Le volcan Chaitèn

Dômes volcaniques dans la caldeira du volcan Chaitèn.

Éruption du volcan Chaitèn en mai 2008.

Apparition du premier dôme de lave.

Le Chaitén était considéré comme éteint jusqu'à son éruption débutée en mai 2008, la seule connue sur ce volcan s'étant produite vers 7400 av. J.-C.

Après une phase sismique, le Chaitén se réveille le 2 mai 2008 en émettant un important panache volcanique s'élevant à plus de 21 kilomètres d'altitude, se dirigeant vers l'Argentine et atteignant Buenos Aires.

Devant l'ampleur de l'éruption, les autorités pensent dans un premier temps au réveil du Michinmahuida mais se ravisent en constatant qu'il s'agit du Chaitén.

Une évacuation de 900 à 1 500 personnes vivant dans un rayon de trente kilomètres, notamment la ville de Chaitén, est préventivement effectuée. Les personnes déplacées sont transférées par bateau vers les villes de Puerto Montt et Quellón.

Éruption du volcan Chaitèn mai 2008 (photo: ANSA)
Vue aérienne du sommet du Chaitén le 23 janvier 2009. (Wikipédia - Sam Beebe)

Le 6 mai, devant l'éruption qui gagne en puissance, les autorités décident de l'évacuation totale de tous les habitants situés dans un rayon de cinquante kilomètres autour du volcan.

4 000 à 5 000 personnes sont ainsi déplacées de force.

Le panache volcanique, plus chargé en cendres et en téphras, atteints les trente kilomètres d'altitude et des nuées ardentes dévalent les pentes du volcan.

Les cendres tombées sur tout le secteur autour du volcan sont mobilisées par de fortes pluies, faisant entrer en crue les cours d'eau.

Ces lahars affectent partiellement la ville de Chaitén dont certains bâtiments sont totalement détruits tandis que d'autres sont ensevelis jusqu'à la moitié de leur hauteur. Cette activité volcanique de type plinienne se poursuit pendant tout le mois.

À partir du 26 mai, l'éruption perd en intensité, le panache volcanique ne s'élevant plus qu'entre trois et cinq kilomètres d'altitude.

L'ancien dôme de lave est alors partiellement recouvert par un nouveau au sommet duquel se trouve un cône pyroclastique couronné par un cratère.

La brèche dans le rebord sud de la caldeira est obstruée par des dépôts volcaniques. Les eaux récoltées dans la caldeira ne pouvant plus en sortir, elles forment deux petits lacs au pied du dôme de lave.

Ce dernier continue de rejeter un panache volcanique et des explosions plus puissantes forment des nuées ardentes qui détruisent environ 25 km2 de végétation sur les flancs du volcan.

À partir de la mi-juin, la proportion de vapeur d'eau dans le panache volcanique augmente et l'activité volcanique et sismique décroit puis se stabilise.

Colonne éruptive le 2 mai 2008, quelques heures après le début de l'éruption. (Wikiwand - Erupción del volcán Chaitén de 2008)

Le deuxième dôme de lave.

Vue le 26 juin 2008 de la ville de Chaitén évacuée et partiellement détruite par l'éruption du Chaitén visible au dernier plan. (Wikipédia)

Fin octobre, l'éruption connaît un regain d'intensité avec un panache qui ne s'élève pas plus significativement en altitude mais qui se charge en cendres.

Un survol du volcan début novembre permet de constater qu'un nouveau dôme de lave de 300 mètres de diamètre pour 150 mètres de hauteur et hérissé d'aiguilles se met en place dans le nord-est du dôme construit depuis mai.

Le dôme de lave construit à partir de mai est alors baptisé Domo Nuevo 1 et celui formé en novembre Domo Nuevo 2.

L'activité se stabilise ensuite avec un panache volcanique s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude environ.

Début décembre, les volcanologues constatent au cours d'un nouveau survol que l'ancien dôme de lave est complètement recouvert par le Domo Nuevo 1 et que l'activité volcanique se concentre sur le Domo Nuevo 2.

L'effondrement d'une partie du Domo Nuevo 1 le réactive et il reprend sa croissance conjointement au Domo Nuevo 2.

Une aiguille de lave commune à ces deux dômes se met d'ailleurs en place.

L'activité sismique s’accroît en avril et certains tremblements de terre atteignent une magnitude de 4,5.

Jusqu'en septembre, l'activité reste stable avec la poursuite de la croissance des deux dômes de lave qui se traduit par une instabilité des aiguilles présentes à leur sommet, dont certaines atteignent cent mètres de hauteur, ce qui occasionne des éboulements et des panaches volcaniques s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude.

Le troisième dôme de lave.

Alertés par les quelques habitants de Chaitén qui observent un panache volcanique plus important et plus gris qu'à l'accoutumée le 29 septembre 2009, les volcanologues effectuent un survol du volcan et constatent qu'un troisième dôme de lave s'est mis en place.

Ce nouveau dôme de lave est logé dans la dépression née de l'effondrement des Domo Nuevo 1 et Domo Nuevo 2 le 19 février.

Ils profitent du vol pour observer une dépression allongée dans le centre des deux premiers dômes de lave et la disparition de l'aiguille de lave centrale.

Le panache volcanique qui s'élève au-dessus du volcan naît de la réunion des panaches issus de la dépression centrale et du troisième dôme de lave.

L'activité volcanique se continue avec la même intensité précédent cet épisode et elle se poursuit toujours.

(Sources: Wikipédia,  Global Volcanism ProgramSmithsonian Institution )

La Route Australe au chili.

La Confluencia, réunion du Rio Backer et Rio Nef.

La Carretera austral (La Route Australe au sud du Chili)

Après un vol Madrid Santiago, nous arrivons enfin au Chili (plus de 13 heures de vol)

Nous avons réservé un hôtel bien situé à Santiago, l’hôtel Monte Carlo. Ballade dans la ville, il n’y a pas de cas de coronavirus à notre arrivée. Nous flânons dans les rues tranquilles de la vieille ville.

Le soir, dans les rues de Santiago, une petite manifestation bon-enfant sur un rythme sud-américain bien sympathique.

Le lendemain nous partons pour l’aéroport domestique prendre un vol pour Coyhaique. On nous annonce une heure de retard qui se transformera en trois heures. Difficile d’organiser les vols car toujours soumis à des retards, c’est pour cette raison pour nous ne sommes partis vers le sud que le lendemain.

Nous atterrissons à Balmaceda, l’aéroport de Coyhaique et récupérons une Hilux 4X4 pour notre périple sur les pistes de la Carretera austral.

La Carretera Austral.

La route australe est longue de 1 240 Km, elle a été achevée en 1996 après plus de vingt ans de travaux.

C’était la volonté de Pinochet de construire une route traversant la région d’Aysèn et de rattacher cette partie isolée au reste du Chili.

Quelques portions goudronnées, mais bien souvent c’est juste une piste en mauvais état. C’est pour cette raison que nous avons loué un véhicule 4X4 et à notre arrivée à Balmaceda, je suis heureux de voir qu’on nous a réservé un Hilux. (ce modèle, plusieurs fois loué, est très robuste et sûr)

Bien vérifier le matériel de secours du véhicule, les outils pour changer une roue. Ayant un diesel, nous avions pas mal d’autonomie, mais il y a assez de stations service même à Villa O’Higgins.

Par contre pas de station pour refaire le plein à Balmaceda lors du retour du véhicule, le faire à Coyhaique. Le premier village que nous traverserons nous permettra de faire quelques courses histoire d’avoir des provisions pour 3 jours si nous devions être isolés.

Mais la Carretera Austral traverse de nombreux village et nous n’aurons aucunes difficultés pour nous approvisionner même en carburant.

Dans les stations COPEC, on trouve une carte détaillée de la Carretera Austral et c’est important d’avoir cette carte pour se déplacer, explorer des pistes en dehors de la Carretera.

Balmaceda - Coyhaique.

Nous avons changé nos Euros à Santiago et il est difficile de retirer à un DAB, il faut qu’il y ait l’option « Etranger » (Foreigner) et c’est limité à 200.000 Chilean Pesos par retrait. Nous avons ainsi retiré à plusieurs DAB.

Après quelques dizaines de kilomètres, nous sommes déjà plongés dans les paysages montagneux de la Patagonie.

Les sommets découpés d’anciens volcans, les glaciers les recouvrant, ce voyage promet de belles photos.

Ici, nous sommes face au Parque Nacional Cerro Castillo, ces montagnes sont des volcans et dans les talus de la route, on peut voir les couches de cendres des éruptions passées.

Notre véhicule de location, une Toyota Hilux diesel.

Nous ferons nos achats de vivres à Villa Cerro Castillo et cette petite épicerie reste ouverte assez tard le soir car il y a beaucoup d’auto-stoppeurs qui viennent s’y ravitailler.

Au retour, nous trouverons un cabañas juste à coté.

Voilà notre Hilux, flambante !!!

Puerto Rio Tranquilo.

Nous poursuivons notre route en direction de Puerto Tranquillo. La route asphaltée se transforme rapidement en piste bien carrossable.

Nous arrivons à Puerto Rio Tranquilo en fin d’après-midi et trouvons une chambre dans une petite pension familiale très simple pour 30 000 pesos (32 €) la nuit.

Nous trouvons un resto sympa où on sert une excellente IPA artisanale et de bons petits plats. Soirée sympa.

Dans notre petite chambre d'hôtel à Puerto Rio Tranquilo.

Nous restons deux jours à Puerto Tranquilo, ce matin nous partons pour la vallée Exploradores.

Après le petit déjeuner, nous voulons faire quelques courses mais les magasins sont fermés le dimanche, nous aurons tout de même des sandwichs, on fait le plein de gasoil (0,75 €/l !) et on prend la piste.

Glaciar Exploradores.

Nous partons sur la piste du Glaciar exploradores.

Nous sommes au cœur de la Patagonie chilienne, montagnes enneigées, multitudes lacs. La piste est très belle et les paysages magnifiques.

La route est nouvelle et en partie en construction. Les parties construites sont en très bon état.

 

Petite excursion pour le glacier Exploradores. Etant sur une propriété privée, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée (modique).

Après cette courte balade, nous reprenons la piste et remontons la vallée.

Comme à notre habitude, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier le paysage.

Ici l’eau est omniprésente, cascades, lacs, rivières, marais, glaciers, de l’eau de partout et une belle végétation composée essentiellement de Nothofagus, arbres à feuilles caduques ou persistantes proches du hêtre formant les forêts des massifs montagneux.

 

Sur la photo de gauche, un lac comblé qui est devenu un marais.

A part quelques cormorans, nous ne verrons pas beaucoup d'oiseaux ou autres animaux sauvages. Des lapins ....

Nous irons jusqu’au bout de la piste, un pont franchi le Rio Exploradores mais nous n’irons pas au-delà.

Au niveau de ce pont, le rio Exploradores conflue avec le rio Teresa aux eaux boueuses car issues d’un glacier et le rio San Juan aux eaux sombres provenant des massifs montagneux et forêts.

Nous repartons vers Puerto Tranquilo et y arrivons en fin d’après-midi. Installation dans le nouvel hôtel.

Pont sur le Rio Exploradores, Patagonie, Chili.
Vue du lit de l'hôtel à Puerto Rio Tranquilo.

Ludo m’avait promis une surprise et je suis enchanté par notre nouvelle chambre située dans une maison en bord du lac.

Allongé sur le lit, nous avons un magnifique point de vue sur le lac par la grande baie vitrée.

La décoration est très réussie et nous disposons d’une cuisine commune avec deux autres chambres inoccupées.

Le petit déjeuner sera copieux et agréable dans la petite salle pourvue d’une grande baie vitrée donnant sur le lac.

Nous allons boire une bière et nous restaurer avant de regagner notre petit appartement pour la nuit.

La Cathédrale de Marbre.

Petit déjeuner au cabañas de Rio Puerto Tranquilo.
Petit déjeuner à Puerto Rio Tranquilo.

Réveil avec le lever de soleil en directe depuis notre lit par la baie vitrée, c’est superbe. Le ciel et les sommets des montagnes rougeoient en se reflétant dans les eaux calmes du lac, on traîne au lit pour profiter de ce spectacle.

Le Lago General Carrera est un immense lac à cheval sur le Chili et l’Argentine. D’une superficie de 1 850 km2, c’est le deuxième lac d’Amérique du Sud, et le plus grand du Chili.

C’est une cuvette glacière et ses eaux se déversent dans la Pacifique par le Rio Backer.

Les eaux du lac sont limpides car les boues des affluents glacières sédimentent. Seules les particules extrêmement fines restent en suspension donnant un aspect opalescent et confèrent cette jolie couleur turquoise quand le ciel est bien dégagé. Ce lac est vraiment magnifique et le tourisme y est bien développé.

Capilla de Marmol, chapelle de marbre.

Ça tombe bien car aujourd’hui nous allons visiter la cathédrale de Marbre. Nous embarquons avec un couple de chiliens et le bateau part en direction de Puerto Tranquilo et se rapproche de la falaise dont la base en marbre est sculptée par les eaux du lac.

Sur le fond blanc du marbre, les eaux du lac sont turquoise.

La paroi de marbre est creusée de galeries qui se rejoignent et forment d’importantes grottes. On a l’impression de voir des sculptures de Gaudi et les veines plus sombres dans le marbre forment de superbes motifs.

Le marbre est une roche métamorphique, formée par des massifs calcaires qui ont séjourné très profondément dans la croûte terrestre et la chaleur à permis une cristallisation donnant cet aspect veiné et cette roche au grain très fin. Ici on peut observer des filons de basalte.

Dans cette région volcanique, le magma remonte des profondeurs et se fraye un passage au travers de fissures dans la roche pour remonter à la surface.

Ce basalte étant moins érodé par les eaux du lac, il fait saillie à la surface du marbre.

Pratiquement une heure de visite avec pour point d’orgue, la Cathédrale, un îlot massif dont la base est complètement sculptée et selon comment on l’observe, il n’y a plus beaucoup de roche pour le soutenir.

Nous sommes entourés de kayaks qui sont venus voir cette merveille.

Ce n'est pas que nous n'avons pas voulu faire cette visite en kayak, mais trop risqué pour les appareils photos et portables et faire des photos est vraiment primordial !

La Confluencia.

Nous reprenons la route pour la Confluencia.

Les eaux du Lago General Carrera passent dans le Lago Bertrand, plus petit, puis forment le Rio Backer. Au niveau de la passe il y a un très fort courant.

Ce dernier rencontre le Rio Nef au niveau de cette confluence, mélange des eaux limpides et turquoise du Rio Backer et celles boueuses du Rio Nef au niveau d’une large cascade.

Le Rio Backer a un débit de 900 m3 à ce niveau et cette chute est très impressionnante.

Passe entre le Lago General Carrera et le Lago Bertrand.

Nous en profitons pour pique-niquer en face de cette chute spectaculaire puis reprenons la piste en direction de Puerto Guadal.

Puerto Guadal, lodge Terra Luna.

Notre cabañas à Terra Luna.
Notre cabañas à Terra Luna.

Nous avons réservé au lodge Terra Luna. Ce lodge situé au bord du Lago General Carrera est assez luxueux, il comporte un héliport.

Mais nous avons réservé un tout petit cabañas, tout confort, avec chambre mansardée, nous sommes ravis de notre maison de poupée.

Petite cascade à coté de notre lodge Terra Luna.

A l’accueil on nous indique une cascade à visiter et sans plus attendre nous y allons.

En plus d’être très belle, cette cascade nous permet d’avoir un peu de hauteur et embrasser un joli panorama sur le lac et les montagnes qui le bordent.

Retour au lodge pour l’apéro et le dîner. Assez déçu par ce dernier, la cuisine n’est vraiment pas à la hauteur des ambitions d’un tel lodge ainsi que le service vraiment très long.

Nous avions mieux dîné à Puerto Tranquilo dans le petit resto tout en bois.

Apéro sur la terrasse du restaurant, nous sommes au bord du lac au soleil et presque en face de Puerto Tranquilo, vue sur le mont San Valentin et son pic aiguë.

Apéro sur la terrasse du lodge Terra Luna.

Tortel.

Beaucoup de route aujourd’hui. Nous quittons le lodge et reprenons la piste en direction de Cochrane.

Petite halte dans cette petite ville pour un cappuccino puis nous continuons jusqu’à Coleta Tortel.

Très longue route aujourd’hui avec une alternance de très beaux paysages, de passages au travers de denses forêts ou de paysages plutôt arides.

Les montagnes aux sommets enneigés sont toujours aussi impressionnantes. Un petit troupeau de guanacos sur le bord de la piste.

Un guanacos sur le bord de la piste.
Glaciers de la Patagonie chilienne.
Glaciers de la Patagonie chilienne.

Arrivée à Tortel, nous trouvons rapidement une place de parking puis partons à la recherche de l’hôtel réservé la veille.

Tortel est un petit village de bûcherons et de pêcheurs situé au fond de l'estuaire du Rio Backer.

De la partie haute du village partent des escaliers et passerelles desservant le reste du village. Ludo m’avait prévenu de ne prendre que mon sac à dos car difficile de faire rouler et porter un gros sac dans tous ces escaliers et passerelles. Heureusement que j’ai pris en photo le plan du village car l’hôtel se situe tout au bout du dédale d’escaliers et de passerelles en face de la plage. L’hôtel Brisac del Sur est une petite maison très simple avec quelques chambres pour les touristes

Heureusement que j’ai pris en photo le plan du village car l’hôtel se situe tout au bout du dédale d’escaliers et de passerelles en face de la plage.

L’hôtel Brisac del Sur est une petite maison très simple avec quelques chambres pour les touristes.

Brisar del sur, notre hôtel à Tortel.

Randonnée à Tortel.

La pluie qui tombe sur le toit de tôle m’a réveillé cette nuit et quand le jour se lève il pleut toujours.

De notre fenêtre nous apercevons un ciel bien gris et chargé. Nous n’avons pas trop à nous plaindre, c’est le premier jour de pluie de nos vacances. D’ailleurs nous avons emporté dans nos sacs et valise essentiellement des vêtements chauds et de pluie nous obligeant à faire laver notre t-shirt dans un hôtel.

Cette région du sud du Chili est normalement très humide. Cette fois on peut sortir les vêtements de pluie.

Nous commençons notre randonnée sous la pluie.

Bon, ça ne tombe pas très bien, nous avions prévu une randonné sur les hauteurs de Tortel.

Nous continuons les séries de passerelles et escaliers puis le sentier monte vers le sommet.

Là encore des passerelles et séries d’escaliers bien plus étroits tracent l’itinéraire à emprunter et nous évitent en partie de marcher dans la boue.

Ayant pris de la hauteur, on constate que l’horizon est vraiment bouché par des nuages et de la brume.

La pluie, un peu drue lors de notre départ de l’hôtel, devient plus fine et finira même par s’arrêter.

Le temps change très rapidement dans ces contrées et une timide éclaircie laisse passer quelques rayons de soleil dans la baie.

Arrivés au sommet, nous cheminons sur une crête et la vue sur la baie, les canaux, le fleuve et Tortel est magnifique.

Arrivés au mirador surplombant Tortel, nous faisons une halte pour profiter de ce paysage. Le ciel se dégage doucement.

Nous retrouvons des escaliers et passerelles mais bien plus étroits.
Vue du mirador, le village haut de Tortel.
Vue du mirador, le village de Tortel.
Pour compléter les passerelles et escaliers ...

Nous finissons par redescendre dans le petit village, passons à notre hôtel récupérer de quoi pique-niquer et nous nous installons sur une petite place pour manger.

Le pique-nique fini, nous décidons de gravir l’autre versant. Le soleil est revenu illuminant toute la baie, nous faisons quelques photos et nous plongeons dans la torpeur d’une petite sieste.

Retour à notre hôtel, nous n’aurons pas fait beaucoup de kilomètres mais gravit beaucoup d’escaliers et harassés, nous sombrerons de nouveau dans une petite sieste.

Puis nous allons explorer les alentours de la plage et les parties supérieures du village. On découvre plein de petites maisons qui semblent abandonnées pour certaines.

Nous retournerons au même resto que la veille puis à notre hôtel.

Villa O’Higgins

Départ de Tortel en bateau.
Départ de Tortel en bateau.

L’hôtelier nous amène en bateau jusqu’à l’embarcadère, il nous reste les escaliers pour arriver au parking.

Nous partons de Tortel pour Villa O’Higgins et arrivons à Puerto Hungay pour prendre le ferry avec près d’une heure d’avance.

Embarcadaire à Puerto Hungat.
Le ferry à Puerto Hungay.

Les passages au départ de Puerto Hungay se font à 10h 12h 16h et 18h. Le passage dure une heure. Dans l’autre sens, les départs sont à 11h 13h 17h.

Nous embarquons et le ferry démarre, il ne fait pas bien chaud mais le soleil est bien présent.

Une fois débarqué, nous mettrons deux heures pour rejoindre Villa O’Higgins par une piste en bon état et nous faisons le plein de gas-oil à la station de Villa O’Higgins.

Nous trouvons un cabañas rapidement, il est prévu pour 6 personnes et bien confortable. Feu dans la cheminée le soir venu et donc lecture au coin du feu ...

Une fois installé, nous repartons explorer le bout de la Carretera austral. Nous poursuivons donc la piste jusqu’à Puerto Bahamondes qui est un terminal pour les ferrys et une base pour les bateaux de l’armée.

Nous aurons donc exploré l’intégralité de la Carretera austral depuis Coyhaique.

Villa O’Higgins se situe au fond d’un fjord du Lago O’Higgins. Ce fjord est coupé dans sa longueur par la frontière avec l’Argentine, frontière qui passe aussi par le Rio Mosco.

Nous finirons notre soirée dans le cabañas puis allons nous restaurer au resto adjacent où nous mangerons un très bon saumon.

Notre cabañas à Villa O'Higgins.

Randonnée au Lago Ciervo.

Randonnée à Villa O'Higgins.
Mirador del valle, superbe vue sur la vallée.

Nous avons prévu une balade sur les hauteurs de Villa O’Higgins. Au départ de l’office du tourisme, nous empruntons un sentier puis prenons celui qui va au Mirador del Valle.

Au mirador nous avons une superbe vue sur la vallée et les volcans enneigés ainsi que le début du lac.

Nous continuons alors le sentier en direction du glacier, mais il est en sous-bois et nous masque le paysage. Au bout de deux heures de marches, nous faisons demi-tour car aucune vue sur ce glacier. Arrivé en France, en regardant notre parcours, je m’aperçois que nous n’étions pas loin du point de vue, dommage !

Lichen.
Sur la route pour Entrada de Rio Mayer.

Nous rentrons et repartons en voiture pour Entrada de Rio Mayer.

Le mauvais temps s’est installé très rapidement. Quelques gouttes de pluie sur le chemin de retour de notre balade puis arrivés au cabañas une forte pluie martèle le pare-brise.

Nous partons tout de même mais les orages se succèdent et l’horizon est complètement bouché.

Nous finirons par rentrer au cabañas en fin d’après-midi et changerons de resto pour la soirée, un resto 50 m plus loin.

Retour à Coyhaique.

Le mauvais temps est toujours présent et nous voulons en profiter pour remonter jusqu’à Chaitèn. Reprise du ferry pour Puerto Hungay puis la piste.

Nous ferons une bonne partie de la route sous une pluie battante.

Nous repassons par Cochrane pour boire un café et nous restaurer, mais aucun commerce d’ouvert, nous repartons.

Un torrent devenu furieux.
Là où il y avait un filet d'eau, une cascade qui déborde.

La pluie tombe depuis la veille et a continué toute la nuit.

Sur notre chemin, les torrents qui présentaient peu d'eau sont devenus furieux et des cascades apparaissent là où il n'y avait pas.

Nous roulerons presque toute la journée sous la pluie. Finalement nous avons beaucoup de chance car cette région est donnée pour vraiment pluvieuse et nous aurons deux journées sur nos deux semaines de vacances. Nous profitons donc de ce mauvais temps pour remonter en direction de Chaitèn.

Un petit lama en villégiature.

Nous ferons escale à Coyhaique pour la nuit.

Nous y arrivons tardivement mais trouvons un cabañas rapidement pour la nuit.

Vue l’heure, nous ferons un petit sandwich au coin du poêle.

Chaitèn.

Nous continuons notre route en direction de Chaitèn que nous atteignons dans l’après-midi. Là encore on trouve rapidement un cabañas confortable.

Aujourd'hui nous avons roulé sous un soleil revenu. Au départ de Coyhaique nous avions 340 km à parcourir.

Notre cabañas à Chaitèn

Notre joli cabañas à Chaitèn à la décoration vintage.

Là encore prévu pour 6 personnes, nous le louerons pour deux nuits. La location est à 45 000 pesos (environ 48 €)

Modernité, il y a un radiateur à gaz, pas de joli poêle à bois.

L'intérieur de notre cabañas à Chaitèn, vintage !
L'intérieur de notre cabañas à Chaitèn, vintage !

La ville de Chaitèn a été déplacée et reconstruite après l’éruption de 2008. Elle se trouve au bord de l’océan Pacifique mais au fond d’un estuaire.

Toutes les villes en bordure du Pacifique présentent des panneaux pour indiquer les chemins à prendre en cas de tsunami, généralement un passage qui conduit sur un lieu en hauteur.

Après notre installation, nous irons voir où se situe le début du sentier pour gravir les pentes du volcan jusqu’à la crête.

Puis, le temps étant au beau fixe, j’en profite pour faire voler mon drone et voir depuis les hauteurs le volcan Chaitèn. Mais je ne peux pas monter au-dessus de 500 m et c’est un peu juste pour voir les dômes de lave.

Nous rentrons à Chaitèn pour l’apéro et nous restaurer.

Ascension du volcan Chaitèn.

Début de notre ascension sur le volcan Chaitèn.

Du parking, nous montons par une crête jusqu’au bord de la caldeira.

Excursion assez physique car même si nous ne parcourons que 3 km, nous aurons un dénivelé proche de 650 m, la pente est très raide mais bien aménagée d’escaliers. Nous sommes partis assez tôt et nous ne rencontrons qu'un couple qui redescend.

De la lèvre de la caldeira, magnifique panorama jusqu’à l’océan Pacifique et l’Isla Grande de Chiloe cachée en partie par des nuages.

Au départ de Chaitèn, le ciel était plus dégagé et la visibilité des îles était meilleure.

Vue du sommet du volcan Chaitèn.
Sur les lèvres du volcan Chaitèn.
Nous fêtons notre randonnée sur le volcan Chaitèn.

Du bord de la caldeira, on peut voir deux énormes dômes de lave fumant qui nous surplombent. A leur pied, deux petits lacs.

Nous restons un bon moment pour prendre des photos et nous désaltérer puis nous redescendrons.

Retrouver l'histoire de cette éruption sur cette page qui lui est consacrée.  L'éruption du volcan Chaitèn.

Nous redescendons tranquillement les 600 m de dénivelé.

Le temps est splendide et nous quittons Chaitèn pour redescendre vers le sud.

Nous ferons étape à Puyuhuapi où nous trouvons un cabañas très joli et confortable.

Nous sommes à la fin de la saison estivale et nous n’aurons eu aucune difficulté pour nous loger.

Nous avons toujours trouvé des cabañas même s’ils sont prévus pour quatre à six personnes, leur tarif n’est jamais excessif. De toute façon les cabañas sont bien plus nombreux que les hôtels.

Notre cabañas à Puyuhuapi.
Notre cabañas à Puyuhuapi.
Superbe petit déjeuner au cabañas de Puyuhuapi.

Une petite vidéo sur la traversée d'un pont très étroit. Nous en traverserons quelqu'uns du même type.

Un des nombreux ponts suspendus au Chili.
Une petite chapelle abandonnée.
La Patagonie chilienne.
La Patagonie chilienne.

Le glacier suspendu.

Nous repartons de Puyuhuapi pour continuer notre route vers le sud et ferons escale à Villa Cerro Castillo.

Mais avant, nous faisons une halte pour une randonnée vers le glacier suspendu. Nous cheminons sur la crête d’une moraine jusqu’au Mirador Vintesquero Colgante où nous avons une vue superbe sur le Glacier suspendu.

Cette langue glacière se situe au sommet d’une falaise surplombant un lac. Une cascade coule depuis le sommet et le spectacle est fascinant.

Nous irons sur un autre point de vue qui permet de voir le lac glacière ainsi que la cascade, les eaux du lac sont très opalescentes et turquoises.

Sur la route nous ferons une petite halte au bord d'un lac pour pique-niquer et Ludo affinera notre itinéraire pour explorer d'autres vallées. Nous passons par une route qui nous fait découvrir des paysages assez arides. Quel contraste entre les forêts pluviales et cette plaine sans arbres pratiquement.

Nous continuons notre route, passons par Coyhaique et atteignons Villa Cerro Castillo en fin d’après-midi.

Villa Cerro Castillo.

Il nous reste une journée en Patagonie et nous la consacrons à visiter les alentours de Villa Cerro Castillo car cette petite bourgade est proche de l'aéroport.

Nous ferons un grand tour pour explorer cette belle région.

Cette région est très venteuse, mais aujourd'hui, pas un souffle et un soleil radieux.

Salto del Rio Ibañez. Une cascade impressionnante par le débit.

Proche de Villa Cerro Castillo, cette cascade impressionnante. Le fracas de l'eau est très fort avec des volutes d'embruns qui viennent nous rafraîchir.

Sur ce massif on peut voir deux énormes coulées basaltiques avec au milieu de fines couches de cendres. Ces couches témoignent des éruptions successives.

Puis, par fracturation, il y a eu une remontée de magma donnant ce dyke pratiquement vertical. La région entière est volcanique et nous verrons dans les talus des routes des couches de cendres témoignant de l'activité passée.

Massif basaltique.
Dépôts de cendres volcanique, essentiellement des ponces.

Dans ce talus, on peut voir plusieurs couches de cendre volcanique.

Tout en bas, avec les points noirs, c'est un mélange de cendres et de charbon de bois. Lors de l'éruption, la végétation a brûlé.

Au dessus plusieurs couches de ponce, cendre éjectée par des volcans lors de grosses éruptions, souvent pliniennes comme à Pompéi.

Les grosses couches de ponces sont séparées de couches plus fines.

La région regorge de stigmates du volcanisme.

Retour à Balmaceda.

Pour notre dernière journée en Patagonie, le ciel est bas et il pleut par intermittence. Nous ne nous éloignerons pas trop de l'aéroport de Balmaceda où nous devons rendre notre Hilux avant de prendre le vol pour Santiago.

Du coup je fais quelques photos de végétaux.

C'est du Gui de Patagonie (Misodendrum punctulatum) poussant sur un Nothofagus antarctica (ou hêtre austral) c'est un semi parasite, il tire une partie de ses ressources dans la séve du nothofagus.

Le lichen est une association symbiotique d'un champignon et une cyanobactérie.

Ici, le lichen se développe bien car la région est humide !!! et surtout peu ou pas polluée car ils sont très sensibles à la qualité de l'air.

Nous verrons beaucoup de lichen durant notre parcours. Ce sont des plantes épiphytes qui poussent sur d'autres plantes qui leur servent de support sans les parasiter. On les trouve sur différents supports, bois, roches ...

Une autre de mes passions, les plantes. En voici quelqu'unes rencontrées alors de nos balades et randonnées en Patagonie chilienne.

Retour à Santiago.

Lors du vol Santiago - Balmaceda, nous avons profité du beau temps pour prendre quelques photos. La qualité n'est pas optimale mais permet de voir la chaîne volcanique qui coure du nord au sud tout le long du Chili.

Je comptais faire mieux au retour en faisant des photos avec mon reflex et pas le portable, mais pluie et nuages m'ont fait renoncer.

Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda. Ici le volcan Chaitèn.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.

Voici donc notre parcours sur la Carretera austral, plus de 3 000 Km, essentiellement de la piste en assez bon état, du moins avec un bon 4X4 comme la Hilux.

Nous aurons profité de deux jours de mauvais temps pour faire beaucoup de route car nous tenions à visiter le volcan Chaitèn qui se situait beaucoup plus au nord.

Nous avons pu nous écarter de la Route australe pour explorer des pistes secondaires et découvrir de magnifiques paysages.

Nous n'aurons pas eu de mal pour nous loger, cette région est pleine de cabañas accueillants et pas onéreux pour nous de même le prix du carburant moitié moins cher qu'en France. Nous n'avons pas fait de réservations sauf deux fois la veille, mais en cette fin de saison estivale, pas de problème de disponibilité.

Toujours bien accueillis, les personnes que nous avons rencontrées étaient bienveillantes, souriantes mais ne parlant jamais anglais. Ne parlant pas nous non plus l'espagnol (ou très peu) nous avons toujours réussi à nous faire comprendre.

Attention aux distributeurs de billets, rares même à Santiago car il faut trouver ceux pour les cartes de crédit étrangères et il y a toujours des queues impressionnantes qui décourage le plus téméraire. Essayer de changer ou retirer à l'aéroport à l'arrivée.

Retour en Europe.

Dernière soirée à Santiago, on était encore dans le voyage ...

Nous sommes revenus passé notre dernière soirée à Santiago et avons réservé dans le même hôtel. Nous dînons dans le même resto qu'à l'arrivée, ils y servent de bonnes IPA et la salade césar est excellente. Bref, nous ne sommes pas dépaysés mais plutôt des jeunes habitués  😉

Pas de cas de COVID-19 à notre arrivée, un cas à notre retour ...

Aéroport de Santiago sur le départ.

Activité normale à l'aéroport de Santiago, la routine.

 

Nous nous étions tenus informés de l'avancée de la pandémie en Italie et en France chaque fois que nous avions une bonne connexion dans les cabañas et resto. Mais la situation de l'Espagne nous avait totalement échappée.

Aéroport de Madrid, commerces fermés, crise COVID-19.
Aéroport de Madrid, commerces fermés, crise COVID-19. Les voyageurs semblent un peu perdus.

Le choc à l'arrivée à Madrid, tous les commerces fermés, beaucoup de passagers masqués, ça fait un peu fin du monde.

Nous savions que nous aurions des problèmes à notre arrivée, mais nous pensions que ce serait à Marseille. Nous avions emporté des masques, finalement, nous ne les avons pas utilisés.

C'est à ce moment qu'en s'informant nous découvrons la situation assez catastrophique en Espagne et comprenons cette ambiance sinistre. Dans l'avion de retour, l'ambiance est un peu plombée, vol très calme.

Débarquement à Marseille, tout le monde tient ses distances. Retour à la maison, on prend des nouvelles de nos proches par téléphone. Nous passons un week-end tranquille et le lundi nous sommes confinés.

Quelle transition !!! De la liberté absolue à une autre bien restreinte mais compréhensible, il faut essayer de ne pas tomber malade ...

Restent des souvenirs, des photos, la nostalgie d'un très beau voyage dans une nature exubérante, les fameuses forêts humides australes, les lacs, glaciers et petits villages où la vie semble tellement paisible, simple même si en hiver ce doit être bien dur de supporter ce climat glacial.

Reprise du boulot étrange en étant en chômage partiel et les après-midi habillé en "cosmonaute" pour effectuer les prélèvements COVID.

Drôle de reprise .... la tête pleine de rêves, y en aura-t-il d'autres ....

La région de la Puna en Argentine.

Argentine, région de la Puna. Le cône d'Arita.

Voyage en Argentine en février mars 2019.

Ayant visité le désert d’Atacama il y a quelques années, lors d’un voyage en Bolivie et au Chili, nous avions très envie de revoir ces paysages désertiques fascinants.

En cherchant des renseignements sur internet, Ludo tombe sur une photo du cône d'Arita et décide que nous irons voir cette curieuse formation géologique perdue en plein salar désertique. Le cône d'Arita est donc le but de ce voyage, mais nous ne parvenons pas à savoir s'il est accessible facilement, les pistes pour y aller ne figurent pas sur Google Maps, de plus nous y serons en pleine saison des pluies.

C'est en partie cela qui nous décide de louer un véhicule robuste, sûr, qui passera par des pistes peu carrossables, voire boueuses, défoncées pour parvenir jusqu'au cône. Ayant défini notre itinéraire, nous comprenons que ce n'est pas que pour aller dans le salar d'Arizaro où trône le cône d'Arita, que nous aurons besoin d'un bon véhicule. En effet, nous nous sommes très souvent retrouvés seuls sans âmes qui vivent à des kilomètres à la ronde pour explorer, visiter cette région de la Puna en Argentine. Nous avons prévu des réserves d'eau et de nourriture permettant d'attendre l'arrivée de secours. Mais, au final, certains jours, nous n'avons croisé aucun véhicule en plein désert.

Voici une vue satellite de la région que nous souhaitons explorer. La région tropicale à l'est et le désert de la Puna sur l'ensemble de la vue.

En zoomant, les détails apparaissent.

Salta :

Nous effectuons un vol de Marseille vers Barcelone, puis vers Buenos Aires et finalement vers Salta située au nord-ouest de ce pays.

Malheureusement les conditions atmosphériques feront que notre avion atterrira à Tucuman, à 400 km de Salta. Des orages empêchent l’avion d’atterrir. La compagnie, Aerolinas Argentinas, ne prendra en charge ni l’hébergement, ni le transfert sur Salta. Nous prendrons à  quatre une voiture conduite par un argentin de Tucuman jusqu’à Salta où nous arriverons à 3h45. Heureusement, l’hôtel était réservé !

Le lendemain, nous récupérons notre véhicule de location, un pick-up Chevrolet S10 et nous prenons la route pour de nouvelles aventures.

Notre voiture de location. Un Pick-up Chevrolet S10.

Cayafate :

Notre première étape nous conduira jusqu’à Cayafate en passant par la Quebrada de las Conchas avec la Gargenta del Diablo, le Mirador Tres Cruces.

Nous sommes dans le nord-ouest de l’Argentine mais encore assez bas en altitude et la saison des pluies se termine par quelques gros orages qui gonflent les rivières. Le paysage n’est pas désertique, la végétation est bien verte dans le lit des rivières même si les collines sont assez arides.

Les paysages sont déjà superbes, les roches très colorées tranchent avec la végétation.

A Cayafate, nous trouvons un hôtel très agréable, Hôtel Plaza avec un joli design.

Après notre installation, nous allons sur la place centrale pour déguster une petite mousse et juste avant de partir à la recherche d’un resto, un orage éclate transformant la rue en véritable torrent.

Après quelques minutes, la pluie cesse, nous faisons le tour de la place et trouvons un resto bien agréable.

San Antonio de las Cobres :

Notre étape du jour doit nous amener jusqu’à San Antonio de las Cobres en passant par Cachi.

Mais à l’office du tourisme, on nous signale que la route est impraticable à cause de dégâts dus aux orages. Nous changeons notre itinéraire mais dans un des villages traversés, la route est complètement détruite par les derniers orages et nous perdons beaucoup de temps à retrouver la route principale.

Finalement nous continuons donc de nuit et ne voyons pratiquement rien des paysages que nous traversons, mais nous voyons bien que nous prenons de plus en plus d’altitude. C'est la route qui conduit jusqu'à la frontière chilienne, elle est en très bon état.

Nous passons de 1 187 m d’altitude à Salta, à 3 775 m arrivés à San Antonio de las Cobres.

Nous finissons par arriver à San Antonio de las Cobres tard dans la soirée, 21h30

La nuit est tombée et la petite ville est pratiquement déserte. Grace au GPS nous arrivons jusqu'à un hôtel et trouvons une chambre pour la nuit. C'est un hôtel très simple qui nous convient parfaitement car nous repartons le lendemain. Nous posons nos sacs et repartons à la recherche d'un resto.

San Antonio de las Cobres, La Puna, Argentine.

Notre véhicule garé devant l'hôtel.

Ce matin il n'y a pas foule dans les rues. Il y a plus de chiens errants que d'habitants ! Nous allons dans le centre pour quelques courses et je remarque une file impressionnante. Les gens font la queue devant des distributeurs de billets, le dernier devra attendre une bonne heure avant de retirer de l'argent. Quelle patience !!!

Cette petite ville est au carrefour des nationales 40 et 51. C’est une ville minière à la population assez pauvre et on ne retrouve pas l'architecture typique des villes coloniales espagnoles.

Tolar Grande :

Départ le matin pour Tolar Grande, la piste longe le río San Antonio de los Cobres puis nous bifurquons pour aller voir le Viaduc La Polvorilla emprunté par le "Train des Nuages", El Tren a las Nubes.

Ce train part de Salta (1 187 m) parcoure 217 km, franchit 29 ponts, 21 tunnels, 13 viaducs et arrive au Viaduc La Polvorilla (4220 m) en 15 heures de voyage à 35 km/h. Pour gravir les  3000 m de dénivelé, il emprunte deux boucles hélicoïdales et deux zigzags (techniques ferroviaires pour gravir des pentes fortes).

J'aurai aimer l'emprunter, mais il faut réserver à l'avance et nous n'en avons pas eu la possibilité.

A l'origine, il continuait jusqu'au col Paso Socompa à la frontière chilienne. C'est un des trains les plus du monde, traversant des paysages fantastiques. Lors des arrêts, les passagers sont invités à descendre pour visiter de petits marchés artisanaux.

Argentine, Puna, Col de Chorillo.

Ce viaduc courbé fait 224 m de long, la voie est perché à 63 m et se situe à 4 220 m d'altitude

 

Nous continuons notre route en passant par le col Alto Chorrillo à 4 560 m.

Alors que le ciel était menaçant, chargé de nuages gorgés de pluie, ici nous avons un ciel dégagé d’un bleu pur.

 

 

Nous passons par des salars, des lagunes qui nous rappellent notre voyage en Bolivie et au Chili.

Sur la piste, des lamas, des vigognes fuient à notre approche.

Les vigognes sont restées sauvages mais les lamas sont domestiqués. Leurs propriétaires nouent des fils de laines colorés aux poils pour les marquer. Ces décorations sont très jolies, c'est déjà un peu le carnaval.

Argentine, sur la route vers Tolar Grande.
Argentine, région de la Puna, des vigognes.
Argentine, région de la Puna,

La piste traverse la Laguna Seca, le contraste du désert entouré par cette lagune est saisissant. L'eau du salar est saturée de sel et on peut voir sur les bords la cristallisation formant de jolies concrétions d'un blanc éclatant.

La voie ferrée croise notre piste et nous faisons un petit arrêt pour prendre quelques photos. C'est la même voie ferrée que celle du train des nuages. Elle est empruntée par les trains de marchandises.

Les sommets environnants sont recouverts de neige, ils sont à plus de 5 000 m.

Nous sortons du salar et traversons une série de petites collines composées d’argile rouge avec des couches de gypse dont les cristaux brillent au soleil.

Argentine, région de la Puna. cristaux de gypse.
Argentine, région de la Puna. Dépôts de sel sur l'argile.
Argentine, région de la Puna. Dépôts d'argile.

La région est constituée de dépôts sédimentaires argileux. Les pluies lessivent l'argile qui s'accumule dans le petites flaques puis sèche au soleil et se craquelle.

Nous voyons aussi des couches de gypse (sulfate de calcium hydraté, la base du plâtre) qui alternent avec les couches d'argile. L'érosion fait apparaître les cristaux qui brillent au soleil.

Dans les salars, le sol est très riche en sels. Lors des pluies, l'eau dissout les sels qui remontent ensuite par capillarité et forment ces dépôts en surface que l'on pourrait confondre avec de la neige. Cette richesse en sel inhibe la pousse et la croissance des végétaux ce qui renforce l'aspect désertique.

Argentine, région de la Puna. Labyrinthe dans les collines d'argile.

Nous traversons un véritable labyrinthe au travers de ces collines d'argile.

On retrouve les dépôts de sel à la surface de ces reliefs.

Dès que c'est possible, nous montons sur ces collines pour avoir un meilleur point de vue sur la région. De plus, un peu d'exercice physique à ces altitudes me permet de rester en forme en prévision du marathon que je dois faire à mon retour.

Avant d’arriver à Tolar Grande, nous traversons le Desierto del Diablo.

Ici les collines sont recouvertes de plaques blanches. Ce n’est pas de la neige mais des dépôts de sel. Le sol est gorgé de sel qui remonte en surface après les pluies par capillarité puis l’évaporation laisse le sel en surface.

Mais on peut observer de la véritable neige sur les sommets à plus de 5 000 m.

Chaque fois que nous voyons un paysage superbe, nous cherchons un point de vue et n’hésitons pas à gravir de petites collines pour avoir un plus beau paysage à photographier.

Cela permet aussi de s’adapter à l’altitude, nous sommes entre 3 500 m et 4 000 m d’altitude et mon souffle est court. Je ne pourrais pas m’entraîner pour mon prochain marathon mais l’altitude me permettra de faire une bonne réserve de globules rouges à mon retour.

Argentine, Tolar Grande, volcan Socompa.

Avant d’arriver à Tolar Grande, nous passons au plus près du volcan Socompa qui culmine à 6 031 m.

Ce volcan fait partie d’une chaîne le long de la frontière avec le Chili, la cordillère des Andes.

Nous sommes en pleine zone de subduction, les plaques océaniques du Pacifique plongent sous la plaque continentale de l'Amérique du sud  et tout le long des volcans apparaissent.

A Tolar Grande, nous trouvons un petit meublé confortable mais disponible que pour une nuit. Nous posons nos sacs et, comme d'habitude, nous repartons explorer les abords du village.

L’accueil à l’office du tourisme est sympathique, mais pas de discussion en anglais, seulement en espagnol que nous ne maîtrisons pas trop, mais finalement nous nous en sortons assez bien. Merci à Google traducteur !

Nous aurons un autre meublé en plein centre le lendemain.

 

Nous repartons pour visiter les alentours de ce petit village avec notamment un petit salar qui recèle des stromatolithes, mais nous ne verrons rien à cause du vent qui agite la surface du petit lac !

Cette association d’algues et de micro-organismes existe depuis plus de 3 milliards d’années et constitue les premières formes de vie sur Terre. En se développant les micro-organismes piègent des particules de sable et forment des monticules mamelonnés.

Malheureusement nous ne les verrons pas.

Présence de Stromatolites dans cette petite laguna.

Cône d’Arita :

Aujourd’hui nous partons à la découverte du Cône d’Arita.

Ne sachant pas si la piste est en bon état, ni si elle est bien fléchée, nous partons à l’aventure.

Mais avant cela, nous faisons une petite ballade à El Arenal, groupe de petites collines à la terre rouge qui nous permettent d’avoir un beau point de vue sur Tolar Grande et les volcans de la frontière avec le Chili dont certains sommets dépassent les 6 000 m.

Un peu d'exercice physique pour gravir ces petites collines, mais avec l'altitude, monter quelques dizaines de mètres est essoufflant. Je persévère et monte sur la colline la plus haute pour avoir une vue sur Tolar Grande et la chaine de volcans que nous voyons au loin.

Argentine, Tolar Grande, El Arenal.
Argentine, Tolar Grande, El Arenal.

Notre visite terminée, nous reprenons la voiture pour le Cône d'Arita. La direction du Salar d'Arizaro est bien indiquée, un panneau orné d'un crane de lama nous indique la direction et nous rappelle que nous sommes en plein désert hostile, mais nous avons pris nos précautions avec réserve d'eau et de nourriture.

Nous traversons le Salar d’Arizaro et arrivons en vue du cône.

Au départ de Tolar Grande, la piste est très carrossable, une berline pourrait y passer. Certains tronçons sont moins praticables mais avec notre pick-up nous ne rencontrons aucun problème.

Salar d'Arizaro. Pompage de la saumure pour traiter la piste.

Sur la piste, après avoir croisé une niveleuse, nous remarquons un camion-citerne qui fait le plein au milieu du salar. Intrigué, je vais voir ce qu’il pompe. Un trou dans le salar est remplie de saumure (eau saturée de sel) et le camion pompe puis arrose la piste nouvellement rafraîchie pour compacté le sol. Nous aurons de la gadoue avant la piste ferme. Mais cette saumure en séchant fait durcir l'argile et stabilise la piste.

Finalement la piste est vraiment bien praticable, nous croisons de gros camion qui eux vont beaucoup plus lentement que nous. Nous verrons tout au bout une mine en exploitation ce qui explique le bon état de la piste pour les camions chargés de minerai.

Le cône d’Arita est presque parfait. On ne comprend pas bien le processus de sa formation et il est unique dans ce salar. Mais il est très photogénique, encore faut il trouver le bon angle de prise de vue.

Il faut traverser le salar pour avoir un joli point de vue du cône sur un fond de ciel bleu et de montagnes. Nous souhaitons avoir un peu de hauteur pour mieux le voir et passons par une piste qui conduit vers une mine. La sécurité nous arrête, prend nos passeports car c’est une mine privée qui exploite des minerais de métaux précieux (or ?) Notre attente s'éternise un peu ...

Finalement nous renonçons et prenons une piste pour aller au Salar d’Antofalla en passant par Antofallita. N’ayant pas assez de carburant, nous renonçons à faire la boucle pour revenir au cône d’Arita. Les paysages sont grandioses.

Nous descendons jusqu'à Antofallita qui n'est constitué que d'une maison et un peu de terre cultivée car il y a une source. C'est un minuscule havre de verdure en plein désert. Une mamie nous regarde passer ...

Nous poursuivons jusqu'à l'entrée du lago salar de Antofalla, admirons cette étendue désertique et repartons, je suis un peu frustré mais que faire ...

Nous croisons une énorme coulée basaltique aux roches très sombres qui tranchent avec le désert ocre.

Cette magnifique coulée est intrigante, en plein milieu du désert, on ne voit aucun cône. Mais la région est volcanique comme en témoignent les volcans qui nous entourent au loin (Llullaillaco (6 739 m), le Socompa (6 031 m), qui domine le col Paso Socompa, l'Aracar (6 095 m), l'Arizaro (5 774 m) et les appareils volcaniques du Lastarria (5 706 m) et du Cordón del Azufre).

Cette coulée est typique d’une éruption fissurale.

Vue satellite de la coulée de lave.

Nous retournons vers le cône et repassons par la mine pour enfin avoir un beau point de vue au soleil couchant. (Nous sommes persévérants !)

Le garde avait gardé nos fiches et demande à un chauffeur de la mine de nous accompagner un peu plus haut pour faire nos photos.

Nous retournerons à Tolar Grande pour le coucher de soleil.

Retour à San Antonio de las Cobres :

Ce matin nous repartons vers San Antonio de las Cobres, nous emprunterons une piste différente (plus au sud sur la carte à droite) pour rejoindre Susques puis aller voir le salar d'Olaroz.

Argentine, Tolar Grande. Salar aux stromatolithes.

Mais à la sortie de Tolar Grande, nous visitons de nouveau le salar aux stromatolithes mais toujours sans en voir. Les dernières pluies ont dû les recouvrir.

nous poursuivons notre route en remontant vers Susques.

Nous prenons une variante en passant un peu plus au sud pour rejoindre la Laguna Seca.

Voir d'autres paysages désertiques est un régal. Seuls dans ce désert, nous avons une sensation de liberté incomparable, la piste est très bonne et nous nous arrêtons souvent pour admirer et photographier le paysage. je ne m'en lasse pas !

Argentine, région de la Puna. Des ânes sauvages.
Argentine, région de la Puna. Des lamas.

Un peu avant d’arriver à San Antonio de las Cobres, Ludo m’emmène visiter le Viaduc La Polvorilla en prenant la piste supérieure qui aboutit au niveau du tablier. Petit balade sur les voies et le début du pont. Il est interdit de marcher sur le tablier. Je ne ferais que quelques mètres dessus pour prendre des photos, le vide au-dessous de moi est impressionnant (63 m).

En chemin nous voyons un viscachas sur des rochers, sorte de lapin de la famille des chinchillas. Nous en avions vu en Bolivie.

Nuit dans le même hôtel à San Antonio de las Cobres, très simple mais confortable.

Salinas Grandes :

Cette étape nous conduit beaucoup plus vers l’est du pays. Mais en premier, nous remontons vers le nord pour rejoindre Susques.

Peu après San Antonio de las Cobres nous empruntons une piste indiquée sur le GPS mais qui s'averse peu praticable (elle suit le lit d'une rivière et c'est trop chaotique)  et nous oblige à faire demi-tour. Nous continuons sur la piste principale en direction de Susques.

Arrivés à Susques, nous visitons une petite chapelle ainsi qu'une église au toit de chaume, typiques de cette ville qui par ailleurs ne revêt pas grand intérêt.

Après cet arrêt à Susques, nous partons visiter le Salar Olaroz par une piste bien carrossable au début. Mais une première difficulté apparaît, la route a été emportée par les orages. Nous contournons l'obstacle mais quelques kilomètres plus loin, même problème. Nous finissons par renoncer et faisons demi-tour.

Nous contournons ce premier obstacle mais en trouvons un second quelques kilomètres plus loin. Nous faisons demi-tour.

Nous changeons alors de route pour traverser le salar d'Olaroz en direction de la frontière chilienne, mais nous ne voyons pas trop l'intérêt de nous aventurer sur cette route où ne circulent que d'énormes camions en direction ou venant du Chili.

Après ces deux tentatives, nous renoncerons et partons plus au nord et à l'est vers la frontière Bolivienne.

Argentine, route détériorée dans le salar d'Olaroz.
Argentine. Un Nandou de Darwin (Rhea pennata).

Nous longeons le Salinas Grandes, voyons pour la première fois des nandous, petites autruches qui fuient à notre approche.

Les ânes sauvages, vigognes et lamas sont très présents dans ces contrées désertiques.

A Susques visite des deux petites églises et chapelle au toit de chaume.

La petite ville ne présente que peu d'intérêt par elle même.

Nous nous restaurerons avant de reprendre la route.

Argentine, Susques, église au toit de chaume.

Arrivée en fin d’après-midi à Salinas Grandes où nous ferons quelques photos de cette étendue de sel uniforme jusqu’à l’horizon.

Heureusement, un petit kiosque est resté ouvert et nous commanderons quelques empaniadas pour notre repas du jour !

Nous trouvons un hôtel au niveau Pozo Colorado pour la nuit, le seul à des kilomètres à la ronde. Problème d'eau courante, rien ne sort des robinets. Le propriétaire nous fournira quelques seaux d'eau de pluie pour les toilettes. Pas de douche ce soir ! Cette région désertique manque cruellement d'eau qui est généralement pompée dans la nappe  phréatique. Ici tout le village est à la diète hydrique ...

Argentine, Salinas Grandes.
Argentine, Salinas Grandes.

Nous passons un bon moment à faire des photos et explorer cette étendue de sel. En fin d'après-midi, peu de touristes, les marchands de souvenirs plient leurs étals. Heureusement qu'il restait cette vieille femme vendant des empagnadas pour nous restaurer. Tout chaud, ils étaient excellents !

Iruya :

Notre route nous conduira encore plus au nord et à l’est pour cette étape.

Au programme, les formations géologiques de la Quebrada et un petit village typique très appréciés des touristes, Iruya.

Mais auparavant, Ludo veut voir un bout de Bolivie, nous nous dirigeons vers la frontière bolivienne au niveau de la ville de La Quiaca.

Un panneau nous rappelle que nous sommes à 5 121 Km d’Ushuaïa, l’extrême sud de l'Argentine. Que ce pays est grand !

Argentine, La Quiaca.
Argentine, La Quiaca.

Ludo veut revoir « un bout » de la Bolivie et nous partons pour La Quiaca, ville frontalière avec Villazon en Bolivie.

Mais en dehors de voir la Bolivie vue de loin, rien de très particulier dans cette petite ville sauf un joli marché où nous mangerons quelques empagnadas.

Argentine, la Quebrada Humahuaca.

Nous ne sommes plus en zone désertique mais semi tropicale et les paysages sont plus verdoyants.

Nous partons visiter la Quebrada Humahuaca  inscrite au Patrimoine Culturel et Naturel de l'Humanité en juillet 2003 par l'UNESCO.

C’est une profonde vallée, crée par une faille tectonique, où coule le Rio Grande de Jujuy qui a découpé, érodé le relief laissant apparaître des strates géologiques très colorées.

Avant d’y parvenir, nous passons par un petit village, Iruya, perdu au fond d’une vallée très encaissée. La route pour y parvenir est très accidentée, passant par un col à plus de 4 000 m et descendant de plus de 1200 m dans la vallée.

Argentine, Iruya.

Ce village est très touristique et de plus c’est carnaval et beaucoup de touristes sont venus pour cette occasion.

A notre arrivée dans le village, nous nous apercevons que le pneu avant gauche est dégonflé et à mieux regarder, il est carrément crevé. Mais nous devons trouver un hôtel avant la nuit et le gros orage qui menace. Sitôt les sacs déposés dans notre chambre, l’orage éclate et entre deux averses nous courons prendre l’apéro dans un restaurant où nous dînerons aussi. Le lendemain nous faisons réparer notre roue avant d’aller nous balader dans la vallée. Heureusement, je n’ai pas de difficulté pour démonter la roue et le réparateur se situe à 50 m de notre véhicule.

Nous nous en sortons bien !

Ballade jusqu’à la rivière, les roches rouges tranchent avec la végétation. Mais le sentier est mal indiqué et nous écourtons la ballade pour nous consacrer plus au village lui-même.

Les rues sont animées par le carnaval, les gens frappent leur tambour, jouent de la flûte et dansent en tournant en rond et buvant soit du vin blanc soit de l’alcool. Certains ne retrouveront pas leur maison !!! Mais la fête se passe dans la joie et la bonne humeur.

Argentine, Iruya.

La fête se prolongera tard dans la nuit, nous serons couchés et ne verrons pas dans quel état les festivaliers quitterons les lieux. Finalement nous aurons trouvé un hôtel bien situé en plein centre du village.

Maimara :

Nous quittons Iruya le lendemain pour descendre la vallée du Rio Grande de Jujuy et découvrir les paysages fantastiques creusés par la rivière. Arrivé à Humahuaca, nous empruntons une piste qui monte de façon vertigineuse vers le mirador situé juste en face des formations géologiques colorées.

Cette vue satellite Google permet de voir la beauté extraordinaire de cette formation géologique.

On se rend compte de son étendue que l'on ne peut pas appréhender du "mirador" où nous prenions ces photos.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.

Ce paysage de la Quebrada Humahuaca est vraiment grandiose.

Les strates géologiques présentent une multitude de couleurs au niveau de ce site : la « colline au 14 couleurs » ou Serrania de Hornocal. Nous passons par un col à près de 5 000 m avant de rejoindre le "mirador". C'est une des premières fois que nous voyons autant de touristes. Ça change du désert de la Puna !

Les strates présentent une multitude couleurs où l'ocre, le vert, le jaune, le blanc se déclinent en une trentaine de nuances. Les couches stratifées situées plus bas créent un contraste saisissant par leur couleurs chaudes allant du rouge vif au violet.

Nous admirons un bon moment ce fabuleux paysage avant de repartir et continuer dans la vallée du Rio Grande.

La Serrania de Hornocal, Argentine, Région de la Puna.

Nous repassons par Humahuaca où le carnaval bat son plein.

Les hôtels sont complets, les distributeurs de billets vides. Nous ne nous éternisons pas et descendons vers Pumamarca où nous rencontrons les mêmes difficultés. Le carnaval a attiré beaucoup de monde et la consommation bat son plein comme la fête.

Nous trouverons finalement à nous loger à Maimara.

Du coup nous n’avons pas vraiment visité cette vallée et une fois nos sacs déposés à l’hôtel, nous repartons admirer les couleurs au soleil couchant.

Nous allons jusqu’à Tilcara pour nous restaurer et profiter des animations du carnaval.

La fête bat son plein, on se lance des poudres colorées, de la mousse, des serpentins. Joie et bonne humeur sont le maître mot de ces carnavals.

En pleine rue les gens dansent sur une musique assourdissante, nous irons nous restaurer au calme dans un resto bondé !

La Quebrada Humahuaca :

Le lendemain nous remontons la vallée sous un soleil éclatant et profitons pour visiter tout ce qui peut être accessible en voiture.

Les roches colorées, les strates érodées sont magnifiques.

La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.
La Quebrada humahuaca de Pumamarca à Tilcara.

Au bout de la route ou de la piste, nous partons en ballade pour admirer ce paysage coloré.

Puis nous prenons la route pour rentrer sur Salta.

Aux abords de cette ville, nous sommes en pleine forêt tropicale. Le contraste est saisissant, l’humidité est partout avec des plantes épiphytes qui poussent sur les troncs, les roches.

La route serpente le long d’une grande réserve d’eau pour alimenter Salta.

Nous trouvons notre hôtel facilement.

Retour à Salta:

De retour à Salta, nous y passons une journée à visiter la ville.

Notre hôtel se situe à quelques mètres d'une très belle église, l'église San Francisco.

Cette fois nous nous posons un peu et avons réservé un hôtel de charme à la décoration raffinée et au confort dans une gamme supérieure à celle de nos hôtels d'aventuriers. Grasse matinée, petit déjeuner dans un cadre des plus agréable puis visite de la ville.

Nous irons flâner sur la place principale, un petit tour sur les hauteurs de la ville avec le téléphérique et au retour nous irons voir la Basilique cathédrale.

Salta est une très jolie ville de style colonial espagnol.

Salta, Place centrale.
Salta, la place principale.
Salta, musée historique du nord.

Visite de l'église San Francisco.

Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco.
Salta, église San Francisco. La coupole.
Salta, Basilique Cathédrale.

Visite de la Cathédrale Basilique de Salta.

Salta, Basilique Cathédrale.
Salta, Basilique Cathédrale.

Buenos Aires:

Nous voici de retour à Buenos Aires.

Les vols intérieurs ayant souvent du retard, nous avons prévu une journée à Buenos Aires avant de repartir sur la France.

Nous profitons de cette journée et soirée pour visiter la ville.

Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. Quartier des docks.
Buenos Aires. L’ Obelisco célèbre les 400 ans de la ville sur l'avenue la plus large du monde.

La Patagonie, Argentine.

Front du glacier Perito Moreno.

Voyage en Patagonie en février 2011

Buenos Aires.
Buenos Aires.

Après de longues heures de vol, nous arrivons à Buenos Aires. Nous profiterons de cette escale pour visiter un peu la ville.

Puis, par un second vol, nous arrivons à El Calafate où nous louerons une voiture pour commencer notre périple.

A El Calafate, avant de prendre la route pour l'aventure, nous visiterons plusieurs glaciers avec le Spegazzini, le Perito Moreno.

Visite en bateau puis par les sentiers du Parc National des Glaciers.

Buenos Aires by night.
Buenos Aires by night.
Buenos Aires, balade dans la ville lors de notre transfert.
Buenos Aires, balade dans la ville lors de notre transfert.

Début de notre périple.

A El Calafate, notre ville d'arrivée, nous aurons un bel hôtel très cosy dans un quartier résidentiel.

Petite ville très touristique car c'est la porte d'entrée du Parc National des glaciers.

Nous n'y sommes pas restés bien longtemps, juste pour visiter quelques glaciers puis prendre notre voiture et partir à l'aventure.

Repas dans un restaurant de viande et c'est là que nous avons découvert qu'en tant que français, nous mangeons la viande peu cuite. Et déception, la viande servie est bien trop cuite ... une semelle ! Mais nous sommes les seuls à nous en plaindre, tout le monde à l'air de se régaler. Nous avions pourtant commandé les steak "medium".

Notre hôtel à El Calafate, ville de notre arrivée en Patagonie.
Notre hôtel à El Calafate, ville de notre arrivée en Patagonie.

Découverte de la Patagonie.

Nous commençons notre périple en voiture en allant voir le massif de Las Torres Del Paine situé du coté chilien.

Puis descendons vers le sud pour visiter Puerto Natales, Punta Arenas. Nous passerons par le mythique détroit de Magellan continuons vers Rio Grande pour finir notre route à Ushuaïa.

C'est cette petite ville mythique, but ultime de notre voyage, que nous aurons hâte de voir. "La fine del Mundo", tout un programme.

Parc National des Glaciers.

A El Calafate, le parc des glaciers est immense, nous ne verrons que quelques-uns d’entre eux sur les 47 majeurs répartis sur 600 000 hectares.

Les visites se font en bateau mais aussi à pied sur les sentiers du Parc National des Glaciers.

Le Perito Moreno, immense glacier du parc National.
Le Perito Moreno, immense glacier du parc National.

Le Spegazzini mais surtout le Perito Moreno, grandiose, immense dégageant une force brute de la nature et enfin de glacier Grey.

Nous ferons une balade en bateau nous permettant de nous approcher au plus près du front glacière.

C’est une vue impressionnante car la falaise de glace est haute de plus de 60 mètres. Le bateau se tiendra à distance car si un morceau de la paroi se décroche, la vague qu’elle crée peut retourner notre embarcation.

Puis nous ferons une grande balade à pied dans le parc national des glaciers jusqu’à un point de vue sur le front glacière du Perito Moreno.

Visite des glaciers en bateau.
Visite des glaciers en bateau.
Le Perito Moreno, visite des glaciers en bateau.
Le Perito Moreno, visite des glaciers en bateau.

Las Torres Del Paine.

Notre périple démarre réellement quand nous prenons la route pour descendre vers Las Torres Del Paine.

Nous sommes en pleine pampa, un paysage vallonné avec peu de relief, pas d’arbre.

Un paysage qui me semblera bien monotone au bout des longues heures de route nécessaires à sa traversée.

La faune est exotique pour nous. Nous croiserons des Ñandù, sorte d’autruches, des Guanacos de la famille Camelidae (comme les chameaux, dromadaires, vigognes), flamants roses, des manchots, des éléphants de mer, renard austral.

Faune de Patagonie, les Guanacos.
Faune de Patagonie, les Guanacos.
Un Ñandù. De la même famille que les autruches.
Un Ñandù. De la même famille que les autruches.

Pour parvenir à Las Torres del Paine, nous franchirons la frontière entre l’Argentine et le Chili car ce massif se situe dans ce pays.

A las Torres del Paine, la nature est reine, nous y resterons trois jours pour organiser des balades, des promenades et découvrir ce fabuleux massif à la géologie si particulière.

Nous sommes en plein été austral, mais en altitude et certains jours le vent souffle énormément à tel point qu’il est difficile de se tenir debout. Mais la pollution est absente comme en témoigne la présence en grande quantité de lichen qui ne la supporte pas.

Autre virée en bateau pour voir le Lago Grey et le glacier du même nom.

Las Torres del Paine, notre hôtel au bord du lac.
Las Torres del Paine, notre hôtel au bord du lac.

Notre premier hôtel à Las Torres del Paine, en bordure d'un lac. Très agréable.

Durant notre balade, un vent terrible manque de nous renverser à tout instant, il faut se cramponner ou arc-bouter face aux rafales.

Nous changerons par la suite d'hôtel pour un grand complexe touristique. Mais l'accueil ainsi que le cadre est très agréable. C'est de cet hôtel que la plus part des sentiers d'excursion partent pour explorer la région et les pics de ce massif.

Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.

Des balades en pleine nature. Nous sommes en plein été austral, mais à cette altitude et latitude, nous n'avons pas l'impression d'être sur la costa-brava !!!

Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.
Las Torres del Paine, balade en pleine nature.

La route traverse la Patagonie avec ses paysages de Pampa assez monotones. Au début nous trouvions très beau et reposant, mais après des heures de routes dans ce paysage plat comme la main, j’avais hâte de voir un peu plus de relief.

Mais la nature est toujours aussi belle quand on longe un lac plein de flamands roses et autres oiseaux aquatiques, des oies, des pingouins.

Direction le détroit de Magellan.

Nous reprenons la route pour descendre vers le sud, direction Puntas Arenas. Nous passons par Puerto Natales où nous nous restaurerons au chaud dans un resto-bar assez design.

Puerto Natales, balade dans la ville.
Puerto Natales, balade dans la ville.
Petite halte à Puerto Natales avant de reprendre notre route.
Petite halte à Puerto Natales avant de reprendre notre route.

Nous arrivons à Punta Arenas sur le détroit de Magellan où nous passerons la nuit dans un très bel hôtel très cosy.

Le lendemain, traversée du détroit en ferry pour atteindre la Terre de Feu. Nous sommes toujours du coté chilien.

Le détroit de Magellan.
Le détroit de Magellan.

De Puerto Natales nous irons à Punta Arenas pour passer la nuit. Au matin nous reprenons la route pour le détroit de Magellan et prendre un ferry qui nous amènera en terre de Feu.

Tous ces lieux que nous avons appris enfants lors des cours de géographie, nous y sommes maintenant et c’est assez irréel !

C'est au niveau où il est le plus étroit que nous prenons un ferry pour effectuer cette traversée.

A peu près une heure de traversée, le temps est nuageux et il ne fait pas chaud sur la passerelle.

Tierra Del Fuego.

Nous sommes en Terre de Feu et les paysages ne changent pas beaucoup, toujours cette pampa plate jusqu’à l’horizon … Ce sont des terres d’élevage et les propriétés sont immenses à l’image du pays.

Nous ferons escale dans une Estancia, petit havre de verdure et d’arbres.

La directrice de l'Estancia Viamonte est très dynamique, elle propose de nombreuses activité dont les balades à vélo. La propriété est immense, essentiellement agricole, tournée vers l'élevage de bovins et ovins.

L'Estancia Viamonte dans un havre de verdure.
L'Estancia Viamonte dans un havre de verdure.
L'Estancia Viamonte où l’accueil sera chaleureux. Ambiance très cosy dans un décors qui n'a pas changé depuis des décennies.
L'Estancia Viamonte où l’accueil sera chaleureux. Ambiance très cosy dans un décors qui n'a pas changé depuis des décennies.

Tout au long de notre périple, nous logerons dans de belles demeures anciennes où la décoration préservée est authentique.

Lors de nos balades, nous verrons beaucoup de lichen, signe d’absence de pollution mais aussi présence de beaucoup d’humidité, il doit beaucoup pleuvoir dans ces contrées. Finalement le ciel gris nous convient plutôt que la pluie.

La petite ville d'Ushuaïa.
La petite ville d'Ushuaïa.

Nous repartons en longeant la côte atlantique en direction d’Ushuaia. Nous passons par Rio Grande, ville portuaire.

Toujours des paysages de grande beauté où l’empreinte de l’homme est peu marquée.

Ce côté sauvage nous plait beaucoup, lacs, vallées, c’est de toute beauté

Ushuaïa.

Nous voici arrivés à Ushuaia, petite ville sans grand intérêt par elle-même, mais c’est le départ pour des croisières, des excursions et la rue principale pleine de resto, magasins de matériel pour la randonnée, boutiques de souvenirs et de banques.

Sur le port, nous prenons un bateau pour une excursion sur le canal de Beagle.

Un temps exceptionnellement beau, sans vent ni nuage, ni pluie !!!

La guide sur le bateau sera très étonnée de ce temps magnifique. Elle ne cessera de nous le répéter !

Toujours une nature très préservée, nous verrons nombres d’oiseaux, d’éléphants de mer.

Dans le canal de Beagle, un îlot avec des éléphants de mer.
Dans le canal de Beagle, un îlot avec des éléphants de mer.

Le Canal de Beagle.

Le bateau nous promène, dans ce mythique canal, d'îlots en îlots à la découverte des éléphants de mer, nidifications de cormorans survolés par des pétrels, d'oies solitaires.

Nous profitons du beau temps même si nous voyons poindrent quelques nuages à l'horizon, mais la mer est calme et cette balade nous vraiment très agréable.

Nous finissons par regagner le port

Aérodrome d'Ushuaïa, départ pour un survol du canal de Beagle.
Aérodrome d'Ushuaïa, départ pour un survol du canal de Beagle.

Les nuages commencent à apparaître et pour profiter un maximum, nous décidons d’aller vers l’aéroport domestique qui propose des balades en avion pour voir ce fameux canal de Beagle.

Nous trouvons tout de suite un pilote disponible et prêt à nous emmener dans les air au-dessus du canal.

Très surpris par cette rapidité car nous n'avions pas du tout prévu cette escapade dans les airs. C'est notre guide sur le bateau qui, à force de répéter que le temps est exceptionnellement beau, nous a décidés à nous précipiter à l'aérodrome d'Ushuaïa.

Survol du canal de Beagle.

Au départ de l'aéroport, le pilote survole un moment les reliefs qui entourent Ushuaïa vers l'est avant de plonger vers le canal de Beagle.

Ceci nous permet de remonter ce canal en arrivant de l'est et nous fait survoler les îlots que nous avions visités en bateau.

Nous revoyons ainsi les îlots des éléphants de mer, ceux des cormorans, le petit îlots sur lequel nous avons débarqué pour voir la flore du canal. Je suis scotché au hublot et mitraille tout azimut.

Survol du canal de Beagle et atterrissage à Ushuaia.
Survol du canal de Beagle et atterrissage à Ushuaïa.
Vol au-dessus du canal de Beagle. Le pilote me confie les commandes !
Vol au-dessus du canal de Beagle. Le pilote me confie les commandes !

Lors du retour, le pilote me demande si j'ai déjà piloter.

Je réponds que non.

"Et ça te dirait de le faire"

Je réponds oui, bien-sûr !

"Et bien prends les commandes" me répond-il en lâchant les commandes et en reculant son siège pour lire le journal.

je pilote donc l'avion en direction de l'aérodrome les yeux rivés sur la boussole pour conserver le cap. Belle expérience, souvenirs inoubliables.

Le survol est extraordinaire. Voir tous ces reliefs de haut puis survoler ce canal de Beagle est une expérience inoubliable. Le pilote me laissera les commandes de l’avion un moment lors de notre retour vers Ushuaïa, grand moment.

Contrairement à l’idée reçue et populaire, Ushuaia n’est pas la ville la plus australe du monde, c’est Puerto Williams au Chili, mais cette dernière est beaucoup moins connue car peu accessible, il faut traverser le canal de Beagle et par mauvais temps, ce n’est pas une mince affaire !

Parc national de la Terre de Feu. Balade dans une nature intacte.
Parc national de la Terre de Feu. Balade dans une nature intacte.

Parc National de la Terre de Feu.

De retour sur le plancher des vaches, nous irons visiter le parc national de la terre de feu.

Immersion dans une nature encore préservée, un régal et une grande sérénité.

Une très belle balade en forêt mais aussi en bord de mer loin des sentiers touristiques.

Fin de nuestras aventuras en el Fin del Mundo!

Nous voici au terme de ce voyage extraordinaire en Patagonie, Terre de feu avec Ushuaïa pour fin.

Nous laisserons notre voiture de location pour prendre un vol de retour vers Buenos Aires puis vers la France.

Les vols de retour nous semblent toujours sans fin ! Il n'y a plus l’excitation de la découverte mais reste la nostalgie du pays visité et heureusement les quelques centaines de photos qui permettent de restituer nos souvenirs ...

La Bolivie

Licancabour et Laguna Verde.

Superbe voyage en Bolivie avec une incursion au Chili.

Réalisé en juillet 2008 Nous sommes arrivés à La Paz et y sommes restés quelques jours pour nous acclimater à l’altitude. La Paz se trouve à 3 650 m d’altitude, mais la ville s’étant entre 4 500 m (arrivée à l’aéroport) et 3 500 m d’altitude (les quartiers riches !).

Notre objectif est d’aller explorer le Sud Lipez. Nous prenons la route jusqu’à Potosi que nous atteignons en trois jours. Puis commence l’exploration des zones désertiques de l’Atacama.

Avant de partir dans le Sud Lipez, nous allons voir le lac Titicaca, Copacabana, l’Isla Del Sol. Puis redescendons vers le sud sans repasser par La Paz. Direction Oruro.

Le Sud Lipez est loin, avant de l’atteindre, nous passons par Oruro, Potosi. Visite des mines d’argent de Potosi puis direction Uyuni.

Le chauffeur nous laisse en compagnie de notre guide David pour un bout de chemin sur la surface de sel du salar d’Uyuni et nous accueille avec du champagne.

Nous nous arrêtons à Jirira pour quelques jours et on en profite pour monter vers le sommet du volcan Tunupa. Nous nous arrêterons quand l’altimètre indique 4 900 m, histoire d’être au-dessus du mont Blanc ( !!!   😉  )

Visite de l’Isla Del Pescado, îlot isolé au milieu du Salar, couvert de cactus.

La suite du voyage, au travers du désert de l’Atacama, de Jirira à san Juan puis la suite de Laguna dont la Laguna Colorada et nous passons la frontière entre Bolivie et chili au niveau de la Laguna Verde avec, en fond, le Licancabur.

Rencontre avec la faune des plateaux andins, les flamants roses, les vigognes, viscachas.

Balade à cheval dans la vallée de la mort, puis coucher de soleil dans la vallée de la lune.

Nous redescendons vers San Pedro de Atacama situé au Chili. Nous remontons vers le nord pour découvrir d’autres paysages du sud Lipez avec des solfatares, les geysers Del Tatio, le désert de dali. Des paysages somptueux dans le froid du haut plateau andin.

Visite de la ville fantôme Humberstone  puis Enquelga et le salar de Surire.

Souvenir d’une nuit en refuge où la température était descendue à -7°C durant la nuit.

De Surire nous retournons à La Paz pour une journée de visite avant de repartir.

 

Je garde un merveilleux souvenir de ce voyage, nos guides David et Fernando nous ont chouchoutés tout le long du voyage et nous ont fait découvrir ce merveilleux pays, difficile car en altitude et très froid. Au mois de juillet, nous sommes en plein hivers austral, et nous avons eu froid ! mais ravis de voir autant de splendeurs.


Retrouver l’ensemble de notre voyage