Islande – L’aventure continue (Page 5)

Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

L'Islande.

Le concert d'Àsgeir.

Dépôt orange

Après une nuit assez fraîche, nous passons par le refuge pour notre petit déjeuner et une bonne douche chaude avant de reprendre la piste. Mais nous faisons un détour pour visiter de nouveau ce beau champ géothermique. Il ne fait pas meilleur que la veille, toujours un peu de pluie intermittente, du brouillard mais ces mauvaises conditions météo mettent un peu plus de mystère.

Petit passage par les collines de Kerlingarfjöll avant de repartir.

Nous mettons le cap au sud toujours entre les calottes glaciaires de Langjökull et Hofsjökull, puis nous partons vers l’ouest pour continuer de longer le Langjökull.

La piste serpente au milieu de champs de lupins dont le bleu tranche avec la cendre volcanique d’un noir profond.

Cette plante, introduite en Islande depuis plusieurs années, est capable de pousser dans les cendres volcaniques permettant de stabiliser le terrain et le préparant pour d’autres espèces plus exigeantes.

Sur le basalte (les anciennes coulées de lave), ce sont essentiellement les mousses  qui se développent en premier et préparent le terrain pour les autres plantes.

Affiche sur la porte de la salle des fêtes de Hvolsvöllur.

Nous rejoignons la route N°1 et descendons jusqu’à Hvolsvöllur où se tient le concert d'Àsgeir le soir.

Nous trouvons une guesthouse puis allons en reconnaissance sur le lieu du concert. On entre, on écarte un rideau noir et c’est Àsgeir juste derrière qui nous regarde et retourne à ses occupations.

Nous avons acheté les places sur Internet mais on ne nous les demande pas à l’entrée.

C’est une salle des fêtes de petit village et l’ambiance est très détendue. Avec quelques canapés et chaises éparses, on croirait un salon s’il n’y avait pas un bar.

Tout en buvant une bière, nous attendons l’entrée des artistes. Le public est composé essentiellement d’islandais et quelques touristes.

 

Puis Àsgeir accompagné de son guitariste Júlíus traversent la salle pour prendre place et commencer le tour de chant.

Nous sommes sur un petit nuage de voir notre chanteur préféré à la voix si chaude et douce chanter les morceaux de son dernier album, morceaux composés en majorité par Júlíus qui l’accompagne tant à la guitare qu’au chant.

Derrière eux, des photos de paysages islandais défilent, paysages que nous connaissons pour la plupart.

Site officiel d'Àsgeir

Ecouter Àsgeir en sirotant une IPA, bien installé, un peu comme à la maison. Sur un petit nuage, une soirée inoubliable.

Le concert fini, nous faisons dédicacer l’album par Àsgeir mais aussi par Júlíus qui me reconnait en tant qu’ami sur Facebook. Nous ne pouvions pas espérer mieux !

Nous regagnions notre guesthouse pour une nuit sereine remplie de refrains Àsgeir et des paysages féériques de cette île extraordinaire.

Mýrdalsjökull.

Orgues basaltiques

Les pistes pour atteindre le Mýrdalsjökull sont enfin ouvertes et j’attendais ce moment avec impatience car je sais que les paysages que nous allons voir sont exceptionnels. Nous quittons notre guesthouse et prenons la piste en direction du Mýrdalsjökull, le ciel se dégage mais de gros nuages menaçants passent. Nous avons bon espoir d’avoir du soleil en arrivant près du glacier.

Nous arrivons par le côté nord du glacier, le relief est recouvert de mousse et tranche avec le sombre de la roche basaltique.

Nous rencontrons des randonneurs qui viennent de Landmannalaugar, la chance leur sourit car le soleil est revenu.

Nous traversons un gué et je vais en reconnaissance pour voir s’il est profond et s’il n’y a pas de grosses pierres dans le lit de la rivière. Cette année j’ai prévu des chaussures pour marcher dans l’eau et cela change tout. Même si l’eau est glacée, je n’ai aucun problème avec les pierres comme les années précédentes.

Ludo passe ce gué avec aisance, je remonte en voiture, change mes chaussures et mets le chauffage à fond sur mes pieds glacés.

Reconnaissance d'un gué, l'eau est glacée.

Nous atteignons une grande plaine plate de sable volcanique noir, la vue est dégagée et cette immensité est impressionnante.

Nous sommes tout proches du Mýrdalsjökull dont nous voyons les pentes enneigées. Nous traversons une toute petite rivière dont les rives sont couvertes de mousse vert fluo. Quel contraste entre ce vert fluo de la mousse et le sable noire volcanique.

Nous arrivons au niveau du volcan Mælifell, une montagne recouverte de mousse isolée au milieu de cette plaine de sable volcanique noir et en bordure du Mýrdalsjökull. (Vue Google Maps)

Et par chance il y a un merveilleux soleil qui éclaire ce paysage sublime. Nous sommes seuls et j’en profite pour faire voler mon drone. Manque d’expérience, je ne ferais pas les photos que j’escomptais faire.

Ludo m’a préparé un petit apéro pour fêter mes retrouvailles avec le Mælifell et lorsque je fini ma bière un orage éclate précipitant notre départ.

Volcan Mælifell en bordure du Mýrdalsjökull.

Quelques photos et vidéos avec le drone, puis recueillement devant cette merveille de la nature qui a bien voulu nous montrer son meilleure visage sous le soleil.

Le temps de boire une bière accompagnée d'une tartine de "caviar" et un orage nous pousse à nous mettre à l'abri et repartir.

Nous continuons notre piste, la pluie redouble puis fera place à du soleil.

Nous rencontrons de nouveau un gué et je repars explorer le lit de la rivière. Les islandais ont généralement des 4X4 avec d'énormes roues et passent où ils veulent sans aller explorer les gués ...

Cascade Hólmsárfoss.

Nous prenons une piste que nous ne connaissions pas et découvrons une jolie cascade, Hólmsárfoss.

Nous redescendons vers la cote en direction de Vik et le soleil est revenu, nous en profitons pour aller explorer une petite vallée.

Nous arrivons au bout de la piste et découvrons un camping bien protégé par un cirque naturel et plein d’islandais. Tout autour de nous les roches volcaniques sont creusées de cavités, ont des formes étranges et ce paysage évoque vraiment la mythologie islandaise peuplée de trolls et d’elfes.

La baie de Vik.

Nous trouverons à Vik une guesthouse ne payant pas de mine à l’extérieur mais très cosy, bien aménagée et chaleureuse à l’intérieur.

Islande – L’aventure continue (Page 6)

Le volcan Mælifell en bordure du glacier Mýrdalsjökull.

L'Islande.

Hrauneyjar.

Roches dégradées

Aujourd’hui le ciel est plombé, bouché, bref on ne voit pas à 100 m ! Nous quittons notre sympathique guesthouse, direction Landmannalaugar. Dès que nous prenons un peu d’altitude, c’est encore pire car la pluie s’installe et la visibilité est encore plus réduite. C’est l’Islande ! Attends 5 minutes et il fera beau …. Un peu raté aujourd’hui.

La piste travers d’anciens champs de lave recouverts d’une épaisse couche de mousse et le climat de l’Islande prend tout son sens.

La mousse aime la pluie et nous en avons la preuve sous les yeux.

gorge d'Elgjá

Nous prenons la piste qui serpente dans la gorge d'Elgjá.

C’est en fait une fissure volcanique, très ancienne, très large (600 m), très longue (75 km) et profonde créée par la tectonique des plaques.

Les plaques nord-américaine et eurasienne, s’éloignant l’une de l’autre, sont à l’origine de cette immense faille et des 19,5 km3 de lave qui se sont répandus par cette fissure sur une superficie de 781 km2.

Vu le temps peu propice à une randonnée dans cette gorge, nous continuons en direction de Landmannalaugar.

A Landmannalaugar, nous ne nous arrêterons pas non plus car nous connaissons bien ce lieu aux paysages extraordinaires … sous le soleil !

Là, c'est complètement bouché et il pleut !

Nous continuons, toujours en direction du nord, et passons par la grande retenue hydraulique de Þórisvatn (ou Thórisvatn).

Le barrage était en construction lorsque nous y étions passés, maintenant ce barrage produit de l’électricité surtout pour la période hivernale.

Et nous voilà parvenus à Hrauneyjar, la dernière halte quand on prend la piste Sprengissandur (route F26) en direction du nord avant le désert des hautes terres.

Cet hôtel, restaurant, bar, station essence, nous à accueillit plusieurs fois lors de nos périples. C’est donc avec nostalgie que nous y retournons boire une petite mousse.

Après cette petite pausée nous reprenons la route et passons au pied du volcan Hekla.

C’est la terreur des volcanologues car les éruptions sont soudaines, pratiquement jamais précédées d’épisode sismique ou ces épisodes précédent de très peu l’éruption (30 minutes pour la dernière).

De plus ses éruptions sont intenses et entraînent des pollutions et décès dans le cheptel des agriculteurs.

Le volcan Hekla.

Visite d’une ancienne ferme et chapelle construites en tourbe puis nous trouvons une chambre dans une guesthouse dans le petit village juste à côté d’une piscine municipale.

Nous en profitons pour un petit bain dans le jacuzzi à 37°C ce qui est vraiment dans la culture islandaise.

Lieu de rencontre et de discussion, les islandais adorent se retrouver dans les eaux chaudes hiver comme été.

Retour sur Reykjavik.

Boue séchée

Notre première halte est pour les chutes de Gulfoss situées sur la rivière Hvítá. Lors de nos premières visites, il n’y avait qu’un parking en terre battue avec quelques places. Aujourd’hui nous avons un grand parking goudronné et comportant de nombreuses places pour des bus. Mais tout en vide lorsque nous arrivons. C’est la crise COVID, vraiment très peu de touristes et cela est tout bénéfice pour nous.

Arrivés à Reykjavik, nous rendons notre 4X4 qui nous a vraiment donné satisfaction tout du long de nombre périple.

Cette année nous avons pris ce véhicule chez un loueur islandais. Des prix plus bas que les loueurs internationaux, la possibilité d’avoir une motorisation diesel pour plus d’autonomie. Seul bémol, le véhicule était neuf et trop luxueux pour notre utilisation. Un bon Toyota Hilux nous aurait entièrement satisfaits, mais bon, on ne va pas faire la fine gueule !

Nous avons trouvé une guesthouse en plein centre-ville dans la rue principale et nous partons en balade dans les rues et les places de la capitale.

Le tour est assez vite fait car Reykjavik est petite mais combien agréable de redécouvrir ces petites maisons typiques, la place principale juste à côté du parlement et de la cathédrale, l’opéra, Harpa.

Le lendemain, lorsque nous sortons de l’hôtel, deux jeunes filles chantent de l’opéra dans le hall d’entrée et artistes déambulent déguisés dans la rue.

Il manque tout de même les touristes car à Reykjavík aussi les rues sont clairsemées, il n’y a pas vraiment foule.

Des comédiens animent la rue principale sous l’œil amusé de quelques touristes.

3864 km parcourus, juste une crevaison, pas de galère. Plusieurs fois nous avons changé d'itinéraire car les pistes n'étaient pas encore ouvertes.

Notre parcours en Islande en juillet 2020.

Finalement ce voyage sera très réussi. Peu de touristes (plus de 2 millions l’année passée !) merci la crise COVID et du beau temps ce qui n’est pas gagné en Islande.

Nous avons trouvé rapidement et facilement un logement le soir venu. Les islandais toujours aussi adorables et, cerise sur le gâteau, nous avons pu assister au concert de nos islandais préférés, Àsgeir et Júlíus.

Nous prendrons notre vol de retour très tôt le lendemain avec un petit pincement au cœur, quand reverrons nous ces paysages merveilleux d’Islande ?

Nos premiers voyages en Islande dans cet articles. Nous sommes allés sept fois dans ce merveilleux pays bénit des Dieux.

L’Islande – l’Île bénie des Dieux.

L'Islande au mois de novembre. 15h le soleil se couche.

L'Islande, l'Île bénie des Dieux.

Nos voyages en Islande.

L’Islande se situe sur la frontière de deux plaques tectoniques, celle de l’Eurasie et la plaque Nord-Américaine. Culturellement, j’ai préféré la rattachée à l’Europe. Nous sommes allés sept fois en Islande car nous adorons cette île, ses paysages et ses habitants.

Bien que peuplée d’un peu plus de 300 000 habitants, c’est une pépinière d’artistes comme Björg, Ólöf Arnalds, Àsgeir, Ólafur Arnalds. Un dicton dit que la moitié des islandais écrit et l’autre moitié les lis.

Sept voyages en Islande, ça fait beaucoup de photos. Vous pouvez les voir sur mon site historique de nos vacances. Les premières années, le site est peu évolué.

Lors de notre premier voyage (2003), nous avons fait le tour de l’île, et nous avons tellement aimé que nous y sommes retournés six fois.

Second voyage, road trip en 4x4.

Lors d’un second voyage en 2004, nous partons explorer le centre de l’île avec un 4X4. Belle expédition où nous aurons vu les paysages désertiques du centre de l’île, le "Haut Plateau".

L’Islande est un grand terrain de jeu. Lors de nos voyages en juillet, le soleil estival se couche très tard (23 heures) et même à une heure du matin, on peut sortir et se balader sans avoir besoin d’une torche. Cela est très rassurant quand on s’aventure dans le désert intérieur qui est très peu fréquenté.

Les phénomènes volcaniques sont omniprésents en Islande. Des geysers, solfatares mais aussi volcans parsèment toute l’île et la constitue.

L’Islande est indépendante coté ressource énergétique avec les centrales hydro-électriques mais aussi des centrales géothermiques. Cela permet une production d’hydrogène alimentant certains véhicules comme les bus.

L'Islande en hivers, une expérience !

Un voyage en novembre 2008, profitant d’un pont, pour « voir » comment c’est en hiver. Arrivé le vendredi soir sous une pluie battante, nous trouvons un camping avec de petits chalets bien accueillants.

Le samedi, le temps maussade avec un peu de pluie ne nous a pas découragés pour refaire des routes que nous connaissons bien.

Le dimanche, ciel « presque » sans nuage, nous profitons pour voir des paysages en bord de mer et remonter un peu dans les terres. Le soleil s’était levé vers 9h30 pour se coucher vers 15h30. L’hiver islandais forge le caractère !!!

Je me souviens d'une rencontre avec des chevaux. Notre route passe devant un petit troupeau qui cherche de l'herbe dans la neige. Je les ai approchés et ils sont tous venus à ma rencontre tendant le museau pour quémander une caresse, j'étais fou de joie.

Un passage éclair pour le Marathon de Reykjavik.

Le dernier voyage a été très court. Nous revenions d’Alaska avec une escale à Reykjavík pour faire le marathon de la ville. Grand moment et mon meilleur temps !

Je vous laisse découvrir nos voyages en Islande sur mon site historique en cliquant sur le lien ci-dessous.

Une montagne d'exception dans le centre de l'Islande, Herdubreid.

Un retour en Islande lors de la pandémie de COVID. Redécouverte d'une île bénie des Dieux.