Le Laos, au fil du Mékong (1ère partie).

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Le Laos, au fil du Mékong.

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Situation géographique.

Le Laos est un pays, sans accès à la mer, d'Asie du Sud-Est. Il est entouré par la Birmanie (ou Myanmar) et la Chine (Yunnan) au nord-ouest, la Thaïlande à l'ouest, le Cambodge au sud et le Viêt Nam à l'est.

La capitale est Vientiane qui est aussi la ville la plus peuplée du pays, la langue officielle le lao, la monnaie officielle le kip.

Arrosé par le Mékong, peu navigable à cause de son débit irrégulier (1 898 km au Laos sur un parcours total de 4 200 km), qui forme en grande partie la frontière avec la Thaïlande, le pays s'étend du nord au sud sur 1 000 km des confins de la Chine à la frontière du Cambodge. Le fleuve n'est parfois large que d'une centaine de mètres ou de plusieurs centaines de mètres, suivant les endroits et la période de l'année.

Le Laos est constitué de montagnes et de hauts plateaux. Son point culminant est le Phou Bia (2 820 m), dans le sud de la province de Xieng Khouang. La chaîne Annamitique forme à l'est l'essentiel de la frontière avec le Viêt Nam. Le point culminant est le mont Rao Co (2 286 m).

Arrivée en Thaïlande.

De la Thaïlande au Laos.

Nous entrons au Laos par la Thaïlande. Un premier vol au départ de Marseille pour Roissy CDG. L’avion aura une heure et demie de retard et nous nous angoissons pour notre correspondance. Nous traversons le terminal au pas de course pour arriver à la porte d’embarquement du vol pour Bangkok qui lui aussi est en retard de quarante minutes. Douze heures de vol après, nous atterrissons.

À Bangkok, changement de terminal pour un vol intérieur en direction de Chiang Rai, au nord du pays. Taxi jusqu’à notre hôtel et nous nous installons. Nous sommes enfin arrivés !

Nous reprenons, en quelque sorte, le voyage que nous avions fait, début d'année, en Thaïlande jusqu’à Chiang Rai. Cette fois pour visiter le triangle d’or jusqu’à la frontière du Laos. Mais nous verrons tout cela demain. Ce soir, un peu de repos, un resto puis une bonne nuit pour récupérer des vols et du décalage horaire de six heures.

Chiang Rai.

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà frais et dispos pour nos visites à Chiang Rai. Petit déjeuner copieux, puis nous prenons le tuk-tuk réservé par les bons soins de Ludo la veille pour commencer nos visites..

Le Wat Rong Khun ou Temple Blanc.

Nous commençons par visiter le Wat Rong Khun ou Temple Blanc. Il y a bien plus de monde que lors de notre venue en début d’année.

Le ciel est moins bleu et la blancheur du temple ne se découpe pas aussi bien. Mais c’est tout de même une très belle œuvre d’art.

Toute cette dentelle de pierre rehaussée de fragments de miroir exprime la pureté voulue par l’artiste Chalermchai Kositpipat.

(Voir notre précédente visite au Wat Rong Khun.)

Le Baan Dam Museum, la Maison Noire.

Nous reprenons notre tuk-tuk, et le chauffeur nous emmène à la Maison Noire, le Baadan museum de l’artiste Thawan Duchanee.

L'architecture des bâtiments, avec ces toits hauts, élancés et superposés, est superbe.

Le lieu est magique et les œuvres exposées sont puissantes. Cet artiste ne donne pas dans la demie mesure.

Nous passons un bon moment à déambuler dans le parc.

(Voir notre précédente visite au Baadan museum).

Le Wat Rong Suea Ten, le Temple Bleu.

Le tuk-tuk nous emmène ensuite au Temple Bleu, le Wat Rong Suea.

Le Bouddha, d’une blancheur éclatante, apparaît comme au travers d’un halo de lumière dans l’ambiance bleue du temple.

Les touristes se font photographier devant l’autel, les bouddhistes viennent prier.

(Voir notre précédente visite du Temple Bleu)

Le Wat Phra Kaew.

Nous demandons à notre chauffeur de nous laisser en centre ville, au niveau du Wat Phra Kaew où se trouve une reproduction du Bouddha d'Émeraude dont l’original se trouve dans la chapelle royale à Bangkok.

Nous visitons le reste du temple avant d’aller nous désaltérer puis rentrer à l’hôtel.

Le Triangle d'Or.

Thaïlande Plantation de thé Choui Fong
Thaïlande Plantation de thé Choui Fong

Ce matin, un chauffeur de taxi vient nous prendre à l’hôtel pour nous conduire à la frontière laotienne.

Nous n’avons pas pris le bus direct pour pouvoir profiter du trajet, faire quelques arrêts et visiter tranquillement, à notre guise, cette région.

Un premier arrêt à la plantation de thé Choui Fong. Les plants de thé sont répartis sur de légers reliefs avec des plans d’eau, superbes paysages. Les bâtiments sont très design.

Passage par la ville de Sop Ruak, côté thaïlandais, où nous voyons les trois pays au niveau de leurs frontières.

Le Myanmar (la Birmanie), le Laos et la Thaïlande.

C’est la rivière Ruak qui fait la frontière entre le Myanmar et la Thaïlande, puis le Mékong entre la Thaïlande et le Laos.

Cette région est appelée le triangle d’or, on y produisait l’opium par la culture du pavot.

Le chauffeur s'arrête et nous partons visiter les lieux avant de reprendre la route vers la frontière.

Nous demandons au chauffeur de faire un détour pour visiter le temple Wat Pa Sak. Il s'arrête au temple Wat Pa Sak Hang, assez moderne, qui ne correspond pas à ce que nous avons en tête.

Nous lui indiquons le bon chemin et découvrons ce stupa tout en brique datant du XIIIème siècle et entouré d’un joli parc boisé. Je suis conquis par cette splendeur.

On retrouve les remparts en brique qui entouraient le site. C'est aussi une découverte pour notre jeune chauffeur.

Nous reprenons la route en direction de la frontière.

Thaïlande Skywalk Chiang Saan

Nous allons ensuite au Skywalk Chiang Saan. L'attraction est cette structure permettant d’avoir un superbe panorama sur le Mékong et la campagne laotienne.

Un véhicule permet de monter sur la colline, puis on prend les billets pour le Skywalk. Le sol est en dalles de verre avec le vide au-dessous. Vertige garanti !

Je décide de ne pas regarder mes pied, mais bien devant pour aller jusqu'à la barrière et voir ce joli panorama.

Nous y trouvons une famille rassemblée près d'un arbre artificiel et qui semble assez terrorisés par le vide tout en rigolant.

Nous redescendons et visitons le temple.

Nous retrouvons notre chauffeur pour la suite du voyage vers la frontière.

Le Laos.

Houei Sai.

Laos Houei Sai

Nous arrivons à la frontière, notre chauffeur nous laisse en nous donnant les tickets de bus. Nous le remercions, il était bien sympathique. Passage par la police des frontières pour quitter la Thaïlande.

Attente du départ du bus qui passe par le pont au-dessus du Mékong et arrive côté laotien. Nous remplissons les formulaires d'entrée de la police des frontières, achetons le visa pour le Laos en fournissant une photo d'identité. Nous voici au Laos pour la suite de nos aventures.

Nous prenons un tuk-tuk pour Houei Sai, où Ludo a retenu un hôtel pour la nuit.

Comme toujours, nous déposons nos affaires et repartons visiter la ville.

Balade dans la petite ville, visite d’un temple sur les hauteurs avec vue sur le Mékong et la Thaïlande en face. Et puis c’est l’heure de l’apéro, nous trouvons un roof-top bien sympathique avec une jolie vue où nous dînerons ensuite.

Pour ce voyage au Laos, nous avons décidé de voyager léger. Nous avons donc deux bagages chacun, un gros sac-à- dos avec toutes nos affaires, sachant qu'on pourra faire laver nos vêtements et qu'en zone tropicale, même en hivers, nous n'avons pas vraiment besoin de vêtements chauds et encombrants. Erreur !

Nous n'avons pas eu de pluie, fort heureusement ! Mais dans le nord, lors du trek, nous n'avons pas eu bien chaud et les deux fines polaires étaient tout juste suffisantes. Le coupe-vent imperméable a bien servi pour nous réchauffer.

Nous avions aussi emporter chacun un sac pour les randonnées.

Le Tak Bat de Houei Sai.

Loas le Tak Bat de Houei Sai

Ludo se lève aux aurores (6h30) ce matin pour assister au Tak Bat de Houei Sai. Nous avions visiter, la veille, le temple sur les hauteurs, et c'est dans les escaliers descendant du temple qu'il attend l'arrivée des moines.

Dans les rues, des fidèles sont déjà installés et attendent leur passage.

Ils descendent du temple par l'escalier, puis parcourent les rues et recueillent les offrandes des fidèles.

Le Tak Bat, ou aumônes aux moines, est traditionnel au Laos et profondément ancré dans les traditions du bouddhisme. Les fidèles donnent essentiellement du riz gluant et divers articles alimentaires.

Puis Ludo remonte au temple, sur les hauteurs, pour voir le lever de soleil sur les berges du Mékong.

Descente du Mékong.

Trajet de notre croisière sur le Mékong, de Houei Sai à Luang Prabang.

Pour notre second voyage au Laos, nous avions très envie de rejoindre la ville de Luang Prabang par voie fluviale, en empruntant le Mékong.

Ce fleuve est un peu un trait d'union avec nos voyages précédents, surtout les trois que nous avons effectués au Tibet, le pays où ce fleuve prend sa source.

Au fil de l'eau, nos pensées vont vers ce peuple tibétain qui nous a tant apporté et auquel nous rendons hommage.

Un peu d'eau des hauts plateaux Tibétains se retrouve sous la coque de notre embarcation nous porte et nous emporte.

Ce voyage au fil de l'eau du Mékong est aussi un moment de détente, de pause. Les paysages défilent, changent lentement, on découvre des forêts, des cultures, des troupeaux de buffles, des villages, des pêcheurs.

Le fleuve est tant tôt calme, plat et large. Tant tôt il serpente, tumultueux, au milieu de rapides envahis de rochers. On peut l'observer au calme, attablé dans la partie principale de l'embarcation en dégustant un café ou quelques fruits. On peut aussi passer à l'avant du bateau et la vue embrasse alors tout le fleuve.

Départ de Houei Sai.

Nous prenons notre petit déjeuner, puis un taxi vient nous prendre à l'hôtel pour nous conduire à l'embarcadère où un long bateau nous attend pour une croisière sur le Mékong jusqu’à Luang Prabang.

Nous sommes peu de touristes, une vingtaine, nous prenons place autour de tables individuelles avec une vue imprenable sur le fleuve.

La bateau démarre et nous profitons des paysages au fil de l’eau. Nous nous déplaçons vers l’avant du bateau, le Mékong est tantôt très large, puis rétrécit avec d'énormes rochers qui affleurent la surface. Le pilote effectue ce trajet depuis quarante ans, nous dit le guide à bord, ce qui nous rassure un peu.

C’est calme, paisible, bucolique avec des troupeaux de buffles qui se baignent. Puis les berges laissent place à des collines avec des montagnes en arrière-plan couvertes de forêt tropicale.

Arrêt dans un village Karen.

Nous accostons et allons visiter un village de l'ethnie Karen aux maisons traditionnelles en bois.

Les Karens sont un groupe ethnique tibéto-birman. La majorité vivent au Myanmar, un peu en Thaïlande et au Laos, proche de la frontière thaïlandaise. Ils sont animistes. J'aurais beau chercher un nom à ce village, rien sur les cartes.

Village très vivant, plein d’enfants qui jouent tout autour de nous. Les adultes vaquent à leurs occupations et le guide nous fournit des explications sur leur mode de vie.

Les enfants nous accompagnent et jouent avec nous. Ludo aura beaucoup de succès, toujours une nuée d'enfants autour de lui.

Laos descente du Mékong.

Nous repartons et le déjeuner est prêt. Sous forme de buffet, nous aurons des plats traditionnels préparés par l'épouse du batelier. C'est excellent, toujours accompagné de riz soit cuit à la vapeur, soit gluant, c'est à dire très collant. Nous nous régalons et allons nous resservir plusieurs fois pour goûter à tout.

Nous continuons notre navigation. Certains passages sont délicats avec des rochers et des tourbillons.

Sur les rives, on voit des laotiens faire de l'orpaillage. Des troupeaux de vaches ou de buffles qui se reposent sur les bords du fleuve.

Le relief s'élève peu à peu avec des massifs karstiques recouverts de forêt tropicale.

Pak Beng.

Laos escale à Pak Beng

Escale à Pak Beng pour la nuit. L’agence nous a retenue une chambre dans un très joli hôtel, Le Charme Pakbeng Villa. Accueil chaleureux, cadre magnifique.

Nous passons la fin d’après-midi à nous balader dans le village, une bière au bord du fleuve, puis dîner en centre ville.

C'est une ville étape, de nombreux bateaux ont accosté et les rues sont remplies de touristes.

Le lendemain matin, petit déjeuner sur la terrasse devant notre chambre puis nous prenons le chemin de l'embarcadère pour remonter dans le bateau et poursuivre la descente du Mékong.

Départ Pak Beng.

Laos descente du Mékong

Nous repartons de Pak Beng et reprenons notre descente du Mékong. Aujourd'hui il y a beaucoup de brume, le soleil n'arrive pas à percer et j'ai un peu froid sur le bateau. Nous sommes nombreux à utiliser les plaids pour nous réchauffer. Café et thé sont à notre disposition pour nous réchauffer.

Comme la veille, j’apprécie ces paysages qui défilent, le fleuve toujours ceint par des collines verdoyantes où la forêt tropicale semble inextricable.

Arrêt dans un village bouddhiste.

Aujourd'hui, nous nous arrêtons dans un gros village après trois heures de navigation.

C’est un village bouddhiste et là encore notre guide nous donne des explications sur la vie de ses habitants. Je ne trouverai pas le nom de ce village sur Google Earth. Il est desservi par un piste parallèle au Mékong.

Toutes ces ethnies ont fuit la chine en venant se réfugier au Laos et les autres pays frontaliers. Beaucoup d'enfants, beaucoup d'animation, ils courent dans tous les sens !

Nous sommes entourés d’enfants joueurs et Ludo est très occupé par deux d’entre eux qui chahutent avec lui. Les enfants nous accompagnerons tout au long de notre visite.

Les femmes du village proposent des tissus, des foulards et notre guide nous dira que peu sont artisanaux.

Je succomberais à une fillette qui me vend un superbe foulard bleu accompagné d'un joli sourire.

Nous repartons vers le bateau suivis par une nuée d’enfants.

Nous reprenons notre descente du Mékong. Deux petites vidéos en hyperlapse pour visualiser le trajet emprunté, les méandres du Mékong. Voir les rapides, les rochers et les taxis super rapides qui nous dépassent.

Les grottes de Pak Ou.

Peu avant d’arriver à Luang Prabang, nous arrêtons aux grottes de Pak Ou que nous connaissons déjà. Nous filons directement à la grotte supérieure pour voir les multitudes de statues de Bouddha sans qu'il y ai trop de monde, puis passons par la grotte inférieure avant de regagner le bateau. (Notre précédente visite des grottes de Pak Ou)

Courte navigation jusqu’au débarcadère de Luang Prabang, fin de notre descente du Mékong.

Un mini-bus nous dépose à notre hôtel en plein dans la vieille ville parmi les temples.

Un peu de repos, une bonne douche et nous ressortons et visitons cette ville au somptueux temples.

Luang Prabang.

Nous nous promenons dans les rues de Luang Prabang. Cette ville est magnifique tant du point de vue de l'architecture des anciens bâtiments coloniaux bien entretenus que de la multitude de temples.

De petites maisons simples, généralement construites en bois, de plus grandes et plus cossues avec un joli parc tout autour. Nous sommes conquis et retrouvons ces rues et ruelles déjà visitées avec grand plaisir. C'est certainement une des plus belles villes d'Asie du Sud Est.

Le soir, la rue principale est vraiment magnifique avec tous ces bâtiments illuminés. La dernière partie est entièrement piétonne et les touristes sont attablés aux bars ou restaurants. Belle ambiance animée.

Luang Prabang le Mont Phousi.

Puis nous visitons quelques monuments que nous connaissons déjà de notre dernier voyage.

Le mont Phousi et sa vue sur toute la ville. Nous y étions allés en compagnie de notre guide Thip. Passage par la petite chapelle au sommet.

Aujourd'hui, le temps n'est pas vraiment de notre côté, le ciel est bien gris, pour le moment il ne pleut pas. Et les températures sont plutôt basses, on garde notre petite polaire.

Luang Prabang le Wat Mai.

Nous visitons le temple le Wat Mai au pied du Mont Phousi.

Puis nous allons déjeuner dans un resto sur les berges du Mékong. Un gros orage éclate et nous restons abrités un bon moment a regarder la pluie tomber sur le Mékong.

Retour à l’hôtel puis balade en fin d’après-midi dans l'ancienne ville où nous passons dans les temples lors des prières du soir.

Quelques moines rassemblés chantent, parfois accompagnés de quelques fidèles.

Nous sommes à chaque fois touchés et amusés par leur décontraction. Les jeunes moines sont parfois un peu turbulents, mais le regard de leurs aînés est toujours bienveillant, tolérant.

De même, nous sommes toujours bien accueillis lorsque nous nous joignons à eux. On nous invite à nous asseoir, nous propose des coussins.

Le Tak Bat de Luang Prabang.

Laos Tak Bat de Luang Prabang.

Pour notre seconde journée à Luang Prabang, nous nous levons très tôt, à 5h30, pour assister au Tak Bat, le défilé des moines venant collecter les offrandes des fidèles. Nous y avions participé lors de notre précédent voyage.

Mais tout ça a bien changé. Des dizaines de groupes de chinois ont envahi les rues, assis sur des tabourets collés les uns aux autres dans une grande effervescence, s’interpellant, vociférant. Il n'y a aucun recueillement, c'est la foire, c'est devenu une véritable "industrie lucrative".

Le silence retombe, tout de même, au passage des moines.

Nous verrons aussi, dans des rues adjacentes, plus calmes, d’autres touristes esseulés, pratiquer l'offrande du Tak Bat en compagnie de nombreux locaux dans un grand recueillement emprunt de solennité.

Puis, après le petit déjeuner à l’hôtel, nous prenons un tuk-tuk pour la gare ferroviaire. Nous prenons le train de Luang Prabang à Muang Xai plus au nord, ce qui représente environ 170 km parcourus en train.

De là, un taxi nous emmène dans le nord, à Phongsaly par une route en très mauvais état, six heures de voiture.

Le Laos, au fil du Mékong (2cde partie).

Laos au fil du Mékong
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Le Laos, au fil du Mékong.

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Trek dans les montagnes.

Laos, trek dans les montagnes du Nord.

Départ de Luang Prabang.

Après le petit déjeuner à l’hôtel de Luang Prabang, nous prenons un tuk-tuk pour la gare ferroviaire assez loin du centre ville. De là, le train qui va de Luang Prabang à Muang Xai, soit environ 170 km. C'est un genre de TGV construit par les chinois.

À Muang Xai, nous prenons le taxi, réservé par Ludo auprès d'une agence, qui nous emmène dans le nord, à Phongsaly par une route en très mauvais état. Plus de six heures de voiture pour environ 240 km. On a l'impression que la route est en travaux tout le long sans voir aucun engin de terrassement.

Un arrêt à Pak Nam Noy pour déjeuner. Nous sommes dans le Laos profond...

Nous arrivons à Phongsaly bien fatigué par ce voyage. Nous payons et remercions notre chauffeur qui veut absolument rentrer chez lui et faire tout ce trajet dans l'autre sens en pleine nuit. Il a bien du courage !

Nous trouvons un hôtel. Nous nous installons dans «la chambre VIP» de l'hôtel en nous demandant ce que peuvent bien être les autres. Bon, c'est propre et il y a du chauffage et une douche fonctionnelle.

Nous ressortons pour dîner.

Phongsaly n’est plus la capitale de la province et les resto sont très limités tout comme le tourisme et les touristes. Nous trouverons finalement un resto et y dînerons en compagnie d’un couple de suisse bien sympathique. La patronne nous montre une vitrine réfrigérée en nous demandant ce que l'on veut manger. Les plats sont bons mais le tarif un peu excessif, mais vu que nous n'avions pas d'autre choix !

Par contre ici les températures sont bien plus basses et nous mettrons nos deux polaires pour essayer de nous réchauffer.

1er jour de trek.

L'agence, chez qui nous avons commandé ce trek, nous envoie un chauffeur pour nous transporter jusqu’au lieu de départ du trek. Notre guide, Boun Hong, arrive en bus et, après les présentations, nous commençons la randonnée.

Nous suivons une piste jusqu’à un premier village, Ban Sala-ebe, où nous déjeunerons. Puis nous empruntons un sentier dans la forêt et arrivons à un second village, Ban Bounphieng, où nous ferons étape.

Dans la forêt, nous enduisons nos chaussures de produit anti-moustique pour éviter que les sangsues ne s'accrochent et montent sur les jambes. C'est assez efficace. J'en enlèverai une tout de même.

Nous avons marché 14,6 km avec plus de 500 m de dénivelé, belle randonnée.

Laos 1er jour de trek montagnes du Nord

Nous sommes dans un village Akha, une ethnie venue du Yunnan, le Sud-Ouest de la chine, venue se réfugier dans le nord du Laos. L'histoire de cette tribu est assez vague car leur langue, appartenant à la famille tibéto-birmane, est uniquement orale.

Des écrits de missionnaires étrangers nous permettent de savoir que les Akhas ont commencé leur migration en Birmanie. Ensuite, ils se sont dirigés vers le nord de la Thaïlande, l’extrême nord du Laos, et sont allés jusqu’au nord-ouest du Vietnam, pour fuir la guerre civile qui sévissait alors en Birmanie au début du XIXème siècle.

La religion Akha - zahv, souvent décrite comme un mélange de l'animisme et du culte des ancêtres, souligne le lien des Akha avec la terre et leur place dans le monde naturel et les cycles de la Nature.

Notre guide, Boun Hong, appartient à cette ethnie et discute dans ce dialecte avec les villageois et nos hôtes.

Il y a beaucoup d'animations. Les femmes occupées aux tâches ménagères, à la cuisine et à hurler sur les gamins qui courent dans tous les sens, rient, se poussent, jouent et tombent en se mettant à crier à plein poumons, ou à se chamailler.

Les pères ne sont pas en reste et participent à la cacophonie générale, espérant remettre un peu d’ordre un hurlant pour couvrir l’ensemble. L'ambiance n'est pas vraiment reposante mais en devient cocasse.

Nous dînerons dans un calme tout relatif. Les hommes d’un côté autour de la petite table basse, et dans la cuisine, les femmes avec les enfants qui sont moins agités car bien trop occupés à manger.

Le repas se compose toujours de riz, accompagné d'une omelette, d'haricots verts, feuilles vertes comme les épinards, du poisson, du poulet, des cacahuètes. Toujours épicés, les mets sont excellents. Vraiment, on ne fera pas de régime au Laos.

Pendant la rando, nous avons vu des cabanes où ils distillent de l'alcool. Le chef de famille nous offrira quelques dés à coudre, ce soir je ne serais pas complètement pété !

La nuit tombe rapidement, nous dînons très tôt et nous couchons de bonne heure. Auparavant, nous ferons une petite sortie nocturne. Le ciel est splendide, il y a énormément d'étoiles car il n'y a pas d'éclairage public à des kilomètres. Le voute céleste noir d'encre est parsemée de millier d'étoiles.

Nuit calme. Nous utilisons plusieurs couvertures car il ne fait vraiment pas chaud. Par contre les coqs chanteront alors que le soleil est bien loin de vouloir se lever ...

2cd jour de trek.

Laos 2cd jour de trek montagnes du Nord.

Nous nous réveillons, puis prenons un copieux petit déjeuner, c'est un véritable repas. Les enfants jouent déjà dehors et les autres sont partis à l'école. Ambiance sereine.

Avant de quitter ce village, nous passons par l’école. La maîtresse discute avec Boun Hong, elle s'occupe de plusieurs niveaux dans la même classe.

Puis nous traversons la rivière par le même pont suspendu qu’à l’arrivée. Nous empruntons une piste sur 9 km et rejoignons un véhicule, commandé par notre guide, qui nous transporte pour la seconde partie de la randonnée. (Partie en pointillés sur le tracé).

Nous commençons par pique-niquer au bord du chemin en nous installant sur un petit abri surélevé en bord de champ. Notre guide, Boun Hong, a tout prévu. Des feuilles de bananiers pour faire les plats et les assiettes et des baguettes en bambou. C'est excellent comme toujours, il a même prévu la poudre de piment car «No Spicy, No Happy !». Très agréable moment.

Puis nous suivons un sentier en pleine forêt tropicale que le guide dégage au coupe-coupe. Cette portion ne comporte pas de sangsue, nous sommes rassurés. J'en retrouverais tout de même une accrochée au mollet, le pantalon plein de sang.

Nous finissons par rejoindre une piste carrossable qui nous mènera au village où nous passerons la nuit. Je ne trouve pas de nom à ce village sur Maps.

Ici, c’est plus calme, peut-être moins d’enfants, ceux que l’on voit viennent nous observer en nous souriant.

Quatre générations d’Akha vivent sous le même toit, et là encore, le chef de famille dînera avec nous tandis que les femmes resteront dans la cuisine.

L’alcool est servi dans des bols et les doses sont bien plus conséquentes. En fin de repas, les femmes viennent participer à la conversation de notre guide avec la famille, toujours en dialecte akha.

J'en profiterai pour me faire masser, un massage akha assez tonique et bienfaisant pratiqué par une des femmes. Je suis bien relaxé.

Nous nous couchons très tôt comme la veille, l’alcool aidant à trouver le sommeil même si le chemin vers la chambre m’a paru bien compliqué !

3ème jour de trek.

Comme les autres matins, nous sommes réveillés par les chants d’une multitude de coqs, des poules et de leur progéniture qui se chamaillent, de chiens qui affirment leur territoire, d'oies qui trompètent pour réclamer leur pitance, de cochons qui grognent pour ne pas être oubliés par la fermière.

La cuisine s’anime, les enfants aussi, c’est jour d’école.

Nous savons déjà que ce sera une courte étape, pas difficile. D’ailleurs nous nous levons assez tard, 7 heures au lieu de 6h30. Nous prenons un petit déjeuner en terrasse avec une vue imprenable sur les cochons dans leur mangeoire, les oies et les canards dans leur enclos. Des poules suivies de leurs poussins tentent de gravir l’escalier espérant un peu de grain.

Les chiens, eux, courent dans tous les sens, espérant grappiller quelques déchets sous les tables tout en surveillant leur territoire d’éventuels intrus.

Aujourd'hui il y a un brouillard assez dense, on ne voit pas bien loin. Toute la campagne baigne dans une sorte de mystère.

Nous nous mettons en route, d’abord en visitant le village et son école. Notre guide discute un peu avec un maître d’école qui s’occupe de trois niveaux dans sa classe comme celui de la classe adjacente.

Nous empruntons une piste et marchons un peu plus de neuf kilomètres. En fin de matinée le brouillard disparaît lentement et le soleil essai de percer les nuages.

Un arrêt pour un pique-nique comme la veille, puis nous retrouvons le chauffeur qui nous conduit à Booneua où se trouve notre hôtel. Nous remercions chaleureusement Boun Hong, notre guide, puis allons nous installer dans notre chambre d'hôtel. Une bonne douche chaude sera la bienvenue !

Bière et repas dans un resto juste à côté. La petite ville est très vite visitée.

Descente de la rivière Nam Ou.

De Booneua à Muang Khua.

Route de Booneua à Muang khua, Ban Yo

Ludo s'était entendu avec le même chauffeur qu'à l'aller pour qu'il vienne nous prendre à Booneua et nous conduise à Muang Khua où nous prenons le lendemain un bateau pour descendre la rivière Nam Ou.

Encore six heures de route (environ 170 km) pour atteindre cette petite bourgade. La route semble en travaux qui s’éternisent avec des passages en très mauvais état.

Nous repassons par Pak Nam Noy, bourgade au carrefour des trois routes où nous déjeunerons.

Sur le marché, nous voyons les paysannes en habits traditionnels qui vendent leur production.

C'est un carrefour et ce sont surtout des laotiens qui achètent les produits avec ces insectes, larves et vers ainsi que les brochettes de rat et de boyaux.

Route Booneua à Muang Khua à 1300 m d'altitude.

Arrivés à Muang Khua, installation dans un joli hôtel avec vue sur la rivière Nam Ou puis nous partons à la découverte de ce joli village situé sur la route qui mène au Viet Nam et sur la rivière qui descend à Luang Prabang.

Nous allons dans un restaurant proche de l'hôtel pour profiter du panorama et retrouver un peu de calme face à la rivière. J'en profite pour écrire le résumé journalier de nos aventures sur mon Chromebook. Puis nous partons visiter le petit village.

Nous arrivons dans le centre du village au moment de la sortie des écoles, et les enfants nous interpellent, nous font des grimaces et des sourires.

Passage par un petit pont suspendu au-dessus de la rivière Nam Phak qui se jette dans la Nam Ou.

Muang Khua.

Laos Muang Khua

Beaucoup de monde dans les rues qui sont très animées. Nous retrouvons de nouveau des paysannes en habits traditionnels qui vendent leur production sur le trottoir.
Nous trouvons un petit resto pour une bière et rencontrons de nouveau le couple de suisse que nous avions vu à Phongsaly.

Ils se sont joints à un groupe pour faire trois jours de trek dans les montagnes et doivent prendre le bateau eux aussi.

En fin d'après midi nous revenons dans ce resto pour dîner avant de rentrer à notre hôtel.

Laos Muang Khua

Tak Bat de Muang Khua.

Ludo se lève de bonne heure pour assister au Tak Bat de Muang Khua.

Cette fois pas de touristes, uniquement les locaux qui font les offrandes. C'est beaucoup plus authentique.

De Muang Khua à Muang Ngoi Neua.

Laos Départ de Muang Khua.

Ce matin, nous quittons Muang Khua par la rivière Nam Ou en empruntant le bateau public. Ludo achète les billets juste avant de partir, pas possible de les prendre avant.

Le temps de trajet étant beaucoup plus court par la rivière que par la route et surtout beaucoup plus agréable, vu l'état des routes !

Au départ, nous ne sommes que des touristes, une dizaine. Les suisses sont du voyage.

Puis une laotienne nous rejoint de l’autre côté de la rivière. Et durant le parcours, plusieurs Laotiens montent dans la barque avec leur chargement. Nous les prenons sur les embarcadères de petits villages. En général ils sont chargés, sacs, cartons ...

Finalement le bateau est plein. Entre les passagers et les sacs et les cartons, il n'y a vraiment plus de place.

Quatre heures de navigation pour atteindre le barrage sur la rivière Nam Ou.

Durant toute la descente de la rivière Nam Ou, nous voyons les berges couvertes de forêt tropicale se reflétant dans les eaux calmes. C'est à la fois beau, reposant et apaisant, même si le moteur à l'arrière est un peu bruyant. Bon, on ne peut pas tout avoir.

Nous croisons quelques villages, les enfants jouent au bord de la rivière et se précipitent vers le bateau lorsque nous accostons. Ils y a toujours une grosse effervescence à notre arrivée.

Plusieurs maisons ou temple ont été en partie noyés lors de la montée des eaux du barrage. Il n'y a pas eu de destruction volontaire, ça reste en l'état sans intervenir.

Débarquement des passagers et des bagages avant le barrage. Puis court transfert sur un véhicule à plateau jusqu’à l’embarcadère au pied du barrage, où nous attend un second bateau.

Nous poursuivons notre trajet toujours sur la rivière Nam Ou, il ne reste que les touristes à bord.

Sur la seconde partie du trajet, les reliefs sont de plus en plus karstiques avec des pitons recouverts de forêt tropicale luxuriante.

Muang Ngoi Neua.

Une heure et demie plus tard nous débarquons à Muang Ngoi Neua.

Nous allons nous installer dans le bungalow réservé par Ludo. Il est très joli, avec une superbe vue sur les montagnes. Le panorama est magnifique lors du couché de soleil.

Nous commençons par une bonne bière sur la terrasse de l'hôtel surplombant la rivière, puis nous allons nous balader dans la rue principale, puis nous prenons des rues latérales et explorons le reste du village. Le temple, les petites maisons en bois.

À Muang Ngoi Neua, de notre bungalow, la vue est splendide sur les collines karstiques où, le matin, les nuages s’accrochent en remontant lentement vers le sommet.

Trek dans la jungle.

Aujourd’hui, nous allons faire un petit trek dans la jungle que nous avons commandé dès notre arrivée la veille.

Petit déjeuner en terrasse avec vue sur la rivière, puis notre jeune guide nous attend pour prendre une barque et remonter la rivière Nam Ou sur quelques kilomètres.

Nous démarrons de la berge et nous enfonçons dans la forêt. Nous marcherons un peu plus de 9 km avec 470 m de dénivelé positif.

Belle randonnée en pleine forêt tropicale, les bouquets de bambous géants, les arbres immenses, le foisonnement de la végétation et les falaises karstiques qui nous surplombent. Superbe décor.

Nous traversons la rivière pour déjeuner dans un restaurant, puis une visite au village des tisserands et enfin retour à l’hôtel.

Phanoi Viewpoint.

Dans l’après-midi, nous grimperons au Phanoi Viewpoint qui surplombe le village de Muang Ngoi Neua. Encore un beau dénivelé plein d'escaliers.

Superbe vue sur la rivière et les pitons karstiques.

Nong Khiaw.

Le Tak Bat de Muang Ngoi Neua.

Laos le Tak Bat de Muang Ngoi Neua

Avant de quitter Muang Ngoi Neua, Ludo se lève aux aurores pour participer au Tak Bat de ce village.

L'épouse de notre hôtelier a préparer le riz en offrande ainsi que le tapis et l'écharpe.

Très heureux de pouvoir participer une fois de plus à ce rituel, encore un moment mémorable pour Ludo !

De Muang Ngoi Neua à Nong Khiaw.

Ce matin, nous reprenons le bateau à Muang Ngoi Neua et descendons la Nam Ou jusqu’à Nong Khiaw.

Nous débarquons, rejoignons l’hôtel que Ludo a réservé puis allons visiter cette ville. La rivière la sépare en deux et nous explorons une partie, trouvons un bar pour une bière puis un resto pour le déjeuner.

Retour à l’hôtel, petite sieste pour ma part, j’ai choppé un bon rhume. Nous sommes étonnés par les températures basses qu’il règne ici. Dans le nord, nous comprenions, mais là, en discutant avec les autres touristes, tout le monde a froid.

Nong Khiaw, Phadeng Peak Viewpoint.

À 15 heures, nous partons pour une belle randonnée, le Phadeng Peak Viewpoint.

Un sentier plein d'escaliers permet d’attendre un point de vue surplombant la ville. 550 m d’ascension pour un peu plus de 7 km en tout. En fait ça monte en permanence !

Nous emprunterons un autre sentier pour le retour qui se révèlera ardu dans la toute dernière partie. Mais belle randonnée tout de même, très sportive.

Puis nous terminons la soirée en ville en trouvant un très bon resto. Excellente nourriture dans un cadre magnifique.

Nong Khiaw, Phathok Caves, Ban Man da Caves et Village Museum.

Aujourd’hui, on la joue un peu plus cool. Après le petit déjeuner, nous partons voir Phathok Caves, des grottes qui servaient de refuge pendant la guerre secrète des USA contre le Laos (période contemporaine à la guerre au Vietnam).

Nous continuons et voyons d’autres grottes, Ban Man da Caves et le village Museum avec du matériel militaire et des fragments de bombes. Assez émouvant et bien présenté. Le Laos a été le pays le plus bombardé durant cette triste période.

Retour à Nong Khiaw, déjeuner.

Repos hôtel puis balade le long de la rivière Nam Ou. Nous marchons assez loin, jusqu'à un petit village.

Nous rencontrons un pêcheur qui nous propose un retour en petite barque à moteur.

Nous aurons tout de même bien marché toute la journée sans trop de dénivelé, donc plus cool.

Dîner en ville, c’est particulièrement calme, très peu de touristes.

Retour à Luang Prabang.

Laos Luang Prabang. Sur les rives du Mékong.

Journée de transition. Un tuk-tuk vient nous prendre à l’hôtel pour la gare routière de Nong Khiaw.

Nous empruntons un minibus qui nous conduit jusqu'à la gare routière de Luang Prabang.

Voyage assez pénible, quatre heures sur des routes en très mauvais état, bringuebalés à l’arrière du bus. Bien content d’arriver.

Nous prenons un tuk-tuk pour le centre ville et rejoignons notre hôtel.

Balade dans Luang Prabang, passage dans un temple lors de la prière du soir, soirée resto.

Très heureux de revoir cette merveilleuse ville.

Laos Luang Prabang. Sur les rives du Mékong.

Le Laos, au fil du Mékong (3ème partie).

Laos au fil du Mékong
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Le Laos, au fil du Mékong.

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Champassak.

Ce matin, réveil avant l’aube, pour aller à l’aéroport de Luang Prabang et prendre le vol intérieur pour Pakse, au sud du Laos. L'avion décolle à l'heure.

Nous atterrissons deux heures plus tard à Pakse et prenons un tuk-tuk pour Champassak où Ludo a réservé un hôtel pour deux nuits.

Installation, puis nous repartons nous trouver un petit resto le long du Mékong. À Champassak, une grande rue longe le Mékong avec des restaurants entre la rue de le fleuve.

Il fait nettement plus chaud, nous avons gagné dix degrés et quittons enfin la polaire.

Balade le long de la route qui traverse Champassak. Vieilles maisons coloniales décrépies, temples abandonnés, la vie semble se dérouler au ralenti ici et parfois elle s'est même arrêtée.

Nous croisons peu de touristes mais les locaux sont chaleureux et nous gratifient de “sabady” lors de notre passage. Les enfants, toujours aussi enjoués de nous voir.

Une bière puis nous déjeunons sur les berges du Mékong qui est étonnement large.

On loue des vélos et on se balade dans ce petit village bien tranquille.

Nous longeons le Mékong par cette route qui traverse Champassak. Arrêts fréquents pour prendre quelques photos, marcher jusqu'au bord de la rive, visiter un temple.

Puis retournons dans un resto sur la rive du Mékong pour la soirée.

Le temple Wat Phu.

Aujourd’hui nous avons commandé un tuk-tuk pour aller visiter le temple Wat Phu, le temple de la montagne.

Il a été inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2001.

On le compare à Angkor Wat au Cambodge. Il est de la même période des temples Khmers, sa construction est toute fois antérieure à celle d'Angkor Wat.

Le point culminant de la chaîne des monts Pasak, le Phou Kao, a une forme symbolique phallique de Shiva, d’où son nom ancien de Lingaparvata, et une réputation de montagne sacrée.

Une source présente sur le site a vraisemblablement incité les anciens rois de la région à installer là un sanctuaire shivaïte. Les eaux de la source ayant été, dès une époque ancienne, conduites jusqu'au sanctuaire.

Ce site a été occupé successivement par plusieurs temples dès le Vème siècle.

Les ruines datent du IXème au XIIème siècle, mais devinrent un lieu bouddhiste au XVIème siècle.

L’ensemble des bâtiments religieux actuels ont été construits entre les XIème et XIIème siècles par les Khmers qui administrèrent cette partie du Laos pendant une grande partie de l’Empire khmer.

Même si on ne peut pas les comparer par leurs dimensions, ce complexe, perdu dans la verdure, est d’une beauté romantique.

Chaque portail est encadré d’énormes frangipaniers qui semblent très âgés et exhalent une douce effluve lors de votre passage.

Le dernier sanctuaire présente des statues de Bouddha au visage bien particulier.

L'ensemble est magnifique et nous passerons deux bonnes heures à visiter l'ensemble.

L’île Don Daeng.

Nous repassons par notre hôtel puis commandons un bateau à l'office du tourisme pour traverser le Mékong et aller sur l’île Don Daeng.

C'est un vieux monsieur qui pilote cette barque. Il accoste sur l'île, nous le suivons jusqu'au village et lui donnons rendez-vous à 18 heures pour le retour.

Nous nous baladons sur la route qui longe le village. Passage au temple, puis nous allons sur la plage et la longeons jusqu’à un bel hôtel pour boire une bonne bière.

Tout le personnel prépare la terrasse pour le repas de Noël du soir avec une grande effervescence. L'hôtel est splendide, il y a de très beaux bungalows en bois bien décorés.

Puis nous retournons à notre point de rendez-vous avec le batelier, mais il semble qu’il nous ait complètement oubliés.

Nous attendons un bon moment, puis Ludo remonte la berge et va se renseigner. Finalement, nous rejoignons notre village avec un autre bateau, notre batelier est introuvable, injoignable.

Je profite de cette attente pour faire des photos de ce beau coucher de soleil sur le Mékong.

Réveillon de Noël.

Nous allons directement au restaurant que nous avions repéré la veille pour un vrai repas de Noël sous les tropiques.

Excellent repas de réveillon de Noël au bord du Mékong dans un joli cadre. Le chef, d'origine indienne, passe régulièrement s'enquérir de nos impressions, notre contentement.

Nous sommes ravis de cette soirée si particulière et cet excellent repas.

Paksé.

Visite de Paksé.

Ce matin, un minibus passe à notre hôtel nous prendre pour aller à Pakse. Nous nous installons à l’hôtel réservé par Ludo puis allons faire un tour dans la ville.

Pas grand chose de beau, ville assez quelconque. Nous passons voir un temple, le Wat Luang, près de l’hôtel, mais assez banal, poursuivons jusqu’à la cathédrale du Sacré Cœur où l’office de Noël se finit.

Nous trouvons un resto pour déjeuner. Début d’après-midi repos car il fait vraiment chaud.

Puis nous prenons un tuk-tuk pour aller voir le Bouddha qui surplombe la ville. Le conducteur met la musique à fond dans la baffle à l'avant, on ne passe vraiment pas inaperçus. On croise une moto dont le passager arrière est enfermé dans un cylindre qu'il transporte ... étonnant.

Très nombreuses marches pour gravir les 125 m jusqu’au sommet où trône une gigantesque statue de Bouddha.

Nous irons aussi voir le temple juste à côté, le Wat Pho Sa Luang.

Redescente, passage par le marché puis resto en roof-top pour finir la soirée.

Le plateau des Bolavens.

La Cascade Tad Fan.

Départ ce matin en tuk-tuk pour le plateau des Bolavens. Avant de visiter les cascades, un arrêt pour de l’artisanat local.

Des objets en vannerie, et un peu plus loin le forgeron avec des machettes, couteaux.

Puis nous allons voir des cascades et la première est la cascade Tad Fan qui nous rappelle le relief de la Réunion.

Deux belles cascades tombent dans un ravin d’une hauteur vertigineuse.

Des câbles sont installés pour traverser le canyon en tyrolienne. Nous regarderons quelques touristes qui s'élancent en hurlant de joie pendant que je déguste des fruits du jacquier que j'adore.

Coopérative des Producteurs de Café.

Puis nous allons visiter une plantation de café tenue par une coopérative de producteurs.

Il y a aussi du thé et du cacao. Les plants de café sont en fleur et en fruit.

Odeur très agréable lorsque nous passons devant le bar où le café est torréfié.

Cascade Tad Gneuang.

Seconde cascade avec la Tad Gneuang.

Plus facile à visiter si on ne craint pas de descendre de très nombreuses marches qu’il faudra bien sûr remonter.

Nous y avons pris notre déjeuner aussi, dans un cadre très bucolique, juste au-dessus de la rivière.

Puis nous sommes retournés voir cette magnifique cascade bien mise en valeur.

Cascade Tad Champee.

La troisième, la Cascade Tad Champee. Celle-ci permet de passer à l’arrière de la chute d’eau.

Amusant et rafraîchissant. Très jolie chute dans un écrin de forêt tropicale luxuriante.

On peut y passer l'après-midi, se baigner. On peut même y pêcher.

Cascade E-tu.

Et pour finir, la cascade Tad E-tu. Là, le site est complètement abandonné.

Il y avait un hôtel à une époque, mais tout est décrépitude, délabrement. C'est dommage, le lieu est très beau.

Il faut trouver et se frayer un chemin dans la végétation envahissante jusqu’à la rivière en contre-bas pour voir la cascade.

Descendre une série d'escaliers parfois bien raides. Mais elle est tout aussi belle que les autres.

Et là, il n'y a pratiquement aucun touriste.

Quelques vidéos.

Retour à Paksé.

Nous rentrons à Paksé et allons boire une bonne bière au bord du Mékong puis trouvons un resto fréquenté par les laotiens avec une cuisine locale excellente.

Nous irons boire un dernier verre en roof-top à la terrasse de l’hôtel Paksé.

Ubon Ratchathani.

Ce matin un tuk-tuk vient nous prendre à l’hôtel pour nous emmener à la gare routière du bus Paksé – Ubon Ratchathani en Thaïlande.

Nous partons avec une bonne demie heure de retard. Arrêt à la frontière, nous quittons le Laos et entrons en Thaïlande. Nous suivons la foule qui passe la police des frontières du Laos, puis nous passons coté Thaïlandais et Passons la police des frontières Thaï avec notre enregistrement sur Internet.

Le bus nous attend juste à la sortie des guichets. Encore une bonne heure et demie pour arriver à la gare routière d’Ubon Ratchathani.

Nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre à l’hôtel. Installation, puis nous repartons explorer la ville.

Le temple Wat Tung Si Muang.

Il n'y a pas vraiment de centre. Nous trouvons un restaurant pour déjeuner, puis allons visiter le temple Wat Tung Si Muang.

La particularité de ce temple est cette bibliothèque, maintenue au-dessus d’un bassin de lotus et de nénuphar par plusieurs poutres cylindriques, pour protéger les livres des termites et des rongeurs.

L’intérêt de cette bibliothèque aérienne n’est pas juste esthétique. Elle abrite d’anciens manuscrits bouddhistes réalisés en feuille de palmiers, les fameux Tripitaka.

Il y a aussi la salle d'ordination, mais elle est fermée.

Enfin, le clocher est lui aussi très particulier et unique.

Passage par le quartier des graffitis et balade le long du fleuve Mun. Nous allons au marché de nuit alimentaire pour dîner.

Très fréquenté par les locaux, on y propose tout type de nourriture. J'opte pour de gros raviolis qui me rappelle les « momos » tibétains.

Nous allons de nouveau nous balader le long du fleuve Mun, et là encore un marché de nuit le long de la berge.

Une partie consacrée à la nourriture, une autre aux vêtements, accessoires, bijoux. C’est immense et nous ne croisons que des locaux.

Nous retournons boire une bière dans la partie réservée aux bars. Un petit groupe avec une chanteuse décline des tubes repris par les consommateurs.

On nous sert des bières dont la bouteille est recouverte d'une feuille de papier. Interdit de boire des boissons alcoolisées à l'extérieur !

Retour à Bangkok.

Ce matin nous quittons Ubon Ratchathani pour Bangkok.

Ludo se lève de bonnes heures et retourne au Wat Tung Si Muang. Le lever de soleil sur la bibliothèque est superbe.

Il aura la chance de voir la Salle d'ordination ouvertes avec les fameuses peintures.

Nous avons commandé un taxi à l’hôtel pour aller à l’aéroport.

Arrivés à Bangkok, nous prenons un taxi pour rejoindre l’hôtel que nous avions lors de nos précédents séjours. La patronne toujours aussi sympathique nous fait un bon accueil.

La chambre n'étant pas encore disponible, nous allons à coté pour déjeuner.

Puis nous allons nous balader dans la vieille ville toute la journée.

Nous commençons par prendre le bateau bus pour nous rendre au Wat Arun. Énormément de monde, il y a une cérémonie et les thaïlandais, en majorité, sont venus costumés pour se faire tirer le portrait. Des photographes de partout avec leur modèle, parfois des familles entière. On fini par craquer et fuir. On visite le reste du temple puis on va dans des rues plus paisibles.

Le lendemain, nous prenons notre vol pour Amsterdam puis Marseille.

Ainsi se terminent nos aventures au Laos. Nous avions très envie de revenir, revoir et visiter de nouveau ce joli pays aux habitants plein de sourires, si chaleureux et accueillants.

Cette fois nous avons pu visiter le nord du pays, faire trois jours de trek dans les montagnes et côtoyer le peuple Akha perdu dans les forêts tropicales luxuriantes.

Les descentes du Mékong, comme celle de la rivière Nam Ou, ont été des moments de pure détente, de lâcher prise, de contemplation. Même si nous n'avons pas vraiment pu communiquer avec les villageois, leur rencontre était chaleureuse et les enfants une source de bonheur et de joie.

Le Mékong et le Bouddhisme, les deux fils conducteurs de ce voyage, nous aurons pleinement apaisés et nous garderons le souvenir de nos visites dans les temples, à l'heure de la prière comme indélébile tout comme les Tak Bat où nous avons participé.

Cambodge – Lac Tonlé Sap – Phnom Penh.

Lac Tonlé sap

Le Cambodge.

Le lac Tonlé Sap.

Carte du Cambodge.

Nous quittons Siem Reap pour Kampong Khleang sur les bords du lac Tonlé Sap.

Ce lac est la plus grande réserve d'eau douce d'Asie du Sud-Est et un site de première importance du point de vue écologique, reconnu en tant que réserve de biosphère par l'Unesco en 1997. Le lac occupe une dépression créée par la contrainte géologique causée par la collision du sous-continent indien et de l'Asie.

C'est aussi un système hydraulique unique au monde. Le lac est relié au Mékong par la rivière Tonlé Sap. Selon la saison, elle coule du lac vers le Mékong ou du Mékong vers le lac. Lors de la crue du Mékong, le lac servant ainsi de déversoir au trop-plein des eaux en période de hautes eaux et de réservoir en période de basses eaux.

Ce lac est donc une protection naturelle, agissant comme une vanne de sûreté, quoique parfois insuffisante, contre les inondations du Mékong. On estime que la surface du lac peut alors atteindre 16 000 km2 et sa profondeur 14 mètres, alors qu'en saison sèche, la profondeur est de 1 à 2 mètres pour une superficie de 3000 km2. En volume, cela représente une multiplication par un facteur 70 et par 10 pour le niveau du Lac. C'est pourquoi les habitations bordant le lac sont soit sur pilotis, soit flottantes.

Lors des crues, rizières et forêts sont inondées ce qui fournit un habitat propice pour les alevins des poissons. On compte plus de 300 espèces de poissons et plus de 100 variétés d’oiseaux aquatiques. De plus les crues apportent des sédiments qui enrichissent les sols inondés et favorisent les cultures.

Le lac Tonlé Sap constitue une ressource commerciale importante. Il fournit plus de la moitié du poisson consommé au Cambodge. Il y a plus de 3 millions d'habitants autour du lac.

Ceci a des conséquences en terme de pollution des eaux mais aussi sur la rarefaction de la ressource par la surpêche.

Arrivés à Kampong Khleang, nous embarquons sur un bateau pour notre séjour sur le lac Tonlé Sap.

Nous faisons d'abord un balade sur le canal central jusqu'à voir le lac lui-même. Mais il y a trop de vent pour cette embarcation précaire et nous ferons demi-tour pour regagner le village et la maison qui doit nous accueillir.

C'est un maison sur pilotis avec une immense terrasse. Un petit coin a été aménagé en chambre et nous nous reposerons sur la terrasse dans des hamacs.

Le va et vient incessant des bateaux à moteur sur le canal nous inquiète pour la nuit, mais vers 22 heures la circulation ralentit nettement et je n'aurai pas de problème pour dormir. Nous passons cette fin d'après-midi à nous reposer dans les hamacs puis prenons un petit apéro avant de passer à table. Notre hôte nous a concocté de bons petits plats, la cuisine cambodgienne étant délicieuse, un régal.

Balade sur les rives du lac Tonlé Sap.

Avant d'aller dans notre maison d'hôte, nous effectuons une petite balade en bateau.

Nous empruntons un canal qui débouche sur le lac lui même mais nous ne pourrons pas naviguer un peu au large car il y a du vent et le bateau n'est pas assez stable.

Nous envoyons les bosquets d'arbustes les "pieds" dans l'eau. C'est dans ce milieu protégé des prédateurs que les poissons pondent et les alevins se développent.

Nous passons devant des maisons flottantes qui se déplacent en fonction du niveau du lac. Nous sommes à environ un mois du maximum de la crue et le lac est déjà descendu d'un peu plus d'un mètre. Nous passons devant un marché au poissons, un fumoir et des maisons sur pilotis où les habitants nous saluent à notre passage. Les barques utilisées sont fines et plates avec un moteur hors-bord dont l'échappement a été enlevé pour gagner en puissance. Mais du coup ils sont excessivement bruillants !

Lac Tonlé Sap au coucher du soleil.

Après une nuit paisible, je serais réveillé par le passage d'une barque devant la maison d'hôte, mais il n'est pas très tôt. Petit déjeuner puis après quelques photos nous disons au-revoir à nos hôtes et reprenons le bateau pour Kampong Khleang.

Auparavant, nous faisons quelques photos des enfants autour de la maison d'hôte puis sur le chemin du retour vers l'embarcadère de l'immense Bouddha qui protège le village.

Nous reprenons la route en direction de Phnom Penh où nous arriverons dans l'après-midi. Sur la route, un arrêt pour visiter le site archéologique de Sambor Prei kuk.

Phnom Penh.

Vishnu couché.

Palais Royal.

Nous arrivons à Phnom Penh et nous nous installons à notre hôtel. Nous disons au-revoir à Bun Song et à notre chauffeur qui repartent vers Siem Reap. Nous passons le reste de l'après-midi à flaner dans les rues de Phnom Penh.

Le lendemain, nous sommes accueillis par Borin, notre guide sur Phnom Penh. Nous commençons nos visites par le Palais Royal en passant par le mémorial de Norodom Sihanouk.

Le Palais Royal a été construit en 1860 après que le Roi Norodom Ier eut déménagé la capitale royale d'Oudong à Phnom Penh au milieu du XIXe siècle. Il se situe au confluent de trois grands fleuves, le Mékong, La rivière Tonlé Sap et le Bassac. Le palais couvre une superficie de 174 870 m2.

Le palais royal est un bon exemple d'architecture khmère avec son mur défensif, salle du trône, temple du Bouddha d’Émeraude, stupas, des flèches imposantes et des peintures murales.

Musée National.

Visite du Musée National où sont exposés tous les chef-d'œuvres de l'architecture Khmer vues lors des visites des temples d'Angkor et Sambor Prei Kuk. Je retrouve le statue du roi Lépreux et d'autres vues dans des temples angkoriens et pré-angkoriens.

Énormément de pièces sont exposées et Borin nous laisse déambuler dans les allées entre deux explications pour apprécier les œuvres et faire des photos. Une salle de classe sort du musée et les élèves se prêtent aux photos que nous faisons d'eux. Sourires, bienveillance, j'adore l'Asie ! Puis nous partons visiter le Wat Phnom, la "montagne Cosmique".

Wat Phnom.

Le Wat Phnom, de son vrai nom Wat Phnom Daun Penh est une des plus anciennes pagodes bouddhistes de Phnom Penh, bien que le bâtiment actuel ne date que de 1926.

La légende raconte que Madame Penh, trouva quatre statues de Bouddha dans le tronc d'un arbre échoué sur les rives du Mékong. Elle voulu placer ces statues de Bouddha dans un temple et que ce temple soit en hauteur. Mais la plaine de Phnom Penh est plate ! Donc une colline est construite puis on édifie un temple pour ces statues. Phnom veut dire colline et donc Phnom Penh est la colline de Madame Penh. On offre à sa statue des cosmétiques (rouge à lèvre, parfum ...) d'où le rouge à lèvre qui déborde un peu !

Quand nous visitons le Wat Phnom, c'est jour de fête et de très nombreux pèlerins viennent offrir nourriture, fleurs, encens. Il y a foule.

Visite du vieux Phnom Penh.

Nous partons en cyclo-pousse visiter les vieux quartiers coloniaux de Phnom Penh. Borin nous explique que lorsque les cambodgien ont commencer à revenir dans Phnom Penh, le gouvernement leur a attribuer des parcelles, des surfaces habitables dans d'anciens bâtiments comme des églises.

On verra donc une ancienne églises investie et partagées en plusieurs petits appartements directement construits dans l'édifice. Il en résulte un dédale de ruelles étroites et tortueuses. Peu de bâtiments ont été restaurés mais nous verrons certains comme la poste, anciennes villa encore debout.

Le Musée du génocide.

Borin nous amène au Musée du génocide. Avant de commencer les visites, Borin nous donne des explications la voix chargée d'émotions car il a personnellement vécu cette sombre histoire du Cambodge étant enfant. Il a pu survivre et en réchapper. Cette visite est bouleversante et on réalise l'horreur de ce qui c'est déroulé dans ces lieux. Le mode de vie des prisonniers, leur détention pire que des bêtes, les techniques de tortures, les fosses communes ... Nous en ressortons silencieux, atterrés par tant de souffrances, de cruauté et de morts.

Tuol Sleng était un lycée transformé en prison, la S-21, par le régime des Khmers rouges dans les années 1970. Il y avait 196 prisons dans tout le pays. Quelques 18 000 personnes sont passées dans ces bâtiments et sont morts. Hommes, femmes, enfants.

On estime à environ 3 millions de morts pendant le régime des Khmers rouges mais cette estimation est délicate car on ne connaissait pas vraiment la démographie lors de ces événements.

Couroupita guianensis.

Ainsi ce termine notre voyage au Cambodge. Nous profiterons de notre dernière soirée pour explorer encore un peu Phnom Penh, les vieux quartiers et les nouveaux avec ces buildings qui s'élèvent un peu partout dans la ville. Nous trouvons un petit resto coincé entre les immeubles pour notre dernier repas.

Lors de ce voyage au Laos et Cambodge, nous avons retrouvé la quiétude, les sourires, la bienveillance et la douceur de l'Asie.