Italie – Positano, côte Amalfitaine.

Positano

Italie.

Voyage à Naples et ses environs.

Positano.

Arrivée à Positano, le port, la plage.

Ce matin nous nous levons assez tôt pour prendre le bateau jusqu'à la petite station balnéaire de Positano. Ce village se situe au sud de Naples, sur la côte amalfitaine. Le bateau passe par l'île de Capri au bout de la péninsule amalfitaine mais nous n'avons pas prévu de nous arrêter.

La côte amalfitaine est une partie de la côte tyrrhénienne de la province de Salerne en Campanie. Situé à l'est de la péninsule de Sorrente, elle surplombe le golfe de Salerne et s'étend de Positano jusqu'à Vietri sul Mare en bordure de Salerne. Reconnue au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997, la côte est réputée dans le monde entier. Elle tire son nom de la ville d' Amalfi, son noyau géographique et historique.

Arrivés à Positano, nous débarquons et montons dans le village pour un premier arrêt à l’église Santa Maria Assunta. Puis nous gravissons la ruelle pentue qui longe la côte, de très nombreux touristes s’y pressent car elle permet d’avoir un beau point de vue sur Positano. En haut de cette rue, nous prenons à gauche sur la route de la corniche, et là il n’y a plus de touristes, découragés par la distance et le dénivelé.

Nous faisons le grand tour qui surplombe le village par une corniche accrochée au relief. Il fait très chaud mais la superbe vue sur le village, les maisons colorées, la vue sur la mer compensent nos efforts et notre sueur.

De la mer le village est très pittoresque, beaucoup d'hôtels, de maisons aux façades colorées dans une végétation pratiquement tropicale qui contraste avec le reste du relief qui l'entoure très aride. Nous trouvons des arbres bouteille aux fleurs magnifiques.

Positano vue de la corniche.

C'est un village vivant même si les touristes sont omniprésents. Un petit arrêt pour nous rafraîchir, une touriste américaine nous immortalisera, elle vient de Washington et est ravie de son séjour en Italie.

Nous continuons notre balade qui nous mène jusqu'à la plus haute église, l'église Madona Delle Grazie, entourée de maisons de village desservies par d'étroites ruelles sinueuses. Nous aurons grimpé plus de 150 mètres de dénivelé.

Un arrêt en redescendant dans un petit restaurant avec une vue imprenable sur le village et la plage. Après notre repas nous partons découvrir la plage côté ouest. Pratiquement toutes les plages sont privatisées et les parties publiques sont réduites à l'extrême.

Le bas du village est envahi par les touristes, il y a une foule dense qui se presse de boutiques en bars, restaurants, glaciers. L'activité commerciale bat son plein, on a du mal à se frayer un passage.

L'heure tourne et nous devons reprendre le bateau de retour pour Nalpes. Le quai est noir de monde, on se presse pour embarquer mais la houle, venue du large, vient perturber l'accostage des navettes.

Il semble qu'il n'y a plus aucune organisation, les bateaux ont du retard, personne ne nous renseigne, chacun consulte son voisin pour avoir des nouvelles de la navette qui n'arrive pas et pendant ce temps le quai se remplit de toujours plus de touristes en partance.

On nous dit que certaines destinations sont annulées comme Sorrente mais qu'il y aura un bateau pour Naples. Des navettes accostent et sont ballotées par la houle qui se fracasse sur le quai d'embarquement et trempe de la tête aux pieds les touristes qui empruntent la passerelle reliée au quai. L'atmosphère est tendue et les touristes hagards se demandent s'ils pourront embarquer un jour.

Finalement notre navette arrive et embarque une bonne partie des touristes trop heureux de pouvoir enfin quitter l'île. Nous aurons presque une heure de retard et arrivons à la nuit tombée au port de Naples.

Soulagé de pouvoir descendre sur la terre ferme, nous nous mettons en quête d'un restaurant pour dîner. Nous rentrons finalement assez tard dans notre B&B pour un repos bien mérité, de belles images en tête.

Positano vaut vraiment le détour et sa beauté fait vite oublier les tracas du retour.

Ouzbékistan – Boukhara.

Boukhara.

L'Ouzbékistan

Boukhara, la ville Noble.

Nous quittons Khiva et Wali, notre chauffeur, nous conduit à Boukhara en traversant le désert Kizyl Koum.

Située sur la Route de la soie, Boukhara a plus de 2 000 ans. C'est l'exemple le plus complet d'une ville médiévale d'Asie centrale dont le tissu urbain est resté majoritairement intact, avec de nombreux monuments dont la célèbre tombe d'Ismaël Samani, chef-d'œuvre de l'architecture musulmane du Xe siècle, et de nombreuses médersa du XVIIe siècle.

Boukhara a longtemps été un centre économique et culturel important de l’Asie centrale. L’ancienne cité perse a été le centre majeur de la culture islamique durant de nombreux siècles et est devenue un centre culturel majeur du Califat au VIIIe siècle.

À l’exception de quelques vestiges importants datant de la période antérieure aux invasions mongoles de Gengis Khan en 1220 et de Timour en 1370, la vieille ville est un témoin de l’urbanisme et de l’architecture de la période chaybanide des rois ouzbeks, à partir du début du XVIe siècle. La citadelle, reconstruite au XVIe siècle, marque le centre civique de la ville depuis ses origines.

Les monuments importants encore debout comprennent la célèbre tombe d’Ismail Samanai du Xe siècle. De la période karakhanide du XIe siècle le minaret de Poi-Kalyan, une grande partie de la mosquée Magoki Attori et du mausolée Chashma Ayub. La madrassa Ulugbek est un héritage des Timourides. Aux Chaybanides sont dus: l’ensemble de Poi-Kalyan, l’ensemble de Lyabi-Khauz, la madrassa Kosh et la madrasa Gaukushon dans l’ensemble de Hodja-Kalon.

Les édifices ultérieurs comprennent des madrasas monumentales: Taki Sarafon (Coupole des changeurs), Taki-Tilpak-Furushan (Coupole des chapeliers), Tim-Bazzazan et Tiro-Abdullah-Khan.

Au début du XVIIe siècle, de belles constructions sont venues s’y ajouter, dont une nouvelle grande mosquée, Magoki Kurns (1637) et l’imposante madrassa Abdulazziz-Khan (1652).

Nous arrivons à notre hôtel en centre ville et nous nous installons. Puis notre guide francophone, Marie, nous attend pour repartir et commencer nos visites de la ville. Nous commençons par la Mosquée Kalon.

Tous les monuments importants de Boukhara sont inscrits au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

La Mosquée Kalon.

La mosquée Kalon ou Kalan, « grande mosquée », est l'ancienne mosquée principale de Boukhara. Construite au début du XVIe siècle, sous les Chaybanides, à l'emplacement d'une ancienne mosquée du vendredi, elle pouvait accueillir 12000 fidèles.

Par ses dimensions, elle est la plus importante mosquée, après celle de Bibi-Khanoum à Samarcande. Cette mosquée est utilisée pour la prière du vendredi car très spacieuse.

Elle est en restauration et les parties visitables sont limitées.

Le minaret adjacent est le symbole de la ville de Boukhara.

la Médersa Mir-i Arab.

La médersa Mir-i Arab  est toujours en activité au sein du complexe Po i Kalon. Comme tous les sites historiques de Boukhara, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, depuis 1993.

Elle est interdite à la visite car encore en activité avec de nombreux étudiants.

Construite au début du XVIe siècle par le cheikh Abdoullah Yamani, chef religieux soufi d'origine yéménite et guide spirituel de l'émir de Boukhara, Ubaid-Allah Shah (1487-1540).

De sa fondation au début des années 1920 (date de sa fermeture), cette médersa était l'une des plus prestigieuses d'Asie centrale. C'est ici qu'enseigna l'un des plus fameux maîtres tadjiks en philosophie islamique, Ahmad Donich Boukhari (1827-1897).

En 1945, après de longues tractations, la médersa est rendue à l'étude des sciences musulmanes

la Médersa Abdoullaziz-Khan.

La médersa Abdoullaziz-Khan fut construite en 1652-1654 par son fondateur du même nom.

Elle fait partie d'un ensemble architectural symétrique avec la médersa Oulough Beg (1417), implanté à l'est du bazar des joailliers.

Sa décoration extérieure est en partie inachevée car le khan a été détrôné alors que la décoration de la médersa n'était pas terminée. Le portail d'entrée, ainsi que les portails donnant sur la cour intérieure, sont recouverts de carreaux bleus et jaunes (ce jaune lumineux étant utilisé pour la première fois à Boukhara) où l'on retrouve des motifs traditionnels, tels que le vase du bonheur. On retrouve ce même vase en relief dans la cour intérieure.

La médersa est décorée de mosaïques, de majoliques en relief, de tuiles vernissées, de marbre ciselé, de fresques d'albâtre, de gantch (bois ciselé) et de feuilles d'or. C'est donc un sommet de l'art architectural d'Asie centrale. L'on peut remarquer, contrairement à la tradition architecturale islamique, des représentations figurées et un plus grand réalisme du décor floral et végétal. Outre les cellules et les parties communes, la médersa comprend une petite mosquée d'hiver et une mosquée d'été.

la Médersa d'Ulugh Beg.

La médersa d'Ulugh Beg (ou d'Oulougbeg) a été édifiée en 1417 par Ulugh Beg (1409 - 1449), souverain, astronome, petit-fils de Timour (Tamerlan).

L'édifice date de l'apogée de l'architecture d'Asie centrale. C'est aussi la plus ancienne des trois médersas construites sous Ulugh Beg.

Elle se trouve en face de la médersa Abdoullaziz Khan.

Etant en activité, elle ne se visite pas.

la Mosquée Magoki-Attari.

La mosquée Magoki-Attari est un édifice médiéval datant du XIIe au XVIe siècle. Il s'agit de l'édifice le plus ancien parmi ceux conservés à Boukhara. Six piliers rectangulaires massifs divisent son espace en 12 parties, l'ensemble étant recouvert de coupoles. Au milieu du mur occidental est placé une mihrab (sanctuaire permettant aux fidèles de prier en direction de la Mecque). La base du bâtiment se trouve à plus de 4,50 m en dessous du niveau actuel du sol actuel.

La mosquée a deux entrées. Celle du sud a été dégagée par la restauration des années 1934-1935. Son portail (dont l'arche principale n'a pas été conservée) est orné d'une sculpture en terre cuite avec des inserts de gantch (gypse et argile) sculptés et une inscription en majolique bleue sur l'archivolte de l'arc intérieur de l'entrée. Ce décor unique par sa beauté remonte sans doute au XIIe siècle, à l'époque des Qarakhanides, quand Boukhara était un des plus grands centres de constructions architecturales de l'est. L'entrée orientale a la forme traditionnelle d'un petit portail et a été construite au XVIe siècle et reconstruite dans sa forme actuelle au début du XXe siècle.

Nous continuons nos visites dans Boukhara.

La Médersa Nadir Devonbegui.

La médersa Nadir Devonbegui ou médersa Nadir Divan-Beg se situe dans l'ensemble architectural du Liab i Khaouz  datant du XVIe -XVIIe siècle.

Le Liab i Khaouz est une place centrale dans la ville de Boukhara où plusieurs bâtiments sont regroupés autour d’un bassin qui apporte de la fraîcheur en été.

Cette médersa a été édifiée par le khan Imam Quli pour servir de caravansérail, mais a ensuite été utilisé comme médersa.

Le portail est décoré de mosaïques représentant deux daims tenus dans les serres de deux oiseaux mythologiques Simorgh qui regardent le soleil. Des vestiges de mosaïques subsistent également sur les façades latérales.

Nous terminons nos visites avec Marie et rentrons nous reposer à l'hôtel avant de repartir voir Boukhara bynight. Nous reprendrons nos visites avec notre guide le lendemain.

Le Tchor Minor, ou médersa de Khalif Niazkhoul.

Le Tchor Minor (du persan : « quatre minarets »), ou médersa de Khalif Niazkhoul, est un édifice construit en 1807 sur les fonds d'un riche marchand turcoman, Khalif Khoudoïd.

La médersa est construite au départ autour d'une cour, dont deux côtés sont réservés aux cellules des étudiants (59 à l'époque) en science coranique, avec un bassin (haouz) et un iwan servant de portail d'entrée à la mosquée de la médersa. Celle-ci était dirigée par le cheikh soufi Khalif Niazkhoul.

Il ne reste plus aujourd'hui que quelques cellules. Le pavillon d'entrée qui subsiste de la médersa fait toute la particularité de l'ensemble, car il est surmonté de tours aux quatre angles dont chacune est couronnée d'une coupole turquoise et symbolise une ville : La Mecque, Ourguentch, Termez et Denaou.

Le mausolée des Samanides.

Le mausolée des Samanides, ou tombeau d'Ismaïl Ier est situé au centre du parc de la culture et des loisirs autrefois parc Sergueï Kirov.

Construit vers 900, c'est l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture funéraire islamique dont il est l'un des plus anciens exemples. De forme carré et surmonté d'une coupole, il est entièrement construit en brique. Son décor a pour particularité d'imiter le tressage d'une vannerie. Les quatre faces sont identiques et symbolisent la terre et la stabilité.

Le monument faisait partie, à l'origine, d'une plus grande nécropole, dont il ne subsiste plus rien sauf un petit cimetière. Il est ainsi le seul témoignage bâti de l'ère des Samanides sur le territoire de l'oasis de Boukhara. C'est aussi l'une des premières structures encore existantes entièrement construites en briques d'argile cuites.

C'est l'un de mes monuments préférés, vraiment sublime par sa sobriété et par le jeu mathématique de l'agencement des briques. Comme tous les monuments de Boukhara, il est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

La mosquée Bolo Haouz.

La mosquée Bolo Haouz (« près du bassin ») a été construite en 1712, en face de la citadelle d'Ark dans le quartier du Régistan.

Elle abritait l’un des étangs les plus importants de Boukhara. Des porteurs d’eau travaillaient sur place recueillant de l’eau pour les quartiers résidentiels et les bazars.

Elle servait, avant le rattachement à la Russie bolchévique (1920), de mosquée du Vendredi où venait prier l'émir de Boukhara. Vêtu de ses plus beaux costumes, le souverain abandonnait sa forteresse pour prier et expier ses péchés sous le dôme de Bolo Haouz.

En 1917, devant l'iwan (servant d'entrée d'honneur), ont été rajoutées des colonnes de bois peint allongées exagérément pour constituer avec une toiture en bordure une salle de prière d'été. Les chapiteaux sont ornés de muqarnas colorés.

La mosquée a été réaffectée au culte depuis une vingtaine d'années et est utilisée le vendredi. L'intérieur de la mosquée est typique du style du tournant du XIXe siècle et du XXe siècle.

Le petit minaret a été construit en 1917. Notre guide regrettera les jets du bassin qui troublent la surface et empêche la réflexion sur l’eau.

La citadelle d'Ark.

La Citadelle Ark est la forteresse de Boukhara. Les plus anciennes traces trouvées sont une enceinte fortifiée datant du Ve siècle av. J.-C, lorsque la colline artificielle où se trouve Ark fut construite. En effet, le paysage est complètement plat, aucun relief.

Cette forteresse a été détruite et reconstruite plusieurs fois. Le premier souverain à avoir ordonné la construction de Ark était un dénommé Biden.

Cette colline, ceinte de remparts hauts de 16 à 20 m et couvrant une superficie de 4 hectares est aujourd’hui l’emplacement du plus ancien bâtiment de Boukhara, sa citadelle.

Elle fut toujours le centre du pouvoir politique et culturel de la région. Elle comportait une bibliothèque extrêmement riche, la ville était à cette époque l’une des plus grandes du monde musulman.

Détruite par Gengis Khan en 1220, puis reconstruite par les Chaybanides, première dynastie ouzbèk au tout début du XVIe siècle.

La citadelle actuelle n’est qu’une petite partie de ce qu’avait pu être l’ancienne. Après la conquête de Boukhara par l’armée rouge en 1920, Ark fut gravement endommagée mais on dit que l’émir de l’époque détruisit aussi des bâtiments dits « compromettants ». Le harem n’existe donc plus. On trouve encore une mosquée du vendredi qui abrite un musée, mais également la mosquée Ul’dukhtaron, conservée malgré les destructions ainsi qu'une prison.

La vie à Boukhara.

Marie, notre guide francophone à Boukhara.

Ainsi se termine nos visites à Boukhara. Nous remercions chaleureusement Marie, notre guide, pour tous les renseignements, explications qu'elle nous a donné sur cette magnifique ville.

Au cours de nos visites, nous passerons par le marché haut en couleurs, bien achalandé avec des produits « exotiques » pour nous. Du sucre candi, des thés et tisanes, de superbes légumes.

Lors des deux soirées passées à Boukhara, nous irons dîner sur la place Lyabi Hauz. Cette place est occupée par un bassin et le soir les jets d'eau sont mis en marche et permettent de rafraîchir agréablement cette place. On y retrouve la vie nocturne de Boukhara autour de restaurants, les soirées sont très animées !

De nombreux restaurants y sont établis et nous y dînerons chaque soir. L'ambiance est très festive avec un chanteur, de la musique (très forte!!!) et quelques animations pour les enfants. Les ouzbeks sont très joyeux et toujours prêts à faire la fête. Ils sont aussi très chaleureux et bienveillants, toujours prêts à discuter avec vous, les marchands de souvenirs ne font que vous proposer leur marchandise sans insister ce qui est très agréable !

Agréable séjour à Boukhara, le lendemain, Wali passe nous prendre pour nous conduire à Samarcande où de nouvelles découvertes nous attendent.

Bonus.

Ouzbékistan – Khiva.

Khiva

L'Ouzbékistan.

Khiva.

l'Itchan Kala.

Nous arrivons dans le centre de Khiva et notre chauffeur nous dépose à l'arrière d'un immense bâtiment qui semble être une Madrassa en nous disant que c'est notre hôtel. Surpris, nous le remercions et contournons ce bâtiment pour trouver l'entrée.

Et, Oh surprise, il s'agit bien d'un hôtel, l'Orient Star, où nous sommes accueillis par le réceptionniste. L'enregistrement fait, nous partons nous installer dans notre chambre, une cellule d'étudiant aménagée en chambre avec une petite salle de bain donnant sur la place de Khiva, l'entrée étant du côté de la cours intérieur de l'ancienne Madrassa.

Le lieu est fabuleux, adjacent au minaret inachevé, même dans nos rêves les plus fous, nous n'aurions pas pensé loger dans un tel édifice.

Nous apprendrons que ce bâtiment est concédé par les autorités locales à cet hôtel qui en assure l'entretien.

Une fois installés, nous repartons explorer cette ville, impatients de la découvrir. Nous sommes en fin d'après-midi et notre guide nous assurera les visites la journée du lendemain.

Nous en profitons pour explorer la cité, peu à peu désertée par les touristes et investie par ses habitants qui sortent profiter d'une fraîcheur toute relative et laisser les enfants jouer à l'extérieur.

(les commentaires sont tirés d'articles de Wikipédia)

Khiva est située à 40 km du fleuve Amou-Daria, au bord du canal Palvan-Yap. Au nord-ouest, elle confine à la région de Kouchkoupir, au nord à la région d’Ourguentch, au nord-est à la région de Yanguiarik, au sud-est au Turkménistan. La partie sud de la ville est limitrophe du désert du Karakoum. Les canaux Ak-Yap et Sertchali traversent la ville.

La ville de Khiva compte 95 246 habitants soit un peu plus de la moitié de la population du district dont elle est le chef-lieu. Sa superficie est de 883 hectares.

Le climat est continental, marqué par la chaleur d'un long été, la rigueur de l’hiver court et la rareté des précipitations. La température moyenne est 4,5 °C au mois de janvier et 27,4 °C en juin, mais elle peut atteindre 44 °C. La quantité de précipitations annuelles s'élève à 90-100 mm.

Pour nous, il fait très chaud dans la journée même si le fond de l'air n'est pas brûlant, mais c'est un air sec et nous ne transpirons pas beaucoup. Par contre on boit des litres d'eau !

L'Itchan Kala est la ville intérieure, retranchée derrière des murailles de brique hautes d'une dizaine de mètres. L'ancienne oasis de Khiva était l'ultime étape des caravaniers avant de traverser le désert en direction de l'Iran. Cette ville a plus de 2500 ans d'histoire ! La ville entière est un musée à ciel ouvert. En même temps, cette ville-musée est vivante, l'Ichan Kala compte 3019 habitants.

Bien qu'ayant conservé peu de monuments très anciens, elle constitue un exemple cohérent et bien préservé d'architecture musulmane de l'Asie centrale avec des constructions remarquables comme la mosquée Djouma, les mausolées et les medersa et les deux magnifiques palais édifiés au début du XIXe siècle par le khan Alla-Kouli.

La ville de Khiva est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La Médersa Khan Moukhammad Amin.

Située dans la partie d`ouest de l`Itchan-Qala, la médersa construite par Moukhammad Amin-khan (1845-1855) impressionne par sa grandeur. Elle est non seulement la plus grande médersa à Khiva, mais aussi la plus importante en toute Asie Centrale.  Elle pouvait accueillir jusqu’à 260 étudiants dans des chambres doubles dont celles en façades comportait un balcon. La médersa abritait également la haute cour de justice du khanat de Khiva. C’est actuellement l’hôtel Orient-Star qui nous accueille avec le Kalta-minor, le minaret court ou inachevé, symbole de la ville de Khiva.

Ces lieux d'enseignement sont appelés Médersa ou Madrassa.

La citadelle Koukhna-Ark.

Nous poursuivons nos visites par la citadelle Koukhna-Ark du XVIIe siècle.

C'était la première résidence des Khans de Khiva qui regroupe la Mosquée d'été, la cour de la monnaie et la salle du trône.

Le bâtiment est très beau, nous visitons la salle du trône où le Khan donnait audience et rendait la justice. Les accusés sortaient soit libres par une porte, soit condamnés par une autre où ils restaient jusqu'à leur exécution.

La salle de la monnaie avec une reconstitution de l'atelier de frappe. Des enclumes sont exposées.

Puis nous visitons la Mosquée au plafond bien restauré et les piliers typiques en bois.

Le Mausolée de Pakhlavan Makhmoud.

Visite du Mausolée de Pakhlavan-Makhmoud qui est le saint patron de la ville de Khiva. Personnage hors du commun, il était fourreur de son état, lutteur hors pair, poète et philosophe.

Dans la première pièce du mausolée, un Imam chante lorsque nous visitons. Les pièces sont revêtues de majoliques et mosaïques splendides d'un bleu profond.

Les pèlerins viennent nombreux sur ce lieu sain pour des prières. Son tombeau fut construit à l’emplacement de son atelier de fourreur et, en 1810, il fut inclus dans le mausolée dynastique des khans kungrad.

Si le premier mausolée était d'allure modeste, ce n'est qu'au XIXe siècle qu'il acquiert sa physionomie actuelle. Un haut portail conduit à une cour intérieure sur laquelle donnent la khanaka surmontée d’un tambour et d’une coupole bleue turquoise, une mosquée d’été et des bâtiments annexes qui abritent les tombeaux de la mère et du fils d’Isfandiar Khan.

Dans la cour se trouve aussi un puits où viennent boire les jeunes mariés désirant un enfant. Les majoliques qui décorent l’intérieur de la khanaka sont d’une beauté époustouflante. Les parois et la coupole sont entièrement revêtues d’arabesques végétales bleues et blanches dans lesquelles sont insérées des poésies de Pakhlavan Makhmoud. Ces majoliques furent réalisées par le fameux artisan Abdoullah Djinn. La tombe de Pakhlavan Makhmoud se trouve dans une pièce attenante, située à gauche de la grande salle. Les pèlerins viennent se recueillir devant la grille ajourée qui protège son tombeau. Les tombes des khans Abdoul Gazi (1663), Anoucha (1681) et Muhammad Rakhim sont placées dans la khanaka.

Le minaret de la médersa Islam Khodja.

Il ne fait pas encore trop chaud et nous en profitons pour gravir de très nombreuses marches pour arriver tout en haut du minaret de la médersa Islam Khodja.

Vue imprenable sur l'Itchan Kala, la vieille ville de Khiva et ses faubourgs. Des ouzbèks nous ont accompagnés et posent pour une petite photo.

Les ouzbèks que nous rencontrerons seront toujours accueillants et bienveillants avec nous. Ce sont des gens joyeux, toujours prêts à chanter, danser et se réunir en famille.

Nous sommes accompagnés par Hayden, notre guide local francophone n'ayant aucun accent ce qui nous surprendra tout au long de ce voyage en Ouzbékistan.

Nous continuons nos visite de Khiva.

La Mosquée Djouma aux 212 colonnes.

La mosquée Djouma, littéralement mosquée du Vendredi, était autrefois la grande mosquée de la ville. C'est ici qu'étaient notamment lues les proclamations du khan de Khiva lors des grandes prières hebdomadaires.

Elle fut édifiée en 1788-1789, à l'initiative d'Abdurakhman, mikhtar du khan, sur une base plus ancienne, les travaux étant financés grâce à des revenus perçus à Koshkupyr et Bekabad.

La salle de prière est une vaste pièce hypostyle. Couvrant la charpente, le toit est percé de deux ouvertures rectangulaires laissant passer un peu de lumière et sous lesquelles étaient autrefois plantés des mûriers.

Le plafond charpenté est soutenu par 218 colonnes de bois réparties sur 13 rangées, chacune espacées de 3,15 m. Le plus souvent en orme, elles présentent des décors variés et reposent sur des socles de pierre avec parfois de la laine non traité en intercalaire, ce matériau passant pour éloigner les insectes xylophages mais sert aussi d’amortisseur lors des séismes. Certaines de ces colonnes sont des ré-emplois d'édifices antérieurs, les quatre plus anciennes, datées du Xe siècle, passent pour provenir d'un édifice disparu de la ville de Beruniy. Beaucoup furent remplacées lors des campagnes de restauration successives, notamment en 1979-1983 et 1996-1997.

Le mihrab, simplement recouvert d'un enduit blanc, ne présente que peu de décor.

La porte d'entrée, en bois, de l'accès principal est ornée de gravures, dont une inscription en coufique, et de ferrures décoratives.

Le Tach Khaouli.

Le Tach Khaouli, ou palais de pierre. Il fût construit de 1830 à 1841 pour le souverain Alla Kouli Khan, et comprend plus de 260 pièces autour de trois cours:

  • Celle du harem dans la partie nord,
  • Celle du Ichrat Khaouli (salle d'audience), construite en 1830-1832, située dans le quart sud-est,
  • Celle de la cour de justice (ou Arz Khaouli), dans le quart sud-ouest (1837-1838).
La Cour de Justice (Arz Khaouli).

La Cour de Justice, ou Arz Khaouli, était le lieu où le khan tranchait les litiges et rendait justice.

Les murs sont eux aussi décorés de revêtements de majoliques et mosaïques. Deux escaliers latéraux permettent l’accès à la plateforme surélevée de l’iwan au fond duquel se trouvent trois portes.

Une plateforme destinée à installer une yourte est disposée dans la cour, dans le prolongement de la colonne de l’iwan, en parfaite symétrie. Cette yourte était utilisée en hivers.

Le Harem.

Le harem, première partie à être construite, est disposé autour d'une cour rectangulaire avec cinq loges soutenues chacune d'un pilier de bois sculpté. Quatre loges étaient dévolues aux quatre épouses légitimes du khan et la cinquième, la plus grande, au khan.

Les appartements sont tous conçus selon la même architecture : une haute loge (ou loggia) ouverte en direction du nord-ouest, pour l'été et une pièce attenante pour les mois d'hiver.

L'ensemble est décoré de majoliques bleues et blanches, œuvre d'Abdoullah Djinn. Les plafonds en bois sont décorés de motifs jaunes et rouges.

Hayden me fait voir que chaque carreau de majoliques est numéroté car l'ensemble a été dessiné, puis cuit avant d'être collé sur le mur.

L'Ichrat Khaouli, la Salle d'Audience et le Musée.

Nous terminons nos visites par la Salle d'Audience (Ichrat Khaouli) richement décorée. Cette partie est disposée autour d'une cour carrée avec une loge du côté sud soutenue par un pilier de bois sculpté où se tenait le khan pour recevoir ses invités en audience, ainsi que les ambassades.

Ceux-ci étaient installés dans la partie Est où ils pouvaient déployer leur tente, ou yourte, sur deux plateformes circulaires. L'ensemble est décoré de majoliques bleues.

 

Puis nous visitons le Musée où des scènes sont reconstituées et sur les murs, une galerie de portraits de la famille royale de l'époque.

Le palais Nurullabay.

Les pages de l'histoire regorgent de récits sur la vie luxueuse des khans et des émirs. Chaque gouverneur essayait de s'entourer de belles pièces, de palais, de magnifiques jardins et d'imposantes salles royales. Pour atteindre ce but, ils invitaient les artistes les plus reconnus, les joailliers de l’architecture.

Le palais de Nurullabay qui ne concède pas aux autres palais dans la beauté, le charme et la splendeur, représente le passé de Khiva de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Muhammad Rakhim II (1845-1910) demanda Nurullabay, un riche marchand de Khiva, de lui vendre son jardin. Nurullabay donna son accord à la condition que le jardin garderait son nom. Le khan accepta la condition. Voilà pourquoi, le palais porte aujourd’hui le nom de Nurullabay. Situé à la partie nord-ouest de l’Ichan-Kala, le palais fut destiné au fils le plus aimé de Muhammad Rakhim II, Asfandiyar-khan (1871-1918).

Il est entouré d’une haute muraille et composé de 4 cours. Les visiteurs pouvaient accéder au palais par les portes principales derrières lesquelles se trouvaient les locaux pour la garde et la chancellerie.


N
ous terminons nos visites en compagnie d'Hayden et repassons à l'hôtel pour essayer de monter dans le minaret court. Mais la réceptionniste nous dira que les escaliers sont dangereux et interdits, mais elle nous permettra de monter sur la passerelle le reliant au bâtiment. Petite victoire de persévérance pour Ludo !

Nous quittons notre guide Hayden que nous remercions chaleureusement pour toutes les explications et renseignement prodigués durant ces visites. Un français parfait sans accent, Hayden est très professionnelle.

Nous repartons voir diverses parties de la ville jusqu'au soir. Nous passons par la Médersa Khan Moukhammad Amin et continuons à prendre des photos le soir venus avec les illuminations de la ville.

Belle expérience à Khiva qui sera ma ville favorite car ce n'est pas une ville musée, des habitants sortent le soir et les enfants jouent dans les ruelles. Cette ville rassemble de superbes monuments et bâtiments historiques bien restaurés?

Une ville des contes des milles et une nuits !

Si vous cherchez un excellent guide pour découvrir ce petit joyau qu'est Khiva, je vous recommande Hayden que vous pouvez joindre sur son WhatsApp +998 93 524 95 23

La Mosquée du Vendredi aux 212 colonnes. Ici avec notre guide Hayden.

Le lendemain, nous quittons à regret ce superbe hôtel. Wali, notre chauffeur pour le reste de ce voyage, nous conduit à Boukhara pour de nouvelles découvertes.

La route de la Soie.