Inde – Retour au Ladakh (1ère partie)

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Retour au Ladakh (1ère partie)

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Situation géographique :

Le Ladakh est un territoire de l'Union indienne, situé dans l'extrême-nord du pays. Sa capitale et ville la plus importante est Leh. L'altitude moyenne de ce territoire dépasse les 3 000 m.

Ce territoire est dominé au nord par les montagnes du Karakoram, au sud et à l'ouest par l'Himalaya. La partie orientale du Ladakh s'ouvre sur le plateau tibétain (notamment le Changtang). Le Ladakh est traversé d'Est eu Ouest par le fleuve Indus.

Les montagnes du Ladakh se sont formées il y a environ 45 millions d'années lors de la collision de la plaque indienne et de la plaque eurasienne.

L'altitude du Ladakh s'accroît vers le nord-est de son territoire, culminant au sommet du Saltoro Kangri à 7 742 m d'altitude.

Dans la même région, le Saser Kangri, haut de 7 672 m, forme le point culminant intégralement situé en territoire sous contrôle indien.

Au sud-ouest du Ladakh, sur le versant himalayen, peut être aussi remarqué le pic de Kun, à 7 077 m d'altitude.

Également appelé le Petit Tibet, le Ladakh est en effet une région de culture tibétaine, dont la population a pour religions principales le bouddhisme pour 40% et l'islam pour 46%. Il se rattache aussi à la région plus globale du Cachemire, un ancien royaume himalayen au cœur de conflits territoriaux entre Pakistan, Inde et Chine.

Inde Ladakh Leh

Voyage jusqu’au Ladakh.

Nous prenons un vol direct de Paris vers Delhi puis un vol intérieur vers Leh.

Arrivée très tardive à Delhi. Le passage de la frontière a été compliqué mais nous y sommes arrivés, l’administration indienne n’a rien à envier à la française !

Puis nous avons rejoint l’hôtel réservé par Ludo proche de l’aéroport pour une très courte nuit.

Lever à 6 heures, le taxi passe nous prendre à 7 heures pour l’aéroport domestique. Une heure et vingt minutes de vol et nous retrouvons Konchok qui nous accueille à la sortie de l’aéroport en compagnie de Angdu, le chauffeur que nous aurons pendant notre séjour.

Je retrouve Konchok qui a été mon guide en 2014, lors du grand trek le long de la rivière Zanskar, puis en 2018 lors du road trip en compagnie de Ludo.

Leh.

Passage par l'hôtel pour déposer nos bagages, puis nous parcourons la vieille ville à la recherche du resto où nous allions dîner régulièrement. Il n’a pas beaucoup changé, toujours la vue sur la place qui est très animée.

Le Dalaï Lama est au Ladakh, nous dit Konchok, et il y a beaucoup d'expositions qui lui sont consacrées, des spectacles de danses traditionnelles tibétaines, les rues sont très animées. Le Dalaï Lama passe en général les mois de juillet et août au Ladakh car il y fait moins chaud qu'à Dharamsala.

Palais de Leh.

Inde Ladakh Palais de Leh et monastère

Pour nous acclimater à l’altitude, plus de 3500 mètres, nous allons visiter le palais de Leh sur les hauteurs de la ville.

Nous gravissons lentement le sentier et les escaliers pour y parvenir. Visite du Palais, la restauration du monument est très aboutie avec des salles d’expositions, des panneaux d’explications sur l'histoire de ce monument accompagnés de nombreuses photos historiques.

Le bâtiment a été restauré avec de nombreuses salles ouvertes au public, c'est nouveau depuis notre dernière visite.

Retour dans l’ancienne ville et passage à l’hôtel pour un peu de repos. Puis nous repartirons pour dîner.

Second jour à Leh.

Monastère de Hémis.

Konchok nous a donné rendez-vous à 9 heures ce matin. Nous avons passé une bonne nuit de récupération au Hearth and Haven Homestay, hôtel bien situé dans le centre de la vieille ville de Leh, au calme. Un très bon rapport qualité/prix, vraiment je recommande !

Nous retrouvons Angdu, notre chauffeur, et nous partons vers le sud-est visiter le monastère de Hémis.

C'est le parcours classique que l'on fait une fois arrivé à Leh, avant d'entamer des treks, ceci pour s'habituer à l'altitude, 3 500 m tout de même !

Toujours aussi magnifique. Le bâtiment principal du monastère d'Hémis est impressionnant. Nous visitons quelques chapelles, je serais un peu déçu car nous n’avons plus l’autorisation de photographier. Certainement qu’il y a eu des abus et nous en payons le prix.

Nous visitons ensuite le musée du monastère présentant des peintures et statues du VIème siècle pour certaines. Très belle collection, l’espace a été refait depuis notre dernière visite, une belle réussite.

Monastère de Tiksey.

Après Hémis, nous allons au monastère de Thiksey. Il ressemble beaucoup au Potala de Lhassa au Tibet, la demeure des Dalaï Lama.

Il y a moins d’interdiction, nous ferons quelques photos dans les chapelles, bien sûr sans utiliser le flash.

C’est magnifique, cela fait trois fois que je viens et je suis toujours surpris par la beauté, l’authenticité et la spiritualité des lieux.

Monastère de Shey.

Inde Ladakh monastere Shey

Nous finissons nos visites par le monastère de Shey puis irons déjeuner juste en face, en compagnie de Konchok et Angdu, avant de rentrer sur Leh.

Nous y retrouvons nos habitudes entre les deux restaurants que nous fréquentions lors de notre dernier voyage. Situés en hauteur, nous avons une vue imprenable sur la grande place et tout ce qui s'y déroule. Et en fin d'après-midi, c'est toujours autant fréquenté et animé.

Nous y dînerons et les spécialités indiennes y sont succulentes. Goûteuses, parfumées, un régal même si c'est parfois un peu trop pimenté.

Sham Trek.

De Likir à Saspochey.

Premier jour de trek. Angdu nous conduit à Likir, le départ de notre trek. Konchok nous dit qu’on l’appelle aussi le Baby trek car il est assez facile. Nous marcherons un peu plus de 9 km en partant de 3 430 m d’altitude pour arriver à 3 650 m, environ 550 m de D+ en 3h40.

Nous sommes bien fatigués arrivés à la guesthouse de Yangthang. Notre hôte nous prépare un petit repas et du thé au lait pendant que nous nous reposons dans la salle commune. Puis nous allons faire un tour dans le village et les environs pour admirer le paysage.

Le massif derrière le village est tout en granit rose orangé et c’est magnifique avec la lumière de cette fin d'après-midi. Tout autour de nous, les montagnes sont diversement colorées, taillées, érodées. On reste un bon moment à contempler tout ça.

A notre retour, l'épouse de notre hôte est rentrée et on la retrouve assise par terre dans sa cuisine à boire une tasse de thé au lait. Elle a servi à Konchok du thé au beurre avec de la tsempa, farine d'orge grillée. Et tous trois discutent en ladakhi, langue très proche du tibétain.

De Saspochey à Hémis Shukpachan.

Après une bonne nuit d’un sommeil réparateur, nous descendons prendre notre petit déjeuner. Du thé au lait, une omelette et des chapatis accompagnés de beurre et confiture.

Une petite photo de «Famille» avant de partir, puis nous suivons Konchok sur le sentier.

À la sortie du village, des villageois en grande discussion à coté du moulin à prières nous saluent. Ils nous autorisent à les photographier.

Nous commençons par descendre une grande pente très raide jusqu’au pied du village. Cent mètres de descente que nous devrons bien sûr remonter de l'autre côté.

Nous suivons tout d’abord une route toute neuve puis un sentier et c’est là que la remontée devient très physique.

Nous arrivons au col Tsermanchan-La (3 859 m) en ayant marcher un peu plus de trois kilomètres et demi mais gravis 345 m pour 100 m de descente.

Le sentier suit la route et de très nombreux treks disparaissent car les routes les remplacent. En 2014, lors de mon grand trek, très peu de routes existaient.

Nous atteignons le village de Hémis Shukpachan et allons directement nous installer dans la chambre du Homestay. La patronne nous a préparé du thé et un petit repas.

Dans l’après-midi nous allons faire une belle balade dans le village et grimpons jusqu’au Bouddha perché sur une colline en compagnie d'un suisse et sa gamine.

Nous poursuivons la balade jusqu'à un petit bois de genévriers en pleine restructuration pour le faire visiter. Les arbres sont très âgés.

Le village est assez grand et les maisons imposantes. Elles sont toutes de style tibétain, toit plat, fenêtres encadrées de boiseries sculptées. Le toit sert à entreposer fourrage et bouses séchées qui sert de combustible.

Retour à la guesthouse.

Départ de Hémis Shukpachan.

Inde Ladakh Confluence Indus Zanskar

Ce matin, petit déjeuner à 8 heures, puis nous quittons Hémis Shukpachan sous la pluie. Nous ne continuons pas le trek car il pleut.

Nous descendons à pied une partie de la route pour profiter des paysages malgré une petite pluie fine intermittente qui ne nous gênera pas finalement, elle s'arrêtera rapidement après notre départ.
Nous marchons environ une heure avant que notre chauffeur, Angdu, vienne nous récupérer et poursuivre notre route vers Leh.

Nous nous arrêtons au point de vue sur la confluence du fleuve Indus et de la rivière Zanskar. Les eaux de l’une comme de l’autre sont assez chargées et bien troubles.

Nous poursuivons et faisons un détour pour visiter le monastère d’Altis.

C’est un très ancien monastère, certaines parties sont du XIème siècle. Dommage que toute photographie soit interdite, mais c’est pour protéger les peintures et statues ayant plus de mille ans. Un des rares monastère en plaine et pas perché dans la montagne.

Retour à Leh.

Inde Ladakh Monastère de Leh. Vue sur Leh.

Nous arrivons à Leh et c’est chez Konchok que nous logerons pour la nuit. Nous sommes accueillis par sa sœur et sa famille. Repas en famille puis Konchok nous conduit jusqu’au monastère qui domine Leh.

Visite des chapelles puis nous redescendons à pied jusqu’au centre ville pour une bonne bière dans notre bar en terrasse.

Retour à pied chez Konchok pour le reste de la soirée.

Sa sœur nous a préparé des momos, plat traditionnel tibétain et ça nous fait vraiment très plaisir de retrouver ce plat.

Vallée de la Nubra.

Diskit.

Inde Ladakh Monastère de Diskit

Ce matin nous quittons Leh pour aller tout au nord, dans la vallée de la Nubra. La route serpente et monte jusqu’au col de Khardung La à 5 602 m.

Il y a de la circulation, mais pratiquement toutes les voitures vont dans le même sens, seuls les camions ralentissent la circulation.

Au niveau du col, c’est la foire d’empoigne, les véhicules stationnés dans tous les sens, un monde fou qui se photographie devant la stèle du col.

Il n’y a qu’au niveau des stupas dominant le col qu’il n’y a pas grand monde. Et on comprend pourquoi, car grimper les dix mètres depuis la route demande vraiment un terrible effort et j’arrive en haut en état d'asphyxie. 5 602 m, je comprends pourquoi !

Nous repartons, descendons dans la vallée de la Nubra et nous nous dirigeons vers le monastère de Diskit.

Nous passons tout d’abord par la gigantesque statue du Bouddha Couronné. Énormément de monde, essentiellement des indiens. Il y a déjà un superbe panorama de là.

Inde Ladakh Monastère de Diskit

Puis nous allons au monastère de Diskit construit à flanc de falaise.

Nous nous arrêtons en premier au niveau de l'immense Bouddha Maitreya dont nous faisons le tour en compagnie de Konchok.

Puis nous reprenons la route pour monter jusqu'au monastère de Diskit.

Même si nous connaissons déjà les lieux, pour les avoir visités il y a huit ans, c’est toujours aussi somptueux et magique.
Le monastère lui-même, à flanc de falaise, ainsi que le paysage qui nous entoure. Cette immense plaine dominée par les montagnes, le tout à 3 500 m d’altitude, c'est grandiose.

Nous visitons le monastère et ses chapelles et profitons de la vue impressionnante sur la vallée de la Shyok.

La vallée de la rivière Nubra part vers le Nord-Est, mais toute la région est connue sous le nom de la «Vallée de la Nubra».

Inde Ladakh Monastère de Diskit

Hunder.

Inde Ladakh Hunder

Nous partons ensuite dans la région de Hunder pour voir les dunes de sable.

Là aussi c’est un peu la foire avec des centaines de touristes indiens venant faire une promenade à dos de chameau. Nous voyons les «caravanes» partir accompagnées d'un guide.

Mais mis à part le tumulte, la vallée envahie de dunes de sable et entourée de montagnes écrasantes est magnifique.

Le balai des files de chameaux chargés de touristes en incessant, ça défile toute les minutes en se suivant.

Les jeunes chameaux accompagnent leur mère ou restent couchés auprès d'elle.

En plus des balades à dos de chameau, il y a tout un tas d'activité comme le tir à l'arc et d'autres jeux sans oublier les buvettes toutes pleines à craquer.

Nous rejoignons ensuite l’hôtel réservé par Konchok dans le village de Hunder et, après nous être installés, nous allons dans le seul bar de ce petit village servant de l’alcool et donc de la bière.

Les chants s’échappant des minarets des mosquées nous rappellent que nous sommes dans une contrée plutôt musulmane, ceci expliquant cela.
Repas et nuit à l’hôtel.

Turtuk.

Ce matin, nous visitons le village de Turtuk. Nous partons de Hunder et suivons la rivière Shyok qui est très chargée, boueuse et tumultueuse.

La vallée que nous descendons est somptueuse. D’immenses sommets nous surplombent et semblent nous écraser. Parfois la vallée devient très large et la Shyok s’étale comme un lac.

Toute la vallée est désertique, aride, la roche est à nue, sans végétation pour la recouvrir. Parfois un îlot de verdure surgit tel un oasis abritant un village.

Ces îlots de verdure sont toujours situés au débouché d’une petite vallée latérale à la Shyok dont les eaux ont été canalisées pour l'irrigation. Grâce à cette irrigation, des champs pour les cultures et les pâturages sont possibles et leur verdure tranche avec le désert qui les entoure.

De temps en temps, nous demandons à Angdu un arrêt pour faire quelques photos et parfois marcher un moment le long de la route pour mieux profiter du paysage.

Inde Ladakh Turtuk

Nous arrivons à Turtuk où il y a un monde fou, essentiellement des indiens.

Nous nous baladons sur ce plateau verdoyant, le traversant en direction du monastère bouddhiste. Il est vraiment tout au bout de ce village musulman.

Turtuk appartenait au Pakistan jusqu’en 1971, date de la guerre entre l’Inde et le Pakistan. Devenu Ladhaki, un monastère bouddhiste y a été construit.

Nous retournons au centre du village pour nous restaurer. Ensuite nous allons voir la mosquée historique pourvue d’un minaret en bois. Ici, il n'y a plus les sourires que nous rencontrions dans le reste du Ladakh. Les habitants que nous croisons nous ignorent ostensiblement. Nous ne nous éternisons pas.

Nous restons un bon moment coincés par des camions militaires qui essaient de se frayer un passage au milieu du tumulte. La façon de conduire et de se comporter sur la route est assez particulière.

Enfin nous reprenons la route du retour vers Hunder et admirons cette vallée sous un nouvel angle et un nouvel éclairage.

Retour à Leh.

Inde Ladakh Diskit

Ce matin nous quittons Hunder pour retourner à Leh. Auparavant, nous visitons les stupas à la sortie de la ville puis allons au Monastère de Diskit pour faire de nouvelles photos, le soleil étant beaucoup plus présent.

Un arrêt pour marcher un peu en direction du village de Khardung, petite oasis de verdure entourée de montagnes arides.

Un autre arrêt au col de Khardung La. (5 620 ou 5 602 m ???).

Il y a nettement moins de monde qu’à l’aller.

Ensuite un dernier arrêt au village de Gonpa. Nous faisons une petite excursion jusqu’au Bouddha qui domine la vallée puis nous descendons à travers les ruelles et les maisons typiquement tibétaines pour rejoindre Angdu et finir notre après-midi à Leh.

Le soir, dîner dans la famille de Konchok où nous faisons connaissance avec son épouse et son fils. Elle nous cuisinera un excellent repas avec des chapatis fait maison délicieux.

Le lendemain, nous partons pour le lac Pangong à l'est du Ladakh.

Inde Ladakh Diskit

Inde – Retour au Ladakh (2cde partie)

Inde Ladakh lac Pangong
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Retour au Ladakh (2cde partie)

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Le lac Pangong.

Route jusqu'au lac Pangong.

Inde Ladakh Monastère Chemrey

Ce matin, nous partons de Leh pour visiter le lac Pangong et sa région, à l’Est du Ladakh.

Le lac Pangong est une vaste étendue d'eau située en marge du plateau tibétain, entre des massifs montagneux périphériques au Karakoram et à la chaîne du Kailash (Gangdise Shan).

Il se situe à une altitude moyenne d'environ 4 250 m, et est endoréique, ses eaux salées ne trouvent pas d'exutoire pour aboutir à l'océan. C'est un lac fermé.

 

Nous empruntons une route déjà bien connue car elle dessert les Monastères de Hémis, Shey et Thiksey.

Konchok nous montre le monastère de Chemrey perché sur un piton rocheux, et nous décidons que nous nous arrêterons au retour pour le visiter.

Inde Ladakh route pour le lac Pangong, Saki Tukshu

En passant au-dessus du village de Saki Tukshu, la vallée est une oasis de verdure entourée de montagnes arides. Les champs jaunes de colza de démarquent sur le fond vert.

La route monte ensuite jusqu’au col de Chang-La à 5 360 m. Ce n’est pas la cohue comme au Khardung-La même si il y a tout de même du monde.

Nous en profitons pour boire un thé au lait puis repartons. Un arrêt pour déjeuner dans un petit resto au bord de route.

La dernière portion de vallée qui monte jusqu’au lac est superbe. Les roches aux teintes très contrastées bordent la route et dessinent un décors fabuleux.

Encore une fois, nous demandons à Angdu un arrêt pour prendre des photos.

Inde Ladakh route pour le lac Pangong

Man.

Inde Ladakh Lac Pangong

Nous arrivons en vue du lac Pangong, le ciel est malheureusement très chargé, quelques gouttes tombent. Mais déjà le spectacle est magnifique.

Les montagnes qui longent la berge opposée sont d’une incroyable beauté. Des zones à l'ombre et d'autres éclairées accentuent les reliefs, nous sommes accaparés par cette vue magnifique. Des vallées en pente douce jusqu'au lac avec quelques reliefs au milieu, nous sommes scotchés au paysage.

Nous arrivons à Man, petit village, et allons nous installer dans un petit bungalow réservé par Konchok.

Tout le long des rives du lac, il y a énormément de villages de vacances, très prisés des indiens.

La plupart proposent de petits bungalows alignés les uns contre les autres, plus ou moins bien construits. Le confort est assez sommaire pour le notre, nous ne ferons pas les difficiles !

On bénéficie, de la terrasse, d’une superbe vue sur les montagnes de l’autre côté du Lac.

Une fois installés, nous allons nous balader sur les rives du lac avec les magnifiques montagnes en face. Nous partons vers l'entrée de la vallée, puis à l'inverse, vers la fin des rives du village.

Le ciel se dégage peu à peu, un vent froid chasse les nuages et nous profitons de la terrasse de notre bungalow des dernières lueurs du coucher de soleil qui illuminent les sommets.

Ludo repartira se balader dans le village et sur les rives du lac. Je suis mal foutu, certainement un peu fiévreux et je reste tranquille dans le bungalow au chaud.

Second jour à Man.

Nuit difficile, 14°c dans la chambre. J’ai eu beaucoup de mal à me réchauffer malgré les nombreuses couvertures et couette sur le lit, j’ai un bon rhume avec un peu de fièvre.

Nous allons prendre notre petit déjeuner en compagnie de Konchok et Angdu dans la salle de restaurant des bungalows. Puis nous prenons la voiture et allons découvrir le village suivant, Merak.

Nous marchons jusqu’au bord du lac en compagnie de Konchok. Le ciel est assez dégagé, alternance de nuages et de ciel bleu. La surface du lac est d'un bleu intense.

Puis retour à Man, on laissera Ludo qui veut revenir à pied sur le dernier kilomètre et ainsi profiter du paysage, je suis toujours patraque...

Difficultés pour trouver un resto ouvert, ensuite nous nous reposons un peu en ce début d’après-midi. Puis Ludo repart en direction du village de Spangmik admirer la chaîne de montagnes.

N’ayant toujours pas la forme, je reste me reposer au bungalow de Man.

Retour à Leh.

Ce matin, nous quittons notre bungalow de Man, longeons le lac Pangong pour la dernière fois et fixons ces fabuleux paysages sur nos rétines.

Il se dégage de ces panoramas à la fois de la puissance mais aussi de la douceur. Les larges vallées qui descendent en pentes douces vers le lac, les petites collines arrondies en plein milieu, mais aussi les sommets qui dominent le tout recouverts de neige.

Nous passons dans la vallée qui descend vers le village de Sakti avec les mêmes montagnes pleines de couleurs que nous avions vu à l’aller.

le monastère de Chemrey.

Nous allons ensuite visiter le monastère de Chemrey bâti au sommet d'une colline.
Konchok nous guide vers les différentes chapelles, apparemment il connaît vraiment bien ce monastère, empruntant des passages cachés.

Ce monastère est vraiment très beau, authentique et bien moins visité que ceux aux alentours de Leh.

Il appartient à l'ordre monastique Drugpa et a été fondé en 1664 par le Lama Tagsang Raschen.

Le recueil de 29 volumes écrits en lettres d'or et d'argent est très célèbre.

Bien sûr nous ne les verrons pas ainsi que la statue de Padmasambhava haute d'un étage.

Mais nous visitons les diverses chapelles, superbes.

Nous quittons le monastère en marchant jusqu'au pied du monastère où nous avons une superbe vue.

Nous nous arrêtons dans un très bon restaurant pour déjeuner, c’est la surprise de Konchok. Nous ne sommes pas habitués à tant de classe lors de nos visites. Très bon repas dans un cadre magnifique.

Puis nous rentrons à Leh et retrouvons l’hôtel Hearth and Haven Homestay toujours aussi calme.

Soirée en ville. Nous sommes étonnés d’apprendre que c’est un jour sans bière et sans poulet (sans viande) … Nous apprendrons le lendemain que les jours de nouvelle lune, pas de viande et pas d’alcool.

À Leh, les jours sans viande ni alcool correspondent aux jours sacrés du calendrier lunaire tibétain. Généralement les 5e, 8e, 15e (pleine Lune) et 30e (nouvelle Lune) jours de chaque mois tibétain. Durant ces dates, la vente d'alcool et de produits non végétariens est proscrite par respect pour les traditions bouddhistes locales.

Le Zanskar.

Route pour Padum.

Inde Ladakh confluence Indus Zanskar

Ce matin nous quittons Leh et remontons le fleuve Indus jusqu’à la confluence avec la rivière Zanskar.

De là, nous remontons la rivière Zanskar par une succession de gorges avec des vues extraordinaires. Cette route est en grande partie nouvelle et n'existait pas lors de notre dernier voyage. Une partie est toujours en cours d’aménagement ou réparation.

Elle suit la rivière Zanskar dans des gorges parfois très étroites. Les travaux semblent sans fin, car sur certaines portions, le terrain est instable avec des glissements, ou bien les torrents ont tout détruit, ou encore une partie de la falaise s’est éboulée sur la chaussée.

Les vues sont sans arrêt renouvelées, les versants arides montrent les strates géologiques torturées, mises à nue par l’érosion et les éboulements.

Les plissements de la roche sont extraordinaires, les couches sont repliées sur elles-mêmes comme du papier, en tout sens.

Nous demandons à Angdu de fréquents arrêts pour prendre des photos, remonter un peu la route ou la continuer à pied en marchant le nez en l'air pour voir les sommets qui nous entourent et nous écrasent, leurs versants bouleversés par l'érosion.

Nous passons devant une source jaillissant de la paroi rocheuse, la cascade Tsomo associée à une légende. L'eau sort d'un plis de la roche et il y en a plusieurs sur ce versant. Le débit est impressionnant. Beaucoup de touristes indiens s'arrêtent pour voir cette cascade.

C'est une des plus belles routes de montagne que nous ayons fait. Une succession de vues spectaculaires.

Nous arrivons en début d’après-midi à Padum en un peu plus de quatre heures de route. Installation dans le même hôtel que lors de notre dernier séjour il y a huit ans.

La patronne, toujours aussi énergique, nous attribue une jolie chambre toute de bois revêtue. C'est très chaleureux.

Nous allons dans le centre ville nous restaurer, puis nous partons pour visiter le Pibiting Gonpa, un temple dans le village à côté de Padum. Il est en pleine restauration, nous ne pourrons pas entrer dans la chapelle.

Retour à Padum, un peu de repos avant d’aller dîner. Journée bien remplie.

Route vers Phuktal.

Ce matin nous partons revoir le monastère de Phuktal, ce sera la troisième fois pour moi. Nous sommes obligés de changer de chauffeur étant dans la région du Zanskar.

Nous avions eu ce même changement de chauffeur lors de notre précédent voyage. Du coup Angdu nous accompagne pour la visite et s'installe à l'arrière de la voiture.
Je me souviens de cette route que nous avions empruntée lors du grand trek le long de la rivière Zanskar. Je reconnais les monastère et le village où nous avions campés.

Le monastère de Bardan.

Nous nous arrêtons pour visiter le monastère de Bardan, perché sur un piton rocheux.

Des travaux s’y déroulent. Nous suivons Konchok qui nous fait visiter les différentes chapelles.

Le monastère de Muney.

Nous reprenons la route et nous nous arrêtons au monastère de Muney où une grande cérémonie a lieu. C’est l'inauguration d’un nouveau stupa en argent et or, que l'on peut observer dans la chapelle où a lieu la cérémonie. Un des moines suis sur sa liseuse les prières récitées.

Nous avions vu la veille des pick-up chargés du stupa et de fervents pèlerins en costumes traditionnels se diriger vers le monastère depuis Padum. Leurs chants retentissaient dans les rues.

Là encore, Konchok nous fait la visite des lieux. Les chapelles sont parfois bien cachées derrière des rideaux, des portes fermées.

Visite du Monastère de Phuktal.

Nous repartons. Cette route est elle aussi nouvelle, elle n’existait pas lors de notre dernier séjour. Certaines parties sont encore en construction, notamment des ponts.

Nous empruntons une piste nous conduisant à un parking et de là, un sentier nous permet d’atteindre le monastère de Phuktal.

La passerelle qui était en construction est finie, nous l’empruntons pour traverser la rivière. L'ancienne passerelle n'est plus praticable et celle que nous avions empruntée en 2014 a été emportée par une crue de la rivière.

Ludo trépigne d’impatience, mais Angdu a décidé de nous faire du thé au lait. Nous nous installons au début du sentier, près du torrent pour déguster le thé au lait d’Angdu.

Puis nous empruntons le sentier bien raide qui monte jusqu’au monastère.

C’est toujours un grand moment d’émotion lorsqu’au détour du sentier la porte du monastère surgit devant nous.

Nous allons nous installer à l'hostellerie du monastère puis déjeunons. Une bonne heure de repos car il est très tôt dans l’après-midi pour monter au monastère. Ludo ira tout de même explorer les lieux et faire des photos, il ne tenait plus en place.

Nous partons tous ensemble visiter le monastère de Phuktal. La zone est toute en travaux. Un nouveau bâtiment est en construction et le monastère lui-même est en restauration.

Konchok nous dit qu’un des bâtiments s’est effondré et celui adjacent à été détruit pour sécuriser l'ensemble. Du coup il y a un grand vide en plein milieu de l'édifice. Les travaux sont en cours pour le consolider et reconstruire les bâtiments. Des photos prises en 2014 et 2018 permettent de voir l'ampleur des dégâts avec ce grand trou en plein milieu.

Passage par la cuisine, je retrouve le même moine qu'en 2014. Il offre à boire et des friandises aux enfants de passage.
Puis nous visitons les différentes chapelles en montant jusqu’au sommet du monastère, la partie voutée dans la falaise.
Lors de mon trek en 2014, nous avions bu l’eau de la source sacrée qui se trouve tout en haut et au fond de la grotte. Mais la source est de nos jours tarie et la grotte fermée.

Nous redescendons et, après un peu de repos, nous repartons sur le sentier qui grimpe sur le même versant à l'opposé du monastère.

Petite balade pour profiter du paysage, les montagnes aux couleurs rouille et la rivière aux eaux émeraude.

Retour à l'hostellerie, puis nous restons en grand moment à admirer la vue sur le monastère, assis sur la petite esplanade en buvant un thé au lait.

Départ de Phuktal.

Ce matin nous nous levons de bonne heure pour voir le soleil se lever et illuminer Phuktal. Il y a déjà beaucoup d'activités, les ouvriers vont couler la dalle d’étage du nouveau bâtiment.
Nous partons, Ludo et moi, sur le sentier qui mène au monastère. Je ferai quelques photos pendant que Ludo progresse et arrive aux portes du sanctuaire. Il sera invité par les moines à monter tout en haut et leur en sera très reconnaissant.

Nous nous rejoignons à l'hostellerie où nous prendrons notre petit déjeuner en compagnie de Konchok et Angdu. Puis nous quittons les lieux pour redescendre vers le parking après le pont qui franchit la rivière Tsarap aux eaux bleu turquoise.

Angdu garde nos sacs pendant que nous partons sur la route qui longe la rive opposée au Monastère.
Nous avons un nouveau point de vue superbe sur la montagne, la falaise et le monastère qui y est accroché. Nous visitons en même temps le petit village de Darsha aux maisons typiquement tibétaines.

Après de nombreuses photos, nous retournons au parking, Angdu nous a fait un thé au lait avant de prendre la route et rentrer à Padum avec notre nouveau chauffeur.

Stongday.

Arrivés à Padum, nous trouvons un restaurant pour déjeuner, puis nous reprenons la route pour Stongday, petit village avec un monastère tout en haut d’un piton rocheux.

Nous nous installons dans un des bungalows de l’hôtel, puis profitons d'un bon moment de repos car en ce début d'après-midi, il fait très chaud et le soleil est intense.
Puis, en compagnie de Konchok et Angdu, nous montons jusqu’au monastère Stongday gonpa.

La montée est ardue, raide, 246 m de dénivelé. Un bon thé au lait nous est servi par un moine à notre arrivée. Angdu se confectionnera un thé au beurre avec de la stampa, la farine d'orge grillé.

La vue sur les champs du village, les montagnes et la plaine est extraordinaire. Vraiment c’est à couper le souffle surtout en cette fin d’après-midi avec la lumière du soleil déclinant.

Notre vue porte jusqu'à Padum et les sommets enneigés qui dominent la ville. À nos pieds, le damier des champs avec toutes les nuances de vert. Au loin, les rayons de soleil passant au travers des nuages, c'est un super spectacle.

Nous restons un bon moment dans le monastère pour visiter les différentes chapelles guidés par Konchok et boire de nouveau du thé.

Nous redescendons doucement à notre bungalow. Nous dînerons au restaurant de l'hôtel où une fête réunit tout un groupe. Très bon repas où nous dégustons des plats que nous ne connaissions pas encore.
Nuit dans notre bungalow.

Le lendemain, nous partons pour Lamayuru.

Inde – Retour au Ladakh (3ème partie)

Inde Ladakh Kangil
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Retour au Ladakh (3ème partie)

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Lamayuru.

Route pour Lamayuru.

Ci contre quelques cartes sur notre itinéraire de Stongday à Lamayuru par de nouvelles routes.

La route passe en premier par les gorges de la rivière Zanskar, puis nous bifurquons sur une nouvelle route passant par une série de col. Les cols de Chochogori La, puis Kong La, Singe La, Bumiktse La et Sirsir La. (Le suffix «La» signifiant col en Ladakhi).

Nous empruntons ensuite les gorges de la rivière Wanlah pour aboutir à Lamayuru.

Ce matin, chauffeur et guide souhaitent partir tôt, 6h30, car une longue et sinueuse route nous attend.

Nous nous levons et nous préparons en conséquence puis allons les rejoindre au petit déjeuner dans la salle du restaurant de l'homestay.

Ce sera une des plus belles routes que nous ayons fait durant nos voyages, vraiment extraordinaire ! Un enchantement pendant plusieurs heures avec des paysages, formations rocheuses, gorges d'une grande beauté.

Nous commençons par reprendre la route en direction de Leh par les gorges de la rivière Zanskar, puis prenons la route en direction du col Chochogori-La, puis le col de Kong-La et enfin le col de Singe-La à 4 955 m d’altitude. Là, c'est une route nouvelle.

Je suis très ému car en 2014, nous avions fait notre randonnée dans l’autre sens et Singe La était un des premiers cols du trek, 4 955 m tout de même !

Il n’y avait ni ligne électrique, ni route et je me souviens que pour parvenir jusqu’à ce col, il y avait un bel effort à fournir.

Konchok et Angdu en profitent pour tendre une grande guirlande de drapeaux de prières au col de Singe-La.

Les paysages pour parvenir jusqu’à Singe-La sont déjà superbes, mais dès la descente de ce col, nous ne savons plus que regarder tellement tout est magnifique autour de nous.

Les montagnes sont découpées en pics acérés, les strates géologiques pliées en tout sens.

Tout le long des routes que nous avons parcourues durant ce séjour au Ladakh, nous verrons de très nombreux travailleurs occupés à la construction de ponts, de parapets, des routes elles mêmes. On retrouve parmi eux beaucoup d'indien du sud, mais aussi des femmes du Ladakh. Leurs conditions sont précaires, logés dans des campements au milieu de nul part, sous des tentes sans confort. Nous lançons des «Jully jully» lorsque nous les croisons, et eux répondent par «Namasté».

Nous continuons vers le village de Photoskar, passons le col de Sirsir-La à 4 800 m.

Nous passons par Sumdo puis empruntons la route qui traverse les gorges de la rivière Wanlah.

Durant tout le trajet, depuis notre départ, nous demandons régulièrement à Angdu un arrêt pour prendre des photos, avoir le temps de contempler le paysage.

Là, dans les gorges de la Wanlah, nous demandons de pouvoir marcher le long de la route une bonne demi-heure pour profiter pleinement de ce paysage de folie.

Je marche le nez en l’air pour voir les sommets et les arêtes acérées qui nous dominent. La roche est incroyable, des nuances de bordeaux et de vert en couches alternées.

Des parois beiges brillantes, d’autres pratiquement noires.

C’est un délire.

Nous terminerons cette route en arrivant à Lamayuru où Konchok a retenu une chambre dans un Homestay proche du village.

Ludo, jamais fatigué, va se balader dans le village. Malgré de nombreux travaux, toujours autant de maison en ruine.

Un peu de repos, puis nous retrouvons le bar où nous allions avec une vue imprenable sur le monastère.

Nous n’aurons pas un beau coucher de soleil, tant pis.
Retour à l’hôtel, dîner.

Monastère Atitse.

Ce matin Angdu nous accompagne jusqu’au monastère Atitse, à quelques kilomètres de Lamayuru.

Konchok nous fait la visite, les chapelles sont bien restaurées, l’ensemble est très authentique.

Avant de quitter le monastère, nous prenons un thé au lait traditionnel sur la terrasse inférieure.

Pour faire un peu d’exercice, nous demandons à Konchok de redescendre à pied la route jusqu’à la nationale. De beaux paysages, quelques plantes que je n’avais pas encore vues.

Une petite ferme entourée de champs d’orge qui ondulent au vent. Un exercice parfait.

Nous retrouvons Angdu et rentrons à notre Om Homestay pour déjeuner.

Monastère de Lamayuru.

Après un peu de repos, nous partons visiter le monastère de Lamayuru.

Situé sur un piton rocheux, le monastère d’un blanc immaculé, entouré de montagnes arides, est magnifique.

En pleine visite, un orage s'abat et nous nous réfugions dans le local du moulin à prières, puis dans le restaurant du monastère. Nous avions terminé nos visites !

Puis nous quittons le monastère en passant par le village qui est en partie abandonné. Beaucoup de maisons en ruines, ce qui me désole car il n’y a pas eu d’amélioration depuis notre dernier passage, il y a huit ans. Nous verrons quelques travaux au bas du village.

Là c'est Ludo qui nous fait la visite car il a exploré la veille le labyrinthite de ruelles au pied du monastère.

Nous rentrons tranquillement à notre Home Stay, puis allons nous installés sur la terrasse du bar restaurant qui domine le paysage et le monastère.

Nous restons un bon moment, j'en profite pour faire le résumé de notre journée en prenant des photos du monastère au coucher de soleil. Les arrières plans sont éclairés alternativement par les nuages qui passent.

Retour à Leh.

Inde Ladakh monastère Basgo

Nous rentrons à Leh, Angdu a une autre tâche à assurer et c'est Konchok qui prend la relève avec sa voiture.

Sur la route du retour, nous nous arrêtons au monastère de Saspul puis à celui de Basgo situé sur un piton rocheux. Ce dernier est en pleine restauration, de gros travaux sont en cours.

Angdu nous dépose chez Konchok où sa sœur nous accueille.

Konchok et Ludo mettent au point la fin de notre séjour, lorsque nous repasserons par New Delhi, nous envisageons d'aller à Agra et visiter le Taj Mahal mais aussi visiter quelques monuments à Delhi.

Au monastère de Saspul, nous voyons d'immenses statues de Bouddha dans une minuscule chapelle.

Dans le monastère de Basgo nous retrouvons aussi une immense statue .

Il n'y a pas beaucoup de monastère ayant des statues aussi grandes. Cela me rappelle notre visite du Potala à Lhassa où les statues étaient gigantesques.

Yangthang.

Puis nous partons en voiture avec Konchok pour le petit village de Yangthang, qui était l'étape de notre première journée de trek.

Super accueil de notre hôte qui nous reconnaît, du coup nous sommes invités à déjeuner dans la cuisine. Nous apprécions cet honneur.

Après déjeuner, une petite balade dans le village où nous rencontrons plein de personnes très âgées. L'une d'elle nous invite à voir la toute petite chapelle. Une paysanne dans un champ d'orge dépasse à peine de l'océan de verdure et discute tranquillement avec une autre villageoise. Elle nous adresse de grand signe en riant.

Retour à notre Home Stay pour le dîner et la nuit.

Ang.

Inde Ladakh Hemis Shukpachan

Aujourd’hui le mauvais temps s’est installé, mais nous décidons tout de même de faire un bout du trek qui était prévu le troisième jour.

Mais au lieu de partir d’Hémis Shukpachan, Konchok nous transporte jusqu’au col et nous commençons notre trek par une grande descente qui arrive au village de Ang.

Konchok vient à notre rencontre et nous rejoignons sa voiture garée à Ang en trois quart d’heure. Vraiment une courte balade.

Monastère de Tingmosgang.

Inde Ladakh monastère de Tingmosgang

Nous partons ensuite pour visiter le monastère de Tingmosgang, mais tout est fermé. Nous profitons néanmoins d’une superbe vue sur les vallées et les nuages qui recouvrent les sommets.

Nous redescendons par l'autre versant et Konchok me fait découvrir une source au fond d'un long tunnel qui descend bien profond.

De gros dégâts, dues aux orages, sont rapportés dans les infos locales. On passera dans une vallée qui avait été ravagée par un orage l’année passée. Pont détruit, route peu praticable. C'est souvent le cas dans les contrées désertiques, les orages font de gros dégats.

Monastère de Likir.

Nous allons ensuite visiter le monastère de Likir. Visite des chapelles du monastère en compagnie de Konchok qui connaît tous ces lieux comme sa poche.

Puis nous allons à Saspol où nous logeons chez une des sœurs de Konchok.

Resto dans la même localité. Repas typiquement indien avec du tofu et une sauce onctueuse au curry.

Monastère de Ney.

Toujours du mauvais temps ce matin lorsque nous nous réveillions, et les prévisions pour la journée ne sont pas optimistes.

À Saspol, une fête est en pleine préparation. Sur le bord de la route des femmes en costumes sont prêtes pour accueillir une personnalité bouddhiste. Elles se laissent volontiers photographier.

Angdu étant toujours occupé, c'est Konchok qui nous conduit au monastère de Ney et nous le fait visiter.

La construction de ce monastère a été initiée par des américains, puis les fonds ont été épuisés et ce sont les habitants du village qui ont financé la fin des travaux.

C’est donc un monastère assez récent.

Monastères de Stok.

Inde Ladakh monastère de Spituk

Puis nous repartons et traversons l’Indus en direction du monastère de Stok.

En prenant de l’altitude, la vue sur la vallée de Leh est superbe. Nous passons devant le musée de Stock, puis montons jusqu’au monastère de Stok et la statue de Bouddha qui domine tout.

Vue sur les montagnes qui entourent Leh, les pentes envahies par le sable. La piste de l’aéroport et le monastère de Spituk sur son piton rocheux.

Nous voyons aussi l'immense palais de Stock transformé en hôtel luxueux.

Nous rentrons à Leh et Konchok nous accompagne jusqu’à notre hôtel, Hearth and Haven Homestay.

C’est la troisième fois que nous réservons une chambre, le rapport qualité prix est excellent, bien situé dans le centre ville et très calme.

Déjeuner puis quelques achats à Leh en parcourant les rues et ruelles. Dîner dans notre resto habituel en terrasse.

Inde Ladakh Stok Bouddha

Monastère de Spituk.

Ce matin, nous partons visiter le monastère de Spituk proche de l'aéroport.

Puis nous partons voir le Shanti Stupa qui domine Leh. Beaucoup de monde, des pèlerins et des touristes essentiellement indiens.

Pour la dernière journée à Leh, nous retournons au village de Gonpa et ses jolies maisons tibétaines, puis au Palace de Leh sur les hauteurs de la ville.

Et nous atteignons la fin de notre séjour au Ladakh. Le lendemain, c'est Angdu qui nous conduit à l'aéroport car Konchok est parti voir son père très malade.

Fin de séjour au Ladakh.

Inde Ladakh Palace Leh

Nous prenons le vol qui nous ramène à Delhi et, après quelques jours dans la capitale indienne, nous repartons sur la France.

Je survole, avec un pincement au cœur, une dernière fois ces paysages extraordinaires du Ladakh, désertiques, montagneux avec ces oasis de verdure et ces monastères perchés, presque inaccessibles.

Je garde en moi tous les sourires qu'on nous a donné et que nous avons rendus, cet accueil et cette hospitalité que nous avons eu. Les «Julley julley» lorsque nous croisons des ladakhis, le bonjour local.

Encore un grand merci à mon ami et guide Konchok qui nous a accompagnés tout le long de nos voyages et a su nous faire découvrir son pays, le Ladakh, le petit Tibet. Il nous a imprégné tout le long de nos séjours de cette culture bouddhiste pleine de bienveillance et de sagesse. L'accueil dans sa famille a été authentique et chaleureux, nous en sommes très reconnaissants.

Suite à ce troisième voyage au Ladakh, je me dit qu'il reste encore des lieux à découvrir et surtout pouvoir se replonger dans cette culture de paix et sérénité dans un monde où elles manquent tellement.

Inde – Konchok, guide in Ladakh and Zanskar

Ladakh
India Flag

Konchok, guide in Ladakh and Zanskar

India Flag
Ladakh

Jully, jully.

I am a guide in Ladakh and Zanskar and I would like to introduce you to my wonderful country nestled in the Himalayan mountains.

I can organize for you stays for individual groups or companies.

These trips can be done by jeep safari or trek. I also organize discovery stays on mountain bikes.

Go to my contact page where you will find my contact information.

Phone: +919 419 871 036   or   +919 622 970 072

Visit my contact page to find out about my guide activities and the programs of my treks and discoveries in Ladakh.

Jully, jully.

Je suis guide au Ladakh et au Zanskar et j'aimerais vous faire découvrir mon merveilleux pays niché dans les montagnes himalayennes.

Je peux organiser pour vous des séjours pour des groupes individuels ou des entreprises.

Ces voyages peuvent se faire en jeep safari ou en trek. J'organise également des séjours découverte en VTT.

Rendez-vous sur ma page contact où vous trouverez mes coordonnées.

Téléphone : +919 419 871 036   ou   +919 622 970 072

Visitez ma page contact pour connaître mes activités de guide et les programmes de mes treks et découvertes au Ladakh.

Ladakh

J'ai effectué deux voyages au Ladakh et Zanskar en compagnie de Konchok, vous pouvez consulter l'article qui leur est consacré ici ainsi que les photos sur ce site.

Un premier voyages en groupe où nous avons suivi la rivière Zanskar sur 300 km de trek en autonomie. Très belle expérience dans des paysages fabuleux avec plusieurs cols à plus de 5 000 m, j'ai adoré ce trek. Les paysages étaient sublimes au travers des massifs de l’Himalaya, les temples bouddhistes, les moulins à prières. Rencontre avec des paysans dans des contrées reculées accessibles uniquement par des sentiers. Le bonheur de la marche dans des paysages d'une beauté absolue, le silence qui permet de se retrouvé et plonger dans sa nature profonde.

Puis un second voyage en individuel organisé par Asie OnLine, toujours avec Konchok comme guide que j'avais demandé à l'agence. Nous avons fait un grand périple dans des paysages magnifiques. Une grande boucle où j'ai retrouvé des paysages, des temples que j'avais découvert lors du premier voyage, mais aussi des nouveaux car nous sommes passés par des routes.

Inde – Le Ladakh & Zanskar

Ladakh Zanskar, Monastère de Kharsha. Un petit moine joue de sa cape avec le vent.

Ladakhak & Zanskar.

Deux voyages effectués au Ladakh et au Zanskar.

Le premier voyage au Ladakh et Zanskar effectué lors d'un grand trek en groupe organisé par Huwans.

Ce trek était intitulé : « la grande traversée du Zanskar ». Nous avions en effet suivi le cours de cette rivière sur près de 300 km accompagnés de deux guides, un cuisinier et ses deux aides ainsi que deux muletiers pour transporter nos sacs ainsi que les tentes, les ustensiles de cuisines et la tente mess pour prendre nos repas. Ce voyage avait duré trois semaines.

Dans ce nouveau voyage, effectué en juillet 2018, nous avons visité cette région en voiture avec guide et chauffeur. Lors de l’organisation de ce voyage par l’agence Asie-online.com, j’avais demandé à notre contact d'avoir à nouveau l’un de nos guides, Konchok, d’origine ladakhi.

Lors de ces deux voyages, nous sommes arrivés à la capitale du Ladakh, Leh, située à 3300 m d'altitude.

Pour ces deux voyages, nous avons commencé par visiter les monastères situés aux alentours de la capitale avec Hémis, Thiksey et Shey. Ceci nous permettant de nous acclimater à l'altitude relativement élevée, allant de 3 500 m à 5 000 m lors des passages de col.

Premier voyage effectué en groupe: La Grande traversée du Zanskar.

Lors du premier voyage, nous avions visité le Monastère d’Alchi puis nous étions partis sur Lamayuru, visitant le monastère puis le lendemain débutait le trek en lui-même.

Partis à pied de Lamayuru, nous avions fait un petit trek de mise en condition jusqu'à Wan la où un véhicule nous attendait. Nous avions visité le monastère de Wan la puis étions partis en minicar vers Photoksar en passant par les gorges de Yapula aux roches très colorées, puis le col de Sirsir la puis enfin Photsksar où nous établissions notre premier campement.

En ladakhi, le nom des cols finit toujours par « la » qui veut dire col dans cette langue.

Nous enchaînerons par la suite les journées de trek, plus ou moins longues, avec plus ou moins de dénivelé en remontant la rivière Zanskar. Passage de plusieurs cols à plus de 5 000 m, certaines étapes ont été très physiques.

Nous avions terminé nos treks à Zanskar Sundo après plus de 12 heures de marche car nous avions fait deux étapes en une. En effet, le lieu où nous devions camper était occupé par les travaux de construction de la route et peu propice à trouver un emplacement pour nos tentes.

C’est ici que nous avons dit au revoir à toute cette petite compagnie qui nous avait assisté tout le long de notre parcours et en particulier à Konchok, le guide que je retrouverai lors d'un second voyage. Un véhicule nous conduira jusqu’à Manali, fin de notre périple le long de la rivière Zanskar.

Dernière photo de notre équipe, de gauche à droite: Le cuisinier, les deux muletiers, Nono, Konchok, le second aide du cuisinier et Bikash. Merci à cette équipe à nos petits soins tout le long de notre périple.

Second voyage effectué en individuel.

Le second voyage, en juillet 2018, commence de la même façon.

Accueil à l’aéroport puis transfert à l’hôtel où je retrouve Konchok qui sera bien notre guide durant ce séjour.

Nous ne restons pas souvent sans rien faire, donc après une petite douche, nous partons visiter Leh et Konchok nous conduit, en voiture, jusqu’au monastère qui domine la ville. Nous redescendons à pied pour dégourdir un peu nos jambes et flânons dans les rues de Leh.

Le lendemain, nous partons pour visiter les monastères de la région de Leh pour une acclimatation en douceur à l’altitude.

Monastères des environs de Leh.

Je redécouvre les splendeurs des monastères d’Hemis et Tiksay et du Shey Palace.

Le contraste entre les montagnes désertiques et la plaine verdoyante s’explique par les canaux d’irrigation qui captent l’eau descendant des montagnes et arrosant les cultures. Ces canaux sont très anciens et la population a souvent des difficultés pour les entretenir. On retrouvera de l’orge, du colza et des cultures maraîchères. Parmi des arbres, on trouve des peupliers et des saules qui sont très utilisés pour la construction.

Vallée de la Nubra.

Nous partons, le lendemain, de bonne heure dans le nord pour la vallée de la Nubra en passant par le col de Kardung la, le col carrossable le plus haut du monde (18 380 pieds) à 5 602 m.

Un impressionnant convoi de camions militaires nous précède, ils vont vers la zone frontalière avec le Pakistan, zone sous tension qui constituera une limite à nos visites.

Arrivés à Sumur, nous allons directement à notre hôtel déposer nos bagages puis repartons pour visiter le monastère de cette bourgade. L’hôtel est simple et agréable, notre chambre donne sur un joli potager entouré de grands peupliers. Le monastère Samstenling n’est pas très ancien et nous retrouvons le style tibétain que nous affectionnons tant.

Les sources chaudes de la vallée de la Nubra.

Le lendemain, nous partons pour visiter d’autres temples. Nous passons en premier par des sources d’eau chaude et j’en profite pour un petit bain très agréable. A l’hôtel il n’y a qu’une douche et ce matin que de l’eau froide…

Malgré l’odeur d’œuf pourri, cette eau chaude n’est pas d’origine volcanique mais tellurique. Des failles font descendre l’eau des montagnes très profondément à la rencontre des gaz magmatiques avant de remonter en surface. Le massif de l'Himalaya est toujours en surrection. La plaque indo-australienne remonte vers le nord et rencontre la plaque eurasiatique avec pour conséquence la formation de cette immense chaîne montagneuse.

Monastère de Diskit.

Nous arrivons au monastère de Diskit et Konchok nous amène dans le réfectoire où on nous offrira une tasse de thé. Au choix, massala thé, très parfumé et sucré, ou thé au beurre de yak, plus difficile à apprécier. Cela ressemble plus à un bouillon salé parfumé au fromage un peu rance qu’à du thé !

Visite du monastère avec plusieurs chapelles, puis on parcourt les allées où on a une vue impressionnante sur la vallée. Enfin, on redescend pour aller voir cette immense statue du Bouddha du futur de 32 m de hauteur. La ferveur des ladakhis s’exprime par la construction de nouvelles statues ou de temples. Très colorée, cette statue est impressionnante. Juste à côté il y a la résidence du Dalai Lama qu’il occupe lors de ses visites.

Les Chameaux de Hunder.

Nous reprenons la route pour voir les chameaux au niveau de Hunder, très prisés par les touristes indiens, des dunes de sables, puis retour à notre hôtel.

Thé au monastère de Diskit.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.

Départ pour Lamayuru.

Le lendemain nous rentrons à Leh par la même route. A Leh, nous découvrons un restaurant bien sympathique avec une belle terrasse, surplombant sur la rue principale, qui deviendra rapidement notre « cantine ». Le bien nommé « La Terrasse »

Le lendemain, direction Lamayuru. Passage par la gorge où l’Indus rencontre la Zanskar River.

L’Indus prend sa source au Tibet au pied mont Kailash. Nous le retrouvons ici et les souvenirs de ce voyage extraordinaire  au Tibet pour la Corah du Mont Kailash reviennent. Souvenirs aussi de nos guides tibétains. Nous avions eu la chance de retrouver le second lors d’un troisième voyage.  Wang Chang et Tempa. Nos chauffeurs, Tse Se et Sempa. Allez jeter un œil à ces voyages au Tibet … Que de merveilleux souvenirs, que d’émotions, des rencontres. Avec notre guide et notre chauffeur mais aussi avec les gens de passage qui sourient, vous lance Tachidele avant même que vous ayez levé les yeux pour voir leur beau sourire. Notre porteuse (on avait honte de faire travailler une femme !!!) Sandja, qui a accompagné Ludo, la main dans la main sur deux jours, complètement surréaliste !

Voyage au Tibet en 2009.
Voyage au Tibet en 2010.

Monastères de Likir et d'Alchi.

Sur ces souvenirs nous partons visiter le monastère de Likir puis celui d’Alchi.

Je retrouve avec grand intérêt ce monastère très ancien que je n’avais pas eu le temps de bien visiter la première fois. Seul regret, il n’est pas possible de faire de photo dans Alchi. Les peintures et sculptures sont très anciennes, du 10ème siècle pour certaines, et donc très protégées.

Avant de retourner à notre hôtel, Konchok nous fera découvrir un ancien palais royal dans le petit village, mais aussi un bar avec terrasse qui nous servira une bonne bière fraîche bienvenue avec cette chaleur.

Quelques photos de l'intérieur du monastère d'Alchi extraites du livre: "Alchi, The living heritage of Ladakh"

Route pour Kargil.

Nous reprendrons la route le lendemain, direction Kargil. Passage par Lamayuru, les cols de Fatula (4 108m) et Namik La (3 718m), Mulbek et son Bouddha sculpté dans la roche. Cette route est magnifique, avec des sommets découpés, des versants colorés.

Nous arrivons à Kargil où nous nous installons dans le meilleur hôtel de la ville (on imagine ce que peuvent être les autres !) puis nous allons nous balader en ville. Cette ville musulmane est pour le moins très peu accueillante et dénote des précédentes villes que nous avons visitées. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres, pas un sourire, pas un bonjour. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’hôtel où l’ambiance n’est pas meilleure. Même Konchok ne semble pas être à l’aise.

Nous avons dit au revoir à notre chauffeur Angdu à l’arrivée à Kargil car à partir de cette ville, nous devons avoir un chauffeur de la région pour aller dans le Zanskar jusqu’à Phuktal.

Nouvelle étape, à partir de Kargil, nous prenons la route et allons visiter un village bouddhiste abandonné que nous contemplerons avec nostalgie en pensant aux habitants qui jadis cultivaient ces terres si ingrates car sur des coteaux très escarpés et en altitude.

Les bouddhas de Karste Khar et Mulbeck.

Nous ferons un détour par le village de Kartse Khar et sa citadelle en ruine mais surtout un autre Bouddha sculpté dans la roche, comme à Mulbeck, mais situé en territoire musulman. Konchok nous parlera des craintes de la population bouddhiste de voir ce Bouddha finir détruit comme ceux en Afghanistan, dynamités par des fanatiques.

En reprenant la route, nous passons un pont où dépasse une lame de métal qui endommage le réservoir de carburant du 4X4. Arrêt obligé pour réparer, nous resterons en bordure d’un petit village musulman et à plusieurs reprises nous sentirons que notre présence n’est pas la bienvenue par les gestes agressifs ou regards sombres et insistants. Seules trois jeunes filles semblent intriguées et restent vers nous à nous observer.

Nous repartons soulagés de n’être pas obligés à un arrêt forcé dans cette contrée peu accueillante. Seules les femmes de ce village nous font de grands signes et nous disent bonjour dans de grands éclats de rire.

Route pour le monastère de Rangdom.

Nous reprenons notre route et passons par une vallée très encaissée nous menant au monastère de Rangdom où nous passerons la nuit dans des tentes luxueuses.

Route de Khargil à rangdom.

Tout le long de cette route somptueuse, nous verrons plusieurs glaciers qui descendent de hauts sommets. Certains dépassent les 7000 m. (le Kun 7 087m et  le Nun 7 135m).

La vallée est un défilé de gorges, sommets avec neiges éternelles, pâturages. Nous nous arrêtons souvent pour prendre quelques photos.

Yak dans la vallée du zanskar.

Nous arrivons à Rangdom en fin d’après-midi et le soleil est déjà bien bas. Le temps perdu pour la réparation du réservoir nous a fait rater de belles photos des montagnes colorées par le soleil couchant. Nous nous installons dans notre tente puis allons faire un tour au monastère mais que nous découvrons fermé.

La vue du haut embrasse toute la plaine. Quelle quiétude, sérénité. Là encore le temps semble s'être arrêté.

Ce monastère se situe à la croisée de cinq vallées sur une petite colline. Nous irons le visiter le lendemain matin, pour le moment nous descendons au réfectoire pour dîner.

Avant de repartir, nous allons visiter ce monastère. En montant sur le toit, nous avons une vue à 360° sur les cinq vallées qui se rejoignent, les montagnes colorées sont somptueuses mais le soleil les éclaire pas encore. Nous ferons des photos lors du retour.

Vallée de Rangdom.

Route pour Padum.

Col de Penzila.

Nous reprenons notre route, passons par le col de Penzila (4 267 m).

La vallée que nous suivons est toute aussi belle que la veille. Nous avons le temps d’admirer le paysage car nous roulons lentement sur cette piste difficile. Petit arrêt, nous partons à pied vers un campement nomade.

Un berger prépare du beurre dans une barate en chantant, un bébé yak attend patiemment le retour de sa mère, un autre vieux berger surveille le fromage de yak qui sèche au soleil. Nous avons l’impression que le temps s’est arrêté une fois de plus.

Padum.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Padum, capitale du Zanskar. Installation à l’hôtel puis nous partons visiter les lieux. Je retrouve le champ où nous avions campé lors de mon premier voyage. Pas une seule tente, tout est désert.

Avec bien des difficultés, je retrouve le rocher où sont gravés des Bouddhas. Plus rien ne l’indique, les lieux semblent complètement abandonnés. Pourtant ces sculptures sont très anciennes, elles dateraient du 8ème siècle.

Vallée de la rivière Zanskar.

Le lendemain est consacré à des visites dans la vallée du Zanskar.

Nous passons devant des massifs montagneux présentant d’impressionnants plissements de la roche. C'est la fameuse rencontre de la plaque indo-australienne et eurasiatique, le choc est titanesque et bien visible.

Un pont enjambe la Zanskar qui à ce niveau présente un très fort débit.

Village de Zangla Khar.

Nous poursuivons jusqu’au village de Zangla Khar, prenons le thé à la nonerie puis allons visiter le petit temple. Au niveau de ce village se trouve le Zangla Khar Palace, ancienne résidence du roi.

Une partie a été restaurée, mais il y a beaucoup encore à faire. J’avais vu ce palais de la rive opposée lors de mon premier voyage. Seul le petit temple intérieur est vraiment bien entretenu. Du haut de ces remparts, la vue est exceptionnelle. Nous redescendons à pied jusqu’au village.

Nous poursuivons notre route jusqu’au monastère de Stongday perché sur un piton rocheux. Visite des temples puis nous profitons de cette vue exceptionnelle pour prendre des photos.

Les champs cultivés en contre bas ont des formes arrondies et Konchok nous explique que cela est due à l’arrosage qui noie le champ mais n’arrive pas toujours jusqu’aux limites.

Retour à Padum, passage à l’internet-café puis apéro et dîner.

Sur le toit du monastère, en attendant que le festival commence, un petit moine vient observer les visiteurs qui arrivent et joue de sa cape dans le vent.

Un petit moine sur le toit du monastère à Karsha.

Monastère de Kharsha.

Aujourd’hui, nous partons au monastère de Kharsha où a lieu un festival.

Nous commençons par visiter le monastère puis allons à la nonerie situe à côté où on nous offrira du thé.

Retour au monastère de Kharsha par un petit sentier et nous nous installons pour le spectacle du festival.

Le monde afflue et s’installe tout autour de la place centrale. Il y a foule et bientôt plus aucune place n’est disponible, même les toits sont pris d’assaut.

Le spectacle commence et durera plusieurs heures.

Des danses costumées, des présentations d’animaux, de la musique, des percussions. Les traditions sont complexes pour nous et difficiles à comprendre.

Trois couples sont présents et ils seront honorés par des dizaines de kata (écharpes blanches) déposées autour le leur cou.

Ces couples effectuent une danse pendant que le public afflue pour leur passer des kata qui s'entassent à les recouvrir complètement.

Ils finiront complètement recouverts de ces écharpes. Les trois femmes ont revêtues des habits traditionnels avec une coiffe décorée de nombreuses turquoises.

Les jeunes moines participent ou s’endorment, l’atmosphère est bon enfant. Nous redescendons pour nous restaurer puis repartons à Padum.

Un petit moine sur le toit du monastère à Karsha.
Ladakh, Monastère de Phuktal.

En route pour le monastère de Phuktal.

Aujourd’hui, nous partons pour le monastère de Phuktal. Nous allons jusqu’à la fin de la route en construction puis partirons à pied.

Cette route, est impressionnante. Elle longe la falaise et nous passons parfois tout près du bord du précipice lorsque nous croisons un autre véhicule, sueurs froides !!!

Nous partons pour un trek d’environ trois heures.

En contre-bas nous voyons des muletiers décharger leur monture de l’autre côté de la rivière pour traverser sur un pont de fortune avec leur chargement sur le dos et remonter sur l’autre versant et recharger d’autres mules et ânes. Impressionnant !!!

Le sentier grimpe jusqu’au village de Chaa puis continue sur la rive gauche de la rivière Starap.

Nous atteignons un col et voyons Purney, petit village où nous avions campé lors de mon premier voyage, je reconnais le champ où nous avions planté nos tentes. C’est aussi dans ce village que vit Dolma, la jeune femme qui accueille Frédéric Lopez et Gilbert Montagné de l’émission « retour en terre inconnue »

Sur le sentier vers Phuktal.

Phuktal.

Nous continuons vers Phuktal, les parois rocheuses prennent une teinte rouge qui tranche avec le bleu turquoise de la Starap. Au loin je vois un petit îlot de verdure, nous ne sommes plus très loin.

En contre bas, de nouveau un pont suspendu qui m’intrigue. Konchok me dira que le pont que j’avais franchi il y a quatre ans a été emporté par une crue subite et que celui-là le remplace en attendant la future route et un nouveau pont en dur.

Et au détour du sentier, Phuktal s’offre à nous. Majestueux, accroché à la paroi, c’est une vue magnifique qui dégage quiétude et sérénité mais aussi ferveur car pour aller construire un monastère dans cette falaise, il fallait avoir beaucoup de ferveur !!!

Nous nous arrêtons en premier à l’hôtellerie du monastère. Par chance il y a des chambres et nous nous installons avant de repartir visiter les lieux.

Konchok nous conduit et nous montons tout en haut de Phuktal, découvrons les différentes chapelles avec leur Bouddha, la cuisine, la bibliothèque, les couloirs souterrains. Tout en haut du monastère il y avait une source et j’y avais bu quatre ans auparavant. Mais là, la source est tarie et pas une goutte ne sort … déception !

Nous continuons notre visite, Konchok, accompagné d’un moine, nous conduit dans une autre chapelle. Le moine ouvre le verrou de la porte et nous entrons. La statue de Bouddha est très belle, mais nous ne pourrons pas faire de photos. Il y a dans cette chapelle une plaque à la mémoire de Csoma Körös qui resta dans ce monastère deux ans afin d’y écrire son dictionnaire de grammaire tibétaine.

Encore quelques photos à l’extérieur, et nous redescendons en prenant notre temps et faire des photos pour immortaliser le moment et le lieu.

Nous arrivons en plein office. Pendant que les adultes psalmodient les écris de Bouddha, les petits moines décrochent un peu et jouent entre eux à se faire des blagues.

Plusieurs fois durant nos voyages nous avons assisté à ces offices où les petits moines sont assez turbulents. Mais ce n’est pas du laxisme, c’est de la bienveillance, de la tolérance envers la jeunesse.

La vie monastique est dure pour des enfants, lever très tôt, nombreux offices, corvées de ménage. Mais il y a aussi les moments où ces petits moines jouent entre eux, se détendent, se baladent.

Les parents confient leur enfants au monastère pour leur assurer une vie moins difficile que la leur.

Konchok nous propose d’aller dans le village en face pour faire d’autres photos.

Nous voilà en chemin et nous devons passer sur ce pont qui parait bien fragile et précaire. Konchok passe le premier et je le suis ainsi que Ludo. Les doigts dans le nez !!!

Ce point de vue du monastère nous permet de faire quelques photos avec de la verdure mais aussi d’être plus de face et de voir d’avantage  de détails.

En chemin nous rencontrons quelques villageoises accompagnées de leurs enfants. Elles travaillent dans les champs pendant que les enfants jouent au bord du champ en mâchant des racines comme des friandises.

Hôtellerie de Phuktal.

Nous rentrons à l’hôtellerie par le même pont qui finit par nous faire rire. Certains petits barreaux ont été remplacés par des branchages et en passant on fait bien attention de ne pas marcher dessus par peur de passer au travers.

Pas de bière à l’hôtellerie (du monastère !!!), on prend donc l’apéro avec un massala thé en se plaçant pile en face du monastère. Va et vient des moines, arrivée de touristes et ce monastère qui emplit toute notre vue.

Nous décidons d’aller au-dessus des falaises qui nous dominent. Je finis le chemin jusqu’en haut et prends quelques photos mais le soleil est déjà couché et je redescends un peu déçu, demain peut-être sera mieux.

Nous restons à l’extérieur devant le monastère jusqu’à la nuit tombée pour ne pas en perdre une miette.

Repas en compagnie de Konchok puis un dernier regard au monastère qui s’endort lui aussi, nous filons dans notre chambre.

La route de retour vers Padum.

Le lendemain nous voulons faire quelques dernières photos.

Ludo préfère aller au monastère où tout ce petit monde s’affaire et de mon côté je préfère retourner sur les hauteurs pour voir si le point de vue de la veille avec le soleil levant est propice à quelques beaux clichés.

Raté, je suis à contre-jour, les photos ne seront pas top. Mais je garde un super souvenir de voir le soleil éclairer doucement les bâtiments de Phuktal comme un voile qui se lève lentement sur un décor de rêve.

Bon, il faut redescendre, Konchok va nous attendre pour le chemin du retour.

 

Le chemin pour revenir à la voiture nous semble plus court, nos pensées sont toutes sur les souvenirs de ce lieu extraordinaire et nous arrivons rapidement à la voiture.

Petit arrêt dans un restaurant de chantier pour un massala thé servi par un moine puis nous reprenons la route.

Notre chauffeur est là, toujours aussi sympathique (!!!)

Retour à Padum.

Retour à Padum par la même route vertigineuse, quelques arrêts pour visiter d’autres monastères, Muney, Bardan et arrivée à notre hôtel où les propriétaires nous accueillent chaleureusement.

Ça sent la fin du voyage, nous repartons en reprenant les mêmes routes, snif !!!

A la sortie de Padum, nous visitons le monastère de Sani Kani Khar et une statue de Bouddha trônant au milieu d’un petit lac.

Nous reprenons cette route qui file dans la vallée encaissée jusqu’à Rangdom. Nous y arrivons plus tôt qu’à l’aller, et nous faisons une belle balade pour photographier ces montagnes multicolores jusqu’au coucher du soleil.

Repas puis nuit sous notre tente de luxe.

Au monastère de Rangdom.
Guy & Ludo

Retour à Lamayuru.

De nouveau une longue route nous attend aujourd’hui pour retourner à Lamayuru.

Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Kargil et le chauffeur tire un peu la gueule !

Nous reprenons cette route fabuleuse qui suit la vallée bordée de sommets impressionnants et ferons une halte à Mulbek pour nous restaurer.

La fin de cette journée de route est plutôt tumultueuse, notre chauffeur conduit à tombeau ouvert jusqu’à Lamayuru certainement pour manifester son mécontentement de ne pas nous être arrêté à Kargil.

Après-demain un autre chauffeur, venu de Leh, prendra le relais et nous quittons celui-ci sans regret. Installation à l’hôtel puis petite balade de reconnaissance et enfin apéro sur une belle terrasse.

Lamayuru.

Nous consacrons le lendemain à la visite de Lamyuru, le monastère et la ville en contre-bas.

Konchok, qui connait bien les lieux car c’est la ville de son épouse, nous fait découvrir les moindres recoins, ruelles, passages souterrains, chapelles.

Nous finissons nos visites et retournons au restaurant avec cette terrasse très bien placée juste en face du monastère. On peut y admirer un coucher de soleil fabuleux sur Lamayuru et le monastère.

Petit trek au départ de Lamayuru.

Early morning, nous partons le sac sur le dos pour un petit trek, que je connais déjà car effectué quatre ans auparavant.

C’est juste une bonne balade avec un col pas très haut. Belle vue sur Lamayuru d’un côté et de belles montagnes de l’autre.

Nous continuons notre chemin dans une gorge aride et arrivons dans un petit village où le pont est en construction ce qui nous oblige à passer la rivière pieds nus … l’eau est glaciale mais la rive peu éloignée.

Notre nouveau chauffeur, Mingur, nous attend

Coucher de soleil sur Lamayuru.

Visite de Wan La et son monastère.

Très belle vue du haut de ce monastère datant de la même période qu’Alchi. Il y a aussi une très ancienne tour défensive qui menace de s’écrouler.

Nous reprenons la route pour Lamayuru où nous irons de nouveau nous balader jusqu’au sommet au-dessus du monastère, visiterons d’autres ruelles et terminerons à la terrasse pourvue de cette vue exceptionnelle avec de nouveau un superbe coucher de soleil.

A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.

Retour à Leh.

Le lendemain, nous parons pour Leh accompagnés d’un couple d’australien qui cherchait un véhicule.

Grande discussion entre la touriste et Konchok sur les mariages arrangés, un peu surréaliste vue que, de son côté, elle est remariée et Konchok assure que « c’est » la bonne solution pour vivre ensemble … nous ne prendrons pas parti … surtout moi et mon english pas terrible !

Passage par le monastère de Rizong, par la confluence entre l'Indus et la Zanskar, petit arrêt pour notre déjeuner puis arrivée à Leh.

Dans le monastère Rizong, au cours de l'office, ce petit moine s'exerce aux percussions en compagnie de son tuteur.

Bienveillance et tolérance de cet adulte envers ce jeune moine.

Cette vidéo a été tournée avec un smartphone pour plus de discrétion et ne pas trop perturber ce petit moine.

Nous repartirons sur la pointe des pieds ...

Leh.

Le dernier jour à Leh, nous montons une dernière fois tout en haut du monastère, puis nous baladons dans la ville pour les derniers achats.

Le soir nous sommes invités par Konchok dans sa famille, faisons connaissance avec son père et une de ses sœurs. Son épouse est partie voir de la famille dans la Nubra avec leur garçon.

Lever aux aurores le lendemain pour le vol en direction de New Delhi et retour chez nous.

Encore un superbe voyage dont je garde, près d’un mois plus tard, la nostalgie en triant et regardant nos photos.

Des liens plus forts avec Konchok pour qui j’ai créé une page pour ses activités de guide.

Nous avons encore en tête les « Julley julley » des ladakhis que nous avons croisés, leurs sourires, leur gentillesse et du coup nous pensons de plus en plus à un nouveau voyage au Tibet …

Je dédie ce récit de voyage au Ladakh, pays tibétain, à mon ami Thierry qui saura en apprécier tous les aspects.

Retrouvez un autre pays d'Asie, la Mongolie, qui nous faisait rêver et que nous avons pu visiter.