Le Sultanat d’Oman

Sultanat d'Oman, ville de Rustaq.

Le Sultanat d'Oman, retour en terre inconnue.

Nous connaissions déjà le Sultanat d’Oman de façon impromptue. Nous rentrions du Népal et notre vol, ayant du retard, nous a fait raté la correspondance pour Londres et passer 24 heures dans un hôtel proche de l’aéroport.

Nous avions pu visiter la Mosquée Muhammad Al-Amin proche de notre hôtel.

Sulatant d'Oman. la Mosquée Muhammad Al-Amin.
Sulatant d'Oman. la Mosquée Muhammad Al-Amin.

Cette année, nous allons de notre « plein grès » visiter ce pays. Nous louons un véhicule 4X4 à l’aéroport et partons directement vers Sour plus au sud. Un véhicule 4X4 n’est pas indispensable en Oman mais recommandé si vous souhaitez explorer les pistes de montagne, c’est bien plus confortable.

Notre véhicule, un Kia Sportage 2.4 4X4.
Notre véhicule, un Kia Sportage 2.4 4X4.

A savoir, rendre le véhicule propre sinon le loueur vous facturera son nettoyage ! (5 Rial)

Nous pensions que les Omanais étaient accros de leurs grosses voitures rutilantes, non ! Une loi interdit d’avoir un véhicule sale …

Mais ce sont tout de même des "fous" du volant, ils vont très vite et supportent mal qu'un véhicule "se traîne" devant eux !

Arrivée à Sour.

Nous arrivons à Sour en fin d’après-midi et profitons de cette fin de journée pour visiter les plages de la ville et assister au coucher de soleil.

Des enfants jouent au foot sur la plage, des pêcheurs tirent leur embarcation hors de l’eau. La plage est assez animée. Nous continuons notre balade jusqu’au coucher de soleil.

Sultanat d'Oman. Fin d'après-midi à Sour.
Sultanat d'Oman. Fin d'après-midi à Sour.

Le Wadi Shab.

Le lendemain, nous partons visiter le Wadi Shab.

Il faut s’acquitter d’un droit de passage, car le sentier débute de l’autre côté de la rivière et une barque permet d’y accéder.

Le Wadi Shab et ses eaux turquoises.
Le Wadi Shab et ses eaux turquoises.

Le paysage est somptueux, voir ces bassins d’eau limpide, turquoise, côtoyer la montagne désertique est fascinant.

De nombreux touristes sont présents et certains se baignent.

Arrivés au fond du canyon, le sentier devient périlleux et des panneaux mettent en garde sur sa dangerosité. Nous n’irons pas au-delà.

Nous repassons par la côte avant de partir dans les hauteurs en empruntant une route dantesque.

En quelques kilomètres, nous passons du bord de mer à une altitude de près de 1 600 m et nous nous retrouvons dans les nuages.

Quelques villages sur notre route dans un paysage complètement désertique. Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

La côte au loin sous le soleil, mais nous sommes dans les nuages qui se créent au niveau de ce relief élevé de l'Hajar Oriental au nord-est de Sour.

Quelques villages dispersés sur notre route dans ce paysage complètement désertique. Malgré cette brume, la végétation est claircemée.

Nous redescendons et allons boire un thé en bord de plage à Sour.

Hajar oriental, côte nord-est de Sour. Sultanat d'Oman.
Hajar oriental, côte nord-est de Sour. Sultanat d'Oman.

Le Wadi Tiwi.

Le lendemain nous partons visiter le Wadi Tiwi.

Nous le préfèrerons au Wadi Shab car moins touristique et d’un accès plus facile par la route.

Après s’être garé nous partons en randonnée, traversons un premier village dans une palmeraie.

Premier village du Wadi Tiwi. Canal d'irrigation. Sultanat d'Oman.
Premier village du Wadi Tiwi. Canal d'irrigation. Sultanat d'Oman.

L’eau coule partout ce qui est très étonnant dans ce pays désertique.

Depuis des centaines d’années (1 500 ans), des canaux ont été construits pour acheminer l’eau des Wadi dans les vallées pour la culture des palmiers dattiers majoritairement.

 

C’est une véritable prouesse technique pour suivre les lignes de niveau en empruntant des aqueducs, des tunnels et construire des canaux sur plusieurs kilomètres.

Le résultat est la présence de très nombreuses oasis avec des palmeraies mais aussi des cultures d’arbres tropicaux comme les manguiers, papayers, bananiers en plus des agrumes.

 

Le palmiers dattiers est très représenté au Sultanat d'Oman. C'était une question de survie car les dattes peuvent se conserver jusqu'à deux années. Elles étaient stockées dans les forts permettant de tenir un siège sur une très longue période.

Le Wadi Tiwi est très beau, succession de palmeraies au milieu d’un paysage montagneux et désertique.

Parfois la rivière s’élargie et des piscines naturelles aux eaux turquoises tranchent avec la roche ocre qui les entoure.

Ce foisonnement de végétation, alors que quelques dizaines de mètres plus loin rien ne pousse, est surprenant.

Après 2 heures à parcourir cette vallée parsemée de nombreux villages, nous rentrons à Sour.

Petit bassin aux eaux turquoises dans le Wadi Tiwi non loin de Sour.
Petit bassin aux eaux turquoises dans le Wadi Tiwi non loin de Sour.

Nous visitons un peu la vieille ville et profitons de nouveau d’un joli coucher de soleil.

C’est notre dernière nuit à Sour. Demain nous quitterons Sour et la côte pour l’intérieur du pays.

Le Wadi Bani Khalid.

Le Wadi Bani Khalib très touristique.
Le Wadi Bani Khalib très touristique.

Le Wadi Bani Khalid est très réputé mais aussi très touristique. Dès notre arrivée, nous remarquons que le parking est immense et déjà bien rempli !

Ce lieu est très prisé des omanais qui y viennent pique-niquer en famille. L’organisation est sans faille. Des porteurs attendent les touristes avec une brouette pour transporter tout le nécessaire au pique-nique vers le bord du Wadi.

Il y a vraiment beaucoup de monde ce qui nous gâche la visite.

Nous remonterons le Wadi jusqu’à ce que le sentier devienne trop périlleux pour progresser plus avant. Mais il y a vraiment trop de monde pour apprécier ce magnifique paysage de bassins aux eaux turquoise entourés de roches blanches.

Nous ne nous attardons pas et repartons pour Wahiba.

Wahiba Sands.

Dès que nous sortons de la montagne, nous traversons le désert de sable en direction du nord. Une magnifique route remonte vers le nord du pays.

Tout le long de notre périple omanais, nous observerons beaucoup de travaux. Nouvelles routes, grosses infrastructures touristiques.

Le Sultanat d’Oman est en pleine mutation économique et ceci grâce à ses ressources en pétrole et au dynamisme impulsé par le Sultan Qaboos bin Said al Said qui a sorti ce pays du moyen âge en renversant son père le 23 juillet 1970

Transition entre montagne et désert.
Transition entre montagne et désert.

Arabian Oryx Camp.

l'Arabian Oryx Camp est en vue.
l'Arabian Oryx Camp est en vue.

Après quelques heures de route, et un petit café pris dans un village, nous arrivons à l’Arabian Oryx Camp.

La piste que nous empruntons n'est que sable à perte de vue. Mais cette piste est très passante et nous ne nous ensablerons pas.

Nous aurons quelques difficultés au niveau du camp de tentes car le sable est très meuble. Notre guide local dégonflera les pneus pour que nous puissions garer la voiture plus facilement.

Nous avions réservé avant notre départ sur le Net.

A l’arrivée, nous observons un petit village de vacance perdu en plein désert avec de petits bungalows.

Ce n’est pas vraiment ce que nous espérions, mais le réceptionniste nous indique que notre camp se situe un peu plus loin et plus haut en haut des dunes que ce petit village et nous découvrons un ensemble de tentes disposées en cercle.

Le village d'Arabian Oryx camp.
Le village d'Arabian Oryx camp.

Nous sommes ravis, c’est vraiment ce que nous recherchions et c’est même un peu trop luxueux.

La tente comporte une petite salle de bain séparée en plus d’une jolie « pièce » avec trois lits bien confortables, un frigo et même un canapé en extérieur devant la tente.

Une fois installés, nous allons boire un thé au restaurant en terrasse puis nous partons à la découverte du désert.

Arabian Oryx Camp, installation dans notre tente.
Arabian Oryx Camp, installation dans notre tente.
Arabian Oryx Camp, l'intérieur de notre tente très confortable.
Arabian Oryx Camp, l'intérieur de notre tente très confortable.
Arabian Oryx Camp, intérieur de notre tente.
Arabian Oryx Camp, intérieur de notre tente.
Arabian Oryx Camp, le restaurant du camp de tentes.
Arabian Oryx Camp, le restaurant du camp de tentes.

Des dunes de sable à perte de vue entrecoupées de vallée où on retrouve quelques villages aux maisons clairsemées. Nous passons le reste de l’après-midi à explorer ce désert, descendant et remontant de dune en dune jusqu’au coucher de soleil qui sera somptueux.

Vraiment, nous vous recommandons ce camp perdu en plein désert, à échelle humaine avec un personnel très efficace et sympathique. Retenez, Arabian Oryx Camp !

Lever de soleil à Arabian Oryx Camp.

Nous nous levons à l’aube le lendemain pour profiter cette fois du lever de soleil tout aussi somptueux que le coucher.

Après une belle balade dans les dunes pour immortaliser cet instant magique, nous rejoignons les autres touristes au restaurant pour le petit déjeuner puis reprenons la voiture pour continuer notre périple vers le sud.

Les dunes blanches.

Plage au sud d'Oman.
Plage au sud d'Oman.

Direction le sud à la recherche des dunes blanches.

Les routes principales sont belles et très bien entretenues, mais dès qu’on s’en écarte, nous empruntons des pistes et là les difficultés commencent car il n’y a en général pas de panneaux indicateurs ou bien ils sont en arabe.

Nous consultons la carte et le GPS mais difficile de trouver ces fameuses dunes au sable blanc immaculé.

Nous rencontrons un couple d'allemands tout aussi perdus que nous.

Nous rebroussons chemin pour prendre la route en direction de Salalah.

Le paysage change, du désert à perte de vue mais surtout complètement plat. Pas de relief à l'horizon, rien ne dépasse.

Nous décidons de prendre une petite piste qui se dirige vers la côte en espérant voir ces fameuses dunes blanches.

Route en direction de Salalah à la recherche des dunes blanches.
Route en direction de Salalah à la recherche des dunes blanches.
En direction de la côte, le paysage est plat !
En direction de la côte, le paysage est plat !
Nous sommes avertis ! des dromadaires peuvent traverser la route (ou piste).
Nous sommes avertis ! des dromadaires peuvent traverser la route (ou piste).

Nous étions prévenus !

Nous avons ENFIN trouver ces fameuses et fabuleuses dunes de sable blanc immaculé.

Nous nous arrêtons pour une petite balade en plein soleil pour nous rapprocher de ces dunes et prendre quelques clichés. Ce ne sont peut être pas celles du guide, mais elles correspondent bien à la description qui en est faite.

Une petite balade pour immortaliser ces fameuses dunes blanches.

Sous un soleil de plomb nous progressons en direction des dunes, le sol est jonché de coquillages, nous sommes proches de la mer. Des traces sur le sable, passage de dromadaires, petits rongeurs, canidés ....

Nous repartons pour la ville de Nizwa où nous resterons quelques jours pour visiter cette région.

Le trajet jusqu’à cette ville nous fera traverser une zone désertique extrêmement plate en empruntant une superbe route à quatre voies toute neuve. Nous arrivons à Nizwa en fin d’après-midi et trouvons notre hôtel pour nous y installer.

Et voilà les fameuses dunes blanches.
Et voilà les fameuses dunes blanches.

Nizwa.

Au départ de Nizwa, nous commençons par la visite du château de Jabrin suivit par le Fort de Bahla inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.

Ce dernier est vraiment splendide, bien restauré, une forteresse immense avec tout un dédale de couloirs, escaliers où il est facile de se perdre.

Le château de Jabrin.

Nous commençons nos visites par le château de Jabrin. Ce château bien restauré est aussi bien meublé, des meubles mais aussi des livres, poteries, objets artisanaux d'époque.

Fort de Bahla.

Extraordinaire fort de Bahla, immense et très bien restauré comme tous ceux que nous avons visités. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. A ses pieds, un village en ruine, un patrimoine qui disparaît.

Le village de Misfat.

Nous reprenons la route pour le village de Misfat que nous finissons par trouver. Difficile de trouver les routes ou villages sans panneaux indicateurs ou, quand ils sont présents, écrits en arabe. Mais nous y sommes parvenus !

Ce très joli village pittoresque, construit à flanc de montagne surplombe une belle palmeraie.

En cheminant dans le dédale de ruelles, nous débouchons sur la palmeraie. Mais il n’y a pas que des palmiers dattiers, nous retrouvons des manguiers, bananiers, papayers et des agrumes. Grâce à l’irrigation et le climat chaud, nombres d’espèces tropicales poussent ainsi en plein désert faisant la richesse de ces villages.

Le village de Misfat, oasis au milieu du désert omanais.
Le village de Misfat, oasis au milieu du désert omanais.
Le village de Misfat, grâce à l’irrigation des espèces tropicales prospèrent.
Le village de Misfat, grâce à l’irrigation des espèces tropicales prospèrent.

Le village est en pleine restauration et nombres de maisons deviendront des résidences touristiques dans un cadre calme et verdoyant.

Cela tranche avec les autres constructions que nous avons rencontrées durant notre périple. En effet, tout au long de notre voyage, nous verrons beaucoup de chantiers d’hôtels, de résidences touristiques assez imposantes et il s’en construit un peu partout.

Avant de repartir, nous nous arrêtons dans un petit restaurant local pour boire un thé en terrasse surplombant la palmeraie. Très agréable !

Le village de Misfat, des nombreuses maisons demeurent abandonnées mais beaucoup de restaurations
Le village de Misfat, des nombreuses maisons demeurent abandonnées mais beaucoup de restaurations
Le village de Misfat. Un café dans ce petit établissement qui propose restauration et hôtellerie. Beaucoup de restaurations pour accueillir de futurs visiteurs.
Le village de Misfat. Un café dans ce petit établissement qui propose restauration et hôtellerie. Beaucoup de restaurations pour accueillir de futurs visiteurs.

Le village d'Al Hamra.

Nous redescendons de Misfat et passons par le village d'Al Hamra.

Cet ancien village, l’un des plus anciens d’Oman, est situé au pied des monts Hajar et construit en briques de terre dans le style yéménite. Les bâtisses comportent deux à trois étages mais la majorité est en ruine, prête à s’effondrer. Dommage de perdre ce précieux patrimoine.

Mais il n’est pas dans la culture omanaise de restaurer les villages. Ils en construisent un nouveau un peu plus loin.

L'ancien village d'Al Hamra. Un patrimoine en disparition.
L'ancien village d'Al Hamra. Un patrimoine en disparition.
L'ancien village d'Al Hamra. Rare maison restaurée et habitée.
L'ancien village d'Al Hamra. Rare maison restaurée et habitée.
L'ancien village d'Al Hamra. Dédale de maisons abandonnées.
L'ancien village d'Al Hamra. Dédale de maisons abandonnées.
L'ancien village d'Al Hamra, beaucoup de construction sont en ruine.
L'ancien village d'Al Hamra, beaucoup de construction sont en ruine.

Nous regagnons notre hôtel à Nizwa en fin d’après-midi.

Notre hôtel ne sert pas d’alcool dans son bar et nous décidons d’aller dans un autre un peu plus loin qui en sert.

La terrasse devant le bar est remplie de touristes occidentaux alors que dans le bar de nombreux omanais sirotent leur bière en costume traditionnel. Et oui ici, comme aux USA, il faut se cacher pour consommer un peu d’alcool !

Nous avons choisi un hôtel confortable car nous y restons quelques jours. C’est un hôtel moderne sans grand cachet avec restaurant, piscine, salle de musculation.

Le restaurant n’est pas génial, salle très ordinaire et bruyante, plats assez communs mais nous y verrons pas mal de locaux qui semblent apprécier cette ambiance occidentale.

Randonnée dans le Djebel Shams.

Au départ de Nizwa, nous allons dans le Djebel Shams pour une randonnée.

Le Djebel Shams est le point culminant du Sultanat d’Oman à 3009 m d’altitude. Il comporte un canyon, les gorges du Wadi Ghul, aux parois abruptes hautes par endroit de plus de 1000 m.

Au sommet sont installés des radars et donc interdit au public, c’est une zone militaire.

C’est le sentier en balcon W6, qui va du village d’Al-Khateen à Sap Bani Khamis.

Nous effectuerons une très belle randonnée à flanc de falaise jusqu’au fond de ces gorges appelées le Grand Canyon d’Arabie.

En effet, le sentier longe des falaises vertigineuses et même s’il n’y a pas du tout de passages dangereux, il vaut mieux ne pas avoir le vertige. Mais on reste en sécurité sur ce beau sentier en balcon et la balade est très agréable jusqu’au village abandonné de Sap Bani Khamis.

Après cette belle randonnée, nous reprenons les pistes pour explorer ce massif montagneux et nous arrêterons pour un petit pique-nique en pleine nature.

Nous découvrirons quelques oasis avec des cultures maraîchères irriguées par un forage et sur le chemin du retour nous nous arrêterons pour voir l’ancien village de Ghul.

Nous essayerons de remonter le Wadi de Ghul mais la piste est vraiment impraticable pour notre petit 4X4 et nous renoncerons.

Nous rentrons à notre hôtel de Nizwa et retournerons boire une bonne bière fraîche avant le dîner.

Le Djebel Akhdar.

Des pistes qui deviennent rapidement impraticables pour notre petit 4X4.
Des pistes qui deviennent rapidement impraticables pour notre petit 4X4.

Au départ de Nizwa, nous partons explorer cette région montagneuse et désertique.

Ludo a planifié un itinéraire mais c’est parfois simple et clair sur une carte et beaucoup moins sur les routes et surtout les pistes que nous rencontrerons.

Nous empruntons une piste qui devient rapidement impraticable pour notre petit 4X4. Nous rebroussons chemin et repartons explorer d'autres pistes.

Nous nous dirigeons vers le Djebel Akhdar et passons un contrôle routier avant de gravir la route vers les sommets et hauts plateaux. Des militaires contrôlent notre véhicule pour être certains que nous avons bien quatre roues motrices et que le véhicule est pourvu d’un système de freinage autonome.

Nous saurons vite pourquoi car quelques centaines de mètres après le contrôle routier, la route commence à grimper de façon vertigineuse.

C’est une très belle route, toute neuve, pourvue de nombreuses voies de détresse pour ceux qui en descendent et on peut voir sur les parapets de grosses marques de véhicules qui l’ont percuté.

La route vertigineuse du Djebal Akhdar. Contrôle routier tout en bas.
La route vertigineuse du Djebal Akhdar. Contrôle routier tout en bas.
Dans le Wadi Bani Habib, ce petit village abandonné. Dans le vallon en contre-bas, des cultures de noyers.
Dans le Wadi Bani Habib, ce petit village abandonné. Dans le vallon en contre-bas, des cultures de noyers.

Le Dejebel Akhdar ou montagne verte, englobe à la fois la montagne elle-même et toutes les hautes terres situées à une altitude moyenne de  2000 m.

Nous commençons par visiter le Wadi Bani Habib sur le plateau inférieur. Belle balade au milieu des vergers de noyers et visite du village en ruine.

Nous repartons et grimpons sur le plateau supérieur, le plateau de Saiq où se situe la ville de Sayq et ses hôtels luxueux.

Un superbe point de vue nous permet de voir des cultures en terrasse, point fort du Sultanat d’Oman que d’arriver à cultiver en pleine zone désertique.

 

Un cappuccino sur notre parcours puis nous repartons explorer cette splendide région.

Nous serons toujours bien accueillis en Oman, dans les restaurants, les bars, les hôtels. Ce fût une vraie surprise et un pur bonheur de rencontrer les omanais sur notre route.

 

Nous verrons beaucoup de vergers. A cette altitude, les températures sont plus clémentes et les cultures maraîchères et fruitières sont bien développées.

Après quelques beaux panoramas, nous redescendons et testons notre freinage assisté dans les pentes vertigineuses du retour.

Un cappuccino avant de reprendre la route.
Un cappuccino avant de reprendre la route.
Du haut du Djebel Akhdar, vue impressionnante sur la plaine en contre-bas.
Du haut du Djebel Akhdar, vue impressionnante sur la plaine en contre-bas.
Djebel Akhdar, la route vertigineuse du retour.
Djebel Akhdar, la route vertigineuse du retour.

Arrivés dans la plaine, nous nous arrêtons à Birkat pour voir un ancien village abandonné comportant de nombreuses bâtisses de style yéménite.

Nous cheminons dans la palmeraie entourant ce vieux village et j’observe avec amusement les petits poissons qui essayent de remonter le courant dans les canaux aux eaux limpides.

Nous rentrons à notre hôtel à Nizwa.

Le village abandonné de Birkat au soleil couchant.
Le village abandonné de Birkat au soleil couchant.
Village de Birkat. Un patrimoine en péril.
Village de Birkat. Un patrimoine en péril.

Sohar.

Aujourd’hui, nous remontons vers le nord-ouest pour la ville de Sohar. Là encore nous rencontrerons des difficultés sur notre itinéraire programmé car une des routes est coupée, en complète reconstruction.

Les tombes d’Al Ayn.

Nous commençons par les tombes d’Al Ayn.

Ce sont des monticules de pierres sèches aux formes arrondies alignés côte à côte sur la crête d’une colline. Avec le Djebel Misht déchiqueté en arrière-plan, la vue est sublime.

Ces tombeaux sont très anciens, bâtis entre 2000 et 3000 ans avant J.-C., ils rassemblent parfois plusieurs centaines de défunts par tombes et sont particulièrement bien conservés. Ces tombeaux, situés sur une ancienne route caravanière, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous continuons la route en longeant le Djebel Misht.

Sur fond de montagne déchiquetée, un vieil homme dirige son troupeau de chèvres en conduisant son 4X4, étonnant.

Nous ne verrons pas de pauvreté au Sultanat d’Oman. L’essence est à environ 0,50 €/l ce qui nous fera faire de belles économies durant notre grand périple.

La restauration dans les grands hôtels est un peu élevée mais dans les restaurants locaux c’est vraiment peu onéreux. De même les petits hôtels sur notre parcours étaient vraiment bon marché.

Sur la piste, un joli dromadaire blanc en liberté. Les dromadaires se baladent souvent en plein désert seuls ou en petits groupes mais ils sont entravés au niveau des pattes avant par leur propriétaire, ce qui permet de les récupérer plus facilement. Celui-là se baladait tranquillement.

La mine de chrome.

Au hasard de nos pérégrinations notre piste débouche sur un paysage splendide, plein de couleurs.

Au milieu des collines multicolores on trouve le terril d’une mine de chrome et la couleur verte de ces minéraux tranche avec le dégradé d’ocre qui l’environne.

Nous poursuivons vers Sohar et de nouveau de splendides paysages au soleil couchant. Des reliefs ocre sur fond de collines tourmentées, c’est un enchantement.

 

Le reste de la route jusqu’à Sohar sera beaucoup plus monotone et nous arriverons à notre hôtel la nuit tombée.

 

C’est un superbe hôtel que Ludo a réservé, assez luxueux, nous resterons deux jours. Bonne restauration et chambre spacieuse au calme proche de la plage.

Sohar beach hotel.
Sohar beach hotel.

Colline de Zuha et Géotimes.

A la recherche du fumeur noir, la colline de Zuha.

Aujourd’hui nous partons à la découverte de curiosités géologiques.

En premier, nous recherchons la colline de Zuha qui correspond aux vestiges d’un « Fumeur noir ».

Qui n’a pas vu ces reportages à bord d’un sous-marin au beau milieu de l’atlantique filmant des cheminées qui crachent un liquide noir. Cela se passe au niveau de la faille médio-atlantique, là où les plaques africaines et sud-américaines se séparent (mais aussi les plaques eurasiatique et nord-américaine).

Du magma remonte par des failles lors de l’écartement des plaques tectoniques et l’eau de l’océan s’infiltre, atteint des zones très chaudes puis remonte et jaillit au niveau de ces cheminées en crachant un liquide très chargé en minéraux. L’eau refroidissant à l’embouchure de ces cheminées, certains minéraux précipitent car ils ne sont plus solubles.

Sur la colline de Zuha, on peut voir la différence avec les paysages qui l'entoure.
Sur la colline de Zuha, on peut voir la différence avec les paysages qui l'entoure.

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer. Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan.

Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Ici, en Oman, ces fumeurs noirs sont apparus lors de la formation de la mer Téthis (océan primitif). Puis il y a eu la phase de fermeture de cette mer.

Normalement la plaque océanique (de cette mer) s’enfonce sous la plaque continentale (où se trouve Oman) par un phénomène appelé subduction.

Mais ici la plaque océanique a glissé au-dessus de la plaque continentale charriant à la surface les formations qui normalement se trouvent à plusieurs milliers de mètres sous la surface de l’océan. Ce phénomène est appelé obduction (dont l’inverse est la subduction).

Sur la photo ci-contre, on peut voir les couches sédimentaires de cette anciennes mer.

Les couches sédimentaires de l'ancienne mer Téthis.
Les couches sédimentaires de l'ancienne mer Téthis.

Et la colline de Zuha correspond aux vestiges d’un fumeur noir qui a été remonté des profondeurs océaniques et déposé à l’intérieur des terres sur le continent.

On retrouve en quantité des minéraux aux couleurs vives, se sont en général des sulfures métalliques plus au moins oxydés. On peut vraiment voir que cette petite colline est bien différente de celles qui l’entourent par les couleurs des roches qui la composent.

Je passe un bon moment à gravir et explorer cette petite merveille à la recherche de belles pierres.

A la recherche du Géotimes.

C’est grâce à deux articles qui indiquaient les coordonnées GPS que nous avons pu trouver cette petite colline perdue au milieu de nulle part.

Nous repartons à la recherche du « Géotimes » avec les coordonnées fournies par les articles.

Cette fois c’est un peu plus facile car cette formation se situe au bord d’une route et d’un petit Wadi.

Ce Géotimes correspond à de la lave qui s’est échappée des failles lors de la formation de la mer Téthis. La lave sortant au fond de l’océan se fige instantanément en formant des cylindres allongés enchevêtrés les uns sur les autres. C’est là encore ce phénomène exceptionnel d’obduction qui a fait remonter ces formations à la surface.

Bon, ces formations sont nettement moins belles visuellement que la colline de Zuha, mais je suis ravi d’avoir pu voir cela de mes yeux.

Si ces formations géologiques exceptionnelles vous intéressent, vous pouvez consulter les articles de ces deux passionnés.

Le blog d'André LAURENTI  et L'article de Christian NICOLLET

Ici, un pilow-lava fracturé perpendiculairement à sa longueur. On peut voir la cristallisation en étoile du basalte.
Ici, un pilow-lava fracturé perpendiculairement à sa longueur. On peut voir la cristallisation en étoile du basalte.
Géotimes. Après la formation de l'amas de pilow-lavs, du magma est remonté formant ces dykes parallèles de couleur claire.
Géotimes. Après la formation de l'amas de pilow-lavs, du magma est remonté formant ces dykes parallèles de couleur claire.

Toute cette formation est un empilement de pilow-lava, du magma sortant de failles et se solidifiant au contact de l'eau et formant ces longs boudins.

En coupe, quand ils se cassent, on peut voir la cristallisation en étoile du basalte qui les constitue.

Ces formations peuvent être traversées par des dykes, c'est à dire du magma qui remonte des profondeurs, traverse ces couches de pilow-lava pour reformer ces mêmes formations quand il arrive au contact de l'eau de mer. Ces dykes sont les bandes claires qui traversent la formation de pilow-lava.

 

Nous continuons notre route en nous perdant dans un no man’s land où les pistes ne figurent pas sur les GPS puis nous trouvons enfin notre route et poursuivons à la recherche du Moho.

Vu qu’on ne le trouvera pas, cette fois le GPS nous donne des informations qui nous paraissent incohérentes, je ne détaillerais pas cette formation géologique issue elle aussi de l’obduction. Mais je vous donne rendez-vous dans deux ans car nous retournerons certainement dans ce paradis des géologues.

Nous continuerons notre route en rentrant à notre hôtel à Sohar.

Mascate.

La Mongolie

Parc Naturel de Terkhiin Tsagaan Nuur.

Voyage en Mongolie en juillet 2019.

Un début difficile !

L’appareil d’Aeroflot a eu plus de 30 minutes de retard au départ de Marseille. Nous avons donc raté notre correspondance pour Oulan-Bator et passerons 48 heures enfermés dans le Novotel de l’aéroport de Moscou car pas de places sur le vol du lendemain. Reclus et aucune possibilité de communiquer avec les autres clients de l’hôtel. On nous accompagne sous escorte de nos chambres au restaurant de l’hôtel, hallucinant ! Un vrai film d’espionnage dans cette grande « démocratie » !

Salle de restaurant du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant des "emprisonnés du 1er étage" du Novotel Aéroport de Moscou.
Salle de restaurant des "emprisonnés du 1er étage" du Novotel Aéroport de Moscou.

Seule compensation, nous ferons le voyage Moscou Oulan-Bator en classe affaire.

Même si le vol Moscou Oulan-Bator n'a duré qu'environ 6 heures, nous nous reposerons après un délicieux repas.

Courte nuit mais confortablement installés.

Maigre consolation, la classe business.
Maigre consolation, la classe business.

Arrivée à Oulan-Bator

Arrivés à Oulan-Bator, mon sac n’est pas sur le tapis. Nous sommes une bonne quarantaine à faire la queue au bureau des bagages et une mongole habitant Lyon me dit que chaque année c’est la même chose ! Merci Aeroflot !!!

Formalités faites, nous sommes accueillis par notre guide, Bilgai et notre chauffeur, Jagaa.

Nous avions déjà deux jours de retard et Bilgai décide de partir sans attendre mon sac que je retrouverai deux jours plus tard. Guide et chauffeur se lèveront à une heure du matin pour aller prendre le sac arrivé par bus dans une petite ville voisine de notre camp de Gers. Merci à eux qui assurent !

Notre véhicule 4X4, un Mitsubishi.
Notre véhicule 4X4, un Mitsubishi.

Nous quittons donc Oulan-Bator pour descendre vers le sud. Nous avons un 4X4 de compétition !

Notre chauffeur, Jagaa, est un grand bricoleur et tout le long du voyage, il réparera, bichonnera son véhicule.

Conduite irréprochable, aussi bien sur route que sur piste et même dans le sable.

Trop fort Jagaa !

Premier contact avec les paysages arides de Mongolie parsemés de yourtes qu’on nomme Ger en Mongolie. Traversée de petits villages puis un arrêt pour prendre de l’eau dans un puits, elle servira pour la vaisselle et la cuisson.

Un petit village typique de Mongolie.
Un petit village typique de Mongolie.
Puits pour l'abreuvage du bétail.
Puits pour l'abreuvage du bétail.

Cette vache nous regarde remplir le bidon et semble avoir soif.

j’en profite pour remplir l’abreuvoir et du coup des chèvres et des moutons viennent boire.

Malgré l’aridité, je suis étonné de voir le niveau de l'eau dans le puits assez proche de la surface, environ 2 mètres.

Puits pour l'abreuvage du bétail.
Puits pour l'abreuvage du bétail.
Baga Gazriin Chuluu.
Baga Gazriin Chuluu.

Nous continuons notre route vers le sud, les paysages sont de plus en plus arides.

Nous passons par Baga Gazriin Chuluu pour visiter un ancien monastère dont il ne reste que des ruines.

Mais lorsque nous arrivons nous croisons des pèlerins qui viennent se recueillir sur ces lieux.

Notre premier campement en plein désert

Après une longue route, nous arrivons à notre lieu de campement en plein désert.

Une fois les tentes montées, je pars explorer les alentours en grimpant sur une colline pour un meilleur point de vue.

Quelques serpents sur le sentier, c’est une des premières fois que j’en vois autant en si peu de temps.

Qu'il est bon de se dégourdir les jambes, entre le vol et les heures passés en voiture.

Notre premier campement sous tente en plein désert.
Notre premier campement sous tente en plein désert.
Serpent chassant des rongeurs.
Serpent chassant des rongeurs.

Je profiterai aussi de cette zone désertique pour expérimenter mon drone et faire quelques vidéos et photos.

Je ne suis pas très confiant et être dans ce paysage bien dégagé est rassurant, je peux le suivre des yeux, mais j'ai encore à apprendre sur les réglages, surtout les photos et vidéos.

Nous repartons le lendemain toujours en direction du sud pour atteindre le Gobi.

Mais la route est longue et nous nous arrêterons pour visiter le canyon de Yoliin Am.

Dans cette gorge étroite, la neige forme de grosses congères qui ne fondent qu’en été.

La malchance continuant, je chute sur une plaque de glace et casse mon smartphone ainsi que la tablette !

Le canyon de Yoliin Am.
Le canyon de Yoliin Am.

Les dunes de Khongor

En route vers les dunes de Khongor.
En route vers les dunes de Khongor.

En fin d’après-midi nous arrivons dans un camp de yourtes pour la nuit.

Nous poursuivons notre route le lendemain, toujours vers le sud, en s’enfonçant dans le désert de Gobi. Cette nouvelle étape nous conduit aux dunes de Khongor.

Un arrêt dans un village pour quelques achats, un autre pour le déjeuner.

 

Nous pique-niquons sur un promontoire d’où nous avons une superbe vue sur la vallée avec une dune qui la parcourt, la vue est vraiment belle.

En milieu d’après-midi, nous arrivons à destination et nous installons dans une yourte.

Nous sommes « chez l’habitant », c'est-à-dire des yourtes jouxtant celle de nos hôtes.

Il n’y aura donc pas de douche ce soir ! (mais nous avons des lingettes !)

Camp de yourtes.
Camp de yourtes.

Le programme prévoit une ballade en chameaux.

Nous enfourchons nos montures et une femme nous conduit dans le désert jusqu’à une rivière où le bétail, ainsi que les chameaux, s’abreuvent.

Cette balade n’est pas des plus intéressante car vraiment destinée aux touristes, elle nous permettra d’avoir un beau point de vue sur les paysages désertiques qui nous entourent.

La fin d’après-midi est marquée par un orage qui passe accompagné de vent violent.

La météo change très rapidement en Mongolie. Nous aurons fréquemment du soleil, de la pluie, du vent dans une même journée.

Bilgai nous emmène jusqu’à la plus haute dune pour le coucher de soleil.

La région est très touristique et tout ce petit monde grimpe, se photographie sur la pente et au sommet de cette dune.

Un vent violent soulève le sable, le projette sur nous, fouettant nos jambes, dépassant le sommet de la dune. Impressionnant !

La lumière au coucher du soleil est magnifique et nous resterons jusqu’aux derniers rayons pour admirer ce spectacle avant de retourner dans nos yourtes pour la nuit.

Le canyon de Kherman Tsav

Pour cette nouvelle journée, nous continuons à descendre vers le sud pour visiter le canyon Kherman Tsav.

De nouveau un arrêt pour quelques courses et nous en profitons pour acheter un peu de bière pour les apéros du soir.

Un arrêt pour le petit déjeuner et pendant que Bilgai cuisine nous en profitons pour une balade et quelques photos.

Pendant que Bilgai cuisine, que Jagaa bricole sa voiture, nous partons avec Ludo explorer les environs.

Nous prenons un petit canyon qui serpente entre des collines et en grimpant sur l'une d'elle nous avons ces paysages fantastiques sous les yeux.

La route est longue et semée d'embûches. Nous perdons le tracé de la piste ce qui nous oblige à de fréquents demi-tours, nous nous ensablons en redescendant vers le canyon et nous arrivons bien tard à notre campement.

Mais quel spectacle !

Nous avons longé un canyon couleur ocre rouge aux reliefs très accidentés. On se croirait sur la planète Mars !

Il est bien trop tard pour aller explorer ce canyon. Après avoir monté nos tentes, nous nous baladons dans les alentours pour quelques photos puis, après le dîner, quelques photos nocturnes avant d’aller nous coucher.

Nous sommes assez déçus par tous ces contre-temps et surtout de ne pas pouvoir cheminer dans le fond du canyon et ne pas aller voir les fossiles de dinosaures, mais c'est ça le voyage, on ne fait toujours le programme dans son intégralité. Il y a des imprévus qu'il faut bien gérer.

Départ matinal pour remonter le canyon.
Départ matinal pour remonter le canyon.

Le lendemain, frustrés de ne pas avoir assez bien profité de ce spectacle la veille, nous proposons à Bilgai de partir à pied très tôt pour remonter le canyon et faire de belles photos.

Nous partons à six heures du matin, Bilgai nous propose de nous faire le petit-déjeuner mais nous déclinons son offre pour qu'il puisse retourner se reposer.

Nous remontons jusqu’au plateau pour longer le canyon jusqu'à notre point de rendez-vous convenu avec Bilgai.

Encore un vent terrible qui soulève et balaie le sable.

Nous progressons en faisant de nombreuses photos et admirons ce paysage fabuleux.

Nous sommes seuls au monde, à l’exception de nos guides, nous ne croiserons personnes toute la matinée.

Pas même un véhicule, juste quelques oiseaux, lézards, insectes.

Nous arrivons après trois heures et demi de marche jusqu’à notre point de rendez-vous, une demoiselle-coiffée bien visible de la piste.

Notre campement en plein Gobi.
Départ matinal pour remonter le canyon.
Petit déjeuner au milieu de nulle part.
Petit déjeuner au milieu de nulle part.

Et l’attente commence, en plein soleil sans une ombre à l’horizon, perdus dans l’immensité du désert de Gobi, avec un vent qui dessèche tout.

Nous avions pris une bouteille d’eau, mais à notre arrivée nous l’avons terminée.

Pour tuer le temps je cherche quelques beaux cailloux et Ludo fait des photos.

Le temps passe et nous nous interrogeons sur ce que nous pouvons faire.

Surtout ne pas se séparer, retourner au point de départ n’est pas envisageable vu le temps que nous avons mis pour atteindre notre lieu de rendez-vous.

Nous décidons donc d’attendre mais pas vraiment rassurés.

Nous sommes arrivés vers 9h30 et maintenant il est plus de 10 heures et toujours personne à l’horizon, on doit donc se résigner à attendre encore.

Finalement à 11 heures nous voyons le véhicule qui vient vers nous. Ludo et Bilgai ne s’étaient pas vraiment compris sur l’heure du rendez-vous.

Ils nous prennent au passage puis nous faisons un bout de route pour trouver un endroit moins venté pour prendre notre petit déjeuner.

Avec les deux jours de retard à notre arrivée, nous n’aurons pas le temps d’explorer à pied le fond du canyon ni d’aller voir les fossiles de dinosaures.

C’est vraiment dommage car ces paysages font partie de ceux que j’affectionne particulièrement, la Terre mise à nue, paysage minéral, désertique, inhospitalier mais somptueux, irréel.

Avec cette balade, nous aurons quelques beaux clichés, de quoi faire de beaux panneaux à afficher et avoir de beaux souvenirs.

Nous reprenons la route de la veille que nous remontons en sens inverse avec presque autant de demi-tour pour cause de piste « évanescente » et nous camperons au milieu de nul part.

J'aime ces campements sauvages, loin de tout avec ce sentiment de liberté et l'absence totale d'autres touristes. Un luxe même sous une tente.

Notre itinéraire nous a conduits au sud, en plein désert de Gobi et maintenant nous remontons vers le nord-ouest pour découvrir d'autres paysages.

Le lac Orog

L'étape du jour doit nous conduire jusqu'au lac Orog.

Petit déjeuner préparé par Bilgai, puis nous prenons la route.

Nous aurons beau temps pendant ce séjour mongol même si quelques orages seront venus perturber nos balades. Il fait un peu frais matin et soir et assez chaud dans la journée sachant que la pluie, le vent et le soleil se succèdent en très peu de temps. Mais non, ce n’est pas la Bretagne ! Il y a l'aridité des paysages qui nous entourent pour en être convaincus.

Nous passons par la ville de Khatansuudal où se déroule les fêtes du Naadam. Fête traditionnelle avec de nombreuses de compétitions.

Nous arrivons pour l'épreuve du tir à l'arc.

Des participants nous accueillent en nous offrant un bol de bière mongole accompagné de petits gâteaux. La bière est préparée avec du lait de jument fermenté. N'étant pas vraiment adepte de ces boissons acidulées, je goutte par respect mais ne me régale pas vraiment.

Khatansuudal

Nous étions inquiets lors de notre départ pour la Mongolie par rapport à la nourriture.

Ce pays aride n'est pas du tout propice aux cultures et ces peuples nomades sont essentiellement des éleveurs.

La perspective de manger du mouton (pas de l'agneau) ne nous réjouit pas vraiment étant végétariens. Mais Bilgai est un cuistot hors pair, nous aurons de bons petits plats avec légumes et crudités accompagnés de bœuf. Vraiment nous aurons bien mangé durant notre séjour, les talents culinaires de notre guide sont immenses ! Il nous préparera nombre de petits plats traditionnels goûteux.

Mais nous voyons bien que le mouton est à la base de leur alimentation. Ils mangent tout, cervelle, tripes, gras ….

Arrivés dans un camp de yourtes, Bilgai nous propose d'aller assister à l'abattage d'un mouton ... nous déclinerons.

Plat de mouton ... très gras !
Plat de mouton ... très gras !
Les raviollis mongoles appelés "bouses".
Les raviollis mongoles appelés "bouses".

Dans quelques restaurants nous trouverons des raviolis cuits à la vapeur comme au Tibet.

Ici on les nomme « bouse » et « momo » au Tibet. Ceux de Mongolie sont à le viande et aux légumes pour les tibétains mais le principe est le même et c'est absolument délicieux. Ils sont cuits généralement à la vapeur, parfois frits.

Le repas mongole type comporte généralement un potage en entrée, même en plein été quand il fait très chaud !

Nous restons un moment pour observer l'épreuve de tir à l'arc. Les candidates et candidats se succèdent et un(e) arbitre inscrit les performances de chacun.

Une ambiance à la fois concentré, où on plaisante quand même, mais surtout très officielle, c'est un véritable concours.

La gente féminine est bien représentée. Elles sont aussi nombreuses que les jeunes gens, la seule différence tient à la distance de tir, un peu plus proche des cibles pour les filles.

Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.
Fêtes du Naadam, épreuve du tir à l'arc.

Ces fêtes du Naadam sont nationales et nous en retrouverons plusieurs sur notre parcours.

Avec leurs habits traditionnels, ces jeunes gens sont magnifiques, fiers de leur nation et traditions.

Nous repassons par Khatansuudal où le Naadam se prépare mais nous n'aurons pas le temps de voir les autres épreuves, la route est longue.

De gros orages s'abattent au loin et nous passons « entre les gouttes », mais ce ciel orageux et les paysages montagneux sont de toute beauté, très photogéniques.

Une autre petite bourgade sur notre route. Ce sont souvent des villes de mineurs, il y a beaucoup de charbon et minéraux en Mongolie et les mines sont nombreuses.

Campement sur les bords du lac Orog

Nous arrivons au lac Orog, nous camperons proche du rivage.

Le paysage est grandiose, à l'horizon une chaîne de montagne désertique puis le lac Orog, devant nous une prairie avec des marécages et à l'arrière une grande dune de sable.

Une fois notre tente montée, nous partons nous balader sur la dune pour quelques clichés puis revenons à notre campement pour une bonne bière avant de dîner.

Un orage nous gratifie d'un superbe arc-en-ciel lors du coucher de soleil.

Jagaa déplace la voiture pour nous protéger du vent qui maltraite notre tente. Parfois le vent est vraiment violent.

Remonté vers le nord

Bayanhongor

Monastère à Bayanhongor.
Monastère à Bayanhongor.

Aujourd'hui nous quittons le désert de Gobi en remontant plus au nord. Encore des problèmes de pistes mal définies et perte de temps.

Le GPS mongole consiste à demander sa route de Ger en Ger … nous finissons par trouver le bon chemin.

Nous arrivons à Bayanhongor, petite ville où nous trouverons des bains publics pour une bonne douche puis un restaurant où je mangerai des « bouses » excellents.

Nous irons par la suite visiter le monastère de la ville puis celui d'Erdenestsogt.

Durant la période communiste, pratiquement tous les monastères ont été détruits. Il ne reste pas grand-chose dans les enceintes de ces monastère, quelques bâtiments épars souvent reconstruits le siècle dernier. Le peu de bâtiments restant debout sont souvent juste des musées.

Rare bâtiment en place dans le monastère.
Rare bâtiment en place dans le monastère.

Vallée de la rivière Tuin

Nous poursuivons notre route jusqu'à une vallée verdoyante.

Quelques yourtes disséminées et du bétail, essentiellement des chèvres et moutons ainsi que des troupeaux de yaks et chevaux.

Nous montons notre tente et profitons de cette fin d'après-midi à la température clémente.

Je refais un peu de drone, les conditions sont idéales.

Elle n'arrive pas à remonter à cheval.
Elle n'arrive pas à remonter à cheval.

Des yourtes voisines, des enfants viennent nous rendre visite.

Nous leur offrons quelques jouets et ils reviennent avec un gros bol de crème de lait de yak pour nous remercier.

 

Excellent, cela me rappelle mon enfance chez mes grands-parents quand ma grand-mère faisait bouillir le lait de la ferme et que le lendemain j'avais cette crème au petit déjeuner.

Une petite fille vient demander de l'aide à Bilgai pour remonter sur son cheval et repart regrouper son troupeau de yak pour le ramener vers les yourtes de sa famille.

 

Après le repas nous irons dormir sous tente, satisfaits de cette belle journée.

Je n'aurais jamais aussi bien dormi sous tente qu'en Mongolie, fraîcheur nocturne, silence, tout pour passer une bonne nuit réparatrice.

Bilgai aide cette gamine à remonter sur sa monture.
Bilgai aide cette gamine à remonter sur sa monture.

Tsetserleg

Tsetserleg.
Tsetserleg.

Le lendemain, nous reprenons la route toujours en direction du nord jusqu’à Tsetserleg. C’est une longue étape.

A Tsetserleg nous irons visiter le monastère transformé en musée et dont certains bâtiments ont été reconstruits. Visite, commentée par Bilgai, très intéressante.

Sont exposés les outils et ustensiles utilisés par les anciens, une yourte permet de comprendre comment elle est construite.

Nous montons jusqu’au temple sur les hauteurs de la ville pour visiter le temple et avoir une jolie vue sur la ville.

Nuit en hôtel, ça fait du bien parfois un bon lit bien confortable !

Tsetserleg.
Tsetserleg.

Route vers le parc naturel de Terkhiin Tsagaan Nuur.

Fête du Naadam.
Fête du Naadam.

Sur la route, entre Zaankhushue et Arhangay, nous allons voir de nouvelles épreuves du Naadam.

Cette fois il s’agit de la course de chevaux.

La compétition débute par les tout petits qui doivent parcourir une vingtaine de kilomètres sur leur monture.

L’ambiance est très détendue, plusieurs stands proposent de la nourriture, des boissons, des jeux.

Nous attendons le début de l’épreuve.

Soudain tout le monde se presse vers les barrières pour l’arrivée des premiers participants.

Au loin un nuage de poussière annonce leur arrivée.

Les gamins stimulent leur monture et ils passent la ligne d’arrivée au grand galop, sous les hourras des spectateurs, je suis étonné de leur jeunesse.

Fête du Naadam.
Fête du Naadam.
Fêtes du Naadam, la course de chevaux.
Fêtes du Naadam, la course de chevaux.

Et voici le grand gagnant de l'épreuve, bien loin devant le second.

Il sera chaleureusement félicité.

Nous ne resterons pas pour le reste de la fête et reprenons a route.

lac Tsagan

Nous poursuivons jusqu’au lac Tsagan où nous nous installerons dans une yourte. Nous sommes chez l’habitant.

Mauvais temps en ce milieu d’après-midi. Un vent très fort accompagné de pluie interrompt notre balade en bordure du lac, nous regagnons notre Ger.

Mais le temps change très vite et une heure plus tard un grand soleil baigne la vallée.

Nous en profitons pour une seconde balade vers une colline qui nous permettra d’avoir un beau point de vue sur le lac et la vallée.

J’en profite pour grimper un peu plus haut et voir le volcan Khorgo ainsi que l’immense coulée basaltique qui s’en est échappée.

 

Nous regagnons notre campement, Bilgai et Jagaa nous attendent pour le dîner.

Le volcan Khorgo

Le lendemain, nous partons à pied en compagnie de Bilgai pour voir le volcan Khorgo.

Nous sommes à presque 2000 m d'altitude sur un plateau basaltique et ce volcan est à l'origine du champ de lave qui s'étend sur tout ce fond de vallée et qui a obstrué la rivière Chulutu qui y coule formant le lac Tsagan.

On retrouve quelques tunnels de lave qui montrent que la dernière éruption (environ 5000 ans) était effusive.

Ce volcan fait partie d'un système comportant plusieurs cônes éruptifs et est relié au rift du Baïkal plus au nord. Ce rift est semblable à celui que l'on retrouve en Afrique. C'est le mécanisme géologique de la séparation des continents.

Bilgai souffrant d'un genou nous laissera au pied du cône.

La fête nationale du Naadam conjuguée au week-end fera que la région, très touristique, est noire de monde.

Nous grimperons sur le cône en compagnie de nombreux mongoles en villégiature mais aussi des touristes comme nous.

On trouve un premier cône adventif puis le sentier continue de monter pour atteindre les bords du cratère principal.

Nous en ferons le tour, ce qui nous permettra de voir tout le paysage de cette vallée.

On peut voir la coulée de lave s'étendant jusqu’à la rivière et contournant une petite chaîne de collines pour se diriger vers le lac. Le paysage est vraiment superbe.

Nous retrouvons Bilgai au pied du volcan et nous repartons vers notre camp pour déjeuner.

Cratère du volcan Khorgo.
Cratère du volcan Khorgo.
Vue aérienne vallée du lac Tsagan.
Vue aérienne vallée du lac Tsagan.

Dans l’après-midi je refais voler mon drone pour voir ces paysages avec un peu de hauteur.

Je me régale tout en étant prudent et inquiet car je n'ai pas beaucoup d'expérience.

Après un petit orage lors de notre arrivée, puis du soleil, le temps se couvre et menace de nouveau.

Puis nous décidons d'aller voir les « cairns » sur le bord du lac mais devons attendre la fin d'un gros orage avant de nous y aventurer, et faire vite avant d'être sous les trombes d'eau de l'orage qui arrive.

On peut voir les rideaux d'eau de l'orage sur la photo ci après.

Puis retour au camp où Bilgai nous a préparé un bon petit plat, des chaussons fourrés de viande et frits.

Nuit en yourte

Sources chaudes de Tsenker

Nous reprenons la route pour les sources chaudes de Tsenker.

En route, petits arrêts pour quelques courses et de quoi boire l’apéro le soir.

Les sources chaudes de Tsenker sont très touristiques, la vallée est occupée par de très nombreux camps proposant des bains chauds.

Nous retrouverons quelques touristes étrangers mais surtout des asiatiques et des mongoles.

La source principale sort en face de notre camp de yourte. L’eau jaillit à 100°C puis est collectée et répartie pour les nombreux camps.

A notre arrivée, beaucoup trop de monde dans les bassins.

Nous irons voir la source avant d’aller faire trempette dans les différents bassins aux eaux plus ou moins chaudes.

Moment très agréable de calme au milieu de la nature et apaisant dans cette eau chaude à l'odeur d’hydrogène sulfuré (œuf pourri) qui me rappelle nos nombreux séjours en Islande.

Le soir, une fille du camp vient pour allumer notre poêle dans la yourte car nous n'avons pas le droit de le faire nous même.

Le poêle est complètement rempli de petit morceaux de bois et il me semble que c'est un peu trop. Mais elle allume le feu puis repart en voyant qu'il a bien pris.

Le feu est tellement fort que nous sommes obligés d’ouvrir la porte et sortir pour ne pas mourir de chaud !

Les yourtes étant relativement bien isolées par les couches de feutre de ses parois, la température grimpe très vite car en plus il n'y a que l'ouverture au niveau du toit qui sert à faire passer le tuyau du poêle.

Nous arrivions de notre baignade dans les eaux chaudes et avions déjà bien chaud !!!

 

Ce soir c'est repos pour notre guide qui n'a pas à faire la cuisine car nous mangerons ensemble au restaurant du camp.

 

Nous retournons dans notre Ger pour passer une nuit paisible.

Des Gers, des chèvres des moutons, la Mongolie
Des Gers, des chèvres des moutons, la Mongolie

La vallée d’Orkhon

Le séjour commence à tirer vers sa fin et nous nous dirigeons vers la vallée d’Orkhon. Mais avant nous passons par l’ermitage bouddhiste de Tuvkhun.

Ermitage bouddhiste de Tuvkhun

Nous partons, en compagnie de Bilgai, vers cet ermitage par un sentier qui chemine dans une forêt.

Depuis quelques jours nous voyons quelques forêts sur les versants sud des collines, mais cette fois nous cheminons directement dedans.

Cet ermitage est très réputé et de très nombreux pèlerins cheminent en même temps que nous.

Certains louent une monture et le chemin est complètement défoncé par les chevaux.

Nous parvenons à l’ermitage après plus d’une heure de trajet, le site est noir de monde.

Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.
Ermitage bouddhiste de Tuvkhun.

Nous avons en premier un petit temple puis un sentier conduit jusqu’à la grotte où se trouvaient les ermites.

Il faut escalader une petite paroi rocheuse pour y parvenir et je suis étonné de voir femmes, enfants mais aussi personnes âgées grimper les cinq mètres pour parvenir à cette grotte.

La légende dit que si on pénètre dans cette grotte, notre vie en sera transformée, une renaissance en quelque sorte.

Mais il y a foule sur ce bout de sentier coincé entre le précipice et la falaise et nous préférons continuer jusqu’au sommet où nous découvrons un paysage très vert constitué de forêt.

Les pèlerins font le tours d’un cairn puis redescendent par un petit sentier en passant au pied d’arbres sacrés.

Nous repartons vers le parking où nous attend Jagaa puis Bilgai fait la cuisine pour le déjeuner.

Reprenant la route, nous irons directement à notre camp de yourte dans la vallée d’Orkhon.

Vallée d’Orkhon

Nous sommes chez l’habitant, c’est-à-dire que cette famille possède quelques yourtes à louer aux touristes.

Nous sommes accueillis par la famille et essayons de respecter le protocole.

Pour pénétrer dans la yourte, il faut franchir le seuil du pied droit sans le cogner sur le seuil, sinon ressortir et recommencer. A l’intérieur, les hommes se placent à gauche et les femmes à droite.

On nous offrira une boisson fermentée à base de lait de jument en guise de bienvenue accompagnée de petits gâteaux secs. Je trempe mes lèvres dans le breuvage sans me régaler alors que Ludo adore.

Les discussions vont bon train, nos guide et chauffeur discutent avec le propriétaire ainsi qu'une autre équipe accompagnant une famille européenne.

Puis nous nous installons.

 

J’en profiterais pour faire un  peu de drone mais je perturbe les animaux et la traite des yaks devient problématique. Du coup je dirige le drone à l’opposé et prend de l’altitude pour photographier le paysage.

Je retourne vers le campement pour assister à la traite des yaks.

L'aînée de la famille a rassemblé les dris (femelle du yak) vers l’enclos des petits en chevauchant sa moto. Fini les chiens de berger !

La benjamine libère un petit qui se précipite vers sa mère pour téter. Elle le laisse quelques minutes avant de le séparer puis la mère et l’aînée s’occupent de traire les dris. Le lait ainsi récolté est filtré puis mis à chauffer dans un grand chaudron jusqu’à ébullition tout en le remuant constamment.

Une fois refroidi, surnage cette fameuse crème qu’on aura pour notre petit déjeuner.

Repas en compagnie de Bilgai et Jagaa.

Le lendemain nous partons à cheval vers la cascade.

C’est notre hôte qui nous conduit à travers la prairie jusqu’à la chute d’eau.

Je suis de nouveau un peu frustré d’être tenu en laisse alors que Ludo vagabonde à sa guise. Certes je ne suis pas un cavalier confirmé, car vraiment peu de pratique, mais je pourrais me débrouiller seul je pense.

La balade nous permet de voir tranquillement le paysage, c'est déjà ça.

Départ tenu en laisse !!! Grrr
Départ tenu en laisse !!! Grrr
Cascade dans la vallée d’Orkhon.
Cascade dans la vallée d’Orkhon.

Là encore énormément de touriste venant visiter cette cascade, quelques étrangers mais surtout beaucoup de mongoles.

Ce grand plateau basaltique est creusé par la rivière et en aval de la chute, la rivière en rejoint une autre plus importante et très boueuse.

Bilgai nous dira que c’est une exploitation minière en amont qui pollue autant cette rivière. En plein développement économique, la protection de l'environnement n'est pas priorité des autorités de ce pays.

Nous cherchons un petit resto pour le déjeuner et ensuite nous retournons en voiture jusqu’à notre campement.

Coulée basaltique dans la vallée d’Orkhon.
Coulée basaltique dans la vallée d’Orkhon.

Avec Ludo, nous partons voir la rivière en traversant une partie de la vallée.

Champ de lave à perte de vue. Toute cette vallée est recouverte de coulées basaltiques très anciennes qui confèrent à la terre sa fertilité exceptionnelle.

De ce fait, cette vallée est très peuplée pour ne pas dire surpeuplée, bien sûr par le bétail très abondant. On peut s'en rendre compte au niveau des prairies dont l'herbe est très rase car trop souvent broutée.

Nous arrivons sur les berges de la rivière mais ce n’est pas vraiment engageant, l’eau est boueuse, trouble.

Quel dommage de polluer cette eau précieuse dans un pays aussi aride.

 

Rivière polluée par l'industrie minière.
Rivière polluée par l'industrie minière.
La chevauchée fantastique.
La "chevauchée" fantastique.

Nous rentrons au campement et Bilgai nous propose une balade à cheval sans être tenu en laisse.

Ludo préfère que ce soit Bilgai qui m’accompagne.

Nous voici partis, ma monture est très calme et pendant que Bilgai et notre hôte discutent, je profite du paysage, de la tranquillité de cette balade en pleine nature.

Au bout d’une demi-heure, nous faisons demi-tour et là ma monture part au grand galop pour rentrer « à la maison ».

J’ai beau crier « HO !!! », rien n’y fait.

C’est en tirant bien fort sur les rênes qui j’arrive à la ralentir.

Pas étonnant me dira Bilgai, les cris excitent les chevaux qui du coup partent au galop. Nous repartons plus tranquillement et je serre un peu ma monture pour qu’elle ne s’emballe pas.

Devant nous une buse, à terre, a attrapé un petit rongeur mais ne veut pas le lâcher pour s’envoler, spectacle impressionnant.

Puis de nouveau ma monture, qui n’y tient plus, part au grand galop jusqu’aux yourtes. Finalement je me serais régalé.

Fin d’après-midi tranquille à lire avant d’aller dîner.

La chevauchée fantastique.
La "chevauchée" fantastique.
Photo de famille. Le couple et ses trois enfants, Bilgai, Ludo, Jagaa.
Photo de famille. Le couple et ses trois enfants, Bilgai, Ludo, Jagaa.

Le lendemain matin, avant de partir, nous faisons une photo en compagnie de notre famille d’accueil et accompagnateurs puis nous prenons la route.

J'ai demandé à notre hôte son adresse postale, je leur enverrai quelques photos.

Karakorum

Nous partons pour Karakorum, la cité légendaire de Gengis Khan mais aussi la ville où Bilgai possède un camp de yourte où nous logerons.

Nous arrivons et nous installons puis allons vers le monastère où se déroulent des épreuves de la fête du Naadam.

Nous arrivons pour le tir à l’arc mais d’autres stands proposent des jeux comme les dominos ou bien un lancé de palet.

Ce sont toujours des jeux d’adresse et de concentration.

D’autres stands proposent de la nourriture, des brochettes, des sandwichs, des boissons.

Fête du Naadam, épreuve de tir à l'arc.
Fête du Naadam, épreuve de tir à l'arc.
Karakorum, l'enceinte vide du monastère.
Karakorum, l'enceinte vide du monastère.

Nous allons visiter le monastère, l’enceinte est immense mais bien vide !

Là encore tout ou presque a été détruit lors de la période communiste.

Seuls quelques bâtiments restent car transformés en musée.

Mais au milieu des touristes il y a aussi quelques pèlerins.

Après cette visite, nous rentrons au camp de Bilgai et repartons à pied visiter le mémorial de Gengis Khan sur les hauteurs d’une petite colline qui domine la ville.

Le monument à la gloire de Gengis Khan est beau et impressionnant perché sur cette colline. Mais il aurait besoin d'être un peu plus entretenu.

Monument à la gloire de Gengis Khan.
Monument à la gloire de Gengis Khan.

Nous regagnons le camp pour l’apéro et le dîner.

Les Gers de Bilgai sont très bien décorées comme le restaurant, il a su faire de ce camp un lieu de villégiature bien agréable, en dehors de la ville mais tout proche, on peut y apprécier le calme.

Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Gers de Bilgai à Karakorum.
Le camp de Gers de Bilgai à Karakorum.

Un gros orage s’abat sur le camp, mais nous sommes à l’abri dans cette yourte confortable.

Le désert du Petit Gobi

Aujourd’hui, nous nous rapprochons un peu plus d’Oulan-Bator. Nous irons visiter les monts sacrés Khugnu et le petit Gobi.

Sur la route, nous faisons une halte pour quelques photos, le paysage est grandiose et c’est une des premières fois que nous voyons des cultures.

Un grand champ de colza et un autre de céréales.

Et nous en verrons d’autres sur la route qui remonte vers Oulan-Bator.

Champs de colza et céréales.
Champs de colza et céréales.

Les monts sacrés de Khugnu

Nous arrivons dans les monts sacrés de Khugnu et allons visiter le petit temple au sommet.

Très bien restauré, ce temple est un des plus simples et plus beaux que nous avons visités.

Il est entouré d’autres bâtiments en ruines depuis la période communiste.

Bilgai nous dit que d’autres ruines d’un temple se trouvent plus haut et nous partons les visiter. Nous retrouvons effectivement les ruines d’un grand complexe mais il ne reste pas grand-chose.

Beau temple perdu dans la campagne mongole.
Beau temple perdu dans la campagne mongole.
Ruines d'un imposant monastère détruit lors de la période communiste.
Ruines d'un imposant monastère détruit lors de la période communiste.

Le petit Gobi

Nous logerons en yourte chez l’habitant.

Nous nous installons puis allons voir de plus près les dunes qui nous entourent.

Je retrouve le contraste de prairies marécageuses jouxtant des dunes de sables.

Nous gravissons une haute dune pour avoir un joli point de vue. Là encore beaucoup de monde venu d’Oulan-Bator pour camper en bordure des dunes, pique-niquer, profiter de cette nature magnifique. A l’horizon, les nuages s’accumulent donnant au ciel un aspect inquiétant.

Les enfants de la famille jouent avec leurs voisins et ils viennent dans notre yourte pour se cacher puis repartent jouer dehors. Toute l’après-midi ils joueront en extérieur, grimpant sur les barrières, se poursuivant. Ça change des gamins européens qui ne savent rien faire sans leur smart phone.

Les enfants, intrépides, jouent en extérieur toute la journée.
Les enfants, intrépides, jouent en extérieur toute la journée.

Je profite de cette dernière journée pour refaire un peu de drone, je commence à être plus confiant.

En fin de journée nous assistons à la traite d’une jument.

Le poulain est amené auprès de sa mère pour téter pendant un moment puis séparé et l’éleveuse trait la jument avant de passer à une autre.

Les yourtes sont confortables mais les mongoles sont assez petits et j’ai des difficultés à trouver un lit où je peux tenir complètement allongé.

Ces yourtes sont prévues pour au moins 4 à 5 personnes. Les lits sont répartis sur le pourtour avec un poêle à bois au centre dont la cheminée dépasse le faîte. Les parois extérieures sont en treillis de bois recouvert d’un feutre de laine de mouton très épais assurant une bonne protection contre le froid.

Aussi en cette saison chaude, le feu fait monter très rapidement la température dans la yourte et nous étoufferons souvent de chaud car le feu était trop important.

Le sol est recouvert de tapis, l’ambiance est très chaleureuse.

Oulan-Bator

Nous quittons le Petit Gobi pour rentrer à Oulan-Bator, bonne route jusqu’à la capitale où nous retrouvons la civilisation au travers d’embouteillages monstres.

Monastère de Gandantegchinlin
Monastère de Gandantegchinlin

Nous commençons par visiter le Monastère de Gandantegchinlin qui, comme les autres, a subit de grandes destructions sous l’époque communiste.

Mais les bâtiments restant sont très beaux notamment le bâtiment principal qui abrite une statue de Bouddha de 26 m de haut.

On retrouve une grande ferveur chez les pèlerins qui le visitent et cela nous ravi.

Nous passerons un grand moment à visiter cette succession de temple, l'intérieur est très décoré comme dans les monastères tibétains ou nous retrouvons enfin cette ambiance magique.

Toujours des milliers de statues de Bouddha dans les vitrines, des photos du Dalaï-lama et autres dignitaires bouddhistes. Il manque juste l'odeur des lampes au beurre de yak, mais nous sommes en Mongolie et pas au Tibet.

Puis Bilgai nous conduit à travers le centre ville pour découvrir les monuments principaux.

Nous continuerons nos visites sans lui et finirons par aller prendre une bière au sommet de la Blue Sky  avant de regagner notre hôtel.

La ville est pleine de tours en construction, ces dernières côtoient des temples et le contraste est saisissant, notamment un ancien monastère transformé en musée au pied de la Blue Sky.

Oulan-Bator, tradition et modernité se côtoient.
Oulan-Bator, tradition et modernité se côtoient.
Vue sur Oulan-Bator de la Blue Sky tower.
Vue sur Oulan-Bator de la Blue Sky tower.

Nous voici à la fin de notre périple en Mongolie, nous repartirons très tôt le lendemain par le vol Oulan-Bator Moscou.

 

Un grand merci à Bilgai et Jagaa pour la gestion de notre voyage, une belle équipe très professionnelle.

Bilgai et Jagaa.
Bilgai et Jagaa.

Nous avons préparé ce voyage avec Asie OnLine . C'était un voyage à la carte.

Un grand merci à Anthony qui nous a bien aidé lors de notre escale moscovite.

La Jordanie

Jordanie, désert du Wadi Rum.

Voyage en Jordanie en novembre 2018.

Par un vol AlItalia, nous atterrissons en Jordanie à 2 heures du matin (dur dur les voyages !!!).

Transfert dans un hôtel réservé pour finir notre nuit puis retour à l’aéroport le lendemain  pour prendre possession de notre voiture de location.

Direction le sud, par la route du Roi, nous partons visiter la réserve de Dana.

Mais la route est longue, parsemée de paysages somptueux et nous nous arrêterons souvent pour admirer le paysage.

Jordanie, notre voiture de location.
Jordanie, notre voiture de location.

Premier arrêt visiter la forteresse de Makawir.

Nous arrivons sur ce site archéologique qui ne présente que peu de ruines.

Deux colonnes encore debout, des murs, une citerne … Mais l’intérêt est la vue exceptionnelle sur la mer Morte que l’on voit miroiter au loin dans le soleil couchant.

le Wadi mujib.

Nous continuons notre route et passons par le Wadi mujib, profond et spectaculaire canyon. La route plonge de 800 m d’altitude jusqu’à un barrage à 200 m d’altitude.

Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.
Jordanie, un camp de Bédouins proche d'un village.

Nous verrons quelques barrages tout le long de notre route en Jordanie. Ils sont essentiels pour l’agriculture dans ce pays désertique. L’arrosage se fait par du goutte à goutte pour économiser l’eau.

Quelques campements de Bédouins sur notre route.

En chemin, des vestiges d’un ancien volcan et d’une belle coulée basaltique. Nous sommes dans le rift, la zone de fracture qui remonte la mer Rouge jusqu’en Jordanie. Cette région est située entre trois plaques tectoniques. Les plaques africaine, arabique et euro-asiatique.

Nous trouverons un hôtel bien situé  sur les hauteurs, en bordure du canyon. Nous y arrivons de nuit, pas de vue mais une bonne bière pour l’apéro et un accueil sympathique.

Le lendemain, nous reprenons la route et finirons par arriver à Dana.

Dana était au départ un petit village particulièrement bien situé car cinq sources l’alimentaient. Les habitants ont longtemps vécu en quasi autarcie grâce à l’élevage et les cultures sur de bonnes terres irriguées par ces sources.

Réserve naturelle de dana.

Dans les années 1970, une cimenterie s’installe au niveau du plateau et peu à peu le village se vide de ses habitants au profit d’une nouvelle petite ville à proximité de ce nouvel employeur. Mais les conditions de subsistance, tant matérielle que psychologiques, s’étaient appauvries.

Plusieurs projets de réhabilitation du vieux village virent le jour.

Ce village, situé sur un éperon rocheux, était un site propice au tourisme. Quelques hôtels ont ouvert proposant des produits artisanaux. La poterie, broderie, culture et conditionnement des plantes médicinales sont de nouveau enseignées et transmises. Cela assure un revenu aux habitants de cette région. Le village a été réhabilité, quelques maisons ont été reconstruites offrant des hébergements pour le tourisme. Certes il y a encore beaucoup à faire mais le lieu est accueillant et agréable.

Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.
Jordanie, le village de Dana au coucher de soleil.

L’éperon rocheux, sur lequel est installé Dana, domine une vallée qui se poursuit jusqu’aux plaines de la mer Morte. C’est un véritable havre de paix hors des grands centres touristiques.

Nous y arrivons en fin d’après-midi et trouvons rapidement un hôtel pour deux nuits. Une bonne bière en terrasse avec une très belle vue sur la vallée au soleil couchant puis repas à l’hôtel.

Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.
Jordanie, trek dans la vallée de la réserve de Dana.

Tôt le matin, nous nous mettons en marche pour descendre dans la vallée.

Le plateau se situe à  1500 m d’altitude et le village à 1 300 m. Une réserve naturelle a été créée dans cette région incluant la vallée de Dana et nous décidons d’aller voir cette nature préservée.

Bien sûr, la descente ne comporte pas de difficulté, le sentier est bien tracé et nous cheminons à la fraîcheur matinale.

La caractéristique principale de ce paysage est qu’il débute en altitude (1 500 m) pour finir dans la plaine de la mer Morte à –400 m au-dessous du niveau des océans. La flore va changer tout le long de cette descente vertigineuse. De méditerranéenne, elle passe à désertique.

 

La vallée est taillée dans un grès très coloré et érodé comportant des motifs qu’on pourrait croire sculptés par la main de l’homme.

Nous rencontrons quelques bergers avec leur troupeau de chèvres et de brebis, mais dans l’ensemble il n’y a pas grand monde.

 

Nous continuerons notre chemin en espérant arriver en vue de la plaine, mais une colline en cachant une autre, au bout de 4 heures nous décidons de rebrousser chemin. Nous sommes tout de même arrivés à une altitude de 400 m en étant partis de 1 200 m.

Une grosse pause déjeuné pour reprendre des forces et nous remontons vers le village. En chemin nous croiserons plusieurs groupes accompagnés de leur guide dont un nous souhaitera « bon courage » pour la remontée.

En effet, nous sommes en plein après-midi et la chaleur commence à être assez forte. Nous serons dans la fournaise pour la partie la plus pentue qui remonte au village et finirons nos réserves d’eau un peu avant d’arriver.

Très belle balade dans cette région aride où la roche est vraiment somptueuse, la nature préservée et la quiétude immense.

C’est là que j’apprécie le plus les « vacances », du calme, de la sérénité, de l’espace.

Nuit dans le même hôtel pour repartir le lendemain.

 

Nous reprenons la route du Roi, direction Pétra. Nous sommes toujours en altitude au niveau du plateau avec des paysages désertiques à perte de vue. Le matin, il y a un peu de brume, mais elle se lève rapidement et nous ne voyons qu’occasionnellement la plaine de la mer Morte. Toujours le même type de roche, un grès érodé, souvent rouge ou jaune qui donne de superbes paysages.

Forteresse de Shawbak.

Rencontre de quelques bergers accompagnant leur troupeau de chèvres et de brebis et qui nous saluent au passage.

Sur notre route, nous passons par la forteresse de Chawbak. Celle-ci est beaucoup mieux conservée que la première. Nous montons pour la visiter. Nous avons acheté avant de partir un « Jordan Pass » qui nous donne accès aux sites jordaniens sans en payer l’entrée. L’entrée des sites archéologiques jordaniens est assez onéreuse et ce pass nous fait faire de substantielles économies car nous en visiterons pas mal tout au long de notre séjour.

La forteresse de Chawbak est assez bien restaurée, nombreuses salles voûtées, arches gothiques, souterrains, le tout construit dans cette pierre aux couleurs chaudes. Nous ferons pas mal de photos. De ce promontoire, nous avons une superbe vue sur le Wadi Araba avec au loin un champ d’immenses éoliennes.

Jordanie, la forteresse de Shawbak.
Jordanie, la forteresse de Shawbak.

Construite par Baudouin 1er, roi de Jérusalem et à la tête des croisés. Les inscriptions en arabe sur les façades sont de Saladin.

Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.
Forteresse de Chawbak.

Nous continuons notre route et finissons par arriver à Petra pour le déjeuner. Installation à l’hôtel puis nous partons pour quelques visites afin de se mettre dans l’ambiance.

Il est trop tard pour visiter le site principal et décidons d’aller visiter « Little Pétra » pour avoir un avant-goût de ce que nous découvrirons demain.

Little Petra.

Jordanie, Little Pétra.
Jordanie, Little Pétra.

Le site de Little Pétra est assez petit et quand nous arrivons la plupart des touristes en sortent.

Nous cheminons dans un canyon, appelé Siq, qui débouche sur un tombeau. Nous continuerons dans le canyon qui devient très étroit, mais il est tard et nous n’irons pas plus loin.

Il faut un guide pour explorer la suite du site car il est facile de s’y perdre. Bel aperçu de ce qui nous attend demain.

Site archéologique de Petra.

Aujourd’hui, visite de Pétra.

Nous nous levons tôt pour être dans les premiers sur ce site mythique. Dès l’entrée, nous ne voyons pas trop de touristes et les barrières passées nous accélérons le pas pour dépasser ceux qui lambinent en cours de route. Ici aussi le canyon est appelé Siq. C’est une profonde gorge qui coupe le massif de grès et qui par endroit est tantôt large, tantôt très étroit.

Je remarque de part et d’autre des rigoles creusées dans la paroi qui servaient à l’alimentation en eau de la ville.

On presse le pas pour arriver dans les premiers.
On presse le pas pour arriver dans les premiers.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.
Des touristes asiatiques photographient une "star" éphémère sans se soucier de la merveille qui se trouve juste à côté.

Quelques calèches, tirées par des chevaux, passent avec les touristes qui ne veulent pas marcher. A un moment le Siq se resserre et on aperçoit entre les deux parois le Trésor.

On débouche alors sur une esplanade face à ce monument d’une extrême beauté.

Nous avons bien fait de presser le pas car il y a peu de touristes et l’esplanade est assez dégagée pour faire des photos sans personne dessus. Nous restons un bon moment à contempler cette merveille puis reprenons notre chemin pour grimper en hauteur juste en face du Trésor et attendre que le soleil se lève et éclaire la façade.

Le site de Pétra est rempli de marchands en tout genre. Vente de bibelots, souvenirs, étoffe mais aussi de boissons. Nous nous installerons face au Trésor, un café oriental à la cardamome à observer la façade qui s’éclaire petit à petit.

Nous passerons la journée entière à la découverte du site. Les tombeaux nabatéens, les édifices construits par les romains et ceux édifiés par les byzantins. C’est un site très riche et qui n’a pas été encore totalement fouillé. Mais il est immense et une journée ne suffira pas pour tout voir, tout explorer. Une bonne paire de chaussures est nécessaire car qu’est-ce qu’on peut marcher à Pétra, surtout accompagné de Ludo qui s’émerveille à chaque détour du chemin et veut tout voir.

Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Jordanie, sur les sentiers de Pétra.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Le site est envahi de marchands. On se demande s'ils peuvent tous en vivre tellement il y en a.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.
Après les calèches, des dromadaires pour parcourir le site.

Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après-midi, dînons et retournons sur le site pour un spectacle son et lumière. Pour l’occasion le Siq a été illuminé par des lampions tout le long jusqu’au Trésor et l’esplanade qui lui fait face est illuminées elle aussi. C’est très esthétique, mystérieux mais les touristes affluent, l’organisation laisse à désirer et c’est un peu la pagaille. Les nouveaux arrivant ne sachant pas trop où se placer, il n’y a pas assez de nattes pour que tout le monde puisse s’asseoir … finalement la musique commence par un Bédouin jouant de la flûte suivi d’un autre jouant d’un instrument à corde et quand la musique s’arrête un Bédouin entame un discours fleuve qui aura raison de notre patience.

Un spectacle son et lumières bien décevant.
Un spectacle son et lumières bien décevant.
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique
Jordanie, Pétra. Une habitation de Bédouins en bordure du site archéologique

Nous quitterons les lieux assez déçus par le manque d’organisation et la pauvreté du spectacle. Nous aurions dû faire confiance au Guide du Routard qui ne recommandait pas ce spectacle !

Nous passerons une journée de plus le lendemain pour visiter plus en détails le site. Sortir des sentiers remplis de touristes pour se perdre dans les méandres des canyons, monter sur les reliefs pour avoir une belle vue sur l’ensemble du site de Pétra et voir d’autres monuments non visités la veille. Nous irons ainsi voir le « Monastère » la « Pierre du sacrifice » et finirons par nous retrouver seuls dans des coins reculés où nous rencontrerons quelques Bédouins qui y vivent.(9)

Le site de Pétra est immense, mais vaut vraiment la peine d’être exploré car nombres de merveilles sont à l’écart et peu de touristes s’aventurent loin des chemins principaux.

La roche à Pétra est de toute beauté, à elle seule c’est tout un spectacle et on la découvre en rentrant dans les tombeaux creusé à même la paroi rocheuse.

Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
Un peu vanné après une journée de marche dans le site ...
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.
A l’entrée du site, le flot de touristes au second jour. Nous sommes arrivés bien plus tard que le premier jour.

Troisième et dernier jour à Pétra. Nous décidons de passé par une autre entrée, mais pas vraiment pratique et en plein soleil. Nous finissons quelques visites et notamment cette église byzantine avec quatre colonnes en pierre bleue et de jolies mosaïques.

Quelques jours dans le désert du Wadi Rum.

Nous reprenons la route pour descendre encore plus au sud, jusqu’au désert du Wadi Rum que nous atteignons en fin d’après-midi.

Nous avons rendez-vous à 18 heures avec notre contact de Bédouin Friends. Une fois les présentations faites, nous partons en 4x4, passons par l’agence où Anne nous attend et filons vers notre premier campement. Nous serons en compagnie d’un couple de français bien sympathique.

Arrivés au campement, nous retrouvons deux autres couples de français que nous avions rencontrés à Pétra. S’ensuit une soirée très agréable, nos chauffeur et guide jouerons de cette guitare traditionnelle en chantant et de notre côté nous discutons entre nous des voyages et de la Jordanie.

Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.
Jordanie. Balade dans les canyons du Wadi Rum.

Nuit à la belle étoile, bien installé sur de bons matelas et sous de bonne couverture.

Quel bonheur de se réveiller dans le silence du désert, le calme, la quiétude, le soleil encore bas sur l’horizon donne une couleur fantastique au paysage désertique. Ludo se lève et part explorer les alentours de notre campement et je fini par faire de même en attendant que les autres sortent des bras de Morphée.

Les deux couples nous quittent après le petit déjeuné et nous partons avec Sélam faire une belle balade dans le désert.

Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.
Jordanie. Mais qui pilote le 4X4 dans le Wadi Rum ?... Notre chauffeur, Ahmed à gauche et guide, Sélam, à droite marchent tranquillement.

Durant nos trois jours dans le désert, nous alternerons les balades en compagnie de Sélam et les virés sur le toit du 4X4 piloté par Ahmed qui peu à peu nous emmènent vers le sud du Wadi Rum.

Durant les balades, j’aurais du mal à arracher mon regard du sol à la recherche de belles pierres, fleurs, plantes, traces d’animaux. Le désert est vraiment très riche, il y a énormément de choses à observer, un régal. Mais il faut aussi lever les yeux et apprécier ces paysages de rêve.

De notre perchoir, nous avons le sentiment d’être les rois du Wadi Rum et surtout nous avons une vue extraordinaire sur le désert. Ahmed et Sélam nous taquinent en sortant du 4X4 qui roule lentement seul sur la piste.

Les paysages sont somptueux, parmi les plus beaux que je n’ai jamais vus et surtout dans le sud, vers la frontière avec l’Arabie Saoudite.

Avec Bédouin Friends, nous sommes allés loin des zones trop touristiques, des campements fixes où les touristes s’entassent. Nous avons bivouaqué dans des lieux isolés où il n’y avait que nous et toujours des lieux somptueux.

La nuit venue, quelques essais de photos en compagnie de François et Yzza. Nous avons réalisés quelques beaux clichés, beaucoup de ratés mais il faut bien apprendre.

Trois nuits, trois couchers et autant de levers de soleil dans la joie et bonne humeur et la quiétude du désert. Expérience unique et il sera difficile de trouver mieux.

Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
Lors des pauses dans nos treks, nous recherchons l'ombre ... il fait en effet très chaud.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
De même lors des pauses déjeuner, toujours à l'ombre des falaises.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Préparation de la nuit dans un abri sous roche.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.
Jordanie, Wadi Rum. Les complexes touristiques envahissent peu à peu ce superbe désert.

 

Merci Anne, qui organise TOUT et est débordée, Sélam pour tes belles balades et Ahmed pour ton humour et ta musique.

Au soir du troisième jour, Ahmed nous raccompagne sur le parking du départ et nous le remercions chaleureusement.

Nous trouvons finalement un Resort pour passer la nuit et repartons le lendemain pour remonter vers le nord cette fois.

Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Au petit matin, nuit à la belle étoile.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Soirée dans le désert du Wadi rum. Ahmed chante accompagné de sa guitare.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.
Dernier jour dans le Wadi Rum. Merveilleux séjour grace à Bédouins du Désert.

La mer Morte.

Nous allons vers le mer Morte pour une petite baignade. Difficile de trouver un coin où se baigner sans payer une fortune. Toute la côte est envahie de complexes luxueux  qui proposent des baignades à 40 dinars (50 €) minimum et nous finirons par le complexe gouvernemental où l’on paiera 20 dinars par personne. Le complexe est tout en travaux, tout est déglingué mais il y a une douche et on se change pour une baignade surprenante.

L’eau de la mer Morte contient dix fois plus de sel que le reste des océans et cette eau très dense nous porte, on flotte vraiment beaucoup. Expérience surprenante ! Mais il ne faut surtout pas boire la tasse car cela peut être dangereux voire mortel, on ne peut pas non plus y rester trop longtemps car on risque la déshydratation.

Nous y restons une petite demi-heure en tout puis repartons.

Nous remontons des plaines de la mer Morte jusqu’à Madaba où nous trouvons un hôtel.

Jordanie, ville de Madaba.
Jordanie, ville de Madaba.

Site antique de Jesrah.

Le lendemain nous partons pour le nord du pays, jusqu’à Jerash, pour visiter la cité antique.

Cité antique de Jearsh.
Cité antique de Jearsh.
Très beau site antique.
Très beau site antique.

Très belle cité romaine bien préservée et les fouilles ont mis à jours des merveilles. Nous y passerons la journée puis repartons en passant par la forteresse d’Ajlun. Là encore un très beau monument bien restauré avec de très belles salles voûtées. Cet édifice construit pour contrer les croisés se situe sur une colline qui domine toute la vallée.

Forteresse d'Ajlun.

Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Forteresse d'Ajlun.
Jordanie. Thé à la menthe, café à la cardamome ...
Jordanie. Thé à la menthe, café à la cardamome ...

Nous reprenons la route pour rentrer sur Madaba et retrouver notre petit hôtel bien simple mais terriblement sympathique. Jolie petit ville que Madaba avec une communauté chrétienne que nous fréquenterons assidument car on y sert de la bière !

Dernier jour en Jordanie. Etant à Madaba, nous partons pour le mont Nébo visiter le mémorial de Moïse avec ses somptueuses mosaïques, la vue sur la mer Morte est superbe d’autant qu’il a plu toute la nuit et ce matin le ciel est dégagé et il y a peu de brume (par rapport aux autres jours !)

En Jordanie, le vendredi est comparable au dimanche chez nous, tout est fermé ! Dans la nuit de jeudi à vendredi, nous sommes passés à l’heure d’hivers, du coup plus de décalage horaire.

Nous avons choisi de rester à Madaba car très proche de l’aéroport. Le vol étant programmé à 3 heures du matin, nous aurons attendu de longues heures avant de décoller.

Je garderais un excellent souvenir de ce voyage en Jordanie, Pétra, le désert en général et cette région du Wadi Rum en particulier, la population accueillante et ces trois jours en immersion complète dans le désert.

 

Nous vous recommandons Bédouin Friends pour visiter le Wadi Rum en contactant Anne (wadirumbedouinfriends@gmail.com )

Le Ladakh & Zanskar

Ladakh Zanskar, Monastère de Kharsha. Un petit moine joue de sa cape avec le vent.

Deux voyages effectués au Ladakh et au Zanskar.

Le premier voyage au Ladakh et Zanskar effectué lors d'un grand trek en groupe.

Ce trek était intitulé : « la grande traversée du Zanskar ». Nous avions en effet suivi le cours de cette rivière sur près de 300 km accompagnés de deux guides, un cuisinier et ses deux aides ainsi que deux muletiers pour transporter nos sacs ainsi que les tentes, les ustensiles de cuisines et la tente mess pour prendre nos repas. Ce voyage avait duré trois semaines.

Dans ce nouveau voyage, effectué en juillet 2018, nous avons visité cette région en voiture avec guide et chauffeur. Lors de l’organisation de ce voyage par l’agence Asie-online.com, j’avais demandé à notre contact d'avoir à nouveau l’un de nos guides, Konchok, d’origine ladakhi.

Lors de ces deux voyages, nous sommes arrivés à la capitale du Ladakh, Leh, située à 3300 m d'altitude.

Pour ces deux voyages, nous avons commencé par visiter les monastères situés aux alentours de la capitale avec Hémis, Thiksey et Shey. Ceci nous permettant de nous acclimater à l'altitude relativement élevée, allant de 3 500 m à 5 000 m lors des passages de col.

Premier voyage effectué en groupe: La Grande traversée du Zanskar.

Lors du premier voyage, nous avions visité le Monastère d’Alchi puis nous étions partis sur Lamayuru, visitant le monastère puis le lendemain débutait le trek en lui-même.

Partis à pied de Lamayuru, nous avions fait un petit trek de mise en condition jusqu'à Wan la où un véhicule nous attendait. Nous avions visité le monastère de Wan la puis étions partis en minicar vers Photoksar en passant par les gorges de Yapula aux roches très colorées, puis le col de Sirsir la puis enfin Photsksar où nous établissions notre premier campement.

En ladakhi, le nom des cols finit toujours par « la » qui veut dire col dans cette langue.

Nous enchaînerons par la suite les journées de trek, plus ou moins longues, avec plus ou moins de dénivelé en remontant la rivière Zanskar. Passage de plusieurs cols à plus de 5 000 m, certaines étapes ont été très physiques.

Nous avions terminé nos treks à Zanskar Sundo après plus de 12 heures de marche car nous avions fait deux étapes en une. En effet, le lieu où nous devions camper était occupé par les travaux de construction de la route et peu propice à trouver un emplacement pour nos tentes.

C’est ici que nous avons dit au revoir à toute cette petite compagnie qui nous avait assistés tout le long de notre parcours. Un véhicule nous conduira jusqu’à Manali, fin de notre périple le long de la rivière Zanskar.

Dernière photo de notre équipe, de gauche à droite: Le cuisinier, les deux muletiers, Nono, Konchok, le second aide du cuisinier et Bikash. Merci à cette équipe à nos petits soins tout le long de notre périple.

Second voyage effectué en individuel.

Le second voyage, en juillet 2018, commence de la même façon.

Accueil à l’aéroport puis transfert à l’hôtel où je retrouve Konchok qui sera bien notre guide durant ce séjour.

Nous ne restons pas souvent sans rien faire, donc après une petite douche, nous partons visiter Leh et Konchok nous conduit, en voiture, jusqu’au monastère qui domine la ville. Nous redescendons à pied pour dégourdir un peu nos jambes et flânons dans les rues de Leh.

Le lendemain, nous partons pour visiter les monastères de la région de Leh pour une acclimatation en douceur à l’altitude.

Monastères des environs de Leh.

Je redécouvre les splendeurs des monastères d’Hemis et Tiksay et du Shey Palace.

Le contraste entre les montagnes désertiques et la plaine verdoyante s’explique par les canaux d’irrigation qui captent l’eau descendant des montagnes et arrosant les cultures. Ces canaux sont très anciens et la population a souvent des difficultés pour les entretenir. On retrouvera de l’orge, du colza et des cultures maraîchères. Parmi des arbres, on trouve des peupliers et des saules qui sont très utilisés pour la construction.

Vallée de la Nubra.

Nous partons, le lendemain, de bonne heure dans le nord pour la vallée de la Nubra en passant par le col de Kardung la, le col carrossable le plus haut du monde (18 380 pieds) à 5 602 m.

Un impressionnant convoi de camions militaires nous précède, ils vont vers la zone frontalière avec le Pakistan, zone sous tension qui constituera une limite à nos visites.

Arrivés à Sumur, nous allons directement à notre hôtel déposer nos bagages puis repartons pour visiter le monastère de cette bourgade. L’hôtel est simple et agréable, notre chambre donne sur un joli potager entouré de grands peupliers. Le monastère Samstenling n’est pas très ancien et nous retrouvons le style tibétain que nous affectionnons tant.

Les sources chaudes de la vallée de la Nubra.

Le lendemain, nous partons pour visiter d’autres temples. Nous passons en premier par des sources d’eau chaude et j’en profite pour un petit bain très agréable. A l’hôtel il n’y a qu’une douche et ce matin que de l’eau froide…

Malgré l’odeur d’œuf pourri, cette eau chaude n’est pas d’origine volcanique mais tellurique. Des failles font descendre l’eau des montagnes très profondément à la rencontre des gaz magmatiques avant de remonter en surface. Le massif de l'Himalaya est toujours en surrection. La plaque indo-australienne remonte vers le nord et rencontre la plaque eurasiatique avec pour conséquence la formation de cette immense chaîne montagneuse.

Monastère de Diskit.

Nous arrivons au monastère de Diskit et Konchok nous amène dans le réfectoire où on nous offrira une tasse de thé. Au choix, massala thé, très parfumé et sucré, ou thé au beurre de yak, plus difficile à apprécier. Cela ressemble plus à un bouillon salé parfumé au fromage un peu rance qu’à du thé !

Visite du monastère avec plusieurs chapelles, puis on parcourt les allées où on a une vue impressionnante sur la vallée. Enfin, on redescend pour aller voir cette immense statue du Bouddha du futur de 32 m de hauteur. La ferveur des ladakhis s’exprime par la construction de nouvelles statues ou de temples. Très colorée, cette statue est impressionnante. Juste à côté il y a la résidence du Dalai Lama qu’il occupe lors de ses visites.

Les Chameaux de Hunder.

Nous reprenons la route pour voir les chameaux au niveau de Hunder, très prisés par les touristes indiens, des dunes de sables, puis retour à notre hôtel.

Thé au monastère de Diskit.
Thé au monastère de Diskit.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.

Départ pour Lamayuru.

Le lendemain nous rentrons à Leh par la même route. A Leh, nous découvrons un restaurant bien sympathique avec une belle terrasse, surplombant sur la rue principale, qui deviendra rapidement notre « cantine ». Le bien nommé « La Terrasse »

Le lendemain, direction Lamayuru. Passage par la gorge où l’Indus rencontre la Zanskar River.

L’Indus prend sa source au Tibet au pied mont Kailash. Nous le retrouvons ici et les souvenirs de ce voyage extraordinaire  au Tibet pour la Corah du Mont Kailash reviennent. Souvenirs aussi de nos guides tibétains. Nous avions eu la chance de retrouver le second lors d’un troisième voyage.  Wang Chang et Tempa. Nos chauffeurs, Tse Se et Sempa. Allez jeter un œil à ces voyages au Tibet … Que de merveilleux souvenirs, que d’émotions, des rencontres. Avec notre guide et notre chauffeur mais aussi avec les gens de passage qui sourient, vous lance Tachidele avant même que vous ayez levé les yeux pour voir leur beau sourire. Notre porteuse (on avait honte de faire travailler une femme !!!) Sandja, qui a accompagné Ludo, la main dans la main sur deux jours, complètement surréaliste !

Voyage au Tibet en 2009.
Voyage au Tibet en 2010.

Monastères de Likir et d'Alchi.

Sur ces souvenirs nous partons visiter le monastère de Likir puis celui d’Alchi.

Je retrouve avec grand intérêt ce monastère très ancien que je n’avais pas eu le temps de bien visiter la première fois. Seul regret, il n’est pas possible de faire de photo dans Alchi. Les peintures et sculptures sont très anciennes, du 10ème siècle pour certaines, et donc très protégées.

Avant de retourner à notre hôtel, Konchok nous fera découvrir un ancien palais royal dans le petit village, mais aussi un bar avec terrasse qui nous servira une bonne bière fraîche bienvenue avec cette chaleur.

Quelques photos de l'intérieur du monastère d'Alchi extraites du livre:
"Alchi, The living heritage of Ladakh"

Route pour Kargil.

Nous reprendrons la route le lendemain, direction Kargil. Passage par Lamayuru, les cols de Fatula (4 108m) et Namik La (3 718m), Mulbek et son Bouddha sculpté dans la roche. Cette route est magnifique, avec des sommets découpés, des versants colorés.

Nous arrivons à Kargil où nous nous installons dans le meilleur hôtel de la ville (on imagine ce que peuvent être les autres !) puis nous allons nous balader en ville. Cette ville musulmane est pour le moins très peu accueillante et dénote des précédentes villes que nous avons visitées. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres, pas un sourire, pas un bonjour. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’hôtel où l’ambiance n’est pas meilleure. Même Konchok ne semble pas être à l’aise.

Nous avons dit au revoir à notre chauffeur Angdu à l’arrivée à Kargil car à partir de cette ville, nous devons avoir un chauffeur de la région pour aller dans le Zanskar jusqu’à Phuktal.

Nouvelle étape, à partir de Kargil, nous prenons la route et allons visiter un village bouddhiste abandonné que nous contemplerons avec nostalgie en pensant aux habitants qui jadis cultivaient ces terres si ingrates car sur des coteaux très escarpés et en altitude.

Les bouddhas de Karste Khar et Mulbeck.

Nous ferons un détour par le village de Kartse Khar et sa citadelle en ruine mais surtout un autre Bouddha sculpté dans la roche, comme à Mulbeck, mais situé en territoire musulman. Konchok nous parlera des craintes de la population bouddhiste de voir ce Bouddha finir détruit comme ceux en Afghanistan, dynamités par des fanatiques.

En reprenant la route, nous passons un pont où dépasse une lame de métal qui endommage le réservoir de carburant du 4X4. Arrêt obligé pour réparer, nous resterons en bordure d’un petit village musulman et à plusieurs reprises nous sentirons que notre présence n’est pas la bienvenue par les gestes agressifs ou regards sombres et insistants. Seules trois jeunes filles semblent intriguées et restent vers nous à nous observer.

Nous repartons soulagés de n’être pas obligés à un arrêt forcé dans cette contrée peu accueillante. Seules les femmes de ce village nous font de grands signes et nous disent bonjour dans de grands éclats de rire.

Route pour le monastère de Rangdom.

Nous reprenons notre route et passons par une vallée très encaissée nous menant au monastère de Rangdom où nous passerons la nuit dans des tentes luxueuses.

Tout le long de cette route somptueuse, nous verrons plusieurs glaciers qui descendent de hauts sommets. Certains dépassent les 7000 m. (le Kun 7 087m et  le Nun 7 135m).

La vallée est un défilé de gorges, sommets avec neiges éternelles, pâturages. Nous nous arrêtons souvent pour prendre quelques photos.

Route de Khargil à rangdom.
Route de Khargil à rangdom.
Yak dans la vallée du zanskar.
Yak dans la vallée du zanskar.

Nous arrivons à Rangdom en fin d’après-midi et le soleil est déjà bien bas. Le temps perdu pour la réparation du réservoir nous a fait rater de belles photos des montagnes colorées par le soleil couchant. Nous nous installons dans notre tente puis allons faire un tour au monastère mais que nous découvrons fermé.

La vue du haut embrasse toute la plaine. Quelle quiétude, sérénité. Là encore le temps semble s'être arrêté.

Ce monastère se situe à la croisée de cinq vallées sur une petite colline. Nous irons le visiter le lendemain matin, pour le moment nous descendons au réfectoire pour dîner.

Avant de repartir, nous allons visiter ce monastère. En montant sur le toit, nous avons une vue à 360° sur les cinq vallées qui se rejoignent, les montagnes colorées sont somptueuses mais le soleil les éclaire pas encore. Nous ferons des photos lors du retour.

Vallée de Rangdom.
Vallée de Rangdom.

Route pour Padum.

Col de Penzila.

Nous reprenons notre route, passons par le col de Penzila (4 267 m).

La vallée que nous suivons est toute aussi belle que la veille. Nous avons le temps d’admirer le paysage car nous roulons lentement sur cette piste difficile. Petit arrêt, nous partons à pied vers un campement nomade.

Un berger prépare du beurre dans une barate en chantant, un bébé yak attend patiemment le retour de sa mère, un autre vieux berger surveille le fromage de yak qui sèche au soleil. Nous avons l’impression que le temps s’est arrêté une fois de plus.

Padum.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Padum, capitale du Zanskar. Installation à l’hôtel puis nous partons visiter les lieux. Je retrouve le champ où nous avions campé lors de mon premier voyage. Pas une seule tente, tout est désert.

Avec bien des difficultés, je retrouve le rocher où sont gravés des Bouddhas. Plus rien ne l’indique, les lieux semblent complètement abandonnés. Pourtant ces sculptures sont très anciennes, elles dateraient du 8ème siècle.

Vallée de la rivière Zanskar.

Le lendemain est consacré à des visites dans la vallée du Zanskar.

Nous passons devant des massifs montagneux présentant d’impressionnants plissements de la roche. C'est la fameuse rencontre de la plaque indo-australienne et eurasiatique, le choc est titanesque et bien visible.

Un pont enjambe la Zanskar qui à ce niveau présente un très fort débit.

Village de Zangla Khar.

Nous poursuivons jusqu’au village de Zangla Khar, prenons le thé à la nonerie puis allons visiter le petit temple. Au niveau de ce village se trouve le Zangla Khar Palace, ancienne résidence du roi.

Une partie a été restaurée, mais il y a beaucoup encore à faire. J’avais vu ce palais de la rive opposée lors de mon premier voyage. Seul le petit temple intérieur est vraiment bien entretenu. Du haut de ces remparts, la vue est exceptionnelle. Nous redescendons à pied jusqu’au village.

Nous poursuivons notre route jusqu’au monastère de Stongday perché sur un piton rocheux. Visite des temples puis nous profitons de cette vue exceptionnelle pour prendre des photos.

Les champs cultivés en contre bas ont des formes arrondies et Konchok nous explique que cela est due à l’arrosage qui noie le champ mais n’arrive pas toujours jusqu’aux limites.

Retour à Padum, passage à l’internet-café puis apéro et dîner.

Sur le toit du monastère, en attendant que le festival commence, un petit moine vient observer les visiteurs qui arrivent et joue de sa cape dans le vent.

Monastère de Kharsha.

Aujourd’hui, nous partons au monastère de Kharsha où a lieu un festival.

Nous commençons par visiter le monastère puis allons à la nonerie situe à côté où on nous offrira du thé.

Retour au monastère de Kharsha par un petit sentier et nous nous installons pour le spectacle du festival.

Le monde afflue et s’installe tout autour de la place centrale. Il y a foule et bientôt plus aucune place n’est disponible, même les toits sont pris d’assaut.

Le spectacle commence et durera plusieurs heures.

Des danses costumées, des présentations d’animaux, de la musique, des percussions. Les traditions sont complexes pour nous et difficiles à comprendre.

Trois couples sont présents et ils seront honorés par des dizaines de kata (écharpes blanches) déposées autour le leur cou.

Ces couples effectuent une danse pendant que le public afflue pour leur passer des kata qui s'entassent à les recouvrir complètement.

Ils finiront complètement recouverts de ces écharpes. Les trois femmes ont revêtues des habits traditionnels avec une coiffe décorée de nombreuses turquoises.

Les jeunes moines participent ou s’endorment, l’atmosphère est bon enfant. Nous redescendons pour nous restaurer puis repartons à Padum.

En route pour le monastère de Phuktal.

Aujourd’hui, nous partons pour le monastère de Phuktal. Nous allons jusqu’à la fin de la route en construction puis partirons à pied.

Cette route, est impressionnante. Elle longe la falaise et nous passons parfois tout près du bord du précipice lorsque nous croisons un autre véhicule, sueurs froides !!!

Nous partons pour un trek d’environ trois heures.

En contre-bas nous voyons des muletiers décharger leur monture de l’autre côté de la rivière pour traverser sur un pont de fortune avec leur chargement sur le dos et remonter sur l’autre versant et recharger d’autres mules et ânes. Impressionnant !!!

Le sentier grimpe jusqu’au village de Chaa puis continue sur la rive gauche de la rivière Starap.

Nous atteignons un col et voyons Purney, petit village où nous avions campé lors de mon premier voyage, je reconnais le champ où nous avions planté nos tentes. C’est aussi dans ce village que vit Dolma, la jeune femme qui accueille Frédéric Lopez et Gilbert Montagné de l’émission « retour en terre inconnue »

Sur le sentier vers Phuktal.
Sur le sentier vers Phuktal.

Phuktal.

Nous continuons vers Phuktal, les parois rocheuses prennent une teinte rouge qui tranche avec le bleu turquoise de la Starap. Au loin je vois un petit îlot de verdure, nous ne sommes plus très loin.

En contre bas, de nouveau un pont suspendu qui m’intrigue. Konchok me dira que le pont que j’avais franchi il y a quatre ans a été emporté par une crue subite et que celui-là le remplace en attendant la future route et un nouveau pont en dur.

Et au détour du sentier, Phuktal s’offre à nous. Majestueux, accroché à la paroi, c’est une vue magnifique qui dégage quiétude et sérénité mais aussi ferveur car pour aller construire un monastère dans cette falaise, il fallait avoir beaucoup de ferveur !!!

Nous nous arrêtons en premier à l’hôtellerie du monastère. Par chance il y a des chambres et nous nous installons avant de repartir visiter les lieux.

Konchok nous conduit et nous montons tout en haut de Phuktal, découvrons les différentes chapelles avec leur Bouddha, la cuisine, la bibliothèque, les couloirs souterrains. Tout en haut du monastère il y avait une source et j’y avais bu quatre ans auparavant. Mais là, la source est tarie et pas une goutte ne sort … déception !

Nous continuons notre visite, Konchok, accompagné d’un moine, nous conduit dans une autre chapelle. Le moine ouvre le verrou de la porte et nous entrons. La statue de Bouddha est très belle, mais nous ne pourrons pas faire de photos. Il y a dans cette chapelle une plaque à la mémoire de Csoma Körös qui resta dans ce monastère deux ans afin d’y écrire son dictionnaire de grammaire tibétaine.

Encore quelques photos à l’extérieur, et nous redescendons en prenant notre temps et faire des photos pour immortaliser le moment et le lieu.

Nous arrivons en plein office. Pendant que les adultes psalmodient les écris de Bouddha, les petits moines décrochent un peu et jouent entre eux à se faire des blagues.

Plusieurs fois durant nos voyages nous avons assisté à ces offices où les petits moines sont assez turbulents. Mais ce n’est pas du laxisme, c’est de la bienveillance, de la tolérance envers la jeunesse.

La vie monastique est dure pour des enfants, lever très tôt, nombreux offices, corvées de ménage. Mais il y a aussi les moments où ces petits moines jouent entre eux, se détendent, se baladent.

Les parents confient leur enfants au monastère pour leur assurer une vie moins difficile que la leur.

Konchok nous propose d’aller dans le village en face pour faire d’autres photos.

Nous voilà en chemin et nous devons passer sur ce pont qui parait bien fragile et précaire. Konchok passe le premier et je le suis ainsi que Ludo. Les doigts dans le nez !!!

Ce point de vue du monastère nous permet de faire quelques photos avec de la verdure mais aussi d’être plus de face et de voir d’avantage  de détails.

En chemin nous rencontrons quelques villageoises accompagnées de leurs enfants. Elles travaillent dans les champs pendant que les enfants jouent au bord du champ en mâchant des racines comme des friandises.

Hôtellerie de Phuktal.

Nous rentrons à l’hôtellerie par le même pont qui finit par nous faire rire. Certains petits barreaux ont été remplacés par des branchages et en passant on fait bien attention de ne pas marcher dessus par peur de passer au travers.

Pas de bière à l’hôtellerie (du monastère !!!), on prend donc l’apéro avec un massala thé en se plaçant pile en face du monastère. Va et vient des moines, arrivée de touristes et ce monastère qui emplit toute notre vue.

Nous décidons d’aller au-dessus des falaises qui nous dominent. Je finis le chemin jusqu’en haut et prends quelques photos mais le soleil est déjà couché et je redescends un peu déçu, demain peut-être sera mieux.

Nous restons à l’extérieur devant le monastère jusqu’à la nuit tombée pour ne pas en perdre une miette.

Repas en compagnie de Konchok puis un dernier regard au monastère qui s’endort lui aussi, nous filons dans notre chambre.

La route de retour vers Padum.

Le lendemain nous voulons faire quelques dernières photos.

Ludo préfère aller au monastère où tout ce petit monde s’affaire et de mon côté je préfère retourner sur les hauteurs pour voir si le point de vue de la veille avec le soleil levant est propice à quelques beaux clichés.

Raté, je suis à contre-jour, les photos ne seront pas top. Mais je garde un super souvenir de voir le soleil éclairer doucement les bâtiments de Phuktal comme un voile qui se lève lentement sur un décor de rêve.

Bon, il faut redescendre, Konchok va nous attendre pour le chemin du retour.

 

Le chemin pour revenir à la voiture nous semble plus court, nos pensées sont toutes sur les souvenirs de ce lieu extraordinaire et nous arrivons rapidement à la voiture.

Petit arrêt dans un restaurant de chantier pour un massala thé servi par un moine puis nous reprenons la route.

Notre chauffeur est là, toujours aussi sympathique (!!!)

Retour à Padum.

Retour à Padum par la même route vertigineuse, quelques arrêts pour visiter d’autres monastères, Muney, Bardan et arrivée à notre hôtel où les propriétaires nous accueillent chaleureusement.

Ça sent la fin du voyage, nous repartons en reprenant les mêmes routes, snif !!!

A la sortie de Padum, nous visitons le monastère de Sani Kani Khar et une statue de Bouddha trônant au milieu d’un petit lac.

Nous reprenons cette route qui file dans la vallée encaissée jusqu’à Rangdom. Nous y arrivons plus tôt qu’à l’aller, et nous faisons une belle balade pour photographier ces montagnes multicolores jusqu’au coucher du soleil.

Repas puis nuit sous notre tente de luxe.

Au monastère de Rangdom.
Au monastère de Rangdom.
Guy & Ludo
Guy & Ludo

Retour à Lamayuru.

De nouveau une longue route nous attend aujourd’hui pour retourner à Lamayuru.

Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Kargil et le chauffeur tire un peu la gueule !

Nous reprenons cette route fabuleuse qui suit la vallée bordée de sommets impressionnants et ferons une halte à Mulbek pour nous restaurer.

La fin de cette journée de route est plutôt tumultueuse, notre chauffeur conduit à tombeau ouvert jusqu’à Lamayuru certainement pour manifester son mécontentement de ne pas nous être arrêté à Kargil.

Après-demain un autre chauffeur, venu de Leh, prendra le relais et nous quittons celui-ci sans regret. Installation à l’hôtel puis petite balade de reconnaissance et enfin apéro sur une belle terrasse.

Lamayuru.

Nous consacrons le lendemain à la visite de Lamyuru, le monastère et la ville en contre-bas.

Konchok, qui connait bien les lieux car c’est la ville de son épouse, nous fait découvrir les moindres recoins, ruelles, passages souterrains, chapelles.

Nous finissons nos visites et retournons au restaurant avec cette terrasse très bien placée juste en face du monastère. On peut y admirer un coucher de soleil fabuleux sur Lamayuru et le monastère.

Petit trek au départ de Lamayuru.

Early morning, nous partons le sac sur le dos pour un petit trek, que je connais déjà car effectué quatre ans auparavant.

C’est juste une bonne balade avec un col pas très haut. Belle vue sur Lamayuru d’un côté et de belles montagnes de l’autre.

Nous continuons notre chemin dans une gorge aride et arrivons dans un petit village où le pont est en construction ce qui nous oblige à passer la rivière pieds nus … l’eau est glaciale mais la rive peu éloignée.

Notre nouveau chauffeur, Mingur, nous attend

Coucher de soleil sur Lamayuru.
Coucher de soleil sur Lamayuru.

Visite de Wan La et son monastère.

Très belle vue du haut de ce monastère datant de la même période qu’Alchi. Il y a aussi une très ancienne tour défensive qui menace de s’écrouler.

Nous reprenons la route pour Lamayuru où nous irons de nouveau nous balader jusqu’au sommet au-dessus du monastère, visiterons d’autres ruelles et terminerons à la terrasse pourvue de cette vue exceptionnelle avec de nouveau un superbe coucher de soleil.

A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.
A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.

Retour à Leh.

Le lendemain, nous parons pour Leh accompagnés d’un couple d’australien qui cherchait un véhicule.

Grande discussion entre la touriste et Konchok sur les mariages arrangés, un peu surréaliste vue que, de son côté, elle est remariée et Konchok assure que « c’est » la bonne solution pour vivre ensemble … nous ne prendrons pas parti … surtout moi et mon english pas terrible !

Passage par le monastère de Rizong, par la confluence entre l'Indus et la Zanskar, petit arrêt pour notre déjeuner puis arrivée à Leh.

Dans le monastère Rizong, au cours de l'office, ce petit moine s'exerce aux percussions en compagnie de son tuteur.

Bienveillance et tolérance de cet adulte envers ce jeune moine.

Cette vidéo a été tournée avec un smartphone pour plus de discrétion et ne pas trop perturber ce petit moine.

Nous repartirons sur la pointe des pieds ...

Leh.

Le dernier jour à Leh, nous montons une dernière fois tout en haut du monastère, puis nous baladons dans la ville pour les derniers achats.

Le soir nous sommes invités par Konchok dans sa famille, faisons connaissance avec son père et une de ses sœurs. Son épouse est partie voir de la famille dans la Nubra avec leur garçon.

Lever aux aurores le lendemain pour le vol en direction de New Delhi et retour chez nous.

Encore un superbe voyage dont je garde, près d’un mois plus tard, la nostalgie en triant et regardant nos photos.

Des liens plus forts avec Konchok pour qui j’ai créé une page pour ses activités de guide.

Nous avons encore en tête les « Julley julley » des ladakhis que nous avons croisés, leurs sourires, leur gentillesse et du coup nous pensons de plus en plus à un nouveau voyage au Tibet …

Je dédie ce récit de voyage au Ladakh, pays tibétain, à mon ami Thierry qui saura en apprécier tous les aspects.

Le Kamchatka

Le Gorely.

Ce voyage au Kamchatka c’est déroulé en août 2006 avec l’agence Aventure & Volcans.

La péninsule du Kamchatka se situe à l’extrême Est de la Russie et fait partie de la ceinture de feu de l’océan Pacifique.

Un premier vol de Paris vers Saint Petersbourg, puis un second en direction de Petropavlovsk Kamchatki. Ce second vol a duré une bonne dizaine d’heures entrecoupées de deux escales pour faire le plein de kérosène de l’appareil. Ce dernier, de la marque Tupolev, très vétuste à se demander s’il n’allait pas se « désintégrer » en cour de vol !

Le vol de retour, tout aussi long, avec des « hôtesses » très désagréables et directives, c’est assez mal déroulé, ayant contracté une angine blanche et ayant une forte fièvre … les aléas des voyages …

Le Tolbatchik

Après notre installation à l’hôtel, nous commencerons par nous rendre dans la région du Tolbatchik grâce à un gros camion 6X6 roues motrices, surmonté d’une cabine pour nous accueillir. Il nous faudra près de douze heures pour atteindre cette région. La température dans la cabine est terrible, on sue à grosses gouttes car il y a très peu de ventilation. Quand nous sortons, nous sommes assaillies par des nuées de moustiques et ma        petite moustiquaire bricolée avant de partir m’est bien utile.

Le camp de base établi avec nos tentes, le lendemain nous commençons l’excursion du New Tolbatchik puis irons voir une foret dévastée par d’anciennes éruptions.

Au sommet du Tolbatchik, le brouillard se dégage juste quelques minutes pour apercevoir un immense cratère d’environ un kilomètre de diamètre mais pas assez longtemps pour que je puisse dégainer mon appareil photo et immortaliser l’instant.

Sur le chemin du retour vers Petropavlovsk, nous passerons par la petite ville d’Esso pour y voir des danses traditionnelles des Evens et Koriaks et des bains d’eau chaude volcanique.

Premier vol en hélicoptère

Arrivés à Petropavlovsk, le programme prévoit de faire une visite de la région en hélicoptère.

A l’aller, nous survolons le Karymsky et le Maly Semyachik.

L’hélicoptère se pose et nous partons visiter la vallée des geysers. Des fumeroles un peu partout, des marres de boue bouillonnantes et bien sur des geysers qui crachent de grands jets d’eau et de vapeur.

Au retour, une petite pose pour voir le Karimsky avec à son pied un très beau lac aux eaux d’un bleu profond. Nous verrons aussi des ours bruns que l’hélicoptère effraie.

Le Gorely et Mutnovsky

Le lendemain, nous repartons vers la région du Gorely et Mutnovsky. Nous établissons notre camp de base vers le Vilyunchinsky.

La encore nous campons et les nuits sont fraîches sans parler du torrent glacé pour se laver.

Tout au long de notre voyage, nous serons accompagnés par un guide, un interprète, un chauffeur et une cuisinière qui nous prépare chaque matin un merveilleux petit déjeuner avec des œufs de saumon, du saumon fumé et bien d’autres choses. Finalement nous mangeons mieux en expédition que quand nous retournons à l’hôtel de Petropavlovsk où les portions se réduisent au fil du temps !

Nous commençons par aller voir le Mutnovsky et ses manifestations volcaniques sous formes de marres de boue, évents expulsant gaz et vapeur ainsi que geysers.

Le lendemain nous partons voir le Gorely et ses lacs de cratères.

Ce voyage est tout de même assez sportif, de belles randonnées journalières nous amènent sur des sites exceptionnels.

Nous revenons une nouvelle fois sur Petropavlovsk et dans le programme est prévue une seconde journée pour un vol en hélicoptère si la première est annulée. Nous avons déjà fait un tour d’hélico lors de la première journée et, temps exceptionnel, il est possible d’en faire une seconde moyennant finance bien entendu.

Second tour en hélicoptère

Le lendemain, la plus part d’entre nous partons pour ce second vol d’hélico.

Nouvelle découverte des paysages de cette péninsule, puis un arrêt en bordure d’un lac nous permet d’observer les saumons qui frayent ainsi que les ours bruns qui les dévorent. Le spectacle est fascinant, un énorme male se jette à l’eau et commence à pêcher les poissons et les engloutir. Deux petits batifolent dans le lac sans nous porter attention.

L’hélicoptère repart et un second arrêt nous conduit à un grand lac aux eaux chaudes dans lequel nous nous baignons tous, ce qui permet de prendre une bonne douche chaude avant de piquer une tête.

Notre hélicoptère repart vers Petropavlovsk, ou la mort dans l’âme, nous savons que nous allons encore mal manger !

Ascension de l’Avanchinsky

Notre séjour fini par l’excursion de l’Avanchinsky. C’est un « gros » morceau, nous partons d’un refuge situé à environ 600 m d’altitude pour aller au sommet à 2 741 m. nous mettrons plus de huit heures pour effectuer cette ascension. Les derniers mètres sont particulièrement pentus et exténuant.

Durant notre ascension, nous pourrons voir le Koriaksky qui culmine à 3 456 m et est voisin de l’Avachinsky. Nous dominons aussi la petite ville de Petropavslok et la baie.

Au sommet nous découvrons un immense dôme de lave fumant avec sur le pourtour des dépôts de soufre.

Plusieurs fois, durant notre séjour au Kamchatka, nous aurons des demies journées de libre nous permettant de visiter et déambuler dans les rues de Petropavlovsk, voir sa baie et surtout voir des russes oubliés par le pouvoir central de Moscou.

Notre groupe était vraiment bien sympathique et, douze ans plus tard, je garde encore contact avec Josette et Fady.

C’est un de mes premiers grands voyages et je n’ai pas un appareil photo de très bonne qualité ce qui explique la piètre qualité des photos de ce site. De même pour les panoramas, eux aussi de mauvaises qualité bien souvent.

Ce n’était pas vraiment un voyage mais plutôt une expédition, comme mentionné dans le guide de l’agence. Nous savions au départ que les excursions seraient très sportives, les conditions spartiates et c’est certainement cela qui à soudé notre groupe.

J’aimerai assez refaire ce beau voyage …