est assez animée. Nous continuons notre balade jusqu’au coucher de soleil.

Sultanat d'Oman. Fin d'après-midi à Sour.

Le Wadi Shab.

Le lendemain, nous partons visiter le Wadi Shab.

Il faut s’acquitter d’un droit de passage, car le sentier débute de l’autre côté de la rivière et une barque permet d’y accéder.

Le Wadi Shab et ses eaux turquoises.

Le paysage est somptueux, voir ces bassins d’eau limpide, turquoise, côtoyer la montagne désertique est fascinant.

De nombreux touristes sont présents et certains se baignent.

Arrivés au fond du canyon, le sentier devient périlleux et des panneaux mettent en garde sur sa dangerosité. Nous n’irons pas au-delà.

Nous repassons par la côte avant de partir dans les hauteurs en empruntant une route dantesque.

En quelques kilomètres, nous passons du bord de mer à une altitude de près de 1 600 m et nous nous retrouvons dans les nuages.

Quelques villages sur notre route dans un paysage complètement désertique. Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

La côte au loin sous le soleil, mais nous sommes dans les nuages qui se créent au niveau de ce relief élevé de l'Hajar Oriental au nord-est de Sour.

Quelques villages dispersés sur notre route dans ce paysage complètement désertique. Malgré cette brume, la végétation est claircemée.

Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

Hajar oriental, côte nord-est de Sour. Sultanat d'Oman.

Le Wadi Tiwi.

Le lendemain nous partons visiter le Wadi Tiwi.

Nous le préfèrerons au Wadi Shab car moins touristique et d’un accès plus facile par la route.

Après s’être garé nous partons en randonnée, traversons un premier village dans une palmeraie.

Premier village du Wadi Tiwi. Canal d'irrigation. Sultanat d'Oman.

L’eau coule partout ce qui est très étonnant dans ce pays désertique.

Depuis des centaines d’années (1 500 ans), des canaux ont été construits pour acheminer l’eau des Wadi dans les vallées pour la culture des palmiers dattiers majoritairement.

 

C’est une véritable prouesse technique pour suivre les lignes de niveau en empruntant des aqueducs, des tunnels et construire des canaux sur plusieurs kilomètres.

Le résultat est la présence de très nombreuses oasis avec des palmeraies mais aussi des cultures d’arbres tropicaux comme les manguiers, papayers, bananiers en plus des agrumes.

 

Le palmiers dattiers est très représenté au Sultanat d'Oman. C'était une question de survie car les dattes peuvent se conserver jusqu'à deux années. Elles étaient stockées dans les forts permettant de tenir un siège sur une très longue période.

Le Wadi Tiwi est très beau, succession de palmeraies au milieu d’un paysage montagneux et désertique.

Parfois la rivière s’élargie et des piscines naturelles aux eaux turquoises tranchent avec la roche ocre qui les entoure.

Ce foisonnement de végétation, alors que quelques dizaines de mètres plus loin rien ne pousse, est surprenant.

Après 2 heures à parcourir cette vallée parsemée de nombreux villages, nous rentrons à Sour.

Petit bassin aux eaux turquoises dans le Wadi Tiwi non loin de Sour.

Nous visitons un peu la vieille ville et profitons de nouveau d’un joli coucher de soleil.

C’est notre dernière nuit à Sour. Demain nous quitterons Sour et la côte pour l’intérieur du pays.

Le Wadi Bani Khalid.

Le Wadi Bani Khalib très touristique.

Le Wadi Bani Khalid est très réputé mais aussi très touristique. Dès notre arrivée, nous remarquons que le parking est immense et déjà bien rempli !

Ce lieu est très prisé des omanais qui y viennent pique-niquer en famille. L’organisation est sans faille. Des porteurs attendent les touristes avec une brouette pour transporter tout le nécessaire au pique-nique vers le bord du Wadi.

Il y a vraiment beaucoup de monde ce qui nous gâche la visite.

Nous remonterons le Wadi jusqu’à ce que le sentier devienne trop périlleux pour progresser plus avant. Mais il y a vraiment trop de monde pour apprécier ce magnifique paysage de bassins aux eaux turquoise entourés de roches blanches.

Nous ne nous attardons pas et repartons pour Wahiba.

Wahiba Sands.

Dès que nous sortons de la montagne, nous traversons le désert de sable en direction du nord. Une magnifique route remonte vers le nord du pays.

Tout le long de notre périple omanais, nous observerons beaucoup de travaux. Nouvelles routes, grosses infrastructures touristiques.

Le Sultanat d’Oman est en pleine mutation économique et ceci grâce à ses ressources en pétrole et au dynamisme impulsé par le Sultan Qaboos bin Said al Said qui a sorti ce pays du moyen âge en renversant son père le 23 juillet 1970

Transition entre montagne et désert.

Arabian Oryx Camp.

l'Arabian Oryx Camp est en vue.

Après quelques heures de route, et un petit café pris dans un village, nous arrivons à l’Arabian Oryx Camp.

La piste que nous empruntons n'est que sable à perte de vue. Mais cette piste est très passante et nous ne nous ensablerons pas.

Nous aurons quelques difficultés au niveau du camp de tentes car le sable est très meuble. Notre guide local dégonflera les pneus pour que nous puissions garer la voiture plus facilement.

Nous avions réservé avant notre départ sur le Net.

A l’arrivée, nous observons un petit village de vacance perdu en plein désert avec de petits bungalows.

Ce n’est pas vraiment ce que nous espérions, mais le réceptionniste nous indique que notre camp se situe un peu plus loin et plus haut en haut des dunes que ce petit village et nous découvrons un ensemble de tentes disposées en cercle.

Le village d'Arabian Oryx camp.

Nous sommes ravis, c’est vraiment ce que nous recherchions et c’est même un peu trop luxueux.

La tente comporte une petite salle de bain séparée en plus d’une jolie « pièce » avec trois lits bien confortables, un frigo et même un canapé en extérieur devant la tente.

Une fois installés, nous allons boire un thé au restaurant en terrasse puis nous partons à la découverte du désert.

Arabian Oryx Camp, installation dans notre tente.
Arabian Oryx Camp, l'intérieur de notre tente très confortable.
Arabian Oryx Camp, intérieur de notre tente.
Arabian Oryx Camp, le restaurant du camp de tentes.

Des dunes de sable à perte de vue entrecoupées de vallée où on retrouve quelques villages aux maisons clairsemées. Nous passons le reste de l’après-midi à explorer ce désert, descendant et remontant de dune en dune jusqu’au coucher de soleil qui sera somptueux.

Vraiment, nous vous recommandons ce camp perdu en plein désert, à échelle humaine avec un personnel très efficace et sympathique. Retenez, Arabian Oryx Camp !

Lever de soleil à Arabian Oryx Camp.

Nous nous levons à l’aube le lendemain pour profiter cette fois du lever de soleil tout aussi somptueux que le coucher.

Après une belle balade dans les dunes pour immortaliser cet instant magique, nous rejoignons les autres touristes au restaurant pour le petit déjeuner puis reprenons la voiture pour continuer notre périple vers le sud.

Les dunes blanches.

Plage au sud d'Oman.

Direction le sud à la recherche des dunes blanches.

Les routes principales sont belles et très bien entretenues, mais dès qu’on s’en écarte, nous empruntons des pistes et là les difficultés commencent car il n’y a en général pas de panneaux indicateurs ou bien ils sont en arabe.

Nous consultons la carte et le GPS mais difficile de trouver ces fameuses dunes au sable blanc immaculé.

Nous rencontrons un couple d'allemands tout aussi perdus que nous.

Nous rebroussons chemin pour prendre la route en direction de Salalah.

Le paysage change, du désert à perte de vue mais surtout complètement plat. Pas de relief à l'horizon, rien ne dépasse.

Nous décidons de prendre une petite piste qui se dirige vers la côte en espérant voir ces fameuses dunes blanches.

Route en direction de Salalah à la recherche des dunes blanches.
En direction de la côte, le paysage est plat !
Nous sommes avertis ! des dromadaires peuvent traverser la route (ou piste).

Nous étions prévenus !

Nous avons ENFIN trouver ces fameuses et fabuleuses dunes de sable blanc immaculé.

Nous nous arrêtons pour une petite balade en plein soleil pour nous rapprocher de ces dunes et prendre quelques clichés. Ce ne sont peut être pas celles du guide, mais elles correspondent bien à la description qui en est faite.

Une petite balade pour immortaliser ces fameuses dunes blanches.

Sous un soleil de plomb nous progressons en direction des dunes, le sol est jonché de coquillages, nous sommes proches de la mer. Des traces sur le sable, passage de dromadaires, petits rongeurs, canidés ....

Nous repartons pour la ville de Nizwa où nous resterons quelques jours pour visiter cette région.

Le trajet jusqu’à cette ville nous fera traverser une zone désertique extrêmement plate en empruntant une superbe route à quatre voies toute neuve. Nous arrivons à Nizwa en fin d’après-midi et trouvons notre hôtel pour nous y installer.

Et voilà les fameuses dunes blanches.

Nizwa.

Au départ de Nizwa, nous commençons par la visite du château de Jabrin suivit par le Fort de Bahla inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Ce dernier est vraiment splendide, bien restauré, une forteresse immense avec tout un dédale de couloirs, escaliers où il est facile de se perdre.

Le château de Jabrin.

Nous commençons nos visites par le château de Jabrin. Ce château bien restauré est aussi bien meublé, des meubles mais aussi des livres, poteries, objets artisanaux d'époque.

Fort de Bahla.

Extraordinaire fort de Bahla, immense et très bien restauré comme tous ceux que nous avons visités. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. A ses pieds, un village en ruine, un patrimoine qui disparaît.

Le village de Misfat.

Nous reprenons la route pour le village de Misfat que nous finissons par trouver. Difficile de trouver les routes ou villages sans panneaux indicateurs ou, quand ils sont présents, écrits en arabe. Mais nous y sommes parvenus !

Ce très joli village pittoresque, construit à flanc de montagne surplombe une belle palmeraie.

En cheminant dans le dédale de ruelles, nous débouchons sur la palmeraie. Mais il n’y a pas que des palmiers dattiers, nous retrouvons des manguiers, bananiers, papayers et des agrumes. Grâce à l’irrigation et le climat chaud, nombres d’espèces tropicales poussent ainsi en plein désert faisant la richesse de ces villages.

Le village de Misfat, oasis au milieu du désert omanais.
Le village de Misfat, grâce à l’irrigation des espèces tropicales prospèrent.

Le village est en pleine restauration et nombres de maisons deviendront des résidences touristiques dans un cadre calme et verdoyant.

Cela tranche avec les autres constructions que nous avons rencontrées durant notre périple. En effet, tout au long de notre voyage, nous verrons beaucoup de chantiers d’hôtels, de résidences touristiques assez imposantes et il s’en construit un peu partout.

Avant de repartir, nous nous arrêtons dans un petit restaurant local pour boire un thé en terrasse surplombant la palmeraie. Très agréable !

Le village de Misfat, des nombreuses maisons demeurent abandonnées mais beaucoup de restaurations
Le village de Misfat. Un café dans ce petit établissement qui propose restauration et hôtellerie. Beaucoup de restaurations pour accueillir de futurs visiteurs.

Le village d'Al Hamra.

Nous redescendons de Misfat et passons par le village d'Al Hamra.

Cet ancien village, l’un des plus anciens d’Oman, est situé au pied des monts Hajar et construit en briques de terre dans le style yéménite. Les bâtisses comportent deux à trois étages mais la majorité est en ruine, prête à s’effondrer. Dommage de perdre ce précieux patrimoine.

Mais il n’est pas dans la culture omanaise de restaurer les villages. Ils en construisent un nouveau un peu plus loin.

L'ancien village d'Al Hamra. Un patrimoine en disparition.
L'ancien village d'Al Hamra. Rare maison restaurée et habitée.
L'ancien village d'Al Hamra. Dédale de maisons abandonnées.
L'ancien village d'Al Hamra, beaucoup de construction sont en ruine.

Nous regagnons notre hôtel à Nizwa en fin d’après-midi.

Notre hôtel ne sert pas d’alcool dans son bar et nous décidons d’aller dans un autre un peu plus loin qui en sert.

La terrasse devant le bar est remplie de touristes occidentaux alors que dans le bar de nombreux omanais sirotent leur bière en costume traditionnel. Et oui ici, comme aux USA, il faut se cacher pour consommer un peu d’alcool !

Nous avons choisi un hôtel confortable car nous y restons quelques jours. C’est un hôtel moderne sans grand cachet avec restaurant, piscine, salle de musculation.

Le restaurant n’est pas génial, salle très ordinaire et bruyante, plats assez communs mais nous y verrons pas mal de locaux qui semblent apprécier cette ambiance occidentale.

Randonnée dans le Djebel Shams.

Au départ de Nizwa, nous allons dans le Djebel Shams pour une randonnée.

Le Djebel Shams est le point culminant du Sultanat d’Oman à 3009 m d’altitude. Il comporte un canyon, les gorges du Wadi Ghul, aux parois abruptes hautes par endroit de plus de 1000 m.

Au sommet sont installés des radars et donc interdit au public, c’est une zone militaire.

C’est le sentier en balcon W6, qui va du village d’Al-Khateen à Sap Bani Khamis.

Nous effectuerons une très belle randonnée à flanc de falaise jusqu’au fond de ces gorges appelées le Grand Canyon d’Arabie.

En effet, le sentier longe des falaises vertigineuses et même s’il n’y a pas du tout de passages dangereux, il vaut mieux ne pas avoir le vertige. Mais on reste en sécurité sur ce beau sentier en balcon et la balade est très agréable jusqu’au village abandonné de Sap Bani Khamis.

Après cette belle randonnée, nous reprenons les pistes pour explorer ce massif montagneux et nous arrêterons pour un petit pique-nique en pleine nature.

Nous découvrirons quelques oasis avec des cultures maraîchères irriguées par un forage et sur le chemin du retour nous nous arrêterons pour voir l’ancien village de Ghul.

Nous essayerons de remonter le Wadi de Ghul mais la piste est vraiment impraticable pour notre petit 4X4 et nous renoncerons.

Nous rentrons à notre hôtel de Nizwa et retournerons boire une bonne bière fraîche avant le dîner.

Le Djebel Akhdar.

Des pistes qui deviennent rapidement impraticables pour notre petit 4X4.

Au départ de Nizwa, nous partons explorer cette région montagneuse et désertique.

Ludo a planifié un itinéraire mais c’est parfois simple et clair sur une carte et beaucoup moins sur les routes et surtout les pistes que nous rencontrerons.

Nous empruntons une piste qui devient rapidement impraticable pour notre petit 4X4. Nous rebroussons chemin et repartons explorer d'autres pistes.

Nous nous dirigeons vers le Djebel Akhdar et passons un contrôle routier avant de gravir la route vers les sommets et hauts plateaux. Des militaires contrôlent notre véhicule pour être certains que nous avons bien quatre roues motrices et que le véhicule est pourvu d’un système de freinage autonome.

Nous saurons vite pourquoi car quelques centaines de mètres après le contrôle routier, la route commence à grimper de façon vertigineuse.

C’est une très belle route, toute neuve, pourvue de nombreuses voies de détresse pour ceux qui en descendent et on peut voir sur les parapets de grosses marques de véhicules qui l’ont percuté.

La route vertigineuse du Djebal Akhdar. Contrôle routier tout en bas.
Dans le Wadi Bani Habib, ce petit village abandonné. Dans le vallon en contre-bas, des cultures de noyers.

Le Dejebel Akhdar ou montagne verte, englobe à la fois la montagne elle-même et toutes les hautes terres situées à une altitude moyenne de  2000 m.

Nous commençons par visiter le Wadi Bani Habib sur le plateau inférieur. Belle balade au milieu des vergers de noyers et visite du village en ruine.

Nous repartons et grimpons sur le plateau supérieur, le plateau de Saiq où se situe la ville de Sayq et ses hôtels luxueux.

Un superbe point de vue nous permet de voir des cultures en terrasse, point fort du Sultanat d’Oman que d’arriver à cultiver en pleine zone désertique.

 

Un cappuccino sur notre parcours puis nous repartons explorer cette splendide région.

Nous serons toujours bien accueillis en Oman, dans les restaurants, les bars, les hôtels. Ce fût une vraie surprise et un pur bonheur de rencontrer les omanais sur notre route.

 

Nous verrons beaucoup de vergers. A cette altitude, les températures sont plus clémentes et les cultures maraîchères et fruitières sont bien développées.

Après quelques beaux panoramas, nous redescendons et testons notre freinage assisté dans les pentes vertigineuses du retour.

Un cappuccino avant de reprendre la route.
Du haut du Djebel Akhdar, vue impressionnante sur la plaine en contre-bas.
Djebel Akhdar, la route vertigineuse du retour.

Arrivés dans la plaine, nous nous arrêtons à Birkat pour voir un ancien village abandonné comportant de nombreuses bâtisses de style yéménite.

Nous cheminons dans la palmeraie entourant ce vieux village et j’observe avec amusement les petits poissons qui essayent de remonter le courant dans les canaux aux eaux limpides.

Nous rentrons à notre hôtel à Nizwa.

Le village abandonné de Birkat au soleil couchant.
Village de Birkat. Un patrimoine en péril.

Sohar.

Aujourd’hui, nous remontons vers le nord-ouest pour la ville de Sohar. Là encore nous rencontrerons des difficultés sur notre itinéraire programmé car une des routes est coupée, en complète reconstruction.

Les tombes d’Al Ayn.

Nous commençons par les tombes d’Al Ayn.

Ce sont des monticules de pierres sèches aux formes arrondies alignés côte à côte sur la crête d’une colline. Avec le Djebel Misht déchiqueté en arrière-plan, la vue est sublime.

Ces tombeaux sont très anciens, bâtis entre 2000 et 3000 ans avant J.-C., ils rassemblent parfois plusieurs centaines de défunts par tombes et sont particulièrement bien conservés. Ces tombeaux, situés sur une ancienne route caravanière, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous continuons la route en longeant le Djebel Misht.

Sur fond de montagne déchiquetée, un vieil homme dirige son troupeau de chèvres en conduisant son 4X4, étonnant.

Nous ne verrons pas de pauvreté au Sultanat d’Oman. L’essence est à environ 0,50 €/l ce qui nous fera faire de belles économies durant notre grand périple.

La restauration dans les grands hôtels est un peu élevée mais dans les restaurants locaux c’est vraiment peu onéreux. De même les petits hôtels sur notre parcours étaient vraiment bon marché.

Sur la piste, un joli dromadaire blanc en liberté. Les dromadaires se baladent souvent en plein désert seuls ou en petits groupes mais ils sont entravés au niveau des pattes avant par leur propriétaire, ce qui permet de les récupérer plus facilement. Celui-là se baladait tranquillement.

La mine de chrome.

Au hasard de nos pérégrinations notre piste débouche sur un paysage splendide, plein de couleurs.

Au milieu des collines multicolores on trouve le terril d’une mine de chrome et la couleur verte de ces minéraux tranche avec le dégradé d’ocre qui l’environne.

Nous poursuivons vers Sohar et de nouveau de splendides paysages au soleil couchant. Des reliefs ocre sur fond de collines tourmentées, c’est un enchantement.

 

Le reste de la route jusqu’à Sohar sera beaucoup plus monotone et nous arriverons à notre hôtel la nuit tombée.

 

C’est un superbe hôtel que Ludo a réservé, assez luxueux, nous resterons deux jours. Bonne restauration et chambre spacieuse au calme proche de la plage.

Sohar beach hotel.

Colline de Zuha et Géotimes.

A la recherche du fumeur noir, la colline de Zuha.

Aujourd’hui nous partons à la découverte de curiosités géologiques.

En premier, nous recherchons la colline de Zuha qui correspond aux vestiges d’un « Fumeur noir ».

Qui n’a pas vu ces reportages à bord d’un sous-marin au beau milieu de l’atlantique filmant des cheminées qui crachent un liquide noir. Cela se passe au niveau de la faille médio-atlantique, là où les plaques africaines et sud-américaines se séparent (mais aussi les plaques eurasiatique et nord-américaine).

Du magma remonte par des failles lors de l’écartement des plaques tectoniques et l’eau de l’océan s’infiltre, atteint des zones très chaudes puis remonte et jaillit au niveau de ces cheminées en crachant un liquide très chargé en minéraux. L’eau refroidissant à l’embouchure de ces cheminées, certains minéraux précipitent car ils ne sont plus solubles.

Sur la colline de Zuha, on peut voir la différence avec les paysages qui l'entoure.

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer. Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan.

Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer.

Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan. Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Sur la photo ci-contre, on peut voir les couches sédimentaires de cette anciennes mer.

Les couches sédimentaires de l'ancienne mer Téthis.

Et la colline de Zuha correspond aux vestiges d’un fumeur noir qui a été remonté des profondeurs océaniques et déposé à l’intérieur des terres sur le continent.

On retrouve en quantité des minéraux aux couleurs vives, se sont en général des sulfures métalliques plus au moins oxydés. On peut vraiment voir que cette petite colline est bien différente de celles qui l’entourent par les couleurs des roches qui la composent.

Je passe un bon moment à gravir et explorer cette petite merveille à la recherche de belles pierres.

A la recherche du Géotimes.

C’est grâce à deux articles qui indiquaient les coordonnées GPS que nous avons pu trouver cette petite colline perdue au milieu de nulle part.

Nous repartons à la recherche du « Géotimes » avec les coordonnées fournies par les articles.

Cette fois c’est un peu plus facile car cette formation se situe au bord d’une route et d’un petit Wadi.

Ce Géotimes correspond à de la lave qui s’est échappée des failles lors de la formation de la mer Téthis. La lave sortant au fond de l’océan se fige instantanément en formant des cylindres allongés enchevêtrés les uns sur les autres. C’est là encore ce phénomène exceptionnel d’obduction qui a fait remonter ces formations à la surface.

Bon, ces formations sont nettement moins belles visuellement que la colline de Zuha, mais je suis ravi d’avoir pu voir cela de mes yeux.

Si ces formations géologiques exceptionnelles vous intéressent, vous pouvez consulter les articles de ces deux passionnés.

Le blog d'André LAURENTI  et L'article de Christian NICOLLET

Ici, un pilow-lava fracturé perpendiculairement à sa longueur. On peut voir la cristallisation en étoile du basalte.
Géotimes. Après la formation de l'amas de pilow-lavs, du magma est remonté formant ces dykes parallèles de couleur claire.

Toute cette formation est un empilement de pilow-lava, du magma sortant de failles et se solidifiant au contact de l'eau et formant ces longs boudins.

En coupe, quand ils se cassent, on peut voir la cristallisation en étoile du basalte qui les constitue.

Ces formations peuvent être traversées par des dykes, c'est à dire du magma qui remonte des profondeurs, traverse ces couches de pilow-lava pour reformer ces mêmes formations quand il arrive au contact de l'eau de mer. Ces dykes sont les bandes claires qui traversent la formation de pilow-lava.

 

Nous continuons notre route en nous perdant dans un no man’s land où les pistes ne figurent pas sur les GPS puis nous trouvons enfin notre route et poursuivons à la recherche du Moho.

Vu qu’on ne le trouvera pas, cette fois le GPS nous donne des informations qui nous paraissent incohérentes, je ne détaillerais pas cette formation géologique issue elle aussi de l’obduction. Mais je vous donne rendez-vous dans deux ans car nous retournerons certainement dans ce paradis des géologues.

Nous continuerons notre route en rentrant à notre hôtel à Sohar.

Mascate.

Le château de Rustaq.

De Sohar à Mascate, nous longerons la côte mais ferons un détour pour visiter le château de Rustaq.

Nous sommes accueillis par le guide à l’entrée du monument, il nous donnera quelques éléments pour comprendre cette construction, elle aussi, très bien restaurée.

Une curiosité pour ce fort, dans le sous-sol se trouve un canal où coule de l’eau chaude qui était utilisée pratiquement à tous les niveaux du château grâce à différents puits d'accés.

La ville de Rustaq, ancienne capitale d’Oman est réputée pour ses sources chaudes qui alimentent aussi des bains publics.

Nous continuons nos visites en flânant pour découvrir les pistes au niveau des Wadi.

Arrivée à Mascate.

Nous finirons par arriver à Mascate en fin d’après-midi et irons nous installer à l’hôtel avant de partir flâner sur la corniche qui longe le port.

Ludo a réservé un hôtel modeste mais très bien situé en centre-ville en bord de corniche de Mutrah.

La corniche de Mutrah est pleine de vie, quelques touristes mais aussi beaucoup d'omanais qui flânent, se prennent en photo et profitent de la fraîcheur de cette soirée en famille.

Mascate et ses alentours.

Nous commençons par une petite visite du Souk, de la corniche avec son port puis le palais du Sultan Qaboos ibn Saïde.

Nous consacrerons notre dernière journée à Mascate à visiter les alentours de cette capitale très étendue.

Nous irons tout d’abord en bord de mer voir les omanais à la plage puis explorerons les nombreuses nouvelles constructions, des résidences, des quartiers  situés sur des collines désertiques en bord de mer.

Nous passons pas une plage où quelques omanais profitant du bord de mer. Etant dans un pays chaud et par tradition les omanais sont pudiques et ne dévoilent pas grand chose de leur corps, nous sommes un peu étonnés de voir les femmes en habit traditionnel noir tandis que les hommes sont beaucoup décontractés. Mais cela n'empêche pas les femmes de jouer au badminton.

Du coup, ils utilisent de grande tentures pour se protéger des rayons ardents du soleil et rester à l'ombre.

Seuls quelques touristes sont en maillots de bain, dévoilant leur corps. Les omanais sont connus pour leur tolérance, leur accueil et hospitalité.

Qaboos Ibn Saïd al-Saïd

Les vacances se terminent, après quelques achats au souk et d'autres balades dans la vieille ville de Mascate, nous partons rendre le véhicule à l'aéroport et revenons à notre hôtel en taxi.

Nous serons vraiment séduits par ce pays, ses habitants et ses paysages fantastiques. Le tourisme est en plein essor au Sultanat d'Oman, nombreux chantiers de construction de complexes touristiques, routes à 4 ou 6 voies traversant le pays de toute part. Il faut y retourner avant qu'il ne soit transformé par une activité touristique intensive. Nous projetons d'y retourner avant deux ans.

Quelques semaines après notre retour, nous apprenons le décès de ce Sultan si singulier.

«Le gentleman du Golfe» s’en est allé. À 79 ans Qabous Ibn Saïd al-Saïd est mort vendredi 10 janvier 2020 à Mascate.

Malgré son autoritarisme, dirigeant une monarchie absolue interdisant les partis politiques, ce sultan a su faire évoluer son pays, tirer parti de ses richesses et en faire profiter sa population. C'est grâce à lui que le Sultanat d'Oman a pu sortir du moyen age, donnant des droits aux femmes et il a activement participer à de nombreuses négociations au moyen-orient par ses qualités de tolérance.

Souhaitons que son successeur prolonge le chemin qu'il a tracé.

Sa Majesté, le Sultan Qaboos Bin Said.
la civilisation omanaise, vivait et continue de vivre dans l'approche de la tolérance, de la modération et de la coexistence civilisée.

En deux semaines, nous aurons bien visité ce pays. Les wadis, les paysages désertiques, les petits villages perdus dans la montagne ou au fond des vallée, les villes ...

C'est aussi un paradis pour les géologies avec des formations uniques sur la planète qu'il faut savoir découvrir.

Notre parcours en Oman.

Voici donc le tracé de nos pérégrinations en Oman, plus de 3000 km dont certaines pistes assez difficiles, mais un pur bonheur.

Nous y sommes allés fin novembre, début décembre, période où la température est idéale (25° à 30°c).

Malgré quelques orages, nous n'aurons pas eu de problème de crue subite dans les wadis, phénomène qu'il faut avoir à l'esprit constamment car pouvant être dramatique. Observer le ciel régulièrement et prévoir de pouvoir monter se mettre hors du lit du wadi.

Prévoir de bonnes réserves d'eau lors des balades car c'est une chaleur sèche et on se déshydrate très facilement. Lors de déplacements en 4X4 dans les zones désertiques, prévoir suffisamment d'eau et des vivres pour 3 à 4 jours si vous tomber en panne et restez bloqués. Vous pouvez aussi prévoir un petit compresseur portatif pour regonfler vos roues. En effet pour ne pas s'ensabler dans le désert de sable, il faut dégonfler les pneus, mais il faut ensuite les regonfler pour poursuivre votre voyage et il n'y a pas toujours une station de gonflage à proximité.

Le change des euros en Rial omanais (OMR) n'est pas en notre faveur et le coût est assez élevé dans les hôtels et restaurants touristiques mais très abordable dans les villages ou les restaurants locaux et c'est toujours un plaisir de prendre un repas dans un petit village où nous sommes en contact directe avec la population et l'accueil est toujours chaleureux.

Je dédis ce voyage à mon professeur de science, Denise Benguigui, qui a su me passionner pour la géologie quand j'étais en 5ème au lycée. Ses cours sur le terrain étaient fascinants tout comme sa personne était généreuse. C'était ma patiente mais aussi une grande dame qui m'a profondément marqué durant ma scolarité et qui aura toujours une petite place dans mon cœur.

Merci Denise.

La Mongolie

La Mongolie.

Voyage en Mongolie en juillet 2019.

Un début difficile !

L’appareil d’Aeroflot a eu plus de 30 minutes de retard au départ de Marseille. Nous avons donc raté notre correspondance pour Oulan-Bator et passerons 48 heures enfermés dans le Novotel de l’aéroport de Moscou car pas de places sur le vol du lendemain. Reclus et aucune possibilité de communiquer avec les autres clients de l’hôtel. On nous accompagne sous escorte de nos chambres au restaurant de l’hôtel, hallucinant ! Un vrai film d’espionnage dans cette grande « démocratie » !

Salle de restaurant du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant des "emprisonnés du 1er étage" du Novotel Aéroport de Moscou.

Seule compensation, nous ferons le voyage Moscou Oulan-Bator en classe affaire.

Même si le vol Moscou Oulan-Bator n'a duré qu'environ 6 heures, nous nous reposerons après un délicieux repas.

Courte nuit mais confortablement installés.

Maigre consolation, la classe business.

Arrivée à Oulan-Bator

Arrivés à Oulan-Bator, mon sac n’est pas sur le tapis. Nous sommes une bonne quarantaine à faire la queue au bureau des bagages et une mongole habitant Lyon me dit que chaque année c’est la même chose ! Merci Aeroflot !!!

Formalités faites, nous sommes accueillis par notre guide, Bilgai et notre chauffeur, Jagaa.

Nous avions déjà deux jours de retard et Bilgai décide de partir sans attendre mon sac que je retrouverai deux jours plus tard. Guide et chauffeur se lèveront à une heure du matin pour aller prendre le sac arrivé par bus dans une petite ville voisine de notre camp de Gers. Merci à eux qui assurent !

Notre véhicule 4X4, un Mitsubishi.

Nous quittons donc Oulan-Bator pour descendre vers le sud. Nous avons un 4X4 de compétition !

Notre chauffeur, Jagaa, est un grand bricoleur et tout le long du voyage, il réparera, bichonnera son véhicule.

Conduite irréprochable, aussi bien sur route que sur piste et même dans le sable.

Trop fort Jagaa !

Premier contact avec les paysages arides de Mongolie parsemés de yourtes qu’on nomme Ger en Mongolie. Traversée de petits villages puis un arrêt pour prendre de l’eau dans un puits, elle servira pour la vaisselle et la cuisson.

Un petit village typique de Mongolie.
Puits pour l'abreuvage du bétail.

Cette vache nous regarde remplir le bidon et semble avoir soif.

j’en profite pour remplir l’abreuvoir et du coup des chèvres et des moutons viennent boire.

Malgré l’aridité, je suis étonné de voir le niveau de l'eau dans le puits assez proche de la surface, environ 2 mètres.

Puits pour l'abreuvage du bétail.
Baga Gazriin Chuluu.

Nous continuons notre route vers le sud, les paysages sont de plus en plus arides.

Nous passons par Baga Gazriin Chuluu pour visiter un ancien monastère dont il ne reste que des ruines.

Mais lorsque nous arrivons nous croisons des pèlerins qui viennent se recueillir sur ces lieux.

Notre premier campement en plein désert

Après une longue route, nous arrivons à notre lieu de campement en plein désert.

Une fois les tentes montées, je pars explorer les alentours en grimpant sur une colline pour un meilleur point de vue.

Quelques serpents sur le sentier, c’est une des premières fois que j’en vois autant en si peu de temps.

Qu'il est bon de se dégourdir les jambes, entre le vol et les heures passés en voiture.

Notre premier campement sous tente en plein désert.
Serpent chassant des rongeurs.

Je profiterai aussi de cette zone désertique pour expérimenter mon drone et faire quelques vidéos et photos.

Je ne suis pas très confiant et être dans ce paysage bien dégagé est rassurant, je peux le suivre des yeux, mais j'ai encore à apprendre sur les réglages, surtout les photos et vidéos.

Nous repartons le lendemain toujours en direction du sud pour atteindre le Gobi.

Mais la route est longue et nous nous arrêterons pour visiter le canyon de Yoliin Am.

Dans cette gorge étroite, la neige forme de grosses congères qui ne fondent qu’en été.

La malchance continuant, je chute sur une plaque de glace et casse mon smartphone ainsi que la tablette !

Le canyon de Yoliin Am.

Les dunes de Khongor

En route vers les dunes de Khongor.

En fin d’après-midi nous arrivons dans un camp de yourtes pour la nuit.

Nous poursuivons notre route le lendemain, toujours vers le sud, en s’enfonçant dans le désert de Gobi. Cette nouvelle étape nous conduit aux dunes de Khongor.

Un arrêt dans un village pour quelques achats, un autre pour le déjeuner.

 

Nous pique-niquons sur un promontoire d’où nous avons une superbe vue sur la vallée avec une dune qui la parcourt, la vue est vraiment belle.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à destination et nous installons dans une yourte.

Nous sommes « chez l’habitant », c'est-à-dire des yourtes jouxtant celle de nos hôtes.

Il n’y aura donc pas de douche ce soir ! (mais nous avons des lingettes !)

Camp de yourtes.

Le programme prévoit une ballade en chameaux.

Nous enfourchons nos montures et une femme nous conduit dans le désert jusqu’à une rivière où le bétail, ainsi que les chameaux, s’abreuvent.

Cette balade n’est pas des plus intéressante car vraiment destinée aux touristes, elle nous permettra d’avoir un beau point de vue sur les paysages désertiques qui nous entourent.

La fin d’après-midi est marquée par un orage qui passe accompagné de vent violent.

La météo change très rapidement en Mongolie. Nous aurons fréquemment du soleil, de la pluie, du vent dans une même journée.

Bilgai nous emmène jusqu’à la plus haute dune pour le coucher de soleil.

La région est très touristique et tout ce petit monde grimpe, se photographie sur la pente et au sommet de cette dune.

Un vent violent soulève le sable, le projette sur nous, fouettant nos jambes, dépassant le sommet de la dune. Impressionnant !

La lumière au coucher du soleil est magnifique et nous resterons jusqu’aux derniers rayons pour admirer ce spectacle avant de retourner dans nos yourtes pour la nuit.

Le canyon de Kherman Tsav

Pour cette nouvelle journée, nous continuons à descendre vers le sud pour visiter le canyon Kherman Tsav.

De nouveau un arrêt pour quelques courses et nous en profitons pour acheter un peu de bière pour les apéros du soir.

Un arrêt pour le petit déjeuner et pendant que Bilgai cuisine nous en profitons pour une balade et quelques photos.

Pendant que Bilgai cuisine, que Jagaa bricole sa voiture, nous partons avec Ludo explorer les environs.

Nous prenons un petit canyon qui serpente entre des collines et en grimpant sur l'une d'elle nous avons ces paysages fantastiques sous les yeux.

La route est longue et semée d'embûches. Nous perdons le tracé de la piste ce qui nous oblige à de fréquents demi-tours, nous nous ensablons en redescendant vers le canyon et nous arrivons bien tard à notre campement.

Mais quel spectacle !

Nous avons longé un canyon couleur ocre rouge aux reliefs très accidentés. On se croirait sur la planète Mars !

Il est bien trop tard pour aller explorer ce canyon. Après avoir monté nos tentes, nous nous baladons dans les alentours pour quelques photos puis, après le dîner, quelques photos nocturnes avant d’aller nous coucher.

Nous sommes assez déçus par tous ces contre-temps et surtout de ne pas pouvoir cheminer dans le fond du canyon et ne pas aller voir les fossiles de dinosaures, mais c'est ça le voyage, on ne fait toujours le programme dans son intégralité. Il y a des imprévus qu'il faut bien gérer.

Départ matinal pour remonter le canyon.

Le lendemain, frustrés de ne pas avoir assez bien profité de ce spectacle la veille, nous proposons à Bilgai de partir à pied très tôt pour remonter le canyon et faire de belles photos.

Nous partons à six heures du matin, Bilgai nous propose de nous faire le petit-déjeuner mais nous déclinons son offre pour qu'il puisse retourner se reposer.

Nous remontons jusqu’au plateau pour longer le canyon jusqu'à notre point de rendez-vous convenu avec Bilgai.

Encore un vent terrible qui soulève et balaie le sable.

Nous progressons en faisant de nombreuses photos et admirons ce paysage fabuleux.

Nous sommes seuls au monde, à l’exception de nos guides, nous ne croiserons personnes toute la matinée.

Pas même un véhicule, juste quelques oiseaux, lézards, insectes.

Nous arrivons après trois heures et demi de marche jusqu’à notre point de rendez-vous, une demoiselle-coiffée bien visible de la piste.

Départ matinal pour remonter le canyon.
Petit déjeuner au milieu de nulle part.

Et l’attente commence, en plein soleil sans une ombre à l’horizon, perdus dans l’immensité du désert de Gobi, avec un vent qui dessèche tout.

Nous avions pris une bouteille d’eau, mais à notre arrivée nous l’avons terminée.

Pour tuer le temps je cherche quelques beaux cailloux et Ludo fait des photos.

Le temps passe et nous nous interrogeons sur ce que nous pouvons faire.

Surtout ne pas se séparer, retourner au point de départ n’est pas envisageable vu le temps que nous avons mis pour atteindre notre lieu de rendez-vous.

Nous décidons donc d’attendre mais pas vraiment rassurés.

Nous sommes arrivés vers 9h30 et maintenant il est plus de 10 heures et toujours personne à l’horizon, on doit donc se résigner à attendre encore.

Finalement à 11 heures nous voyons le véhicule qui vient vers nous. Ludo et Bilgai ne s’étaient pas vraiment compris sur l’heure du rendez-vous.

Ils nous prennent au passage puis nous faisons un bout de route pour trouver un endroit moins venté pour prendre notre petit déjeuner.

Avec les deux jours de retard à notre arrivée, nous n’aurons pas le temps d’explorer à pied le fond du canyon ni d’aller voir les fossiles de dinosaures.

C’est vraiment dommage car ces paysages font partie de ceux que j’affectionne particulièrement, la Terre mise à nue, paysage minéral, désertique, inhospitalier mais somptueux, irréel.

Avec cette balade, nous aurons quelques beaux clichés, de quoi faire de beaux panneaux à afficher et avoir de beaux souvenirs.

Nous reprenons la route de la veille que nous remontons en sens inverse avec presque autant de demi-tour pour cause de piste « évanescente » et nous camperons au milieu de nul part.

J'aime ces campements sauvages, loin de tout avec ce sentiment de liberté et l'absence totale d'autres touristes. Un luxe même sous une tente.

Notre itinéraire nous a conduits au sud, en plein désert de Gobi et maintenant nous remontons vers le nord-ouest pour découvrir d'autres paysages.

Le lac Orog

L'étape du jour doit nous conduire jusqu'au lac Orog.

Petit déjeuner préparé par Bilgai, puis nous prenons la route.

Nous aurons beau temps pendant ce séjour mongol même si quelques orages seront venus perturber nos balades. Il fait un peu frais matin et soir et assez chaud dans la journée sachant que la pluie, le vent et le soleil se succèdent en très peu de temps. Mais non, ce n’est pas la Bretagne ! Il y a l'aridité des paysages qui nous entourent pour en être convaincus.

Nous passons par la ville de Khatansuudal où se déroule les fêtes du Naadam. Fête traditionnelle avec de nombreuses de compétitions.

Nous arrivons pour l'épreuve du tir à l'arc.

Des participants nous accueillent en nous offrant un bol de bière mongole accompagné de petits gâteaux. La bière est préparée avec du lait de jument fermenté. N'étant pas vraiment adepte de ces boissons acidulées, je goutte par respect mais ne me régale pas vraiment.

Khatansuudal

Nous étions inquiets lors de notre départ pour la Mongolie par rapport à la nourriture.

Ce pays aride n'est pas du tout propice aux cultures et ces peuples nomades sont essentiellement des éleveurs.

La perspective de manger du mouton (pas de l'agneau) ne nous réjouit pas vraiment étant végétariens. Mais Bilgai est un cuistot hors pair, nous aurons de bons petits plats avec légumes et crudités accompagnés de bœuf. Vraiment nous aurons bien mangé durant notre séjour, les talents culinaires de notre guide sont immenses ! Il nous préparera nombre de petits plats traditionnels goûteux.

Mais nous voyons bien que le mouton est à la base de leur alimentation. Ils mangent tout, cervelle, tripes, gras ….

Arrivés dans un camp de yourtes, Bilgai nous propose d'aller assister à l'abattage d'un mouton ... nous déclinerons.

Plat de mouton ... très gras !
Les raviollis mongoles appelés "bouses".

Dans quelques restaurants nous trouverons des raviolis cuits à la vapeur comme au Tibet.

Ici on les nomme « bouse » et « momo » au Tibet. Ceux de Mongolie sont à le viande et aux légumes pour les tibétains mais le principe est le même et c'est absolument délicieux. Ils sont cuits généralement à la vapeur, parfois frits.

Le repas mongole type comporte généralement un potage en entrée, même en plein été quand il fait très chaud !

Nous restons un moment pour observer l'épreuve de tir à l'arc. Les candidates et candidats se succèdent et un(e) arbitre inscrit les performances de chacun.

Une ambiance à la fois concentré, où on plaisante quand même, mais surtout très officielle, c'est un véritable concours.

La gente féminine est bien représentée. Elles sont aussi nombreuses que les jeunes gens, la seule différence tient à la distance de tir, un peu plus proche des cibles pour les filles.

Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.

Ces fêtes du Naadam sont nationales et nous en retrouverons plusieurs sur notre parcours.

Avec leurs habits traditionnels, ces jeunes gens sont magnifiques, fiers de leur nation et traditions.

Nous repassons par Khatansuudal où le Naadam se prépare mais nous n'aurons pas le temps de voir les autres épreuves, la route est longue.

De gros orages s'abattent au loin et nous passons « entre les gouttes », mais ce ciel orageux et les paysages montagneux sont de toute beauté, très photogéniques.

Une autre petite bourgade sur notre route. Ce sont souvent des villes de mineurs, il y a beaucoup de charbon et minéraux en Mongolie et les mines sont nombreuses.

Campement sur les bords du lac Orog

Nous arrivons au lac Orog, nous camperons proche du rivage.

Le paysage est grandiose, à l'horizon une chaîne de montagne désertique puis le lac Orog, devant nous une prairie avec des marécages et à l'arrière une grande dune de sable.

Une fois notre tente montée, nous partons nous balader sur la dune pour quelques clichés puis revenons à notre campement pour une bonne bière avant de dîner.

Un orage nous gratifie d'un superbe arc-en-ciel lors du coucher de soleil.

Jagaa déplace la voiture pour nous protéger du vent qui maltraite notre tente. Parfois le vent est vraiment violent.

Remonté vers le nord

Bayanhongor

Monastère à Bayanhongor.

Aujourd'hui nous quittons le désert de Gobi en remontant plus au nord. Encore des problèmes de pistes mal définies et perte de temps.

Le GPS mongole consiste à demander sa route de Ger en Ger … nous finissons par trouver le bon chemin.

Nous arrivons à Bayanhongor, petite ville où nous trouverons des bains publics pour une bonne douche puis un restaurant où je mangerai des « bouses » excellents.

Nous irons par la suite visiter le monastère de la ville puis celui d'Erdenestsogt.

Durant la période communiste, pratiquement tous les monastères ont été détruits. Il ne reste pas grand-chose dans les enceintes de ces monastère, quelques bâtiments épars souvent reconstruits le siècle dernier. Le peu de bâtiments restant debout sont souvent juste des musées.

Rare bâtiment en place dans le monastère.

Vallée de la rivière Tuin

Nous poursuivons notre route jusqu'à une vallée verdoyante.

Quelques yourtes disséminées et du bétail, essentiellement des chèvres et moutons ainsi que des troupeaux de yaks et chevaux.

Nous montons notre tente et profitons de cette fin d'après-midi à la température clémente.

Je refais un peu de drone, les conditions sont idéales.

Elle n'arrive pas à remonter à cheval.

Des yourtes voisines, des enfants viennent nous rendre visite.

Nous leur offrons quelques jouets et ils reviennent avec un gros bol de crème de lait de yak pour nous remercier.

 

Excellent, cela me rappelle mon enfance chez mes grands-parents quand ma grand-mère faisait bouillir le lait de la ferme et que le lendemain j'avais cette crème au petit déjeuner.

Une petite fille vient demander de l'aide à Bilgai pour remonter sur son cheval et repart regrouper son troupeau de yak pour le ramener vers les yourtes de sa famille.

 

Après le repas nous irons dormir sous tente, satisfaits de cette belle journée.

Je n'aurais jamais aussi bien dormi sous tente qu'en Mongolie, fraîcheur nocturne, silence, tout pour passer une bonne nuit réparatrice.

Bilgai aide cette gamine à remonter sur sa monture.

Tsetserleg

Tsetserleg.

Le lendemain, nous reprenons la route toujours en direction du nord jusqu’à Tsetserleg. C’est une longue étape.

A Tsetserleg nous irons visiter le monastère transformé en musée et dont certains bâtiments ont été reconstruits. Visite, commentée par Bilgai, très intéressante.

Sont exposés les outils et ustensiles utilisés par les anciens, une yourte permet de comprendre comment elle est construite.

Nous montons jusqu’au temple sur les hauteurs de la ville pour visiter le temple et avoir une jolie vue sur la ville.

Nuit en hôtel, ça fait du bien parfois un bon lit bien confortable !

Tsetserleg.

Route vers le parc naturel de Terkhiin Tsagaan Nuur.

Fête du Naadam.

Sur la route, entre Zaankhushue et Arhangay, nous allons voir de nouvelles épreuves du Naadam.

Cette fois il s’agit de la course de chevaux.

La compétition débute par les tout petits qui doivent parcourir une vingtaine de kilomètres sur leur monture.

L’ambiance est très détendue, plusieurs stands proposent de la nourriture, des boissons, des jeux.

Nous attendons le début de l’épreuve.

Soudain tout le monde se presse vers les barrières pour l’arrivée des premiers participants.

Au loin un nuage de poussière annonce leur arrivée.

Les gamins stimulent leur monture et ils passent la ligne d’arrivée au grand galop, sous les hourras des spectateurs, je suis étonné de leur jeunesse.

Fête du Naadam.
Fêtes du Naadam, la course de chevaux.

Et voici le grand gagnant de l'épreuve, bien loin devant le second.

Il sera chaleureusement félicité.

Nous ne resterons pas pour le reste de la fête et reprenons a route.

lac Tsagan

Nous poursuivons jusqu’au lac Tsagan où nous nous installerons dans une yourte. Nous sommes chez l’habitant.

Mauvais temps en ce milieu d’après-midi. Un vent très fort accompagné de pluie interrompt notre balade en bordure du lac, nous regagnons notre Ger.

Mais le temps change très vite et une heure plus tard un grand soleil baigne la vallée.

Nous en profitons pour une seconde balade vers une colline qui nous permettra d’avoir un beau point de vue sur le lac et la vallée.

J’en profite pour grimper un peu plus haut et voir le volcan Khorgo ainsi que l’immense coulée basaltique qui s’en est échappée.

 

Nous regagnons notre campement, Bilgai et Jagaa nous attendent pour le dîner.

Le volcan Khorgo

Le lendemain, nous partons à pied en compagnie de Bilgai pour voir le volcan Khorgo.

Nous sommes à presque 2000 m d'altitude sur un plateau basaltique et ce volcan est à l'origine du champ de lave qui s'étend sur tout ce fond de vallée et qui a obstrué la rivière Chulutu qui y coule formant le lac Tsagan.

On retrouve quelques tunnels de lave qui montrent que la dernière éruption (environ 5000 ans) était effusive.

Ce volcan fait partie d'un système comportant plusieurs cônes éruptifs et est relié au rift du Baïkal plus au nord. Ce rift est semblable à celui que l'on retrouve en Afrique. C'est le mécanisme géologique de la séparation des continents.

Bilgai souffrant d'un genou nous laissera au pied du cône.

La fête nationale du Naadam conjuguée au week-end fera que la région, très touristique, est noire de monde.

Nous grimperons sur le cône en compagnie de nombreux mongoles en villégiature mais aussi des touristes comme nous.

On trouve un premier cône adventif puis le sentier continue de monter pour atteindre les bords du cratère principal.

Nous en ferons le tour, ce qui nous permettra de voir tout le paysage de cette vallée.

On peut voir la coulée de lave s'étendant jusqu’à la rivière et contournant une petite chaîne de collines pour se diriger vers le lac. Le paysage est vraiment superbe.

Nous retrouvons Bilgai au pied du volcan et nous repartons vers notre camp pour déjeuner.

Cratère du volcan Khorgo.
Vue aérienne vallée du lac Tsagan.

Dans l’après-midi je refais voler mon drone pour voir ces paysages avec un peu de hauteur.

Je me régale tout en étant prudent et inquiet car je n'ai pas beaucoup d'expérience.

Après un petit orage lors de notre arrivée, puis du soleil, le temps se couvre et menace de nouveau.

Puis nous décidons d'aller voir les « cairns » sur le bord du lac mais devons attendre la fin d'un gros orage avant de nous y aventurer, et faire vite avant d'être sous les trombes d'eau de l'orage qui arrive.

On peut voir les rideaux d'eau de l'orage sur la photo ci après.

Puis retour au camp où Bilgai nous a préparé un bon petit plat, des chaussons fourrés de viande et frits.

Nuit en yourte

Sources chaudes de Tsenker

Nous reprenons la route pour les sources chaudes de Tsenker.

En route, petits arrêts pour quelques courses et de quoi boire l’apéro le soir.

Les sources chaudes de Tsenker sont très touristiques, la vallée est occupée par de très nombreux camps proposant des bains chauds.

Nous retrouverons quelques touristes étrangers mais surtout des asiatiques et des mongoles.

La source principale sort en face de notre camp de yourte. L’eau jaillit à 100°C puis est collectée et répartie pour les nombreux camps.

A notre arrivée, beaucoup trop de monde dans les bassins.

Nous irons voir la source avant d’aller faire trempette dans les différents bassins aux eaux plus ou moins chaudes.

Moment très agréable de calme au milieu de la nature et apaisant dans cette eau chaude à l'odeur d’hydrogène sulfuré (œuf pourri) qui me rappelle nos nombreux séjours en Islande.

Le soir, une fille du camp vient pour allumer notre poêle dans la yourte car nous n'avons pas le droit de le faire nous même.

Le poêle est complètement rempli de petit morceaux de bois et il me semble que c'est un peu trop. Mais elle allume le feu puis repart en voyant qu'il a bien pris.

Le feu est tellement fort que nous sommes obligés d’ouvrir la porte et sortir pour ne pas mourir de chaud !

Les yourtes étant relativement bien isolées par les couches de feutre de ses parois, la température grimpe très vite car en plus il n'y a que l'ouverture au niveau du toit qui sert à faire passer le tuyau du poêle.

Nous arrivions de notre baignade dans les eaux chaudes et avions déjà bien chaud !!!

 

Ce soir c'est repos pour notre guide qui n'a pas à faire la cuisine car nous mangerons ensemble au restaurant du camp.

 

Nous retournons dans notre Ger pour passer une nuit paisible.

Des Gers, des chèvres des moutons, la Mongolie

La vallée d’Orkhon

Le séjour commence à tirer vers sa fin et nous nous dirigeons vers la vallée d’Orkhon. Mais avant nous passons par l’ermitage bouddhiste de Tuvkhun.

Ermitage bouddhiste de Tuvkhun

Nous partons, en compagnie de Bilgai, vers cet ermitage par un sentier qui chemine dans une forêt.

Depuis quelques jours nous voyons quelques forêts sur les versants sud des collines, mais cette fois nous cheminons directement dedans.

Cet ermitage est très réputé et de très nombreux pèlerins cheminent en même temps que nous.

Certains louent une monture et le chemin est complètement défoncé par les chevaux.

Nous parvenons à l’ermitage après plus d’une heure de trajet, le site est noir de monde.

Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.

Nous avons en premier un petit temple puis un sentier conduit jusqu’à la grotte où se trouvaient les ermites.

Il faut escalader une petite paroi rocheuse pour y parvenir et je suis étonné de voir femmes, enfants mais aussi personnes âgées grimper les cinq mètres pour parvenir à cette grotte.

La légende dit que si on pénètre dans cette grotte, notre vie en sera transformée, une renaissance en quelque sorte.

Mais il y a foule sur ce bout de sentier coincé entre le précipice et la falaise et nous préférons continuer jusqu’au sommet où nous découvrons un paysage très vert constitué de forêt.

Les pèlerins font le tours d’un cairn puis redescendent par un petit sentier en passant au pied d’arbres sacrés.

Nous repartons vers le parking où nous attend Jagaa puis Bilgai fait la cuisine pour le déjeuner.

Reprenant la route, nous irons directement à notre camp de yourte dans la vallée d’Orkhon.

Vallée d’Orkhon

Nous sommes chez l’habitant, c’est-à-dire que cette famille possède quelques yourtes à louer aux touristes.

Nous sommes accueillis par la famille et essayons de respecter le protocole.

Pour pénétrer dans la yourte, il faut franchir le seuil du pied droit sans le cogner sur le seuil, sinon ressortir et recommencer. A l’intérieur, les hommes se placent à gauche et les femmes à droite.

On nous offrira une boisson fermentée à base de lait de jument en guise de bienvenue accompagnée de petits gâteaux secs. Je trempe mes lèvres dans le breuvage sans me régaler alors que Ludo adore.

Les discussions vont bon train, nos guide et chauffeur discutent avec le propriétaire ainsi qu'une autre équipe accompagnant une famille européenne.

Puis nous nous installons.

 

J’en profiterais pour faire un  peu de drone mais je perturbe les animaux et la traite des yaks devient problématique. Du coup je dirige le drone à l’opposé et prend de l’altitude pour photographier le paysage.

Je retourne vers le campement pour assister à la traite des yaks.

L'aînée de la famille a rassemblé les dris (femelle du yak) vers l’enclos des petits en chevauchant sa moto. Fini les chiens de berger !

La benjamine libère un petit qui se précipite vers sa mère pour téter. Elle le laisse quelques minutes avant de le séparer puis la mère et l’aînée s’occupent de traire les dris. Le lait ainsi récolté est filtré puis mis à chauffer dans un grand chaudron jusqu’à ébullition tout en le remuant constamment.

Une fois refroidi, surnage cette fameuse crème qu’on aura pour notre petit déjeuner.

Repas en compagnie de Bilgai et Jagaa.

Le lendemain nous partons à cheval vers la cascade.

C’est notre hôte qui nous conduit à travers la prairie jusqu’à la chute d’eau.

Je suis de nouveau un peu frustré d’être tenu en laisse alors que Ludo vagabonde à sa guise. Certes je ne suis pas un cavalier confirmé, car vraiment peu de pratique, mais je pourrais me débrouiller seul je pense.

La balade nous permet de voir tranquillement le paysage, c'est déjà ça.

Départ tenu en laisse !!! Grrr
Cascade dans la vallée d’Orkhon.

Là encore énormément de touriste venant visiter cette cascade, quelques étrangers mais surtout beaucoup de mongoles.

Ce grand plateau basaltique est creusé par la rivière et en aval de la chute, la rivière en rejoint une autre plus importante et très boueuse.

Bilgai nous dira que c’est une exploitation minière en amont qui pollue autant cette rivière. En plein développement économique, la protection de l'environnement n'est pas priorité des autorités de ce pays.

Nous cherchons un petit resto pour le déjeuner et ensuite nous retournons en voiture jusqu’à notre campement.

Coulée basaltique dans la vallée d’Orkhon.

Avec Ludo, nous partons voir la rivière en traversant une partie de la vallée.

Champ de lave à perte de vue. Toute cette vallée est recouverte de coulées basaltiques très anciennes qui confèrent à la terre sa fertilité exceptionnelle.

De ce fait, cette vallée est très peuplée pour ne pas dire surpeuplée, bien sûr par le bétail très abondant. On peut s'en rendre compte au niveau des prairies dont l'herbe est très rase car trop souvent broutée.

Nous arrivons sur les berges de la rivière mais ce n’est pas vraiment engageant, l’eau est boueuse, trouble.

Quel dommage de polluer cette eau précieuse dans un pays aussi aride.

 

Rivière polluée par l'industrie minière.
La "chevauchée" fantastique.

Nous rentrons au campement et Bilgai nous propose une balade à cheval sans être tenu en laisse.

Ludo préfère que ce soit Bilgai qui m’accompagne.

Nous voici partis, ma monture est très calme et pendant que Bilgai et notre hôte discutent, je profite du paysage, de la tranquillité de cette balade en pleine nature.

Au bout d’une demi-heure, nous faisons demi-tour et là ma monture part au grand galop pour rentrer « à la maison ».

J’ai beau crier « HO !!! », rien n’y fait.

C’est en tirant bien fort sur les rênes qui j’arrive à la ralentir.

Pas étonnant me dira Bilgai, les cris excitent les chevaux qui du coup partent au galop. Nous repartons plus tranquillement et je serre un peu ma monture pour qu’elle ne s’emballe pas.

Devant nous une buse, à terre, a attrapé un petit rongeur mais ne veut pas le lâcher pour s’envoler, spectacle impressionnant.

Puis de nouveau ma monture, qui n’y tient plus, part au grand galop jusqu’aux yourtes. Finalement je me serais régalé.

Fin d’après-midi tranquille à lire avant d’aller dîner.

La "chevauchée" fantastique.
Photo de famille. Le couple et ses trois enfants, Bilgai, Ludo, Jagaa.

Le lendemain matin, avant de partir, nous faisons une photo en compagnie de notre famille d’accueil et accompagnateurs puis nous prenons la route.

J'ai demandé à notre hôte son adresse postale, je leur enverrai quelques photos.

Karakorum

Nous partons pour Karakorum, la cité légendaire de Gengis Khan mais aussi la ville où Bilgai possède un camp de yourte où nous logerons.

Nous arrivons et nous installons puis allons vers le monastère où se déroulent des épreuves de la fête du Naadam.

Nous arrivons pour le tir à l’arc mais d’autres stands proposent des jeux comme les dominos ou bien un lancé de palet.

Ce sont toujours des jeux d’adresse et de concentration.

D’autres stands proposent de la nourriture, des brochettes, des sandwichs, des boissons.

Fête du Naadam, épreuve de tir à l'arc.
Karakorum, l'enceinte vide du monastère.

Nous allons visiter le monastère, l’enceinte est immense mais bien vide !

Là encore tout ou presque a été détruit lors de la période communiste.

Seuls quelques bâtiments restent car transformés en musée.

Mais au milieu des touristes il y a aussi quelques pèlerins.

Après cette visite, nous rentrons au camp de Bilgai et repartons à pied visiter le mémorial de Gengis Khan sur les hauteurs d’une petite colline qui domine la ville.

Le monument à la gloire de Gengis Khan est beau et impressionnant perché sur cette colline. Mais il aurait besoin d'être un peu plus entretenu.

Monument à la gloire de Gengis Khan.

Nous regagnons le camp pour l’apéro et le dîner.

Les Gers de Bilgai sont très bien décorées comme le restaurant, il a su faire de ce camp un lieu de villégiature bien agréable, en dehors de la ville mais tout proche, on peut y apprécier le calme.

Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Gers de Bilgai à Karakorum.

Un gros orage s’abat sur le camp, mais nous sommes à l’abri dans cette yourte confortable.

Le désert du Petit Gobi

Aujourd’hui, nous nous rapprochons un peu plus d’Oulan-Bator. Nous irons visiter les monts sacrés Khugnu et le petit Gobi.

Sur la route, nous faisons une halte pour quelques photos, le paysage est grandiose et c’est une des premières fois que nous voyons des cultures.

Un grand champ de colza et un autre de céréales.

Et nous en verrons d’autres sur la route qui remonte vers Oulan-Bator.

Champs de colza et céréales.

Les monts sacrés de Khugnu

Nous arrivons dans les monts sacrés de Khugnu et allons visiter le petit temple au sommet.

Très bien restauré, ce temple est un des plus simples et plus beaux que nous avons visités.

Il est entouré d’autres bâtiments en ruines depuis la période communiste.

Bilgai nous dit que d’autres ruines d’un temple se trouvent plus haut et nous partons les visiter. Nous retrouvons effectivement les ruines d’un grand complexe mais il ne reste pas grand-chose.

Beau temple perdu dans la campagne mongole.
Ruines d'un imposant monastère détruit lors de la période communiste.

Le petit Gobi

Nous logerons en yourte chez l’habitant.

Nous nous installons puis allons voir de plus près les dunes qui nous entourent.

Je retrouve le contraste de prairies marécageuses jouxtant des dunes de sables.

Nous gravissons une haute dune pour avoir un joli point de vue. Là encore beaucoup de monde venu d’Oulan-Bator pour camper en bordure des dunes, pique-niquer, profiter de cette nature magnifique. A l’horizon, les nuages s’accumulent donnant au ciel un aspect inquiétant.

Les enfants de la famille jouent avec leurs voisins et ils viennent dans notre yourte pour se cacher puis repartent jouer dehors. Toute l’après-midi ils joueront en extérieur, grimpant sur les barrières, se poursuivant. Ça change des gamins européens qui ne savent rien faire sans leur smart phone.

Les enfants, intrépides, jouent en extérieur toute la journée.

Je profite de cette dernière journée pour refaire un peu de drone, je commence à être plus confiant.

En fin de journée nous assistons à la traite d’une jument.

Le poulain est amené auprès de sa mère pour téter pendant un moment puis séparé et l’éleveuse trait la jument avant de passer à une autre.

Les yourtes sont confortables mais les mongoles sont assez petits et j’ai des difficultés à trouver un lit où je peux tenir complètement allongé.

Ces yourtes sont prévues pour au moins 4 à 5 personnes. Les lits sont répartis sur le pourtour avec un poêle à bois au centre dont la cheminée dépasse le faîte. Les parois extérieures sont en treillis de bois recouvert d’un feutre de laine de mouton très épais assurant une bonne protection contre le froid.

Aussi en cette saison chaude, le feu fait monter très rapidement la température dans la yourte et nous étoufferons souvent de chaud car le feu était trop important.

Le sol est recouvert de tapis, l’ambiance est très chaleureuse.

Oulan-Bator

Nous quittons le Petit Gobi pour rentrer à Oulan-Bator, bonne route jusqu’à la capitale où nous retrouvons la civilisation au travers d’embouteillages monstres.

Monastère de Gandantegchinlin

Nous commençons par visiter le Monastère de Gandantegchinlin qui, comme les autres, a subit de grandes destructions sous l’époque communiste.

Mais les bâtiments restant sont très beaux notamment le bâtiment principal qui abrite une statue de Bouddha de 26 m de haut.

On retrouve une grande ferveur chez les pèlerins qui le visitent et cela nous ravi.

Nous passerons un grand moment à visiter cette succession de temple, l'intérieur est très décoré comme dans les monastères tibétains ou nous retrouvons enfin cette ambiance magique.

Toujours des milliers de statues de Bouddha dans les vitrines, des photos du Dalaï-lama et autres dignitaires bouddhistes. Il manque juste l'odeur des lampes au beurre de yak, mais nous sommes en Mongolie et pas au Tibet.

Puis Bilgai nous conduit à travers le centre ville pour découvrir les monuments principaux.

Nous continuerons nos visites sans lui et finirons par aller prendre une bière au sommet de la Blue Sky  avant de regagner notre hôtel.

La ville est pleine de tours en construction, ces dernières côtoient des temples et le contraste est saisissant, notamment un ancien monastère transformé en musée au pied de la Blue Sky.

Oulan-Bator, tradition et modernité se côtoient.
Vue sur Oulan-Bator de la Blue Sky tower.

Nous voici à la fin de notre périple en Mongolie, nous repartirons très tôt le lendemain par le vol Oulan-Bator Moscou.

 

Un grand merci à Bilgai et Jagaa pour la gestion de notre voyage, une belle équipe très professionnelle.

Bilgai et Jagaa.

Nous avons préparé ce voyage avec Asie OnLine . C'était un voyage à la carte.

Un grand merci à Anthony qui nous a bien aidé lors de notre escale moscovite.

La Jordanie

Jordanie, désert du Wadi Rum.

Voyage en Jordanie en novembre 2018.

Par un vol AlItalia, nous atterrissons en Jordanie à 2 heures du matin (dur dur les voyages !!!).

Transfert dans un hôtel réservé pour finir notre nuit puis retour à l’aéroport le lendemain  pour prendre possession de notre voiture de location.

Direction le sud, par la route du Roi, nous partons visiter la réserve de Dana.

Mais la route est longue, parsemée de paysages somptueux et nous nous arrêterons souvent pour admirer le paysage.

Jordanie, notre voiture de location.

Premier arrêt visiter la forteresse de Makawir.

Nous arrivons sur ce site archéologique qui ne présente que peu de ruines.

Deux colonnes encore debout, des murs, une citerne … Mais l’intérêt est la vue exceptionnelle sur la mer Morte que l’on voit miroiter au loin dans le soleil couchant.

le Wadi mujib.

Nous continuons notre route et passons par le Wadi mujib, profond et spectaculaire canyon. La route plonge de 800 m d’altitude jusqu’à un barrage à 200 m d’altitude.

Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.

Nous verrons quelques barrages tout le long de notre route en Jordanie. Ils sont essentiels pour l’agriculture dans ce pays désertique. L’arrosage se fait par du goutte à goutte pour économiser l’eau.

Quelques campements de Bédouins sur notre route.

En chemin, des vestiges d’un ancien volcan et d’une belle coulée basaltique. Nous sommes dans le rift, la zone de fracture qui remonte la mer Rouge jusqu’en Jordanie. Cette région est située entre trois plaques tectoniques. Les plaques africaine, arabique et euro-asiatique.

Nous trouverons un hôtel bien situé  sur les hauteurs, en bordure du canyon. Nous y arrivons de nuit, pas de vue mais une bonne bière pour l’apéro et un accueil sympathique.

Le lendemain, nous reprenons la route et finirons par arriver à Dana.

Dana était au départ un petit village particulièrement bien situé car cinq sources l’alimentaient. Les habitants ont longtemps vécu en quasi autarcie grâce à l’élevage et les cultures sur de bonnes terres irriguées par ces sources.

Réserve naturelle de dana.

Dans les années 1970, une cimenterie s’installe au niveau du plateau et peu à peu le village se vide de ses habitants au profit d’une nouvelle petite ville à proximité de ce nouvel employeur. Mais les conditions de subsistance, tant matérielle que psychologiques, s’étaient appauvries.

Plusieurs projets de réhabilitation du vieux village virent le jour.

Ce village, situé sur un éperon rocheux, était un site propice au tourisme. Quelques hôtels ont ouvert proposant des produits artisanaux. La poterie, broderie, culture et conditionnement des plantes médicinales sont de nouveau enseignées et transmises. Cela assure un revenu aux habitants de cette région. Le village a été réhabilité, quelques maisons ont été reconstruites offrant des hébergements pour le tourisme. Certes il y a encore beaucoup à faire mais le lieu est accueillant et agréable.

Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.

L’éperon rocheux, sur lequel est installé Dana, domine une vallée qui se poursuit jusqu’aux plaines de la mer Morte. C’est un véritable havre de paix hors des grands centres touristiques.

Nous y arrivons en fin d’après-midi et trouvons rapidement un hôtel pour deux nuits. Une bonne bière en terrasse avec une très belle vue sur la vallée au soleil couchant puis repas à l’hôtel.

Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.

Tôt le matin, nous nous mettons en marche pour descendre dans la vallée.

Le plateau se situe à  1500 m d’altitude et le village à 1 300 m. Une réserve naturelle a été créée dans cette région incluant la vallée de Dana et nous décidons d’aller voir cette nature préservée.

Bien sûr, la descente ne comporte pas de difficulté, le sentier est bien tracé et nous cheminons à la fraîcheur matinale.

La caractéristique principale de ce paysage est qu’il débute en altitude (1 500 m) pour finir dans la plaine de la mer Morte à –400 m au-dessous du niveau des océans. La flore va changer tout le long de cette descente vertigineuse. De méditerranéenne, elle passe à désertique.

 

La vallée est taillée dans un grès très coloré et érodé comportant des motifs qu’on pourrait croire sculptés par la main de l’homme.

Nous rencontrons quelques bergers avec leur troupeau de chèvres et de brebis, mais dans l’ensemble il n’y a pas grand monde.

 

Nous continuerons notre chemin en espérant arriver en vue de la plaine, mais une colline en cachant une autre, au bout de 4 heures nous décidons de rebrousser chemin. Nous sommes tout de même arrivés à une altitude de 400 m en étant partis de 1 200 m.

Une grosse pause déjeuné pour reprendre des forces et nous remontons vers le village. En chemin nous croiserons plusieurs groupes accompagnés de leur guide dont un nous souhaitera « bon courage » pour la remontée.

En effet, nous sommes en plein après-midi et la chaleur commence à être assez forte. Nous serons dans la fournaise pour la partie la plus pentue qui remonte au village et finirons nos réserves d’eau un peu avant d’arriver.

Très belle balade dans cette région aride où la roche est vraiment somptueuse, la nature préservée et la quiétude immense.

C’est là que j’apprécie le plus les « vacances », du calme, de la sérénité, de l’espace.

Nuit dans le même hôtel pour repartir le lendemain.

 

Nous reprenons la route du Roi, direction Pétra. Nous sommes toujours en altitude au niveau du plateau avec des paysages désertiques à perte de vue. Le matin, il y a un peu de brume, mais elle se lève rapidement et nous ne voyons qu’occasionnellement la plaine de la mer Morte. Toujours le même type de roche, un grès érodé, souvent rouge ou jaune qui donne de superbes paysages.

Forteresse de Shawbak.

Rencontre de quelques bergers accompagnant leur troupeau de chèvres et de brebis et qui nous saluent au passage.

Sur notre route, nous passons par la forteresse de Chawbak. Celle-ci est beaucoup mieux conservée que la première. Nous montons pour la visiter. Nous avons acheté avant de partir un « Jordan Pass » qui nous donne accès aux sites jordaniens sans en payer l’entrée. L’entrée des sites archéologiques jordaniens est assez onéreuse et ce pass nous fait faire de substantielles économies car nous en visiterons pas mal tout au long de notre séjour.

La forteresse de Chawbak est assez bien restaurée, nombreuses salles voûtées, arches gothiques, souterrains, le tout construit dans cette pierre aux couleurs chaudes. Nous ferons pas mal de photos. De ce promontoire, nous avons une superbe vue sur le Wadi Araba avec au loin un champ d’immenses éoliennes.

Jordanie, la forteresse de Shawbak.

Construite par Baudouin 1er, roi de Jérusalem et à la tête des croisés. Les inscriptions en arabe sur les façades sont de Saladin.

Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.

Nous continuons notre route et finissons par arriver à Petra pour le déjeuner. Installation à l’hôtel puis nous partons pour quelques visites afin de se mettre dans l’ambiance.

Il est trop tard pour visiter le site principal et décidons d’aller visiter « Little Pétra » pour avoir un avant-goût de ce que nous découvrirons demain.

Little Petra.

Jordanie, Little Pétra.

Le site de Little Pétra est assez petit et quand nous arrivons la plupart des touristes en sortent.

Nous cheminons dans un canyon, appelé Siq, qui débouche sur un tombeau. Nous continuerons dans le canyon qui devient très étroit, mais il est tard et nous n’irons pas plus loin.

Il faut un guide pour explorer la suite du site car il est facile de s’y perdre. Bel aperçu de ce qui nous attend demain.

Site archéologique de Petra.

Aujourd’hui, visite de Pétra.

Nous nous levons tôt pour être dans les premiers sur ce site mythique. Dès l’entrée, nous ne voyons pas trop de touristes et les barrières passées nous accélérons le pas pour dépasser ceux qui lambinent en cours de route. Ici aussi le canyon est appelé Siq. C’est une profonde gorge qui coupe le massif de grès et qui par endroit est tantôt large, tantôt très étroit.

Je remarque de part et d’autre des rigoles creusées dans la paroi qui servaient à l’alimentation en eau de la ville.

On presse le pas pour arriver dans les premiers.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.

Quelques calèches, tirées par des chevaux, passent avec les touristes qui ne veulent pas marcher. A un moment le Siq se resserre et on aperçoit entre les deux parois le Trésor.

On débouche alors sur une esplanade face à ce monument d’une extrême beauté.

Nous avons bien fait de presser le pas car il y a peu de touristes et l’esplanade est assez dégagée pour faire des photos sans personne dessus. Nous restons un bon moment à contempler cette merveille puis reprenons notre chemin pour grimper en hauteur juste en face du Trésor et attendre que le soleil se lève et éclaire la façade.

Le site de Pétra est rempli de marchands en tout genre. Vente de bibelots, souvenirs, étoffe mais aussi de boissons. Nous nous installerons face au Trésor, un café oriental à la cardamome à observer la façade qui s’éclaire petit à petit.

Nous passerons la journée entière à la découverte du site. Les tombeaux nabatéens, les édifices construits par les romains et ceux édifiés par les byzantins. C’est un site très riche et qui n’a pas été encore totalement fouillé. Mais il est immense et une journée ne suffira pas pour tout voir, tout explorer. Une bonne paire de chaussures est nécessaire car qu’est-ce qu’on peut marcher à Pétra, surtout accompagné de Ludo qui s’émerveille à chaque détour du chemin et veut tout voir.

Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.

Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après-midi, dînons et retournons sur le site pour un spectacle son et lumière. Pour l’occasion le Siq a été illuminé par des lampions tout le long jusqu’au Trésor et l’esplanade qui lui fait face est illuminées elle aussi. C’est très esthétique, mystérieux mais les touristes affluent, l’organisation laisse à désirer et c’est un peu la pagaille. Les nouveaux arrivant ne sachant pas trop où se placer, il n’y a pas assez de nattes pour que tout le monde puisse s’asseoir … finalement la musique commence par un Bédouin jouant de la flûte suivi d’un autre jouant d’un instrument à corde et quand la musique s’arrête un Bédouin entame un discours fleuve qui aura raison de notre patience.

Un spectacle son et lumières bien décevant.
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique

Nous quitterons les lieux assez déçus par le manque d’organisation et la pauvreté du spectacle. Nous aurions dû faire confiance au Guide du Routard qui ne recommandait pas ce spectacle !

Nous passerons une journée de plus le lendemain pour visiter plus en détails le site. Sortir des sentiers remplis de touristes pour se perdre dans les méandres des canyons, monter sur les reliefs pour avoir une belle vue sur l’ensemble du site de Pétra et voir d’autres monuments non visités la veille. Nous irons ainsi voir le « Monastère » la « Pierre du sacrifice » et finirons par nous retrouver seuls dans des coins reculés où nous rencontrerons quelques Bédouins qui y vivent.(9)

Le site de Pétra est immense, mais vaut vraiment la peine d’être exploré car nombres de merveilles sont à l’écart et peu de touristes s’aventurent loin des chemins principaux.

La roche à Pétra est de toute beauté, à elle seule c’est tout un spectacle et on la découvre en rentrant dans les tombeaux creusé à même la paroi rocheuse.

Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.

Troisième et dernier jour à Pétra. Nous décidons de passé par une autre entrée, mais pas vraiment pratique et en plein soleil. Nous finissons quelques visites et notamment cette église byzantine avec quatre colonnes en pierre bleue et de jolies mosaïques.

Quelques jours dans le désert du Wadi Rum.

Nous reprenons la route pour descendre encore plus au sud, jusqu’au désert du Wadi Rum que nous atteignons en fin d’après-midi.

Nous avons rendez-vous à 18 heures avec notre contact de Bédouin Friends. Une fois les présentations faites, nous partons en 4x4, passons par l’agence où Anne nous attend et filons vers notre premier campement. Nous serons en compagnie d’un couple de français bien sympathique.

Arrivés au campement, nous retrouvons deux autres couples de français que nous avions rencontrés à Pétra. S’ensuit une soirée très agréable, nos chauffeur et guide jouerons de cette guitare traditionnelle en chantant et de notre côté nous discutons entre nous des voyages et de la Jordanie.

Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.