Thaïlande – Chiang Mai, Chiang Rai

chiang mai wat phra singh
Drapeau de la Thaïlande

La Thaïlande.

Chiang Mai.

Chiang Mai, Wat Chedi Luang.

Ce matin nous quittons Sukhothai, un tuk tuk passe nous prendre à notre Guest house pour nous amener à la gare routière.

Voyage en bus très confortable en compagnie d’un couple de belges voyageant avec leurs deux enfants, nous les avions rencontrés à notre Guest house.

Le paysage n’étant pas exceptionnel, je dévore un polar islandais.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Chiang Mai. Nous demandons à un tuk tuk de nous conduire à l’hôtel retenu par les bons soins de Ludo en plein dans la vieille ville.

Installation, puis nous partons nous balader et visiter quelques temples en fin de journée. Repas dans le quartier de l’hôtel, très calme.

Nous n'avons pas d'explications pour les chats et chien habillés sous les tropiques ? 🤔 Et quelques recommandations 😂

Chiang Mai Wat Phra Singh

Pour notre seconde journée à Chiang Mai, nous parcourons la cité historique pour visiter les temples.

Nous commençons par le Wat Chiang Man, puis irons voir le Wat Phra Singh avec un stupa immense entouré de deux autres plus petits, le tout recouvert d’or. C’est somptueux, presque irréel surtout avec le soleil qui se reflète et ébloui. Un petit temple adjacent présente un très beau Bouddha ainsi que de belles fresques.

Dîner dans un petit resto pourvu d’un jardin, au calme, moment très agréable. De retour à notre hôtel, nous prenons un dernier verre avant d’aller nous coucher. Étonnés de voir que les restos ferment très tôt, 21 heures, et le bar fermera vers 22 heures, les rues s’étant vidées de leurs touristes.

Trek dans le Nord de Chiang Mai.

Premier jour de Trek. Village Pa Pae.

Ce matin, nous quittons Chiang Mai pour un trek dans les montagnes au nord de la métropole. Une bonne heure de voiture, puis nous commençons à nous enfoncer dans la forêt par un petit sentier.

Nous allons voir en premier la Cascade Mork Fa. Je pensais m'y baigner, mais il n'y a pas assez de profondeur et je renonce.

Nous repartons et, un peu plus loin, nous arrêtons dans un restaurant pour déjeuner. Nous reprenons la route puis entamons notre trek par un sentier forestier.

Ça y est, nous sommes en route pour l'aventure.

Notre guide, Kahn, ne parle pas trop français et c’est dans un mélange d’anglais et de français qu’il nous donne des explications sur les végétaux que nous rencontrons, des plantes médicinales, d'autres pour la cuisine, les arbres dont le tek qui pousse abondamment. Il nous confectionnera un petit chapeau avec une grande feuille 😂.

Nous progressons assez lentement pour rejoindre un village Karen où nous attend notre hôte. Ce sera une courte journée de trek, mais très agréable, en pleine nature.

Les Karens sont originaires du Myanmar, qu'ils ont fuit à cause des persécutions, ils sont chrétiens. D'où une église dans le village.

Nous sommes accueillis dans une jolie maison en bois de teck, la chambre est spacieuse pour nous deux.

Une belle terrasse donnant sur la vallée, parfait pour notre bière à l’arrivée devant un paysage somptueux. Nous apprécions le calme et le sérénité des lieux en plus de la vue.

J’en profite un peu plus tard pour aller explorer les environs pendant la préparation du repas. Essentiellement des terres agricoles, champs de maïs, prairies et au fond de la vallée, des rizières.

On dîne tôt, 18 heures ! 🤔 Puis un moment devant un feu pour nous réchauffer, nous sommes à plus de 800 m et l’air est bien frais.

Nous en profitons pour admirer le ciel étoilé, pas de pollution lumineuse ici. Nous nous couchons donc très tôt impatients de continuer demain matin.

Village Pa Pae lever de soleil

Très tôt, je sors et vois que le jour se lève avec un ciel qui rougit et les bancs de brumes qui couvrent une partie de la vallée. Le spectacle est magnifique mais il est encore trop tôt pour se lever et je retourne dans la chambre.

Second jour de Trek. Village Pong Ngaep.

Petit déjeuner à 8 heures. J’avais apporté avec moi des fruits du jacquier, mais il y a de l’ananas et de la pastèque en plus d’œufs durs et de pain, beurre et confiture. Nous avons demandé du café au lait comme boisson.

Prendre ce repas sur la terrasse avec cette vue magnifique est un véritable bonheur. Les bancs de brumes se déplacent lentement avec le soleil qui les éclaire, les montagnes en arrière-plan apparaissent peu à peu, la campagne s’éveille.

Nous partons vers 9 heures sur un sentier qui serpente dans la forêt et les rizières. Quelques arrêts pour grignoter et se désaltérer, puis nous arrivons à un premier village où nous nous arrêtons pour déjeuner.

Repas simple, des nouilles aux légumes, ananas, pastèques sur une terrasse surplombant une rivière.

Après le repas, un éléphant arrive avec son propriétaire chargé d’un grand panier rempli de bananes. Nous descendons les rejoindre et offrons des bananes à cette éléphante qui les engloutit goulûment, les saisissant avec sa trompe qu'elle utilise comme une main. Elle se laisse caresser, n’a pas de chaînes aux pattes ni au cou, juste une cloche en bois.

Nous avons choisi cette agence écoresponsable pour ne pas voir d’animaux maltraités, enchainés. Nous ne monterons pas dessus, juste pourvoir approcher ce noble animal, lui prodiguer quelques caresses.

C'était un rêve de pouvoir approcher un éléphant, le caresser et avoir une proximité avec elle. J'ai vraiment apprécié cet instant. Le garçon qui s'en occupait se contentait de lui parler pour la diriger vers la rivière puis en sortir.

Puis l’éléphante décide d’aller se baigner et nous assistons au spectacle, son jeune maître commence par l'asperger puis elle se couche dans l'eau. Instant vraiment magique, elle semble si docile, bienveillante, précautionneuse avec nous. Nous laissons cette demoiselle de 48 ans puis reprenons notre randonnée.

Au bout de deux heures et demi à travers rizières et forêt, nous longeons une belle rivière et arrivons à Pong Ngaep, un village Lahu, le peuple des montagnes. Installation dans notre chambre et balade dans le village.

Les Lahus sont originaires des hauts plateaux tibétains, ils se sont installés au XIXe siècle dans le nord de la Thaïlande, principalement dans les provinces de Chiang Mai et de Chiang Rai. Leur histoire est à maints égards marquée par les persécutions, les déplacements forcés et les expulsions, ainsi que par l’espoir de pouvoir vivre paisiblement leurs propres traditions au cœur des montagnes verdoyantes.

Ce village n’est accessible que par la rivière avec des radeaux. Les départs se font en descendant la rivière et les marchandises sont transportées au village en amont puis descendues en radeau jusqu'à Pong Ngaep. Les radeaux arrivés en aval sont démontés pour être refabriqués en amont et descendre vers le village.

C’est très calme et reposant. Une petite douche bienfaisante avant le dîner pour se débarrasser de la poussière. Nous irons nous coucher peu après 20 heures. Heureusement que j’ai emporté de quoi lire, il n’y a pas d’électricité mais j'ai ma frontale ! 😜

Nous avons marché un peu plus de 14 km dans la journée en six heures.

Troisième jour, descente en radeau.

Ce matin, malgré notre réveil matinal, le petit déjeuner a été fixé à 9 heures par notre guide Kahn. Nous prenons tout d’abord un café pour patienter et allons faire un tour dans le village, envahi par la brume, qui est réveillé depuis longtemps🐓!

Les coqs ont chanté toute la nuit mais finalement j’aurais bien dormi malgré de nombreux réveils. Petit déjeuner copieux comme toujours puis nous allons au bord de la rivière voir la fin de la construction du radeau qui doit nous ramener vers la civilisation.

Le village n’est accessible que par la rivière avec des radeaux en bambou, il n'y a pas de route. De ce fait, les enfants scolarisés vivent en internat et ne reviennent que le week-end. C'est certainement pour cela que le village est si calme.

Notre radeleur fixe un trépied pour nos sacs et construit un petit banc pour notre confort. Tout est fin prêt, nous embarquons pour descendre la rivière.

Nous partons donc avec Kahn et notre radelier sur la rivière Mae Taeng et descendrons un peu plus de 8 km en une heure et demi cheminant dans la forêt tropicale et les méandres de la rivière.

Super expérience, il y a peu d’eau dans la rivière car nous sommes en hiver et c’est la saison sèche. Donc peu de rapides bien que nous aurons les fesses un peu trempées dans les passages délicats.

Notre radelier se démène avec sa perche pour nous éloigner des rochers et gros remous de la rivière et maintenir le radeau à flot. Notre guide Kahn à la manœuvre à l'arrière, le radelier à l'avant. Petite frayeur lorsque la perche de notre radelier se brise, mais il en retrouve vite une autre accrochée à la berge.

'ilL'ambiance est très calme et reposante et on peut vraiment profiter de la forêt avec les bouquets de bambou, les arbres immenses dont les branches ombrent la rivière, les chants des oiseaux.

On voit sur les berges les amas de végétations accrochés aux arbres lors de la dernière crue, apparemment la rivière monte beaucoup en saison des pluies.

Un petit arrêt et notre radelier fini deux coupes en bambou qu'il nous offrira à notre arrivée.

Nous arrivons au village Ban Sop Kai et voyons les camions chargés des bambous à remonter pour reconstruire des radeaux.

Nous allons directement déjeuner dans un restaurant avant de rentrer sur Chiang Mai.

Retour à Chiang Mai.

Nouvel hôtel à Chiang Mai, installation, douche et nous ressortons nous balader dans la vieille ville.

Nous passons la journée du lendemain en balade dans Chiang Mai, retournant voir les lieux qui nous ont le plus marqués, le marché, certains temples. Nous verrons souvent dans les temples des statues de cire, comme au musée Grévin, reproduisant des moines vénérés. C'est tellement bien fait, que parfois ils semblent vivants.

Nous apprécions beaucoup la cuisine thaïlandaise, des plats légers, goûteux, savoureux. J'aime particulièrement les sauces coco curry, parfois un peu relevées, un régal.

Chiang Rai.

Ce matin nous partons à 7 heures en taxi pour Chiang Rai, nous l'avions réservé la veille. Presque trois heures de route pour y parvenir. Nous avons discuté du programme et du prix sur place avec notre chauffeur.

Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, pratiquement à la frontière avec le Laos et le Myanmar, c'est la porte du triangle d'or. Nous y allons pour visiter trois monuments essentiels. Le temple blanc, le temple bleu et la Maison Noire.

Le Wat Rong Khun.

Nous débutons nos visites par le temple blanc, le Wat Rong Khun, œuvre de l’artiste Chalermchai Kositpipat.

Il a crée ce monument en l'honneur de Rama IX, ancien roi de Thaïlande décédé en 2016, mais également honorer sa ville natale.

C’est une œuvre fascinante, d'une blancheur éclatante, extraordinaire, symbole de la pureté du bouddhisme, et étincelante sous le soleil avec ces milliers de mosaïques miroir pour suggérer la réflexion de l’illumination bouddhiste.

Pour y accéder, on doit d'abord passer entre deux crocs géants, puis devant un « lac » parsemé de créatures des enfers, puis on accède aux chapelles.

Un tremblement de terre de magnitude 6,3 survenu le 5 mai 2014, avec pour épicentre la province de Chiang Rai, a causé de graves dommages aux bâtiments du temple, en particulier aux peintures murales intérieures.

L'artiste, Chalermchai Kositpipat, craignait initialement que le temple soit fermé définitivement, voire même rasé. Cependant Chalermchai Kositpipat décida de restaurer le temple.

Il reste un bâtiment qui doit être entièrement décoré par l'artiste pour terminer son œuvre.

Nous avons été fascinés par cette œuvre, éblouissante, extraordinaire. Beaucoup de touristes, le lieu est très fréquenté, mais bien organisé pour la visite. D'autres lieux, créés par l'artiste, ce visitent. Essentiellement consacrés au bouddhisme.

J'ai été très impressionné par la finesse, les détails extraordinaires de cet ensemble architectural. Ce blanc éclatant réhaussé par la multitude de mosaïque miroir fait ressemblé cet édifice à un mirage.

Le Wat Rong Suea Ten.

Nous poursuivons nos visites par le temple bleu, le Wat Rong Suea Ten, lieu de culte avec beaucoup de personnes venues prier en plus des touristes.

La construction de ce temple a été initiée par la communauté locale en 1996 pour remplacer un vieux temple abandonné qui se trouvait auparavant sur ce site, bien que la construction n'ait commencé qu'en 2005.

Sa conception finale a été réalisée par l'artiste local Phuttha Kabkaew, plus connu sous le nom de Salanok, disciple de Chalermchai Kositpipat alors qu'il travaillait sur son célèbre Wat Rong Khun.

La statue intérieure est un Bouddha lion de couleur blanc perle. Sous cette statue de Bouddha se trouvent 88 000 statues de Phra Rod Lamphun et de nombreuses pierres précieuses, de l'argent et de l'or. La tête contient des reliques de Bouddha.

Derrière le temple se trouve une grande statue de Bouddha blanche.

Le chedi, à l'arrière, contient les reliques du Patriarche suprême et mesure 20 m de haut.

J'ai adoré ce temple, ce bleu magnifique, qui transcende et rend l'atmosphère de ce lieu si empreint de spiritualité. Un peu comme si en y entrant, une grande sérénité nous envahie, un calme intérieur qui nous pousse vers cette immense statue de Bouddha trônant au-dessus de nous et qui est là depuis l'éternité pour nous apporter réconfort et force.

Le Baan Dam Museum, la Maison Noire.

Nous allons ensuite voir le Baan Dam Museum, œuvre de l’artiste Thawan Duchanee. Thawan n'est pas seulement célèbre pour ses peintures mais aussi pour son architecture. Son chef-d'œuvre architectural est la Maison Noire, le premier bâtiment que nous visitons, nommé la Cathédrale .

C'est là que Thawan a vécu jusqu'à la fin de sa vie. Dans sa jeunesse, il avait une passion dévorante pour le bouddhisme. Thawan a acquis une réputation mondiale en tant qu'artiste contemporain thaïlandais grâce à ces peintures bouddhistes.

Encore un lieu fascinant par l’architecture des bâtiments ainsi que les objets, sculptures et peintures exposés.

Décalé, extravagant, ésotérique ou érotique, l’œuvre ne laisse pas indifférent.

De très belles sculptures de Bouddha, les peintures, nous passerons beaucoup de temps à essayer d’en voir le maximum, c'est immense et très riche. Ce musée est absolument fascinant tout comme l’artiste, Thawan Duchanee. D'une richesse incroyable, nous n'avons pas eu le temps de voir toutes les sculptures en détail car il y en a vraiment beaucoup

Le Wat Huay Pla Kang.

Nous ne pouvions pas quitter Chiang Rai sans aller voir le Grand Bouddha perché sur la colline et visible à des kilomètres, ou presque.

C’est une construction contemporaine, la déesse de la Miséricorde, qui en dehors de ses dimensions hors normes, ne présente pas vraiment d'intérêt. Mais on aurait regretté de ne pas y être allés. Passage aussi dans un temple d’une blancheur éclatante.

Puis retour à Chiang Mai avec notre chauffeur. Soirée à nous balader et retourner dans les lieux appréciés.