Espagne - Les Bardenas Reales.
Situation Géographique.
Le parc naturel et réserve de biosphère des Bardenas Reales se situe au sud-est de la Navarre, au cœur de la dépression de la vallée de l'Èbre, et couvre une superficie de 41 845 hectares.
Ses dimensions maximales sont de 45 km du Nord au Sud et de 24 km d'Est en Ouest. Le parc est bordé par trois communes navarraises (Carcastillo, Santacara, Mélida et Caparroso au nord ; Villafranca, Cadreita, Valtierra et Arguedas à l'ouest ; et Tudela, Cabanillas, Fustiñana et Buñuel au sud) et la communauté autonome d' Aragon à l' est .
Son altitude varie de 280 à 659 mètres.
Le climat.
Le climat de cette région est de type continental méditerranéen , caractérisé par des précipitations rares, irrégulières et torrentielles, avec des pics d'été et d'automne.
Il en résulte une longue saison sèche, avec des étés chauds et des hivers froids. Ces contrastes, conjugués aux vents forts (notamment le cierzo ) et à une végétation claire, dépourvue d'arbre, sont les principaux faits qui composent le paysage.
La Géologie.
La phase de sédimentation :
Durant l'ère tertiaire la collision des plaques tectoniques européenne et ibérique engendre les Pyrénées, la Cordillère Ibérique et la Sierra de los Cataládines.
Il s'est formé ainsi un vaste bassin de sédimentation fermé. Les actuelles Bardenas Reales se situaient alors dans la partie centrale de ce bassin.
Les rivières perdant de la pente et donc de l'énergie, les matériaux les plus lourds (galets et gravier) se déposaient, et seuls les matériaux les plus légers (limon, argile sable) atteignaient la zone centrale occupée par des lacs. Cela s'est poursuivie pendant des milliers d'années, entraînant l'accumulation de sédiments sur près de 4000 m d'épaisseur.
La phase d'érosion :
Il y a dix millions d'années, le bassin s'est ouvert le long de la côte catalane, permettant aux eaux accumulées de se déverser dans la mer Méditerranée et de former le fleuve Èbre.
Une fois le bassin asséché, l'érosion des matériaux accumulés a commencé. Les dépôts sédimentaires se sont progressivement transformés en roches sédimentaires.
Ces roches ne s'érodent pas de manière uniforme : les roches plus tendres (argiles et marnes) s'érodent plus rapidement que les roches plus dures (grès, calcaires, etc.).
Les collines se sont formées grâce aux couches de roche (grès, calcaire ou conglomérat) plus résistante à l'érosion qui recouvrent et protègent les strates plus tendres (notamment les argiles et les marnes).
Castildetierra en est un exemple parmi les plus spectaculaires et les plus connus.
Le Castildetierra:
Colline unique et emblématique, c'est le symbole des Bardenas Reales.
Castildetierra est le fruit d'un processus d'érosion naturelle s'étalant sur des millions d'années. Tout en haut de cette formation, persiste une toute petite plateforme rocheuse originale ayant protégé la strates d'argile et de marne friables de l'érosion.
Cette érosion se poursuit encore aujourd'hui et nous devons empêcher toute activité humaine de l'accélérer. Ses pentes argileuses sont extrêmement fragiles et interdites d'accès.
Visites :
Premier jour de visite.
Le premier jour, nous parcourons les Bardenas en voiture pour reconnaître les lieux et mieux appréhender nos futures balades.
Arrivés au niveau du centre d'information, nous cherchons désespéramment pourquoi il est fermé avant de trouver une affiche indiquant que la fermeture est due à des travaux. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à chercher une entrée ouverte !
Nous commençons par voir le Castildetierra, symbole des lieux, qui trône majestueusement dans ce paysage désertique.
Puis nous empruntons la piste qui fait le tour de la zone militaire. Nous en sommes informés par les panneaux spécifiant la nature de cette zone et l'interdiction d'y pénétrer.
L'autre coté de la route est occupé par des terres agricoles et principalement par des champs de céréales prêts à être moissonnés.
Nous faisons de nombreux arrêts pour marcher sur la piste et trouver un beau point de vue sur le paysage. D'autres panneaux spécifient qu'il ne faut pas escalader les petites collines, ni y fait du VTT pour ne pas accentuer l'érosion.
Enfin, nous verrons aussi les panneaux relatif aux nidations des oiseaux et interdisant l'accès aux zones.
Dans ces zones arides, sèches, nous sommes étonnés de voir des mares d'eau dans lesquelles nous voyons ou entendons des grenouilles. Certainement qu'il à plu avant notre arrivées.
Une des collines est une base militaire où nous voyons des miradors. Ils ont une très belle vue !
Nous ferons une toute petite balade, autorisée, jusqu'au sommet d'une colline d'où la vue sur la région est magnifique.
Le soleil est sans pitié et nous avons bien chaud une fois que nous redescendons. Contents de retrouvé notre nouvelle voiture et sa climatisation sans faille.
C'est pour essayer cette R5 que nous sommes partis faire ce grand périple espagnol.
Second jour de visite.
Le matin du second jour, nous partons assez tôt pour nous balader avec des températures acceptables. Mais nous n'avions pas vraiment prévu l'interdiction, de mai à septembre, d'emprunter tous les entiers pour protéger la nidification de diverses espèces d'oiseaux.
Nous braverons l'interdiction en faisant une petite section d'une grande randonnée. Nous n'irons pas sur les sommets et resterons dans la plaine sur le sentier.
Une bonne partie de celui-ci ce trouve en bordure des zones agricoles, seule une petite portion s'engage dans les zones non exploitée.
Certainement que nous aurions bien moins dérangé les oiseaux que les deux avions de chasse militaires qui se sont entraînés juste au-dessus de nos têtes pendant près de trois quart d'heure. Peut-être que les oiseaux y sont habitués ?!
Nous apprécierons ces paysages désertiques noyés de soleil et de calme (entre deux passages d'avion!).
Je ne peux m'empêcher d'étudier la flore locale en fleur à cette période.
Mais je vois aussi de plus près la nature des terrains avec ces couches épaisses d'argiles et de marnes friables et les couches plus fines de grès ou de calcaire bien plus résistantes.
Ce sont ces couches qui protègent du ruissellement les couches au-dessous constituées d'argiles meubles et de marnes. J'observe aussi des évaporites avec des couches de gypse qui brillent au soleil.
Nous retournons au point de départ en empruntant une autre piste à travers champs. Il commence à faire très chaud et nous continuons à explorer la région en voiture. Arrêt dans un village où le bar local est très animé, puis nous rentrons à Tudela.
Il y a bien longtemps que nous avions envie de visiter les Bardenas Reales, amateur de paysages désertiques, nous ne pouvions pas aller voir ceux de contrées bien lointaines sans aller voir ceux juste à côté de chez nous.
C'était aussi l'occasion de voir ce que cette R5 a dans le ventre et nous familiariser avec les recharges hors de notre domicile.
Nous continuons nos visites ibériques, tout d'abord par Tudela aux portes des Bardenas.

















































