Portugal – Botanique – Forêt laurifère de Madère.

Madère, forêt laurifère.
Drapeau Madère.

Forêt Laurifère de Madère.

Drapeau Portugal.
Madère, forêt laurifère.

Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, la forêt laurifère de l'île de Madère couvrait une grande superficie de Madère. Cependant, lors de la découverte et colonisation de l'île au XVème siècle, de nombreux incendies volontaires pour défricher l'île l'ont réduit, et on retrouve cette forêt principalement au nord et à l'ouest de l'île.

La forêt de laurifère occupe de nos jours environ 20% de l'île, entre 300 m et 1300 m d'altitude, dans les montagnes. Cette forêt couvre entièrement une série de vallées en V très profondes conduisant du plateau d'altitude central et de la crête est-ouest du centre de l'île jusqu'à la côte nord.

Pour les mordus de botanique, la Flore de Madère est ICI.

La forêt laurifère de Madère est un vestige exceptionnel d'un type de forêt de lauriers autrefois très répandu, qui recouvrait une bonne partie du sud de l'Europe il y a 15 à 40 millions d'années. Primaire à environ 90 %, elle contient un ensemble unique de plantes et d'animaux, dont beaucoup d'espèces endémiques telles que le pigeon trocaz de Madère.

La forêt laurifère de Madère, dans le Parc naturel de Madère, est la plus grande forêt de lauriers primaire survivante, un type de végétation aujourd'hui confiné aux Açores, à Madère et aux îles Canaries, des îles de la Macaronésie.

Ces forêts, qui recèlent d'innombrables niches écologiques et des processus propres aux écosystèmes intacts, jouent un rôle prédominant dans le maintien de l'équilibre hydrologique de l'île de Madère. Elle est d'une importance cruciale pour la conservation de la biodiversité, avec la présence d'au moins 76 espèces de plantes vasculaires endémiques de Madère, ainsi que d'un grand nombre d'invertébrés endémiques et d'oiseaux.

Les oiseaux endémiques de l’île sont le roitelet à triple bandeau, Regulus ignicapillus maderensis, le pinson, Fringilla coelebs maderensis, le pigeon trocaz, Columba trocaz et le pétrel de Madère Pterodroma madeira.

La forêt est composée principalement d'arbres et d'arbustes à feuillage persistant, aux feuilles plates vert foncé. Elle regorge de niches écologiques, de réseaux trophiques complexes et d'exemples de coévolution des espèces.

Des arbres endémiques de la famille des lauracées, tels que le Barbusano Apollonias barbujana ssp. Barbujana, le laurier Laurus novocanariensis, le Til Ocotea foetens et le Vinhático Persea indica, sont dominants. Les autres plantes endémiques sont notamment l'echium (vipérine arbustive) Echium candicans, l'euphorbe mellifère Euphorbia mellifera, la digitale de Madère Isoplexis spectrum et Musschia wollastonii. Les fougères abondent dans les vallées ombragées et les bryophytes couvrent de larges étendues sur le sol, les rives, les rochers et les troncs d'arbres. Environ 13 espèces hépatiques et 20 espèces de mousse menacées à l'échelle européenne sont répertoriées, tandis que les nombreux lichens sont le signe de la qualité exceptionnelle de l'environnement et de l'absence de pollution.

Pittosporum undulatum
Persea indica
Lichens accrochés aux arbres.
Lichens accrochés aux arbres.
Fougères
Mousses

Cette forêt recèle aussi un témoignage important de son utilisation par l'homme. Les habitants ont construit des canaux, appelés levadas, qui sillonnent la forêt en suivant les courbes de niveau du paysage, s'accrochant aux falaises et aux pentes abruptes des vallées.

Généralement de 80-150 cm de large et construites en pierre ou, plus récemment, en béton, ils transportent l'eau de la forêt vers les centrales hydroélectriques et alimentent les villes du sud en eau potable et en eau d'irrigation.

Le long des levadas sont aménagés des sentiers généralement de 1-2 m de large qui permettent l'accès à une forêt autrement quasi impénétrable. Ces levadas serpentent souvent sous la voûte du couvert végétal, passent dans des tunnels, recueillent l'eau de cascades au passage.

Les parois sont couvertes de mousses et plantes hépatiques, de fougères et on peut observer dans certaines de petits poissons qui remontent le courant dans une eau limpide. Le cheminement le long de ces canaux est très agréable même si parfois on patauge un peu dans la boue car très visités par de nombreux touristes.

Flore des zones sèches.

Madère est alignée selon un axe Est-Ouest. La côte sud ainsi que que les zones de basses altitude sont arides, sèches et la flore s'est adaptée à ces conditions. Ainsi on retrouve des espèces endémique comme la Vipérine de Madère ou des espèces endémiques des îles de la Macaronésie.

Helichrysum obconicum
Euphorbia lamarckii

Espèces introduites.

Enfin, nombres d'espèces ont été introduites à Madère. Notamment le long des routes ont été plantés des Hortensias ainsi que des Agapanthes formant une bordure fleurie.

Dans les zones arides, on retrouve Agaves, Aloe, Dracénas ainsi que de nombreuses euphorbes adaptées à la sècheresse. Dans les forêts on retrouve beaucoup d'eucalyptus et autres conifères.

Les zones urbanisées et agricoles présentent des espèces tropicales comme les bananiers, Strelitzia, palmiers, bougainvilliers ...

Agave attenuata
Euphorbia tirucalli

Portugal – Madère (première partie)

Madère.
Drapeau Madère.

Portugal - L'Île de Madère.

Drapeau Portugal.

Situation géographique.

Les îles de Madère constituent un archipel d'îles volcanique situé dans l'océan Atlantique à 973 km de Lisbonne et à 640 km du Maroc. L'archipel fait partie de la Macaronésie, c'est une région autonome du Portugal.

L'archipel est composé de l'île Madère, celle de Porto Santo, des îles Desertas, des îles Selvagens et de nombreux îlots. Les îles sont d'origine volcanique et situées sur la plaque africaine. La dernière éruption remonte à 6 000 ou 7 000 ans. L’île principale, d'une superficie de 750 km² est très verdoyante.

L'île de Madère est la plus récente, apparue il y a environ 5 millions d'années, présentant un relief moins érodé que les autres îles.

L'archipel de Madère est situé en zone subtropicale : le climat de l'île est océanique subtropical, très doux toute l'année, avec une amplitude thermique annuelle faible.

Pour profiter des précipitations régulières du nord et de l'ensoleillement du sud de l'île principale, les Madériens ont construit un vaste réseau de canaux sinueux le long des courbes de niveau (les levadas), réseau qui parcourt toute l'île principale.

Funchal est la capitale de la région autonome et compte plus de 100.000 habitants.

Nous prenons un vol depuis Marseille pour Lisbonne, puis un autre pour Funchal où nous avons réservé un véhicule pour nous déplacer dans l’île.

Funchal.

Madère, Funchal.

Bien sûr, l'avion a eu du retard au départ de Marseille, mais nous avons eu notre correspondance qui avait elle aussi du retard à Lisbonne. Arrivée très tard à l'hôtel de Funchal, lever vers 8 heures et petit déjeuner avant d’aller découvrir la ville.

Découverte de la vieille ville avec la cathédrale, le couvent Santa Clara, les rues et ruelles. C’est propre, beau, bien entretenu, une ville nickel !

Puis nous prenons le téléphérique pour le jardin Monte Palace que nous visitons longuement. Bien qu’il soit beau et bien entretenu, il manque d’un peu de poésie. Nous y passerons un bon moment et l'apprécions tout de même. Visite de l’église juste au-dessus, puis nous reprenons le téléphérique pour redescendre avant qu’il n’y ai trop de queue.

Retour au centre ville, petit passage vers le bord de mer. Il n’y a aucune plage, des galets et c’est très peu fréquenté. Nous resterons dans la vieille ville à nous balader jusqu’au dîner puis retour à l’hôtel.

Nous avons beaucoup aimé ce couvent Santa Clara. Le lieu est par lui même splendide et le parcours pour le découvrir est bien organisé, permettant de voir où vivaient les nonnes et les différentes pièces de l'édifice dont le cloître. L'église est très impressionnante et belle et la chapelle, d'où les nonnes pouvaient assister aux offices sans être au contact des paroissiens, est sublime. De nombreux tableaux et sculptures sont bien mis en valeur, la collection est très riche. Vraiment à ne pas rater.

Madère, Funchal.

Second jour à Funchal, après le petit déjeuner nous visitons le marché municipal couvert. De beaux étals de fruits et légumes dont de nombreux tropicaux. Il y a notamment les fruits du faux philodendron ( Monstera deliciosa) que je ne connaissais pas.

Nous traversons ensuite la rue de Santa Maria, plus vieille rue de la ville, avec ses portes décorées et les restaurants accueillant le soir les nombreux touristes. La Chapelle Corpo Santo sur une petite place, très simple.

Au bout de la rue, la forteresse de São Tiago en bordure de côte et une plage très locale où les habitués viennent prendre le soleil en discutant avec quelques marins. On se croirait aux Goudes à Marseille.

Retour vers cette petite église du couvent Santa Clara puis nous montons jusqu’au fort … mais il est fermé le samedi. Tous ces efforts pour rien.

Côte ouest de Funchal.

Sortie en Catamaran.

Falaise avec le belvédère Cabo Girão (point rouge) Et le téléphérique Fajã dos Padres (2 points bleu)

Nous redescendons en centre ville pour déjeuner puis allons sur le port pour faire une balade en mer à bord d’un catamaran.

Beaucoup de passagers mais le bateau est grand et spacieux (2 ponts), nous ne nous gênons pas même lors des arrêts pour observer les dauphins que nous croisons.

Nous longeons les falaises à l'ouest de Funchal dont le point culminant est à 580 m avec le belvédère de Cabo Girão. Plusieurs téléphériques aussi partent du haut et plongent vers la plage, la verticalité est impressionnante. Nous prévoyons d’aller visiter le belvédère et un des téléphériques demain lorsque nous aurons récupéré la voiture.

Sur le chemin de retour, le catamaran s'arrête pour une baignade dans une eau à 23°c, rafraîchissant ! J'en avais trop envie à la vue de cette eau limpide d'un bleu profond.

Puis passage devant le village de Camara avec ses barques de pêcheurs accostées dans le petit port, village que nous retrouverons plusieurs fois lors de ce séjour.

Retour en centre ville, nous nous baladons dans les ruelles avant de trouver un resto pour dîner dans la vieille ville. Un dernier verre de vin de madère avant de retourner à l’hôtel.

Journée très agréable, l’ambiance de cette île est sereine, détendue, les gens courtois, bienveillants et il fait bon. Pas trop chaud, même en plein soleil, le vent est frais.

Calheta.

Départ de Funchal ce matin. Nous partons avec nos valises jusqu'à la location du véhicule. Ludo avait retenu un petit gabarit, nous nous retrouvons avec un break !

À Calheta nous avons trouvé une chambre d'hôtel avec une terrasse donnant sur une marina, des restos juste au-dessous au niveau du petit port de plaisance. Joli, confortable et bien placé. C'est à partir de Calheta que nous rayonnerons à la découverte de Madère et effectuerons des randonnées.

Le belvédère de Cabo Girão.

Vue de la côte en direction du large. Du BLEU !!!

Direction plein Ouest, nous allons voir le belvédère de Cabo Girão, un point de vue à 590 m au-dessus de la mer. Nous nous arrêtons à Camara pour un café et voir cette falaise du bas, puis nous prenons ces routes sinueuses qui grimpent de façon impressionnante vers le haut de la falaise.

Nous sommes tout en haut de la falaise que nous avions vu la veille en catamaran.

Une plate-forme aménagée avec une partie en dalles de verre, histoire d’impressionner le visiteur, surplombe le précipice de presque 600 m. Le panorama est impressionnant de cette hauteur. L’entrée (2€/personnes) est raisonnable. Il y a du monde mais on ne se marche pas dessus ! Juste attendre pour prendre quelques photos.

Le paysage, la vue sur l'immensité de l'océan, l'horizon au loin, tout ce bleu, c'est superbe.

Le téléphérique Fajã dos Padres.

Vue du haut, les bananiers, le resto, la station du bas.

Nous repartons et nous nous arrêtons au téléphérique Fajã dos Padres. Une cabine pour 8 personnes permet d’atteindre le bas de la falaise par une descente vertigineuse très impressionnante. Nous achetons deux billets et faisons la queue, il y a de nombreux touristes, environ 6 minutes le trajet.

Arrivés tout en bas, un chemin mène jusqu’à un restaurant, et ça tombe bien, c’est juste l’heure de déjeuner. Repas en bord de mer avec une vue splendide jusqu’à l’horizon. Il devait pleuvoir aujourd’hui, quasiment pas de nuages.

Petite balade jusqu’au ponton d’où on peut se baigner et louer un matelas pour lézarder au soleil. Par contre quasiment personne sur la plage aux gros galets peu confortable. Dommage, nous n'avons pas pris les maillots ...

Retour à l’embarquement du téléphérique, on gère car il n’y a personne. Le seul problème pour ces deux lieux touristiques est de trouver une place de parking … Pas évident avec les nombreux touristes comme nous.

Nous reprenons la route, défilé de tunnels et viaducs. Nous essayons tout de même d’emprunter la route côtière quand c’est possible pour atteindre Ponta do Sol.

Petite station balnéaire nichée au pied des falaises. Nous visitons église, plage, bord de mer. C'est joli, tout bien décoré pour les fêtes locales.

Puis nous repartons pour Calheta où nous avons retenu une chambre près de la Marina pour trois jours. Nous disposons d'une chambre au premier étage avec une terrasse privative, vue sur la marina et l'océan, bien placé pour arriver le soir et aller au resto.

Petite baignade puis apéro sur la terrasse face à la mer … détente.

Randonnée, Rabaçal - 25 Fontes.

Ce matin, nous partons pour notre 1ère randonnée. Lever tôt et départ pour les hauteurs de Madère et trouver une place sur le parking. Le sentier démarre de 1300 m d’altitude et plonge dans une petite vallée. Puis nous suivons un “levada”, un canal d'irrigation qui prend sa source au niveau de cascades. Le sentier est très beau, serpente dans un tunnel de végétation, des bruyères arborescentes centenaires, des lauriers typiques de la Macaronésie, des myrtilles sauvages endémiques de Madère, une végétation d’où pendent des lichens, signe de très faible pollution. C’est superbe, frais, vert, humide et en ce début de matinée, peu de randonneurs.

Le sentier aboutit au pied d’un petit cirque encaissé d’où de nombreuses résurgences d’eau sortent de la paroi. « Fontes » désigne les sources et il y en a plein dans la paroi de cette cascade. « Cascata das 25 fontes ».

Nous prenons le sentier de retour et faisons un petit détour pour une autre cascade, « Cascata do Risco ». L’eau descend d’une grande paroi (150 m de hauteur) et alimente là aussi un levada.

L’île est parcourue de kilomètres de ces canaux creusés à flanc de coteaux depuis l’arrivée des portugais. Travail titanesque, ces canaux passent par des tunnels, circulent à flanc de falaise, bien entretenus, une eau limpide y coule entourée de mousse et de fougère. Sublime ! Cette eau est captée sur le versant nord pour aller irriguer le versant sud plus aride. Là, elle alimentant une la centrale hydroélectrique de Calheta et les terres agricoles.

Le chemin de retour sera beaucoup plus humide, nous sommes dans les nuages et un petit crachin nous mouille. Un arrêt à la maison forestière pour un café et nous remontons au parking en croisant beaucoup de randonneurs qui vont se bousculer sur ces étroits sentiers. Un départ matinal est préférable, plus de chance d'avoir du beau temps, une place de parking pas trop éloignée du début de la randonnée et surtout pas trop de monde. Madère est réputée pour ses randonnées.

Porto Moniz.

Nous traversons le plateau d'altitude, envahi par la brume et le brouillard, pour nous rendre à Porto Moniz où nous déjeunons. Visite des piscines naturelles en bord de mer.

Elles sont bien aménagées et beaucoup de touristes s’y baignent. Ça donne vraiment envie, mais nous avons d'autres projets et nous continuons notre route.

Téléphérique d'Achadas da Cruz.

Au bas du téléphérique de Porto Moniz.

Nous allons jusqu’à Achadas da Cruz pour prendre le téléphérique qui descend jusqu’à la côte. Beaucoup de touristes en ce début d’après-midi et nous faisons la queue une demi-heure avant de pouvoir descendre, d'ailleurs nous sommes garés assez loin sur la route d'accès.

La descente est très impressionnante, 480 m suspendu au câble, presque à la verticale pour 600 m de trajet. Tout en bas quelques cultures, certaines en espaliers, mais le paysage n’est pas du tout le même que sur la côte sud. Ici c’est très aride et rocailleux. il n'y a pas de canaux d'arrosage. Des aeoniums, euphorbes, vipérines, des plantes adaptées à la sécheresse.

Le paysage au pied de ces falaises est splendide, sauvage, baigné de soleil. La plage, de gros galets, reçoit d’énormes vagues venues du large qui s’échouent avec fracas. Nous trouvons “le” bar du coin pour un petit rafraîchissement avant de repartir et reprendre le téléphérique et remonter en haut de la falaise. Belle expérience.

Nous regagnons Calheta en fin d’après-midi pour y passer la soirée.

Encumeada.

Ce matin nous partons pour une grande randonnée à Encumeada, la PR17, boucle de 17 km. Nous quittons l'hôtel assez tôt et montons jusqu’au départ du sentier, à 1007 m d’altitude.

Un panneau avertit que le chemin est fermé, mais nous l’empruntons tout de même. Le sentier suit un important Levada transportant une eau limpide. Nous cheminons sous une voûte ombragée le long du canal, c’est très agréable.

Nous avons parcouru un kilomètre et demi quand, effectivement, le sentier est fermé car la zone a subi des incendies et il y a des risques de chutes de pierre du haut des falaises. Il y a bien un tunnel, mais après une vingtaine de mètres, nous rebroussons chemin, ce n'est pas du tout aménagé pour la randonnée.

Retour au point de départ, puis nous empruntons la route pour continuer de marcher un peu. Envie d’explorer les lieux, nous prenons un nouveau sentier qui descend vertigineusement dans le sous-bois. Le point de vue étant à assez loin, nous rebroussons chemin.

Un peu raté ce matin.

Bica da Cana - Jardim do Mar.

Vue du Mirador Bica da Cana.

Retour à la voiture, nous décidons de continuer la route qui suit la crête de l’île, celle qui était complètement plongée dans le brouillard la veille, en plein milieu de l'île. Nous sommes sur un plateau en altitude, 1660 m, battu par les vents. Très peu d'arbres et de nombreuses éoliennes.

Nous nous arrêtons au Mirador Bica da Cana. Les paysages baignés de soleil sont splendides, le point de vue domine les vallées avec un petit village côtier tout en bas.

Nous empruntons un sentier qui suit un levada dans l'espoir d'avoir un autre mirador, mais ne le trouvons pas.

Nous redescendons sur la côte sud pour un arrêt à Paul do Mar où nous grignotons avant d’aller à Jardim do Mar.

Très joli village, les maisons sont fleuries, les ruelles pavées de jolis motifs, nous tombons sous le charme. Exploration des ruelles, du bord de mer, nous décidons d’y retourner dîner. Vraiment un coup de cœur !

Nous sommes très étonnés, en parcourant les routes de Madère, par le nombre de tunnels et de viaducs. Le relief très escarpé de l’île ne rend pas facile la construction des routes. Mais ici, se sont tunnels sur tunnels et viaducs qui se succèdent. L’aménagement du réseau routier a dû coûter une fortune !

São Vicente.

Ilheus da janela à Ribeira de Janela.

À São Vicente nous avons trouvé un B&B avec une chambre et une salle de bain commune, c’est propre, bien tenu, un peu vieillot côté décoration mais confortable.

Ce matin, nous avions prévu de randonner du côté nord de l'île, sur les hauteurs. Lever tôt, départ de Calheta pour passer du côté nord. Mais lorsque nous atteignons le départ du trek, en altitude, nous sommes en plein brouillard, crachin et vent violent. Nous renonçons et redescendons pour rejoindre la côte nord où le temps semble plus clément.

Le soleil transperce les nuages, se réfléchit sur la mer, les paysages sont somptueux.

Ribeira de Janela, Seixal.

La côte nord de Madère est beaucoup plus sauvage, plus humide aussi avec une végétation qui s’installe sur les abruptes falaises donnant aux paysages un aspect tropical.

Nous rejoignons la côte au niveau de Ribeira de Janela où nous prenons un café avant de partir marcher pour explorer le village et le bord de mer.

Un gros dyke, ilheus da janela, en face de la plage de galets et de nombreux kerns qui essaient de rivaliser avec lui. Nous suivons une ancienne route qui traverse un tunnel puis longe la côte. Toujours le soleil qui joue avec les nuages.

Nous reprenons la route vers l’Est, nous arrêtons à Seixal. Les piscines naturelles en bord de mer qui donnent trop envie de se baigner. Une des rares plage de sable noir de Madère et les surfeurs dans ce petit port protégé.

Puis nous regagnons les hauteurs, à Caminho de Fonte, pour une petite randonnée. La forêt est dense et les nuages défilent entre les pics arrondis. Ces paysages nous rappellent ceux de la Réunion par cette luxuriance de la végétation mais aussi par se relief volcanique.

Une autre petite balade sur les hauteurs, nous dominons São Vicente en empruntant un petit chemin. C'est calme, le soleil est bien chaud sur nos têtes, pas un souffle de vent, et le silence n'est perturbé que par les lézards qui partent se cacher à notre approche en faisant tomber de la terre sur les feuilles mortes.

Puis nous rejoignons São Vicente pour déjeuner et localiser notre gîte. L'adresse n'est pas très claire, nous nous renseignons à plusieurs repises et une dame promenant son chien fini par conduire Ludo jusqu'au gîte.

Nous retournons explorer São Vicente avant d’aller nous installer. Dîner dans le seul resto ouvert du village et un verre dans un pub en bord de mer.

Levada dos Cedros, Vereda do Fanal.

Forêt de Fanal.

Ce matin, lorsque nous nous levons il fait assez beau et nous décidons de faire la randonnée remise la veille. Nous avons environ une bonne demie heure de trajet pour arriver un peu tôt, avoir de la place sur le parking ou pas trop loin du départ. Nous nous mettons en marche vers 8h30.

Tout d’abord une descente assez vertigineuse dans la forêt, le sentier est très bien aménagé. C’est très humides et heureusement il y a des marches. Nous atteignons une Levada que nous suivons sur quelques kilomètres. La forêt est fournie et les arbres forment une voûte au-dessus du sentier et du canal. Là aussi, le sentier est vraiment très humide, certainement la pluie de la veille et les nombreux randonneurs, nous pataugeons dans la boue. Cette randonnée est très prisée. Nous suivons le PR14 qui descend et nous remontons par le PR13. Sauf que nous avons raté la bifurcation entre les deux et suivons une partie de la route pour retrouver le sentier. Heureusement que j’ai enregistré le parcours avec AllTrails qui nous indique bien le sentier à prendre. Nous finissons cette randonnée à Vereda do Fanal, une zone très ventée en haute d’une falaise avec un brouillard épais et quelques gros lauriers dégoulinants de pluie. L’ambiance devient mystérieuse et inquiétante, digne d'un conte de fée.

La Forêt Laurifère est un vestige d'un écosystème qui recouvrait autrefois une grande partie de l'Europe méridionale et du bassin méditerranéen, il y a environ 15 à 40 millions d'années. Plusieurs espèces de lauriers, arbres à feuilles persistantes, la compose avec d'autres espèces d'arbres et arbustes à feuilles persistantes aussi. Le tout soumis aux brumes portées par les alizés apportant une importante humidité qui se condense sur les feuilles. Nous pourrons constater cette eau qui coule le long des branches et des troncs recouverts de lichens et de mousses. Le sous-bois est riche aussi de fougères, d'herbacées avec des orchidées, géraniums, le milieu est très riche en biodiversité.

On ne voit pas à vingt mètres et je consulte fréquemment l'itinéraire sur AllTrails pour être sûr d’être dans la bonne direction. Étonnement nous rencontrons plusieurs randonneurs dans l’autre sens, certains paraissent un peu perdus, d’autres sont vraiment mal chaussés pour faire cette rando? En fait nous sommes arrivés au parking, désert ce matin, mais bien rempli en cette fin de matinée. Nous aurons marché 12 Km en 3h30, gravi 440 m. Bien belle randonnée dans une forêt primaire classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après cette randonnée, nous reprenons la route et passons par Ribiera de Janela puis Seixal où nous déjeunons au restaurant des piscines naturelles.

La mer, déchaînée, envoie d’énormes vagues dans les piscines désertes, sacré spectacle. Nous nous demandions comment elles étaient remplies !

Nous repartons, passons par Ponta Delgada puis Boaventura où nous nous baladons en bord de mer. Toujours d’énormes vagues qui se fracassent sur la plage de galets. Pas vraiment propice à la baignade Madère ! Une île pas vraiment tournée vers la mer, peu de port de pêche, et pas le paradis pour les touristes aimant se baigner.

Un passage par São Jorge puis nous remontons à notre location sans oublier d'aller sur le bord de mer pour une bonne bière.

Portugal – Madère (seconde partie)

Madère, Fanal.
Drapeau Madère.

Portugal - L'Île de Madère.

Drapeau Portugal.

São Vicente.

Rocha do Novio.

Nous nous levons avec la pluie, elle était prévue par la météo, ils ne se sont pas trompés. C'est particulièrement bouché, on ne voit aucun sommet.

Du coup, nous partons explorer la partie Nord-Est. Levada dos Tornos où les pics sont noyés dans les nuages, Faial pour notre déjeuner, le parasol faisant office de parapluie. Porto da Cruz pour un café en bord de mer. Jeux d’ombre et de lumière sur les reliefs et l’océan, les vagues sont énormes.

Puis nous filons voir le téléphérique de Rocha do Novio pour atteindre le hameau de Chão da Rocha. Nous savions qu’il ne fonctionnait pas et du coup nous empruntons les escaliers pour descendre jusqu’au niveau de la mer et ce petit village d’agriculteurs. Essentiellement des vignes dont le raisin est prêt à être vendangé. Ce n’est pas un village de pêcheurs, pas d’embarcadère, la mer n’est pas accueillante ici. Nous aurons descendu, et donc remonté, les 300 m depuis le départ du téléphérique. Encore une belle balade. Nous rentrons à São Vicente pour boire notre bière avant d’aller dîner dans un des resto en façade de mer.

Façade de mer et non pas plage ! Constituée d’énormes galets, elle est battue par des vagues violentes et n’engage vraiment pas à se risquer dans l’eau. On la regarde de loin, à distance de sécurité !

Machico.

À Machico, nous trouvons une jolie location au-dessus d’un garage station-service. Un appartement spacieux et assez design prévu pour 4 personnes. C'est fonctionnel, tout confort et très agréable. Bravo Ludo pour cette trouvaille.

Caldeirão Verde.

Randonnée Caldeirão Verde.

Départ matinal pour cette randonnée, d’autant plus que nous quittons notre gîte de São Vicente. Arrivé à la maison forestière de Queimadas, départ du sentier, le parking n’est pas trop plein, nous trouvons une place.

Le sentier suit dès le départ une Levada et donc tout le long nous aurons guère de dénivelé. Cette randonnée est très prisée et nous nous retrouvons nombreux sur ce sentier qui devient assez étroit.

C’est la forêt primaire de lauriers qui est très humide, on patauge dans la boue un peu tout le long. Certains passages étroits obligent à marcher sur la margelle de la levada et quand nous sommes à flanc de falaise, une assurance courre tout le long pour éviter les chutes.

Je retrouve cette sérénité de la marche le long de ces canaux aux eaux limpides où quelques poissons évoluent, luttant pour ne pas être entraînés par le courant. Le sentier est recouvert par une arche de verdure où dominent les bruyères et les lauriers.

Ce sont des lauriers endémiques de Madère et des îles de la Macaronésie. Des lauriers proches de nos lauriers sauce (Laurus nobilis), ici Laurus Novocanariensis mais aussi de nombreuses autres essences, bruyères, myrtilles, qui donnent le caractère unique de cette forêt primaire et qui participe à l’équilibre hydrologique de l’île en captant l’eau des brumes et nuages. Autant dire que la végétation est typiquement des biotopes humides avec de très nombreuses mousses, hépatiques, fougères et lichens. Ces derniers sont un marqueur de la qualité de l’air, signe d’une très faible pollution atmosphérique.

La végétation forme une arche au-dessus du sentier et la levada. Nous passerons quelques tunnels, donc ne pas oublier d’apporter une lampe frontale ou une torche.

Nous passons par une première cascade puis la randonnée se termine au bout de 8 Km par la cascade de la Caldeirão Verde, une chute d’une centaine de mètre aboutissant dans un bassin aux eaux turquoises et fraîches.

Le retour sera un peu plus délicat lors des croisements avec ceux qui vont vers la cascades et ceux qui en reviennent. Mais finalement, des groupes se forment et l’attente est réduite lors des croisements. Beaucoup plus de monde dans l'autre sens, les lève tard ! Nous nous arrêtons à la maison forestière pour un petit en-cas avant de repartir.

Retour au parking, payement à la caisse automatique en espèces (pas de carte bancaire) et nous poursuivons notre exploration de Madère.

J'ai vraiment adoré cette randonnée, elle est emblématique de Madère car on y retrouve la végétation endémique, un sentier cheminant sous une voûte de verdure, l'humidité omniprésente avec les levadas et les cascade.

Le Pico Ruivo.

Le Pico Ruivo, 1 862 mètres d'altitude, point culminant de l'île de Madère.

Cette petite balade n’était pas prévue, lorsque nous empruntons la route qui y mène, nous étions dans le brouillard et le crachin. Mais un coin de ciel bleu nous a fait poursuivre la route en nous disant que le ciel serait dégagé en altitude.

Bien nous a pris, vers 1500 m d’altitude, nous passons au-dessus des nuages. Arrivés au parking du refuge, nous pensions faire juste une petite balade et au final nous sommes montés jusqu’au refuge du Pico Ruivo à 1788 m.

Vue splendide sur cette mer de nuages où les plus hauts pics et sommets les dépassent, illuminés par un soleil radieux. Nous ne monterons pas jusqu’au sommet à 1861 m, point culminant de Madère, car fermé depuis les incendies.

Nous aurons encore marché plus de 5 Km pour cette petite randonnée portant à presque 22 km dans la journée.

Encore une belle journée remplie de superbes paysages, de découvertes.

Le Pico Ruivo, 1 862 mètres d'altitude, point culminant de l'île de Madère.

Le Pico do Arieiro.

Randonnée au Pico do Arieiro.

Après le Pico Ruivo, il nous fallait aller voir son voisin, le Pico do Arieiro culminant à 1818 m. De très nombreux touristes font l’ascension depuis le parking en contrebas et nous nous joignons au “troupeau”. Premier arrêt pour un café et un en-cas au Pico, puis nous partons pour une petite randonnée et admirer les sommets dépassant de la couche de nuages qui les entourent. De là, on voit les zones qui ont brûlé et le sentier est vite interdit à cause des risques d’éboulement.

Il culmine à 1 818 mètres et forme le troisième sommet de l'île de Madère après le Pico Ruivo et le Pico das Torres. Sa hauteur de culminance permet, par ciel dégagé, une vue panoramique sur la côte nord et la côte sud de l'île. On peut notamment voir la pointe Saint-Laurent.

Le Pico do Arieiro fait partie d'un complexe pyroclastique et de dykes basaltiques inclinés dans différentes direction et résistant à l'érosion. L'ensemble date de 5,3 à 3,6 millions d'années.

Balcoes.

Nous nous arrêtons à Ribiera Frio pour déjeuner puis faire une petite balade jusqu’à Balcoes. Là encore nous suivons un Levada et un chemin assez large qui suit les courbes de niveau à flanc de montagne.

Joli parcours ombragé qui nous conduit jusqu’à un petit promontoire aménagé où nous avons une vue extraordinaire sur les nombreux pitons qui nous entourent.

Le relief est très escarpé et couvert d’une dense et luxuriante végétation. On se croirait sous les tropiques devant une jungle.

Nous avions vue ces pics lors d’une précédente randonnée au mirador de Bica da Cana, sur le versant opposé. Le centre de Madère est encore très sauvage, il semble inextricable et inaccessible tant la végétation est dense.

Vereda da Ponta do São Lourenço.

La presqu'île de São Lourenço ver l'ouest.

Ce matin, nous quittons tôt notre appartement pour cette randonnée à l'extrême Est de l’île. Elle est très prisée par les touristes et quand nous arrivons il n’y a plus de place sur le parking, nous en trouverons une assez proche tout de même.

Très belle randonnée qui traverse toute la presqu’île, sauvage et aride, à l'Est.

La roche volcanique est très tourmentée, les couches de cendre multicolores sont traversées de nombreux dykes. Avec la lumière de ce lever de soleil, les couleurs sont somptueuses.

Il y a déjà pas mal de monde sur le sentier, mais nous allons tous dans le même sens. Nous finissons par la Ponta de São Lourenço, il reste deux autres îlots, tout à l'Est, qui ne sont pas accessibles.

Chemin de retour, passage par le bar restaurant de la presqu'île pour un café puis nous retrouvons notre véhicule pour une autre randonnée.

Red Rocks.

Vue sur la presqu'île São Lourenço.

Au départ du cimetière de Caniçal, nous longeons la falaises où là encore les roches volcaniques sont très colorées. Passage par Alice Peak puis nous continuons de mirador en mirador jusqu’au Red Rocks.

La falaise atteint des hauteurs impressionnantes, plongeant dans un océan bleu intense, nous sommes vraiment conquis.

Nous retrouvons notre voiture et allons de nouveau vers la presqu’île et descendons à la plage de Prainha pour déjeuner et profiter un peu de la plage et d’un bon bain.

Encore une excellente journée.

Curral das Freiras.

Madère et le Pico Arieiro.
Curral das Freiras dans le fond de la vallée.

Ce matin nous quittons Machico et en profitons pour explorer une dernière fois le centre de Madère et ses pics. Retour au Pico Arieiro avec les nuages en contre-bas, les falaises et les dykes volcaniques, et une petite excursion sur un point de vue avec un beau neck volcanique.

Puis nous allons à Curral das Freiras, un village éloigné, entouré par de hautes falaises et qui n’est accessible que par un long tunnel qui traverse la montagne. Un premier arrêt pour un café, puis nous explorons un peu les environs avant d’aller déjeuner. Certaines routes n’étant pas accessibles, nos visites seront limitées. Nous ne retrouvons donc pas l’ancienne route d’accès qui devait passer par les sommets et non pas par le bas de la vallée.

Retour à Funchal par les routes plutôt que les tunnels pour profiter encore un peu de ces beaux paysages. Nous grimpons une petite colline (presque 100 m de D+) pour avoir une belle vue sur l’île et la mer de nuages.

Nous retrouvons l’hôtel de notre arrivée et allons nous balader dans la vieille ville retrouver les lieux connus.

Un neck volcanique.

Retour à Funchal.

Village de Camara.

Ce matin, nous montons visiter la forteresse do Pico qui était fermé le samedi de notre arrivée. Puis, nous passons de nouveau au cloître Santa Clara avant de commencer une randonnée jusqu'à Camara par le bord de mer.

La côte ouest de Funchal, au niveau de São Martinho, est le lieu des hôtels de luxe et est très touristiques. Le bord de mer est aménagé de piscines, dont certaines naturelles, et parcs publics.

Nous poursuivons le chemin piétonnier et atteignons la plage Formosa en traversant le tunnel das Porças do Gomes.

La plage est peu fréquentée car là encore de gros galets la composent peu propices pour étendre sa serviette, excepté dans la partie ouest où il y a un peu de sable. Nous y trouvons quelques adpètes de la bronzette.

Nous longeons une zone industrielle à l'ouest de Funchal avant de rentrer dans la petite ville de Camara.

Une bière sur le petit port sous un soleil de plomb, puis nous allons déjeuner dans un des restaurants de la rue principale, au calme.

Retour par le même chemin jusqu'à Funchla. Nous aurons marché quasiment 25 km.

Nous passons par l'hôtel pour un peu de repos avant de repartir se balader dans Funchal une dernière fois.

Nous dînerons dans un bon restaurant pour notre dernier soir.

Le lendemain nous prenons le bus pour rejoindre l'aéroport, le séjour à Madère prend fin.

Nous avons vraiment été emballés par ce séjour à Madère. Le climat est excellent, pas trop chaud ni trop humide et vraiment propice à toutes les randonnées que nous y avons fait. La forêt est un petit bijou de verdure et très agréable à parcourir. Certes, l'île est très escarpée et les randonnées sont souvent très sportives sauf quand elles suivent les Levadas.

Les paysages sont vraiment exceptionnels et nous ont rappelé ceux de la Réunion. L'île étant assez petite et la circulation est assez facile grâce aux très nombreux tunnels et viaducs, on s'y déplace très facilement et rapidement.

Les incendies qui ont eu lieu peu de temps avant notre arrivée ont défiguré le centre de l'île. Mais la nature à Madère est résiliente et en quelques années les versants reverdirons.

Le tourisme est un des moteurs de l'économie locale et les touristes sont donc très nombreux, surtout ceux souhaitant randonner. Il faut donc en tenir compte lors des visites et randonnées car les parkings sont très vite remplis. Cette île, pleine de charme, mérite un séjour prolongé tant il y a à découvrir, à randonner. Mais ne pas y aller pour la mer et les plages !

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Pleine lune à Funchal.