Portugal – Les Açores – São Miguel.

Les Açores São Miguel Sete Cidades
Drapeau Açores

Portugal - Les Açores.

Drapeau Portugal.

Île de São Miguel.

Situation géographique.

Les Açores sont un groupe d’îles portugaises qui se trouvent dans l'Atlantique Nord, à environ 1 450 km à l’ouest de Lisbonne et à 2 446 km à l'est-sud-est des côtes orientales de l'île de Terre-Neuve. C'est  une région autonome du Portugal.

Sur le plan géo-morphologique, elles font partie de la plaque eurasienne, à l'exception des deux îles du groupe occidental, Flores et Corvo, qui se trouvent sur la plaque nord-américaine.

L'origine des îles est volcanique et est due à l'activité du point chaud sous les Açores. La plupart des îles sont soumises à une intense activité sismique. Le point culminant de l'archipel est le Ponta do Pico (2 351 mètres) sur l'île de Pico.

L'archipel fait partie de la Macaronésie, regroupant les Açores, les îles de Madère, celles des Canaries et du Cap Vert.

Les Açores se trouvent sensiblement à la même latitude que Lisbonne. Le climat est océanique, très humide avec des variations annuelles des températures assez réduites.

Le volcanisme aux Açores.

Les Açores sont situés tout près de la jonction des plaques tectoniques eurasiatique, nord-américaine et africaine ainsi que sur une branche latérale de la dorsale océanique médio-atlantique.

Ce point chaud relativement jeune, est en activité depuis sept millions d'années, il a donné naissance aux neuf îles s’étendant sur 480 km.

Cet emplacement unique explique la présence de quelque 1500 volcans dont 13 stratovolcans. Le majestueux Pico, qui a connu 22 éruptions depuis 1500 ans, ou le tout jeune volcan de Capelinhos, qui a émergé en 1957, en sont les plus étonnants témoignages.

Le volcan de Capelinhos forme un cap à l’extrémité occidentale de l'île de Faial aux Açores. Son cône volcanique érodé compose un paysage quasi lunaire dont les falaises plongent dans l'océan Atlantique. Ce volcan est né d'une éruption qui dura plus d’un an. C’est d’ailleurs la seule et unique éruption de ce volcan.

Ponta Delgada.

Les Açores São Miguel Ponta Delgada

Nous prenons un vol de Marseille pour Lisbonne puis un autre pour Ponta Delgada sur l'île de São Miguel.

Arrivant très tard (il y a deux heures de moins qu’en France), nous rejoignons directement notre hôtel (Joma Freitas) en taxi. Chambre spacieuse, sobre et hôtel bien placé dans le centre ville.

Le lendemain, nous profitons de la journée pour visiter Ponta Delgada, la capitale administrative des Açores.

Nous sommes étonnés de voir que presque tout est fermé. Le lendemain de la Pentecôte serait donc un jourférié ?

Nous sommes le 10 juin, jour de la fête nationale au Portugal. Oui, tout est fermé, bars, restos, commerces. Nous aurons beaucoup de mal pour trouver un resto ouvert !

Nous nous rabattons sur le Jardín Botánico José do Canto, qui est ouvert ! Puis nous modifions notre programme et allons faire un tour de bateau en espérant voir des baleines.

Nous trouvons les stands d’achat de billets pour la balade l'après-midi. Déjeuner dans un resto sur le port, puis nous embarquons et finirons par voir quelques baleines.

Nous ne les verrons sortir la queue lorsqu'elles plongent. Mais nous essayons de deviner où elles vont refaire surface.

Balade de quatre heures, puis retour au port, une bonne bière et nous partons à la recherche d’un resto pour dîner. Un dernier verre avant d’aller se coucher. Journée mitigée mais réussie tout de même.

Visite São Miguel.

São Miguel Mirador de Vista do Rei

Ce matin, nous ne nous levons pas tard. Un bon café à l’hôtel , puis nous sortons pour visiter la cathédrale fermée la veille. Un autre café avec un Pastel de Nata, petite tartelette à la crème dans une pâte feuilletée et nous retournons à l’hôtel pour prendre nos bagages et aller récupérer la voiture de location sur le port. Ludo est aux anges, c’est une Mazda, le modèle en-dessous de la sienne.

Nous partons pour le nord de l’île faire la randonnée du Mirador de Vista do Rei - Sete Cidades. Mais lorsque nous arrivons au mirador (600 m d'altitude), nous sommes dans les nuages et ne voyons rien des lacs de cratère au-dessous.

Nous partons donc explorer les environs, le village de Sete Cidades où nous déjeunons, remontée vers les crêtes toujours autant bouchées. Nous allons en bord de mer où il fait plus chaud et il y a du soleil.

Nous occupons donc notre journée par des visites de cette région nord-ouest de São Miguel. Les paysages sont magnifiques, quelle verdure !

Miradouro da Vista do Rei.

Randonnée à Sete Cidades.

Nous pensions faire cette randonnée la veille, mais le peu de visibilité nous en a dissuadés.
Nous la débutons donc ce matin, certes des nuages, mais moins que la veille. Très belle randonnée qui suit la crête de la caldeira.

Nous ne descendrons pas vers Sete Cidades, comme indiqué sur l'application de trail, mais continuons sur les crêtes de la caldeira en faisant un peu plus de la moitié de la circonférence de la caldeira.

Paysages magnifiques, les falaises abruptes recouvertes de végétaux dans un camaïeux de vert, les deux lacs au fond, les prairies, le village de Sete Cidades.

En faisant la randonnée par les crêtes, les perspectives changent constamment et nous sommes toujours admiratifs à chaque point de vue. Nous ferons un aller-retour, un peu plus de 19 km pour notre première randonnée.

Puis nous descendons vers la côte visiter quelques villages.

Le stratovolcan de Sete Cidades.

Situé à l’extrême ouest de São Miguel, le massif de Sete Cidades culmine à 873 m au Pico das Eguas. Ce stratovolcan est surtout connu pour sa large caldeira sommitale de 5km de diamètre et 350 m de profondeur. La naissance de ce volcan date de 250 000 ans. En 5000 ans, le massif a connu 17 éruptions explosives dans cette caldeira.

Pour un début juin, nous n'avons pas vraiment chaud, une petite polaire est bien venue, les températures sont juste au-dessus de 20°c. Ces îles sont perdues au beau milieu de l'Atlantique nord.

Au passage nous visitons l'Aqueduc de Corvão, quelques village et descendons sur la côte.

Des hauteurs, nous voyons tous les cônes volcaniques qui parsèment le paysage. Recouverts de verdure et de pâturages, ils donnent au paysage douceur et quiétude, c'est très bucolique surtout avec toutes ces vaches qui broutent.

Sur la côte, les coulées de lave, frappées par les vagues de l'océan, forment des falaises, il n'y a pas de plage. Les vagues sont impressionnantes et la côte, bien que magnifique, n'invite pas du tout à la baignade.

Nous rentrons à notre location et irons dîner dans un petit resto bien sympathique.

Salto do Prego, Salto do Carragão, Sanguinha.

Les Açores São Miguel Salto Prego

Aujourd’hui nous traversons l'île de São Miguel jusqu’à Faial da Terra pour le départ de notre randonnée. En chemin, nous nous arrêtons à Povoaçao pour un café. Passage par un Miradouro très contemporain où, normalement, il y a une belle vue. Là, que de la brume et des vaches !

Puis nous rejoignons Faial da Terra et le début de notre randonnée.

Bien que le temps soit à la pluie depuis notre réveil, nous bravons la bruine et les nuages et nous élançons sur le sentier qui conduit à la première cascade, Salto Prego.

Beaucoup de dénivelé positif sur un chemin assez boueux dans une magnifique forêt où dominent les lauriers mais aussi des espèces plus exotiques, introduites, comme les fougères arborescentes et les Cryptoméria japonica, conifères très présent sur São Miguel et les Açores.

La cascade do Salto do Prego est la plus jolie, dans un écrin de verdure l’eau jaillie au-dessus de la paroi volcanique.

Beaucoup de dénivelés et de boue pour rejoindre la cascade do Carragao. Dommage qu'ils aient pas enlevé ce gros tronc d'arbre en plein milieu de la chute d'eau.

Nous repartons et passons par le village de Sanguinha, village abandonné, partiellement restauré qui essaie de revivre grâce au tourisme.

La descente jusqu’au parking se fait par une petite route pavée avec un dénivelé de 180 m, difficile les jours de pluie comme aujourd'hui car les pavés sont glissants.

C'est un spécialité portugaise de paver les routes, nous en avions vu à Madère et au Cap vert.

Furnas et Lagoa das Furnas.

Après notre randonnée, nous trouvons un petit bar pour nous restaurer puis allons visiter le village de Furnas.

Nombreuses solfatares dans cette petite ville thermale, et à l’extérieur, au niveau du Lagoa das Furnas, les Fumarolas Lagoa des Furmas où les restaurateurs viennent mettre leurs marmites à cuire dans des trous creusés aux milieu des bouches crachant de la vapeur. Les marmitent mijotent de nombreuses heures et sont retirées le lendemain pour servir les clients des restaurants de la spécialité locale.

Retour à Capelas pour dîner dans notre resto préféré, presque une cantine, avant de rejoindre notre location.

Journée très humide … on comprend pourquoi ces îles sont si vertes ! Les vaches ne semblent pas incommodées ...

Le volcan Furnas.

Situé sur l’île de São Miguel, le Furnas est un volcan formé de deux larges caldeiras elliptiques, l’une de 7 km sur 4 km, emboîtée dans une autre plus ancienne de 8 km sur 5km.

Depuis 5000 ans, la zone de Furnas a été le siège de dix éruptions de nature subplinienne (le volcan projette des cendres à plusieurs km de hauteur, le panache retombe en général sous son poids et dévaste les flancs du volcan à des kilomètres à la ronde).

Parmi elles, deux sont historiques : la première se déroula lors de l’arrivée des premiers colons sur São Miguel vers 1440, l’autre en 1630.

Randonnée à Lagoa do Fogo.

Aujourd’hui, nous repartons dans le centre de São Miguel pour une excursion jusqu’au Lagoa do Fogo. Nous démarrons notre randonnée vers 10 heures, il bruine légèrement, encore une rando très humide ...

Une première partie empruntant une piste qui grippe beaucoup. Nous montons quelques 200 mètres de dénivelé pour arriver au niveau d’une levada que nous suivons. Très agréable balade le long de ce canal dans une forêt luxuriante, très humide, heureusement que nous avons de bonnes chaussures de randonnée étanches pour franchir les ruisseaux et marcher dans la boue. Cela me rappelle nos randonnées à Madère. Il bruine toujours et beaucoup d’eau s’égoutte des arbres qui surplombent le chemin.

Nous quittons la levada et grimpons jusqu’au bord du lac. Le chemin est très praticable car de nombreux captages ont été construits et la piste est très bonne.

Arrivés sur le bord de la caldeira avec le lac de cratère, la pluie a cessé mais la brume a envahie le lac, nous ne voyons pas grand chose. Puis le ciel se découvre petit à petit.

Nous trouvons un emplacement d’où nous avons une superbe vue sur le lac et en profitons pour pique-niquer en contemplant le lac aux couleurs qui changent au rythme des alternances de nuages et de soleil. En fin de pique-nique, la brume a presque disparue. Nous voyons enfin ce magnifique lac de cratère dans son écrin de verdure.

En passant par la route, nous aurons un superbe point de vue sur le Lagoa do Fogo et verrons le promontoire où nous avons pique-niquer.

Retour par le même itinéraire puis nous partons vers la côte visiter la ville de Vila Franca do Campo puis Ribeira Grande.

Repas dans le même restaurant à Capelas où nous retrouvons la serveuse qui nous accueille chaleureusement.

Le stratovolcan du Fogo.

Situé au centre de l’île São Miguel, le Fogo culmine à 947 m au Pico do Barrosa. C’est un volcan dont le sommet est découpé par une caldeira d’environ 3 km de diamètre, en partie occupée par un lac, le Lagoa do Fogo. Au cours des 5000 dernières années, sept éruptions explosives se sont produites dans la zone sommitale.

Dernière journée à São Miguel.

Les Açores São Miguel

Ce matin, nous nous levons tôt car nous avons un avion à prendre et nous devons rendre la voiture. Mais notre vol a été retardé, nous en profitons pour revoir certains des beaux points de vue sous un ciel plus dégagé.

Passage par le Miradouro da Vista do Rei où enfin nous pouvons voir les deux lacs de cratère, Lagoa Verde et Azul, sans brume, bien dégagés et découvrir le Lagoa Santiago que la brume nous cachait à chaque fois.
Puis nous allons à Ponta Delgada rendre la voiture et se balader une dernière fois dans la ville. Nous sommes dimanche et déplorons le nombre de boutiques et bars fermés. Difficile d’en trouver un pour un café.

Un taxi pour l’aéroport tout proche et nous prenons le vol pour Flores, le seconde île que nous visitons.

Les Açores São Miguel Lagoa Verde Lagoa Azul

Suite du voyage, Île de Flores

Portugal – Les Açores – Flores

Açores Flores Poço da Ribeira do Ferreiro
Drapeau Açores

Portugal - Les Açores.

Drapeau Portugal.

Île de Flores.

Situation géographique.

C’est l’île la plus à l’ouest de l’archipel. Avec l'île de Corvo, située à 18 kilomètres au nord-est, elles constituent le sous-archipel occidental des Açores.

Ces deux îles sont situées sur la plaque tectonique nord-américaine alors que le reste de l'archipel est sur la plaque eurasiatique.

Flores constitue, avec sa voisine Corvo, le point le plus occidental du Portugal, distante de plus de 1 862 km de la péninsule Ibérique et de 510 km de Ponta Delgada (centre économique de l'archipel des Açores)

Notre vol sera d'un peu moins d’une heure et trente minutes.

Santa Cruz.

Nous atterrissons à Santa Cruz, seul aéroport de l’île dont la piste partage la ville en deux.

À l’arrivée, retrait de la voiture de location, passage à l’hôtel pour nous enregistrer et laisser nos bagages et nous voici prêts pour découvrir ces merveilles.

Petite visite de la ville tout d'abord. L'église et les fameux azulejos portugais immortalisant des évènements ou des scènes.

La piscine naturelle dans les coulées de lave et un petit moulin restauré.

Puis nous partons visiter l'île.

Découverte de Flores.

Açores flores

L'île est bordée de falaises au nord-est et est constituée d'un plateau central à 700 mètres d'altitude en moyenne.

Cette île compte aussi quelques sommets. Le Morro Alto est le plus haut d'entre eux avec 914 mètres d'altitude, le Pico dos Sete Pés (849 mètres), les deux autres principaux sommets sont Pico da Burrinha (886 mètres) et Marcela (773 mètres).

Le centre de l'île est un volcan aujourd'hui éteint avec sept lacs volcaniques. Le lac Lagoa Funda est considéré comme le plus beau. Les lacs se sont formés au creux de caldeiras volcaniques.

Nous traversons Flores d’Est en Ouest en passant par le plateau à plus de 800 m d’altitude.

Nous nous arrêtons à chaque point de vue et irons jusqu’à Fajã Grande sur la côte Ouest.

Les falaises sont spectaculaires avec de nombreuses cascades qui coulent sur parfois 300 m de hauteur. Une végétation exubérante recouvre les falaises.

Açores flores

Lagoa Funda e Rosa, Rochas da Bordoes.

Ce matin nous partons sur les hauteurs de Flores voir une série de Caldeira. Nous commençons par la caldeira da Lomba, vaste étendue d’eau dans la verdure.

Puis nous allons au Miradouro lagoa Rasa e Funda pour voir les deux lacs superposés, l’un plus haut que l’autre. Mais la brume qui remonte de la côte nous masque la vue. On les aperçoit brièvement.

L'origine de ces cratères d'explosion est associée à des éruptions hydromagmatiques, où le magma ascendant entre en contact avec l'eau, créant une activité explosive importante. Le fond de ces dépressions volcaniques est occupé par des lagunes qui, malgré leur proximité, se situent à des hauteurs différentes, à savoir 360 mètres sur Caldeira Funda et 530 mètres sur Caldeira Rasa.

La Caldeira Funda est un cratère d'explosion de type maar, dont la lagune a une profondeur maximale d'environ 35 mètres. D'autre part, Lagoa Rasa a une profondeur maximale d'environ 16 mètres et est située dans un anneau de tuf aux pentes basses et douces

Passage par Rocha da Bordoes (Rocher des Bâtons), un piton rocheux dont le socle est constitué d’orgues basaltiques impressionnantes par leur hauteur (20 mètres) âgé d'environ 570 000 ans. Nous voyons aussi de nombreux neks, d’anciennes cheminées volcaniques qui dépassent dans la verdure.

Les Caldeira Negra, Comprida, Seca et Branca.

Un arrêt à Lajes da Flores pour un café com leite accompagné d'un Pastel de Nata, puis une courte randonnée pour voir les quatre lacs de caldeira. Caldeira Negra, Comprida, Seca et Branca.

En plus de la beauté de ces lacs, la végétation est magnifique, beaucoup de plantes indigènes et endémiques. Nous sommes étonnés par les murs de sphaigne qui semblent dégouliner ...

Déjeuner en bord de mer à Fajã Grande suivi par un bain dans une piscine naturelle. Eau fraîche mais très agréable.

La cascade Salta da Ribeira do Ferreiro.

Açores Flores Poço da Ribeira do Ferreiro

Nous finissons notre journée par une autre courte randonnée pour voir la Cascade Salta da Ribeira do Ferreiro très impressionnante. L’eau ressort dans la partie supérieure de la falaise et s’écoule en plusieurs cascades le long de la paroi pour se jeter dans un joli lac en contrebas.

Le chemin pour y accéder passe dans la forêt et est pavé d’énormes blocs, il grimpe fortement. J'en profite pour photographier et identifier les différents arbres.

Passage par le village de Fajãzinha et son église bleue. Les maisons en pierres de lave noires contrastent avec la végétation

Puis nous retournons à Santa Cruz pour l’apéro puis le dîner.

Nous aurons bien occupé cette journée de belles visites, cette île est vraiment magnifique ! Demain, bateau pour l'île de Corvo.

Retour à Flores.

Retour de Corvo à notre hôtel de Flores après une courte traversée en bateau, mais bien mouvementée. La compagnie Atlantico Line nous avait averti de l'annulation de la traversée de retour Corvo-Flores la veille à cause de mauvaises conditions de la météo. Une tempête est attendue. Elle a été avancée d'une journée.

Nous avions averti la gérante de l'hôtel à Flores de notre arrivée. Aujourd'hui, journée de repos pour nous remettre de cette traversée.

Ce matin, balade et quelques courses à Santa Cruz, déjeuner en bord de mer. L'océan est démonté, les vagues sont impressionnantes, la piscine naturelle est devenue impraticable et dangereuse.

Randonnée Mosteiro à Fajã Grande.

Açores Santa Salta Ribeira Grande

L’après-midi, nous demandons à un taxi de nous conduire à Mosteiro pour prendre une partie de la grande randonnée qui serpente le long de la côte ouest de Flores.

Superbes paysages, nous passons par le Miradouro do portal que nous connaissons déjà avec au loin les cascades de Salta da Ribeira do Ferreiro sortant de la falaise.

Nous continuons et prenons le sentier qui conduit à la cascade Salta do Ribeira Grande que nous n’avions pas vue. Avec la force du vent, l’eau remonte la paroi et se déverse sur le côté en rideau de pluie. C’est magique !

Nous poursuivons, le sentier emprunte de petits chemins agricoles passant entre de vieux murs en pierres sèches. Nous sommes immergés dans une nature verdoyante, au calme avec les chants des oiseaux et les vaches qui nous regardent passer.

Nous finissons notre randonnée à Fajã Grande où nous réservons un restaurant pour le soir.

Le taxi vient nous prendre pour nous raccompagner à Santa Cruz. Superbe randonnée de presque 12 km.

Randonnée à Fajã do Conde.

Pour notre dernier jour à Flores, nous demandons à Silvio, notre taxi, de nous conduire au point de départ pour une courte randonnée à Fajã do Conde.

À 4 km de Santa Cruz, nous sommes dans la campagne, en pleine forêt puis proche de la mer. Là encore les vues sont splendides.

Nous arrivons à Santa Cruz par le bout de la piste de l’aéroport. Petite balade dans la ville puis en bord de mer pour notre déjeuner.

Nous passons ensuite à l’hôtel récupérer nos bagages et nous rendre à l’aéroport tout proche.

Notre vol pour Faial aura 3 heures de retard ! C’est pour cela que nous ne prévoyons jamais deux transferts dans la même journée.

Suite du voyage, Île Corvo.

Portugal – Les Açores – Pico.

Açores Pico Volcan
Drapeau Açores

Portugal - Les Açores.

Drapeau Portugal.

Île de Pico.

Situation géographique.

Pico est l'île principale du groupe central de l'archipel des Açores.

Elle doit son nom au stratovolcan qui la domine s'élevant à 2 351 mètres. La caldeira sommitale est surmontée d'un petit cône qui donne une physionomie unique à ce volcan.

Trois villes principales:  Lajes do Pico, la capitale, Madalena, le port principal face à Horta et São Roque do Pico.

L'île de Pico mesure 46 km de long et 16 km de largeur, elle est distante de 6,1 km de l'île de Faial, à l'ouest Nord-Ouest, et de 18,2 km de l'île de São Jorge, au nord nord-est.

La montagne du Pico.

Situé sur l’île de Pico, ce stratovolcan basaltique culmine à 2351 m d’altitude. C’est le plus haut sommet des Açores et du Portugal. Le cratère est en forme de fosse à son sommet.

Le Pico Alto est le cratère circulaire d'environ 500 mètres de diamètre et 30 mètres de profondeur qui le surmonte. Le Piquinho ou Pico Pequeno est un petit cône volcanique qui s'élève à 70 mètres en bordure de la caldeira sommitale pour former le véritable sommet à 2351 m.

La nature très fluide des laves émises à partir du sommet de la montagne du Pico contraste avec la forme très pentue de son cône terminal. Ses pentes moyennes sont à 35°.

Le volcan du Pico est très actif puisque, depuis 1500 ans, il a connu 22 éruptions dont trois historiques.

Les éruptions historiques du Pico se sont produites à partir d'évents situés sur ses flancs plutôt que du cratère sommital. En 1562-1564, une éruption sur le flanc sud-est a produit des coulées de lave qui ont atteint la mer. Une autre éruption sur le flanc, en 1718, a également produit des coulées qui ont atteint la côte.

Les éruptions ont été faiblement explosives. La dernière éruption date de décembre 1720.

Visite de l'île Pico.

Ce matin nous quittons Faial par bateau pour nous rendre sur l’île de Pico située juste en face, traversée de 6 km en un peu moins d'une heure.

Une fois accostés, nous allons prendre la voiture louée, puis nous partons en reconnaissance à la Casa da Montanha, départ de notre randonnée de demain. Puis nous traversons pratiquement toute l'île et empruntons la fameuse ligne droite qui parcoure le centre de l'île.

Nous nous rendons à notre hôtel à Prainha de Baixo. Le Pico Saudade est une ancienne demeure entièrement restauré où le bois domine avec un joli mobilier.

Une fois installés, nous partons en bord de mer où nous trouvons un petit restaurant bien sympathique avec une belle terrasse.

Nous partons ensuite pour visiter l’extrémité Est de l’île, le phare de Ponta da llha.

Puis passons sur le versant sud de l'île à Manhenha, Calheta de Nesquim et retournons sur la côte nord en passant par le sommet de la crête qui coure sur toute la longueur de Pico. Un ancien cratère, le Poço, de petits cônes volcaniques perdus dans la brume et des champs envahis de vaches avec leur veau. Les Açores sont la "ferme" du Portugal.

Retour à Prainha de Baixo mais il n’y a plus de place dans le resto recommandé par notre hôtelier, nous retournons en bord de mer. Le cadre est très agréable, bon repas.

Ascension du Pico.

Açores Pico Volcan

Lever très tôt ce matin pour être à 7 heures au refuge Casa da Montanha. Nous nous étions inscrits bien avant notre départ, les places étant limitées.

Nous n’avons pas pu avoir de guide, tous complets, mais même si l’ascension est très physique, elle ne nécessite pas spécialement la présence d’un guide. Par contre, on nous équipe chacun d’un tracker pour les situations de détresse et cela est très rassurant. Nous sommes bien équipés, chaussures de randonnée, bouteilles d'eau, pique-nique, polaires, imperméable et même une couverture de survie.

Nous débutons notre randonnée un peu avant 7 heures, le sentier est très raide dès le départ. Quelques passages un peu délicats mais pas d’escalade. Ça grimpe sec !

Environ 3 heures pour gravir 1059 mètres même si cela ne représente qu’un peu plus de 3 kilomètres. C’est vraiment très raide tout le long du sentier, mais pas de difficulté. Le sentier est bien traçé.

Nous nous arrêterons au niveau de la caldeira sommitale, Ludo comme moi ne nous sentons pas de gravir le petit cône car il faut compter environ une heure de plus et le sentier est vraiment technique, j'observe que les randonneurs escaladent une partie du parcours.

J’opte pour une balade dans la caldeira en faisant environ la moitié pour arriver au niveau de la face opposée à notre arrivée. Une falaise impressionnante et une vue sur la mer de nuages. Le Pico est entouré de nuages d’où il dépasse.

Je rejoins Ludo et mange mon sandwich avant d’entamer la descente. Celle-ci sera pénible par la déclivité prononcée sans vraiment de difficile, les genoux et les cuisses sont mis à rude épreuve mais le sol accroche bien, pas de glissade.

Nous mettrons environ 2 heures pour arriver au refuge, fourbus mais heureux de cette superbe randonnée, nous avons bien marcher. Arrivés au refuge, le temps s’est dégradé, il bruine.

Nous prenons une bonne bière en se reposant avant de repartir.

Lajes do Pico.

Açores Pico Lagoa Capitão

Ludo prendra la route des Lagaos, mais nous n’y resterons pas très longtemps vu la pluie et le ciel complètement bouché, l'absence de vue. Passage par Lagoã Capitão et Lagoã Secca.

Nous descendons sur la route côtière au sud de Pico et nous nous arrêtons à Lajes do Pico pour visiter cette petite ville.

Puis reprenons la route principale pour rentrer à l’hôtel.

Vraiment une belle journée, la météo était de notre côté pour cette belle ascension du Pico même si le reste était assez humide.

Les Lagoa.

Açores Pico.

Aujourd’hui, repos ! Nous en profitons pour explorer les hauteurs de l’île, voir les lagoa. Mais le temps est à la bruine, brouillard et pluie. L’horizon, proche et même très proche, est complètement bouché, on ne voit rien.

il y a d’énormes rochers recouverts de lichens, le bas côté des pistes envahis de sphaignes et de mousses, on côtoie le côté «humide» des Açores.

Le paysage devient mystérieux, intime, nous ne voyons pas à plus de dix mètres ! C'est vert, frais et on comprend bien pourquoi même si on s'en doutait. Les Açores sont très humides ...

Retour vers la côte où nous trouvons un café ouvert pour déjeuner. Vite, un semblant d’éclaircie, nous remontons vers les hauteurs, mais non, ce n’était qu'une illusion, toujours aussi bouché.

Nous finirons par revenir à l’hôtel puis nous irons dans notre resto en bord de mer pour l’apéro et dîner. Petite balade en bord de mer au coucher de soleil avant de revenir à notre hôtel.

Balades sur les flancs de Pico.

Açores Pico Lagoa Capitão

Le ciel est bien plus dégagé ce matin. Nous repartons sur les hauteurs de Pico pour voir si le volcan est toujours emprisonné dans la brume et les nuages.

De grands bancs se déplacent mais le sommet apparaît régulièrement. Nous en profitons pour retourner aux points de vue et faire quelques jolies photos.

Nous faisons ensuite une courte randonnée vers São João pour voir des champs de lave des dernières éruptions. N’étant pas vraiment exceptionnel, nous écourtons la balade.

Passage à Madelena que nous n’avions pas visitée lors de notre arrivée où nous déjeunons. C’est vraiment une toute petite ville.

Les vignobles de Criaçao Velha.

L'après-midi, nous repartons faire une randonnée sur le sentier des vignobles de Criaçao Velha.

Culture très particulière de la vigne dans les champs de lave. Les pieds sont protégés par des murets, la vigne s’étale dans un espace restreint.

Balade dans les villages alentours, on goûtera un verre de vin blanc, légèrement pétillant et bien frais.

Nous rentrons à Prainha de Baixo par la pointe ouest, un arrêt à São Roque pour quelques photos du Pico sans aucun nuage et du bord de mer avec d’anciennes coulées de lave cordées.

Fin de notre séjour sur l'île de Pico. Je voulais absolument faire cette ascension du volcan, me rappelant de bons souvenirs d'excursions sur les volcans et j'ai adoré.

Vue magnifique à 2200 mètres d'altitude sur l'île et nous avons bénéficier d'un temps dégagé. Le lendemain, c'était complètement bouché.

Demain, nous partons pour l'île en face de Pico, São Jorge. Nous prenons un bateau de la compagnie Atlantico Line, traversée calme d'un peu moins d'une heure, arrivée à Velas sur São Jorge.

Suite du voyage, Île de São Jorge.

Portugal – Les Açores – São Jorge.

Açores-São-Jorge
Drapeau Açores

Portugal - Les Açores.

Drapeau Portugal.

Île São Jorge

Situation géographique.

São Jorge appartient au groupe central de l'archipel des Açores. Elle est séparée de l'île de Pico par seulement 18,2 km. Sa longueur est de 55 km et sa largeur maximale est de 7 km.

Les côtes de l'île sont particulièrement difficile d'accès, les falaises atteignant plusieurs centaines de mètres de hauteur par endroits.

Les effondrements de ces falaises, dues principalement aux séismes très fréquents, ont donné naissance à des terrasses basses à proximité de la mer, appelées « fajãs » aux Açores. Celles-ci sont particulièrement fertiles et leurs microclimats permettent des cultures très variées et parfois exotiques comme le café.

L'île compte plus de deux cents volcans, alignés sur des failles orientées NO-SE.

La partie la plus récente est située au centre de l'île avec le Pico da Esperança, point culminant de l'île à 1 053 mètres d'altitude.

L'île a connu deux éruptions volcaniques historiques, en 1580 et en 1808.

En 2016, l'ensemble de l'île est déclaré réserve de biosphère par l'Unesco sous l'appellation « Fajãs de São Jorge ».

Arrivée à Velas.

Ce matin, levé tôt, nous prenons le bateau pour l’île en face, São Jorge. Un passage par la route qui longe tout Pico sur les hauteurs, le volcan est bien dégagé.

Le bateau quitte le port de Madalena et une heure plus tard nous accostons à Velas sur São Jorge. Nous laissons nos bagages à l’hôtel et allons nous balader dans la ville. Passage par l’arche de lave sur la côte puis nous grimpons au Morro das Velas, un cratère de volcan depuis lequel nous avons une jolie vue.

Retour en ville pour déjeuner puis dans l’après-midi nous allons récupérer la voiture à l’aéroport.

Manadas.

Une fois motorisé, nous partons visiter São Jorge, notamment une petite église à Manadas, l’Igreja de Santa Barbara, un petit joyau du baroque bâtie au XVIIIe siècle. Visualisez la monographie.

Un véritable coup de cœur, une très agréable surprise.

Retour à Velas pour l’apéro et le dîner.

Farol Dos Rosais.

Açores São Jorge fFarol dos Rosais

En route ce matin pour la pointe Ouest de São Jorge. Nous allons voir la Vigia da Baleia puis le Farol Dos Rosais.

La pêche des baleines s’est arrêtée lors de l’adhésion du Portugal à L’Europe. L’activité était très artisanale et peu rentable.

Le Phare Dos Rosias se dresse au sommet de la falaise , à plus de 200 m d'altitude. Inauguré en 1958, il était un des plus avancé et moderne pour l'époque.

Ouvert en 1964, abandonné lors de la crise sismique de Rosais et de l'éruption sous-marine à proximité de l'île.

Le 1er janvier 1980, il fut abandonné définitivement suite à l'effondrement des falaises lors du fort séisme de 1980.

Açores São Jorge Miradouro do Pico Velha

le village de Fajã do João Dias.

Açores São Jorge Fajã do João Dias

Nous parcourons les crêtes de São Jorge en allant vers l’Est et passons par les principaux Miradouro. Belles vues sur le Pico de l’île d’en face qui n’est pas trop recouvert de nuages.

Nous passons sur la côte Nord avec le point de vue sur le Fajã do João Dias.

Nous sommes à plus de 400 m d’altitude et distinguons le village de Fajã do João Dias tout en bas.

Du point de vue, un sentier descend jusqu’au village, il se perd dans la végétation.

Nous continuons la route et découvrons la piste qui descend à Fajã do João Dias, elle nécessite un 4X4 et c’est vertigineux.

Piscines naturelles Simao Dias.

Nous descendrons à Fajã do Ouvidor, la route est bien plus praticable.

Arrêt dans un resto pour déjeuner puis nous irons aux piscines naturelles Simao Dias.

Une eau cristalline, turquoise dans un immense bassin entouré de falaises d’orgues basaltiques.

Nous nous baignons plusieurs fois dans une eau un peu fraîche mais finalement très agréable. Nous arrivons, il n'y a presque personne, et lorsque nous en repartons, les rochers sont tous occupés.

Le cadre est paradisiaque.

Randonnée Santo Cristo Fajã de Cubres.

Le martellement de la pluie sur le toit nous a réveillés ce matin avant que le réveil ne sonne. Pas de bol, nous devons faire un grande randonnée.

Nous partons tout de même à Fajã dos Cubres où nous garons la voiture et avons rendez-vous avec le taxi qui doit nous conduire au point de départ de notre randonnée.

Bien couvert de nos parkas, nous partons dans la bruine et le brouillard sur le sentier qui descend jusqu’à l’océan.

Partant de 700 m d'altitude, nous descendons sans voir les paysages superbes cachés par la brume et la pluie. Nous arrivons à Fajãs da Caldeira de Santo Cristo, la première des Fajãs. Nous poursuivons par la Fajã do Belo pour arriver à Fajã dos Cubres où nous récupérons la voiture.

Fajã de São João.

Nous continuerons nos visites des Fajãs par la Fajã de São João avec une très jolie église. Nous en profitons pour nous désaltérer avant de repartir.

Nous reprenons la route pour rentrer sur Velas en fin d’après-midi, nous étions tout au bout de São Jorge, à la pointe Est de l’île.

Velas.

Ce matin nous quittons l’hôtel, et avant d’aller à l’aéroport, nous remontons sur les hauteurs de São Jorge et suivons la piste qui longe la crête sommitale de l’île.

Le camaïeux de verts et les petits volcans recouverts de végétation sont splendides. S’ajoutent de petits lacs mystérieux et des bancs de brumes qui nous cachent les sommets par intermittence.

Le Pico, en face, reste dans les nuages, parfois la pointe dépasse tout juste.

Nous allons à l'aéroport après le déjeuner pour rendre la voiture et prendre notre vol pour Terceira.

Départ de São Jorge.

Aujourd'hui nous quittons Velas, et avant d’aller à l’aéroport, nous remontons sur les hauteurs de São Jorge et suivons la piste qui longe la crête sommitale de l’île en passant par le Pico Esperanca à 1053 m d'altitude.

Le camaïeux de verts et les petits volcans recouverts de végétation sont splendides. S’ajoutent de petits lacs mystérieux et les bancs de brumes qui nous cachent les sommets par intermittence.

L'île de Pico, en face, reste dans les nuages, parfois la pointe dépasse tout juste.

Nous allons à l'aéroport après le déjeuner pour rendre la voiture et prendre notre vol pour Terceira.

La distance entre São Jorge et Terceira n'est pas très grande et nous aurions pu prendre le bateau. Mais les avions décollent pratiquement toujours alors que les trajets en bateau sont soumis aux aléas de la navigabilité. Ayant retenu ce trajet depuis longtemps, nous voulions être certains de le faire.

Encore une très jolie île avec ses Fajãs typiques et ses paysages bucoliques.

Suite du voyage, Île de Terceira.

Portugal – Les Açores – Terceira.

Açores Terceira la Caldeira
Drapeau Açores

Portugal - Les Açores.

Drapeau Portugal.

Île de Terceira.

Situation géographique.

L'île de Terceira se situe dans le groupe central de l'archipel des Açores, sa plus proche voisine est l'île de São Jorge. Elle mesure 29 km de long sur 18 km de large. Son point culminant est le mont Serra de Santa Barbara à 1 023 m.

L’île est traversée par le rift de Terceira, une structure géologique associée à la jonction triple entre les plaques tectoniques eurasiatique, africaine et américaine.

Terceira compte trois stratovolcans à caldeira en sommeil : Cinco Picos le plus ancien, Guilherme Moniz et Santa Barbara. La caldeira de Cinco Picos est la plus large de tout l'archipel avec un diamètre de 7 km.

Terceira a connu une éruption volcanique en 1761 au Pico Vermelho et une éruption sous-marine en 1867. Entre fin 1998 et l'an 2000 eut lieu une seconde éruption sous-marine au large de Terceira à environ 12 kilomètres, la dernière éruption historique aux Açores.

Angra do Heroísmo.

Açores Terceira Angra do Heroísmo

Petit vol de 30 minutes pour relier São Jorge à Terceira. Nous aurions pu le faire en bateau, mais les annulations sont tellement fréquentes que nous avons choisi la sécurité.

Maintenant nous sommes bien rodés, j’attends les bagages pendant que Ludo file à la location de voiture. En un rien de temps nous louons notre véhicule et prenons la route vers Angra do Heroísmo.

Installation à l’hôtel puis nous sortons explorer cette ancienne capitale des Açores dont le centre est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le lendemain, nous consacrons la matinée à la visite d’Angra do Heroísmo. Cette ancienne capitale possède une belle architecture et de beaux bâtiments bien entretenus.

La cathédrale avec sa tour et un panorama sur la ville. Les vieux quartiers et leurs maisons de pêcheurs. L'Igreja Santo Inácio de Loyola, l'Igreja da Misericordia et la statue de Vasco de Gama. Un ancien silo qui doit être reconverti en hôtel.

Nous profitons de cette belle journée ensoleillée, il fait chaud !

le couvent de São Gonçalo.

Un des plus anciens couvents des Açores, datant de 1545. Construit par les Franciscains pour les sœurs Clarisses. Une belle découverte.

Une sœur nous fera visiter la splendide chapelle du XVIe siècle ainsi que des niches ornées de peintures très anciennes, certainement antérieures au XVIe.

Bien que la partie extérieure soit très épurée, à l’intérieur de l’Église on peut apercevoir quelques œuvres remarquables comme les retables sculptés en bois doré, des représentations et des peintures du XVIIIe siècle et des panneaux d’azulejos datant des XVIIe et XVIIIe siècles.

On citera également un crucifix en argent de grandes dimensions du XVIIe siècle, le Christ Divin Empereur, de l’École Espagnole ainsi qu’une magnifique grille, dont la forme ovale en fait un exemplaire unique de l’architecture portugaise.

Une visite très intéressante, c'est un lieu magnifique.

Ilheus das Cabras.

Puis nous trouvons un resto pour déjeuner avant de prendre un bateau pour visiter les deux îlots, les Ilheus das Cabras ou l'île des chèvres.

Il s'agit de deux îlots volcaniques, formés par des éruptions sous-marines, vestiges d'un cône côtier en grande partie démantelé par l'érosion marine et séparé en deux par une faille tectonique.

Ses falaises cachent d'incroyables grottes qui, au cours de l'histoire, ont servi de refuges aux pirates, de points d'attaque stratégiques pour les galions et de scènes de combat lors de conflits mondiaux. Elles ne se visitent plus à cause des risques d'effondrements.

Aujourd'hui, les îlots sont un sanctuaire naturel, servant de site de nidification à plusieurs espèces d'oiseaux marins typiques des Açores. On observera une physalie ou fausse méduse, et à cause de vraies méduses, nous ne nous baignerons pas.

le Miradouro da Serra do Cume.

Nous reprenons la voiture et partons pour le Miradouro da Serra do Cume. On domine toute la caldeira où les champs forment un damier en camaïeux de vert, c’est superbe.

Praia da Vitoria.

Puis nous rejoignons Praia da Vitoria où nous avons notre hôtel. Balade dans le village, puis resto.

Tout au long de nos visites, et en particulier sur Terceira, nous remarquons des constructions très colorées, dans les villages, parfois à coté d'églises. Ce sont les Impérios.

Les Impérios constituent un type d'architecture populaire unique sur l'île de Terceira, associé aux fêtes du Saint-Esprit, datant du XVIIe au XXIe siècle. Présentes dans chaque paroisse, elles arborent des couleurs vives. Les festivités du Saint-Esprit ont lieu en mai. Des milliers de personnes se rassemblent dans les différents Impérios pour déguster les célèbres soupes du Saint-Esprit.

Furnas do Enxofre.

Les fumerolles de Furnas do Enxofre, situées dans la zone centrale de l'île de Terceira, constituent un champ fumerolien sur le flanc sud du volcan Pico Alto, sur le Criação do Galhardo.

Le champ fumerolien correspond à des manifestations de volcanisme secondaire qui, associées aux conditions météorologiques de la région, ont fourni les conditions idéales pour le développement d'un habitat unique.

Il est classé, depuis 2004, comme monument naturel intégré au parc naturel de Terceira.

Le Pico Santa Barbara.

Açores Terceira Pico Santa Barbara

Nous montons ensuite au Pico Santa Barbara, point culminant de Terceira avec 1019 m.

Une vue sur l'île à 360°, d'autant plus que le ciel est exceptionnellement dégagé, pas un nuage.

On voit l'Ilhas das Cabras, la grande caldeira. Nous apercevons aussi l'île de São Jorge.

Nous redescendons en traversant une forêt humide, de la mousse pousse sur les troncs, trop joli. Nous continuons vers la côte.

Dernière journée aux Açores.

Açores Terceira

Retour vers la côte où nous trouvons un bon restaurant avec vue sur les laves noires bordant l’océan. J'en profiterai pour déguster une dernière fois du poulpe avec un verre de vin blanc un peu pétillant, un délice.

Vu les températures assez fraîches, nous n’aurons pas vraiment envie de nous baigner.

Le lendemain, nous allons à l'aéroport assez tôt car la TAP nous a annulé le vol Terceira - Lisbonne du matin pour le remplacer par un vol de fin d'après-midi. Notre vol Lisbonne - Marseille étant reporté au lendemain à cause de la grève des contrôleurs du ciel français. Ludo passera beaucoup de temps à rétablir le vol du matin ce qui nous permettra de passer 24 heures dans la capitale portugaise.

Nous avons vraiment apprécié toutes ces îles des Açores, chacune ayant sa particularité, ses lieux de toute beauté, la nature préservée, beaucoup de quiétude et un tourisme maîtrisé.

Les paysages sont très verdoyants et nous aurons constaté que ces îles sont bien humides avec une température fraîche mais très agréable. Beaucoup de sentiers de randonnée bien indiqués permettant de découvrir des paysages sublimes.

Portugal – Madère (première partie)

Madère.
Drapeau Madère.

Portugal - L'Île de Madère.

Drapeau Portugal.

Situation géographique.

Les îles de Madère constituent un archipel d'îles volcanique situé dans l'océan Atlantique à 973 km de Lisbonne et à 640 km du Maroc. L'archipel fait partie de la Macaronésie, c'est une région autonome du Portugal.

L'archipel est composé de l'île Madère, celle de Porto Santo, des îles Desertas, des îles Selvagens et de nombreux îlots. Les îles sont d'origine volcanique et situées sur la plaque africaine. La dernière éruption remonte à 6 000 ou 7 000 ans. L’île principale, d'une superficie de 750 km² est très verdoyante.

L'île de Madère est la plus récente, apparue il y a environ 5 millions d'années, présentant un relief moins érodé que les autres îles.

L'archipel de Madère est situé en zone subtropicale : le climat de l'île est océanique subtropical, très doux toute l'année, avec une amplitude thermique annuelle faible.

Pour profiter des précipitations régulières du nord et de l'ensoleillement du sud de l'île principale, les Madériens ont construit un vaste réseau de canaux sinueux le long des courbes de niveau (les levadas), réseau qui parcourt toute l'île principale.

Funchal est la capitale de la région autonome et compte plus de 100.000 habitants.

Nous prenons un vol depuis Marseille pour Lisbonne, puis un autre pour Funchal où nous avons réservé un véhicule pour nous déplacer dans l’île.

Funchal.

Madère, Funchal.

Bien sûr, l'avion a eu du retard au départ de Marseille, mais nous avons eu notre correspondance qui avait elle aussi du retard à Lisbonne. Arrivée très tard à l'hôtel de Funchal, lever vers 8 heures et petit déjeuner avant d’aller découvrir la ville.

Découverte de la vieille ville avec la cathédrale, le couvent Santa Clara, les rues et ruelles. C’est propre, beau, bien entretenu, une ville nickel !

Puis nous prenons le téléphérique pour le jardin Monte Palace que nous visitons longuement. Bien qu’il soit beau et bien entretenu, il manque d’un peu de poésie. Nous y passerons un bon moment et l'apprécions tout de même. Visite de l’église juste au-dessus, puis nous reprenons le téléphérique pour redescendre avant qu’il n’y ai trop de queue.

Retour au centre ville, petit passage vers le bord de mer. Il n’y a aucune plage, des galets et c’est très peu fréquenté. Nous resterons dans la vieille ville à nous balader jusqu’au dîner puis retour à l’hôtel.

Nous avons beaucoup aimé ce couvent Santa Clara. Le lieu est par lui même splendide et le parcours pour le découvrir est bien organisé, permettant de voir où vivaient les nonnes et les différentes pièces de l'édifice dont le cloître. L'église est très impressionnante et belle et la chapelle, d'où les nonnes pouvaient assister aux offices sans être au contact des paroissiens, est sublime. De nombreux tableaux et sculptures sont bien mis en valeur, la collection est très riche. Vraiment à ne pas rater.

Madère, Funchal.

Second jour à Funchal, après le petit déjeuner nous visitons le marché municipal couvert. De beaux étals de fruits et légumes dont de nombreux tropicaux. Il y a notamment les fruits du faux philodendron ( Monstera deliciosa) que je ne connaissais pas.

Nous traversons ensuite la rue de Santa Maria, plus vieille rue de la ville, avec ses portes décorées et les restaurants accueillant le soir les nombreux touristes. La Chapelle Corpo Santo sur une petite place, très simple.

Au bout de la rue, la forteresse de São Tiago en bordure de côte et une plage très locale où les habitués viennent prendre le soleil en discutant avec quelques marins. On se croirait aux Goudes à Marseille.

Retour vers cette petite église du couvent Santa Clara puis nous montons jusqu’au fort … mais il est fermé le samedi. Tous ces efforts pour rien.

Côte ouest de Funchal.

Sortie en Catamaran.

Falaise avec le belvédère Cabo Girão (point rouge) Et le téléphérique Fajã dos Padres (2 points bleu)

Nous redescendons en centre ville pour déjeuner puis allons sur le port pour faire une balade en mer à bord d’un catamaran.

Beaucoup de passagers mais le bateau est grand et spacieux (2 ponts), nous ne nous gênons pas même lors des arrêts pour observer les dauphins que nous croisons.

Nous longeons les falaises à l'ouest de Funchal dont le point culminant est à 580 m avec le belvédère de Cabo Girão. Plusieurs téléphériques aussi partent du haut et plongent vers la plage, la verticalité est impressionnante. Nous prévoyons d’aller visiter le belvédère et un des téléphériques demain lorsque nous aurons récupéré la voiture.

Sur le chemin de retour, le catamaran s'arrête pour une baignade dans une eau à 23°c, rafraîchissant ! J'en avais trop envie à la vue de cette eau limpide d'un bleu profond.

Puis passage devant le village de Camara avec ses barques de pêcheurs accostées dans le petit port, village que nous retrouverons plusieurs fois lors de ce séjour.

Retour en centre ville, nous nous baladons dans les ruelles avant de trouver un resto pour dîner dans la vieille ville. Un dernier verre de vin de madère avant de retourner à l’hôtel.

Journée très agréable, l’ambiance de cette île est sereine, détendue, les gens courtois, bienveillants et il fait bon. Pas trop chaud, même en plein soleil, le vent est frais.

Calheta.

Départ de Funchal ce matin. Nous partons avec nos valises jusqu'à la location du véhicule. Ludo avait retenu un petit gabarit, nous nous retrouvons avec un break !

À Calheta nous avons trouvé une chambre d'hôtel avec une terrasse donnant sur une marina, des restos juste au-dessous au niveau du petit port de plaisance. Joli, confortable et bien placé. C'est à partir de Calheta que nous rayonnerons à la découverte de Madère et effectuerons des randonnées.

Le belvédère de Cabo Girão.

Vue de la côte en direction du large. Du BLEU !!!

Direction plein Ouest, nous allons voir le belvédère de Cabo Girão, un point de vue à 590 m au-dessus de la mer. Nous nous arrêtons à Camara pour un café et voir cette falaise du bas, puis nous prenons ces routes sinueuses qui grimpent de façon impressionnante vers le haut de la falaise.

Nous sommes tout en haut de la falaise que nous avions vu la veille en catamaran.

Une plate-forme aménagée avec une partie en dalles de verre, histoire d’impressionner le visiteur, surplombe le précipice de presque 600 m. Le panorama est impressionnant de cette hauteur. L’entrée (2€/personnes) est raisonnable. Il y a du monde mais on ne se marche pas dessus ! Juste attendre pour prendre quelques photos.

Le paysage, la vue sur l'immensité de l'océan, l'horizon au loin, tout ce bleu, c'est superbe.

Le téléphérique Fajã dos Padres.

Vue du haut, les bananiers, le resto, la station du bas.

Nous repartons et nous nous arrêtons au téléphérique Fajã dos Padres. Une cabine pour 8 personnes permet d’atteindre le bas de la falaise par une descente vertigineuse très impressionnante. Nous achetons deux billets et faisons la queue, il y a de nombreux touristes, environ 6 minutes le trajet.

Arrivés tout en bas, un chemin mène jusqu’à un restaurant, et ça tombe bien, c’est juste l’heure de déjeuner. Repas en bord de mer avec une vue splendide jusqu’à l’horizon. Il devait pleuvoir aujourd’hui, quasiment pas de nuages.

Petite balade jusqu’au ponton d’où on peut se baigner et louer un matelas pour lézarder au soleil. Par contre quasiment personne sur la plage aux gros galets peu confortable. Dommage, nous n'avons pas pris les maillots ...

Retour à l’embarquement du téléphérique, on gère car il n’y a personne. Le seul problème pour ces deux lieux touristiques est de trouver une place de parking … Pas évident avec les nombreux touristes comme nous.

Nous reprenons la route, défilé de tunnels et viaducs. Nous essayons tout de même d’emprunter la route côtière quand c’est possible pour atteindre Ponta do Sol.

Petite station balnéaire nichée au pied des falaises. Nous visitons église, plage, bord de mer. C'est joli, tout bien décoré pour les fêtes locales.

Puis nous repartons pour Calheta où nous avons retenu une chambre près de la Marina pour trois jours. Nous disposons d'une chambre au premier étage avec une terrasse privative, vue sur la marina et l'océan, bien placé pour arriver le soir et aller au resto.

Petite baignade puis apéro sur la terrasse face à la mer … détente.

Randonnée, Rabaçal - 25 Fontes.

Ce matin, nous partons pour notre 1ère randonnée. Lever tôt et départ pour les hauteurs de Madère et trouver une place sur le parking. Le sentier démarre de 1300 m d’altitude et plonge dans une petite vallée. Puis nous suivons un “levada”, un canal d'irrigation qui prend sa source au niveau de cascades. Le sentier est très beau, serpente dans un tunnel de végétation, des bruyères arborescentes centenaires, des lauriers typiques de la Macaronésie, des myrtilles sauvages endémiques de Madère, une végétation d’où pendent des lichens, signe de très faible pollution. C’est superbe, frais, vert, humide et en ce début de matinée, peu de randonneurs.

Le sentier aboutit au pied d’un petit cirque encaissé d’où de nombreuses résurgences d’eau sortent de la paroi. « Fontes » désigne les sources et il y en a plein dans la paroi de cette cascade. « Cascata das 25 fontes ».

Nous prenons le sentier de retour et faisons un petit détour pour une autre cascade, « Cascata do Risco ». L’eau descend d’une grande paroi (150 m de hauteur) et alimente là aussi un levada.

L’île est parcourue de kilomètres de ces canaux creusés à flanc de coteaux depuis l’arrivée des portugais. Travail titanesque, ces canaux passent par des tunnels, circulent à flanc de falaise, bien entretenus, une eau limpide y coule entourée de mousse et de fougère. Sublime ! Cette eau est captée sur le versant nord pour aller irriguer le versant sud plus aride. Là, elle alimentant une la centrale hydroélectrique de Calheta et les terres agricoles.

Le chemin de retour sera beaucoup plus humide, nous sommes dans les nuages et un petit crachin nous mouille. Un arrêt à la maison forestière pour un café et nous remontons au parking en croisant beaucoup de randonneurs qui vont se bousculer sur ces étroits sentiers. Un départ matinal est préférable, plus de chance d'avoir du beau temps, une place de parking pas trop éloignée du début de la randonnée et surtout pas trop de monde. Madère est réputée pour ses randonnées.

Porto Moniz.

Nous traversons le plateau d'altitude, envahi par la brume et le brouillard, pour nous rendre à Porto Moniz où nous déjeunons. Visite des piscines naturelles en bord de mer.

Elles sont bien aménagées et beaucoup de touristes s’y baignent. Ça donne vraiment envie, mais nous avons d'autres projets et nous continuons notre route.

Téléphérique d'Achadas da Cruz.

Au bas du téléphérique de Porto Moniz.

Nous allons jusqu’à Achadas da Cruz pour prendre le téléphérique qui descend jusqu’à la côte. Beaucoup de touristes en ce début d’après-midi et nous faisons la queue une demi-heure avant de pouvoir descendre, d'ailleurs nous sommes garés assez loin sur la route d'accès.

La descente est très impressionnante, 480 m suspendu au câble, presque à la verticale pour 600 m de trajet. Tout en bas quelques cultures, certaines en espaliers, mais le paysage n’est pas du tout le même que sur la côte sud. Ici c’est très aride et rocailleux. il n'y a pas de canaux d'arrosage. Des aeoniums, euphorbes, vipérines, des plantes adaptées à la sécheresse.

Le paysage au pied de ces falaises est splendide, sauvage, baigné de soleil. La plage, de gros galets, reçoit d’énormes vagues venues du large qui s’échouent avec fracas. Nous trouvons “le” bar du coin pour un petit rafraîchissement avant de repartir et reprendre le téléphérique et remonter en haut de la falaise. Belle expérience.

Nous regagnons Calheta en fin d’après-midi pour y passer la soirée.

Encumeada.

Ce matin nous partons pour une grande randonnée à Encumeada, la PR17, boucle de 17 km. Nous quittons l'hôtel assez tôt et montons jusqu’au départ du sentier, à 1007 m d’altitude.

Un panneau avertit que le chemin est fermé, mais nous l’empruntons tout de même. Le sentier suit un important Levada transportant une eau limpide. Nous cheminons sous une voûte ombragée le long du canal, c’est très agréable.

Nous avons parcouru un kilomètre et demi quand, effectivement, le sentier est fermé car la zone a subi des incendies et il y a des risques de chutes de pierre du haut des falaises. Il y a bien un tunnel, mais après une vingtaine de mètres, nous rebroussons chemin, ce n'est pas du tout aménagé pour la randonnée.

Retour au point de départ, puis nous empruntons la route pour continuer de marcher un peu. Envie d’explorer les lieux, nous prenons un nouveau sentier qui descend vertigineusement dans le sous-bois. Le point de vue étant à assez loin, nous rebroussons chemin.

Un peu raté ce matin.

Bica da Cana - Jardim do Mar.

Vue du Mirador Bica da Cana.

Retour à la voiture, nous décidons de continuer la route qui suit la crête de l’île, celle qui était complètement plongée dans le brouillard la veille, en plein milieu de l'île. Nous sommes sur un plateau en altitude, 1660 m, battu par les vents. Très peu d'arbres et de nombreuses éoliennes.

Nous nous arrêtons au Mirador Bica da Cana. Les paysages baignés de soleil sont splendides, le point de vue domine les vallées avec un petit village côtier tout en bas.

Nous empruntons un sentier qui suit un levada dans l'espoir d'avoir un autre mirador, mais ne le trouvons pas.

Nous redescendons sur la côte sud pour un arrêt à Paul do Mar où nous grignotons avant d’aller à Jardim do Mar.

Très joli village, les maisons sont fleuries, les ruelles pavées de jolis motifs, nous tombons sous le charme. Exploration des ruelles, du bord de mer, nous décidons d’y retourner dîner. Vraiment un coup de cœur !

Nous sommes très étonnés, en parcourant les routes de Madère, par le nombre de tunnels et de viaducs. Le relief très escarpé de l’île ne rend pas facile la construction des routes. Mais ici, se sont tunnels sur tunnels et viaducs qui se succèdent. L’aménagement du réseau routier a dû coûter une fortune !

São Vicente.

Ilheus da janela à Ribeira de Janela.

À São Vicente nous avons trouvé un B&B avec une chambre et une salle de bain commune, c’est propre, bien tenu, un peu vieillot côté décoration mais confortable.

Ce matin, nous avions prévu de randonner du côté nord de l'île, sur les hauteurs. Lever tôt, départ de Calheta pour passer du côté nord. Mais lorsque nous atteignons le départ du trek, en altitude, nous sommes en plein brouillard, crachin et vent violent. Nous renonçons et redescendons pour rejoindre la côte nord où le temps semble plus clément.

Le soleil transperce les nuages, se réfléchit sur la mer, les paysages sont somptueux.

Ribeira de Janela, Seixal.

La côte nord de Madère est beaucoup plus sauvage, plus humide aussi avec une végétation qui s’installe sur les abruptes falaises donnant aux paysages un aspect tropical.

Nous rejoignons la côte au niveau de Ribeira de Janela où nous prenons un café avant de partir marcher pour explorer le village et le bord de mer.

Un gros dyke, ilheus da janela, en face de la plage de galets et de nombreux kerns qui essaient de rivaliser avec lui. Nous suivons une ancienne route qui traverse un tunnel puis longe la côte. Toujours le soleil qui joue avec les nuages.

Nous reprenons la route vers l’Est, nous arrêtons à Seixal. Les piscines naturelles en bord de mer qui donnent trop envie de se baigner. Une des rares plage de sable noir de Madère et les surfeurs dans ce petit port protégé.

Puis nous regagnons les hauteurs, à Caminho de Fonte, pour une petite randonnée. La forêt est dense et les nuages défilent entre les pics arrondis. Ces paysages nous rappellent ceux de la Réunion par cette luxuriance de la végétation mais aussi par se relief volcanique.

Une autre petite balade sur les hauteurs, nous dominons São Vicente en empruntant un petit chemin. C'est calme, le soleil est bien chaud sur nos têtes, pas un souffle de vent, et le silence n'est perturbé que par les lézards qui partent se cacher à notre approche en faisant tomber de la terre sur les feuilles mortes.

Puis nous rejoignons São Vicente pour déjeuner et localiser notre gîte. L'adresse n'est pas très claire, nous nous renseignons à plusieurs repises et une dame promenant son chien fini par conduire Ludo jusqu'au gîte.

Nous retournons explorer São Vicente avant d’aller nous installer. Dîner dans le seul resto ouvert du village et un verre dans un pub en bord de mer.

Levada dos Cedros, Vereda do Fanal.

Forêt de Fanal.

Ce matin, lorsque nous nous levons il fait assez beau et nous décidons de faire la randonnée remise la veille. Nous avons environ une bonne demie heure de trajet pour arriver un peu tôt, avoir de la place sur le parking ou pas trop loin du départ. Nous nous mettons en marche vers 8h30.

Tout d’abord une descente assez vertigineuse dans la forêt, le sentier est très bien aménagé. C’est très humides et heureusement il y a des marches. Nous atteignons une Levada que nous suivons sur quelques kilomètres. La forêt est fournie et les arbres forment une voûte au-dessus du sentier et du canal. Là aussi, le sentier est vraiment très humide, certainement la pluie de la veille et les nombreux randonneurs, nous pataugeons dans la boue. Cette randonnée est très prisée. Nous suivons le PR14 qui descend et nous remontons par le PR13. Sauf que nous avons raté la bifurcation entre les deux et suivons une partie de la route pour retrouver le sentier. Heureusement que j’ai enregistré le parcours avec AllTrails qui nous indique bien le sentier à prendre. Nous finissons cette randonnée à Vereda do Fanal, une zone très ventée en haute d’une falaise avec un brouillard épais et quelques gros lauriers dégoulinants de pluie. L’ambiance devient mystérieuse et inquiétante, digne d'un conte de fée.

La Forêt Laurifère est un vestige d'un écosystème qui recouvrait autrefois une grande partie de l'Europe méridionale et du bassin méditerranéen, il y a environ 15 à 40 millions d'années. Plusieurs espèces de lauriers, arbres à feuilles persistantes, la compose avec d'autres espèces d'arbres et arbustes à feuilles persistantes aussi. Le tout soumis aux brumes portées par les alizés apportant une importante humidité qui se condense sur les feuilles. Nous pourrons constater cette eau qui coule le long des branches et des troncs recouverts de lichens et de mousses. Le sous-bois est riche aussi de fougères, d'herbacées avec des orchidées, géraniums, le milieu est très riche en biodiversité.

On ne voit pas à vingt mètres et je consulte fréquemment l'itinéraire sur AllTrails pour être sûr d’être dans la bonne direction. Étonnement nous rencontrons plusieurs randonneurs dans l’autre sens, certains paraissent un peu perdus, d’autres sont vraiment mal chaussés pour faire cette rando? En fait nous sommes arrivés au parking, désert ce matin, mais bien rempli en cette fin de matinée. Nous aurons marché 12 Km en 3h30, gravi 440 m. Bien belle randonnée dans une forêt primaire classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après cette randonnée, nous reprenons la route et passons par Ribiera de Janela puis Seixal où nous déjeunons au restaurant des piscines naturelles.

La mer, déchaînée, envoie d’énormes vagues dans les piscines désertes, sacré spectacle. Nous nous demandions comment elles étaient remplies !

Nous repartons, passons par Ponta Delgada puis Boaventura où nous nous baladons en bord de mer. Toujours d’énormes vagues qui se fracassent sur la plage de galets. Pas vraiment propice à la baignade Madère ! Une île pas vraiment tournée vers la mer, peu de port de pêche, et pas le paradis pour les touristes aimant se baigner.

Un passage par São Jorge puis nous remontons à notre location sans oublier d'aller sur le bord de mer pour une bonne bière.