Danemark – Les Îles Féroé en hiver (1ère partie).

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Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé en hiver (1ère partie).

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Situation géographique.

Les îles Féroé (en féroïen : Føroyar) sont un archipel autonome au sein du Royaume du Danemark . Cet archipel est composé de 18 îles d’ origine volcanique.

C'est un archipel européen subarctique au Nord de la mer du Nord, aux confins de la mer de Norvège. Les pointes septentrionales des îles de Streymoy et Eysturoy sont à peu près équidistantes de l'Écosse et de l'Islande.

L'archipel a une superficie de 1 400 km2 et compte, en 2024, 54 684 habitants. La capitale, et la plus grande ville, est Tórshavn avec 23 242 habitants. Le seconde ville importante est Klaksvik plus au nord sur Borðoy.

Les Féroïens parlent le féroïen , une langue norroise occidentale , proche de l'islandais et qui, comme ce dernier, dérive du vieux norrois .

Les Îles Féroé sont une province autonome du royaume de Danemark depuis 1948. Elles possèdent un gouvernement qui leur est propre et qui a compétence dans toutes les affaires, à l'exception de la défense. Un ministre des Affaires étrangères a été nommé en 2008.

Voyage jusqu’aux Îles Féroé.

Voyage de Marseille Copenhague Tórshavn

Nous partons en avion de Marseille jusqu'à Copenhague via Bruxelles. Pas de retard au départ de Marseille, tout baigne.

Une nuit à Copenhague où nous retrouvons l'hôtel de notre précédent séjour, bien placé en centre ville.

Nous arrivons assez tard et en profitons pour une balade le long du canal Nyhavn.
Nous passons devant la bibliothèque mais sans qu'il y ait d'illumination particulière. Un tour sur le quai face à l'opéra. C'est la fête des lumières à Copenhague et de nombreuses sculptures lumineuses décorent les places, les quais.

Le lendemain, nous rejoignons en bus Aalborg, puis Hirtshals par un train régional avec un changement.

Installation dans un B&B à Hirtshals, balade dans la ville où nous trouvons un bar pour une bonne bière puis un resto.

Hirtshals.

Hirtshals Le Norröna

Le lendemain, nous nous levons un peu tôt pour une balade le long de la côte et des plages d'Hirtshals.

Immenses étendues de sable désertes, saupoudrées de neige et de glace. Seuls les oiseaux de mer semblent trouver le lieu accueillant. Il fait vraiment très froid avec un vent violent ... Nous nous sommes habillés en conséquence.

Nous montons jusqu’au phare et voyons notre ferry, le Norröna, faire un tour au large avant de revenir au port.

Puis nous repassons à notre location prendre nos sacs pour nous rendre à l'embarcadère du Ferry.

Nous découvrons un peu tard qu’il y a une navette au départ de la gare pour le ferry Smyril Line. Nous aurons marché près d’une heure pour rejoindre le navire.

Départ du Norröna.

Quatorze heures, nous embarquons sur le Norröna de la compagnie Smyril Line, allons déposer nos bagages dans notre cabine sur le pont N°6, puis partons explorer le navire.

le Norröna fait 166 m de long, 50 m de haut et 30 m de large. Il dispose de 318 cabines passagers et de 72 cabines d'équipage, pouvant accueillir environ 1 482 passagers et 118 membres d'équipage. Il peu accueillir 800 voitures ou 130 semi-remorques.

Nous ne sommes pas très nombreux, moins d’une centaine de passagers.

À quinze heures, le Norröna prend la mer.

À bord du Norröna.

Peu agitée au départ, le navire sera très vite ballotté en fin de journée. Un vent violent arase les vagues et secoue le Norröna. Ce que nous avions déposé sur la tablette de chevet finira au sol.

Nuit donc très agitée où nous nous réveillerons très fréquemment à cause des mouvements brusques du navire mais aussi du bruit des cabines qui nous entourent.

Vu le nombre restreint de passagers, il n’y a que la cafétéria, au pont 5, en service ainsi qu’un bar, la Lanterna Magica, sur le pont supérieur 10.

C'est là que je passe mon temps à bouquiner et observer l'océan. J'apprécie particulièrement ces moments de sérénité et contemplatifs.

Une tempête est prévue cette nuit et le commandant nous annonce que nous irons nous réfugier au large des îles Shetland. Nous repartirons au matin pour arriver aux Féroé en début d’après-midi.

Effectivement, vers 22 heures le vent est encore plus violent et secoue le ferry, c'est une véritable tempête.

Mais c’est en pleine nuit que nous sommes réveillés par un roulis et tangage très important, de nouveau des objets atterrissent par terre dans notre cabine. Je me cramponne à ma couchette le reste de la nuit.

Au matin ça bouge toujours autant, la nuit aura été courte, le Norröna a repris sa route vers les îles Féroé.

Il souffle un vent toujours aussi violent et froid mais il y a quelques coins de ciel bleu entre les cellules orageuses. Les giboulées de neige se succèdent.

Le navire poursuit sa route sur un océan avec une grosse houle.

Tórshavn.

Îles Féroé le port de Tórshavn

Les Féroé sont en vue, je reconnais le plateau avec les éoliennes, la pointe et le phare. Nous nous rapprochons et finissons par rentrer dans le port de Tórshavn avec vue sur la ville et le parlement.

Un moment pour que le ferry soit amarré, puis quittons le Norröna par le garage et partons directement rejoindre notre appartement sur les hauteurs au centre ville.

Le temps est à la neige et j’en profite pour me reposer et faire une petite sieste. Ludo ira se balader sur le port et dans le vieux Tórshavn.

Le soir, nous partons sur le port pour boire une bonne bière au Poul Hausen Heilsøla puis à l’Irish Pub pour dîner, je retrouve le Fish n Chips.

Après le repas, nous faisons un tour sur le port, visitons le quartier du parlement et la vieille ville avec toutes ces anciennes maisons. Puis retour à l'appart pour une bonne nuit de repos même si ça tangue encore ...

Île de Vágar.

Sørvágsvatn.

Aujourd’hui, Ludo part tôt récupérer la voiture de location. Puis nous partons faire quelques courses en passant par le magasin d’état pour les alcools puis le Bonus.

Nous partons directement voir le Leitisvatn, le lac suspendu à Sørvágsvatn et sa cascade, Bøsdalafossur.

Il fait très beau, du soleil et quelques nuages, un léger vent. Les conditions sont exceptionnelles pour faire cette jolie randonnée. Personne au guichet pour les tickets d’entrée, nous empruntons le sentier et admirons le paysage. Lorsque nous y repassons en fin de séjour, le portillon est fermé avec un cadenas pour en interdire l'entrée. Pas toujours cool les féroïens !

Il y a eu quelques chutes de neige et les couleurs sont somptueuses. Nous randonnons pendant trois heures et demie en parcourant un peu moins de huit kilomètres sur un petit nuage tellement nous sommes ravis d’avoir un si beau temps dès notre arrivée. Pourvu que ça dure encore un peu !

Bøur et Gásadalur.

Nous reprenons la route et continuons vers Bøur, les petites maisons et le village.

Nous continuons ensuite sur le village de Gásadalur et sa cascade Múlafossur, l’île de Mykines en face, proche des côtes.

Puis nous rentrons à Tórshavn la nuit tombée. Première journée vraiment très réussie !

Île de Streymoy.

Saksun.

Ce matin, le ciel est superbe, quelques nuages mais surtout du soleil. Nous partons donc visiter Saksun où nous ferons une petite randonnée sur les hauteurs du hameau pour une vue panoramique sur le village et le fjord.

Encore des paysages superbes, le basalte sombre recouvert de neige et d’herbe roussie avec au pied la mer et au-dessus le ciel bleu, c’est magnifique.

Nous descendrons aussi au niveau de la mer par le chemin qui rejoint l’ancien port. La marée est haute et le chemin sera interrompu.

Nous repartons et trouvons un emplacement ensoleillé pour notre petit pique-nique en restant au chaud dans la voiture.

Tjørnuvik.

Nous restons sur l’île de Streymoy et allons voir le petit village de Tjørnuvik. Là encore la lumière est sublime quand nous descendons vers le village.

Nous passons devant la cascade Fossá où coule un filet d'eau. Nous sommes en face du village d'Eiði sur l'île d'Eysturoy et juste un peu plus loin, nous voyons les rochers Risin og Kellingin à l'extrémité de l'île.

Je ferais la route à pied jusqu'à Tjørnuvik pour profiter à chaque instant de la vue sur le petit village, sa baie et sur la falaise et les rochers Risin og Kellingin qui émergent de l’eau à l’opposé.

Nous irons jusqu'au petit port battu par les vagues.

Norðrdalur.

Nous rentrons à Tórshavn par la route des éoliennes, c'est à dire le plateau au-dessus de la capitale.

Nous en profitons pour descendre jusqu'au hameau de Norðrdalur pour voir le coucher de soleil entouré des moutons et des oies qui nous observent. Cet été, nous n'avions jamais de coucher de soleil car le ciel était beaucoup plus nuageux.

Encore une superbe journée ensoleillée, tous les jours nous nous disons que nous avons beaucoup de chance et pourvu que ça dure encore un peu !

Île de Suðuroy.

Aujourd’hui, nous sommes plein d’audace, nous allons faire un tour d'hélicoptère. Ludo a réservé les billets pour le vol d'aller et le retour en ferry.

Nous nous levons, le ciel est dégagé, joli lever de soleil. De notre fenêtre nous voyons le Norröna qui se déplace vers un autre bassin.

Nous partons à pied pour l'héliport en traversant Tórshavn. Un arrêt au café librairie pour un café latté, puis nous traversons le quartier historique, le parlement, le port commercial et arrivons sur la rocade extérieure.

Nous rejoignons l'héliport par la rocade extérieure. D'un coté c'est la campagne avec des champs, des moutons puis l'océan. De l'autre, c'est la ville avec les immeubles d'habitation.

L'héliport repéré, nous sommes bien enregistrés, nous pique-niquons dans un camping désert, en bord de mer. Il fait un temps splendide, quelle chance !

Nous partons prendre l’hélicoptère à l'héliport de Tórshavn. C'est un vol de la compagnie nationale féroïenne aux tarifs subventionnés, donc très abordables. Mais il est interdit de faire un aller-retour et nous rentrerons donc en ferry. Ces vols sont tout de même réservés aux locaux.

Nous sommes une dizaine à embarquer, dont plusieurs touristes comme nous. Le vol ne dure certes qu’un bon quart d’heure, mais nous sommes sur un petit nuage de voir du ciel ces paysages.

Dès le décollage, je suis submergé par l’émotion, nous survolons Tórshavn, je reconnais l’immeuble de notre location. Puis nous voyons les îles de Koltur et Hestur sur le flanc sud-ouest de Streymoy.

Puis l’hélicoptère prend la direction du sud, survole l'île de Sandoy avec le village de Sandur, puis nous voyons le petit lac Stóravatn en bord de côte que nous visiterons le lendemain.

Puis survol du village Skúvoy sur l'île éponyme avant de se poser sur l'île de Stóra Dimun. Deux passagers nous quittent. L'île compte une famille seulement.

Nous repartons et nous posons quelques minutes plus tard sur l'île de Suðuroy au niveau de l'héliport de Froðba.

De l'héliport, nous marchons une bonne heure et demie jusqu’à l’embarcadère du ferry situé de l’autre côté du fjord.

Le ferry nous ramène à Tórshavn en deux heures. Nous passons au large de Litla Dimun, Stóra Dimun lors du coucher de soleil. Puis Sandoy mais il commence à faire nuit et il fait très froid sur le pont.

À notre arrivée, nous allons boire une bière sur le port avant d’aller à l’Irish Pub pour dîner.

Superbe journée et coup de maître pour Ludo qui a organisé cette excursion en hélico et retour en ferry.

Les Îles Féréo en hiver, 2cde partie.

Danemark – Les Îles Féroé 1ère Partie.

Les Îles Féroé.
Drapeau des Îles Féroé.

Les Îles Féroé.

faroe islands flag l anim

Situation géographique.

Les îles Féroé constituent un archipel de 18 îles principales au large de l'Europe du Nord, situées dans l'océan Atlantique nord. L'archipel se situe approximativement au centre d’un triangle entre l’Islande, l’Écosse et la Norvège.

L'archipel est l'un des trois pays constitutifs du royaume de Danemark, avec le Danemark lui-même et le Groenland.

L'archipel a une superficie de 1 400 km2 et compte, en 2024, 54 719 habitants, appelés Féroïens.

La gouvernance est une monarchie constitutionnelle parlementaire (avec Frédéric X, l'actuel roi de Danemark, pour chef d'État). Les langues officielles sont le féroïen et le danois, les devises la couronne féroïenne et la couronne danoise. La capitale, et plus grande ville, est Tórshavn.

Les Îles Féroé sont une province autonome du royaume de Danemark depuis 1948. Elles possèdent un gouvernement qui leur est propre et qui a compétence dans toutes les affaires, à l'exception de la défense. Un ministre des Affaires étrangères est nommé en 2008.

Arrivée aux Féroé.

Nous prenons un vol de Marseille pour Amsterdam, puis un second pour Copenhague et enfin le dernier pour l’aéroport international de Vágar des Îles Féroé sur l'île éponyme . Nous avons eu beaucoup de temps d’escale, partis aux aurores de Marseille, nous arrivons en début de soirée à Tórshavn, la capitale, sur l'île de Stremoy.

Nous louons, à l'aéroport, un véhicule et partons pour Tórshavn, la capitale de l’archipel où se trouve notre location. Un joli petit appartement en rez-de-chaussée bien équipé et peu onéreux. Ludo avait réservé bien à l'avance. La propriétaire nous a indiqué que la clé se trouve sur la table 😉

Nous arrivons en début de soirée, installation à l'appartement, puis nous partons à pied vers le centre ville pour trouver un restaurant, il n'y a pas trop de choix. Repas excellent, mais pas vraiment bon marché. Nous retrouvons, comme dans tous les pays scandinaves, un niveau de vie élevé et les prix en conséquence.

Ludo décide d’aller voir s’il trouve un pub pour tester l’ambiance locale.

Îles Stremoy, 1ère partie.

Tórshavn.

Îles Féroé Tórshavn Tinganes, gouvernement des Îles Féroé.

Ce matin après quelques courses chez Bonus (chaîne de supermarché que nous connaissions déjà en Islande), nous retournons dans le centre de Tórshavn et visitons Tinganes, le parlement des Féroé.

C’est le centre historique de la ville de Tórshavn, avec de vieilles maisons au toit recouvert de pelouse. Bien conservées et restaurées, ces maisons semblent composer une carte postale. Elles sont très anciennes mais toujours habitées.

Puis nous rentrons pour déjeuner à notre appartement. J'ai pu trouvé un tube de «Kaviar» la crémé d'œuf de saumon que j'affectionne tout particulièrement.

Visite nocturne de la capitale, Tórshavn la nuit. Tinganes, le siège du gouvernement des Féroé, est certes désert la nuit, mais il est bien mis en valeur par les éclairages.

Et le petit quartier historique aussi. Nous nous apercevons que ce n'est pas un quartier musée, désert, inhabité.

Toutes les petites maisons en bois, bien typiques, sont éclairées et c'est le signe de leur occupation. Du linge sèche, les jouets des enfants traînent, c'est en fait très vivant.

Les soirs de brouillard, tout ce quartier devient mystérieux et l'énorme ferry, qui vient de Copenhague, semble immense devant ces frêles habitations.

Par contre, la nuit, la ville est déserte, personne dans les rues, tout le monde calfeutré à l'intérieur. Les féroïens sont très casaniers. Peu de monde dans les restaurants, les clients viennent prendre les plats à emporter.

Randonnée Tórshavn Kirkjubøur.

Îles Féroé Kirkjubøur, La Cathédrale inachevée.

Le temps n’est vraiment pas exceptionnel ce matin, c'est le moins que l'on puisse dire ! Beaucoup de brume, brouillard, mais il ne pleut pas. C'est déjà ça. Nous avons prévu de bien nous couvrir, nous sommes fin août et les température oscillent autour de 14°c.

Nous n'avons pas marché un kilomètre que nous avons déjà quitté la zone urbaine pour nous retrouver en pleine campagne, au milieu d'une ferme puis des landes avec leur moutons et oies cendrées.

Nous partons donc des hauteurs de Tórshavn et longeons la crête puis descendons lentement vers la côte et le petit village de Kirkjubøur où se trouve une cathédrale inachevée. Encore des maisons recouvertes de pelouse et ces ruines de la cathédrale en bord de mer qui semblent irréelles à cet endroit.

En bord de mer, le vent est moins violent et il n’y a pas de brouillard. Nous explorons les lieux avant de reprendre le chemin de retour en reprenant le même sentier. Nous avons marché presque 15 km pour cette première randonnée.

Retour à l’appartement pour une bonne bière puis nous allons dîner au pub où nous dégusterons un Fish n Chips. Nous avons acheté nos canettes de bières au magasin d'état, seul point de vente des boissons alcoolisées comme dans tous les pays scandinaves.

Petit tour sur le port avant de rentrer.

Norðradalur et Vestmanna.

Îles Féroé Norðradalur.

Pour notre seconde journée aux Féroé, nous partons sur les hauteurs de l’île de Streymoy. Mais rapidement nous nous retrouvons en plein brouillard et ne voyons vraiment pas grand chose, pourtant le guide nous indique que la route est superbe... dommage !

Nous décidons de descendre vers la côte où le brouillard est moins dense et même inexistant. Sur la route nous croisons de nombreux groupes d'oies cendrées. Elles ne sont pas farouches et nous regardent passer.

Nous arrivons à Norðradalur où se trouvent quelques fermes. Nous entamons une petite balade qui se révèle difficile par l’absence de marquage du chemin. Nous partons un peu plus loin et là encore butons sur des sentiers inexistants. Nous regardons dans l'application AllTrails les sentiers possibles, pas toujours bien répertoriés.

Nous allons à Vestmanna, voir un petit barrage puis redescendons explorer la petite ville et ses alentours. Nous allons en bord de mer à Leynar. Plage de sable volcanique gris.

Îles Féroé Vestmanna.

Les fjords et bras de mer entre les îles Féroé sont le lieu de l'élevage des saumons, de nombreux parcs les occupent. C'est une intense activité aux Féroé, gérée par l'entreprise Bakkafrost dont ont retrouve de nombreux complexes sur toutes les principales îles.

Après un bel orage, le ciel s’est un petit peu dégagé. Nous longeons la côte et le ciel par moment se découvre, le soleil essaye de percer. Bon, il ne percera pas pour le reste de la journée mais nous n’aurons pas de pluie ni de brouillard à couper au couteau. Finalement, nous aurons eu de la chance durant ce séjour car pas de grosses pluies lors de nos balades.

Nous rentrons à notre appartement de Tórshavn où nous dînerons.

Bøur et Gásadalur.

Temps splendide aujourd'hui, ouiii ! 😉 Pour cette troisième journée, nous passons de l’île de Streymoy, où se trouve la capitale et notre logement, à celle de Vágar, l’île de notre arrivée avec l’aéroport international.

Nous allons tout d'abord à Bøur où l'îlot de Tindhólmur, dont la crête s’élance dans les airs, trône au milieu de l'entrée du fjord. Il fait un temps splendide, le soleil brille, pas un nuage. C’est vraiment le moment d’en profiter !

Puis direction Gásadalur, face à l’île de Mykines. Sous le soleil c’est magnifique.

Gásadalur est un petit village «du bout du Monde» desservi par un étroit tunnel construit en 2004. On ira voir la cascade Mulafossur, puis je chemine le long de la falaise avec des vues splendides sur l'île de Mikines dont le sommet est exempt de nuage. On voit aussi les îlot de Tindhólmur et Gáshólmur.

Au retour, balade dans le village et je retrouve Ludo au resto pour un café au lait bien chaud.

Lac Sørvágsvatn et Cascade Bøsdalafossur.

Nous partons ensuite pour le lac Sørvágsvatn, le lac suspendu, et la cascade de Bøsdalafossur.

Nous en profitons pour déjeuner en terrasse, profitant du soleil généreux, avant de partir sur le sentier qui longe le lac et rejoint la côte.

L’entrée est payante mais les paysages et la balade sont magnifiques, surtout avec ce beau temps, cela vaut le prix d'entrée. Au début du sentier, quelques bœufs musqués nous accueillent.

Belle randonnée où nous longeons le bord du lac puis montons sur les falaises de Trælanípa pour de beaux points de vue sur le lac suspendu et la cascade. C'est le plus grand lac des Féroé, il surplombe l'océan de 30 m, bien qu'il semble être beaucoup plus haut.

Retour à la voiture, 8 km, petite randonnée bien agréable.

Listasavn Føroya.

Edwart Fuglø Colony

Ce matin, nous nous levons et c'est à peine si nous apercevons, devant notre fenêtre, les arbres du jardin perdus dans le brouillard.

Mauvais temps général, nous restons à Tórshavn et allons visiter Listasavn Føroya, le Musée d’art National.

Nous passons par le vieux cimetière puis par le parc de la ville, semblable à une petite forêt perdue en zone urbaine, et débouchons sur le bâtiment très moderne abritant le musée.

Nous irons voir une exposition temporaire qui ne retiendra pas vraiment notre attention. Puis, nous parcourons les salle d'exposition.

Tróndur Patursson Description of Nature

Listasavn Føroya est un très beau musée, tableaux et sculptures des artistes féroïens sont présentés dans de nombreuses salles.

Nous passons un grand moment à visiter l'ensemble. Une des salles, consacrée à l'artiste Edwart Fuglø, expose sa lutte contre le massacre des cétacées et la consommation de leur viande. L'œuvre est très forte et ne laisse pas indifférent. Le grindadráp, massacre de dauphins, fait polémique depuis de nombreuses années.

Puis balade dans la ville à la découverte des vieilles habitations bien conservées ou restaurées.

Edwart Fuglø Whale-War

UNE BALEINE FAITE DE 32 000 SOLDATS Edward Fuglø, « Whale-War », 2019, technique mixte.

L'art peut-il susciter un dialogue constructif sur la chasse aux baleines aux Îles Féroé ?

L'assemblage de 32 000 soldats miniatures en un globicéphale grandeur nature vise à susciter un dialogue constructif et à combler le fossé qui divise l'opinion publique au sujet de la chasse au globicéphale dans les îles Féroé, connue localement sous le nom de grindadráp.

Au cours des dernières décennies, cette pratique a suscité un débat controversé et attiré de nombreuses critiques, notamment de la part des défenseurs des droits des animaux. Si vous vous penchez et écoutez attentivement, vous pouvez entendre certains des nombreux points de vue sur le grindadráp :

L'œuvre d'art a été acquise avec le soutien de la Fondation New Carlsberg.

  • Paul Watson, fondateur de l'organisation de protection des animaux marins Sea Shepherd, représente le point de vue des militants et exprime des déclarations de condamnation.
  • L'actrice, mannequin et militante américaine Pamela Anderson exprime son opposition farouche à la chasse aux globicéphales.
  • Une militante française pour le bien-être animal a changé d'avis après avoir rendu visite et rencontré les Féroïens, et déclare : « Ce sont des gens fantastiques, et les étrangers ne devraient pas se mêler de leur culture ».
  • Un garçon féroïen de quatorze ans explique comment son père, qui l'avait lui-même appris de son père, lui a enseigné à tuer les globicéphales, soulignant ainsi l'importance de la tradition.
  • Un médecin féroïen déconseille aux femmes en âge de procréer de consommer de la viande de globicéphale, car elle contient des niveaux dangereux de mercure.
  • Une ballade folklorique traditionnelle sur la chasse au globicéphale, intitulée « Grindavisan », est interprétée pendant une danse en chaîne endiablée.
  • Un Féroïen se plaint du comportement violent de certains militants pour la cause animale qui se rendent aux îles Féroé, les qualifiant de terroristes.
  • On entend les bruits de la chasse au globicéphale. Mais l'œuvre d'art donne également la parole au globicéphale : écoutez son chant caractéristique.

Un globicéphale entièrement fabriqué en plastique pourrait symboliser la réalité contemporaine des océans pollués et remplis de plastique. Ainsi, la National Gallery tente de sensibiliser le public à l'état des océans de notre planète, conformément aux objectifs de développement durable des Nations unies, en exposant des œuvres d'art qui incitent à réfléchir à l'environnement, au bien-être animal et à la durabilité mondiale. En fin de compte, l'intention de la National Gallery est que « Whale-War » informe les visiteurs sur le grindadráp, dans l'espoir de susciter un dialogue plus constructif et une critique nuancée.

Kirkjubøur.

Îles Féroé Kirkjubøur La cathédrale Saint-Magnus et Roykstovan.

L’après-midi, nous retournons à Kirkjubøur cette fois-ci par la route.

La cathédrale Saint-Magnus, inachevée, date du XIIIe siècle est toujours aussi impressionnante perdue au milieu de nul part.

Juste à côté, une imposante maison en bois noir, Roykstovan, qui servit de résidence à l’évêque et aujourd'hui privée. Une salle à manger longue de 50 m et âgée de 900 ans, témoignage unique de la vie des Vikings.

Prêt de la côte, une antique maison de pierre au toit recouvert d'herbe.

Nous allons ensuite explorer la côte, rencontre avec des oies cendrées pas du tout farouches qui traversent la route en nous observant et poussant de petit cris d'avertissement ou bien d'inquiétude ?

Saksun.

Îles Féroé Saksun

Toujours sur l’île de Streymoy, nous partons sur la côte nord-ouest visiter le petit village de Saksun. Toujours beaucoup de brouillard, une légère bruine mais nous partons tout de même faire une petite randonnée.

Le sentier descend dans un cirque naturel qui abritait un petit port, le village étant sur les hauteurs. Mais un banc de sable s’est formé à l’entrée de la passe donnant sur l’océan et le port a été abandonné. Le chemin n'est accessible qu'à marée basse.

Normalement, l’accès est payant, mais pas de guichet au départ de ce sentier, nous irons jusqu’au bout de la passe, du moins jusqu’où la mer le permet. Je fais rapidement demi-tour, la marée monte.

Nous empruntons une partie du sentier qui monte vers les hauteurs au-dessus du village pour avoir une jolie vue sur ce cirque maritime et le village. L'accès n'est pas payant. Ce sentier continu vers l'autre versant, mais nous n'irons pas plus loin.

Noðradalur et Skælingur.

Îles Féroé Norðradalur

Pour notre dernière journée sur l’île de Streymoy, nous retournons à Norðradalur pour une balade jusqu’à la cascade Fossa, puis à Skælingur pour une randonnée un peu plus longue en suivant la côte.

Certes, le temps n'est pas vraiment de la partie, mais il ne pleut pas, c'est déjà ça. Et vers la côte, c'est plutôt dégagé malgré un vent parfois violent.

Le dégradé dans les nuages et les différentes îles qui se succèdent au loin est magnifique. Impression d'estampes chinoises.

Un pique-nique abrité du vent face à l’océan, en compagnie de quelques brebis curieuses, puis nous prenons le chemin du retour.

Îles Féroé Skælingur

Ces deux randonnées en bord de mer nous ont permis de profiter d’éclaircies, le brouillard étant plutôt en altitude, sur les crêtes et sommets. Nous n’aurons pas eu de pluie mais beaucoup de vent violent, on peut voir les rafales à la surface de la mer qui écrête les vagues.

Les paysages sont magnifiques et nous sommes seuls à en profiter, à part des moutons et des oies, nous ne croiserons aucun touriste. Les Féroé nous appartiennent !

Ce sera une constante tout le long de notre voyage aux îles Féroé, peu de touriste sauf les lieux très connus ou lorsque le transport se fait par ferry puis bus.

Le fait de ne pas pouvoir trouver un taxi pour nous éviter de faire l'aller-retour lors des grandes randonnées, nous a limiter dans notre choix de balades, ce qui est dommage.

2cde partie du voyages aux Îles Féroé.