Indonésie – L’Anak Krakatau, volcan du détroit de la Sonde.

Indonésie, le Krakatau en 2008

Eruption du volcan Anak Krakatau

Guy de Saint-Cyr nous donne des explications sur le volcan Krakatau. Stéphane Cosme, journaliste de France Inter enregistre.

En janvier 2008, l'agence Aventure et Volcans me propose un voyage « spécial éruption » pour aller voir la reprise de l'activité du volcan Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde entre les îles de Sumatra et Java.

Nous serons un petit groupe d'une dizaine de participants accompagnés par Guy de Saint-Cyr, directeur de l'agence, et d'un journaliste de France Inter (Stéphane Cosme) qui effectue un reportage sur notre expédition.

Nous sommes arrivés la veille en Indonésie et avons pris la route pour le petit port de Carita. Nous serons accueillis par Mimie qui nous a préparé un repas typique indonésien qui rassasiera et régalera tout notre groupe. Puis nous irons nous coucher en attendant patiemment le lendemain pour cette nouvelle aventure.

Les habitants de Carita nous dirons que depuis plusieurs semaines la terre tremble et de grosses explosions sont audibles signe que l'Anak Krakatau a repris son activité. J'avais déjà visité ce volcan en 2005 et nous avions pu faire le tour du cratère car il n'y avait aucune activité.

Enfin je vais voir le Krakatau en pleine forme !

Nous passerons par la station volcanologique de surveillance du Krakatau.

Sur le pas de la porte, une longue vue est pointée sur le volcan pour observer l'activité éruptive. A l'intérieur des enregistreurs à cylindre surveillent les soubresauts du volcan. Sur les enregistrements on peut voir les crises éruptives signalées par ces tracés tourmentés ainsi que les signaux de remontée du magma en surface signalé par un trémor.

L'équipement est obsolète mais il permet de suivre l'activité éruptive. Dans la pièce nous entendons une sorte de sifflement accompagné de craquements. C'est la transformation du signal des sismographes en son. Le gardien n'ayant pas toujours les yeux fixés sur les enregistreurs, le son lui permet de savoir si un événement sismique se produit.

De nos jours les enregistreurs graphiques ont disparus remplacés par des écrans de contrôle et un système automatique d'alarme quand survient un événement majeur.

Notre petit groupe embarque sur un bateau de pêcheur pour rejoindre l'île d'Anak Krakatau.

Le lendemain matin, nous prenons un petit bateau de pêcheur pour rejoindre l'île d'Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde.

La signification du mot « Anak » est «fils de ». En effet, le 20 mai 1883 une éruption cataclysmique, plinienne, détruit complètement le complexe volcanique laissant un grand vide entouré 3 îles. 36 417 morts, les côtes de Sumatra et Java dévastées par un tsunami et des coulées pyroclastiques et 20 Km3 de cendre se répandent sur des kilomètres.

En 1927, l'activité volcanique reprend et une nouvelle île sort des eaux et elle sera donc nommée Anak Krakatau, «fils du Krakatoa».

Une fois embarqués, nous mettons le cap sur les îles de la Sonde, les panaches de cendre s'échappant du volcan sont déjà visibles et guide notre capitaine.

Dans le groupe, je retrouve Fady avec qui j'avais voyagé au Kamchatka. Notre groupe est bien sympathique et nous avons hâte d'être en place face au volcan.

Repas en groupe avant de rejoindre nos tentes.

Arrivés en vue du volcan, le bateau s'arrête pour que nous puissions observer l'activité volcanique. Après des années d'inactivité, le volcan s'est réveillé depuis quelques mois et Aventure et Volcans a rapidement mis en place cette expédition.

Puis nous installons nos tentes en bordure de la plage à l'autre extrémité de l'île pour être protégés des chutes de bombes volcanique projetées par le volcan. Nous souhaitons tout de même qu'il n'y ait pas une trop grosse explosion car juste derrière la plage nous verrons quelques bombes volcaniques d'aspect assez récent à l'intérieur de gros impacts.

Il faut choisir entre les bombes volcaniques et d'énormes lézards qui parcourent la plage à la recherche de nourriture. Mais Guy de Saint-Cyr nous dira que ces lézards deviennent léthargiques après le coucher du soleil et se terrent sous des branchages pour la nuit. Je ne suis pas vraiment rassuré ...

Séquence éruptive vue de notre bateau

Le bateau s'est placé juste en face du cône éruptif et assis sur le pont, malgré la houle qui nous agite, je prends des séries de photos de chaque éruption.

Dans un silence total, une colonne de cendre sort du cratère et s'élève dans le ciel bleu formant un magnifique chou-fleur tandis que retombe les particules les plus lourdes un peu plus loin du cône.

Absorbé par ce spectacle, je réalise que certains membres du groupe ont le mal de mer et sont penchés par-dessus bord rendant tripes et boyaux. C'est vrai que la houle est assez présente et le bateau se balance d'un bord à l'autre. Heureusement que je ne crains aucun mal des transports mais j'aurais mal aux reins à force d'être balancé.

Les explosions se succèdent, toujours dans le même silence, et on peut distinguer de la cendre très fine grise qui se dépose en partie sur les bords du cratère et une cendre plus sombre qui monte plus haut. Apparemment il y a deux bouches éruptives, peut-être même trois. Quand toutes explosent en même temps, le spectacle est total et grandiose. Guy nous dira que le volcan «débourre» le conduit éruptif. La reprise d'activité est assez récente et le cratère est encore assez petit.

A un moment, le panache de cendre monte très rapidement et de nombreuses bombes volcaniques retombent sur les flancs du cratère et certaines en pleine mer tout autour de notre embarcation. Le bateau manœuvre alors rapidement pour s'éloigner un peu de l'île et nous mettre à l'abri. Nous avons été surpris par cette explosion bien plus forte que les précédentes.

Repas du soir, Guy nous raconte ses expériences. Fascinant.

Quand le soleil commence à décliner, nous rejoignons la côte pour une repas en groupe et une discussion sur la plage. Guy de Saint-Cyr est intarissable, il nous raconte ses expériences sur les volcans et nous buvons ses paroles. Stéphane enregistre toujours cette conversation.

Puis nous allons sous nos tentes pour la nuit des images plein les yeux. Je serais réveillé plusieurs fois par le crépitement de la cendre volcanique qui tombe sur la toile de tente, pensant que c'est la pluie mais le bruit est différent.

Une excursion en approche du cratère est prévue le lendemain.

Après notre petit déjeuner, nous nous mettons en marche. Notre campement est à l'opposé du cratère et pour l'atteindre nous traversons les anciennes caldeiras remplies de cendre et on peut voir les vestiges d'anciens cratères devenus inactifs. La reprise d'activité se déplace en direction du sud dans le temps avec l'apparition d'un nouveau cratère.

Arrivés en vue du cône actif, Guy nous demande de nous arrêter pour observer et chronométrer le rythme des explosions.

Nous attendrons ainsi presque une heure en photographiant, observant les panaches qui passent au-dessus de nos têtes mais parfois qui nous enfument complètement. Il faut plusieurs explosions pour avoir un temps moyen entre chacune.

Puis nous reprenons notre cheminement pour atteindre un énorme bloc à l'aplomb du cratère qui devrait nous protéger des projections lors des explosions.

Derrière notre abri, nous attendons les éruptions.

Les instructions de Guy sont claires, il faut rester à proximité de ces blocs pour pouvoir se cacher si des projections viennent vers nous. Tout le monde se regroupe donc derrière ces rochers assez haut mais nous ne voyons rien du cratère.

Guy occupé avec Stéphane qui l’interview, tout le monde se disperse, discute en dehors de l'abri rocheux, prend des photos, s'avance un peu pour mieux voir ou même reste assis face au cratère l'appareil photo prêt.

Survient alors une fine pluie que le vent projette sur nous et finalement nous nous réfugions derrière l'abri rocheux quand soudain...

 

Guy nous crie "planquez-vous, planquez-vous !!!".

La séquence d'une explosion vue sur le côté du cratère.

Une grosse explosion projette une grande quantité de lapilli et petites bombes volcaniques dans notre direction. Tout le monde se colle au rocher serrés les uns contre les autres, la pluie de pierres ricoche sur la crête de notre abri rocheux et s'abat avec fracas devant nous en soulevant de la poussière. C'est très rapide et violent !

Quand le silence revient, on se regarde, on se compte, tout le monde est là sain et sauf.

A l'endroit où un des membres du groupe s'était assis face au cratère, un gros bloc a laissé une belle dépression dans le sol.

Quelque chose me brûle le dos et en envoyant la main vers mon sac pour saisir ce «truc» chaud, je me brûle avec une petite bombe qui s'était coincée entre la roche et mon sac en tombant à notre aplomb. Cette toute petite bombe aura fait fondre une partie de la garniture en plastic du sac à dos.

Finalement cette petite pluie a été bénéfique et salvatrice.

Nous n'entendrons pas la prochaine explosion et décidons de repartir vers notre campement.

Mais la curiosité de Guy le pousse à aller voir ce cratère de plus près et pourquoi pas de plus haut.

Donc certains suivrons notre guide vers le haut du cratère juste après une explosion. Nous savons qu'ils n'ont qu'une vingtaine minutes entre deux explosions. Mais tout le monde redescendra bien avant l'explosion. Guy, qui sera monté tout en haut sur un petit plateau qui surplombe le cratère, nous dira qu'il est criblé de centaines d'impact de bombes et qu'il ne s'est pas attardé.

Puis nous rejoindrons la plage, reprendrons le bateau pour aller sur Rakata, l'île juste en face du cratère. Elle appartenait au complexe volcanique du dernier Krakatau. Toute sa partie nord a été détruite lors de la dernière explosion en 1883.

Du coup nous y arrivons pour le déjeuner suivi d'une série d'observations entrecoupées de plongeons dans l'eau turquoise de la petite anse.

Il fumait bien ce cratère !
Détente à Rakata.

Nous voici installés aux premières loges pour observer le Krakatau. Un peu de sur-place dans l'eau à la douceur tropicale pour admirer une éruption et quelques brasses entre. Il faut dire que ce n'était pas désagréable. On discute, prend le soleil, se balade sur la plage sans oublier de monter nos tente et aider à la préparation du repas. C'est la détente totale.

La nuit tombée, certains ferons de superbes photos nocturnes. N'ayant plus de batteries chargées, je regarderai juste ce spectacle nocturne extraordinaire.

Une séquence éruptive vue de Rakata.
Séquence éruptive au soleil couchant.

Le lendemain nous reprendrons le petit bateau de pêcheur pour rentrer à Carita puis direction Jakarta pour notre vol vers la métropole. Le voyage durant 48 heures avec les escales, cela fera une semaine en tout.

Plein d'images dans la tête, je rêve déjà au prochain voyage, à la prochaine expédition ...

L'activité de l'Anak Krakatau connait un rebond en 2009 puis en 2012 avec une grosse éruption. Puis six années de sommeil et en juin 2018 l'activité s'intensifie et une énorme éruption suivie d'un effondrement des deux tiers du cône actif se produit accompagné d'un tsunami meurtrier qui ravage les côtes du détroit de la Sonde entraînant des centaines de décès dans la population. L'activité continue ensuite avec des éruptions surtseyiennes, dans la mer. La physionomie de l'île est complètement bouleversée, tout le relief a disparu ainsi que la végétation.

Voici quelques photos avec l'aimable autorisation de Pascal Blondé qui a visité l'Anak Krakatau en janvier et novembre 2019. La petite île est méconnaissable, complètement transformée, arasée. Il ne reste quasiment rien de l'ancienne structure, le cône volcanique a disparu ainsi que la végétation. Les îles alentours (Rakata) montrent les ravages du tsunami qui a tout détruit sur plusieurs mètres de haut emportant la végétation et la terre. A Sumatra et Java, les côtes du détroit de la Sonde ont elles aussi été fortement touchées par le tsunami et on dénombres de très nombreuses victimes.

Retrouver les photos de Pascal Blondé prises en Janvier 2019  et Novembre 2019, ainsi que le récit de ses expéditions avant et après la crise de 2018.

Lors de deux voyages vers Bali, nous avons effectué une escale à Hong Kong, retrouver le récit de ces aventures.

Costa Rica – Les volcans Arénal, Poas, Turrialba, Irazu.

Costa Rica, le volcan Poas.

Le Costa Rica.

Le volcan Arenal.

Vue sur le volcan Arenal.

C'est en 2010 que je fais ce voyage au Costa Rica avec l'agence Aventure &Volcans. Je retrouve avec plaisir Josette que j'avais rencontrée lors de notre expédition au Kamchatka de 2006. Nous sommes un petit groupe accompagné par Tanguy de Saint-Cyr et son épouse de l'agence locale.

Le Costa Rica est riche en volcans mais aussi est très visité pour sa flore et sa faune bien préservée, mais c'est bien pour les volcans que nous ici.

Situé sur l'isthme centraméricain, le Costa Rica est bordé à l'est par la mer des Caraïbes et à l'ouest par le Pacifique et est en zone tropicale.

Nous commençons nos visites par le volcan Arénal.

Vue sur le volcan Arenal. La pluie n'est pas loin !

Arrivés fin octobre, nous sommes au début de la saison des pluies et nous serons contrariés dans nos visites sur les volcans car en plein dans les nuages et sans visibilité.

J'ai mis très longtemps avant d'ajouter le Costa Rica à mon site des photos de voyages car pas assez de belles vues sur les volcans. Des fleurs, des animaux mais pas de cratère.

Le volcan Arénal avait fait une belle explosion le jour de notre arrivée. Nous tournerons tout autour dans l'espoir de voir une autre explosion et resterons en observation à la tombée de la nuit espérant voir les éboulements incandescents issus du dôme de lave à son sommet.

Lors de la croissance du dôme, une partie de la lave se détache et forme des éboulis incandescents que l'on peut voir descendre du sommet. Mais non, rien, même pas une lueur incandescente.

Heureusement nous irons dans de superbes maisons d'hôte en pleine forêt tropicale et pourrons observer la faune et la flore exubérante de ce pays à la pointe pour la protection de la biodiversité.

Nous passons par une plantation où on peut observer des iguanes arboricoles. Ces iguanes sont nourris pour éviter qu'ils ne dévastent les récoltes.

Nous les verrons manger des feuilles de choux. Ils ne sont pas du tout dérangés par notre présence et mangent goulûment les choux avant de repartir se faire réchauffer par les rayons du soleil. Leurs couleurs sont magnifiques.

Iguana iguana est très répandu en Amérique du sud et centrale. Il peut atteindre 2 m et peser 5 kg, prendre différentes teintes, rosée, bleuâtre ou orangée. Les mâles sont agressifs envers leur congénères en période de reproduction mais pas envers nous.

Les mâles sont plus imposants que les femelles et sont en général plus colorés avec des épines dorsales plus développées.

Nous poursuivons nos visites et voyons un groupe de coati. Ils se déplacent en groupe pour gratter le sol et se nourrissent de larves, vers, insectes. Mais ils se déplacent aussi dans les arbres à la recherche de fruits et d'insectes ou petits mammifères.

Ils sont omnivores, mangent de petits vertébrés, des fruits, des charognes et des insectes. D'un naturel curieux, ils se laissent approcher sans crainte et s'approchent des maisons quand ils ont repérer une poubelle.

Se sont de petits mammifères de la taille d'un gros chat. Ses prédateurs sont les boas, les rapaces, les félins, et les martres à tête grise.

Il peuvent être domestiqués facilement et sont très intelligents.

Le volcan Poás.

Pour cette visite, nous aurons plus de chance avec la météo, peu de pluie, nous ne sommes pas dans les nuages et le cratère pour une fois est bien visibles.

Le Poás est un stratovolcan de 2 708 m d'altitude. Il est très actif avec fumerolles, éruptions phréatiques et un parc national (Parque Nacional Volcán Poás) à été constitué autour de son sommet.

Son cratère principal dégage régulièrement des vapeurs sulfurées toxiques et héberge un lac acide qui peut disparaître en fonction de son activité. Émission permanente d’un important panache de gaz acides (environ 400 tonnes de dioxyde de soufre par jour)

Lors de notre visite dans le parc national du Poas, une petite éruption phréatique nous surprend. Pourtant, nous avons consulté le site de surveillance de ce volcan avant d'entamer notre excursion.

Plusieurs éruptions de ce type, mais plus fortes, auront des conséquences sur les touristes massés devant le cratère en en blessant plusieurs. Les volcans sont bien souvent imprévisibles.

Ce parc est très visité et, même si je ne place pas de photos montrant la foule des touristes, nous ne serons pas les seuls lors de notre visite. Il faut dire que pour une fois nous voyons quelque chose entre deux passages de nuages.

J'ai pu saisir cette éruption juste à temps car elle a été unique lors de notre visite.

Nous reprenons la route et en chemin nous arrêtons au niveau d'un pont pour voir des crocodiles sur les berges. Je me félicite d'être sur ce pont, bien loin de cette bestiole terrifiante. Nous verrons pas mal de ces sauriens dans le fleuve.

Nous n'aurons vraiment pas de chance avec le temps, beaucoup de pluie et les sommets, donc les cratères volcaniques, seront la plus part du temps dans les nuages limitant leur observation.

Toujours sur la route, nous nous arrêtons dans une finca (plantation) où de nombreux oiseaux viennent manger plus ceux qui sont soignés et gardés dans des cages.

Nous verrons ainsi de superbes Aras aux couleurs éclatantes qui se précipitent sur une table où la propriétaires à mis des cacahuètes. Ils se chamaillent pour en manger le plus possible.

Nous verrons aussi des Toucans à carène au bec énorme et surprenant. Ils sont bien plus dociles que les aras et viennent nous voir pour qu'on leur donne un peu de nourriture.

Les volcans Turrialba et Irazu.

Volcan Irazu dans les nuages.

Notre visite du volcan Turrialba nous aura permis de faire une belle balade dans une nature aux prises avec les soubresauts du volcan. La végétation est brûlée par les gaz acides, d'anciennes habitations abandonnées sont peu à peu détruites aussi par les gaz.

Ce volcan est vraiment dangereux et actif et la région s'est dépeuplée peu à peu. Au sommet, carrément nous ne verrons rien, il est dans les nuages et y restera tout le long de notre visite. Le cratère est rempli de brouillard, on ne distingue absolument rien.

Nous irons voir le volcan Irazu mais lui aussi dans les nuages. Nous ne verrons qu'un tout petit peu du cratère principal et une grande partie d'un cratère adjacent entre deux bans de nuages.

Dommage car ce pays regorge de volcans actifs magnifiques, j'ai vraiment l'impression de passé à coté de splendeurs sans pouvoir les admirer.

Volcan Irazu dans les nuages.

Les Réserves de nature.

Par bonheur le pays regorge de forêts tropicales et nous verrons nombres d'animaux exotiques pour nous européens. Tanguy nous fera faire quelques jolies balades à la découverte de la faune et flore.

Nous verrons des singes capucin qui se tiennent à distance de nous mais leur curiosité les ferons approcher et nous pourrons prendre quelques beaux clichés.

Toujours dans la forêt, un singe hurleur est alangui sur une branche et nous regarde passer.

Le singe hurleur ressemble à un gorille bien que d'une espèce totalement différente mais sa taille est bien plus faible.

Sa zone de répartition géographique comprend le nord sur continent sud-américain et une partie de l'Amérique Centrale. Il vit en zone tropicale.

Chaque matin, on peut entendre leurs hurlements dans la forêt.

C'est grâce aux yeux experts de Tanguy que nous découvrirons cette faune sauvage bien camouflée dans la forêt.

Singe hurleur.

Lors d'une de nos randonnées, nous passons juste à coté d'un paresseux.

C'est Tanguy qui nous le montre. Une femelle avec son petit accroché à sa fourrure se tient juste au dessus de nous.

Ses griffes sont adaptées pour s'accrocher aux arbres sans avoir d'effort à faire. Leur déplacement est très lent et ils sont bien plus agiles dans les arbres qu'à terre où ils constituent des proies faciles.

Et au détour du sentier, nous apercevrons une grenouille colorée qui veut bien se laisser prendre en photo.

C'est La ranita venenosa verdinegra. Comme son nom l'indique, elle est verte et noire mais surtout elle est vénéneuse.

Les toxines de sa peau ont été utilisées par les chasseurs pour empoisonner leurs flèches pour le tir à l'arc ou à la sarbacane.

Toutes ces grenouilles tropicales aux couleurs vives et exubérantes avertissent un éventuel prédateur qu'il serait plus sage de ne pas les manger.

Un peu plus loin, nous assistons à un étrange spectacle. Les fourmis champignonnistes coupent des morceaux de feuille qu'elles emportent dans leur terrier pour nourrir un champignon qu'elles mangeront à leur tour.

Araignée au fil jaune.

Encore un exemple de couleur vive. Cette araignée tisse sa toile et y place un fil plus épais jaune vif.

Est-ce pour que les oiseaux le voient et l'évitent pour ne pas tout détruire mais cela est bien pratique pour nous aussi de façon à ne pas prendre l'insecte en plein visage.

 

Nous nous déplaçons en Van, le groupe étant réduit, nous tenons tous dans un seul véhicule.

Sur la route en van, j'aperçois sur le bas-côté cette énorme mygale. Nous nous arrêterons pour l'observer de plus près tandis qu'elle cherche à fuir en s'enfonçant dans les hautes herbes.

Nous irons aussi dans une plantation de café. Tous le processus de récolte, tri et production du café nous sera expliqué. C'est une toute petite exploitation et la qualité est le maître mot.

A la fin de cette visite, nous nous voyons offrir un mug de ce breuvage mais surprise le café ressemble plus à une infusion qu'à un expresso. Le propriétaire nous dira que c'est comme cela qu'il l'apprécie. D'accord ... dommage pour nous.

Je termine cet article avec quelques photos de jolies plantes et fleurs. Mais j'aurais pu remplir l'écran de fleurs ou plantes multicolores, bizarres ou juste jolies tellement il y en a partout.

Heureusement que le Costa Rica est riche de cette biodiversité, ce qui aura donné un peu plus de sens à nos visites des volcans perdus dans les nuages et inaccessibles au regard.

Guatemala – Les volcans Santamaria et Santiaguito.

Guatemala, le Santiaguito.

Le Guatemala.

Les volcans Santa Maria et Santiaguito.

À partir de la ville de Quetzaltenango, nous partons camper au sommet du volcan Santa Maria. Une excursion très sportive car le dénivelé est très important et le sentier monte tout droit vers le sommet en plusieurs endroit. Nous y arrivons dans l'après-midi et découvrons un panorama exceptionnel.

Après avoir monté nos tentes, nous profitons du paysage. Nous sommes à 3 772 mètres d'altitude et notre regard porte au loin mais aussi juste au dessus du Santiaguito.

Après une ascension bien sportive, nous arrivons sur un sentier qui part vers le sommet et découvrons le dôme du Santaguito. Nous nous arrêtons pour observer le dôme fumant et faire quelques photos.

Le volcan Santa Maria fait partie de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l'océan Pacifique.

Le volcan, qui culmine à 3 772 mètres d'altitude, a la forme d'une montagne conique aux pentes régulières, escarpées et symétriques hormis sur la face sud-ouest qui est occupée par une caldeira de 1,5 kilomètre de diamètre en forme de fer à cheval. Dans cette caldeira se trouve un dôme de lave, le Santiaguito, qui constitue la partie active du volcan.

La première éruption répertoriée sur le Santa María est survenue du 24 octobre au 

Cette éruption fut très puissante, d'un indice d'explosivité de 6.

Elle éjecta, par une colonne plinienne, 20 milliards de m3 de cendre et donna naissance à une caldeira en forme de fer à cheval de 1,5 kilomètre de diamètre, un tiers de la face sud-ouest du Santa Maria disparu.

Cette éruption s’est produite sur la face opposée à la ville Quetzaltenango qui n’a pas été détruite. Mais les dégâts matériels furent très important ainsi que les lahars destructeurs qui firent de très nombreuses victimes parmi la population.

Nous profitons de cette fin de journée à admirer le paysage tant que le soleil est encore présent. Mais dès la nuit venue, nous nous réfugions dans une tente pour être à l'abri et préparer notre repos du soir.

La caldeira du Santa Maria occupée par une série de dôme dont le Santiaguito.

A 3 772 mètres d'altitude, nous voyons le volcan Fuego et son panache de fumée et à l'opposé son ombre portée à l’horizon. (seconde photo)

En 1922 début une nouvelle éruption qui met en place dans la caldeira un dôme de lave qui sera nommé Santaguito. Ce dôme de lave est instable, explosant et s'effondrant régulièrement en produisant des nuées ardentes et des lahars qui font des dégâts matériels, des morts et entraînent l'évacuation de zones en contrebas du volcan.

Nous passons un grand moment assis au bord de la crête du Santa Maria pour observer les éruptions du Santiaguito.

En dominant le dôme, nous pouvons voir et entendre chaque éruption. Elles commencent par un souffle qui s'amplifie et ressemble au bruit d'un réacteur d'avion. Les gaz s'échappent entre les blocs de lave et un panache se forme et s'élève au-dessus.

On peut aussi entendre les blocs qui se détachent du dôme et roulent dans la pente avec fracas.

Ce spectacle est hypnotisant, les éruptions sont régulières, entrecoupées de périodes de repos assez brèves. Ce dôme, concentrant l'activité du Santiaguito est appelé le Caliente.

Quelques jours plus tard, nous irons dans une estancia (plantation) pour observer le Santiaguito et le Santa Maria sous un autre angle. Nous installons nos tentes sur une crête et notre guide Emmanuel nous affirmera que nous serons à l'abri d'une éventuelle coulée pyroclastique.

De cette crête, nous pouvons voir les panaches du Santiaguito se déployer au-dessus de nos têtes et voir et entendre les blocs de lave dévaler la pente raide en se fracassant.

Impacts des blocs de lave se détachant du dôme de lave du Santiaguito.

Nous resterons toute la matinée à observer les éruptions du Santiaguito. Les blocs de lave se détachant du dôme roulent et se fracassent dans la pente au-dessous. Chaque impact laisse un peu de poussière et fumée dans la pente.

Nous continuerons notre voyage par une nuit d'observation du volcan Fuego. Pendant que nous montons nos tentes dans le champ d'une estancia juste en face du volcan, celui-ci produit une grosse explosion qui nous surprend. Mais nous passerons une bonne partie de la nuit à attendre une nouvelle explosion en vain. Le Fuego se fait désirer et aura raison de notre patience et de notre temps.

Nous repartons pour l'est du pays et visiter le site maya de Tical en pleine forêt tropicale.

Chili – Le volcan Chaitèn

Dômes volcaniques dans la caldeira du volcan Chaitèn.

Le Chili.

Éruption du volcan Chaitèn en mai 2008.

Apparition du premier dôme de lave.

Le Chaitén était considéré comme éteint jusqu'à son éruption débutée en mai 2008, la seule connue sur ce volcan s'étant produite vers 7400 av. J.-C.

Après une phase sismique, le Chaitén se réveille le 2 mai 2008 en émettant un important panache volcanique s'élevant à plus de 21 kilomètres d'altitude, se dirigeant vers l'Argentine et atteignant Buenos Aires.

Devant l'ampleur de l'éruption, les autorités pensent dans un premier temps au réveil du Michinmahuida mais se ravisent en constatant qu'il s'agit du Chaitén.

Une évacuation de 900 à 1 500 personnes vivant dans un rayon de trente kilomètres, notamment la ville de Chaitén, est préventivement effectuée. Les personnes déplacées sont transférées par bateau vers les villes de Puerto Montt et Quellón.

Éruption du volcan Chaitèn mai 2008 (photo: ANSA)
Vue aérienne du sommet du Chaitén le 23 janvier 2009. (Wikipédia - Sam Beebe)

Le 6 mai, devant l'éruption qui gagne en puissance, les autorités décident de l'évacuation totale de tous les habitants situés dans un rayon de cinquante kilomètres autour du volcan.

4 000 à 5 000 personnes sont ainsi déplacées de force.

Le panache volcanique, plus chargé en cendres et en téphras, atteints les trente kilomètres d'altitude et des nuées ardentes dévalent les pentes du volcan.

Les cendres tombées sur tout le secteur autour du volcan sont mobilisées par de fortes pluies, faisant entrer en crue les cours d'eau.

Ces lahars affectent partiellement la ville de Chaitén dont certains bâtiments sont totalement détruits tandis que d'autres sont ensevelis jusqu'à la moitié de leur hauteur. Cette activité volcanique de type plinienne se poursuit pendant tout le mois.

À partir du 26 mai, l'éruption perd en intensité, le panache volcanique ne s'élevant plus qu'entre trois et cinq kilomètres d'altitude.

L'ancien dôme de lave est alors partiellement recouvert par un nouveau au sommet duquel se trouve un cône pyroclastique couronné par un cratère.

La brèche dans le rebord sud de la caldeira est obstruée par des dépôts volcaniques. Les eaux récoltées dans la caldeira ne pouvant plus en sortir, elles forment deux petits lacs au pied du dôme de lave.

Ce dernier continue de rejeter un panache volcanique et des explosions plus puissantes forment des nuées ardentes qui détruisent environ 25 km2 de végétation sur les flancs du volcan.

À partir de la mi-juin, la proportion de vapeur d'eau dans le panache volcanique augmente et l'activité volcanique et sismique décroit puis se stabilise.

Colonne éruptive le 2 mai 2008, quelques heures après le début de l'éruption. (Wikiwand - Erupción del volcán Chaitén de 2008)

Le deuxième dôme de lave.

Vue le 26 juin 2008 de la ville de Chaitén évacuée et partiellement détruite par l'éruption du Chaitén visible au dernier plan. (Wikipédia)

Fin octobre, l'éruption connaît un regain d'intensité avec un panache qui ne s'élève pas plus significativement en altitude mais qui se charge en cendres.

Un survol du volcan début novembre permet de constater qu'un nouveau dôme de lave de 300 mètres de diamètre pour 150 mètres de hauteur et hérissé d'aiguilles se met en place dans le nord-est du dôme construit depuis mai.

Le dôme de lave construit à partir de mai est alors baptisé Domo Nuevo 1 et celui formé en novembre Domo Nuevo 2.

L'activité se stabilise ensuite avec un panache volcanique s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude environ.

Début décembre, les volcanologues constatent au cours d'un nouveau survol que l'ancien dôme de lave est complètement recouvert par le Domo Nuevo 1 et que l'activité volcanique se concentre sur le Domo Nuevo 2.

L'effondrement d'une partie du Domo Nuevo 1 le réactive et il reprend sa croissance conjointement au Domo Nuevo 2.

Une aiguille de lave commune à ces deux dômes se met d'ailleurs en place.

L'activité sismique s’accroît en avril et certains tremblements de terre atteignent une magnitude de 4,5.

Jusqu'en septembre, l'activité reste stable avec la poursuite de la croissance des deux dômes de lave qui se traduit par une instabilité des aiguilles présentes à leur sommet, dont certaines atteignent cent mètres de hauteur, ce qui occasionne des éboulements et des panaches volcaniques s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude.

Le troisième dôme de lave.

Alertés par les quelques habitants de Chaitén qui observent un panache volcanique plus important et plus gris qu'à l'accoutumée le 29 septembre 2009, les volcanologues effectuent un survol du volcan et constatent qu'un troisième dôme de lave s'est mis en place.

Ce nouveau dôme de lave est logé dans la dépression née de l'effondrement des Domo Nuevo 1 et Domo Nuevo 2 le 19 février.

Ils profitent du vol pour observer une dépression allongée dans le centre des deux premiers dômes de lave et la disparition de l'aiguille de lave centrale.

Le panache volcanique qui s'élève au-dessus du volcan naît de la réunion des panaches issus de la dépression centrale et du troisième dôme de lave.

L'activité volcanique se continue avec la même intensité précédent cet épisode et elle se poursuit toujours.

(Sources: Wikipédia,  Global Volcanism ProgramSmithsonian Institution )

Vue aérienne du dôme de lave du Chaitén le 23 janvier 2009. (Wikipédia - Sam Beebe)

Visiter l'article sur la Route Australe (Carretera Austral)

Nos aventures au Chili tout le long de cette longue route qui descends au sud du pays dans des paysages superbes.

Autre article sur les volcans, l'Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde en Indonésie.

Russie – Expédition au Kamchatka.

Le Gorely.

Expédition au Kamchatka.

Ce voyage au Kamchatka c’est déroulé en août 2006 avec l’agence Aventure & Volcans.

La péninsule du Kamchatka se situe à l’extrême Est de la Russie et fait partie de la ceinture de feu de l’océan Pacifique.

Un premier vol de Paris vers Saint Petersbourg, puis un second en direction de Petropavlovsk Kamchatki. Ce second vol a duré une bonne dizaine d’heures entrecoupées de deux escales pour faire le plein de kérosène de l’appareil. Ce dernier, de la marque Tupolev, très vétuste à se demander s’il n’allait pas se « désintégrer » en cour de vol !

Le vol de retour, tout aussi long, avec des « hôtesses » très désagréables et directives, c’est assez mal déroulé, ayant contracté une angine blanche et ayant une forte fièvre … les aléas des voyages …

Le Tolbatchik.

Après notre installation à l’hôtel, nous commencerons par nous rendre dans la région du Tolbatchik grâce à un gros camion 6X6 roues motrices, surmonté d’une cabine pour nous accueillir. Il nous faudra près de douze heures pour atteindre cette région. La température dans la cabine est terrible, on sue à grosses gouttes car il y a très peu de ventilation. Quand nous sortons, nous sommes assaillies par des nuées de moustiques et ma        petite moustiquaire bricolée avant de partir m’est bien utile.

Le camp de base établi avec nos tentes, le lendemain nous commençons l’excursion du New Tolbatchik puis irons voir une foret dévastée par d’anciennes éruptions.

Au sommet du Tolbatchik, le brouillard se dégage juste quelques minutes pour apercevoir un immense cratère d’environ un kilomètre de diamètre mais pas assez longtemps pour que je puisse dégainer mon appareil photo et immortaliser l’instant.

Sur le chemin du retour vers Petropavlovsk, nous passerons par la petite ville d’Esso pour y voir des danses traditionnelles des Evens et Koriaks et des bains d’eau chaude volcanique.

Premier vol en hélicoptère.

Arrivés à Petropavlovsk, le programme prévoit de faire une visite de la région en hélicoptère.

A l’aller, nous survolons le Karymsky et le Maly Semyachik.

L’hélicoptère se pose et nous partons visiter la vallée des geysers. Des fumeroles un peu partout, des marres de boue bouillonnantes et bien sur des geysers qui crachent de grands jets d’eau et de vapeur.

Au retour, une petite pose pour voir le Karimsky avec à son pied un très beau lac aux eaux d’un bleu profond. Nous verrons aussi des ours bruns que l’hélicoptère effraie.

Le Gorely et Mutnovsky.

Mutnovsky.

Le lendemain, nous repartons vers la région du Gorely et Mutnovsky. Nous établissons notre camp de base vers le Vilyunchinsky.

La encore nous campons et les nuits sont fraîches sans parler du torrent glacé pour se laver.

Tout au long de notre voyage, nous serons accompagnés par un guide, un interprète, un chauffeur et une cuisinière qui nous prépare chaque matin un merveilleux petit déjeuner avec des œufs de saumon, du saumon fumé et bien d’autres choses. Finalement nous mangeons mieux en expédition que quand nous retournons à l’hôtel de Petropavlovsk où les portions se réduisent au fil du temps !

Nous commençons par aller voir le Mutnovsky et ses manifestations volcaniques sous formes de marres de boue, évents expulsant gaz et vapeur ainsi que geysers.

Gorely.

Le lendemain nous partons voir le Gorely et ses lacs de cratères.

Ce voyage est tout de même assez sportif, de belles randonnées journalières nous amènent sur des sites exceptionnels.

Nous revenons une nouvelle fois sur Petropavlovsk et dans le programme est prévue une seconde journée pour un vol en hélicoptère si la première est annulée. Nous avons déjà fait un tour d’hélico lors de la première journée et, temps exceptionnel, il est possible d’en faire une seconde moyennant finance bien entendu.

Second tour en hélicoptère.

Le lendemain, la plus part d’entre nous partons pour ce second vol d’hélico.

Nouvelle découverte des paysages de cette péninsule, puis un arrêt en bordure d’un lac nous permet d’observer les saumons qui frayent ainsi que les ours bruns qui les dévorent. Le spectacle est fascinant, un énorme male se jette à l’eau et commence à pêcher les poissons et les engloutir. Deux petits batifolent dans le lac sans nous porter attention.

L’hélicoptère repart et un second arrêt nous conduit à un grand lac aux eaux chaudes dans lequel nous nous baignons tous, ce qui permet de prendre une bonne douche chaude avant de piquer une tête.

Notre hélicoptère repart vers Petropavlovsk, ou la mort dans l’âme, nous savons que nous allons encore mal manger !

Ascension de l’Avanchinsky.

Notre séjour fini par l’excursion de l’Avanchinsky. C’est un « gros » morceau, nous partons d’un refuge situé à environ 600 m d’altitude pour aller au sommet à 2 741 m. nous mettrons plus de huit heures pour effectuer cette ascension. Les derniers mètres sont particulièrement pentus et exténuant.

Durant notre ascension, nous pourrons voir le Koriaksky qui culmine à 3 456 m et est voisin de l’Avachinsky. Nous dominons aussi la petite ville de Petropavslok et la baie.

Au sommet nous découvrons un immense dôme de lave fumant avec sur le pourtour des dépôts de soufre.

Plusieurs fois, durant notre séjour au Kamchatka, nous aurons des demies journées de libre nous permettant de visiter et déambuler dans les rues de Petropavlovsk, voir sa baie et surtout voir des russes oubliés par le pouvoir central de Moscou.

Notre groupe était vraiment bien sympathique et, douze ans plus tard, je garde encore contact avec Josette et Fady.

C’est un de mes premiers grands voyages et je n’ai pas un appareil photo de très bonne qualité ce qui explique la piètre qualité des photos de ce site. De même pour les panoramas, eux aussi de mauvaises qualité bien souvent.

Ce n’était pas vraiment un voyage mais plutôt une expédition, comme mentionné dans le guide de l’agence. Nous savions au départ que les excursions seraient très sportives, les conditions spartiates et c’est certainement cela qui à soudé notre groupe.

J’aimerai assez refaire ce beau voyage …

Vanuatu – Un archipel extraordinaire.

Dance traditionnelle sur l'île de Gaua.

Le Vanuatu.

Expéditions au Vanuatu.

Premier voyage au Vanuatu en novembre 2015.

Tanna.

C'est en novembre 2015, lors d'un premier voyage organisé par Aventure & Volcans, que je découvre le Vanuatu. L'île d'Ambrym, avec ses cratères Benbow et Marum présentant tout deux des lacs de laves ainsi que l'île de Tanna avec le Yasur en perpétuelle éruption.

Lors de ce premier voyage, rencontre avec les habitants d'un village situé en face du volcan Yasur sur l'île de Tanna.
Ils exécuteront quelques danses traditionnelles et confectionneront des plats de la cuisine locale, avec notamment le célèbre Lap lap cuit sur des pierres volcaniques chauffées au feu de bois. La préparation étant emballée dans des feuilles de bananier.

A Tanna nous visiterons le Yasur.

Notre groupe se concentre à quelques dizaines de mètres du bord du cratère dans l'attente d'une explosion. Une grande déflagration suivie d'un jet compact de pierres et de cendre sortant du cratère nous surprend.

Nos regards suivent les bombes volcaniques projetées au-dessus du cratère et nous nous concentrons sur leur trajectoire. C'est à ce moment, en voyant la grosseur de certaines, que je me dit que le casque que je porte ne me protégera pas des plus grosses.

Mais notre guide a bien observé ces éruptions avant qu'il nous permette de nous en approcher et les bombes retombent presque toutes dans le cratère.

Aller voir des volcans en éruption n'est pas de tout repos. Nous savons dès le départ que cette activité est risquée, nous en acceptons les éventuelles conséquences car nous sommes tous des passionnés. Mais depuis que je visite des volcans, je n'ai jamais eu de problèmes.

Les explosions stromboliennes du Yasur sont encore plus spectaculaires de nuit.

Nous retournons sur les bords du cratère, nous installons les pieds pour nos appareils photos, calons les objectifs et attendons la première explosion.

Le spectacle est vraiment fascinant. De magnifiques gerbes se déploient dans le ciel au-dessus du cratère dans un fracas assourdissant. De tous les clichés faits, seuls quelques un seront vraiment réussis mais quelle satisfaction, une fois rentré, de voir ces photos réussies.

Vanuatu, Tanna, Volcan Yasur.
Vanuatu, Tanna, Yasur.
Vanuatu, Tanna, Yasur.

Ambrym.

Vanuatu, Ambrym, Benbow, Marum.

A Ambrym, nous visiterons les deux cratères actifs, Benbow et Marum, et leur lac de lave.

Pour aller voir le Marum nous partons de notre camp de base, situé en bordure de caldeira, et progressons dans le désert de la caldeira jusqu'à la vallée de la mort.

Cette dernière est appelée ainsi car située entre deux cratères actifs qui, s'ils entrent en éruption, projettent des bombes volcaniques dedans. Mais lors de mes visites, aucune explosion n'est venue perturber notre progression.

Nous arrivons tout en haut et nous pouvons voir depuis le bord du cratère le lac de lave bouillonnant.

Celui du Marum est très profond mais ce spectacle est fascinant, envoûtant et on pourrait passer des heures à observer cette lave formant d'immenses vagues et les explosions projetant des lambeaux la lave sur les parois internes du cratère.

Ambrym, Benbow et Marum, Vanuatu.
Vanuatu, Ambrym, Benbow.
Vanuatu, Ambrym.
Vanuatu, Ambrym, la caldeira.
Vanuatu, Ambrym, Volcan Benbow.
Trek sur l'île d'Ambrym.

Pour aller voir le Benbow, nous prenons un autre sentier qui nous conduit sur l'arrête du premier cratère.

Puis, en étant encordé, nous descendons le versant intérieur pour remonter ensuite sur le second cratère intérieur et arriver sur le bord et observer le lac de lave.

Celui du Benbow est un peu moins grand mais aussi moins profond et on peut mieux observer le brassage de la lave, entendre les bruits sourds du fracas des vagues de lave contre les parois, les explosions qui soulèvent la lave.

Le silence se fait parmi les visiteurs et tout le monde reste scotché sur ce spectacle.

Ce n'est qu'après de longues minutes que les premiers commentaires fusent. Émerveillement, fascination, personne ne peut rester insensible à ce spectacle.

Vanuatu, Ambrym.

Second voyage au Vanuatu en novembre 2016.

Île de Lopevi.

Vanuatu, île de Lopevi.
Vanuatu, Epi, Lopevi.

Nous commençons par l'ascension du volcan Lopevi situé sur l'île du même nom.

Expédition technique et sportive qui nous permettra d'accéder au premier cratère qui est actif.

Nous établirons notre camp de base sur les fortes pentes du volcan. Nos guides nous ont creusé deux petites plateformes pour planter nos tentes avant de redescendre au village.

Nous continuerons notre journée par un premier balisage jusqu'à mi-hauteur.

Mais le brouillard se lève et nous redescendons.

Cratère actif sur l'île de Lopevi, Vanuatu.

C'est à ce moment que nous prenons conscience de la quantité insuffisante d'eau dans nos provisions.

Ces deux jours passés sur le Lopevi seront marqués par une soif intense. Mais cela fait partie de l'aventure, on ne prévoit pas toujours tout!

Le lendemain nous partons à l'assaut du sommet, on recueille un peu de rosée pour étancher notre soif en cours d'ascension, et on arrive sur le cratère actif où de très nombreuses fumerolles témoignent de l'activité volcanique.

Thomas fait des relevés, des photos et parcoure le terrain pour observer les fissures dans le sol d'où sort de la vapeur et des gaz.

Nous redescendrons à notre campement et retrouvons nos guide qui nous attendaient. Au village nous pourrons étancher notre soif! Un petit bain de mer avant que le bateau vienne nous prendre et nous ramener sur l'île de Paama où nous prendrons un avion pour Ambrym.

Quelques mois plus tard, le Lopevi entrera en éruption.

Sur les pentes du volcan Lopevi, nous contemplons un superbe coucher de soleil.
Sur les pentes du volcan Lopevi, nous contemplons un superbe coucher de soleil.
Vue sur l'île d'Ambrym avec les cratères du Benbow et du Marum depuis l'île Paama. Les panaches de gaz volcaniques sont éclairés par les lacs de lave des cratères Benbow et Marum.

Île d'Ambrym.

Accueil sur l'île d'Ambrym, Vanuatu.

Accueil par Josis et Esther, son épouse, à Lalinda. Ils ont décorés mon bungalow de fleurs et je suis très ému de les retrouver, de toutes leurs attentions à mon égard car en plus de la décoration, j'ai droit à un repas local gastronomique ! Poissons, légumes et fruits tropicaux, un régal.

Le lendemain nous montons sur la caldeira et établirons notre camp de base juste en contrebas de la crête.

Nous planterons nos tentes en bordure pour avoir une vue imprenable sur les cratères du Benbow et Marum. Lors de ce second voyage nous passerons nos soirées en bordure de la caldeira.

Un soir, par temps clair, nous aurons une vue exceptionnelle sur les deux cratères surmontés de leur panache de fumée éclairée d'un rouge flamboyant par les lacs de lave.

La lune pleine dans un ciel clair, les couleurs féériques de ces panaches rougeoyant au-dessus des cratères, le calme absolu même pas perturbé par le vent. Je garde de ce moment un souvenir de bonheur absolu, un rêve éveillé sur une autre planète, une autre dimension, celle du Vanuatu.

Vanuatu, Ambrym.

Nous explorerons aussi cette immense caldeira en compagnie de Thomas pour voir la zone où s'est produite une éruption fissurale en février mars 2015.

Le guide local, qui nous accompagne, nous racontera l'angoisse de la population sous les panaches de cendre, les guides terrorisés qui fuient à travers la caldeira immense pour rechercher un lieu sûr, le bruit des explosions, les tremblements de terre, le ciel en feu, l'apocalypse.

Sur Ambrym aussi des soucis d'eau potable. Cette année il y a eu peu de pluie et nos guides locaux font des kilomètres pour ravitailler en eau notre campement.

Nous redescendrons de la caldeira sur Craig Cove, accueillis par Henriette et Freddy avant de reprendre l'avion pour Port-Vila.

Île de Gaua.

Cratère inactif sur l'île de Gaua.
Vanuatu, Gaua, Vanua lava, Ureparapara.

Nous terminons nos expéditions au Vanuatu par l'île de Gaua.

Un trek très "humide" en immersion totale dans la jungle lors de la montée vers le lac Letas et le Mont Garet. Nous étions assistés de deux porteurs et d'un guide local.

Le guide traçait le chemin à grands coups de coupe-coupe, tenant une petite branche devant le visage pour ne pas se prendre de toile d'araignée.

Nous avons traversé le lac en pirogue et nos guides pêchaient des écrevisses dans les petites rivières pour agrémenter nos repas. Visite du cratère actif dont le fond est resté invisible par la fumée et les gaz dégagés.

Peu avant d'atteindre le Mont Garet, nous irons observer une zone active présentant énormément de solfatares et mares de boue. On observe un dégazage intense et des jets d'eau bouillante.

Toilette matinale dans le lac de cratère sur l'île de Gaua.

Très belle aventure dans la forêt, sur les rives du lac et au niveau du cratère actif du Mont Garet.

La redescente, en passant par le déversoir du lac pour revenir au petit village de notre départ, m'a parue bien longue car j'étais harassé de fatigue mais heureux de cette belle expérience, de ce trek si technique dans une nature préservée, presque vierge.

Ce dernier trek était une véritable expédition, pas d'hôtel quatre étoiles mais des tentes sur le bord du lac où nous avons essuyé de nombreux orages. Les repas composés de boites de conserve de poissons et de biscottes, rien de lourds pour partir plusieurs jours tout en étant pas trop chargés. Mais quelle détente intellectuelle, loin des tracas quotidiens du boulot !

Lac de cratère sur l'île de Gaua, Vanuatu.

Nous avons fêté la fin du trek dans un kava-bar avec de grands shell (bols) de kava ce qui m'a mis dans un état de quiétude et d'euphorie extraordinaire.

Ce breuvage traditionnel apaise et favorise la communication et subitement un inconnu est devenu mon meilleur ami et j'ai discuté toute la soirée de tout et n'importe quoi dans la joie et la bonne humeur.

C'est aussi ça la Vanuatu, nous surprendre par des coutumes ancestrales qui permettent une cohésion du groupe, des discussions apaisées sur des problèmes souvent majeurs.

Le kava est de toutes les fêtes, tous les événements. Et il permet à cette société d'évoluer sans violence au contraire de l'alcool.

A la fin de mon séjour sur Gaua, mon guide avait demandé à un chef de village d'organiser une danse traditionnelle  avec de jeunes gens sur un terrain en bord de mer. Grand moment que de voir ce spectacle effectué  pour moi, grand honneur aussi.

Belle expérience.

Troisième voyage au Vanuatu en novembre 2017.

Vanua Lava.

Vanuatu, Gaua, Vanua lava, Ureparapara.

Cette fois je ne reste que deux semaines et Thomas a prévu un programme chargé. Nous partons donc le lendemain de mon arrivée.

Première destination : Vanua Lava.

Nous irons explorer une zone très active présentant de nombreuses fumerolles et mares de boue bouillonnante ainsi que des sources d'eau chaude. Mais le Vanuatu est très « humide » et nous essuyons de trombes d'eau lors de nos expéditions. Le trek jusqu'à une caldeira en altitude ne nous permettra pas de voir grand-chose à cause du brouillard.

Nous continuons vers la Sulfur River. Jamais je n'avais vu autant d'eau brûlante couler dans une rivière.

Un petit chien qui nous suivait hurlait chaque fois qu'il mettait les pattes dans cette eau à plus de 60°C. Mais téméraire, il nous a suivis jusqu'au bout.

Nous avons pu aller, non sans difficultés, jusqu'à une zone très active depuis de nombreuses années. Quantités de dépôts de soufre, fumerolles. Le paysage est jaune, lumineux et rempli de gaz toxiques … un bonheur de volcanologue !

Vanuatu, Vanua Lava.
Vanuatu, Vanua Lava. Préparation des treks.
Vanuatu, Vanua Lava.
Vanuatu, Vanua Lava. Notre équipe de guides locaux.
Vanuatu, Vanua Lava. Un trek très humide.
Vanuatu, Vanua Lava.
Vanuatu, Vanua Lava. Zone active.
Vanuatu, Vanua Lava. La Sulfur River.
Vanuatu, Vanua Lava. La zone active à la fin de la Sulfur River.
Vanuatu, Vanua Lava. Zone active. Dépôts de soufre.
Vanuatu, Vanua Lava. La zone active à la fin de la Sulfur River.
Vanuatu, Vanua Lava. Un trek très humide.

Rowa Island Atoll.

Rowa Island dans les îles Banks au Vanuatau.
Vanuatu, Gaua, Vanua lava, Ureparapara.

Nous repartons pour un peu de repos sur Rowa Island Atoll.

Plages de sable blanc, tentes plantées sous les cocotiers, bains dans une eau tiède, repas de poisson pêchés par nos guides locaux, soirée autour d'un feu agrémenté de quelques shell de kava … et des nuées de moustiques.

Il faut bien qu'il y ai quelques désagréments, le paradis est ailleurs !

Mais du repos pour nos muscles endoloris par les expéditions, du soleil pour sécher nos vêtements, une vraie pose bienfaisante.

Vanuatu, Island Atoll. Le repas, poisson, igname, maïs.
Vanuatu, Island Atoll. La pêche du jour.
Vanuatu, Island Atoll.
Vanuatu, île de Rah. Nos affaires sèchent au soleil.

Retour à l'île de Rah pour les besoins de la logistique et là un vrai repos dans un hôtel splendide en bord de mer, avec un vrai lit, une moustiquaire (important ça !!!) et des repas gastronomiques... enfin, qui changent des conserves et biscottes quotidiennes.

Et si vous rajouter les bains de mer, là c'est vraiment le paradis.

Ureparapara.

Mais ça ne dure pas et on repart pour l'île d'Ureprapara en bateau.

Nous arrivons et le soir même il y a la fête de fin des classes. Tout le village est là.

Cérémonie de remise des prix aux écoliers, préparation d'une quantité astronomique de kava pour tous les convives, repas puis nous partons dormir car nous marchons le lendemain.

Vanuatu, Ureparapara. Préparation des repas.
Vanuatu, Ureparapara. Préparation du kava.
Ureparapara, Vanuatu.

Aux aurores départ pour la plus haute crête de cette île en forme de fer à cheval.

Cet ancien volcan a subit une explosion cataclysmique qui a détruit tout le cône volcanique ne laissant qu'une bordure en fer à cheval où l'océan pénètre entièrement. On peut dire qu'on va jusqu'à l'emplacement du cratère en bateau.

La baie d'Ureparara au Vanuatu.

Mais le Vanuatu est « humide » et arrivé au sommet nous recevrons des trombes de pluie toute l'après-midi et la nuit.

Nous nous levons le matin dans le brouillard qui peu à peu se dissipe et laisse place à un grand soleil.

Nous avons tout de même réussi car du haut de cette crête la vue sur la baie d'Ureparapara est magnifique.

Je réalise la chance que j'ai de voir un aussi beau paysage.

Voilà la fin du trek, retour à Port-Vila puis en France avec deux jours de voyages, vols et escales interminables …

Un autre pays, ou plutôt états de USA, Hawaii et son lac de lave.