Espagne – Découverte de Lanzarote.

Lanzarote, Cratère Caldera Blanca.

Lanzarote - Une île Volcanique.

Situation Géographique de Lanzarote.

Les îles Canaries sont un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc. Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles Canaries, de Madère, des Açores et du Cap-Vert situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines. Lanzarote se situe à 140 Km des côtes marocaines.

L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Lanzarote est l'une des sept îles principales des îles Canaries, elle est la troisième île des Canaries par la population, après Tenerife et Grande Canarie. Couvrant 845,94 km2, elle est la quatrième île de l'archipel par la superficie. Arrecife est le siège du cabildo insulaire.

Depuis 1993, l'île est reconnue réserve de biosphère par l'Unesco. Dans le centre-ouest de l'île se trouve le parc national de Timanfaya, l'une des principales attractions de l'île.

L'éruption de Timanfaya débuta en septembre 1730 et dura jusqu'à 1736. Dix villages furent ensevelis, la lave s'étendit au sud, couvrant un quart de l'île et recouvrant les plaines alentour de cendres volcaniques.

En 1824, les éruptions reprirent à Timanfaya. S'ensuivirent de terribles famines, et une bonne partie de la population se vit obligée d'émigrer. Depuis, le paysage s'est transformé grâce aux techniques agricoles de culture sur lapillis volcaniques que les conejeros utilisent pour retenir l'humidité des alizés. Le parc national de Timanfaya offre un bel aperçu des vestiges de l'éruption.

 

Pendant la seconde moitié du XVIIe siècle, on introduisit la culture de la soude, plante rampante riche en alcalis qui s'utilisait dans la fabrication du savon.

D'Amérique vint à Lanzarote la culture de la cochenille sur figuiers de barbarie, de la pomme de terre et de la tomate. La cochenille fut durant un temps une des industries les plus importantes de l'île. D'Europe arrivèrent les ceps de vigne avec lesquels se fera le vin de malvasía.

Pendant le XXe siècle, l'économie de l'île passe d'une dépendance à l'égard de l'agriculture et de la salaison du poisson à une dépendance quasi-exclusive à l'égard du tourisme.

César Manrique joue alors un rôle clef dans le développement touristique de Lanzarote. Il défend le paysage originel de son île natale, tout en étant à l'origine des aménagements touristiques mettant en valeur les richesses naturelles de l'île. Les jameos del Agua, le Mirador del Río, le Jardin de Cactus et el Taro de Tahiche créés par Manrique sont des lieux incontournables pour les touristes.

Jardin des Cactus.

Nous prenons un vol direct de Marseille à l’aéroport de Lanzarote, pas de contrôle de police, nous allons directement à l’agence de location récupérer notre véhicule, un SUV.

Nous dépassons Arrecife en prenant vers le nord et nous arrêtons pour visiter le jardin de cactus de César Manrique.

Construit dans une ancienne carrière, ce jardin présente plus d’un millier d'espèces de cactus et succulentes. L’aménagement en théâtre antique met bien en évidence les différentes espèces. Des terrasses sont aménagées de restaurants et bars, le lieu est vraiment très agréable.

Le Jardin de Cactus est la dernière grande œuvre de César Manrique à Lanzarote, une création fascinante qui abrite environ 4 500 spécimens de cactus et succulentes de quelque 500 espèces provenant des cinq continents sur une superficie de 5 000 m2.

Il est encore tôt et nous flânons en bord de mer à Arrieta pour apprécier le paysage. La côte est rocheuse, très peu de plage, la zone n’est pas très fréquentée par les touristes. Déjeuner à Arrieta en terrasse au bord de l’eau, abrité du vent, un régal. Puis nous récupérons le code pour accéder à la boîte à clés et nous nous installons dans un joli petit appartement à Punta Mujeres.

Lanzarote, Punta Mujeres.

Le respect pour l'environnement naturel est une des clés de l’œuvre architecturale de César Manrique, et se reflète dans cette œuvre, entièrement intégrée dans le paysage de l'île. Utilisant une ancienne carrière de cendre volcanique transformée en dépôt agricole. Il fut inauguré en 1990.


En fin d'après-midi, nous rejoignons notre location. Belle terrasse avec une vue sur l'océan et les volcans avec les anciennes coulées de lave à la végétation rase.

Les maisons des villages sont toutes peintes en blanc, on se croirait en Grèce ou à Stromboli.

Quelques courses au supermarché local pour nous assurer trois jours et nous nous reposons sur notre terrasse. Puis en fin d’après-midi nous allons dans le village et cherchons désespérément un bar en terrasse pour l’apéro. Le seul qui nous convient ferme ses portes à 18h30, il est trop tard !

Jameos del Agua.

Aujourd’hui, nous allons visiter un tunnel de lave. Nous commençons par Jameos del Agua qui a été aménagé par César Manrique et en a fait une œuvre d’art.

Nous pénétrons par un bout du tunnel qui atteint un lac souterrain, puis nous remontons et débouchons dans un jardin plein de cactées et comportant une piscine aux parois blanches et aux eaux turquoises. Le contraste des roches basaltiques noires soulignées de blanc renforce la puissance des lieux. Il y a aussi un musée sur le volcanisme aux Canaries et plus particulièrement celui de Lanzarote. De nombreuses attractions ludiques nous plongent dans l'exploration de ce tunnel. Très bons moments passés à explorer ces lieux magnifiques.

La formation de ce tunnel est dû de l'activité éruptive du volcan de la Corona il y a entre 3000 et 5000 ans. Cette éruption a formé un vaste tunnel volcanique de plus de 6 kilomètres de long ce prolongeant dans l'océan.

Lanzarote, Monte Corona.

Cueva de los Verdes.

Nous partons explorer une autre partie de cet immense tunnel, la Cueva de los Verdes. Ce tunnel est issu de l’éruption du volcan Corona, sommet au nord de Lanzarote. Le tunnel se prolonge même dans l’océan sur plusieurs kilomètres où il est appelé "Tunnel de l'Atlantide" .
Cueva de los Verdes permet d’explorer le tunnel sur un kilomètre pour une visite réservée au public.

Très bien aménagé, c’est un long boyau comportant des parties étroites et de vastes salles très bien mises en valeur par un artiste local, Jesús Soto qui deviendra plus tard le collaborateur de César Manrique. La visite est guidée et malgré les nombreux touristes, nous passons un très bon moment.

L'environnement naturel a été préservé, un minimum d'aménagements ont été réalisés pour facilité le cheminement dans cette grotte, ainsi que l'introduction d'éclairages et de sons pour créer une atmosphère à la fois étrange et poétique.

Orzola.

Nous partons ensuite déjeuner à Orzola, petit port de pêche avec quelques ferry reliant les îles de la Graciosa et Caleta del Sebo. Puis nous marchons le long de la côte au niveau de Caleton Blanco.

Très belle côte, les eaux sont limpides et il y a quelques plages de sable blanc et quelques touristes. Ici on se protège du vent avec les murets de roche volcanique.
Puis nous repartons voir de plus près le Monte Corona, la vue depuis les falaises en fin de journée avec une très belle lumière.

Monte Corona.

Pour notre seconde journée à Lanzarote, nous nous levons un peu tôt pour une randonnée jusqu’au sommet du Monte Corona. Nous allons jusqu'au village de Ye, départ de notre excursion. C’est vraiment une toute petite randonnée sans aucune difficulté de 3 km aller-retour. Nous n’aurons pas vraiment un temps idéal, beaucoup de vent chargé de brouillard et le sommet de la crête du volcan ne sera visible qu’un court instant.

Garé devant l'église, nous empruntons le sentier vers le sommet qui serpente dans les vignobles. Malgré un climat très sec avec très peu de précipitations, le vent venu de l'océan est chargé d'humidité et les lichens accrochés aux plantes en témoignent. Un bref instant, le sommet est visible mais nous sommes plongés dans les nuages et ne voyons pas grand chose.

De retour, nous partons explorer les falaises de Famara au nord de l’île qui apparaissent dans les trouées de la brume. Petite balade à 600 m d’altitude avec vue sur les plages de sables noir tout en bas.

Les paysages sont magnifiques ainsi que la végétation adaptée à l’humidité transportée par le vent. Et du vent nous en aurons, il souffle très fort et sur les crêtes nous avons du mal à progresser tant les bouraques sont puissantes. Nous sommes bien loin des doux alizés ! De petites chapelles lors du parcours. Nous voyons au nord l'île de la Graciosa et au sud le village Caleta de Famara et le volcan Caldera Blanca.

Déjeuner à Haria au restaurant La Sociedad conseillé par ma guide de Gran Canarie, puis nous visitons cette jolie petite bourgade.

Nous continuons après cette visite notre exploration des falaises de Famara en empruntant quelques pistes qui mènent à des Miradors.

Retour à Arrieta pour l’apéro au bord de l’eau et nous rentrons à Punta Mujeres dans notre location pour dîner en terrasse au coucher du soleil.

Mirador del Rio.

Lanzarote, Punta Mujeres. Lever de soleil lors de mon run

Ce matin je me lève tôt pour un petit run de Punta Mujeres jusqu’à Mala en suivant la côte. Il fait frais et il y a beaucoup de vent.

Aujourd’hui nous allons enfin visiter le Mirador del Rio. Nous y sommes passés plusieurs fois, mais vu l’heure tardive ou le ciel trop nuageux, nous ne nous sommes pas arrêtés. Il y a encore bien des nuages mais l'île de la Graciosa est cette fois bien visible.

Construit en haut sur la falaise de Famara, il a été aménagé par César Manrique. On reconnaît cette architecture mêlant roche noire basaltique et mur blanc.

Les lieux évoquent une caverne, un grand espace de détente où on peut consommer devant le panorama sur l’île de la Graciosa. L’extérieur est fait de pierre de lave noire complètement recouvertes par les lichens.

L’intégration dans le paysage est parfaite. Au-dessus du bâtiment se trouve un toit terrasse avec une superbe vue sur la Graciosa mais aussi Caleta de Famara et la côte. Nous prendrons un café avant de repartir.

Lanzarote, Mirador del Rio. Île de la Graciosa.

Nous décidons de retourner sur les pentes du Monte Corona pour quelques photos sans nuage, ou presque ! C’est une toute petite excursion de 3 km. Les photos dans la “boite”, nous repartons en direction de Teguise.

Lanzarote, Cratère du Monte Corona.

Falaises de Famara.

Nous empruntons des pistes se dirigeant vers le haut des falaises de Famara. Arrêts fréquents pour gravir jusqu’au bord de la falaise et avoir une vue sur la plaine en contrebas et l’alignement de la falaise. Le paysage est grandiose mais il faut bien s’accrocher car le vent venu du nord est très violent.

Nous finissons par descendre dans la plaine de Teguise et allons jusqu’à la côte pour un pique-nique en bord de mer. Puis nous marchons le long de la falaise jusqu’à la Casa de Agua, fin du sentier.

En plus d’une vue imprenable sur la falaise qui nous domine, les galets du bord de mer sont tous plus beaux les uns que les autres. J'adore ramasser des cailloux ...

Retour à la voiture pour nous diriger vers notre prochaine location en direction de Teguise.

Teguise.

Nous commençons notre journée par visiter Teguise, c’est jour de marché et les rues se remplissent rapidement de touristes et locaux pour voir les différents stands.

Nous ne resterons pas très longtemps car rien de bien intéressant, bijoux fantaisie, contrefaçon, pas vraiment d’artisanat local et énormément de monde. Visite d’un petit musée dans une église exposant des peintures et articles religieux.

Puis nous reprenons la route pour d'autres visites.

La villa Lagomar.

C'est une journée consacrée à César Manrique aujourd’hui.
Nous partons voir la Villa Musée Lagomar à Nazaret. C’est une construction inspirée par César Manrique.

On reconnaît ce style mêlant pierre de lave brute d'une ancienne carrière, murs blancs et eau. Cette villa avait été achetée par Omar Sharif qui l’a perdue lors d’une partie de Bridge.

Nous passons un grand moment à explorer coins et recoins. Je suis vraiment fan de cette architecture, le côté brut de la pierre de lave, l'aménagement plein de poésie, les plantations de cactées et succulentes, les passages dérobés, un bonheur.

Omar Sharif et Lagomar. La célèbre maison d'Omar Sharif, construite au cœur d'une carrière volcanique, a été conçue par César Manrique pour le promoteur britannique Sam Benady.  Il a suivit les formes régulières des parois de lave, vestiges de la carrière, laissant la roche visible à l'intérieur, en la combinant avec des murs blancs et des jardinières de cactus et succulentes pour créer ce lieu unique.

Ce concept a été réalisé en collaboration avec Jesus Soto, artiste à Lanzarote, cherchant à recréer des espaces qui transporteraient le visiteur dans les contes des "1001 nuits".

La légende raconte qu'Omar Sharif, qui tournait à l'époque "L'île mystérieuse" à Lanzarote, a visité la maison, est tombé sous son charme et l'a achetée.

Sam Benady, regrettant d'avoir cédé cette villa et connaissant la réputation mondiale d'Omar Sharif de joueur de cartes, l'a défié lors d'une partie de Bridge, au cours de laquelle Omar Sharif a perdu la maison, car il ne savait pas que son adversaire était le champion d'Europe de bridge.

Depuis, le propriétaire d'un jour de la maison est parti et n'est jamais revenu. À partir de ce moment, la maison est connue sous le nom de "Casa Omar Sharif".

La Fondation César Manrique.

Nous partons à Tahiche pour visiter la fondation César Manrique. C’était son habitation, Taro de Tahiche.

Il l’a construite sur un ancien champ de lave, terrain qu’il lui a été donné car ne présentant aucun intérêt pour son propriétaire. En faisant les travaux, il découvre cinq bulles de lave qu’il aménagera et relie entre elles par de petits passages taillés dans le basalte. Il y a une synthèse harmonieuse entre le modernisme de l'espace architectural, la tradition des habitations de Lanzarote, et son intégration parfaite dans le paysage.

Depuis son décès, cette habitation a été transformée en fondation et les pièces réaménagées pour présenter les œuvres de l'artiste.

Nous passons là encore un bon moment à explorer ce lieu où sont exposées œuvres et photos de l’artiste. Nous sommes en plein dans les années 70 où l’orange domine.

La Santa.

Nous partons vers la côte jusqu’à La Santa pour nous promener au bord de mer et aller jusqu’au volcan El Volcanicito. Beaucoup de vagues sur la côte et temps assez couvert. Jolie balade avec une superbe vue du haut de ce volcan, on embrasse toute la région.

Le vent souffle toujours aussi fort, peu de soleil et en fin d’après-midi nous aurons un peu froid à la terrasse d’un café pour l’apéro.

Le soir, retour à Teguise dans un bon restaurant pour fêter mon anniversaire, je n'aurais jamais dégusté autant de poissons grillés, je me régale, c'est délicieux.

Nous rentrons dans notre petite location un peu transits, toujours autant de vent froid en cette fin de journée, nous sommes bien loin de la douce brise des alizés.

Caldera de Montaña Blanca.

Aujourd’hui, belle randonnée dans la Caldera de Montaña Blanca. Un sentier serpente dans un champ de lave de l’éruption de 1730 - 1736. Immense étendue de roches stériles, un immense chaos où il serait délicat de s’aventurer. Heureusement le sentier aménagé est très praticable.

Il nous amène tout d’abord à la Caldereta, le premier cône volcanique égueulé où on peut aller jusqu’au centre du cratère sans rien gravir.

Puis nous continuons vers le plus grand des cratères, la Caldera Blanca. Le sentier serpente pour arriver jusqu’à la crête du cratère.

Ce cratère fait plus de 1000 m de diamètre, c’est le plus grand de Lanzarote. La vue est impressionnante tant sur ce volcan que sur le paysage qui nous entoure. Champs de lave à perte de vue ponctués de cônes des différents volcans du parc de Timanfaya.

Nous effectuons pratiquement le tour pour redescendre du côté de la Caldereta où nous franchissons une énorme coulée de lave en cascade qui passe entre les deux cônes volcaniques. Trois heures de marche pour une bonne dizaine de kilomètres.

La Montaña Colorada.

Nous enchaînons avec une petite balade qui fait le tour de la Montaña Colorada. Cône volcanique dont un côté présente des cendres très rouges mais surtout une énorme bombe volcanique plantée dans ce désert de sable.

En examinant la nature de la lave constituant cette bombe, je découvre d’énormes cristaux d’Olivine. Je n’en avais jamais vu d’aussi imposants. Ces cristaux se forment dans la chambre magmatique avant leur éjection lors de l'éruption.

En tournant autour du cratère, on remarque une coulée de lave partant du haut du cratère qui correspond au débordement d’un lac de lave.

Après cette petite balade, nous parcourons les routes de la campagne téguisaine en découvrant les cultures de vignes protégées par des murets.

Les ceps de vignes sont plantés dans une excavation creusée dans la cendre volcanique qui forme un gros cône inversé entouré d’un muret en pierre volcanique pour les protéger du vent dominant.

Nous rentrons ensuite à notre location.

El Golfo.

Nous nous levons tôt pour aller visiter le Parc National Timanfaya mais, arrivés devant l’entrée, la pluie commence à tomber. Vu que la visite s’effectue dans des bus, nous décidons de changer de programme et d'aller plus au sud toujours sur la côte ouest.

Nous nous arrêtons à Los Hervideros pour voir les vagues s’engouffrer dans les cavités en bord de mer, puis nous passons voir les Salinas de Janubio et finissons à El Golfo pour une petite randonnée en bord de mer.

Ici, une grande coulée de lave est arrivée jusqu’à l’océan. Le contraste de la roche noire et du bleu de l’océan est magnifique. Tout le long du sentier, de nombreuses Euphorbes se développent dans la roche volcanique évoquant des bonsaïs. Certaines présentent des troncs impressionnants et doivent être très âgées. Nous avons bien fait de ne pas aller au parc de Timanfaya car nous aurons un peu de pluie durant cette balade et l’horizon est complètement bouché.

Un peu plus de deux heures de randonnée puis nous partons pour Playa Blanca où nous avons réservé une location pour trois jours.

La Geria.

Lanzarote, Plage de Papagayo.

Ce matin le temps n’étant toujours pas au beau, nous partons pour la région de la Geria pour voir le vignoble typique de Lanzarote.

Traditionnellement, les vignes sont plantées dans le sol volcanique au fond d’un grand cône creusé dans la cendre pour les protéger du vent dominant qui ne manque pas de souffler sur cette île. Parfois un muret de basalte en demi-cercle protège le pied de vigne enterré moins profondément. Nous parcourons cette région de vignobles entourés de volcans et de champs de lave.

Passage à Ladera del Volcan pour voir les petits canyons creusés dans les couches de cendre avant d’aller nous restaurer à Tias.

L’après-midi, randonnée au départ de Playa Quemada jusqu’à Playa El Pozo par un sentier qui suit le littoral. Le sentier est bien moins intéressant que la veille.

Retour à Playa Blanca en passant par les plages de Papagayo. Sable blanc et mer émeraude sur fond de volcans, pas mal comme paysage ! Puis retour à notre location.

Parc National Timanfaya.

Dernier jour aujourd’hui pour visiter le parc national Timanfaya. Nous partons pour arriver un peu avant l’ouverture sachant qu’il y a toujours beaucoup de visiteurs.

Le paiement de l’entrée se fait en espèces (20€), puis nous allons au parking et montons dans le bus pour la visite. Environ ¾ d’heure à sillonner dans le parc et prendre des photos à travers la vitre du bus (fort heureusement propre, nous sommes les 1er).

Effectivement, les paysages sont grandioses, vastes champs de lave, volcans tous plus beaux les uns que les autres. On passe par un tunnel de lave à ciel ouvert. La visite est commentée par le chauffeur et une cassette, en espagnol et en anglais.

Puis nous retournons au parking où on nous arrête pile devant la boutique de souvenirs. Nous irons boire un café au restaurant et assistons de loin à des attractions tel que geysers et feu de paille pour montrer que le sous-sol est toujours très chaud puisqu’il peut enflammer de la paille. Fort heureusement, nous n’aurons pas eu de pluie ! Sur le chemin de la sortie, nous voyons les files impressionnantes de véhicules attendant de pouvoir entrer. Nous avons bien fait de venir pour l'ouverture !

C’est tout de même un peu “l’usine”, beaucoup de monde et visite courte et réduite avec les commentaires enregistrés. Mais le déplacement en vaut la peine puisque le parc ne se visite que de cette façon.

Pic de Partido.

Lanzarote, Pico de Partido.

Nous quittons le parc et allons faire une randonnée au Pico de Partido. Le plus difficile est de trouver un emplacement pour garer la voiture. Les routes autour du parc sont étroites et sans la possibilité de se garer sur le bas-côté. Finalement nous trouvons à nous garer proche du début de notre randonnée.

Nous utilisons l'application AllTrail pour nous guider durant cette balade. Un panneau du parc national indique que le passage est interdit mais nous sommes hors du Parc et nous passons quand même.

Les Canaries sont victimes de leur succès et du nombre trop important de visiteurs dans une nature qu’ils veulent préserver (réserve de biosphère). Donc tout est interdit autour du parc sans parler que le parc ne se visite qu’en bus, les routes sont étroites et aucune place pour se garer ou même s'arrêter !

Nous ferons une belle randonnée de 6 Km dans les champs de lave, gravirons le volcan Partido, redescendons en longeant un tunnel de lave avorté pour revenir à notre point de départ et trouver un endroit abrité du vent et face à ce beau volcan pour un petit pique-nique.

Lanzarote, Pico de Partido.

L’après-midi, nous allons faire un tour aux plages de Papagayo, essayons un petit bain de mer mais y renonçons car l’eau est vraiment trop froide. On compense par un bain de soleil à l’abri du vent, le fond de l’air est frais !

Lanzarote, Playa Papagayo.

Pour notre dernière soirée, nous allons dîner à Femès à la Casa Emilliano. Restaurant très bien situé à l’entrée de la ville en venant de Playa Blanca avec un joli massif de fleurs et cactus, une belle vue sur Playa Blanca. Côté gastronomique, une très bonne carte, notamment le poisson. Je me suis encore régalé.

Lanzarote, Fémes. Casa Emiliano.

Arrecife.

Le lendemain, nous quittons Playa Blanca pour rendre la voiture à l'aéroport puis prenons un taxi pour nous rendre à Arrecife où nous avons retenu une chambre dans un hôtel en centre ville. Une fois installés, nous partons visiter la ville, le centre historique et le bord de mer. Dîner dans un restaurant en terrasse devant le petit port abrité.

Lever tôt ce matin, nous quittons Arrecife pour aller à l’aéroport en taxi.

Passage de la sécurité puis un SMS annonce que notre vol aura deux heures de retard. Finalement nous partons et rentrons sur Marseille en fin d’après-midi.

Côté pratique: L'île étant petite, nous avons loué trois appartements à Punta Mujeres, aux alentours de Teguise et à Playa Blanca. Un SUV, nous permettant de parcourir des pistes, loué à l'aéroport. Nous avons acheté des bouteilles d'eau mais l'eau du robinet est potable. La cuisine est excellente et peu onéreuse, souvent le soir nous avons préparé notre repas pour le prendre en terrasse dans les locations. WiFi dans toutes les locations et hôtel. Les balades et excursions se font dans les champs de lave, prévoir de bonnes chaussures de rando.

Ce voyage aura été l’occasion de voir une île où l’accueil a toujours été chaleureux et bienveillant. Une île propre, pas de déchets ou mégots, aux maisons impeccables, bien repeintes et entretenues surtout dans les petits villages. C’est essentiellement le tourisme le moteur économique de Lanzarote, en cette période de mai, il n’y avait pas trop de file d’attente dans les lieux à visiter. Par contre nous n'aurons pas eu bien chaud, beaucoup de vent et ciel très nuageux. Nous en revenons plein de belles images, une île qui nous a rappelé l'Islande par les champs de lave et les paysages désertiques, la chaleur en plus. De belles randonnées dans une nature préservée, visites de beaux villages, et les œuvres de César Manrique qui avait vraiment une vision pour son île natale qu'il a partager avec ses compatriotes.

Espagne – La Flore de l’île de Lanzarote.

Euphorbia balsamifera

Flore de l'île de Lanzarote.

Quelques plantes rencontrées lors de notre séjour à Lanzarote. Plantes du Jardin des Cactus mais aussi vues lors de nos treks.

Cet article n'a pas la prétention de présenter l'intégralité de la flore de Lanzarote. Juste quelques fleurs plantes, arbres, cactus, succulentes, pour ravir vos yeux. Alors régalez-vous 😉

Pour les mordus de botanique, la Flore des Canaries pour chaque îles est ICI.

Plantes de Lanzarote.

Aeonium Arboreum var Atropurpureum

Aeonium arboreum (endémique)

Aeonium lancerottense

Aeonium lancerottense (endémisme exclusif à l'île de Lanzarote)

Asteriscus schultzii

Asteriscus schultzii (indigène des îles Canaries)

Agave attenuata

Agave attenuata. (introduite)

Euphorbia balsamifera

Euphorbia balsamifera (originaires des îles Canaries)

Euphorbia balsamifera ait

Euphorbia balsamifera (originaires des îles Canaries)

Echium lancerottense

Echium lancerottense (endémique de Lanzarote)

Launaea arborescens

Launaea arborescens (indigène des Îles)

Lavandula pinnata

Lavandula pinnata (endémisme macaronésien)

Ipomoea cairica

Ipomoea cairica (originaire d'Afrique tropicale introduite, invasive)

Sonchus pinnatifidus

Sonchus pinnatifidus (originaire des îles de l'Est)

Tetraena fontanesii

Tetraena fontanesii (espèce originaire des îles Canaries)

Kleinia neriifolia (au milieu d'une euphorbia balsamifera)

Kleinia neriifolia (endémisme canarien)

Kleinia neriifolia et euphorbia balsamifera

Kleinia neriifolia (fait partie du genre Senecio)

kleinia neriifolia (au milieu d'une euphorbia balsamifera)K

Kleinia neriifolia ( Senecio kleinia)

Malcolmia maritima

Malcolmia maritima (introduite)

Mesembryanthemum crystallinum

Mesembryanthemum crystallinum (indigène des îles Canaries)

Pelargonium capitatum

Pelargonium capitatum (introduite, invasive)

Rumex lunaria

Rumex lunaria (endémique Canaries)

Senecio lautus

Senecio lautus (introduite)

Senecio lautus

Senecio lautus (introduite)

Aloe vera canario

Aloe vera (cultivée)

Jardin des Cactus de César Manrique.

Ferocactus robustus (jardin des cactus)

Ferocactus robustus.

Kalanchoe thyrsiflora (jardin des cactus)

Kalanchoe thyrsiflora.

Kalanchoe orgyalis (jardin des cactus)

Kalanchoe orgyalis.

Euphorbia stenoclada (jardin des cactus)

Euphorbia stenoclada.

Ferocactus histrix (jardin des cactus)

Ferocactus histrix.

Ferocactus pilosus (jardin des cactus)

Ferocactus pilosus.

Euphorbia resinifera (jardin des cactus)

Euphorbia resinifera.

Euphorbia sp f cristata (jardin des cactus)

Euphorbia cristata.

Euphorbia spiral tortilis (jardin des cactus)

Euphorbia spiral tortilis.

Alluaudia procera (jardin des Cactus)

Alluaudia procera.

Euphorbia milii (jardin des cactus)

Euphorbia milii.

Echinocactus grusonii inermuis (jardin des cactus)

Echinocactus grusonii inermuis.

Crassula arborescens (jardin des cactus)

Crassula arborescens.

Echinopsis sp (jardin des cactus)

Echinopsis sp.

Espagne – Trek sur la Grande Canarie.

Grande Canarie

La Grande Canarie.

Situation Géographique de la Grande Canarie.

Les îles Canaries sont un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc. Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles Canaries, de Madère, des Açores et du Cap-Vert situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines.

L'archipel des îles Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie.

Grande Canarie, deuxième île la plus peuplée de cet archipel avec la plus grande ville, Las Palmas de Grande Canarie, qui est aussi la capitale de la province de Las Palmas et cocapitale avec Santa Cruz de Tenerife de la communauté autonome des îles Canaries. En outre, Las Palmas de Gran Canaria est la plus grande ville des îles Canaries et forme l'une des dix zones métropolitaines les plus peuplées d'Espagne.

La Grande Canarie est parfois comparée à un continent en miniature en raison de la diversité de ses paysages et de ses climats. Elle  a été reconnue par l'Unesco en tant que réserve de biosphère. De forme circulaire, l'île culmine au pic de las Nieves qui s'élève à 1 950 mètres d'altitude.

Localisées au large de la côte nord-est de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud.

Agüimes, Gran Canarias.

Je me suis inscrit sur un voyage en groupe Huwans de 6 jours sur l’île de Gran Canarias où nous effectuerons plusieurs treks. Nous traverserons de beaux paysages dans une nature préservée essentiellement aride.

Vol de Marseille à Madrid puis à Las Palmas. Un taxi m’attend et m’amène à l’hôtel dans la soirée. Il y a carnaval à Agüimes, les rues autour de l’hôtel sont très animées, remplies de joyeux fêtards et le bruit de la fête résonne dans la chambre, vais-je trouver le sommeil ? (finalement oui !)

Je n’ai vu personne pour le moment, ils sont tous arrivés avant moi et il n’y a que Jérôme, un ami de Marseille qui arrivera dans la nuit.

Valérie, notre guide, a créé un groupe WhatsApp pour nous donner tous les renseignements utiles lors de notre arrivée et durant ce séjour.

La Vallée profonde de Guayadeque.

Début de notre randonnée, nous descendons du village d’Agüimes pour emprunter le GR 131. Nous remontons le Barranco de Guayadeque, une vallée aride creusée dans le basalte où quelques cultures sont présentes grâce à des canaux d’irrigation.

Une brume enveloppe le paysage, et notre guide nous dira que c’est la Calima qui est très présente aujourd’hui. L’air est très chargé de micro particules, ce qui est assez mauvais pour nos poumons.

De nombreuses habitations troglodytes sont construites dans les cavernes naturelles de basalte. La végétation est très jolie, beaucoup de succulentes, d’espèces endémiques bien adaptées au climat sec de l'île.

Une halte à Casa Cueva Canaria où nous pique-niquerons. Un arrêt dans un petit magasin pour voir les pièces creusées dans la roche et acheter du miel local.

Nous finissons notre trek à Cuvea de Bartolo où, dans un grand restaurant les galeries sont creusées et très longues, le tout est vraiment impressionnant. Fin du trek et nous filons au village de Tejeda où se situe notre hôtel.

La Vallée de Tejeda, Culata.

Aujourd’hui nous sommes en zone violette pour la Calima. C’est de la poussière venue d’Afrique, du Sahara, avec des particules très fines qui passent dans le sang. La météo locale donne des couleurs en fonction de la quantité de particules fines et violet correspond à un niveau très élevé. Donc notre guide a modifié l’ordre de nos excursions pour faire celle d’aujourd’hui qui ne fait que descendre dans la vallée ce qui limitera nos efforts.

Nous partons du village de Tejeda en minibus jusqu’à la crête de Cruz de Tejeda qui domine la vallée.

Belle vue sur les pitons de Roque Nublo et Roque Bentayga. Nous cheminons dans des paysages arides et la vue est époustouflante sur les pitons. La végétation avec de nombreuses succulentes, euphorbes et arbustes est magnifique. Valérie nous expliquera l'adaptation de ces plantes au climat aride, se mettant en dormance en attendant les prochaines pluies.

En passant à La Culata, nous rencontrons un vigneron qui nous fera goûter son vin et admirer sa maison dans le style du Facteur Cheval pendant que son épouse reprise une chemise. Il nous montrera le couteau traditionnel de son Grand-Père au manche ouvragé.

Un arrêt au village de La Culata sur la place de l’église pour le pique-nique et un café au bar du coin puis nous rejoignons notre hôtel à Tejeda.

Donc toute petite randonnée de 7,5 km au centre de la Grande Canarie avec un minimum d’effort mais de belles vues et une flore qui m'a beaucoup intéressé.

Roque Nublo, Piton sacré.

Mirador del Pico de los Pozos de la Nieve.
Le Roque Nublo et le Teide de Ténériffe.

Aujourd’hui, nous passons au pic de las Nieves, le sommet de la Grande Canarie à 1950 m d’altitude. Malgré un peu de Calima, nous pouvons voir le sommet de l’île de Ténériffe, le Teide, qui culmine à 3 715 mètres d'altitude au-dessus de cette brume.

Puis en minibus, nous rejoignons le départ de notre randonnée pour cheminer dans les pinèdes de pins de Canaries et voir de superbes paysages façonnés par les différentes périodes volcaniques. Nous grimpons jusqu’au Roque Nublo, monolithe de basalte de 80 mètres culminant à 1814 mètres d’altitude. Dans l'Antiquité, le Roque Nublo était utilisé comme un lieu de culte par les Guanches. Nous verrons aussi deux réserves d’eau dont le niveau est très bas. Les Canaries aussi sont en manque d’eau due au réchauffement climatique.

Pour continuer nos efforts, nous essayerons une petite randonnée mais choisissons le mauvais sentier dès le départ. Nous reviendrons au point de départ et appellerons notre guide pour qu’elle nous envoie un taxi pour retourner à l'hôtel. Rando ratée, mais l’apéro n’attend pas !

Grande Canarie, Roque Nublo.

Artenara et ses villages troglodytes.

Grande Canarie, Vallée Tejeda.

Au départ de notre randonnée, nous commençons par une belle côte avant d’atteindre des crêtes et un sentier moins sportif. Nous atteignons le col de la Degollada de las Palmas et la vue sur les paysages est splendide, nous embrassons toute la vallée.

Nous quittons le sentier pour aller voir, en bordures de falaise, des grottes aborigènes préhispaniques. Certaines contiennent des symboles féminins sous la forme d’un triangle pointe vers le bas. Nous trouvons aussi de petites cavités creusées dans la roche au sol pourvues d’un sillon qui auraient été utilisées pour des offrandes, on pense au dieu de la pluie.

Nous continuons notre randonnée et profitons de l’ombre de la pinède pour notre pique-nique et une petite sieste. En fin de repas, quatre chevaux nous rendent visite et cherche de quoi manger en sentant nos sacs.

Nous arrivons au village d’Artenara pour visiter un petit musée ethnographique sur les habitations troglodytes et la vie qui s’y organisait au siècle dernier. Tout le long de nos randonnées, nous verrons de très nombreuses habitations troglodytes dont de très nombreuses sont encore aménagées pour être habitables.

Nous visitons aussi l’Ermita de la Cuevita, creusé dans la roche au XVIIIe siècle et abritant une chapelle.

Un petit rafraîchissement avant de reprendre notre minibus et nous diriger vers Agaete.

Grande Canarie, Vallée Tejeda.

La Vallée d’Agaete.

Nous démarrons notre randonnée par un sentier très raide qui nous conduit au niveau d’un plateau et de là nous descendons vers un village troglodyte à flanc de falaise. Dans la gorge, lors de notre ascension, trois moulins se succèdent, signe qu’il y avait beaucoup d’eau pour les faire fonctionner jadis. Les meules sont encore présentent ainsi que la boiserie qui les recouvrait.

Durant notre ascension, nous aurons une vue panoramique sur la vallée d’Agaete et la végétation, fournie, remonte sur les falaises. Notre vue porte jusqu'à la mer et la ville d'Agaete.

La vallée est bien verte, l’humidité est plus présente sur ce versant. Nous pouvons voir de nombreuses plantes endémiques des Canaries et même de la Grande Canarie.

Notre guide nous fait découvrir des habitations troglodytes assez récentes, nous continuons de descendre vers des habitations encore occupées principalement pour les week-ends.

Arrivés au niveau de la place de l’église, nous découvrons le refuge tenu par Nicolas, un italien amoureux de l’île, qui l’a créé pour accueillir les randonneurs. Pique-nique sur la place puis nous continuons notre descente vers le village de San Pedro pour visiter une Finca qui produit du café, des fruits tropicaux, vignes et agrumes. Dégustation d’un café à l’arôme subtile avant de reprendre le taxi pour retourner à l’hôtel à Puerto de las Nieves.

La Réserve de Biosphère du Sud-Ouest.

Avec notre minibus, nous descendons vers le sud de la Grande Canarie. Cette route passe par de nouveaux tronçons récents et de nombreux tunnels pour sécuriser le tracé et le rendre plus sûr. Gigantesques travaux. Nous nous arrêtons au mirador del Balcon pour un superbe panorama et quelques photos de notre groupe.

Notre vue porte jusqu’à la ville d’Agaete sur notre droite. À gauche, nous voyons la « queue du Dragon » formations rocheuse issue d’une ancienne coulée basaltique se jetant dans l’océan et que nous pouvions voir de la plage d'Agaete. À l'intérieur des terres, nous voyons les champs de serres de Las Tabladas, cultures de tomates et bananes essentiellement utilisant l'eau de nombreux forages.

Notre guide nous fait observer des lichens accrochés aux rochers, Rocella canariensis ou Orchilla. Ces lichens servaient à la fabrication du colorant pourpre, très utilisé par le clergé.

Nous reprenons la route et arrivons au début de notre randonnée.

Nous partons du col au-dessus de la ville de Tasarte, pour descendre la vallée et remonter sur une crête qui domine la ville de Mogan. Nous sommes en pleine réserve de biosphère et nous retrouvons les plantes des zones arides qui ici sont protégées. Au-dessus de nous, nous voyons des zones colorées en bleu et rouille qui correspondent au bord d'une très ancienne caldeira formée lors de la première phase volcanique de l'édification de l'île.

Dans les temps géologiques, le volcan central de la Grande Canarie a explosé puis la chambre magmatique s'est effondrée constituant une immense caldeira avant que l'activité volcanique ne reprenne et recouvre l'ancienne caldeira d'épaisses couches de basalte et de cendre, laissant apparaître ces minéraux riches en fer ferreux (bleu) et ferrique (rouille).

Nous descendons ensuite sur le village de Venegueta pour notre pique-nique et un petit café sur la place du village. En repartant, nous verrons une euphorbe cactiforme spectaculaire faisant la fierté de ce village. Un seul pied de cette euphorbe s'étend et recouvre une très grande surface. (voir l'article sur la botanique)

Fin du séjour, retour à Agüimes,

Avant de rejoindre Agüimes, nous passons par le Mirador de Mastopalmas pour admirer les dunes. Notre guide nous fournira toutes les explications pour comprendre cette formation.

La seule explication retenue par les scientifiques est le séisme de 1755 à Lisbonne. Ce séisme a mobilisé une énorme quantité de sable en créant des remous dans les fonds marins, sable qui, avec les courants océaniques, s'est déposé au sud de la Grande Canarie. Puis le vent venu de l'Est à permis la formation des dunes.

Cet espace est protégé car la zone lacustre attenante accueille de très nombreux volatiles qui y trouvent un site propice à leur nidification.

Nous profiterons de la plage en bout de presqu'île pour un petit bain dans les vagues rafraîchissantes avant de rejoindre Agüimes pour notre dernière soirée.

Nous dînons avec notre guide, Valérie, et la remercions pour son organisation sans faille, toutes les explications sur la flore, la faune et la géologie de la Grande Canarie et de l'archipel canarien. Elle a su insuffler un dynamisme à notre groupe avec beaucoup de bienveillance et une bonne dose d'humour. Nous la quittons avec regret en se promettant de rester en contact.

Cette complicité et camaraderie au sein de ce groupe aura été pour moi une bouffée de bonheur exceptionnel car peu rencontrée dans les nombreux groupes de voyage auxquels j'ai participé. Merci à toutes et tous !

Les Aborigènes des îles Canaries.

Grande Canarie, Idole Guanche.
Grande Canarie, Idole Guanche.

Les traces d’une première colonisation humaine des îles semblent remonter aux environs de 500 avant l’ère chrétienne. Les Guanches, (en berbère ⵉⴳⵡⴰⵏⵛⵉⵢⵏ), sont les seuls indigènes qui vivaient dans les Îles Canaries. Ce sont les seuls Berbères à n'avoir pas été islamisés. Leur civilisation a disparu, mais a laissé des traces dans la culture canarienne et quelques vestiges. Une étude réalisée en 2017 sur des momies guanches montre que leur ADN est originaire d’Afrique du Nord et plus particulièrement du peuple berbère. Les Berbères qui peuplaient l’Afrique du Nord auraient traversé l’Atlantique à plusieurs reprises à partir des côtes sud du Maroc. Il persiste des témoignages de la langue guanche dans certaines expressions et les noms de famille.

L’organisation sociale et politique diffère selon les îles. De l’autocratie héréditaire à autorité élue. La culture est propre à chaque île mais l’habitat se fait dans les grottes naturelles, parfois des habitations en pierre sèche. L’économie reposait sur l’élevage et la culture de céréales et légumineuses. Les outils étaient en pierre et ils fabriquaient des poteries.

La religion est basée sur des dieux et déesses vivant au sommet des montagnes. Le dieu de la pluie est très présent sur Ténériffe. Le Soleil, la Terre, la Lune et les étoiles sont aussi vénérés. La croyance en un dieu suprême et aux Démons est générale. La momification est très répandue. Sur grande Canarie, les pitons rocheux (Roque Nublo, Roque Bentayga) sont des symboles masculins, et on retrouve des inscriptions en forme de triangle symbolisant le féminin dans certaines habitations troglodytes. La Vénus guanche est exposée au musée de Las Palmas sur Grande Canarie. (source Wikipédia)

Le volcanisme des Canaries.

Grande Canarie, carte géologique.

(pour les mordus de volcanologie)

Localisées au large de la côte nord-est de l'Afrique, à l'ouest du Maroc, les Canaries sont formées par une chaîne de volcans qui ont grandi sur la croûte océanique atlantique. Ces îles sont un exemple typique de ce que l'on appelle un volcanisme de point chaud.

Un point chaud représente une remontée de matériel issu de la fusion partielle du manteau terrestre. Ce phénomène est lié à la présence d'une anomalie thermique très profonde, qui engendre un puissant courant de convection.

Le matériel mantellique ainsi réchauffé, moins dense, va remonter sous la forme d'un panache qui va impacter la croûte sous-jacente. L'origine profonde du panache, sa racine, fait qu'un point chaud est généralement considéré comme fixe. Cette activité magmatique est ainsi déconnectée du mouvement des plaques lithosphériques qui circulent au-dessus.

Le magmatisme de point chaud se traduit par une intense production de laves qui va construire des édifices volcaniques sur le plancher océanique qui, lui, bouge d'un mouvement lent mais continu, en accord avec la tectonique des plaques. On observe donc la formation d'une série de volcans, dont le tracé témoigne du mouvement de la plaque lithosphérique au-dessus du point chaud.

C'est ce mouvement différentiel qui explique l'architecture de l'archipel des Canaries. L'âge des îles diminue en effet d'Est en Ouest. Les îles de Lanzarote et de Fuerteventura sont ainsi les plus vieilles, puis viennent successivement, Gran Canaria, Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro. Ces 7 îles principales sont escortées par de nombreux îlots et édifices sous-marins.

Les îles de La Palma et El Hierro sont actuellement directement localisées au-dessus du point chaud, ce qui explique l'intense activité volcanique qui s'y déroule régulièrement, et notamment l'éruption récente du volcan Cumbre Vieja.

Cependant, cela n'empêche pas les îles plus anciennes de connaître de nouveaux épisodes volcaniques, comme ce fut le cas pour Lanzarote en 1824. Ces manifestations magmatiques récentes (on parle de phase de rajeunissement) seraient liées à la proximité du panache mantellique et à des cellules de convection secondaires, qui étendent la zone d'influence du point chaud. La présence, à proximité, de la marge continentale africaine pourrait également apporter une complexité à ce système magmatique.

Le volcanisme de point chaud des Canaries a débuté il y a environ 70 millions d'années, mais les premières îles de l'archipel n'ont émergé que relativement récemment, il y a 20 millions d'années, donnant naissance à Lanzarote et Fuerteventura. Les îles de La Palma et El Hierro sont bien plus jeunes et n'ont que 1,8 et 1,2 million d'années, respectivement. (Source Futura Sciences)

Volcanisme de la Grande Canarie :

(là, il faut s'accrocher !)

Gran Canaria a une forme circulaire avec des dimensions approximatives de 46 km de diamètre et repose sur un fond océanique à 4 000 m de profondeur. Son altitude maximale est le Pico de las Nieves, avec 1 950 m, situé au centre de l'île. Sa formation remonte à 15 - 14 million d’années. Il n’y a actuellement aucune activité volcanique.

Sur l'île, il existe deux domaines bien marqués : le domaine du Sud-Ouest qui est géologiquement le plus ancien, et le domaine du Nord-Est, occupé par les plus récentes éruptions volcaniques stromboliennes. (< 3 Ma). On suppose que les deux domaines sont séparés par une faille.

Son histoire géologique commence il y a 14 million d'années (Ma) avec l'émission rapide d'un volume important (> 1000 Km3) de coulées basaltiques, qui ont construit un bouclier volcanique, avec des hauteurs maximales de 2 000 m et un diamètre similaire à celui de l'île actuelle. Le centre de l’édifice se trouvait à l'ouest du village de Tejeda.

Les éruptions intenses, de type pliniennes, ont entraîné une vidange brutale de la chambre magmatique avec pour conséquence son effondrement et la formation d’une caldeira d’effondrement (Caldera de Tejeda, 20 X 16 km) Cette caldeira s’est progressivement remplie par des éruptions successives postérieures et une intense injection de dyke a formé des feuillets coniques concentriques dans la partie centrale située en-dessous de Roque Bentayga. Les éruptions ont continué avec de grandes quantités de phonolites et de couches pyroclastiques de cendre.

Puis un intense processus d'érosion a réduit tous les reliefs de l'île pour former une puissante formation sédimentaire de sables et de conglomérats alluviaux appelée Formation Détritique de Las Palmas. C’est la fin du premier cycle.

Puis, le Cycle Roque Nublo (de 5-4,5 à 3,5-3 Ma) avec la formation d’un stratovolcan de 3500 m d’altitude au centre de l’île. Interviennent ensuite de violentes explosions à l’origine des épais dépôts de brèches d’ignimbrite qui entraînent un effondrement latéral de l’édifice.  Lors des étapes finales de ce cycle, de nombreux dômes ou pitons font intrusion dans les zones centrales de l'île. Ils s’étendent sur une zone d’Artenara jusqu’à Valsequillo.

Puis, le cycle Nublo post-Roque (3,2 Ma) est caractérisé par l'émission pratiquement continue de magmas par des éruptions stromboliennes essentiellement dans la partie NE de l’île constituant des dépôts de 500 m d’épaisseur.

Le Cycle Récent correspond aux dernières éruptions survenues sur l'île avant la conquête de l'archipel au XVe siècle, situés dans la moitié NE de l’île, formant des groupements de cônes stromboliens. Episode ayant duré moins de 300 000 ans, remplissant les vallées existantes et datés 3075 ans.

Il existe dans la moitié SE de La Isleta une fissure éruptive de 2,5 km de long, de direction NE, qui se poursuit à travers la mer, comme un axe de rift naissant. (Source Institu Geografica Nacional)