Tibet – Le Losar volé.

Tibet

Tibet – Le Losar volé.

Le Tibet.

carte de la zone culturelle tibétaine

Nous avions déjà effectué deux voyages au Tibet, les étés 2009 et 2010. Ayant adoré ce pays, son peuple, sa culture, nous décidons d'y retourner l'hiver 2012 pour les fêtes du Losar, le nouvel an tibétain.

Nous attendons beaucoup de ce voyage, retrouvé notre guide et se plonger un peu plus dans cette complexe culture tibétaine, assister aux danses et célébrations, voir tout ce décorum qui les entoure.

Nous avons demandé à l'agence, avec laquelle nous voyageons habituellement en Asie, de nous préparer un voyage de deux semaines et de pouvoir le faire avec notre guide de 2010. Une première semaine au Tibet pour les fêtes du Losar, puis une seconde au Sichuan pour visiter cette partie de la chine. Nous avons pu recontacter notre guide de 2010 et c'est lui qui nous accueille à l'aéroport. Des retrouvailles chaleureuses, pleines d'émotions et de joie.

Arrivée à Lhassa.

Tibet Lhassa Le Potala

Nous arrivons le 14 février 2012 à Lhassa et retrouvons notre guide qui nous accueille à l'aéroport pour nous conduire au centre ville de Lhassa à notre hôtel.

Après installation à l'hôtel, nous allons dans les rues de Lhassa nous balader puis pour admirer le Potala, ancienne résidence du Dalaï-lama en exil.

Nous retournons en centre ville et parcourons le circuit autour du Monastère du Jokhang en même temps que les pèlerins, ce qui nous rappelle de bons souvenirs.

Monastère de Yumbulakhang.

Le lendemain nous partons visiter le monastère de Yumbulakhang en compagnie de notre guide. C'est toujours aussi beau et émouvant, nous l'avions découvert lors de notre premier voyage au Tibet.

De nombreux pèlerins sont là, ils font des offrandes et des prières. Nous les saluons par des « Tashi Delek  » et avons des sourires en retour.

Certains viennent de très loin et cheminent en priant, s'allongeant de tout leur long avant de se relever, d'avancer de la longueur de leur corps et recommencer. Il n'y a qu'au Tibet que nous avons vu cela.

Nous avons prêté un appareil photo à notre guide pour qu'il puisse photographier ses compatriotes sans les déranger. Nous aurons ainsi un point de vu différent de notre regard d'occidentaux.

Retour à Lhassa et visite de la ville. Bien sûr le Palais du Potala, mais aussi les quartiers moins touristiques où nous découvrons les nouvelles habitations construites par les chinois, rasant les vieilles maisons pour construire des habitations toutes identiques et généralement réservées aux chinois venant s'installer au Tibet. La nouvelle ligne de train arrivant directement à Lhassa depuis Pékin et déversant chaque jour quelques milliers de chinois venus s'installer sur les hauts plateaux et recevant une prime à l'installation de l'état.

Monastère de Samye.

Tibet Monastère de Samye

Nous reprenons la route et visitons le monastère de Samye où nous retrouvons cette même ambiance de sérénité et ferveur. Visite des salles de prière, chapelles. Nous suivons notre guide dans le dédale de couloirs, d'escaliers, de places.

De retour à Lhassa, notre guide nous donne les informations pour les visites du lendemain avant de nous quitter.

Nous partons dans les rues de Lhassa et prenons le circuit qui tourne autour du Monastère du Jokhang, le cœur spirituel de la capitale tibétaine. Les pèlerins, venus parfois de très loin, tournent autour de l 'édifice par les rues et ruelles dans le sens horaire.

Nous sommes très étonnés de voir des groupes de soldats chinois marchant de front dans le sens inverse et obligeant les pèlerins à s'écarter sur leur passage.

Arrivés devant l'entrée du Jokhang, les pèlerins sont nombreux à faire des prières en s'allongeant de tout le long. Une grande ferveur émane de ce lieu sacré.

Nous repartons voir le Potala illuminé, l'ancienne demeure du Dalaï-lama, transformé en musée avec le drapeau rouge flottant à son sommet. Nous l'avions visité lors de notre premier voyage en 2009. Taxes pour les photos et vidéos prohibitives, tout pour vous décourager d'en faire. Nous avions été très impressionnés par ces lieux.

Tibet Lhassa Le Potala

Le soir, nous allons voir un spectacle de chants et de danses dans un théâtre de Lhassa.

Les chanteurs, chanteuses, danseurs se succèdent sur scène puis, entre deux prestations, le public monte sur la scène, les remplace pour des danses traditionnelles faisant parties de leur culture.

Nous sommes surpris, pour ne pas dire abasourdis, en voyant que des policiers chinois montent eux aussi sur la scène et se placent tout autour de façon à surveiller le public qui danse.

Nous avions déjà vu la police lors de danses au Monastère de Samye sans vraiment comprendre ce qu'ils faisaient là. Ils se mêlaient aux moines, intervenaient sans raison apparente, déambulaient en pleine cérémonie.

Puis tout le monde, les policiers aussi, redescendent et laissent place aux artistes pour de nouvelles prestations. Même dans ce théâtre, le public est surveillé, contrôlé, encadré !

Monastère de Gaden.

Tibet Monastère de Ganden

Ce matin, nous partons accompagnés de notre guide pour visiter le monastère de Gaden.

En ce mois de février, il fait beau mais très froid, les températures sont largement négatives.

Le monastère est installé à 4 300 mètres d'altitude et la rivière en contre-bas est complètement gelée. Un moine, ayant cassé la glace, y lave des vêtements.

Dans le temple, des moines prient en chantant, d'autres préparent des figurines colorées en beurre de yak, elles servirons lors des fêtes du Losar. Tous sont très chaudement vêtus car, même à l'intérieur des chapelles, l'eau des coupelles présente une fine couche de glace à sa surface.

Mais ces températures glaciales ne semblent pas les incommoder, ils sont habitués, emmitouflés dans d'épais manteaux.

Tibet Monastère de Ganden

Nous rentrons à Lhassa et, après avoir quitté notre guide, nous allons de nouveau nous balader autour du Jokhang. Même chorégraphie des pèlerins dans un sens, militaires dans l'autre forçant le passage.

Lhassa assiégée.

Lhassa est assiégée par les militaires chinois ce matin. Il y a des groupes de trois, quatre militaires tous les cinquante mètres. Ils sont équipés de couvertures anti-feu et d'extincteurs pour prévenir toute immolation.

En effet, depuis quelques mois, les tibétains manifestent leur opposition envers la chine qui réprime toute contestation, les prive de liberté, anéanti leur culture.

La langue tibétaine n'est plus employée que dans les écoles primaires, l'enseignement secondaire ne se fait qu'en chinois limitant ainsi le nombre d'étudiants tibétains et leur réussite dans les études.

Selon le linguiste Nicolas Tournadre, « En moins de cinquante ans, la langue tibétaine est devenue une langue menacée, condamnée à un déclin irréversible, voire à la disparition en deux générations si la politique linguistique actuelle est maintenue ».

Tout est fait favoriser les Han au détriment des tibétains.

Depuis le mois de janvier, au sinistre fil des immolations de moines, la situation a de nouveau pris un vilain tour dans les régions tibétaines de Chine. Désormais, ce sont de véritables émeutes auxquelles doivent faire face les forces de sécurité. Et la répression a fait plusieurs morts en quelques jours, plongeant la région dans le pire cycle de violences depuis 2008.

Au moins 75 Tibétains, y compris des moines et des nonnes bouddhistes, se sont immolés par le feu en 2012. Beaucoup hurlaient pour le retour du Dalaï-lama et pour la liberté des Tibétains tandis qu’ils brûlaient et certains ont lancé les mêmes appels par écrit. Le nombre de personnes qui s’immolent par le feu dans les régions de Chine où la population est majoritairement tibétaine, en particulier dans la région autonome du Tibet et dans les provinces voisines, monte en flèche. Rien qu’au mois de novembre 2011, 24 personnes se sont suicidées ainsi. Au total, depuis 2009, 88 Tibétains se sont immolés par le feu, et ce chiffre augmente désormais chaque jour.

Monastère de Tsurphu.

Tibet Monastère de Tsurphu

Ce matin notre guide nous annonce que les autorités chinoises écourtent notre séjour et que nous devons quitter le Tibet le lendemain. Le vol ayant été avancé de deux jours.

Nous ne verrons donc pas les festivités du Losar et les chinois ont tout fait pour que ces fêtes soient cachées aux touristes, surtout pas de témoins pour voir la révolte tibétaine, les moines s'immolant sur la place publique.

Nous partons visiter le monastère de Tsurphu sachant que nous ne reverrons pas de sitôt ces lieux et leurs habitants. Les « Tashi Delek » prennent une nouvelle saveur et nos réponses sont empruntes de compassion.

Comment peut-on vouloir anéantir cette culture millénaire, ce peuple qui lance des messages de paix, de compassion aux autres peuple de notre planète.

Tibet Monastère de Tsurphu

Le lendemain, notre guide nous accompagne à l'aéroport pour notre vol avancé vers le Sichuan.

Les adieux sont déchirants, nous savons que nous laissons derrière nous un ami avec qui nous avions passé quatre semaines en 2010 pour traverser le pays et effectuer la Kora du Mont Kailash et qui nous a accompagnés durant ce séjour hivernal.

Nous ne partagerons pas la joie du Losar, le renouveau du nouvel an tibétain avec lui, ni avec le peuple tibétain.

 

On nous a volé le Losar !

et nos cœurs sont remplis de tristesse.

Nous n'aurons plus jamais aucune nouvelle de lui ni du guide que nos avions eu lors de notre premier voyage en 2009.

Le Tibet est fermé, les tibétains réduits au silence dans la plus grande prison du Monde de laquelle ils ne peuvent s'échapper, ne peuvent communiquer à l'extérieur. Dix ans pour obtenir un passeport, dix ans de prison si ils sont pris avec une photo du Dallaï-lama.

Les milliers de hans que les autorités chinoises, à coup de prime à l'installation, envoient peupler le Tibet pour peu à peu remplacer les tibétains et détruire cette culture millénaire.

Tibet festivités Monastère de Samye
Om maṇi padme hūm, le mantra de la grande compassion.

Tadjikistan – La route du Pamir. De Douchanbé à Zong.

Tadjikistan, Zong.
Drapeau du Tadjikistan.

Le Tadjikistan.

La Route du Pamir.

Situation géographique.

Le Tadjikistan est un pays montagneux d'Asie centrale, sans accès à la mer. Sa capitale est Douchanbé.

Il est limitrophe du Kirghizistan au nord-nord-est, de la Chine à l'est, de l'Afghanistan au sud-sud-ouest et de l'Ouzbékistan à l'ouest.

C'est le seul État issu de l'ancienne Asie centrale soviétique où la langue dominante n'est pas une langue turcique mais perse, le tadjik parlé en Iran et au Tadjikistan. Les Tadjiks, qui forment le groupe ethnique majoritaire (84 % de la population), appartiennent à la famille des peuples iraniens. Dans le nord du pays, on retrouve des kirghiz.

Les frontières actuelles du Tadjikistan remontent à la création de la République socialiste soviétique (RSS) du Tadjikistan en 1929 au sein de l'Union soviétique, par séparation de la République socialiste soviétique autonome (RSSA) du Tadjikistan initialement créée au sein de la RSS d'Ouzbékistan.

L'éclatement de l'URSS en 1991 entraîna la naissance d'un État tadjik indépendant, à l'instar de toutes les autres républiques socialistes soviétiques.

La guerre civile qui s'ensuivit dura de 1992 jusqu'en 1997. Aujourd'hui encore, les conséquences en sont sensibles, et le Tadjikistan reste l'État le plus pauvre de l'ex-URSS, malgré une croissance soutenue et des richesses naturelles importantes mais encore peu exploitées (potentiels hydroélectrique, agricole, touristique).

Depuis 1994, le pays est dirigé par le président Emomali Rahmon, sous lequel le respect des droits de l'homme reste une question problématique. Mais il a su négocier une paie civile et le pays est maintenant apaisé et sûr. Son portrait est affiché sur tous les bâtiments publics.

Notre parcours.

Il existe plusieurs « Route du Pamir ». La route M41 est une route qui traverse le massif du Pamir en Asie centrale. Longue de 1 252 kilomètres, elle relie Och au Kirghizistan au nord-est à Mazar-e-Sharif en Afghanistan au sud-ouest en passant par le Tadjikistan et l’est de l’Ouzbékistan. Elle a été créée par les Soviétiques en 1932, à l'époque de Staline.

Nous partons de Douchanbé par la M41, puis nous emprunterons la route qui longe la frontière afghane à partir de Khorog car beaucoup plus belle avec ses paysages de montagnes en longeant la rivière Panj et ses gorges étroites. A Khargush nous quittons la vallée de la Panj pour emprunter la vallée de la rivière Pamir et aller au nord en direction du lac Karakul.

A partir Karakul, nous revenons par la piste de la vallée du Bartang traversant le Plateau d'altitude du Pamir jusqu'à Rouchan. Nous avons parcouru environ 2300 km.

Nous avons conçu ce voyage en collaboration avec une agence ouzbek. Nous avions rencontré le directeur de cette agence, Sherzod, en Ouzbékistan lorsqu'il accompagnait un groupe de français.

Vous pouvez nous envoyer vos demandes de renseignements, commentaires, en cliquant sur ce lien qui renvoie au formulaire de contact pour nos voyages. Alors, n'hésitez pas !

Douchanbé.

Nous prenons un vol Marseille - Istanbul puis, après une escale de trois heures, un second vol Istanbul - Douchanbé où nous arrivons vers les 1 heures du matin. Passage par la police des frontières et nous retrouvons notre guide et notre chauffeur qui nous conduisent à notre hôtel.

Courte nuit puis Feruza, notre guide, nous emmène visiter la ville avec les principaux monuments, le marché couvert, le parc Rudaki. Déjeuner au restaurant puis nous visitons le Musée National des Antiquités retraçant les découvertes lors des fouilles du pays, de la préhistoire jusqu’aux périodes antiques. De très belles fresques découvertes à Panjikent (VIe-VIIe siècle), statuettes, bijoux et un immense Bouddha couché, le clou de la visite pour nous. Feruza est la Conservatrice du Musée de Pandjikent, nous pourrons donc compter sur elle lors des visites des sites historiques.

Le reste de la journée est libre, nous rentrons à l’hôtel à pied tout en traversant et visitant la ville. Pas vraiment de centre historique, énormément de constructions nouvelles la plupart du temps au détriment des vieux quartiers. Il y a des construction de partout !

Nous retrouvons Feruza et Nios, notre chauffeur, pour dîner au resto avant de rentrer à l’hôtel. Repas sympathique en terrasse, nous dégustons un Korutob et un Palov.

Kalaikhum.

Tadjikistan, Lac Nourek.

Nous rentrons dans le vif du sujet en empruntant la M41, la route du Pamir. Douchanbé étant à environ 800 m d’altitude, nous empruntons une route pour un col à presque 2000 m d’altitude et passons par le lac Nourek, un lac artificiel alimentant une usine hydroélectrique. Le barrage Rogoun en construction en amont de la rivière Vakhch, équipé d’une centrale hydroélectrique devrait fournir, à terme en 2025, 80% de l’électricité au pays et pouvoir en exporter vers l’Afghanistan et le Pakistan.

Déjeuner à Kulob puis nous empruntons la portion de la route du Pamir qui longe la frontière avec l’Afghanistan et qui longe la rivière Panj. Le long de la route nous croisons des patrouilles de militaires et des murets pour s'abriter des tirs de la rive afghane ... pas très rassurant. Des garnisons sont implantées régulièrement le long de la frontière.

Tadjikistan, peu après Chilishtak.

Nous trouvons les paysages somptueux même si Feruza nous dit que plus loin ils sont encore plus beaux. Vallée étroite, sommets enneigés, nous suivons la rivière Panj aux eaux tumultueuses et passons de nombreux postes de police où nos visas et autorisations pour le Pamir seront contrôlés, quand ce n’est pas la police de la route qui contrôle notre chauffeur.

Nous arrivons en fin d’après-midi, après 8 heures de route, dans la localité de Kalaikhum et nous nous installons au Karon Palace.

Cette petite bourgade vit essentiellement du tourisme vu le nombre impressionnant d'hôtels. C’est une étape bien pratique sur la longue route qui nous attend. Balade dans la rue principale, exploration vite fait des alentours, puis dîner avec nos guide et chauffeur en terrasse au bord du torrent déchaîné.

Tadjikistan, aux alentours de Anjirob i bolo.

Khorog.

Étape difficile aujourd'hui ! Pour passer avant que les travaux de la route ne débutent, nous démarrons à 4h30. Mais, hélas, alors que nous pensions qu’ils débutaient à 8 heures, il est 7h30 et la route est déjà bloquée par une pelleteuse. Nous patienterons près de deux heures avant de pouvoir repartir. Une petite balade pour se dégourdir les jambes puis nous repartons pour être arrêtés quelques kilomètres plus loin une bonne heure. Nous finissons enfin par arriver à Khorog. Les travaux routiers sont sous la direction de contre-maîtres chinois. La Chine construit beaucoup au Tadjikistan.

Nous avons tout du long longé la rivière Panj, toujours aussi tumultueuse. Ce n’est que quelques kilomètres avant Khorog qu’elle s’étale dans la vallée devenue bien plus large et ressemble un lac aux eaux apaisées.

Durant notre traversée, la vallée du Panj est toujours aussi étroite, les cimes parfois enneigés des montagnes nous dominent, avec en dessous de beaux alpages vert tendre. Même si beaucoup d’eau coule dans la Panj, les versants sont souvent désertiques, rien ne pousse, pas un arbre, seules quelques parcelles cultivées sont vertes car irriguées. Les alpages sont plus en altitude ou lorsque les pentes sont plus douces.

Tadjikistan, La route du Pamir. Vallée de la Panj.

Nous longeons toujours la frontière afghane où une piste suit la vallée, parallèle à la notre. Nous verrons quelques villages entourés de verdures, de nombreuses rivières descendant des vallées latérales pour irriguer les cultures et les villages. Peu de véhicules en face, des marcheurs, mobylettes, des ânes, parfois un 4X4.

Partis de Kalaikhum à 1200 m, nous montons progressivement jusqu’à 2000 m à notre arrivée à Khorog. Nous aurons mis 12 heures pour y parvenir.

Khorog, capitale du Haut-Badakhchan, compte 35 000 habitants. Nous sommes installés dans un petit hôtel familial convivial et tranquille.

Balade pour explorer cette petite ville puis nous retrouvons Feruza et Nios pour dîner dans un restaurant ouzbek très bruyant. Dans les restaurants, en plus de la salle principale, il y a de nombreuses "alcôves" avec des rideaux pour privatiser l'espace à manger.

Soirée sur la terrasse en haut de notre hôtel tenue par des jeunes, ambiance sympathique.

Aujourd’hui, nous restons à Khorog pour visiter la ville en compagnie de Feruza.

Nous commençons par la visite du jardin botanique situé sur les hauteurs de la ville. Très belle vue, nous sommes à 2200 m d’altitude. C’est un des jardins botanique les plus haut du monde, mais mis à part ce record, l'entretien laisse un peu à désirer. Feruza me dira que dans les années 80 il était bien plus beau.

Puis nous redescendons et visitons le musée de la ville. Là encore le manque de moyen est criant même si de nombreux objets sont présentés. Assez insolites pour certains comme le premier piano droit arrivé dans le Haut-Badakhchan, le panier de la championne de ramassage de pomme de terre du Kolkhoze. Mais la guide locale parait d’un enthousiasme à toute épreuve, commentant chaque pièces, Feruza nous donnant la traduction. Portrait de Lénine et Staline, anciens documents militaires …

Nous allons ensuite voir le marché de la ville. C’est plus un bazar qu’un marché. On y trouve un peu de tout, vêtements, accessoires, pain, épices et fruits secs.

Déjeuner en terrasse puis, avec Ludo, nous prenons un taxi pour Barsem. C’est une autre vallée dont la route est en construction là aussi par des sociétés chinoises. Bien sûr la route est barrée à cause des travaux.

Retour à Khorog pour passer la fin d’après-midi tranquille et voir le reste de la ville, le parc très animé, manège, marchands de glace.

Ishkashim.

Notre route de Khorog à Ishkashim.

Nous reprenons la route ce matin et continuons de longer la frontière afghane et la rivière Panj. La route est en assez bon état et nous progressons assez vite. Traversée de petits villages, arrêt pour visiter une petite station thermale où l’eau des sources chaudes a des vertus thérapeutiques notamment pour les yeux.

Sur la route, Nios s’arrête devant une maison où il y a de nombreuses voitures garées et plein de monde dans la propriété. Les propriétaires nous invitent pour partager un Palov, le plat traditionnel Tadjik. Nous sommes accueillis et nous déjeunons au milieu des invités. L’accueil et l'hospitalité des tadjiks n’est plus à démontrer et nous le vérifierons tout le long du voyage.

Nous arrivons à Ishkashim et nous installons dans un gîte familial. Ce sera le moins chaleureux de notre séjour. Après-midi de balade dans le village et sur les hauteurs. Dîner en ville.

Yamg.

Nous sommes samedi matin et il y a un marché juste à la frontière afghane, en zone neutre, sur un îlot au milieu de la rivière Panj qui est très large à cet endroit.

Nous quittons Ishkashim et franchissons la grille qui conduit à un pont donnant accès à la zone du marché.

Des militaires tadjiks enregistrent nos passeports et l’autorisation pour la Pamir, puis nous cheminons jusqu’au marché.

Les afghans arrivent petit à petit et étalent leurs marchandises. Il n’y a que des hommes qui portent le vêtement traditionnel. Très bruns et souvent aux yeux bleus, ils sont très typés. Rien d'extraordinaire dans les marchandises exposées si ce n’est le prix assez bas comme la qualité. Les tadjiks ne sont pas très riches mais les afghans encore moins. Nous finirons par acheter un chapeau afghan et un gros savon. Feruza trouvera un joli foulard turquoise. Quelques échanges avec des Afghans parlant anglais mais c’est très limité.

Nous quittons le marché et reprenons la route, ou plutôt une des routes du Pamir, celle qui longe la rivière Panj et la frontière afghane.

Un arrêt pour voir les ruines d’une très ancienne forteresse, Qah Qaha. Il ne reste pas grand chose de ce bastion sur la route de la soie, On profitera d’une superbe vue sur la vallée.

C'est un monument du IVe siècle après J.-C., datant de l'époque de Kushan. C'est la deuxième fortification notable construite au Wakhan pour sécuriser le Pamir occidental après le fort de Yamchun. La forteresse de Kaahka doit son nom au héros légendaire et au roi des Siahpushes-Qanqaha. Les Siahpushes sont des adorateurs du feu, portent des robes noires et suivent le culte zaroastien. La forteresse sécurisait cette partie de la route de la soie du Wakhan et bloquait l'accès aux vallées fertiles de Shohdara et de Gunt aux envahisseurs étrangers.La forteresse sécurisait cette partie de la route de la soie du Wakhan et bloquait l'accès aux vallées fertiles de Shohdara et de Gunt aux envahisseurs étrangers.

Nous arrivons à Yamg et déjeunons à la table du gîte avant d’aller nous installer.
Après déjeuner, nous allons visiter le petit musée du Sufi Muborak Kadam, savant, théologien, poète et voyageur. Par rapport à celui de Khorog, il est très bien entretenu, décoré et, même s' il y a peu d’objets, ils sont bien mis en valeur. C’est l’épouse de notre hôte qui guide la visite, Feruza traduisant. Notre hôte a lui même beaucoup contribuer à la réalisation de ce musée et était instituteur à l’école du secteur.

Après cette visite nous décidons d’aller nous balader en cherchant notre chemin par rapport à un itinéraire vu sur MAPS.ME. Nous finirons tout de même à faire une jolie balade, aidés par des villageois qui nous voyaient chercher notre chemin.

Les montagnes qui nous entourent sont vraiment magnifiques !

Vue de la forteresse de Yamchun.

Le lendemain, petit programme. Nous commençons par la visite de la forteresse de Yamchun. Nous montons jusqu’à 3000 m d’altitude depuis le fond de la vallée. Encore un superbe point de vue sur les montagnes afghanes qui nous fond face. Feruza nous donnera les explications sur l’histoire, de sa création jusqu’à l’invasion des arabes où elle déclina.

La forteresse de Yamchun (ou de Zamr-i-Atash-Parast, de Kafir-Qala) est une forteresse des adorateurs du feu, les Zhoroastriens et est peut-être le monument le plus impressionnant et le plus ancien de Wakhan, construit au sommet de la falaise surplombant le vallée. La construction de la forteresse Yamchun remonte au 3e siècle avant JC et est un peu plus ancienne que la forteresse Kah-Kakha. Autrefois, cette forteresse avait deux fonctions : contrôler la circulation des personnes et des marchandises à travers la vallée du Wakhan et assurer la défense en cas de raids.

Il s'agissait certainement de la plus grande fortification de défense de l'ancien Wakhan. Le fort a joué un rôle clé sur la Route de la Soie menant du Pamir à la Bactriane, à l'Inde, à l'Iran, en contrôlant le trafic, les marchandises et la sécurité dans la région. La forteresse de Yamchun surplombe de vastes étendues du corridor de Wakhan et de vastes sections des montagnes de l'Hindu Kush, dans les territoires afghans les plus septentrionaux.

Nous reprenons la route pour les sources chaudes de Bibi Fatima. Nous nous dévêtons et profitons d’une eau à 40° pendant une bonne demi-heure. Étonnés de voir qu’en pays musulman on se baigne nu, alternance d’horaires pour les hommes et les femmes. Ces sources chaudes sont très appréciées et nous serons quelques touristes au milieu des locaux à barboter.

Déjeuner en plein air dans un gîte puis retour à notre pension.

Nous décidons d’effectuer une petite randonnée et gravir le versant Tadjik pour profiter de beaux points de vu. Deux heures et demi de randonnée, je voulais dépasser la côte des 3000 m en partant de 2760 m. Retour au gîte un peu fourbus mais content de cet effort. Le contraste des zones cultivées verdoyantes et de la montagnes à la roche brute est magnifique.

Zong.

Le Stupa Bouddhiste.

Aujourd’hui peu de route pour cette étape. Nous commençons par la visite d’un Stupa, monument bouddhiste.

Le bouddhisme a été introduit par la route de le soie qui passait par le Pamir. Il s’est répandu dans le sud du Tadjikistan et le nord de l’Afghanistan. Les fouilles archéologiques n’ont pas retrouvé beaucoup d’objets. Quelques statues conservées au musée de Douchanbé et de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg. Nous avions vu a Douchanbé le grand Bouddha couché retrouvé dans cette région.

Nous reprenons la route et nous arrêtons à Langar pour visiter un site présentant des pétroglyphes. Il faut vraiment être motivés car il y a 250 m de dénivelé sur 1 km pour les atteindre.

Ces pétroglyphes présentent essentiellement des scènes de chasses où on distingue un personnage avec un arc et des mouflons pourvus de leurs grandes cornes. Il est dommage que de nombreux visiteurs aient voulus laisser leur traces, ce qui dénature ces remarquables artefacts préhistoriques. De plus la vue sur la vallée est magnifique !

Nous arrivons à Zong pour nous installer dans un gîte. Léger repas, un peu de repos, puis avec Ludo, nous décidons de faire une petite randonnée sur les hauteurs.

C’est assez rare de trouver des chemins qui montent sur les reliefs. Nous remarquons que ces sentiers démarrent souvent du cimetière local. Ici une belle piste monte sur les hauteurs, traversant un petit village, des champs et plantations. Nous irons jusqu’à la côte 3100 m pour nous habituer à l’altitude.

Nous dominons la vallée. Le ciel est très nuageux, chargé, et des orages éclatent dans les vallées latérales. Un vent chargé de poussière remonte la vallée principale et se répand sur les pentes des montagnes. Les paysages deviennent très mystérieux, envoûtants, surréalistes.

Redescente en passant dans le petit village, des gamins jouent dans un champ, un peu plus bas des ados font une partie volley-ball. Retour à l’hôtel où nous retrouvons Feruza avec qui nous discutons. Repas au gîte.

J’ai acheté une carte SIM Tadjik pour avoir la 4G avec un opérateur local, mais le réseau est assez aléatoire sur la route du Pamir et depuis deux jours la connexion est très irrégulière pour ne pas dire inexistante. Quelques messages finissent par passer … Ce serons les derniers.

Tadjikistan – La route du Pamir. De Bulunkul à Rouchan.

Tadjikistan, Vallée du Bartang.
Drapeau du Tadjikistan.

Le Tadjikistan.

La Route du Pamir.

Bulunkul.

Vallée de la Pamir.

Partant de Zong, nous remontons et prenons la direction de Langar en changeant de vallée. Nous quittons la rivière Panj pour suivre la Pamir. Mais l’autre versant est toujours l’Afghanistan et les montagnes toujours aussi belles. Il y a notamment une crête très découpée qui se détache sur le ciel bleu et ce champ couvert de fleurs jaunes donne une note colorée dans cet univers minéral.

Nous grimpons toujours et dépassons les 3000 m d’altitude. Des passages délicats, Nios notre chauffeur est très concentré, mon regard évite le précipice pour les sommets.

Un col à plus de 4200 m et nous arrivons au poste frontière de Khargush. Les militaires relèvent nos identités et nous quittons la vallée de la Pamir pour celle de la Khargush qui descend du lac du même nom où elle prend sa source.

Nous dépassons le col de Khargush et longeons le lac de Chukurkul puis celui de Churkukul avant d’atteindre Bulunkul. Le ciel est très nuageux et de grosses averses tombent au loin.

À Bulunkul, nous nous installons au gîte puis déjeunons en compagnie d’autres touristes. L’après-midi, nous partons découvrir le lac Bulunkul bordé de montagnes enneigées pour certaines et semblant d’origine volcanique pour d’autres.

Nous passerons un grand moment à faire une partie du tour de ce lac avant que Nios nous récupère pour aller visiter le lac Yachikoul. Mais mauvaise surprise l’accès est payant et ce n’est vraiment pas donné. Tout le monde paye, touristes, guide, chauffeur, véhicule. Ayant vu le lac Bulunkul qui est décrit comme le plus joli et pour manifester notre désaccord devant ce montant prohibitif, pour rebroussons chemin et rentrons au gîte pour un peu de repos avant de ressortir visiter ce petit village.

Bulunkul est réputé pour être l’endroit le plus froid du Tadjikistan. L’hiver dernier (2023) il y avait peu de neige mais la température est descendue à -58°C. Heureusement que nos lits sont pourvus de bonne couette et couverture car il fait 14°C dans la chambre ! Nous nous réchaufferons en déjeunant avec une bonne couverture sur les jambes et à l'extérieur j'ai enfilé ma grosse polaire car il fait vraiment froid et beaucoup de vent.

Le gîte est tenu par une famille Kirghize à l’accueil très chaleureux. Feruza retrouve cette femme et elles semblent s’apprécier.

Bulunkul au petit matin.

Murghab.

Lac de Sasik-kul.

Nous quittons notre petite famille de Bulunkul et prenons la route pour Murghab en remontant la partie de piste déjà faite la veille puis bifurquons sur celle qui va vers le nord en suivant la frontière chinoise.

Nous parcourons les hauts plateaux, passons par plusieurs lacs, une source à l'eau limpide, des yaks.

Les paysages sont splendides surtout avec un ciel souvent orageux.

Nombreux arrêts pour prendre des photos, nous en profitons souvent pour grimper sur de petits reliefs histoire de dominer le paysage et avoir une plus belle vue et de nous habituer à l’altitude, nous sommes proches des 4000 m.

Arrivés à Murghab, nous nous installons à l’hôtel et y déjeunons. Puis balade dans la ville, ce qui est vite fait. Il n’y a pas vraiment de centre, les bâtiments sont disposés parallèlement à la route qui traverse la bourgade avec des rues secondaires. De petites maisons, le marché constitué de containers en rang, mais c'est très animé, des enfants jouent dehors, font du vélo.

Nombreux bâtiments municipaux, gouvernementaux immédiatement identifiables à la photo du Président placardé sur la façade. Le marché se tient le matin et nous ne voyons pas beaucoup de boutiques ouvertes. Une mosquée, la place avec la statue de Lénine saluant le peuple.

Ici ce sont essentiellement des Kirghizes, ils nous font penser aux mongols avec leur faciès très asiatique. Ils ne parlent pas tadjik mais kirghiz et russe et c’est dans cette seconde langue que Feruza et Nios s’adressent à eux. L’Islam est plus présent par les mosquées que nous avons vues alors que les Ismaélites n’ont pas de lieu de culte.

Je bénéficierai d’un tout petit peu de 4G, juste assez pour aller faire les MAJ sur mon site, mais pas de partager des phots. Nous sommes vraiment au bout du monde, le Wi-fi de l’hôtel n’accède pas à Internet.

Karakul.

Avant de quitter Murghab, nous faisons quelques courses au marché pour le pique-nique du lendemain. Des tomates, concombres et de l'ail pour Nios !

Nous partons de 3600 m d’altitude à Murghab et grimpons doucement par une route asphaltée assez bonne. Cette fois nous longeons la frontière avec la Chine, longue rangée de poteaux et de fil barbelé délimitant une zone tampon. La vraie frontière est un peu plus loin. La ligne de poteaux s'étend sur des kilomètres.

La pente s’accentue et nous arrivons au col Ak Baytal à 4655 m. Un petit arrêt pour immortaliser notre plus haute altitude. Le ciel est très gris, il tombe peu de neige, il fait très froid avec du vent et j'enfile ma grosse polaire par-dessus la plus fine et relève ma capuche. Nios s'occupe de sa voiture comme toujours et Feruza nous accompagne. Elle nous dira qu'à Douchanbé il fait 38° !

Le col plongé dans le brouillard avec le vent n'est vraiment pas accueillant et nous ne nous éternisons pas.

Puis nous descendons dans la vallée qui peu à peu s’élargit et laisse place à l’immense lac Karakul. Là encore nombreux arrêts pour prendre des photos.

Nios nous emmène en 4X4 jusqu’au bord du lac aux eaux bleu profond sur fond de montagnes à 6000 ou 7000 m dont les sommets sont recouvert de neige. Nous sommes mi-juillet ! et il tombe encore de la neige sur ces sommets.

Nous avançons jusqu’à la bourgade de Karakul pour aller nous installer dans le gîte et déjeuner. Une grande salle à manger pour accueillir les touristes et tout au tour des chambres de 3 à 4 lits. Une salle de bain des plus sommaire qu'on utilisera pas car la porte ne ferme pas.

C'est un voyage où il ne faut pas être difficile sur le côté "hygiène" car bien souvent dans les gîtes et même certains hôtels nous aurons eu des douches pratiques mais pas vraiment confortables, ni "clean". Dans les gîtes, les toilettes posent vraiment problème, il faut s'adapter et se "pincer" le nez ... Mais nous sommes habitués à ce genre de périple, on vu pire !...

Nous occupons notre après-midi par des balades dans le village et vers le bord du lac. Des femmes tirent de l'eau d'un puits, des enfants font du vélo, des vaches rentrent seules à l'étables. C'est tout de même un peu désert.

Chaque petite ville est pourvue d'une garnison militaire, nous aurons souvent croisé des patrouilles de 3 à 5 militaires qui gardent la frontière.

La vallée du Bartang.

Sawnob.

Tadjikistan, de Karakul à Sawnob.

Nous quittons Karakul en empruntant la même route qu’à l’aller mais, au bout de quelques kilomètres, bifurquons pour prendre une piste qui chemine dans la plaine du lac. Cette piste n'est pas toujours indiquée sur les carte, mais Nios bifurque sans hésitation, il la connait bien. Je la retrouve sur MAPS.ME

Le ciel n’est pas vraiment dégagé et les sommets enneigés émergent des nuages. Nous suivons une petite rivière, la Bartang, qui serpente dans la plaine. Les montagnes nous dominent, leurs sommets perdus dans les nuages.

Rencontre de deux bergers avec leur troupeau de moutons et chèvres, passage d’un pont improbable. Mais la piste est assez bonne et nous cheminons dans des paysages superbes.

Les roches des montagnes changent de couleur, certaines aux tons verts et d’autres rouge et jaunes. Les contrastes sont saisissants et nous demandons fréquemment à Nios des arrêts pour prendre des photos.

Cette partie du haut plateau est souvent dans les nuages et nous regrettons le manque de soleil pour valoriser ces paysages.

Tadjikistan, de Karakul à Sawnob.

Rencontre de nomades et leur troupeau vivant dans une petite maison précaire avec parfois une yourte.

La petite rivière de départ est maintenant bien plus grosse et tumultueuse. La vallée se resserre et la piste serpente à flanc de montagne devenant parfois bien étroite avec des passages délicats coincée entre les éboulis ou la falaise et la rivière en contrebas.

Un arrêt pour un pique-nique et un peu de repos pour notre chauffeur. Nous reprenons la piste, les paysages sont grandioses, les montagnes puissantes nous dominent de leurs roches torturées avec un festival de couleurs.

Tadjikistan, de Karakul à Sawnob.

C’est vraiment notre meilleure journée tant cette piste est belle et les paysages somptueux. A chaque petit col, au détour d’un virage, le paysage change et nous allons de surprises en surprises. Un peu plus bas dans la vallée, nous traverserons quelques hameaux installés dans des plaines verdoyantes et le contraste de cette verdure avec la roche désertique des montagnes est saisissant.

Nous finissons par arriver à Sawnob, petit hameau de six familles et nous nous installons dans le gîte tenu par une d’elles. Toujours un accueil chaleureux, l’habitat est traditionnel, bien décoré. Nous nous installons sur l’estrade en extérieur sous les abricotiers pour un thé avant de partir faire une petite balade et voir des gorges de plus près. Repas en compagnie de Feruza et Nios comme à l’accoutumée.

Une excellente journée qui restera gravée.

Tadjikistan, de Karakul à Sawnob.

Khijez.

Nous quittons le gîte de Sawnob et nos hôtes si accueillants et poursuivons la descente de la vallée de Bartang. Nous reprenons donc la route qui suit la rivière éponyme qui maintenant est très grosse, tumultueuse et chargée de sédiments.

La piste est toujours aussi compliquée, elle grimpe sur le flanc de la montagne pour éviter un éperon rocheux, redescend, longe la rivière coincée entre la rive et les éboulis ou la falaise, se fraie un chemin dans les gorges étroites, débouche dans une petite plaine verdoyante avec un village. Cette piste est incroyablement belle et dangereuse.

Heureusement qu'elle est peu fréquentée car elle est si étroite qu’serait bien difficile de se croiser. Il ne faut pas non plus craindre le vertige car cette étroite et mauvaise piste longe des précipices où on distingue la rivière tout en bas, coincé contre la falaise. Mais Nios est vraiment un expert et nous sommes bien obligés de lui faire confiance!

Petite étape aujourd’hui et nous avons le temps pour de nombreux arrêts, prendre des photos et quelques vidéos tout en marchant un peu dans ce décor irréel. Étant au niveau de la rivière, les pics enneigés nous dominent, nous écrasent de leurs crêtes déchiquetées, les éboulis menacent de nous ensevelir, la rivière de nous emporter. Quelle journée fantastique !

Nous arrivons à Khijez, petit havre de verdure perdu dans le chaos de roches, et nous nous installons chez nos hôtes pour ensuite déjeuner sur une estrade en plein air.

Tout le long de la piste nous avons traversés des villages plus ou moins importants et toujours entourés ou au milieu de zones de cultures verdoyantes grâce aux canaux d’irrigation prélevant l’eau des torrents des vallées latérales. Le contraste est saisissant entre les zones rocheuses désertiques, hostiles et ces oasis de verdures accueillants.

L’après-midi, nous décidons de poursuivre un peu la piste longeant la rivière Bartang. En marchant on prend vraiment conscience de l’étroitesse de la vallée et de l’immensité du paysage. Autant la vallée de la rivière Panj présentait des roches essentiellement granitiques et peu torturées, ici, dans la vallée de Bartang, la roche est un schiste déchiqueté, plissé par les mouvements tectoniques. Cette route est fréquemment coupée par des glissements, éboulements, crues de la Bartang.

Vallée de Geisev.

Ce matin, lever et petit déjeuner tôt car nous avons une excursion de prévue.Nous descendons la vallée en voiture sur 8 km et nous arrêtons au niveau d’une passerelle suspendue, c’est le début de la randonnée pour la vallée de Geisev. Le pont, d’une trentaine de mètres, enjambe la rivière Bartang dont les eaux filent à toute vitesse et perturbent l’équilibre pour progresser.

Nous longeons la rivière qui à un moment disparaît pour réapparaître au niveau d’un col. Ce col est un barrage naturel et l’eau disparaît dans la masse d'éboulis qui lui barre le passage.

Nous continuons et 6 km plus loin apparaît un petit lac entouré de quelques habitations. C’est le premier village de Geisev. Une famille, avertie de notre arrivée, est en train de préparer le repas. Une chèvre a été abattue pour notre arrivée et on nous propose du foie et des pommes de terre. Raté pour notre régime végétarien ...

Nous laissons Ludo et Nios et avec Feruza continuons de remonter la petite vallée pour découvrir le second lac et le second village.

C’est le village haut et le lac est orné de nombreux arbres. Paysage calme et serein. Les maisons sont entourées de cultures, de nombreux canaux d’irrigation les desservent et l’ambiance est très bucolique. Nous nous aventurons jusqu'au bout du village, les femmes préparent le repas, les enfants jouent.

Retour au village bas pour le repas avec la famille qui nous a accueilli à notre arrivée. C'est le couple qui a cuisiné pour nous accueillir, ils s'affairent autour du foyer à l'extérieur.

Ludo, redescendu avant nous, a bien discuté en anglais avec la chef de famille qui était parti travailler en Russie et qui est revenu dans son village où la vie, bien que plus dure, est bien plus authentique et sereine entouré de ses enfants.

Ils vivent d’élevage et de cultures dans cette petite vallée. Une microcentrale électrique alimentée par l’eau de la rivière fournit l’électricité aux maisons. L’école pour les enfants est dans le village haut distant de deux kilomètres. Là, en été, c'est un petit paradis coupé du monde vivant dans la quiétude et le labeur.

Nous repartons par le même sentier, nous aurons marché 17 km et gravi 500 m, retour au gîte pour un repos bien mérité.

Retour à Kalaikhum.

Lever tôt ce matin pour rejoindre Kalaikhum. Petit déjeune au gîte et quelques dernières photos puis nous quittons Khijez un peu avant 7 heures et prenons la route vers Rushan toujours en longeant la tumultueuse rivière Bartang.

A Rushan nous retrouvons la rivière Panj et la frontière afghane. Nous connaissons cette route en travaux et Nios souhaite rejoindre Kalaikhum pendant la pose des travailleurs de 11h30 à 14h.

Mais comme toujours, ça ne se passe pas comme prévu. Nous serons à l’arrêt juste une demi-heure après avoir passé Rushan et quand la route se libère, c’est la ruée. Les 4X4 se pressent, se doublent, se klaxonnent, tout le monde veut vite passer et parcourir la piste défoncée, au milieu des travaux le plus vite possible.

Secoués, ballottés, on s’accroche pendant que Nios négocie les trous, les bosses, les tranchées à une vitesse effrénée.

Deux autres arrêts assez courts, notamment proche de Kalaikhum où un employé avait carrément fermé l'accès.

Nous arrivons après plus de 7 heures de route et allons directement nous restaurer.

Retour à Douchanbé.

Nous quittons Kalaikhum pour Douchanbé, la route est certes longue (350 km) mais sans difficulté particulière. Nous reprenons la route déjà faite à l'aller en arrivant à Rouchan. Puis à partir de Kulob, il y a une sorte de brume qui s’intensifie à mesure que nous descendons en altitude. Il s’agit d’un vent de poussière et la visibilité devient très réduite, un kilomètre tout au plus, j’ai un peu mal au crâne. Feruza nous dira que c’est un vent de poussière qui vient d’Afghanistan.

Nous arrivons à Douchanbé après 5 heures de route, il fait particulièrement chaud (35°c), nous nous installons à l’hôtel, un peu de repos et nous ressortons nous balader en ville.

Ce soir, dernier repas avec Feruza et Nios. Ils ont choisi un restaurant très familial, il n’y a aucun touriste, juste de nombreuses familles, c’est très animé.

Retour sur le voyage, la bonne entente que nous avions, les moments difficiles sur la piste à cause des travaux et les merveilleux paysages que nous avons traversés. Nos aurevoirs et remerciements à l’entrée de l’hôtel avec le cœur serré de quitter nos compagnons de route.

Aujourd’hui, nous avons quartier libre toute la journée à Douchanbé, nous prendrons le vol de retour dans la nuit et l’agence à prévu cette journée de sécurité car la route de retour était bien longue et difficile.

Lors du petit déjeuner, surprise, nous voyons à la télé un reportage sur le musée de Pentjikent avec Feruza, la conservatrice de ce musée, qui commente les œuvres exposées. Une "célébrité" notre guide !

Nous partons nous balader dans Douchanbé malgré la chaleur accablante. Les principaux monuments où est systématiquement placardé la photo de "Notre Président" mais aussi les anciens quartiers aux bâtiments de style soviétique, les quartiers populaires grignotés par les nouvelles constructions. Partout où notre regard se porte, des grues, des chantiers de construction. Douchanbé change radicalement.

Retour sur notre périple.

Nous avons fait appel à une agence Ouzbek pour organiser ce voyage. Nous avions rencontré Sherzod, le directeur de cette agence, qui accompagnait un groupe de français en Ouzbékistan qui a élaboré plusieurs projets. Nous avons affiné le parcours en consultant des guides, notamment le Lonely Planet. Notre projet initial était de parcourir les routes du Pamir et rester dans les zones désertiques montagneuses qui longent la frontière afghane ainsi que faire une incursion dans les hauts plateaux du Bartang.

Ce voyage fait parti de notre Top 10. Des paysages somptueux, une super entente avec nos guides et chauffeur, un accueil exceptionnel de la part de tadjiks et kirghizs, une nature préservée et des contacts authentiques avec les habitants et dans les gîtes.

Nous nous souviendrons longtemps de ces paysages grandioses, de la gentillesse et de l'hospitalité des tadjiks et kirghiz, des rencontres, des invitations, des sourires.

Un grand merci à Sherzod qui a conçu ce voyage, à Feruza et Nios qui nous ont accompagnés, à tous ces jeunes guides qui nous ont fait découvrir des sites d'exceptions.

 

Vous pouvez nous envoyer vos demandes de renseignements, vos commentaires, en cliquant sur ce lien qui renvoie au formulaire de contact pour nos voyages. Alors, n'hésitez pas !

Je vous partage ici quelques chansons de Daler Nazarov, immense chanteur tadjik. Mais aussi Muboraksho Mirzoshoyev aux morceaux si doux.

Cette musique orientale nous a accompagné tout au long de notre périple ajoutant de la magie aux sublimes paysages traversés. Je l'écoute encore avec beaucoup de nostalgie ...

Turquie – Visite d’Istanbul .

Istanbul, vue du Bosphore.

Turquie, Istanbul.

Istanbul, entre Asie et Europe.

Istanbul, un café truc avec vue sur le Bosphore.

Nous profitons de l'ouverture d'un vol direct de Marseille vers Istanbul pour nous envoler vers cette destination. Ludo a réservé un hôtel dans la vieille ville, au pied de la tour Galata. Nous sommes bien placés pour toutes nos visites et là encore la gomme des baskets sera mise à rude épreuve.

Nous profiterons de ce séjour pour visiter les principaux monuments de la ville, faire une petite navigation sur le Bosphore et prendre le temps de flâner et voir évoluer les Stambouliotes dans leur ville et en soiré. Nous sommes en mai 2018.

Istanbul, situation géographique.

La Turquie, est un pays transcontinental situé aux confins de l'Asie et de l'Europe. Elle a des frontières avec la Grèce et la Bulgarie à l'ouest-nord-ouest, la Géorgie et l'Arménie à l'est-nord-est, l'Azerbaïdjan et l'Iran à l'est, l'Irak et la Syrie à l'est-sud-est. Les détroits du Bosphore (à l'est-nord-est) et des Dardanelles (à l'ouest-sud-ouest) relient respectivement cette mer à la mer Noire et à la Méditerranée.

Istanbul, appelé officiellement ainsi à partir de 1930 et auparavant Byzance et Constantinople, est la plus grande ville et métropole de Turquie. Quatre zones historiques de la ville sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985. Istanbul, située en bordure de la mer de Marmara et de part et d’autre du détroit du Bosphore — donc à cheval sur deux continents, l’Europe et l’Asie — Istanbul est généralement considérée comme porte d'entrée de l'Europe parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit. Sa situation sur le détroit du Bosphore, qui relie la mer Noire et la mer de Marmara en même temps qu'il sépare l’Asie et l’Europe, donne à la ville une importance géopolitique assez élevée.

Nous visiterons essentiellement la vieille ville située sur la partie occidentale du détroit du Bosphore.

De notre hôtel, au pied de la tour Galata, nous pourrons nous déplacer facilement à pied pour nos principales visites ainsi qu'aller au restaurant et rentrer le soir.

Traversant la Corne d'Or, nous avons accès aux principales mosquées d'Istanbul.

Nous partons pour notre première visite de la journée, la Mosquée Sainte Sophie qui est encore un musée. Il y a assez peu de queue et nous entrons rapidement.

Istanbul, vue sur le Bosphore.

La Mosquée Sainte Sophie.

La Mosquée Sainte-Sophie est une ancienne église devenue mosquée, située dans l'ancienne Constantinople sur le côté ouest du Bosphore.

À l'origine basilique chrétienne, elle est construite au IVe siècle, puis reconstruite bien plus grande au VIe siècle sous l'empereur byzantin Justinien, où elle acquiert sa forme actuelle.

Elle est le plus important monument de l'architecture byzantine et demeure l'une des plus prestigieuses églises de la chrétienté jusqu'au XVe siècle. Après la prise de Constantinople par les armées ottomanes en 1453, elle est convertie en mosquée sous le sultan Mehmet II, statut qu'elle conserve jusqu'à la fin de l'empire ottoman.

En 1934, elle perd son statut de lieu de culte pour devenir un musée, sur décision de Mustafa Kemal Atatürk, devenant l'un des musées les plus visités de la république de Turquie. Puis le 10 juillet 2020, un décret du Conseil d'État turc décide sa réouverture au culte musulman comme mosquée.

Sainte-Sophie est située sur une esplanade à la mesure de la gloire de l'ancienne Byzance, qui fait partie des zones historiques d'Istanbul inscrites en 1985 au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Sur le site de Sainte-Sophie se trouvait une église commandée par l'empereur Constantin en 325. Elle fut érigée sur une colline surplombant la mer de Marmara. L'édifice fut alors incendié lors d'une émeute en 404. Il fut reconstruit en 415 par l'empereur Théodose II.

Un siècle plus tard, elle subit une nouvelle fois le même sort funeste, en janvier 532 pendant la sédition Nika. En février 532, l'empereur Justinien prit la décision de la reconstruire, cette fois beaucoup plus grande et majestueuse que les deux précédentes.

Des tremblements de terre, en août 553 et le 14 décembre 557, causèrent des fissures sur le dôme principal et la demi-coupole de l'abside. Le 7 mai 558, un nouveau séisme provoqua la destruction totale du dôme central, qui s'écroula sur l'ambon, l'autel et le ciborium, les détruisant entièrement.

La reconstruction donna à l'église sa forme définitive, qui remonte donc au milieu du VIe siècle.

Au cours du sac de Constantinople, en 1204, durant la quatrième croisade, l'église fut pillée par les croisés. L'église subit deux séismes en 1231 et 1237.

Au cours des siècles, l'église fut décorée de riches mosaïques. La totalité des voûtes et coupoles et certains murs étaient couverts de mosaïques à fond d'or. Elles figuraient la Vierge Marie, Jésus, les saints, des anges, ou bien des empereurs et impératrices, ou encore des motifs végétaux et géométriques dans un style purement décoratif. La crise iconoclaste dans les années 726 à 843 voit la destruction de la quasi-totalité des mosaïques de la période primitive dans les églises de Constantinople, dont Sainte-Sophie.

Après la période iconoclaste, une quantité de mosaïques et autres décors figuratifs sont ajoutés dans la seconde moitié du IXe siècle, notamment une célèbre image du Christ dans la coupole centrale ou encore des scènes de l'Évangile dans les galeries. Les plus anciennes mosaïques figuratives aujourd'hui visibles dans la basilique sont celles de l'abside.

À la suite de la conversion du bâtiment en mosquée, en 1453, bon nombre des mosaïques sont recouvertes de plâtre. (Wikipédia)

Istanbul, vue sur le Bosphore.

La Citerne Basilique.

La Citerne Basilique est une gigantesque citerne souterraine de Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin. Elle est située à l'ouest de la Mosquée Sainte-Sophie. Elle fut construite par l'empereur Justinien.

La Citerne Basilique mesure 138 × 64,6 m, et sa capacité est estimée à 78 000 m3, ce qui en fait la plus grande citerne de ce type à Constantinople.

Sa paroi externe est un mur de briques de 4 m d'épaisseur et recouvert d'un enduit hydrofuge. L'espace intérieur est subdivisé par 12 rangées de 28 colonnes en marbre 8 m de haut, soit un total de 336 colonnes.

L'alimentation en eau de la ville se faisait principalement par les aqueducs, dont celui de Valens. La plupart des citernes furent construites lors des quatre premiers siècles suivant la refondation de la ville par Constantin, entre le IVe siècle et le VIIe siècle pour subvenir aux besoins en eau d'une population urbaine en forte croissance : la consommation quotidienne d'eau de la capitale était peut-être de 10 000 m3. Parmi les gros consommateurs d'eau figuraient les quelque 40 établissements thermaux de la capitale, à proximité desquels on trouvait souvent une citerne, de même que pour les églises et les monastères.

La mosquée bleue ou mosquée Sultanahmet.

La mosquée bleue, mosquée du sultan Ahmet ou mosquée Sultanahmet est connue pour les céramiques à dominante bleue qui ornent les murs intérieurs. Elle fut construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Ier. Elle fut un point de départ du pèlerinage à La Mecque et a le privilège de comporter six minarets.

À ses niveaux inférieurs et à chaque quai, l'intérieur de la mosquée est bordé de plus de 20 000 carreaux de céramique artisanale, fait à Iznik dans plus de cinquante modèles différents. Les carreaux aux niveaux inférieurs sont de conception traditionnelle, tandis qu'au niveau de la galerie leur design devient flamboyant avec des images de fleurs, de fruits et de cyprès.

Les niveaux supérieurs de l'intérieur sont dominés par la peinture bleue, mais de mauvaise qualité.

Plus de 200 vitraux avec des motifs complexes laissent passer la lumière naturelle, aujourd'hui aidée par des lustres. Les décorations comprennent des versets du Coran.

Navigation sur le Bosphore.

Au matin, pour allons vers le port de commerce pour emprunter une navette qui parcoure le Bosphore. Quoi de mieux pour effectuer une petite croisière sur cette voie d'eau qui sépare l'Asie et l'Europe.

Le bateau part et nous passons en vue de la tour Galata en face de notre hôtel. Puis une succession de palais, monuments et ponts. En plus des monuments, nous voyons les villas luxueuses qui bordent le Bosphore, apparemment les beaux quartiers sont ici. Un petit aller-retour pour profiter du beau temps et de tous ces monuments.

Moment de calme et de romantisme.

Le Pera Palace Hôtel.

Un détour pour aller voir le Pera Palace Hôtel où descendait Hercule Poirot dans les romans d’Agatha Christie. Il fut construit en 1892 par la compagnie des wagons-lits pour les passagers de l’Orient-Express.  C’est bien sûr un Palace 5 étoiles ! Il est considéré comme le plus vieil hôtel européen de Turquie.

Il figure parmi les endroits légendaires de l'hôtellerie de luxe.

Il comporte 115 chambres sur 6 étages dont 6 suites, certainement une occupée par le célèbre Hercule Poirot mais aussi par Agatha Christie elle-même.

Le Grand Bazar.

Le Grand bazar d’Istanbul est l'un des plus grands et des plus anciens marchés du monde. Il compte 65 rues intérieures, près de 4000 boutiques et a une surface totale de 30 700 m2.

Situé le long de 65 rues intérieures auxquelles on accède par 21 portes dont 4 portes principales, il est occupé par 3 600 boutiques.

Il se trouve en plein centre de la ville entre les mosquées Nuruosmaniye et Bayezid II dans le district de Fatih.

La partie la plus ancienne date de 1455 et a été construite en bois sur ordre de Mehmed II, à l'emplacement d'un ancien marché. Au XVe siècle sous Soliman le Magnifique, il a été considérablement élargi. Il a été restauré et partiellement reconstruit, à la suite d'un tremblement de terre en 1894. Il fut ravagé plusieurs fois par des incendies, dont le dernier est survenu en 1954, détruisant la moitié du bâtiment. Comme tous les bazars, il est organisé par quartiers regroupant chacun un certain type d’artisanat : bijoux, tapis, textiles, mosaïques, argenterie…

Istanbul, vue sur le Bosphore.

Balade dans les vieux quartiers.

Nous nous promenons dans la vieille ville et visitons les mosquées Nusretiye, Nuruosmaniye, Fatih et les anciennes habitations en bois qui ont résister aux séismes et incendies. Manifestation devant la mosquée Fatih, il y a la police, nous ne nous attardons pas … La ville est très agréable, les gens sont tranquilles.

Nous visitons l'église des Saints-Serge-et-Bacchus, ancienne église grecque orthodoxe de Constantinople, convertie sous l'empire ottoman en une mosquée connue aujourd'hui sous le nom de Petite Hagia Sophia.

Passage par la Mosquée Sokollu Mehmet Pacha (Eminönü), mosquée impériale ottomane située dans le quartier fatih. Son mihrab est totalement entouré de faïence, alors que son minbar est recouvert d'un toit conique du même matériau, chose unique à Istanbul.

Quatre fragments de la pierre noire sont enchâssés dans les murs intérieurs de la mosquée : au-dessus de la porte, dans un carreau de faïence, au sommet du mihrab et au sommet du minbar.

La Mosquée Süleymaniye du sultan Soliman le Magnifique.

La mosquée Süleymaniye,  mosquée impériale ottomane, conçue par l'architecte Sinan pour le sultan Soliman le Magnifique et construite de 1550 à 1557.

Ses proportions harmonieuses, 70 m de long sur 61 m de large, 138 fenêtres, dôme en cascade de 27,5 m de diamètre et de 47,75 m de hauteur depuis le sol jusqu'à la clé de voûte, percé de 32 fenêtres, supporté sur les côtés par des demi-coupoles.

La mosquée est dotée d'un parvis à portiques couronnés de 28 dômes supportés par 24 colonnes monolithes antiques. Au centre de la cour se trouve une fontaine d'ablutions.

La silhouette de la Süleymaniye, avec ses quatre minarets effilés cerclés de dix balcons, domine la ligne d’horizon de la rive méridionale de la Corne d'Or.

Istanbul, vue sur le Bosphore.

Fin du séjour stambouliote.

Soirée dans les ruelles animées d'Istanbul.

Ce voyage en mai 2018 nous a permis de découvrir Istanbul, ville finalement très occidentale comme nous avons pu le constater lors de nos virées nocturnes dans les quartiers animés.

La jeunesse était très présente et autant de garçons que de filles dans ces ruelles commerçantes où il y avait de nombreux restaurants.

La vieille ville par est vraiment riche par les très nombreux monuments, mosquées que nous avons visités. Nous gardons un magnifique souvenir de ce séjour.

Ouzbékistan – Samarcande.

Samarcande.

L'Ouzbékistan.

Samarcande.

Arrivée à Samarcande.

Arrivés à Samarcande, nous nous installons dans un hôtel en plein centre ville, juste à coté de la Mosquée Bibi-Khanoun que nous pouvons admirer du restaurant de l'hôtel lors du petit déjeuner.

Éléna, notre guide francophone, est venue nous prendre à l'hôtel et nous commençons par visiter les médersas du Réghistan.

Ancienne étape sur la Route de la Soie entre la Chine et la Méditerranée, ville phare de l'Orient à l'époque où Tamerlan en était le maître, elle suscite le rêve à la vue de ses minarets, médersa, mosquées. Samarcande est l'une des plus ancienne ville habitées d'Asie centrale.

Elle était connue sous son nom grec de « Marakanda » à l'époque d'Alexandre le Grand en 329 av. J.-C. Avec Boukhara, Samarcande fait partie des plus anciennes villes habitées d'Asie centrale.

Samarcande a abrité des communautés religieuses diverses et est devenue le foyer de plusieurs religions telles que le bouddhisme, le zoroastrisme, l'hindouisme, le manichéisme, le judaïsme, l'Église de l'Orient et l'islam. Actuellement, le courant majoritaire musulman est Sunnite et l'Ouzbékistan est reconnue comme un état laïque tolérand.

(Les commentaires sont tirés essentiellement de wikipédia)

Le Réghistan.

Réghistan signifie « place sablonneuse » en persan. Cette place est entouré de trois médersas :

    • La médersa d'Ulugh Beg.
    • La médersa Cher-Dor.
    • La médersa Tilla-Qari.

Le Reghistan était une place publique où les gens se rassemblaient pour entendre les proclamations royales, annoncées par des explosions dans d'énormes tuyaux de cuivre appelés dzharchis ainsi qu'un lieu d'exécutions publiques (d'où la présence du sable).

Le Reghistan était le cœur de l'ancienne ville de la dynastie timouride de Samarcande. La place était considérée comme le centre de la Renaissance timouride.

L'ensemble des trois médersas est considéré comme un exemple unique de l'art de l'urbanisme et de la conception architecturale de la place principale de la ville.

Nous commençons nos visite avec Éléna par la médersa d'Ulugh Beg.

La médersa d'Ulugh Beg.

La médersa d'Ulugh Beg est l'une des plus vastes d'Asie centrale. Ulugh Beg a davantage investi dans l'enseignement que dans la construction de mosquées et de mausolées, à l'inverse de son grand-père Tamerlan. Il y aurait d’ailleurs enseigné l'astronomie, sujet rappelé par les étoiles disposées sur le pishtak (portail) du bâtiment.

Une inscription calligraphique de style coufique indique que cette magnifique façade est deux fois plus haute que le ciel, et lourde au point que l'échine de la terre en est écrasée.

De part et d'autre du portail, deux salles d'études à coupole occupent les angles. La cour intérieure, carrée, est percée de quatre iwans (salle voûtée) dans le prolongement des axes. Les entrées des cellules des élèves sont disposées sur les deux étages dans la cour, de part et d'autre des iwans.

Des minarets sont disposés aux angles des façades. Une mosquée occupe l'espace situé entre les deux salles d'études au fond de la cour.

La médersa Tilla-Qari.

La médersa Tilla-Qari (Couverte d'or) est également construite sous Yalangtouch. Elle assure en fait les fonctions de médersa et de mosquée du vendredi pour la ville.

La façade extérieure présente la particularité d'offrir, de part et d'autre du pishtak (portail en forme d’arc), les deux rangées de cellules avec leurs ouvertures et des colonnes torsadées.

Tout le côté ouest est occupé par la mosquée, la partie centrale étant formée par une salle à coupole comprenant le mihrab (niche indiquant la Mecque), avec des motifs de kundal (reliefs dorés sur fond bleu, d'où le nom donné à la médersa), des panneaux imitant les tapis, des muqarnas (motifs en « boite à œuf » dans la voûte).

La médersa Cher-Dor.

La médersa Cher-Dor (« qui porte des lions ») a été construite par Yalangtouch, « en miroir » (koch) de la médersa d'Ulugh Beg, antérieure.

Elle a pris la place d'un khanaqah (maison de savants religieux) édifié auparavant par Ulugh Beg.

Elle est flanquée de minarets d'angle sur un modèle identique à la médersa d'Ulugh Beg. Les dômes élancés de part et d'autre du pishtak permettent de supposer qu'il en était de même, à l'époque, pour son vis-à-vis.

L’ensemble du bâtiment s'inspire de la disposition générale de son vis-à-vis, mais on n'y retrouve ni la mosquée, ni les salles disposées à l'arrière.

Le pishtak décoré de mosaïques colorées présente un exemple peu fréquent d'art figuratif dans l'islam, avec des fauves chassant des daims, des disques solaires à visage humain.

Photos historiques.

Dans une des madrassas, un petit musée présente des photos historiques montrant l'état de divers monuments avant leur restauration.

On se rend compte du travail de titan qu'il a fallut développer pour obtenir ce que nous voyons de nos jours.

Une des photos montre le redressement d'un des minaret.

Gour Emir, le Mausolée de Tamerlan.

Le Mausolée Gour Emir est le lieu de sépulture de Tamerlan (connu sous le nom de Timour) et de sa descendance. Il occupe une place importante dans l'histoire de l'architecture persane, précurseur et modèle des grandes sépultures mogholes.

Un premier mausolée a été construit en 1401, du vivant de Tamerlan, par son petit-fils préféré et successeur désigné, Muhammad Sultan, pour y abriter la dépouille de son grand-père.

Ce mausolée était un ensemble architectural construit autour d'une cour intérieure bordée de quatre iwan. À l'est se dressait une madrasa, tandis qu'à l'ouest s'élevait une khanaka où se trouvait une mosquée à coupole. La construction était entourée de quatre minarets. Aujourd'hui, il ne reste que les traces des fondations de ce mausolée, le portail encore richement décoré où subsiste l'inscription en persan « Construit par le faible esclave Mohamed, fils de Mahmoud d'Ispahan » et une partie de l'iwan clôturant la cour intérieure du côté sud.

Mais Muhammad Sultan est tué lors d'une campagne en Perse en 1403 et Tamerlan fit alors construire un autre mausolée qu'il désirait le plus beau qui soit.

En 1405, Tamerlan meurt et son corps embaumé de musc et de camphre est secrètement enterré aux côtés de Muhammad Sultan dans la khanaka du premier ensemble, situé juste devant le Gour Emir. (Le crane de Tamerlan a été retrouvé par des archéologues russes).

Tamerlan repose aux pieds de son maître spirituel le cheik Mir-Said-Bereke, suivant sa volonté. Deux des fils de Tamerlan, Shah Rukh et Miran Shah, ainsi que son petit-fils l'architecte, Ulugh Beg reposent aussi dans ce mausolée.

En réalité, les sept pierres tombales sont des cénotaphes qui indiquent l'emplacement des véritables tombes situées dans une crypte au-dessous fermée aux visiteurs.

Ce monument est somptueux, surtout les décorations intérieures très impressionnantes.

Fin des visites avec notre guide, nous retournons à l'hôtel pour récupérer de la chaleur de la journée avant de repartir pour reprendre quelques photos et dîner sur la terrasse d'un restaurant derrière le Réghistan.

Chakhrisabz, le Palais Ak-Saray de Timour.

Après notre petit déjeuner à l'hôtel, nous partons pour Chakhrisabz (village natal de Tamerlan) en passant par le col de Takhta Katacha (1700 m). Nous nous arrêtons voir le marché aux épices, plantes médicinales et fromages séchés (goût très fort !)

Après un petit café en compagnie d'Éléna et Wali, nous continuons vers Chakhrisabz pour visiter le Palais Ak-Saray (le Palais Blanc).

Le palais a été réalisé au début de la période timuride (1380, 1396 et 1404), sous le règne de Tamerlan. Ce Palais d'été était immense, une description assez précise en est donnée par les récits de Ruy Gonzáles de Clavijo, ambassadeur espagnol auprès de Timour.

Le palais est aujourd'hui en ruines. Il reste un immense portail, initialement haut de 71 m, flanqué de deux tours cylindriques reposant sur des bases octogonales et mesurant actuellement 44 m. La voûte, aujourd'hui effondrée, large de 22,5 m, était la plus grande d'Asie centrale. Derrière le portail se trouvait une cour avec un bassin, revêtue de dalles blanches, d'environ 100 mètres de côté, ceinturée d'arcades richement décorées. Une inscription sur le portail, « Si tu doutes de notre pouvoir, regarde nos bâtiments », était destinée à impressionner le visiteur étranger. Une superbe reconstitution, faite par un artiste local, donne une bonne idée du bâtiment qui était gigantesque.

Nous continuons nos visites à Chakhrisabz.

Le complexe de Dorus Saodat.

Parallèlement au palais Ak-Saray, fût construit le complexe Dorus Saodat.

De ce complexe n'ont survécu jusqu'à nos jours que deux constructions: le mausolée de Jahangir et la crypte de Temur, où il n'a jamais été enterré.

En 1376, son fils aîné Jahangir, meurt subitement à l'âge de 22 ans. Il devait succéder à son père. Le corps de Jahangir, décédé à Samarcande, a été amené à Shakhrisabz pour y être enterré. Au-dessus de la tombe du prince héritier fut érigé un mausolée, avec une médersa attenante, qui devint le centre philosophique et spirituel du complexe.

Sur le territoire du complexe Dorus Saodat, on a retrouvé la crypte de Temur. C'est l'une des constructions les plus remarquables et majestueuses de l'époque d'Amir Temur. Le complexe Dorus Saodat reste l'un des ensembles architecturaux les plus romantiques et mystérieux de Shakhrisabz.

Le Complexe Dorout Tilavat.

Le Complexe Dorout Tilavat comprend :

    • La mosquée Kok Gumbaz.
    • Le mausolée Chamseddin Kulal.
    • Le mausolée Goumbazi-Sayyidan.

La mosquée Kok Gumbaz a été construite en 1437 par Ulugh Beg pour rendre hommage à son père, Shah Rukh. (Le plus jeune des quatre fils de Tamerlan.) Le bâtiment principal est constitué d'une salle carrée d'environ 12 m de côté, qui soutient la coupole par l'intermédiaire de trompes d'angles. Trois des axes de la salle donnent sur des ouvertures, le quatrième étant constitué par le mihrab. Le tambour de la coupole porte l'inscription en carreaux émaillés blancs : « La souveraineté appartient à Allah, la richesse appartient à Allah ».

Le mausolée Chamseddin Kulal a été édifié en 1372-1374 par Timur. Chamseddin Kulal était un soufi, conseiller spirituel de Taragay, le père de Timur.

Le mausolée Goumbazi-Sayyidan, (1437-1438), avait pour fonction d'abriter les sépultures des parents et descendants d'Ulugh Beg. Il a la forme d'un cube surmonté d'une coupole reposant sur un tambour. Sur la façade principale, on peut voir des restes de mosaïques en briques bleues et blanches, sur un fond de briques ordinaires de couleur ocre.

Fin de nos visites avec notre guide, retour à l'hôtel pour nous rafraîchir avant de repartir dans Samarcande bynight pour des photos et retourner dîner dans notre restaurant terrasse préféré. Chaude journée, j'ai eu un peu de mal à suivre cette visite ! Nous avons eu au moins 38°c si ce n'est plus.

Passage chez le boulanger.

Avant de commercer nos visites, Éléna nous emmène chez un boulanger en pleine fabrication de son pain. Il nous dira qu'il a déjà livré la première fournée et fabrique la suivante.

Le pâton est déposé sur un "coussin" pour le plaquer et le coller sur les parois chaudes du four chaud pour le faire cuire. La vidéo est renversante !

Nous repartons avec un pain tout chaud et délicieux pour visiter la mosquée Bibi-Khanoum juste à côté.

La Mosquée bibi Khanoum.

La mosquée Bibi-Khanym, ou Bibi-Khanoum doit son nom à l'une des femmes de Tamerlan. La construction s’effectue de 1399 à 1404. Elle est considérée comme l'un des monuments emblématiques d'Asie centrale.

Ses dimensions sont de 167 m de long pour 109 m de large et permettait d’accueillir plus de 10.000 fidèles. Sa façade intègre un iwan (portail) monumental atteignant à lui seul une hauteur de 35 m de haut, entièrement orné de carreaux de céramique formant des motifs géométriques variés, ainsi que des versets coraniques.

Les deux minarets, aujourd'hui découronnés, s'élevaient à l'origine à près de 50 m de hauteur. La mosquée est couronnée d'une coupole surhaussée couverte de céramique turquoise.

Mais la construction fût trop rapide et a entraîné des dégradations, et le tremblement de terre de 1897 signe la fin de l’édifice. Plusieurs campagnes de restauration ont été menées afin de préserver au mieux le sanctuaire. Ce n’est qu’en 1968 que les premières reconstructions ont débutés pour atteindre une restauration quasi complète en 2003 en utilisant des techniques de construction pour que l’édifice résiste mieux aux séismes fréquents dans la région. Dans la galerie ci-contre, un panneau montre l'édifice en ruine et une maquette.

Le marché de Samarcande.

Puis un petit tour pour découvrir l'immense marché de Samarcande. Nous visitons les diverses parties et passons d'étal en étal.

Éléna en profite pour faire quelques courses et nous pour ramener quelques souvenirs. Nous sommes accompagnés par Alexandra, la fille d'Éléna qui doit assurer une de nos visites. Ambiance détendue, notre guide est truculente et nous rions beaucoup.

Après ce passage au marché et un petit café, nous continuons nos visites.

Besoin d'un guide francophone pour visiter l'Ouzbékistan ? Voici le WhatsApps d'Éléna: +998 93 338 31 85. Je vous la recommande.

La Nécropole Chakh-i-Zinda.

J'exagère si je dis que c'est le "clou" de notre voyage, mais franchement ce lieu est extraordinaire par le nombre de monuments somptueux. Les mausolées sont très beaux avec des mosaïques et majoliques parfois très anciennes d'une grande beauté. Le seul souci c'est avoir assez de recul pour une jolie photo. Je vous laisse voir ces merveilles ci-dessous.

Nous entrons dans le sanctuaire et l'Imam entame une prière. Quelle beauté !

Nous rencontrons beaucoup de femmes voilées dans ce lieu, mais c'est un lieu sacré et ce sont des pèlerins qui viennent essentiellement pour prier. Dans la ville, peu de femmes sont voilées.

L'ensemble Shah-i-Zinda comprend des mausolées et d'autres bâtiments rituels des XIe - XVe et XIXe siècles. Le complexe Shah-i-Zinda s'est formé sur huit siècles (du XIe au XIXe) et comprend aujourd'hui plus de vingt bâtiments.

L'ensemble comprend trois groupes de structures : inférieure, moyenne et supérieure reliées par des passages en forme de dôme à quatre arches appelées localement chartak.

Les premiers édifices datent des XIe-XIIe siècles. Le corps principal initial - le complexe Kusam-ibn-Abbas - est situé dans la partie nord-est de l'ensemble. Il se compose de plusieurs bâtiments. Le plus ancien d'entre eux, le mausolée et la mosquée Kusam-ibn-Abbas (XVIe siècle).

Le groupe supérieur de bâtiments se compose de trois mausolées se faisant face. Le plus ancien est le mausolée de Khodja-Akhmad (1340).

Le groupe intermédiaire comprend les mausolées du dernier quart du XIVe siècle et première moitié du XVe siècle et concerne les parents de Timur , des aristocrates, des militaires et des membres du clergé.

Près de l'escalier se trouvent les bâtiments les mieux proportionnés du groupe inférieur. C'est un mausolée à double coupole du début du XVe siècle. Ce mausolée est consacré à Kazi Zade Rumi et construit par Ulugh Beg. La porte d'entrée principale de l'ensemble (Darvazakhana ou le premier chartak) tournée vers le sud a été construite de 1434 à 1435 sous Ulugbek.

L'Observatoire astronomique d'Ulugh Beg.

Après nos visites de la nécropole Chak-i-Zinda, nous alors tous déjeuner. Repas très sympathique, presque familial où nous dégustons le plat national Ouzbek, le Plov.

Éléna nous dira que c'est un plat qui est plutôt d'origine Tadjik, les nomades du désert. Puis nous partons pour l'Observatoire astronomique d'Ulugh Beg et c'est Sacha qui nous commentera cette visite.

L'Observatoire astronomique a été édifié au début du XVe siècle (vers 1429) par le gouverneur de cette ville, le prince-astronome Ulugh Beg. Il y travailla avec quelque soixante-dix mathématiciens et astronomes aboutissant à la publication des tables sultaniennes, dont la précision resta inégalée pendant deux siècles.

L'équipe calcula les positions de 1018 étoiles ; un certain nombre d'entre elles, non décrites jusque-là, gardent le nom qu'on leur a donné alors. Ces tables étaient très utiles aux caravaniers pour se déplacer dans le désert la nuit.

Cette  tranchée d'environ deux mètres de large a été creusée dans une colline le long de la ligne méridienne où l'arc était tracé et permettait de déterminer le midi exact. Ce sextant mesurait onze mètres de long et la hauteur de trois étages de haut, mais il a été construit sous terre pour le protéger des tremblements de terre.

Gradué sur toute sa longueur, c'était le plus grand cadran de l'époque, avec un rayon de 40,4 m. Il servait à l'observation du Soleil, de la Lune et d'autres corps célestes. Les astronomes travaillant à Samarcande pouvaient déterminer le midi exact de chaque jour en fonction de la hauteur du Soleil de midi, de la distance au zénith et de la déclinaison. Les tables sultaniennes ont répertorié des paramètres planétaires améliorant les coordonnées de 1 018 positions d'étoiles.

En fin d'après-midi, après nos dernières visites, nous prenons la direction de l'église Orthodoxe de Samarcande pour qu'Éléna dépose une petite bougie nous souhaitant un bon voyage car juste après nous allons à la gare pour prendre le "TGV" Ouzbek pour Tachkent.

Des au-revoir sur le quai de la gare la larme à l’œil car nous avons tissé une certaine amitié avec notre guide et je suis triste de la quitter. Le voyage se passe sans encombre avec un petit en-cas distribué gratuitement aux voyageurs. Ce train est très confortable, il roule moins vite que notre TGV français mais nous arrivons en soirée à Tachkent sans avoir vu le temps passer.

Le soir nous retrouvons l'hôtel de Tachkent et repartons découvrir la ville.

Ainsi se termine ce merveilleux voyage en Asie-Centrale avec son lot de découvertes, de monuments, de paysages et cet accueil inoubliable des Ouzbeks.

Nous remercions chaleureusement tous nos guides pour leur professionnalisme et leur accueil chaleureux.

Les routes historiques de la soie en Asie.

Ouzbékistan – De Boukhara à Samarcande

Sardoba

L'Ouzbékistan.

Route de Boukhara à Samarcande.

Le Caravansérail de Rabat-i-Malik.

Nous quittons Boukhara en compagnie de Wali notre chauffeur. Sur la route, nous visitons la Caravansérail de Rabat-i-Malik avec son réservoir d'eau de Sardoba. Autant il ne reste pas grand chose du caravansérail, autant le réservoir d'eau de Sardoba est vraiment très impressionnant, grand, une voûte immense en pierres sèches, magnifique.

Puis nous continuons en direction de Nourata avant de rejoindre le lac Aydarkoul puis le village d'Hayat.

La galerie ci-contre présente le réservoir d'eau de Sardoba (XVe siècle) et les ruines du caravansérail de Rabat-i-Malik (XIe siècle) dont seules les les fondations surélevées subsistent (Les archéologues ont pour habitudes de surélever les fondations des sites historiques ).

Nourata.

Nourata est connue pour sa source d'eau, considérée comme sacrée par les musulmans (ainsi que les poissons), et pour les ruines d'une forteresse construite par l'armée d'Alexandre le Grand.

La source sacrée Tchachma est encore aujourd’hui un lieu de pèlerinage pour les musulmans. L’endroit tire sa renommée de la source qui serait apparue à un endroit où Ali, le gendre du prophète Mahomet, aurait frappé le sol avec un bâton. Une autre légende dit que cette source aurait jaillie suite à la chute d’une météorite qui creusa le puits d’où l’eau sortit. Enfin, une autre légende dit que des nomades errant dans le désert à la recherche d’un puits auraient vu un rayon de lumière qu’ils suivirent et qui les amena à cette source.

Le complexe comprend la source, un puits, une mosquée du XVIe siècle, dite Panjvakhta (cinq prières), construite sous le règne d’Abdullah Khan II, une mosquée dite Tchil Ustun (quarante colonnes), du XIVe siècle, construite au niveau de la source. Le dôme, de 16 m de diamètre, est un des plus grands d’Asie centrale. Des poissons, considérés comme sacrés, nagent dans les différents canaux où coule l’eau de la source à 19°c été comme hivers. L’eau thermale a de bonnes propriétés pour la santé et de nombreux poissons proches des truites y nagent.

J'en profite pour visiter un Hammam. Déjà qu'à l'extérieur la chaleur est très forte, je ne vous raconte pas dans le Hammam, étouffant !!!

Nous avons effectué ces visites à Nourata avec notre guide anglophone Shakhlo Hasanova très sympathique. Elle est Free-lance, vous pouvez la contacter par WhatsApp (+998 90 087 70 74) ou e-mail: hasanovashakhlo@gmail.com 

Lac Aydarkoul.

Le lac Aydar est un énorme bassin artificiel situé dans une dépression saline au sud-est du désert de Kyzylkoum (au nord-est de l’Ouzbékistan). Avec les lacs Arnasay et Tuzkan, il appartient au système lacustre Aydar-Arnasay, dont la superficie totale atteint les 4 000 km² (il mesure environ 250 km de longueur sur 8 à 35 km de largeur).

C’est le deuxième plus vaste plan d’eau d’Asie centrale, après la mer d’Aral. Il est alimenté par le fleuve Syr Darya dont une partie des eaux est détournée lors des crues. C’est un sanctuaire pour les oiseaux qui trouvent dans le lac de nombreux poissons.

Nous poursuivons notre route et arrivons sur les bords du Lac Aydarkoul. Il était prévu que nous campions sous des yourtes, mais finalement nous irons dans un bungalow. Un petit tour sur les berges pour une petite baignade, soirée tranquille avec un repas en compagnie de Wali, notre chauffeur. Sous ses airs bourrus, il est adorable, attentionné, toujours prêts à nous rendre service. Nous aurons très chaud la nuit car la clim de notre bungalow est en panne. Le lendemain, après le petit-déjeuner, nous reprenons la route pour aller dans les montagnes. Nous traversons les plaines arides en rencontrant chameaux, moutons et chèvres. On se demande ce qu'ils peuvent bien brouter, l'herbe sèche ...

Nous repartons le lendemain après un bon petit déjeuner. Honnêtement, ce n’est pas le meilleur moment de notre périple mais nous aurions regretté de n’être pas allé visiter ce lac.

Le village Hayat.

Nous partons dans les montagnes et arrivons à Hayat, un petit village en altitude (900 m). Accueillis par des habitant, nous nous installons et profitons de la fraîcheur au bord d'un ruisseau.

Quel contraste entre la chaleur et l'aridité autour du lac Aydarkoul et ce petit oasis de verdure à Hayat. Vraiment l'eau fait tout !

Nous irons faire une petite balade autour du village avant le déjeuner, puis dans l'après-midi, un guide local nous emmènera à la recherche des mouflons dans la montagne. Nous en verrons, surtout des femelles avec leurs petits. Nous continuons pour un joli point de vue à 1000 m. On peut distinguer au loin le las Aydarkoul dans la brume.

Retour au village où nous sommes choyés par la famille qui nous sollicite pour des boissons, gâteaux et les enfants jouent avec nous en parlant un peu en anglais.

Nous rencontrons un autre groupe de français et discutons avec leur guide francophone pour un prochain voyage en Asie Centrale.

Le soir nous dînons tous ensemble autour d'un barbecue et on nous propose de la vodka en plus du thé. Les ouzbeks ont beau être musulmans, ils ont encore la culture russe quand le pays faisait parti de l'URSS et la vodka est restée dans les traditions. L'ambiance se détend ...

Après cette parenthèse en altitude et à la fraîcheur, nous repartons le lendemain en compagnie de Wali pour Samarcande. Nous retrouvons la plaine désertique et la chaleur.

On ne peut par dire que les routes soient bonnes en Ouzbékistan, bien souvent défoncées, de nombreux travaux, nous mettrons un certain temps pour atteindre Samarcande.

Lac Aydarkoul, Village Hayat, Samarcande.