Espagne – Canaries – Île de El Hierro.

Drapeau des Îles canaries.

Île de El Hierro

Spain Flag

Situation géographique de El Hierro.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines. L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

El Hierro :
C’est la plus jeune des îles de l'archipel, la plus occidentale ainsi que la plus méridionale de l’archipel.

Elle constitue la partie émergée d'un volcan bouclier ayant connu plusieurs effondrements de ses flancs qui lui conférant cette forme triangulaire.

Une seule éruption historique, du 10 octobre 2011 au 5 mars 2012, avec une émission sous-marine de lave au sud-ouest de l'île, au large de la Restinga.

C'est la septième île des Canaries en population ainsi qu'en superficie. Elle est reconnue par l'Unesco en tant que réserve de biosphère. C’est une île montagneuse, le pic de Malpaso culmine à 1 501 mètres d'altitude.

Arrivée à El Hierro.

De retour de La Gomera, nous restons à la gare maritime de Tenerife puis embarquons sur un nouveau ferry en direction de El Hierro.
La traversée est cette fois plus longue, même si le ferry configuré en catamaran, file à plus de 50 km/h.

Nous passons au large des côtes de La Gomera et continuons jusqu'aux côtes de El Hierro.

Nous arrivons au port de Puerto de la Estaca, descendons du ferry et allons récupérer la voiture de location.

Puis nous partons et montons jusqu’à la capitale de l’île, Villa de Valverde où Ludo a retenu une chambre.

Malgré l'heure un peu tardive, nous trouvons un bar restaurant pour dîner puis faisons un petit tour dans la ville jusqu'à l'église et la rue principale.

La Frontera.

Villa Valverde.

Ce matin, nous retournons dans le bar de la veille pour un café con leche servi par notre adorable serveuse.

Ensuite nous visitons l'église ouverte et l'hôtel de ville avant de reprendre nos bagages à l'hôtel et partir découvrir l'île.

L’arbre Garoe.

Nous partons voir l’arbre Garoe. Cet arbre est un Ocotea foetens de la famille des lauraceae, appelé Til ou Tilo dans les Canaries.

El Hierro, île la plus jeune des Canaries, a un sol très perméable qui ne retient pas l'eau.

L'arbre Garoé est situé dans une zone appelée « Los Lomos », zone la plus ancienne de l'île, avec une épaisse couche de scories, et au-dessous une couche argileuse imperméable.

Au-dessus de cette couche imperméable, des citernes, des étangs et des réservoirs ont été conçus et construits.

Cette couche conduit l'eau infiltrée, par condensation ou par pluie horizontale, sous les scories directement dans les étangs et les bassins creusés dans la zone.

L'arbre d'origine a été brisé par un ouragan en 1610. Il a été replanté en 1949 et rempli toujours les bassins creusés tout autour.

Sendero de la Llanía.

Nous reprenons la voiture et allons jusqu’au Mirador de la Llania. De là, nous faisons une randonnée en partie dans la forêt laurisylve, en partie dans des zones volcaniques très sèches.

La laurisylve n'est as aussi humide que sur La Gomera. Pas de rivière ni de fontaine ici. Nous verrons tout de même beaucoup de mousses et lichens sur les branches des arbres.

Le sentier passe dans une forêt de pins des Canaries dont certains ont un tronc énorme.

La particularité des pins des Canaries est sa reprise après les incendies. De nouveaux rameaux apparaissent sur les troncs noircis, et l'arbre reverdit. Cette faculté est une adaptation de l'espèce aux îles volcaniques souvent ravagées par les éruptions.

La Restinga.

Espagne El Hierro La Restinga

Nous allons à La Restinga pour déjeuner.
Le 11 octobre 2011, après des mois de crise sismique, plus de 10 000 secousses enregistrées depuis juillet, l'éruption sous-marine débute concrètement le 10 octobre à environ 2 kilomètres des côtes et une première évacuation est organisée.

Une violente secousse tellurique de magnitude 4,4 survient le vendredi 4 novembre au soir, suivie d'un fort bouillonnement en mer avec des rejets de gaz, de cendres et de morceaux de lave fumants. Une seconde évacuation est organisée le 5 novembre 2011.
Jusqu'en mars 2012, l'éruption montre une alternance de périodes d'accalmie et de regain d'activité.

Deux autres épisodes sismiques se produisent en juin et septembre 2012 sans pour autant être suivis d'une reprise de l'éruption. Le cône volcanique édifié sur le plancher marin et culminant à 86 mètres sous le niveau de la mer est nommé Tagoro.

Espagne El Hierro Mirador de las Playas à 1050 m d'altitude.

Nous descendons la côte orientale jusqu’au sud de l’île. Taibique, El Pinar, le mirador de Las Playas et ses 1050 m de falaise. La mer, tout en bas, semble irréelle.

El Hierro - L'ensemble du dispositif énergétique.

En remontant, nous arrêtons pour voir le parc de cinq éoliennes de l’île ainsi que la retenue d’eau supérieure pour la centrale hydroélectrique. Cette retenue est établie dans un ancien cratère d'explosion.

Les cinq éoliennes fournissent l'électricité pour l'ensemble des habitants de l'île.

L'énergie excédentaire, non consommée directement par la population, est utilisée pour pomper l'eau entre deux réservoirs situés à des altitudes différentes.

En période de faible vent, l'eau accumulée dans le réservoir supérieur est injectée vers la centrale hydroélectrique, où se situe le réservoir inférieur, afin de produire de l'électricité grâce aux turbines.

Le groupe électrogène diesel n’est mis en marche que dans des cas exceptionnels, lorsque le vent ou l’eau sont insuffisants pour produire l’énergie nécessaire.

El Hierro, à l'échelle mondiale, est une référence en matière d'énergies renouvelables et de respect de l'environnement.

Les piscines de La Caleta.

Nous allons à La Caleta pour une baignade dans des piscines aménagées en bord de mer et une baignade en mer aussi.

Il n'y a pas trop de vagues et l'eau, bien qu'un peu fraîche, est très agréable par cette chaleur.

Un bon moment de détente.

Le mirador de la Peña.

Nous traversons l’île et allons sur la côte ouest, passons par le mirador de la Peña qui domine El Golfo. Le restaurant qui s'y trouve a été décoré par l'artiste César Manrique originaire de l'île de Lanzarote.

Puis nous descendons en direction de la Frontera en empruntant le tunnel, puis rejoignons notre location à Las Puntas, pour quatre jours.
Dîner à la Frontera.

Arenas Blancas.

Ce matin, nous partons pour une randonnée sur les côtes ouest de l’île, au niveau d’Arenas Blancas. Auparavant, nous nous arrêtons à Pozo de la Salud pour un café con leche en terrasse.

La plage Arenas Blancas présente un sable blanc qui tranche avec les roches de basalte noires. Nous empruntons un chemin bien aménagé qui longe le littoral.

L’océan est très agité, l’eau déferle en grosses vagues qui se fracassent sur les orgues basaltiques. Il y a de nombreuses grottes et les vagues s’engouffrent dedans avec un grondement sourd.

Le ciel est très couvert et il tombe quelques gouttes qui ne nous découragent pas, la température est clémente, agréable pour une randonnée.

Je découvre encore plein de plantes de bord de mer que je ne connaissais pas, un régal.

Playa del Verodal.

Nous enchaînons avec une autre petite balade jusqu'à la Playa del Verodal.

Nous passons à côté d'anciennes constructions rectangulaires. Ce sont des essais de culture de bananiers qui n'ont jamais abouti.

Toute la matinée, nous avons vu un hélicoptère, un bateau des gardes côtes et plusieurs policiers surveillant les côtes. Et au niveau de la plage beaucoup de monde dont la Croix Rouge.

Nous apprendrons qu'El Hierro est un lieu de débarquement d’immigrés venant d'Afrique, affrontant l'océan au risque de leur vie.

Mirador de Lomo Negro II.

Après cette balade,nous pique-niquons en hauteur, au niveau du Mirador de Lomo Negro II.

La vue est imprenable sur la côte que nous venons de visiter, les petits cônes volcaniques adjacents et leurs coulées se déversant dans l'océan. Les essais de cultures de bananiers.

La végétation dans ces champs de lave est très particulière. Des Verodes en fleur au milieu de bouquets d'armoises gris vert. C'est magnifique.

Le Phare d’Orchilla.

Puis nous poursuivons notre route sur la côte Ouest d'El Hierro, et allons jusqu’au phare d’Orchilla.

Des champs de lave tout autour de nous avec de petits cônes volcaniques. Le paysage n'est pas accueillant.

Nous retrouvons des plantes adaptées aux terres arides avec des Euphorbes de de Lemarck et des genévriers des Canaries.

El Golfo.

Ensuite nous remontons la côte jusqu’à l’Ermita de la Vierge de los Reyes. Nous repérons le début du sentier pour la randonnée du lendemain.
Nous redescendons vers notre location en passant par la route du Mirador de Llanias puis empruntons celle qui redescend sur El Golfo et la Frontera, 1300 mètres plus bas.

La vallée d'El Golfo se présente comme une dépression cernée de falaises vertigineuses culminant à plus de 1 000 mètres, formant un amphithéâtre ouvert de 15 kilomètres de large.

C'est un gigantesque glissement de terrain qui a formé cette immense dépression. Il a profondément modifié la morphologie de l'île mais aussi son climat et le système volcanique aboutissant à une période d'intenses éruptions aux sommets de l'amphithéâtre. Ces éruptions ont comblé en partie la dépression et étendu la surface de l'île sur l'océan.

On observe le même type de glissement de terrain, à une moindre échelle, sur la côte de las Playas.

Nous passons par une piscine naturelle vers Punta Del Pozo. Dîner à La Frontéra, plat de Lapas, des patelles (arapèdes à Marseille).

Randonnée Montana de la Virgen.

Ce matin nous avons prévu une grande randonnée. Nous partons du Sanctuario Nuestra Senora de los Reyes et grimpons en direction des crêtes.

Nous retrouvons les genévriers couchés par le vent dominant. Les paysages sont arides, toujours les mêmes espèces qui poussent en une sorte de savane.

De temps en temps, le sentier passe par des miradors avec une vue extraordinaire sur la côte de El Golfo plus de 600 mètres en contrebas.

Nous marcherons un peu plus de 10 kilomètres avec 440 m de dénivelé positif. Quelques passages assez raides, mais dans l'ensemble, cette randonnée était confortable, dans de beaux paysages et de magnifiques points de vue du haut des falaises.

Piscines de Charco Azul.

De retour à l’Ermitage par le Camino de la Virgen, qui traverse l’île, nous descendons sur la côte et trouvons des piscines aménagées en bord de mer, à Charco Azul, pour une baignade salutaire.

Le bassin pour se baigner est assez enclavé dans les basaltes, pas de vue sur l'océan. Puis nous poursuivons jusqu’à Las Puntas pour nous désaltérer.

Bahia de Los Pozos.

Nous n’aurons pas eu trop chaud aujourd’hui, le temps a été nuageux toute la journée avec quelques gouttes épisodiques mais pas du tout génantes.

Retour à notre location à Casa Trudo pour une douche puis nous allons dîner comme la veille à Frontera dans le même bar restaurant.

Une journée sportive et bien remplie.

El Charco Manso.

Aujourd’hui, programme court. Petite balade sur la côte nord d'El Hierro, on s'arrête voir les piscines aménagées et certaines sont dans un cadre magnifique.

À Pozo de las Calcosas, le chemin s'est éboulé et l’accès est fermé. Une superbe coulée de lave cordée en contrebas.

Nous partons à El Charco de Manso, la pointe nord d'El Hierro, voir les piscines aménagées.

Aujourd’hui l’océan est assez déchaîné, les vagues s’engouffrent dans des tunnels de lave, les cavernes avec fracas et de gros grondements. Le spectacle est hypnotisant.

Restaurant du Mirador de la Peña.

Un bout de sentier jusqu’à l’Ermita de la Peña, tout en haut de la falaise. Ça monte dur !

Vue magnifique sur El Golfo du haut de 800 m d'altitude, les falaises sont impressionnantes et tout en bas notre location et les cultures, essentiellement de bananes, mais aussi des ananas. Des manguiers, avocatiers.

Nous voulions déjeuner au restaurant du Mirador de la Peña, décoré par César Manrique, mais tout un groupe débarque et le service est interminable. C'est un défilé devant notre table ...

Étant toujours à l’apéro au bout de plus de 30 minutes, nous finissons par renoncer. Très déçu car le cadre est vraiment magnifique du haut de ces falaises.

La Maceta.

Changement de programme, nous essayons un nouveau resto, mais l’accueil étant glacial, nous allons finalement vers la Maceta où le resto est bien placé face à l’océan et le service impeccable. Excellent repas.

Nous descendons nous baigner dans la piscine aménagée de la Maceta.

C'est marée haute et les vagues passent par-dessus le muret du bassin et s’abattent sur nous. Rafraîchissant, amusant et finalement épuisant car elles nous éloignent toujours plus du bord que nous voulons atteindre.

Une balade en bord de mer sur un sentier aménagé jusqu’à Las Puntas. Nous l’avions pris dans l’autre sens la veille.

Le spectacle des vagues est toujours aussi fascinant, une force incroyable sur les colonnes basaltiques.

Nous retournons au restaurant de la Maceta pour dîner.

Départ d’El Hierro, retour à Tenerife.

Ce matin, nous nous levons tôt pour prendre le ferry et repasser sur Tenerife. Nous arrivons au port de La Escata au lever du soleil.

Notre ferry express est à quai, prêt à nous embarquer.

La traversée se passe bien, nous mettons un peu moins de 3 heures pour arriver à Los Cristianos.