Maroc – Le Djebel Saghro – Trek en 2026

Djebel Saghro 2026
Berbère Flag

Trek 2026 dans le Djebel Saghro.

Maroco Flag

N'Kob.

Je retourne, cette année encore, faire une semaine de trek dans de Djebel Saghro en compagnie d'Hamou, mon guide.

J'ai déjà fait de nombreux treks dans l'Anti-Atlas avec lui en 2022, 2023 et 2025, les paysages sont somptueux, désertiques comme j'apprécie tant. La géologie est complexe mais fascinante.

Cette année, nous prévoyons de gravir l'Amlal, un sommet de l'Anti-Atlas à 2530 m d'altitude.

J'atterris à l'aéroport de Ouarzazate en fin d'après-midi et la route jusqu'à N'kob montre plusieurs rivières avec de l'eau et des éboulements sur le bas-côté réduisant la route à une seule voie. Le chauffeur me dira qu'il y a eu de gros orages avant mon arrivée.

Mais cette année, tout ne se passe pas comme les années précédentes, le mauvais temps s'invite dans notre parcours et Hamou modifiera plusieurs fois notre itinéraire. Nous ne feront pas de deuxième sommet.

À mon arrivée, il me confirme les orages et les dégâts qu'ils ont occasionné dans la région de N'Kob.

Cette année, je descends à La Perle de Saghro, une Kasbah très bien restaurée dans N'Kob avec une terrasse panoramique sur la ville et les alentours. Très bien reçu, la chambre agréable et fonctionnelle, la cuisine succulente, le service impeccable.

Hamou me rejoint et me présente les itinéraires auxquels il a pensé pour nos randonnées. C'est mon quatrième séjour de trek avec lui, et il veut me faire découvrir des sentiers que je ne connais pas encore. Je fais donc mon choix parmi les propositions qu'il me présente et nous nous donnons rendez-vous le lendemain pour commencer notre trek.

De Handour ( ⵃⵏⴷⵓⵔ ) à Ighazoun ( ⵉⵖⴰⵣⵣⵓⵏ ).

De Handour à Ighazoun.

Hamou passe me prendre à l'hôtel et, en voiture, nous partons jusqu'à Handour, début de notre trek. Le chauffeur continue la route jusqu'à Ighazoun n'imlas, chez Hamou le muletier, pour lui confier nos bagages et tout le matériel de campement.

Nous arrivons chez Hamou pour le déjeuner avant de repartir tous les trois pour la suite de notre randonnée. La mule est chargée, les deux paniers sont bien équilibrés pour qu'elle passe sur les étroit sentiers. Je m'aperçois que la mule est en fait un mulet, et Hamou me dira qu'il est nouveau. C'est vrai qu'il semble plus jeune.

Nous traversons quelques jardins le long de la rivière et en profitons pour goûter quelques dattes bien mûres. Un régal, elles sont à point.

Je suis étonné de voir tant d'eau dans la rivière, les dernières pluies en sont responsables. Et les crapauds sautent dans tous les sens lorsqu'on s'approche des marres remplies de têtards.

Au détour d'un sentier, nous croisons des enfants qui jouent sur la piste, et le garçon accepte d'être photographié.

Finalement nous arrivons à Ighazoun pour établir notre campement. C'est un emplacement que nous avions déjà utilisé lors d'un précédent trek, et je plante ma tente au même endroit, face à la vallée.

De Handour à Ighazoun.

De Ighazoun ( ⵉⵖⴰⵣⵣⵓⵏ ) à Amlal ( ⴰⵎⵍⴰⵍ ).

Ce matin nous avons une grande randonnée à faire jusqu'au sommet de l'Amlal, à 2 530 m d'altitude. Depuis notre campement, nous mettrons quatre heures et demi pour arriver au sommet avec plus de 1 300 m de dénivelé positif.

Nous avons une vue extraordinaire sur le Djebel Saghro et ses formations si particulières. En chemin, nous voyons  des grillons, crapauds et un vieux genévrier pluri centenaire. Il n'en reste plus beaucoup, coupés pour faire du bois de charpente.

Nous redescendrons de 700 m pour établir notre campement dans une vieille habitation de montagne inoccupée. Je plante ma tente dans la cour et nous dînons à l'abri dans la pièce inoccupée. Nous aurons marcher 15 km en un peu plus de huit heures lors de cette journée.

Je reste étonné de voir autant d'eau dans les rivières, les orages des jours précédents ont bien arrosé la région. Nous passons au pied d'une source entourée de verdure et de palmiers nains en plein désert.

C'est Hamou, notre muletier, aidé d'Hamou mon guide, qui préparent le dîner. Ce soir je dormirais, comme le veille, sous le tente. J'ai prévu de bien me couvrir car les nuits sont froides à cette altitude.

De Amlal ( ⴰⵎⵍⴰⵍ ) à Imi N'Werg ( ⵉⵎⵉ ⵏ ⵡⴰⵔⴳ ).

Aujourd'hui, courte étape de 13 Km et 644 m de D+. Mais la pluie s'est invitée sur notre parcours. Certes, une petite bruine, mais il a fallu réajuster le chargement de la mule et surtout le protéger de la pluie.

Au début de notre parcours, je remarque une grande faille qui traverse le flanc de la montagne rappelant que ces paysages sont soumis aux mouvements des plaques tectoniques. Le Saghro, dans l'Anti-Atlas, est un massif très ancien et un paradis pour les géologues.

La mule, très agile, gravit sans difficultés les sentiers. Je suis toujours surpris par cette mule qui passe par tous les terrains, rien ne l'arrête. Le chargement, quoique volumineux n'est pas lourd du tout.

Le paysage est assez bouché par cette bruine qui tombe doucement, mais cela ne durera pas. Le ciel se dégage peu à peu.

Au détour du sentier, nous tombons sur une partie plate entièrement recouverte d'un fin gazon. Hamou me dit que c'est le «Golf du Saghro», et c'est très étonnant de voir cette pelouse verte au milieu de ce paysage désertique. Un chien de berger veut jouer avec nous et Hamou lui court après pour le faire aboyer gaiement.

Un arrêt chez un parent éloigné d'Hamou qui nous offre le thé accompagné de dattes, pain et huile d'olive. Tout deux discuterons longuement.

Nous arrivons dans une autre famille qui nous accueille. Cette nuit je ne campe pas, nous dormirons bien à l'abri. Il faut monter sur les hauteurs pour avoir de la connexion. Cette année j'ai pris une carte SIM Inwi qui est plus présent dans le Saghro, mais pour capter la 4G, il faut quelques efforts, 100 m...

De Imi N'Werg ( ⵉⵎⵉ ⵏ ⵡⴰⵔⴳ ) à Ait Mrssid ( ⴰⵢⵜ ⵎⵔⵚⵉⴷ ).

La météo étant assez incertaine, Hamou prévoit toujours une solution pour pouvoir s'abriter en cas de trop mauvais temps. Aujourd'hui, c'est une petite étape. Nous marcherons une quinzaine de kilomètres avec assez peu de dénivelé, 328 m. Nous empruntons, sur une bonne partie du trajet, des pistes.

Passage dans le village d'Ikniouen pour quelques achats de nourriture, et un peu plus loin pour acheter du pain. Pendant que le pain finit de cuire, on nous fait patienter avec un thé, du pain tout chaud et de l'huile d'olive. C'est la tradition.

Nous finissons notre randonnée et logerons à l'arrière d'un restaurant qui loue des pièces. Nous passerons donc la nuit à l'abri. Le temps étant encore très perturbé.

Avant le coucher de soleil, nous faisons une petite balade sur les hauteurs pour dominer le paysage et avoir de belles vues. Le coucher de soleil se produit en même temps qu'une légère averse et nous aurons un joli arc-en-ciel sur fond de montagne.

De Ait Mrssid ( ⴰⵢⵜ ⵎⵔⵚⵉⴷ ) à Bab N'Ali ( ⴱⴰⴱ ⵏⵓ ⵄⵍⵉ ).

Grosse étape aujourd'hui. Nous marcherons 20,33 km. Peu de dénivelé positif, 465 m, mais un gros dénivelé négatif puisque nous descendrons presque 1200 m.

La météo annonce de gros orages et Hamou préfère suivre la route goudronnée pour pouvoir nous faire aider le cas échéant.

En partant de notre gîte, nous passons par un champ de culture du safran. Quelques fleurs sont ouvertes. Puis un campement de nomade un peu plus loin avec un troupeau de chèvres.

Puis du col nous voyons la mine de Tiouit. C'est un gisement polymétallique principalement aurifère, cuprifère et argentifère. Le veille, nous sommes passés à côté d'une usine de traitement du minerai qui suscite des craintes de la part de la population sur les risques de pollution des rivières et des nappes phréatiques alentour. L'eau étant bien rare, elle doit être protégée.

Nous passons à nouveau un col puis descendons dans la vallée. Au détour du sentier, Hamou tombe nez à nez avec un serpent. Une vipère de Maurétanie ou vipère de l'Atlas responsable de la moitié des envenimations au Maroc. La mort due à une morsure de serpent n'est pas rare au Maroc. Les centres hospitaliers sont éloignés et pas toujours pourvu d'antisérum. Nous la laissons filer et elle disparait dans une fente de la roche. Même très dangereuse, elle son utilité au sain de la nature.

En chemin, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un petit restaurant avec une superbe vue panoramique sur des formations rocheuses en colonnes. En attendant le repas, je pars vers le bord du ravin photographier ces formations. Des locaux se sont installés au niveau du point de vue pour faire cuire des brochettes en profitant de ce paysage d'exception.

Nous continuons et longeons toujours la route en prenant quelques raccourcis quand c'est possible. Des nuages orageux commencent à s'accumuler à l'horizon. Un troupeau d'ânes sauvages s'écartent rapidement à notre passage et nous observent à distance, peu habitués à voir des randonneurs.

Nous finissons notre trek en faisant étape à l'hôtel Berber Nomade de Bab N'Ali que nous connaissons déjà. C'est là que nous étions passés avec Ludo lors de notre premier trek. Depuis, ils ont construits d'autres bungalows et l'aménagement est très soigné. Chambre agréable et douche bien venue.

Un gros orage se prépare puis éclate en fin d'après-midi, heureusement, nous sommes bien abrités. La pluie tombe en trombe pendant plus d'une heure. Tonnerres et éclairs zébrant le ciel, coupure d'électricité, c'est le déluge.

De Bab N'Ali ( ⴱⴰⴱ ⵏⵓ ⵄⵍⵉ ) à Ighazoun N'imlas ( ⵉⵖⴰⵣⵣⵓⵏ ⵏ ⵉⵎⵍⴰⵙ ).

Il a plu en soirée et une bonne partie de la nuit. Pendant le petit déjeuner, j'entend le grondement de la rivière qui passe en bas de l'hôtel.

Une fois préparé, la mule chargée, nous quittons l'hôtel et  prenons la route.

Il nous faut, dans un premier temps, traverser la rivière. Le niveau d'eau boueuse n'est pas très élevé et le courant assez modéré. C'est toutefois assez dérangeant de ne pas voir où on pose les pieds.

Nous la traversons tous les quatre, avec la mule, sans difficulté puis nous nous dirigeons vers Bab N'Ali, les formations rocheuses spectaculaires.

Nous passons devant les deux formations dont les sommets pointent vers le ciel.

Le paysage désertique, quelques palmiers, les tours rocheuses qui pointent vers le ciel, c'est superbe.

Plus loin, avec Hamou, nous grimpons sur une grande formation rocheuse qui nous permet de dominer toute la vallée. Nous voyons les formations de Bab N'Ali au loin avec le ciel chargé de nuages noirs et les sommets montagneux vers l'horizon. Nous restons un bon moment à profiter de ce beau paysage.  Notre vue porte à 360°

Puis nous continuons notre randonnée vers Ighazoun N'imlas. Les paysages sont superbes sur fond de ciel orageux. Une ambiance mystérieuse nous entoure perturbée par le vent d'orage qui se lève.

La pluie finit par s'inviter une partie de notre chemin, mais c'est plus une bruine qui ne nous ralentit pas, ne nous trempe pas.

Le paysage est toujours aussi extraordinaire. Des formations rocheuses sur le du sol ressemble à un carrelage complexe.

Nous redescendons vers le village d'Ighazoun N'imlas où habite Hamou notre muletier. Nous traversons une grande plaine où on trouve quelques zones cultures.

Hamou nous attend pour déjeuner. Le tajine est prêt, nous le dégusterons après un bon thé chaud.

Nous aurons marché 13,5 Km en 4 heures 20 avec 428 m de D+. Nous descendrons un peu plus de 500 m.

Le chauffeur qui nous avait conduit à Handour, le lieu de départ de notre trek, est venu prendre notre matériel de campement et nos bagages pour les ramener à N'Kob. Il s'appelle lui aussi Hamou, prénom très courant dans le Saghro berbère.

Il nous attendra un peu plus loin quand nous aurons rejoint Handour, le départ du trek de cette année. Il aura alors traversé la rivière au niveau d'un radier en construction.

Après déjeuner, je me repose un peu, mais Hamou, mon guide, vient me prévenir qu'il nous faut reprendre la route rapidement car l'eau de la rivière est en train de monter et nous devons la franchir pour rejoindre le chauffeur qui lui ne peut plus revenir en arrière. L'eau est déjà trop haute pour sa voiture.

De Ighazoun N'imlas ( ⵉⵖⴰⵣⵣⵓⵏ ⵏ ⵉⵎⵍⴰⵙ ) à Handour ( ⵃⵏⴷⵓⵔ ).

En effet, lorsque nous arrivons au bord de la rivière l'eau a envahit tout le lit. Notre muletier nous a accompagné pour nous indiquer l'endroit où la rivière est la plus large, la moins profonde. Mais il y a vraiment trop de courant et nous renonçons à traverser ici.

Avant de le quitter, je remercie Hamou pour ce dernier trek fait en sa compagnie et celle de sa mule. Son organisation, sa cuisine, car c'était le plus souvent lui qui préparait nos plats, et sa bienveillance sur mon confort.

Puis nous descendons la rivière en direction du radier. Ce dernier étant en construction, la rivière a été rétrécie pour permettre les travaux et de ce fait le courant est vraiment fort.

On voit l'eau remonter, le long des plots sur le bord opposé, en belles gerbes. Là encore il y a trop de courant pour pouvoir franchir cette masse d'eau.

Nous continuons donc à descendre et Hamou téléphone au chauffeur qui, de l'autre côté, essaie de venir à notre rencontre.

Il a trouvé un passage où la rivière est beaucoup plus large et le courant acceptable. Il vient à notre rencontre et je me rends compte qu'il n'y a pas beaucoup de profondeur.

L'eau reste en dessous du genou. Nous finissons par franchir la rivière avec beaucoup de précautions et atteindre l'autre rive. Toujours aussi inquiétant de ne pas voir où le pied se pose. Parfois du sable, de la vase ou des cailloux assez désagréables sous mes pieds nus.

De là, nous finissons notre trek en allant jusqu'à Handour, le point de départ. Le chauffeur nous conduit jusqu'à N'Kob où je retrouve La Perle de Saghro et la patronne qui nous attendait.

Retour à N'Kob.

Arrivé à l'hôtel La Perle de Saghro, je choisis une chambre dans le bâtiment principal puis je monte sur la terrasse pour me désaltérer tout en profitant de la vue.

Cette ancienne kasbah, très bien située, a une vue panoramique sur tout N'Kob ainsi que les montagnes et plaines qui nous entourent.

Que ce soit vers le sud ou vers le nord, des orages se préparent et éclatent. Le ciel est zébré d'éclairs et des rideaux de pluie barrent l'horizon au nord.

La pluie semble se rapprocher du nord, mais c'est du sud que les premières gouttes viennent et finissent par me chasser de la terrasse.

Un gros orage éclatera et les routes autour de N'Kob seront, pour certaines, impraticables car submergées.

Alors que j'étais le seul client de l'hôtel à mon arrivée, trois couples débarquent, pendant le dîner, avec leurs enfants ne pouvant poursuivre leur périple dans la région.

Mais ces intempéries ne seront pas localisées au seul Maroc. Le lendemain mon avion pour Marseille aura près de trois heures de retard à cause d'un épisode cévenol dans le golf du Lion. Arrivée à la maison très tard dans la nuit.

Encore une belle semaine de trek en compagnie des deux Hamou qui forment une bonne équipe. Cette année, nous avons marché un peu plus de cent kilomètres, et c'est la première fois que nos randonnées sont perturbées par la pluie.

Je viens randonner au Maroc toujours à la même période, mais cette année est bien plus humide que les précédentes, du moins les orages sont plus précoces. Nous aurons tout de même eu bien de la chance car nous ne nous sommes jamais retrouvés sous les orages en difficultés.

Les paysages de l'Anti-Atlas et du Saghro sont toujours aussi merveilleux et envoutant. Toujours autant d'interrogations sur certaines roches vues durant notre périple, le mystère reste entier sur leur nature ...

Retrouver ci-dessous mes trois derniers treks dans le Saghro. Hamou a veillé à me faire découvrir, au fil des années, le pays de son enfance de Nomade Berbère, me contant ses souvenirs et anecdotes durant nos marches, me montrant les lieux où il a vécu avec sa famille, des campements, des grottes où ils se sont réfugiés lors de mauvais temps, de pistes impraticables, d'inondations. Un pays chargé d'histoires. Merci Hamou pour ces superbes randonnées.

Espagne – Canaries – Île de Ténérife.

Canaries Ténérife Teide
Drapeau des Îles canaries.

Île de Ténérife.

Spain Flag

Situation géographique de Ténérife.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines.

L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

Ténérife est la plus grande île des Canaries, mais aussi la plus élevée. Le Teide est le point culminant du territoire espagnol avec 3 715 mètres d'altitude. Tenerife est également l'île la plus étendue et la plus peuplée de la Macaronésie. Sa capitale, Santa Cruz de Tenerife, est la plus grande ville.

Arrivée à Ténérife.

Nous décollons en début de soirée et atterrissons en pleine nuit, minuit heure locale, mais une heure du matin pour nous. Le temps d’aller en taxi à l’hôtel, proche de l'aéroport, il est déjà très tard. Nous mettons pourtant le réveil et prenons un taxi pour l’aéroport et récupérer la voiture de location.

Le parc Naturel de Anaga.

Nous partons ensuite dans le nord de l’île, visiter le parc Naturel de Anaga. Puis nous allons à Taganana et jusqu’à Benijo.

Situé à la pointe nord-est de Ténérife, le Parc Rural Anaga part du bord de mer jusqu'à plus de 1000 m d'altitude. Le relief est très escarpé, les vallées sont profondes et les pics inaccessibles, l'érosion de ces massifs volcaniques est intense.

Le plus remarquable est la forêt laurisylve, une forêt primaire qui trouve son humidité dans les alizés qui soufflent du nord-est. Les brouillards se condensent sur la végétation, et cette forêt présente des mousses et lichens recouvrant les troncs d'arbres dont l'eau s'écoule jusqu'au sol.

Il y a un grand contraste d'un versant à l'autre de ces îles soumises aux alizés.

Je découvre aussi une flore que j'affectionne tout particulièrement, je vous la laisse découvrir dans l'article que je lui consacre.

Nous rejoignons ensuite à San Cristobal de la Laguna où nous avons réservé une chambre pour deux nuits.

San Cristobal de la Laguna.

Ce matin nous partons visiter quelques monuments de San Cristobal de la Laguna. Nous tombons en pleine préparation des processions.

La vieille ville est investie par la police, l’armée, la fanfare, les fidèles, les officiels et les touristes. Il y a un monde fou autour de la cathédrale où il va se passer quelque chose.

La fanfare militaire arrive en jouant devant les portes de la cathédrale, les prêtres, les évêques attendent, un officiel fait un discours et nous attendons toujours «l'événement» qui se prépare.

Nous finissons par perdre patience et allons visiter le peu de monuments ouverts et visitables en cette journée fériée, c'est la Fête du Christ.

Un resto pour ne pas mourir de faim, car vraiment c’est pas très bon.

La Orotava.

Puis nous partons pour La Orotava, un joli village avec de beaux bâtiments bien conservés. Là encore beaucoup sont fermés, pas grand chose à visiter.

C'est la Fête du Christ et donc jour férié où tout est fermé, ou presque !

Nous trouverons tout de même un bar pour un café con leché servi en terrasse, moment bien agréable.

Le tour le la vieille ville étant assez rapide, nous poursuivons en partant pour le volcan.

Première visite du Teide.

Nous reprenons la voiture et allons sur les pentes du Teide. Il est trop tard et le centre d'information est fermé.

À 2300 m d’altitude, nous faisons une petite balade de façon à avoir de belles vues sur la caldeira et le sommet du Teide illuminés par le soleil déclinant.

Les paysages volcaniques sont impressionnants, même si nous sommes bien habitués à ce type de paysage, nous les apprécions toujours autant, c'est vraiment magnifique.

En redescendant, nous passons au pied du parc de télescopes de l'Observatoire du Teide.

Processions à San Cristobal de la Laguna.

Puis nous revenons à San Cristobal de la Laguna où nous trouvons un meilleur resto que celui de midi, ce qui n'était pas très difficile !

Un petit tour dans la vieille ville pour voir la fin de la procession du Christ accompagné par la fanfare, les dignitaires et officiels de l’église et une multitude de fidèles et de curieux, touristes comme nous. Le Christ rentre dans une bâtisse et nous rentrons à l'hôtel.

Mais Ludo qui ressort, reverra le cortège dans les rues poursuivre la procession, il est déjà très tard.

Parc National du Teide.

Aujourd’hui nous quittons San Cristobal de la Laguna. Nous essayons tout de même de visiter quelques monuments de la ville, mais les ouvertures sont trop tardives.

Nous renonçons et partons dans le parc national du Teide. Une visite au centre d’information pour savoir quelles randonnées nous pouvons faire, puis nous repartons en allant au parking de la veille redécouvrir ces paysages avec la lumière du matin.

La Roques de Garcia.

Nous reprenons la voiture et allons faire la randonnée La Roques de Garcia. Il y a du monde mais uniquement au début de la randonnée. Ensuite, dès qu’il faut marcher plus de deux cents mètres, il n’y a que ceux qui apprécient la balade.
Les paysages sont somptueux. S’il n’y a qu’une randonnée à faire, c’est bien celle-là.

Nous marchons un peu plus de 8 Km avec 238 m de D+. Pas de difficulté, mais prévoir de l’eau, il fait très chaud en cette mi-septembre.

Le mirador de las Narices del Teide et Vilaflor.

Nous irons ensuite au mirador de las Narices del Teide voir les coulées de lave de l’éruption de 1798. La dernière éruption datant de 1909.

Vue sur le Pico Viejo et les champs de laves foncés.

Nous rejoignons ensuite le village de Vilaflor, sur le versant sud du Teide, où Ludo à retenu une chambre pour deux nuits. Balade dans le village avant d'aller déjeuner. La chambre d'hôtel est un vrai sauna, nous ouvrons en grand la porte fenêtre pour rafraîchir la chambre sans climatisation ni ventilateur.

Le sommet du Teide.

Ce matin, lever tôt et départ de bonne heure pour être à neuf heures au téléphérique du Teide. Nous passons tout de même à Roques Garcia pour prendre des photos avec la lumière du matin.

L’affluence au niveau du téléphérique est correcte, nous avons trouvé une place de parking assez proche de l'entrée.

Nous partons de 2360 m pour atteindre les 3560m, soit 1200 m de dénivelé effectué en 15 minutes environ. Durant la montée, le panorama sur le massif volcanique est superbe.

De l’arrivée du téléphérique, nous partons faire quelques randonnées. Une première que nous courtons car il faut trop descendre, nous abandonnons.

Une seconde plus longue vers le cratère du Pico Viejo, ancienne bouche éruptive, mais nous sommes arrêtés par une guide qui nous signale que l’accès demande une autorisation que nous n’avons bien sûr pas.

Nous rejoignons le départ du téléphérique et redescendons.

Le Mirador de Samara.

Repas à la cafétéria du Parador de Las Canadas del Teide, puis nous allons au Mirador de Samara pour une seconde randonnée.

Nous rallongeons l’itinéraire et faisons finalement plus de 9 km et 585 m de dénivelé.
Très belle balade, les paysages sont magnifiques avec la vue sur le sommet du Teide et celui du Pico Viejo ainsi que les cratères adventifs sur les pentes désertiques.
Quelques pins des Canaries comme seuls arbres et de nombreuses herbacées sur les pentes. Vraiment les paysages que nous affectionnons tout particulièrement.

Nous rentrons à Vilaflor de Chasna où nous retournerons dans le même resto pour dîner.
Superbe journée.

Le lendemain matin, nous partons à l'aéroport rendre la voiture, puis en bus, rejoignons Los Cristianos pour prendre le ferry en direction de La Gomera.

Retour d'El Hierro.

Les baleines pilotes à Los Gigantes.

De retour d'El Hierro, nous accostons à Los Cristianos où nous prenons possession de la voiture de location, puis nous allons jusqu’à Los Gigantes pour une promenade en mer.

Los Gigantes est l'archétype des villes balnéaires des Canaries. Très bétonnée, des immeubles qui grimpent jusqu'au pied de la falaise et aucune plage à proximité ?

Le départ du bateau de balade étant prévu à 16 heures, nous avons le temps de déjeuner sur le port.

Balade en bateau rapide de 2 heures, nous nous dirigeons vers le large. Nous verrons des baleines pilotes qui ressemblent à de gros dauphins très foncés avec une volumineuse tête globuleuse. Globicephala macrorhynchus ou Calderón tropical en espagnol, Globicéphale tropical ou baleines pilotes.

Elles peuvent mesurer jusqu'à 7 mètres et peser jusqu'à 4 tonnes.

Les falaises à Punta del Gigante

Puis nous passons au pied des falaises qui plongent dans l’océan en face de Punta Gigante.

Les parois de basalte veinées de dykes verticaux et de strates horizontales, érodées par le vent et l'océan sont impressionnantes. Elles atteignent 500 m de hauteur à certains endroits.

Puis nous revenons vers la région de l’aéroport où nous avons réservé une chambre et nous constatons que c’est la même que lors de notre arrivée.

Randonnée à El Palmar.

Pour notre dernier jour sur Ténérife, et aux Canaries, nous faisons aujourd’hui une grande randonnée vers la pointe ouest de Tenerife.

Nous passons à Masca, mais il y a terriblement de monde et impossible de se garer.

Nous allons directement à El Palmar où nous débutons notre randonnée.

Superbes paysages avec une alternance de zones sèches et de forêts laurisylves. Nous marchons 3 heures et faisons un peu moins de 400 mètres de dénivelé. Belle balade.

A El Palmar nous trouvons un resto ouvert et déjeunons. La patronne très sympathique nous conseille sur le menu.

Espagne Tenerife El Palmar. Le Teide au loin.

Garachico.

Nous allons ensuite à Garachico visiter la vieille ville. Dommage, toutes les églises sont fermées.

Fondée à la fin du XVe siècle, le port de Garachico, le plus important de Tenerife, a longtemps été l'un des centres des échanges commerciaux entre l'Europe et les colonies espagnoles d'Amérique et la ville connu un essor extraordinaire. Commerce du vins et du sucre.

En 1706 l'éruption du volcan Trebejo, détruisit le port et la plupart des édifices, tout fût anéanti par sept coulées de lave sauf un petit porche qui reste comme un témoin du passé.
Sa reconstruction se fait au XVIIIe, mais la ville ne retrouva jamais son faste d'antan et l'activité commerciale s'est déplacée à Puerto de la Cruz.

Nous rentrons ensuite en fin d’après-midi à Los Abrigos, juste à côté de l'aéroport.

Le vol du lendemain est très tôt …

Espagne – Canaries – Île de La Goméra.

Les Canaries Île de La Goméra
Drapeau des Îles canaries.

Île de La Goméra.

Spain Flag

Situation géographique de La Goméra.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines. L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

La Gomera :
Cette île appartient à la province de Santa Cruz de Ténérife. C'est la sixième île des Canaries en population et en superficie.
La Gomera est située à l'ouest de l’archipel, elle avoisine Tenerife à l'est, El Hierro au sud-ouest et La Palma au nord-ouest.

Un dixième de l'île est occupé par le Parc National de Garajonay inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Il présente une forêt primaire laurisylve datant du Tertiaire. Cette île est très riche en biodiversité avec des espèces animales et végétales endémiques.

Arrivée à La Gomera.

Notre séjour sur Tenerife prend fin, ce matin nous descendons à l’aéroport rendre la voiture et prendre le bus 40 en direction de l’embarcadère des ferry au port de Los Cristianos.

Nous arrivons en avance car l’horaire du ferry a été retardé. Déjeuner à la cafétéria, puis nous prenons place dans une très grande cabine sur le pont supérieur. Le ferry mettra 50 minutes pour rejoindre San Sebastian sur La Gomera.

Passage chez le loueur pour récupérer une nouvelle voiture, puis nous partons vers le nord de l’île.

Ludo a réservé un hôtel bien sympathique à Hermigua avec une superbe vue sur les montagnes aux pics acérés coiffés de brume.

Nous nous installons, puis repartons visiter la côte, la plage Santa Catalina. Nous irons jusqu’à Agulo, petit village au pied de la montagne, aux petites maisons typiques.

Un arrêt pour nous rafraîchir puis nous rentrons.

Hermigua.

Randonnée El Cedro.

Ce matin nous partons dans les hauteurs de La Gomera faire une randonnée dans le Parc National Garajonay.

Au début, c'est une petite randonnée qui aboutit à l’hermitage de Notre Dame de Lourdes, une simple chapelle. Une fontaine où l’eau sort d’un tronc d’arbres et une petite rivière, El Cedro. La seule de l’île qui a toujours de l’eau.

Puis nous prolongeons cette balade plusieurs fois pour finalement faire un peu plus de 7 Km et un peu plus de 300 m de dénivelé.

Nous marchons dans la forêt de lauriers, la laurisylve. C’est une forêt fossile car elle date de l'ère tertiaire. Elle est essentiellement composée d'arbres de la famille des lauriers à feuilles persistantes. (Voir l'article sur la flore)

Le relief élevé de La Gomera permet aux alizés de former des brouillards qui humidifient les feuilles des arbres et l’eau se répand dans toute la forêt.

Nous traversons même une petite rivière ou plutôt un ruisseau, El Cedro. Mais c’est très étonnant de voir un cours d’eau dans une île des Canaries.

Les arbres sont recouverts de mousses et de lichens. Parfois la terre est humide au pied des souches par l'eau qui s'égoutte des branches le long du tronc. Cette île ne manque pas d’eau et autour d’Hermigua, nous voyons de nombreuses plantations de bananiers.

Fin de randonnée, nous reprenons la voiture pour visiter la côte Nord-Ouest.

La côte Nord-Ouest.

Nous sortons de la forêt laurisylve, et c'est un changement radical de décors.

La végétation est de type aride, voire désertique. Pas d’arbres sur ces versants, sauf des palmiers dattier, quelques pins et une multitude de plantes grasses, des succulentes.

Nous passons par le mirador de Los Roques, un neck volcanique qui accroche le brume.

Puis nous pour suivons la route jusqu'à Alojera au bord de la côte Nord-Ouest. Le mirador del Mar avec un grand dyke dressé.

En remontant, on observe quelques retenues d'eau, des réservoirs pour les villages en contre-bas.

Le mirador de la Pilarica et le village de Vallehermoso au-dessous. Proche de Tamargana, nous avons des rayons de soleil illuminant la Roque Cano. Puis nous rentrons à Hermigua.

Nous dînons au resto de l'hôtel, excellent.

Randonnée à Alto de Garajonay.

Ce matin, nous montons jusqu’à Laguna Grande, le départ de notre randonnée. Nous nous étions renseignés au centre d'informations sur les randonnées qu'offre La Gomera.

Nous prévoyons d’arriver jusqu’au sommet de l'île de La Gomera, l’Alto de Garajonay à 1483 m d’altitude.
Nous marcherons un peu moins de 10,5 km avec 400 m de dénivelé positif.
Arrivés au sommet nous pique niquerons et fêterons l’anniversaire de Ludo.
Redescente vers le parking en faisant une boucle, nous ne passerons pas sur les mêmes sentiers durant toute notre randonnée.

Les paysages sont de type méditerranéens, assez secs, mais on retrouve nombre d’espèces de la forêt de lauriers avec aussi plus d’espèces adaptées aux terrains secs.

Avant d'aller au départ de notre randonnée, à Laguna Grande, nous empruntons une autre route qui passe par le Mirador de Abrante.

Un couloir vitré surplombe le village d'Agulo avec 680 m de vide sous nos pieds. Au loin le sommet du Teide, sur Tenerife, dépasse des nuages.

Nous verrons aussi la montagne sacrée de La Gomera, le Fortaleza de Chipude où les indigènes de l'île se jetèrent dans le vide pour échapper à l'esclavage imposé par les conquérants espagnols.

Enfin durant notre randonnée, des arbres dégoulinant d'eau et le sol mouillé à leur pied par la «pluie horizontale» due à la condensation de l'humidité des alizés.

La côte Sud.

Nous reprenons la voiture et partons vers la côte sud. Les paysages changent radicalement, il n’y a plus d’arbres, sauf de nombreux palmiers dattiers.

La roche est quasiment à nue et ce sont essentiellement des espèces adaptées aux terrains arides que nous retrouvons, notamment des crassulacées et des euphorbes. Les figuiers de barbarie, les Agaves d'Amérique.

Nous tentons quelques pistes qui se révèlent vite impraticables, mais nous mènent vers des paysages volcaniques très torturés avec de profonds ravins. Nous continuons souvent à pied.

De très nombreuses cultures en terrasses, toutes abandonnées. Ces terrasses sont construites sur un dénivelé considérable, rarement vu. Le travail a dû être titanesque pour construite tout cela.

On voit quelques anciens canaux d’irrigation et je me demande quelles cultures y étaient pratiquées.

La Gomera semble ne jamais avoir manqué d’eau, même pour l’agriculture. Aujourd'hui, nous trouvons beaucoup de culture de bananiers. Nous verrons aussi des avocatiers, manguiers, ananas.

Il se fait tard et nous devons rentrer, mais nous avons prévu d’y retourner le lendemain pour explorer ces paysages volcaniques remarquables.

Valle Gran Rey.

Ce matin, nous quittons notre bel hôtel à Hermigua, mais auparavant nous faisons le début d’une des deux randonnées partant en face de notre hôtel.

On commence par gravir un grand escalier depuis la route, puis les escaliers s'enchaînent et nous grimpons toujours plus haut.

Nous marcherons finalement une heure en montant 188 m sur un peu plus d’un kilomètre. La pente est d’environ 17%.

En redescendant, un crochet par l’église, fermée un dimanche matin !

Puis nous prenons la route pour continuer de visiter cette île.

La playa de la Caleta.

Nous allons voir la playa de la Caleta, une des plus belles plages de l’île. Elle est très proche d'Hermigua. Il faut cependant y arriver car la route est étroite, très pentue et sinueuse.

C’est effectivement une très belle plage, mais le drapeau est rouge et les vagues, monstrueuses, dissuasives.

Je ramasse quelques beaux galets...

Sur la route, nous nous arrêtons au Mirador de El Bailadero pour revoir les pains de sucres et j'en profite pour faire quelques photos de plantes.

Village d'Arguayola.

Nous avions repéré, la veille, une petite route qui descendait jusqu’au village d’Arguayoda perdu sur des pentes arides. Nous y allons et marchons un peu pour voir les restanques (les bancales) de cultures envahies par l’herbe sèche et les falaises volcaniques déchiquetées. Elles représentaient 40% de la surface de l'île et ont été façonnées au XVe siècle.

Les restanques abritaient des vergers et des potagers traditionnels : pommes de terre, légumes maraîchers, fruits tropicaux et ignames.

On y trouve aussi des cépages autochtones uniques, préservés du phylloxéra, sont plantés à flanc de falaise. Le plus emblématique est la Forastera Gomera, qui produit des vins blancs volcaniques très typés. Les bananeraies, omniprésentes sur les terrasses des vallées basses et humides du nord, notamment à Hermigua. Intégrées aux paysages de terrasses, les palmeraies permettent la récolte du guarapo (sève de palmier) utilisé pour fabriquer le traditionnel miel de palme à partir des palmiers des Canaries.

C’est très beau, même si aujourd’hui le soleil se cache derrière une épaisse brume. Cela ne nous empêchera pas de prendre de bons coups de soleil.

Village de Targa, Ermita San Isidora.

Nous retournons au petit village de Targa vu la veille et nous y pique niquons face à un autre monolithe et les petits villages tout au fond de la vallée. C’est superbe et très impressionnant.
Nous passons ensuite voir l'Ermita de San Isidro d’où nous avons une vue imprenable sur l’océan et les nuages suspendus. Là encore de superbes paysages.

El Guro, Valle Gran Rey.

Enfin, nous visitons la vallée que nous voyions du village de Targa, le Barranco Santiago situé tout en bas. De nombreuses cultures maraîchères, des palmiers et des cactus accrochés aux pentes rocheuses abruptes.

En remontant la vallée, nous traversons de petits villages coupés du monde, dans une vallée encaissée aux parois de basalte torturées.

Nous faisons un crochet par la vallée parallèle toute aussi belle. Puis nous prenons la direction de Valle Gran Rey où nous avons une location pour deux nuits à El Guro.

Très jolie petite maison bien équipée et accueillante. C'est une excellente surprise.

Nous dînerons sur le port avant de terminer la soirée sur la terrasse de notre location.

Playa del Inglès, Valle Gran Rey, Arure.

Ce matin nous allons voir la Playa del Inglès. Pratiquement personne et de grosses vagues qui déferlent sur le sable noir, mais la plage est très belle.

Puis nous montons au-dessus de Valle Gran Rey, à Arure, et voyons pour la première fois une jolie chapelle ouverte.

Ensuite une fontaine avec une eau limpide et fraîche à Chorros de Epina. Les sources sont rares sur La Gomera, et là nous avons la chance qu’elle soit en eau.

Nous trouvons un restaurant à Las Hayas avec un repas de plats typiques mais végétarien. Un délice.

Randonnée Los Altos de Guada.

Puis nous allons à La Vizcaina pour la randonnée Los Altos de Guada. C'est le haut de Valle Gran Rey.

Nous ne ferons pas la randonnée en entier, mais grimperons tout de même 440 m sur un peu plus de 2 Km en 2h20 aller-retour.

Très physique cette randonnée où nous aurions pu aller bien plus haut, plus de 1000 mètres de dénivelé.

Mais déjà les panoramas sont superbes, nous apercevons notre voiture de très haut, un petit point bleu sur la route.

Il y a beaucoup d’eau qui coule de cette vallée, de nombreux ruisseaux longent la route avant que nous commencions à monter. Une des parois est recouverte de végétation et présente de l'humidité.

Nous repartons et allons directement sur la playa del Inglès pour un peu de repos Les vagues me dissuadent de toute baignade, mais j'aurais apprécié car il fait chaud. Passage par la maison de location avant de retourner en centre ville en front de mer pour dîner. Je prends encore une fois du poulpe, un régal !

Belle journée bien remplie, très physique.

Départ de La Gomera.

La Forteleza de Chipude.

Aujourd'hui nous quittons La Gomera. Nous explorons une des dernières routes non encore empruntées, notamment celle qui passe vers la Fortaleza de Chipude, un énorme neck volcanique, la montagne sacrée de La Gomera.

Un neck volcanique correspond aux restes d'une cheminée volcanique après disparition de l'édifice qui l'entoure. La lave en fin d'éruption se solidifie dans le conduit du volcan, et le cône volcanique qui l'entoure disparaît par érosion.

Nous en verrons beaucoup aux Canaries.

San Sébastian.

Arrivés à San Sébastian, nous visitons l’église puis allons nous désaltérer avec pour idée de déjeuner avant de prendre le bateau.

Mais nous y renonçons car le service est trop long et nous n’avons plus le temps avant d'embarquer sur le ferry.

Ferry Fred Olsen Express pour Tenerife.

Retour au parking pour prendre nos bagages dans la voiture, puis déposer les clés à l’agence de location au niveau du port.

Après un peu d'attente, nous montons dans le ferry, l'Express fred Olsen, pour Tenerife.

Nous restons au niveau de la gare maritime de Tenerife avant d'embarquer sur un nouveau ferry en direction d'El Hierro.

 

Avec du recul, La Gomera est vraiment l'île que nous avons le plus apprécié, surtout au niveau des randonnées et des paysages très diversifiés

Espagne – Canaries – Île de El Hierro.

Les Canaries Île de El Hierro
Drapeau des Îles canaries.

Île de El Hierro

Spain Flag

Situation géographique de El Hierro.

Les îles Canaries constituent un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc.

Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles du Cap-Vert, celles des îles Canaries, de Madère et des Açores, situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines. L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Localisées au large de la côte nord-ouest de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud. (comme La Réunion, Hawaï, l'Islande)

El Hierro :
C’est la plus jeune des îles de l'archipel, la plus occidentale ainsi que la plus méridionale de l’archipel.

Elle constitue la partie émergée d'un volcan bouclier ayant connu plusieurs effondrements de ses flancs qui lui conférant cette forme triangulaire.

Une seule éruption historique, du 10 octobre 2011 au 5 mars 2012, avec une émission sous-marine de lave au sud-ouest de l'île, au large de la Restinga.

C'est la septième île des Canaries en population ainsi qu'en superficie. Elle est reconnue par l'Unesco en tant que réserve de biosphère. C’est une île montagneuse, le pic de Malpaso culmine à 1 501 mètres d'altitude.

Arrivée à El Hierro.

De retour de La Gomera, nous restons à la gare maritime de Tenerife puis embarquons sur un nouveau ferry en direction de El Hierro.
La traversée est cette fois plus longue, même si le ferry configuré en catamaran, file à plus de 50 km/h.

Nous passons au large des côtes de La Gomera et continuons jusqu'aux côtes de El Hierro.

Nous arrivons au port de Puerto de la Estaca, descendons du ferry et allons récupérer la voiture de location.

Puis nous partons et montons jusqu’à la capitale de l’île, Villa de Valverde où Ludo a retenu une chambre.

Malgré l'heure un peu tardive, nous trouvons un bar restaurant pour dîner puis faisons un petit tour dans la ville jusqu'à l'église et la rue principale.

La Frontera.

Villa Valverde.

Ce matin, nous retournons dans le bar de la veille pour un café con leche servi par notre adorable serveuse.

Ensuite nous visitons l'église ouverte et l'hôtel de ville avant de reprendre nos bagages à l'hôtel et partir découvrir l'île.

L’arbre Garoe.

Nous partons voir l’arbre Garoe. Cet arbre est un Ocotea foetens de la famille des lauraceae, appelé Til ou Tilo dans les Canaries.

El Hierro, île la plus jeune des Canaries, a un sol très perméable qui ne retient pas l'eau.

L'arbre Garoé est situé dans une zone appelée « Los Lomos », zone la plus ancienne de l'île, avec une épaisse couche de scories, et au-dessous une couche argileuse imperméable.

Au-dessus de cette couche imperméable, des citernes, des étangs et des réservoirs ont été conçus et construits.

Cette couche conduit l'eau infiltrée, par condensation ou par pluie horizontale, sous les scories directement dans les étangs et les bassins creusés dans la zone.

L'arbre d'origine a été brisé par un ouragan en 1610. Il a été replanté en 1949 et rempli toujours les bassins creusés tout autour.

Sendero de la Llanía.

Nous reprenons la voiture et allons jusqu’au Mirador de la Llania. De là, nous faisons une randonnée en partie dans la forêt laurisylve, en partie dans des zones volcaniques très sèches.

La laurisylve n'est as aussi humide que sur La Gomera. Pas de rivière ni de fontaine ici. Nous verrons tout de même beaucoup de mousses et lichens sur les branches des arbres.

Le sentier passe dans une forêt de pins des Canaries dont certains ont un tronc énorme.

La particularité des pins des Canaries est sa reprise après les incendies. De nouveaux rameaux apparaissent sur les troncs noircis, et l'arbre reverdit. Cette faculté est une adaptation de l'espèce aux îles volcaniques souvent ravagées par les éruptions.

La Restinga.

Espagne El Hierro La Restinga

Nous allons à La Restinga pour déjeuner.
Le 11 octobre 2011, après des mois de crise sismique, plus de 10 000 secousses enregistrées depuis juillet, l'éruption sous-marine débute concrètement le 10 octobre à environ 2 kilomètres des côtes et une première évacuation est organisée.

Une violente secousse tellurique de magnitude 4,4 survient le vendredi 4 novembre au soir, suivie d'un fort bouillonnement en mer avec des rejets de gaz, de cendres et de morceaux de lave fumants. Une seconde évacuation est organisée le 5 novembre 2011.
Jusqu'en mars 2012, l'éruption montre une alternance de périodes d'accalmie et de regain d'activité.

Deux autres épisodes sismiques se produisent en juin et septembre 2012 sans pour autant être suivis d'une reprise de l'éruption. Le cône volcanique édifié sur le plancher marin et culminant à 86 mètres sous le niveau de la mer est nommé Tagoro.

Espagne El Hierro Mirador de las Playas à 1050 m d'altitude.

Nous descendons la côte orientale jusqu’au sud de l’île. Taibique, El Pinar, le mirador de Las Playas et ses 1050 m de falaise. La mer, tout en bas, semble irréelle.

El Hierro - L'ensemble du dispositif énergétique.

En remontant, nous arrêtons pour voir le parc de cinq éoliennes de l’île ainsi que la retenue d’eau supérieure pour la centrale hydroélectrique. Cette retenue est établie dans un ancien cratère d'explosion.

Les cinq éoliennes fournissent l'électricité pour l'ensemble des habitants de l'île.

L'énergie excédentaire, non consommée directement par la population, est utilisée pour pomper l'eau entre deux réservoirs situés à des altitudes différentes.

En période de faible vent, l'eau accumulée dans le réservoir supérieur est injectée vers la centrale hydroélectrique, où se situe le réservoir inférieur, afin de produire de l'électricité grâce aux turbines.

Le groupe électrogène diesel n’est mis en marche que dans des cas exceptionnels, lorsque le vent ou l’eau sont insuffisants pour produire l’énergie nécessaire.

El Hierro, à l'échelle mondiale, est une référence en matière d'énergies renouvelables et de respect de l'environnement.

Les piscines de La Caleta.

Nous allons à La Caleta pour une baignade dans des piscines aménagées en bord de mer et une baignade en mer aussi.

Il n'y a pas trop de vagues et l'eau, bien qu'un peu fraîche, est très agréable par cette chaleur.

Un bon moment de détente.

Le mirador de la Peña.

Nous traversons l’île et allons sur la côte ouest, passons par le mirador de la Peña qui domine El Golfo. Le restaurant qui s'y trouve a été décoré par l'artiste César Manrique originaire de l'île de Lanzarote.

Puis nous descendons en direction de la Frontera en empruntant le tunnel, puis rejoignons notre location à Las Puntas, pour quatre jours.
Dîner à la Frontera.

Arenas Blancas.

Ce matin, nous partons pour une randonnée sur les côtes ouest de l’île, au niveau d’Arenas Blancas. Auparavant, nous nous arrêtons à Pozo de la Salud pour un café con leche en terrasse.

La plage Arenas Blancas présente un sable blanc qui tranche avec les roches de basalte noires. Nous empruntons un chemin bien aménagé qui longe le littoral.

L’océan est très agité, l’eau déferle en grosses vagues qui se fracassent sur les orgues basaltiques. Il y a de nombreuses grottes et les vagues s’engouffrent dedans avec un grondement sourd.

Le ciel est très couvert et il tombe quelques gouttes qui ne nous découragent pas, la température est clémente, agréable pour une randonnée.

Je découvre encore plein de plantes de bord de mer que je ne connaissais pas, un régal.

Playa del Verodal.

Nous enchaînons avec une autre petite balade jusqu'à la Playa del Verodal.

Nous passons à côté d'anciennes constructions rectangulaires. Ce sont des essais de culture de bananiers qui n'ont jamais abouti.

Toute la matinée, nous avons vu un hélicoptère, un bateau des gardes côtes et plusieurs policiers surveillant les côtes. Et au niveau de la plage beaucoup de monde dont la Croix Rouge.

Nous apprendrons qu'El Hierro est un lieu de débarquement d’immigrés venant d'Afrique, affrontant l'océan au risque de leur vie.

Mirador de Lomo Negro II.

Après cette balade,nous pique-niquons en hauteur, au niveau du Mirador de Lomo Negro II.

La vue est imprenable sur la côte que nous venons de visiter, les petits cônes volcaniques adjacents et leurs coulées se déversant dans l'océan. Les essais de cultures de bananiers.

La végétation dans ces champs de lave est très particulière. Des Verodes en fleur au milieu de bouquets d'armoises gris vert. C'est magnifique.

Le Phare d'Orchilla.

Puis nous poursuivons notre route sur la côte Ouest d'El Hierro, et allons jusqu’au phare d’Orchilla.

Des champs de lave tout autour de nous avec de petits cônes volcaniques. Le paysage n'est pas accueillant.

Nous retrouvons des plantes adaptées aux terres arides avec des Euphorbes de de Lemarck et des genévriers des Canaries.

El Golfo.

Ensuite nous remontons la côte jusqu’à l’Ermita de la Vierge de los Reyes. Nous repérons le début du sentier pour la randonnée du lendemain.
Nous redescendons vers notre location en passant par la route du Mirador de Llanias puis empruntons celle qui redescend sur El Golfo et la Frontera, 1300 mètres plus bas.

La vallée d'El Golfo se présente comme une dépression cernée de falaises vertigineuses culminant à plus de 1 000 mètres, formant un amphithéâtre ouvert de 15 kilomètres de large.

C'est un gigantesque glissement de terrain qui a formé cette immense dépression. Il a profondément modifié la morphologie de l'île mais aussi son climat et le système volcanique aboutissant à une période d'intenses éruptions aux sommets de l'amphithéâtre. Ces éruptions ont comblé en partie la dépression et étendu la surface de l'île sur l'océan.

On observe le même type de glissement de terrain, à une moindre échelle, sur la côte de las Playas.

Nous passons par une piscine naturelle vers Punta Del Pozo. Dîner à La Frontéra, plat de Lapas, des patelles (arapèdes à Marseille).

Randonnée Montana de la Virgen.

Ce matin nous avons prévu une grande randonnée. Nous partons du Sanctuario Nuestra Senora de los Reyes et grimpons en direction des crêtes.

Nous retrouvons les genévriers couchés par le vent dominant. Les paysages sont arides, toujours les mêmes espèces qui poussent en une sorte de savane.

De temps en temps, le sentier passe par des miradors avec une vue extraordinaire sur la côte de El Golfo plus de 600 mètres en contrebas.

Nous marcherons un peu plus de 10 kilomètres avec 440 m de dénivelé positif. Quelques passages assez raides, mais dans l'ensemble, cette randonnée était confortable, dans de beaux paysages et de magnifiques points de vue du haut des falaises.

Piscines de Charco Azul.

De retour à l’Ermitage par le Camino de la Virgen, qui traverse l’île, nous descendons sur la côte et trouvons des piscines aménagées en bord de mer, à Charco Azul, pour une baignade salutaire.

Le bassin pour se baigner est assez enclavé dans les basaltes, pas de vue sur l'océan. Puis nous poursuivons jusqu’à Las Puntas pour nous désaltérer.

Bahia de Los Pozos.

Nous n’aurons pas eu trop chaud aujourd’hui, le temps a été nuageux toute la journée avec quelques gouttes épisodiques mais pas du tout génantes.

Retour à notre location à Casa Trudo pour une douche puis nous allons dîner comme la veille à Frontera dans le même bar restaurant.

Une journée sportive et bien remplie.

El Charco Manso.

Aujourd’hui, programme court. Petite balade sur la côte nord d'El Hierro, on s'arrête voir les piscines aménagées et certaines sont dans un cadre magnifique.

À Pozo de las Calcosas, le chemin s'est éboulé et l’accès est fermé. Une superbe coulée de lave cordée en contrebas.

Nous partons à El Charco de Manso, la pointe nord d'El Hierro, voir les piscines aménagées.

Aujourd’hui l’océan est assez déchaîné, les vagues s’engouffrent dans des tunnels de lave, les cavernes avec fracas et de gros grondements. Le spectacle est hypnotisant.

Restaurant du Mirador de la Peña.

Un bout de sentier jusqu’à l’Ermita de la Peña, tout en haut de la falaise. Ça monte dur !

Vue magnifique sur El Golfo du haut de 800 m d'altitude, les falaises sont impressionnantes et tout en bas notre location et les cultures, essentiellement de bananes, mais aussi des ananas. Des manguiers, avocatiers.

Nous voulions déjeuner au restaurant du Mirador de la Peña, décoré par César Manrique, mais tout un groupe débarque et le service est interminable. C'est un défilé devant notre table ...

Étant toujours à l’apéro au bout de plus de 30 minutes, nous finissons par renoncer. Très déçu car le cadre est vraiment magnifique du haut de ces falaises.

La Maceta.

Changement de programme, nous essayons un nouveau resto, mais l’accueil étant glacial, nous allons finalement vers la Maceta où le resto est bien placé face à l’océan et le service impeccable. Excellent repas.

Nous descendons nous baigner dans la piscine aménagée de la Maceta.

C'est marée haute et les vagues passent par-dessus le muret du bassin et s’abattent sur nous. Rafraîchissant, amusant et finalement épuisant car elles nous éloignent toujours plus du bord que nous voulons atteindre.

Une balade en bord de mer sur un sentier aménagé jusqu’à Las Puntas. Nous l’avions pris dans l’autre sens la veille.

Le spectacle des vagues est toujours aussi fascinant, une force incroyable sur les colonnes basaltiques.

Nous retournons au restaurant de la Maceta pour dîner.

Départ d'El Hierro, retour à Tenerife.

Ce matin, nous nous levons tôt pour prendre le ferry et repasser sur Tenerife. Nous arrivons au port de La Escata au lever du soleil.

Notre ferry express est à quai, prêt à nous embarquer.

La traversée se passe bien, nous mettons un peu moins de 3 heures pour arriver à Los Cristianos.

Espagne – La Flore de Tenerife, La Gomera, El Hierro.

Flore Tenerife La Gomera El Hierro
Drapeau des Îles canaries.

Flore de Tenerife, La Gomera, El Hierro.

Spain Flag

Flore des Canaries, de Macaronésie.

Lors de nos visites sur les îles de Tenerife, La Gomera et El Hierro aux Canaries, j'ai pu observer à nouveau cette magnifique flore des îles de la Macaronésie. Je n'ai pas la prétention de présenter, ici, l'intégralité de la flore, mais quelques plantes qui ont retenu mon attention.

Pour les mordus de botanique, la Flore des Canaries pour chaque îles sur ces sites Plantas de mi teirra et  Flora De Canarias.

En fonction des versant et de l'altitude, la flore diffère beaucoup.

Lorsque le versant de l'ile est sous les alizés, soufflant du Nord-Est, et qu'il y a assez de relief, un brouillard se forme et cette humidité peut être captée par les arbres de la forêt laurisylve, une des particularité des îles Canaries et de la Macaronésie en général. Pour plus d'explication sur la Laurisylve, veillez consulter l'article sur l'île de La palma.

Pour Tenerife, on retrouve cette forêt dans le Parque Rural Anaga, au nord-est et dans le Parque Rural Teno situé, à la pointe ouest de l'île.

Pour La Gomera, c'est une niveau du Parque National de Garajonay que l'on retrouve une forêt laurisylve très riche et très humide. Nous y avons fait quelques randonnées et avons découvert une rivière permanente, El Cedro, la seule des Canaries.

Pour El Hierro, on retrouve quelques pans de forêt primaire sur les hauteurs de l'île de façon assez limité. L'île étant la plus récente, donc assez jeune, le sol est encore trop perméable pour retenir l'eau. On retrouve ce phénomème de pluie horizontale au niveau de l'Arbre Garoe.

 

Voici donc quelques plantes remarquables rencontrées.

Les espèces rencontrées.

Kleinia neriifolia.

Kleinia neriifolia, appelé verode, est une espèce endémique des Canaries, caractéristique des communautés de l'étage basal. Toutefois, sa grande plasticité écologique et sa facilité de dispersion lui permettent d'être présente dans presque toutes les communautés végétales de l'archipel.

Il s'agit d'un arbuste aux tiges succulentes et au feuillage caduc, qu'il perd durant la saison estivale.

Kleinia neriifolia
Kleinia neriifolia
Kleinia neriifolia
Kleinia neriifolia

Cytisus supranubius.

Cytisus supranubius ou Spartocytisus supranubius ou Genista supranubia ou Cytisus nubigenus.

Le Genêt du Teide est une espèce qui vit naturellement exclusivement sur les îles de La Palma et de Tenerife.

Le genêt à balais du Teide (Spartocytisus filipes) est un arbuste vigoureux et très ramifié pouvant atteindre 2 mètres de hauteur. Ses petites feuilles caduques, gris-vert, sont groupées par trois. Ses fleurs blanches, très parfumées, s'épanouissent en denses grappes. Son fruit est une gousse noire contenant de 4 à 6 graines.

Cette espèce est endémique des îles Canaries, que l'on trouve dans les zones de haute altitude de Tenerife et de La Palma. Elle fait partie des communautés de haute montagne des Canaries, notamment des maquis sommitaux, et est caractéristique des fourrés à balais, végétation dominante des Cañadas del Teide.

Elle est nettement moins fréquente à La Palma. Elle se distingue de Spartocytisus filipes, l'autre espèce endémique de ce genre aux Canaries, par ses tiges robustes et dressées, ses feuilles trifoliées subsessiles à folioles linéaires et ses pédoncules floraux, plus courts ou égaux au calice.

Cytisus supranubius
Cytisus supranubius
Cytisus supranubius
Cytisus supranubius

Aichryson laxum.

Endémique des îles Canaries, présente à Fuerteventura, Gran Canaria, Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro.

Cette plante endémique des îles Canaries se rencontre sur toutes les îles à l'exception de Lanzarote.

C'est une plante à port variable, à ramification dichotomique et aux feuilles velues, typique des zones humides des forêts de lauriers, des forêts thermophiles et des sous-bois de pinèdes.

Aichryson laxum
Aichryson laxum
Aichryson laxum
Aichryson laxum

Aichryson pachycaulon.

On la trouve sur les îles de Fuerteventura, Gran Canaria, Tenerife, La Gomera et La Palma, avec une espèce distincte sur cette dernière.

Elle se distingue des autres espèces du genre par sa robustesse, l'absence de feuilles glabres et, généralement, par ses festons noirs.

Cette petite plante herbacée est endémique de Gran Canaria, elle est rare et considérée comme menacée. À Gran Canaria, elle est confinée à la partie nord-ouest de l'île.

Aichryson pachycaulon
Aichryson pachycaulon
Aichryson pachycaulon
Aichryson pachycaulon

Aeonium sphatulatum.

Aeonium sphatulatum est retrouvée au niveau des terrains arides. La coloration jaune orangée est d'autant plus marquée quez la plante manque d'eau.

Aeonium sphatulatum
Aeonium sphatulatum
Aeonium sphatulatum
Aeonium sphatulatum

Aeonium spathulatum.

Aeonium spathulatum
Aeonium spathulatum
Aeonium spathulatum
Aeonium spathulatum

Aeonium arboreum.

Outre les espèces bien définies, il n'est pas rare de trouver des hybrides dans la flore des îles Canaries. Certains genres sont particulièrement riches en formes hybrides, comme les béjeques, auxquels appartient le taxon *Aeonium arboreum subsp . arboreum x percarneum var . percarneum* ( = *Aeonium manriqueorum x percarneum* ). Il s'agit d'un hybride naturel entre *Aeonium percarneum var . percarneum* et *Aeonium arboreum subsp . arboreum* , deux espèces endémiques de Grande Canarie..

Aeonium arboreum
Aeonium arboreum
Aeonium arboreum
Aeonium arboreum

Aeonium canariense .

Il existe de nombreuses sous espèces rencontrées sur les différentes îles des Canaries.

Aeonium canariense
Aeonium canariense
Aeonium canariense
Aeonium canariense

Aizoon canariense.

Ce buisson, également connu sous le nom de chien pied, est originaire des îles Canaries et se trouve fréquemment dans les zones basses de l'archipel.

Il contient des alcalis, et on produisait autrefois du carbonate de sodium avec de ses cendres.

Aizoon canariense
Aizoon canariense
Aizoon canariense
Aizoon canariense

Carlina salicifolia.

C'est une espèce endémique de la Macaronésie, présente également dans l'archipel voisin de Madère. Cet arbuste atteint un mètre de hauteur et possède des feuilles lancéolées, non falciformes, à face inférieure tomenteuse.

Présent sur toutes les îles, dans les maquis du centre-sud de l'archipel, dans les zones de forêts thermophiles et de lauriers.

Carlina salicifolia
Carlina salicifolia
Carlina salicifolia

Sonchus canariensis.

Sonchus canariensis
Sonchus canariensis
Sonchus canariensis
Sonchus canariensis

Sonchus canariensis est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Asteraceae et du genre des Sonchus endémique des Îles Canaries.

Smilax canariensis.

Smilax canariensis
Smilax canariensis

Smilax canariensis se rencontre dans les sous bois. La feuille est mois élancée que l'espèce aspera.

Sideritis gomeraea.

Sideritis gomeraea
Sideritis gomeraea
Sideritis gomeraea
Sideritis gomeraea

Cette Lamiaceae est endémique de La Gomera. C'est une espèce rare et vulnérable, présente dans la partie orientale de l'île.

Cette espèce est endémique de La Gomera et composée uniquement de S. nutans et S. gomeraea.

Canariothamnus palmensis.

Canariothamnus palmensis
Canariothamnus palmensis
Canariothamnus palmensis

C'est une plante endémique des îles de La Palma et de Tenerife. C'est une plante typique des formations rocheuses montagneuses de ces deux îles, que l'on trouve à partir d'environ 400 mètres d'altitude jusqu'aux hauts sommets des îles Canaries.

Semele androgyna.

Semele androgyna
Semele androgyna
Semele androgyna

Plante grimpante originaire des forêts de lauriers de Madère et des îles Canaries. Son feuillage est magnifique et elle s'enroule autour des troncs de lauriers.

Plocama pendula.

Plocama pendula
Plocama pendula
Plocama pendula
Plocama pendula

Plocama pendula, appelé balo est un arbuste endémique des îles Canaries, présent sur toutes les îles à l'exception de Lanzarote. Il est le seul représentant de ce genre, lui aussi endémique de notre archipel.

Cet arbuste atteint facilement plus de 1,5 mètre de hauteur et se distingue aisément des autres espèces par ses feuilles filiformes et retombantes, qui lui confèrent une forme globulaire caractéristique.

On le trouve dans les maquis des basses altitudes, et il est particulièrement abondant dans le lit des ravins où il forme des fourrés denses.

Cette espèce supporte bien les crues périodiques des lits de rivières asséchés. Ses fruits lui confèrent une grande importance pour la faune des basses altitudes .

Plantago webbii.

Plantago webbii
Plantago webbii

La « crespa » ou « pinillo blanco » est un arbuste de taille modérée, endémique des îles de Tenerife, La Palma et Grande Canarie — où elle se fait d'ailleurs rare. On peut l'observer dans les zones rocheuses au sein des pinèdes ainsi que dans les milieux de haute montagne aux Canaries.

Il s'agit d'un arbuste compact qui se distingue de *Plantago arborescens* et *Plantago famarae* — outre par ses habitats — par ses feuilles dressées aux teintes grisâtres et par ses capitules sphériques..

Pimpinella cumbrae.

Pimpinella cumbrae
Pimpinella cumbrae
Pimpinella cumbrae
Pimpinella cumbrae

Argyranthemum broussonetii.

Cette espèce est endémique de Tenerife et de La Gomera. La sous-espèce de La Gomera est endémique de La Gomera. (Celle présentée ici)

Cette sous-espèce de magarza est endémique de l'île de La Gomera et pousse naturellement dans les forêts de lauriers. C'est un arbuste qui dépasse facilement un mètre de hauteur et qui possède une floraison dense et spectaculaire.

Argyranthemum broussonetii
Argyranthemum broussonetii
Argyranthemum broussonetii
Argyranthemum broussonetii

Astydamia latifolia.

La « servilletera », ou laitue de mer, est une plante indigène de la flore canarienne, très répandue au sein des communautés halophiles du nord de l'archipel — depuis le niveau de la mer, ou presque, jusqu'à plus de 150 mètres d'altitude.

Elle s'intègre aux formations de *tabaibas* (*Euphorbia balsamifera*), tout en se cantonnant toujours à des zones soumises à l'influence des embruns. On la rencontre sur toutes les îles de l'archipel des Canaries.

Astydamia latifolia
Astydamia latifolia
Astydamia latifolia
Astydamia latifolia

Digitalis canariensis.

Cette espèce a été décrite par Carl von Linné dans la première édition de *Species Plantarum*, qui l'a classée dans le genre *Digitalis*. Par la suite, Loudon l'a transférée dans le genre *Isoplexis*, avant qu'elle ne soit intégrée au genre *Callianassa* par Webb et Berthelot.

Le nom *Isoplexis* ayant la priorité selon les Codes de nomenclature botanique, la plupart des auteurs ultérieurs ont classé l'espèce dans ce genre. Si certains auteurs ont continué à la rattacher à *Digitalis*, la majorité l'a maintenue au sein d'*Isoplexis*. En 2008, Albach, Bräuchler et Heubl, à la suite de travaux phylogénétiques, ont intégré les espèces macaronésiennes du groupe *Isoplexis* au genre *Digitalis*, et plus précisément à la section *Isoplexis*.

Digitalis canariensis
Digitalis canariensis
Digitalis canariensis
Digitalis canariensis

Echium acanthocarpum.

Echium acanthocarpum
Echium acanthocarpum
Echium acanthocarpum
Echium acanthocarpum
Echium acanthocarpum

Tajinaste arbustif endémique de La Gomera, où il pousse au sein des maquis du *monteverde* ainsi que dans des communautés rupicoles.

C'est une espèce très belle et très rare. Elle est en danger critique d'extinction. La dernière photo vient du site plantasdemitierra.

Echium aculeatum.

Echium aculeatum
Echium aculeatum
Echium aculeatum
Echium aculeatum
Echium aculeatum

Ce tajinaste, endémique de l'archipel des Canaries, se rencontre dans les îles occidentales. Il appartient au groupe des espèces arbustives dotées de fleurs aplaties latéralement.

C'est une espèce assez commune qui vit au sein de communautés végétales de l'étage basal, de la forêt thermophile et des pinèdes des îles.

La dernière photo vient du site plantasdemitierra.

Echium wildpretii.

Echium wildpretii
Echium wildpretii
Echium wildpretii
Echium wildpretii

Echium wildpretii est une espèce endémique des îles de La Palma et de Tenerife, représentée sur chacune d'elles par une sous-espèce distincte.

La sous-espèce wildpretii, le tajinaste rouge, est endémique des sommets de Tenerife. Elle développe une inflorescence dressée pouvant atteindre 3 mètres de hauteur.

Ses fleurs sont d'un rouge corail, ce qui la distingue de la sous-espèce trichosyphon, le tajinaste rose, endémique de La Palma, dont les fleurs sont roses ou rose bleuté.

La dernière photo vient du site plantasdemitierra.

Erysimum scoparium.

La giroflée du Teide est un arbuste endémique des hautes montagnes de Tenerife et de La Palma. Le genre Erysimum présente des complications taxonomiques aux îles Canaries et à Madère, et Erysimum albescens, originaire des hauts plateaux de Grande Canarie, était auparavant inclus dans cette espèce.

Erysimum scoparium
Erysimum scoparium
Erysimum scoparium
Erysimum scoparium

Euphorbia canariensis.

Endémique des îles Canaries (présente naturellement sur toutes les îles sauf Lanzarote). La forme viridis est présente au moins à Gran Canaria, Tenerife et El Hierro.

Euphorbia canariensis
Euphorbia canariensis
Euphorbia canariensis
Euphorbia canariensis

Euphorbia lamarckii.

Endémisme canarien présent à Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro.

La tabaiba amarga (ou higuerilla) est l'une des espèces les plus répandues dans les zones de basse altitude de Tenerife, La Gomera, El Hierro et La Palma.

Cette espèce, aux côtés d'autres arbustes du genre Euphorbia, donne son nom aux tabaibales, l'une des communautés végétales les plus caractéristiques de l'étage basal aux îles Canaries.

Euphorbia lamarckii comprend deux variétés :

    • la variété broussonetii, présente dans le nord de Tenerife, à La Gomera, La Palma et El Hierro, et
    • la variété lamarckii, endémique de la moitié sud de Tenerife.
Euphorbia lamarckii
Euphorbia lamarckii
Euphorbia lamarckii
Euphorbia lamarckii

Genista canariensis.

Genista canariensis
Genista canariensis
Genista canariensis
Genista canariensis

Genista maderensis.

Genista maderensis
Genista maderensis
Genista maderensis
Genista maderensis

Geranium reuteri .

Le géranium des Canaries, connu localement sous le nom de « pata de gallo », est endémique des îles Canaries et se rencontre sur toutes les îles à l'exception de Lanzarote et Fuerteventura. Jusqu'à récemment, il était connu sous le nom de Geranium canariense.

C'est une plante herbacée vivace robuste aux feuilles profondément lobées, pouvant atteindre 8 centimètres de long, disposées en une grande rosette. Ses fleurs, d'un diamètre maximal de 3 centimètres, sont de couleur rose lilas.

Cette petite plante herbacée orne certains des plus beaux paysages de nos forêts, comme ceux des landes d'El Cedro à La Gomera, où le sol est tapissé de ce charmant feuillage.

Geranium reuteri
Geranium reuteri
Geranium reuteri
Geranium reuteri

Globularia salicina.

Mosquera ou langue d’oiseau. Endémique des îles Canaries et de Madère. Aux îles Canaries, on la trouve sur toutes les îles sauf Lanzarote et Fuerteventura.

La séné à feuilles de saule, est un arbuste pouvant atteindre un mètre et demi de hauteur, c'est une espèce originaire des maquis des forêts thermophiles.

Globularia salicina
Globularia salicina
Globularia salicina
Globularia salicina

Maytenus canariensis .

Le « peralillo » est un petit arbre ou un arbuste pouvant atteindre 8 mètres, bien qu'il ne dépasse généralement pas 4 mètres de hauteur.

C'est une plante très ramifiée que l'on rencontre dans les maquis thermophiles et dans la forêt de lauriers sur toutes les îles, à l'exception de Lanzarote.

Maytenus canariensis
Maytenus canariensis
Maytenus canariensis

Hypericum grandifolium.

Hypericum grandifolium
Hypericum grandifolium
Hypericum grandifolium
Hypericum grandifolium

Juniperus turbinata spp. canariensis.

Cette espèce endémique des îles Canaries et de Madère est une variante du genévrier méditerranéen. Ce taxon est également connu sous les noms de Juniperus phoenicea et Juniperus canariensis .

Ce conifère est un arbre typique des forêts thermophiles, où il forme des peuplements de genévriers sur les versants nord et sud des îles.

Actuellement, il est commun uniquement sur les îles de La Gomera et d'El Hierro, où l'on trouve de beaux spécimens. Il est un peu moins fréquent à La Palma et à Tenerife et assez rare à Gran Canaria, où il devait être autrefois très abondant et où il est désormais confiné principalement aux falaises du sud et de l'ouest de l'île.

Cet arbre était autrefois largement exploité en raison de la grande résistance de son bois, ce qui a conduit à sa présence dans les zones les moins accessibles de Gran Canaria.

Les corbeaux semblent jouer un rôle important dans la dispersion de cet arbre à travers nos montagnes et nos versants.

Juniperus turbinata spp. canariensis
Juniperus turbinata spp. canariensis
Juniperus turbinata spp. canariensis
Juniperus turbinata spp. canariensis

Juniperus cedrus ssp cedrus.

Ce cèdre est endémique des îles Canaries, bien que la sous-espèce «maderensis», endémique de l'île voisine de Madère, y soit également présente.

C'est un arbre à croissance lente que l'on trouve sur les îles de Grande Canarie, Tenerife, La Palma et La Gomera. Il ne s'agit pas d'un véritable cèdre, mais plutôt d'une variante du genévrier commun (Juniperus oxycedrus), auquel il est étroitement apparenté.

Cet arbre est typique des forêts thermophiles, des lauriers, des pins et des milieux de haute montagne des îles Canaries, étant l'une des rares espèces d'arbres capables de supporter les conditions de haute altitude.

C'est un arbre doté d'une grande longévité et à la croissance relativement lente. En raison de la valeur de son bois, il a fait l'objet d'une exploitation intensive; par conséquent, la plupart des spécimens visibles aujourd'hui se sont réfugiés sur des escarpements inaccessibles.

À Grande Canarie, il ne subsiste que quelques individus sur la « Montaña del Cedro », bien que l'espèce ait vraisemblablement été beaucoup plus répandue par le passé.

Juniperus cedrus ssp cedrus
Juniperus cedrus ssp cedrus
Juniperus cedrus ssp cedrus

Limoniastrum monopetalum.

Limoniastrum monopetalum
Limoniastrum monopetalum
Limoniastrum monopetalum

Limonium pectinatum.

La lavande de mer, ou lavande de mer rose, est un petit arbuste endémique de Macaronésie, que l'on trouve sur les côtes de Gran Canaria, Tenerife, La Gomera, El Hierro et La Palma.

Elle se distingue par ses fleurs roses, son calice mauve pâle et ses feuilles spatulées, glauques par l'excrétion de sel et formant de petites rosettes à l'extrémité des tiges.

C'est une espèce très variable, avec quatre variétés distinctes décrites : var. pectinatum, var. corculum (Webb & Berthel.) G. Kunkel & Sunding, var. divaricatum (Pit.) G. Kunkel & Sunding et var. solandri (Webb & Berthel.) Kuntze.

Aux îles Canaries, les seules espèces qui présentent une certaine ressemblance sont : Limonium papillatum, qui se distingue par son inflorescence et ses feuilles en zigzag caractéristiques, et Limonium tuberculatum, qui est très facile à distinguer par son absence de feuilles, sa forme et sa taille.

Limonium pectinatum
Limonium pectinatum
Limonium pectinatum
Limonium pectinatum

Lotus sessilifolius.

Ce «Lotus» appartient à un genre actuellement en cours de révision, ce qui apportera sans aucun doute des nouveautés à la taxonomie canarienne.

Il s'agit d'une espèce très variable, aux feuilles généralement linéaires, sessiles ou brièvement pétiolées, et velues.

Sa répartition actuelle n'est pas clairement établie ; on la trouve «a priori» sur les îles de Tenerife, El Hierro, La Palma et La Gomera, bien que son aire de répartition réelle ne sera connue qu'une fois résolus certains problèmes taxonomiques.

Plus d'informations sur www.floradecanarias.com

Lotus sessilifolius
Lotus sessilifolius
Lotus sessilifolius

Marcetella moquiniana.

Le « palo sangre » (ou « palo de sangre ») est une espèce endémique des îles Canaries, présente sur les îles de Grande Canarie, Tenerife et La Gomera.

Il s'agit d'une espèce dioïque appartenant au genre Marcetella qui comprend cette espèce ainsi que la très proche Marcetella maderensis, endémique de Madère.

C'est un petit arbre ou arbuste pouvant atteindre 4 mètres de hauteur, au houppier ouvert et à l'écorce rugueuse et squameuse, de couleur brun-rougeâtre. Les jeunes tiges sont rougeâtres. Les feuilles sont composées, imparipennées (comportant 10 à 13 paires de folioles) et peuvent mesurer jusqu'à 20 cm de long; elles sont disposées en rosettes et présentent des folioles d'un vert glauque.

Les inflorescences mâles se présentent sous forme de chatons pendants, de couleur vert-jaunâtre, tandis que les inflorescences femelles forment des épis rouge-pourpre.

Les fruits sont des fruits secs ailés (samares) de couleur brunâtre. Outre son usage ornemental, la plante possède des applications médicinales locales, étant utilisée comme astringent.

À Grande Canarie, on la trouve cantonnée dans certaines zones correspondant à l'ancien domaine de la forêt thermophile, notamment dans la vallée d'Agaete, à Guayadeque, dans le ravin de Tirajana et à Mesa del Junquillo.

Marcetella moquiniana
Marcetella moquiniana

Descurainia gilva.

Endémique de La Palma, elle pousse dans les forêts de pins et sur les sommets de l'île. Nous l'avons vue à Tenerife.

Descurainia gilva
Descurainia gilva

Marrubium vulgare .

Marrubium vulgare
Marrubium vulgare
Marrubium vulgare
Marrubium vulgare

Rumex lunaria.

La «vinagrera» (appelée "calcosa" par les habitants d'El Hierro) est un arbuste endémique des Canaries, présent sur toutes les îles.

Il s'agit d'une espèce dotée d'une grande plasticité écologique, que l'on rencontre depuis l'étage basal jusqu'aux pinèdes; elle colonise tout type de terrains dégradés ainsi que des zones volcaniques de formation récente.

Rumex lunaria
Rumex lunaria
Rumex lunaria
Rumex lunaria

Schizogyne sericea.

 

Endémique de la Macaronésie, cette espèce peuple les îles Canaries. Aux Canaries, elle est présente sur toutes les îles, abondante dans les îles centrales et occidentales, et rare à Lanzarote et Fuerteventura, où elle est probablement une espèce introduite.

Elle vit principalement dans les zones côtières, sur des sols sableux et caillouteux, plus ou moins exposés aux embruns. On la rencontre également en bord de route et dans les zones perturbées par l'activité humaine.

Schizogyne sericea
Schizogyne sericea
Schizogyne sericea

Adenocarpus foliolosus.

Le cyclove des Canaries (Cycloves) est un arbuste de la famille des légumineuses présent sur toutes les îles de l'archipel, à l'exception de Lanzarote et Fuerteventura.

C'est un arbuste dressé et feuillu, aux feuilles trifoliées et aux folioles glabres sur la face supérieure. Ses fleurs jaunes sont regroupées en inflorescences terminales.

Il se distingue des autres espèces présentes aux Canaries par ses pétioles courts (1 à 3 mm), ses gousses peu glanduleuses et son étendard soyeux. On le trouve dans les zones les plus humides des pinèdes et dans les anciennes forêts de lauriers , où il forme des maquis de légumineuses.

Adenocarpus foliolosus
Adenocarpus foliolosus
Adenocarpus foliolosus

Adenocarpus viscosus.

Le genêt des Canaries, également appelé genêt pico, est endémique des îles Canaries.

On le trouve à Tenerife et à La Gomera avec la sous-espèce «viscosus», et à La Palma avec la sous-espèce «spartioides».

Il se distingue d'Adenocarpus foliousus et des autres espèces du genre présentes aux Canaries par ses fleurs à calice glanduleux et à pétale standard presque glabre.

Les gousses présentent également des papilles glanduleuses. Cette sous-espèce est caractéristique des pinèdes et des formations de haute montagne de La Palma, auxquelles elle confère leur caractère distinctif. Ces milieux sont appelés « fourrés à genêts » en raison de l'abondance de cette espèce.

Adenocarpus viscosus subsp viscosus
Adenocarpus viscosus subsp viscosus
Adenocarpus viscosus subsp viscosus
Adenocarpus viscosus subsp spartioides

Clinopodium menthifolium.

Statut indigène probable: Il s'agit d'une espèce dont le statut indigène ne peut être confirmé, mais les informations concernant sa répartition ou ses préférences d'habitat suggèrent que son introduction par l'homme sur les îles est très improbable. Absente à Fuerteventura et Lanzarote. On la trouve dans la végétation des zones humides. Elle est généralement observée dans les clairières ensoleillées des forêts de lauriers.

Clinopodium menthifolium
Clinopodium menthifolium
Clinopodium menthifolium
Clinopodium menthifolium

Maroc – Flore du Djebel Saghro

Maroc flore du Saghro
Berbère Flag

La Flore du Djebel Saghro au Maroc.

Maroco Flag

Écologie de la Flore de l'Atlas.

Lors de mes trois séjours dans le Djebel Saghro au Maroc, j'ai tenté d'observer la maigre flore des zones désertiques d'altitude.

Le djebel Saghro constitue la zone la plus aride de la chaîne de l'Anti-Atlas. Il ne bénéficie pas, à la différence des zones situées plus à l'ouest, d'une humidité de l'air assez élevée du fait de l'éloignement de l'océan Atlantique. Les précipitations annuelles ne dépassent pas 100 mm au sud et 300 mm sur les sommets.

La végétation se présente de façon étagée entre la plaine et la montagne. Au premier étage (850 à 1 200 mètres), le doum (palmier nain) voisine avec le thuya de barbarie, le caroubier, l’olivier sauvage, le pistachier lentisque et le laurier–rose. Y abondent lavandes, cistes et genêts. Parfois, le thuya est associé à diverses sortes de genévriers. En moyenne montagne (1 000 à 2 000 mètres), l’humidité augmente et le chêne vert domine, mêlé de genévriers rouges.

Sur les hauts plateaux et les hautes vallées (2 000 à 2 500 mètres), les arbres disparaissent, remplacés par des genêts et des plantes buissonnantes. Le seul qui subsiste est le genévrier thurifère sur les versants nord ou ouest. En mars et jusqu’en juin, une pelouse humide apparaît sur les plateaux, égayée de narcisses. Seuls les coussinets épineux se maintiennent en haute montagne (à partir de 2 500 mètres) : l’alysson au feuilles grises, le buplèvre, le cytise de balancsa, un genêt à fleurs jaune, la sabine piquante.

Au–dessus de 3 600 mètres, les coussinets disparaissent et la végétation est absente. Le leucanthème de l’Atlas, une violette à feuilles épaisses, fleurit au sommet du Toubkal. La végétation a été dégradée par l’homme et ses troupeaux, au point de ne plus pouvoir se régénérer. Autrefois de belles chênaies devaient couvrir les versants de l’Atlas, aujourd’hui on tente de les reboiser, semble–t–il avec succès, avec des plantations de pins d’Alep.

 

Je n'ai bien sûr pas la prétention de faire un article exhaustif présentant la totalité de la flore du Saghro. Mais je présente ici certaines plantes, arbres rencontrées lors de mes treks et sur lesquelles nous avons parfois échangé avec mon guide Hammou, notamment sur leurs propriétés médicinales traditionnelles ou culinaires.

Pour les mordus, ce site Sahara Atlas, traite des végétaux du Maroc et de la bande saharienne.

De retour du trek de 2026, je place quelques espèces végétales rencontrées lors de nos marches.

Les espèces rencontrées.

Lawsonia inermis, Le Henné.

Parmi les plantes cultivées au Saghro, nous trouvons de nombreuses parcelles plantées de Henné et, en ce mois d'octobre, la récolte bas son plein.

Il est réputé embellir la peau (par coloration) et en l'adoucissant. Au hammam, le henné est encore fréquemment utilisé pour adoucir la peau où on le mélange au savon noir pour le répartir sur l'ensemble de la peau avant le rituel du gommage. Il était réputé purifier, nettoyer la peau et faciliter la cicatrisation. En soin capillaire, il est réputé anti pelliculaire et anti séborrhéique. Pour effectuer des tatouages lors de cérémonies comme les mariages.

Lawsonia inermis, Henné.
Lawsonia inermis, Henné.
Lawsonia inermis, Henné.

Ziziphus lotus, Jujubier de Berbérie.

Le Jujubier est très bien adapté aux zones arides, désertiques. Il supporte des conditions sévères de sécheresse, de vent et d'ensoleillement.

Nous verrons des essais de reboisement lors de nos randonnées journalières. Les sillons ont été creusés mais aucune plantules ne sera observées. Affaire à suivre ...

Ziziphus lotus, Jujubier de Berbérie.
Ziziphus lotus, Jujubier de Berbérie.
Ziziphus lotus, Jujubier de Berbérie.

Punica granatum, Grenadier.

Dans les zones cultivées, irriguées, j'ai aimé tout particulièrement les grenadiers. Arbustes magnifiques avec leurs fruits mûrs aux couleurs éclatantes.

Il est en général entouré d'amandiers, d'oliviers, de palmiers dattier, abricotiers, figuiers.

Punica granatum, Grenadier.
Punica granatum, Grenadier.
Punica granatum, Grenadier.
Punica granatum, Grenadier.

Pistacia atlantica desf, Pistachier de l’atlas.

Comme le Jujubier, il s'adapte bien aux zones arides. Une utilisation importante est la lutte contre l'érosion des sols. Il renforce le sol et est utilisé pour le reboisement des pentes arides et escarpées ainsi que pour la prévention des glissements de terrain.

Le pistachier de l'Atlantique (Pistacia atlantica ) est planté comme arbre d'ornement, offrant un ombrage agréable et résistant à la sécheresse.

Pistacia atlantica desf, Pistachier de l’atlas.
Pistacia atlantica desf, Pistachier de l’atlas.
Pistacia atlantica desf, Pistachier de l’atlas.

Ceratonia siliqua, le Caroubier.

Le caroubier est lui aussi cultivé. Pour son aspect ornemental et l'ombre qu'il fournit dans les villes, mais aussi pour ses fruits, les gousses dont les graines sont riches en protéines et nourrissent le bétail. Le caroubier est une plante mellifère intéressante à une période (l'automne) où pollen et nectar se font rares.

Au Maroc, troisième pays producteur mondial de caroubes (2017), il est utilisé pour ses vertus médicinales car, grâce à sa teneur élevée en fibres, elle exerce un effet régulateur sur la fonction intestinale et est utilisée dans les cas de diarrhée ou de constipation chez les enfants. Elle est alors administrée sous forme de préparation instantanée, comme un chocolat chaud. La gomme de caroube est utilisée comme épaississant ou gélifiant en industrie alimentaire.

Ceratonia siliqua, le Caroubier.
Ceratonia siliqua, le Caroubier.
Ceratonia siliqua, le Caroubier.

Cupressus dupreziana, Le Cyprès de Duprez.

Trop utilisé comme bois de construction, il a pratiquement disparu dans certaines zones. Hammou me dira que certaines crêtes en étaient couvertes quand il était enfant.

C'est un arbre qui pousse extrêmement lentement et nous verrons quelques spécimens ayant plusieurs siècles.

Cupressus dupreziana, Le Cyprès de Duprez.
Cupressus dupreziana, Le Cyprès de Duprez.
Cupressus dupreziana, Le Cyprès de Duprez.

Juniperus thurifera, Genévrier thurifère.

Comme pour le Cyprès, trop utilisé comme bois de construction, il a pratiquement disparu.

Juniperus thurifera, Genévrier thurifère.
Juniperus thurifera, Genévrier thurifère.
Juniperus thurifera, Genévrier thurifère.

Chamaerops humilis cerifera, Palmier nain du Maroc ou Palmier bleu.

Chamaerops humilis est un palmier nain dont la variété cerifera produit un feuillage gris bleuté. Cette espèce indigène se développe dans les montagnes de l'Atlas et on le retrouve ainsi dans le Djebel Saghro. Il est très rustique et se développe jusqu'à 1200 m d'altitude.

Il forme des touffes compactes et pousse dans les zones où il trouve de l'eau dans le sous-sol en suivant le trajet des ruisseaux ou sources. Il est communément appelé « doum » ou « alfa » par les locaux et est utilisé pour fournir des fibres végétales.

Hammou me dira qu'on peut consommé le cœur avec modération car présente une certaine toxicité.

Chamaerops humilis cerifera, Palmier nain du Maroc ou Palmier bleu.
Chamaerops humilis cerifera, Palmier nain du Maroc ou Palmier bleu.
Chamaerops humilis cerifera, Palmier nain du Maroc ou Palmier bleu.

Vitex agnus-castus, Arbre au poivre ou gattilier.

Utilisé comme condiment en remplacement du poivre.

Il est réputé calmer les ardeurs sexuelles et était notamment utilisé dans les matelas des lits médiévaux. On en tire d’ailleurs une épice nommée « poivre des moines ».

Les fruits du gattilier équilibrent la production de progestérone et d’œstrogène et viennent bloquer l’action des hormones androgènes, la testostérone par exemple. Son action progestéronique a été prouvée à travers de nombreuses études.

Vitex agnus castus, Arbre au poivre.
Vitex agnus castus, Arbre au poivre.
Vitex agnus castus, Arbre au poivre.

Vachellia tortilis, Acacia faux-gommier.

Il permet de lutter contre la désertification dans les zones arides. De par le peu d’exigences en eau qu'il requiert, et sa capacité à coloniser des milieux défavorisés, il est considéré comme l’arbre pionnier des surfaces sèches.

le bois présente un intérêt majeur comme combustible et comme bois de construction.

Les graines peuvent être mangées. L'Acacia faux-gommier présente un intérêt pastoral appréciable grâce aux feuilles, fruits et même épines qui pourront servir de fourrage pour le bétail, dont notamment les chèvres.

Vachellia tortilis, Acacia faux-gommier.
Vachellia tortilis, Acacia faux-gommier.
Vachellia tortilis, Acacia faux-gommier.

Buxus balearica lam, le Buis des Baléares.

Espèce rustique, on le retrouve au Maroc où il supporte bien la sècheresse.

Buxus balearica lam, le Buis des Baléares.
Buxus balearica lam, le Buis des Baléares.
Buxus balearica lam, le Buis des Baléares.

Pergularia tomentosa, Pergulaire tomenteuse.

La plante est utilisée comme remède pour le traitement des plaies cutanées, de l’asthme et de la bronchite. Au Maroc, le latex est appliqué extérieurement pour les furoncles et abcès et pour retirer les épines de la peau.

Des produits issus de Pergularia tomentosa sont utilisés en tant que dépilatoire.

Pergularia tomentosa, Pergulaire tomenteuse.
Pergularia tomentosa, Pergulaire tomenteuse.
Pergularia tomentosa, Pergulaire tomenteuse.

Haloxylon salicornicum.

Haloxylon salicornicum.
Haloxylon salicornicum.
Haloxylon salicornicum.

Forsskaolea tenacissima, Forsskaolée très tenace.

La plante est utilisée comme remède contre la toux, les maux de tête et les rhumatismes.

Forsskaolea tenacissima, Forsskaolée très tenace.
Forsskaolea tenacissima, Forsskaolée très tenace.

Convolvulus trabutianus, Le Liseron buissonant.

Cette plante colonise les premières pentes arides et ensoleillées de l'adret de l'Anti-Atlas et du Haut-Atlas.

Convolvulus trabutianus, Le Liseron buissonant.
Convolvulus trabutianus, Le Liseron buissonant.
Convolvulus trabutianus, Le Liseron buissonant.

Citrullus colocynthis, la Coloquinte.

Très souvent retrouvée dans le lit des rivières à sec, sur les chemins. Les fruits sphériques de 5 à 10 cm de diamètre (de la taille d'une petite orange), ressemblant à une petite pastèque, de couleur verte panaché de jaune clair, devient complètement jaune à maturité.

La chair légère, spongieuse, de couleur jaune orangé, est très amère et toxique. Les nombreuses graines ovoïdes et aplaties, de couleur variant de l'orange au brun noirâtre, sont comestibles.

Citrullus colocynthis, la Coloquinte.
Citrullus colocynthis, la Coloquinte.
Citrullus colocynthis, la Coloquinte.

Bupleurum spinosum gouan, le Buplèvre épineux.

Bupleurum spinosum gouan, le Buplèvre épineux.
Bupleurum spinosum gouan, le Buplèvre épineux.
Bupleurum spinosum gouan, le Buplèvre épineux.

Anvillea garcinii.

Anvillea garcinii
Anvillea garcinii

Deverra scoparia.

Cette Ombellifère fait partie de la pharmacopée traditionnelle des Touaregs pour le traitement de l’hépatite, du diabète et des infections urinaires en infusion et, en poudre, dans le traitement des morsures de vipères et de scorpions.

Son odeur de fenouil est utilisée dans la fabrication de fromages de chèvre.

Ses activités biologiques intéressent également la médecine moderne et de nombreuses études phytochimiques ont montré une grande richesse en huiles essentielles aux propriétés antibactériennes, antioxydantes, acaricides et anti-inflammatoires.

Deverra scoparia.
Deverra scoparia.
Deverra scoparia.

Launaea arborescens, Launée arborescente.

Launaea arborescens, Launée arborescente.
Launaea arborescens, Launée arborescente.

Lavandula mairei humbert, Lavande.

Lavandula mairei humbert, Lavande.

Ononis natrix, Bugrane gluante.

Cette plante aurait des propriétés diurétique, dépurative, utile contre les rhumatismes et en dermatologie contre certaines dermites.

Ononis natrix, Bugrane gluante.
Ononis natrix, Bugrane gluante.

Viscum cruciatum, Gui.

En médecine populaire, ses feuilles fraîches ou séchées sont reconnues pour leurs bienfaits sur divers troubles métaboliques (notamment le diabète et l'artériosclérose), les crises de goutte et les douleurs rhumatismales. Le gui est également apprécié pour son action régulatrice de la tension artérielle.

Ses propriétés hémostatiques en font un remède traditionnellement utilisé pour limiter les hémorragies, qu’elles soient intestinales, pulmonaires, menstruelles (ménorragies) ou nasales (épistaxis). Il joue un rôle préventif contre les accidents vasculaires cérébraux. Il a été employé pour atténuer les manifestations de l’épilepsie, grâce à ses effets antispasmodiques. Ces propriétés lui ont valu d’être utilisé dans l’accompagnement des affections impliquant des spasmes, comme l’asthme, les toux convulsives, la coqueluche ou encore les hoquets persistants.

Viscum cruciatum, Gui.
Viscum cruciatum, Gui.
Viscum cruciatum, Gui.

Withania adpressa.

Cette espèce est utilisée dans certaines régions pour ses propriétés antioxydantes, antibactériennes et antifongiques.

Withania adpressa.
Withania adpressa.
Withania adpressa.

Ruta montana.

Cette rue se reconnait à ses fleurs jaunes à 4 pétales (5 pour Haplophyllum tuberculare), à ses feuilles découpées en fines lanières et à son odeur désagréable.

Ruta montana, Rue des montagnes.
Ruta montana, Rue des montagnes.
Ruta montana, Rue des montagnes.
Ruta montana, Rue des montagnes.

Xanthium spinosum, Lampourde épineuse.

Hamou me dira que cette plante arrive en général avec le grain, blé ou orge. On la retrouve aux abords des habitations.

Xanthium spinosum, Lampourde épineuse.
Xanthium spinosum, Lampourde épineuse.
Xanthium spinosum, Lampourde épineuse.

Salvia verbenaca.

Cette sauge se rencontre dans des sols caillouteux ou des sables grossiers, en bas de pentes ou le lit majeur des oueds.

Dans la zone de transition entre le Sahara et les versants arides des Atlas, on peut observer des fleurs de couleur variable, presque blanches, bleu sombre, ou bicolores..

Salvia verbenaca
Salvia verbenaca
Salvia verbenaca

Prunus prostrata, Cerisier prostré.

Prunus prostrata, le cerisier prostré, est un buisson de la flore alpine qui se développe généralement à une altitude d'environ 2 000 mètres, mais trouvé jusqu'à 4 000 mètres. Hamou me dira que les mouflons s'en nourrissent. C'est un arbrisseau rampant sur les rochers.

Prunus prostrata, Cerisier prostré.
Prunus prostrata, Cerisier prostré.

Halogeton sativus.

Halogeton sativus est commune sur les hauts plateaux de l'Atlas saharien ou de l'Anti-Atlas. Il colonise de façon spectaculaire les talus routiers, les champs après récolte.

Halogeton sativus.
Halogeton sativus.
Halogeton sativus.
Halogeton sativus.

Carthamus fruticosa.

Carthamus fruticosa.
Carthamus fruticosa.
Carthamus fruticosa.

Cette plante pousse sur les versants sud des Atlas, à une altitude comprise entre 1000 et 1700m, dans la zone où se fait la transition entre la végétation des montagnes méditerranéennes (au dessus de 1500m) et la végétation saharienne (en dessous de 1200m).

Asphodelus tenuifolius, Asphodèle à petites feuilles.

Asphodelus tenuifolius, Asphodèle à petites feuilles.
Asphodelus tenuifolius, Asphodèle à petites feuilles.
Asphodelus tenuifolius, Asphodèle à petites feuilles.
Asphodelus tenuifolius, Asphodèle à petites feuilles.

Cette asphodèle se reconnait à ses fruits dirigés vers le haut et à ses feuilles vertes et brillantes qui n'agglomèrent pas les grains de sable. On la rencontre dans tous les milieux sableux, limoneux ou rocheux, tant que le sol n'est pas salé.

Ajuga iva, Bugle ivette jaune.

Ajuga iva, Bugle ivette jaune.
Ajuga iva, Bugle ivette jaune.
Ajuga iva, Bugle ivette jaune.
Ajuga iva, Bugle ivette jaune.

Cette petite bugle à fleurs jaunes n'est pas rare dans l'Anti-Atlas, le plus souvent dans les rochers où elle est mieux à l'abri des chèvres. Elle est également connue sous le nom d’Ivette musquée, Germandrée musquée.