Italie – Venise et Vérone.

skyline venise palais ducal campanile
armoiries de venise

Italie.

Venise - la Sérénissime.

drapeau de venice
venise, grand canal, pont du Rialto.

Situation géographique.

carte italie venise

Venise, capitale de la région Vénétie, est une ville côtière du nord-est de l'Italie située sur les rives de la mer Adriatique.

Elle s'étend sur la Terraferma veneziana ainsi que sur un ensemble de 121 petites îles séparées par un réseau de canaux et reliées par 435 ponts.

Située au milieu de la lagune vénète, entre les estuaires du Pô et du Piave, Venise est renommée pour cet emplacement exceptionnel ainsi que pour son architecture et son patrimoine culturel, qui lui valent une inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Vous pouvez nous envoyer vos demandes de renseignements, commentaires, en cliquant sur ce lien qui renvoie au formulaire de contact pour nos voyages. Alors, n'hésitez pas !

Arrivée à Venise.

Nous prenons un vol Marseille-Trévise, qui ne dure qu’une heure, puis la navette pour Venise, là encore une bonne heure.

Enfin, nous empruntons le Vaporetto qui, par le Grand Canal, nous arrête à Rialto, côté gauche, et de là nous rejoignons notre location dans le quartier Castello en se perdant un peu dans les ruelles. Le signal GPS est mal capté par MAPS du fait des ruelles étroite et la hauteur des immeubles. Nous avons pris un forfait de sept jours pour le Vaporetto, très vite amorti et très pratique.

Comme à notre habitude, nous nous installons dans le petit appartement et ressortons aussitôt explorer le quartier Castello. Il fait assez froid et humide et, en ce mois de novembre, nous avons prévu d'être bien couvert. Fort heureusement nous bénéficierons durant tout notre séjour d'un temps clair et ensoleillé mais les températures oscilleront entre 9°c, à notre arrivée, et 3°c à notre départ.

Dès nos premiers pas dans Venise, je suis en admiration, conquis par tant de charme, de splendeurs, de romantisme et nous commençons à mitrailler tout azimut ! Le tri parmi tous ces clichés sera problématique. J'ai utilisé les coordonnées GPS de nos photos pour établir le parcours de nos visites sur les deux cartes ci-contre.

Arrêt sur la place Santa Maria Nova pour notre bière d’arrivée, finalement il y a peu de touristes dans ce quartier. Un autre arrêt quelques heures plus tard, toujours dans Castello, nous nous rendons compte qu’en dehors des trajets touristiques, nous rencontrons beaucoup d’italiens, certainement des vénitiens. Des enfants passent dans les commerces, accompagnés de leur mère, pour réclamer des friandises. Nous ne sommes pourtant plus à Halloween le 11 novembre, interrogation.

En sirotant notre bière, des enfants jouent au foot dans la rue, le quartier ne comporte pas que des touristes mais bien de véritables habitants de Venise.

Visite du quartier Castello.

Ce premier jour de découverte nous émerveille, cette ville est magique. Je connaissais Florence, et là je retrouve les splendeurs de l’Italie. Ces monuments, places, églises, ruelles que seules les villes millénaires possèdent aussi densément, ces lieux chargés d’une dense histoire que nous parcourons en nous arrêtant constamment pour les admirer. Notre séjour sera chargé et emprunt de nostalgie par tant de beautés.

La nuit tombe, Venise devient mystérieuse. Les ponts et palais se reflétant dans le miroir des canaux. Le crépuscule ajoute du mystère, la nuit de l'enchantement, nous sommes dans une nouvelle dimension, retour quelques siècles dans le passé.

Dîner dans un resto loin du tumulte des foules et retour à notre location pour un repos bien mérité avant de repartir de plus belle demain.

On ne peut pas visiter les villes italiennes sans entrer dans une église tant elles sont nombreuses. Nous prendrons le Chorus Pass permettant de visiter 20 édifices religieux sans avoir accès à tous.

Église Santa Maria dei Miracoli.

C'est en 1408 qu'un riche marchand, du nom de Francesco Amadi, vouant une dévotion entière à la Vierge Marie, fit peindre une icône en son honneur. Cette icône était à l'origine un triptyque avec, dans sa partie centrale, la Vierge Marie tenant l'enfant Jésus dans ses bras et, de chaque côté, saint Jacques et saint Antoine. Le peintre étant le Vénitien Zanino di Pietro.

Ce triptyque de la Vierge était destiné d'abord à l'usage privé de Francesco Amadi, bien avant d'être exposé dans une niche votive à l'angle de la maison Barozzi, une maison contiguë avec celle d'Amadi à Santa Maria Nova. Cette niche votive, alors éclairée la nuit, faisait également office d'éclairage public !

Il fut décidé de construire une chapelle provisoire, en bois, pour que les fidèles puissent vénérer l'icône en toute quiétude. C'est sur l'emplacement même de cette chapelle de bois que fut construite l'église actuelle de Santa Maria dei Miracoli. La légende veut que les marbres et les pierres ayant servi à la construction et à la décoration de l'église Santa Maria dei Miracoli, seraient des marbres et des pierres restés inutilisés lors de la construction de la Basilique Saint-Marc.

Hôpital général de venise et basilique san zanìpolo.

L'hôpital général de Venise installé dans une école Renaissance à côté de la Basilique San Zanipolo des Saints Jean et Paul à Venise.

Nous pénétrons dans le hall de l’hôpital où se tient une exposition. Mais nous n'irons pas plus loin.

À coté de l'hôpital se trouve la basilique San Zanìpolo.

D’après la légende, les origines de la basilique sont liées à une vision du doge Jacopo Tiepolo qui, après avoir rêvé d’un vol de colombes au-dessus d’un espace marécageux, en fit don en 1234 aux dominicains présents dans la ville depuis plus de dix ans. L’église fut alors construite immédiatement. Elle est dédiée à saint Jean et saint Paul, deux obscurs martyrs de l’Église romaine paléochrétienne du VIe siècle.

La magie des canaux de nuit.

Nous continuons nos visites et prendrons le Vaporetto pour descendre le Grand Canal puis trouver un resto pour dîner. En retournant à notre logement, nous nous perdons volontairement dans les ruelles étroites, traversons les canaux par de petits ponts et admirons ces vues nocturnes où les édifices se reflètent dans les eaux calmes des canaux.

Je suis ébloui par la beauté de cette ville, la féérie qu'elle dégage. C'est un peu Noël avant Noël !

Le quartier San Marco.

La place Saint Marc, le Campanile, le Palais des Doges.

Ce matin, nous allons visiter la place San Marco. La densité de touristes augmente à mesure que nous nous rapprochons de ce lieu stratégique.

Des travaux gâchent un peu les façades des édifices ce qui rend difficile pour prendre de jolies photos au milieu de la masse de touriste et d'échafaudages !

La place est vraiment magnifique, majestueuse. Nous n'irons pas visiter les trois musées du Palais des Doges (Ludo n'aime pas être enfermé ...) mais profitons pour admirer cette architectures magistrale.

On profite du soleil sur le quai pour ce réchauffé avec un "caffé late" avant de reprendre nos visites.

La Basilique Saint Marc.

Très impressionnés par cet édifice, nous prenons des tickets pour la basilique elle-même mais aussi pour le Palais d'or. Que ce soit à l'extérieur, comme à l'intérieur, on observe une grande richesse à la fois dans la construction et les décorations. L'histoire de cette basilique remonte au IXe siècle, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La pièce d'ornementation la plus célèbre est le Palais d'Or, somptueux panneau d'orfèvrerie situé derrière le maître-autel.

Construite dans le but de recevoir les reliques de saint Marc l'évangéliste en 828, reconstruite après l'incendie qui ravagea le palais des Doges en 976,

En 1060 (ou 1063), le doge Domenico Contarini décide de faire reconstruire, par des architectes de Constantinople, la basilique en englobant l'église Saint-Théodore et en faisant de l'ancienne chapelle Saint-Marc la crypte de la nouvelle église permettant d'y conserver le sanctuaire de saint Marc. Ils reprennent un plan en croix grecque s'inspirant de l'église des Saints-Apôtres de Byzance. Elle est, depuis 1807, la cathédrale du patriarche de Venise.

La Basilique Saint-Marc est une église à coupoles, qui suit le modèle des édifices byzantins: elle forme un plan en croix grecque de 76,5 m de long et 62,6 m de large. La coupole centrale couvre la croisée des quatre branches, chacune surmontée de sa propre coupole. Les coupoles principales atteignent une hauteur de 45 m.

A l'extérieur, la décoration composée d'une abondance des colonnes antiques de marbre, porphyre, jaspe, serpentine, albâtre, d'innombrables sculptures de différentes époques et les mosaïques des portails laissent une impression d'immense richesse.

L'intérieur est divisé en trois nefs par six colonnes et quatre piliers massifs sur lesquels reposent les cinq dômes. Les bras du transept sont eux-mêmes divisés en trois nefs.

Le sol est recouvert de mosaïques décoratives et le bas des murs revêtu de marbres de toutes sortes, le haut des murs et tout le plafond sont recouverts de mosaïques à fond d'or.

Les mosaïstes sur fond d'or couvrent une superficie totale de 4 240 m2, réalisant ainsi l'un des plus grands ensembles de mosaïques du monde. D'où le surnom de « basilique d'Or ».

Église de Santa Maria del Giglio.

L'église Santa Maria del Giglio construite au Xe siècle, reconstruite en 966 et 1105 suite à divers incendies, son aspect actuel n'a été obtenu qu'après la restauration de 1680.

La façade de l'église, conçue par Giuseppe Sardi, est une œuvre majeure du baroque vénitien.

On peut y admirer La Vierge à l'Enfant avec l'Enfant Saint Jean, le seul tableau de Pierre Paul Rubens conservé à Venise.

Église de San Giovanni Battista in Bragora.

L'église San Giovanni Battista in Bràgora est fondée en l'an 829. Elle a été reconstruite au IXe siècle sous le doge Pietro III Candiano, pour accueillir des reliques présumées de Saint Jean-Baptiste, et à nouveau en 1178.

Une chapelle latérale y accueille aussi depuis 1249 les précieuses reliques de saint Jean le Miséricordieux. Elle a été restaurée dans le style gothique tardif, sous la forme que nous connaissons aujourd'hui.

Le Baptême du Christ est un tableau du peintre italien Cima da Conegliano réalisé en 1493. Cette huile sur panneau représente le baptême de Jésus-Christ sous un ciel agrémenté de chérubins de plusieurs couleurs.

Remontée du Grand Canal.

Venise, le Pont du Rialto.

Dans l'après-midi, nous prenons le Vaporetto depuis la Rive des Schiavoni, juste après le palais des Doges, pour remonter le Grand canal jusqu'à Ferrovira, la station desservant la gare ferroviaire.

Nous ferons ce trajet plusieurs fois, dans un sens, dans l'autre, le matin, l'après-midi et même plusieurs fois de nuit. Nous ne nous en lasserons pas tant les palais sur le bord du Grand canal sont beaux.

C'est une voie navigable très utilisée par les Vaporetto, les taxis, ambulances, bateaux de transport de marchandises ou matériaux. Le trafic est dense mais jamais de problème. Les bateaux ralentissent pour laisser passer les gondoles chargées de touristes, les gondoles qui font la traverser d'une rive à l'autre car il n'y a que quatre ponts pour l'enjamber.

Nous avons souvent essayé de nous placer à l'avant du vaporetto quand les places étaient disponibles, mais les touristes (comme nous) se ruent sur ces places peu nombreuses.

Nous avons pris énormément de photos durant notre séjour, et il est bien difficile de faire un tri pour ne présenter que ce qui est le plus significatif, donc grosse série lors de cette remontée du Grand canal ...

Vue sur le Grand Canal

Le quartier Dorsoduro.

Venise intime.

Aujourd'hui nous passons sur l'île Dorsoduro et explorons ce quartier. Très peu de touristes, c'est calme et authentique.

Une école maternelle, un atelier de fabrication et réparation de gondoles, le bateau du primeur. De petites ruelles et canaux parcourent le quartier, nous passons même à coté de la prison ! C'est un quartier populaire, avec de vieilles maisons parfois décrépies, mais plein de charme.

Nous prenons une gondole permettant de traverser le Grand Canal car il n'y que quatre ponts en tout. Petit tour en face pour d'autres perspectives, puis nous retraversons pour continuer nos visites de Dorsoduro.

Visite du Palais Ca' Rezzonico (Ca' est l'équivalent de Casa en vénitien), de la Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari.

Déjeuner sur la place Santa Margherita. C'est la remise des prix et les lauréats, une couronne de lauriers sur la tête, se font chambrer par leurs amis autour d'un bon repas sur cette place.

Belle ambiance, c'est très animé. Nous nous baladons jusqu'à la fin de journée.

Le Ca' Rezzonico, Palais sur le Grand Canal.

Le Ca' Rezzonico, Palais sur le Grand Canal, commencé par Filippo Bon, puis acheté par Giambattista Rezzonico. Sa construction fut dirigée par l'architecte Baldassare Longhena jusqu'à sa mort, en 1682, puis achevée par Giorgio Massari en 1756.

Le summum de la puissance des Rezzonico est arrivée en 1758, lorsque Carlo, fils de Giambattista Rezzonico, a été élu pape sous le nom de Clément XIII et que Ludovico Rezzonico s'est marié avec Faustina Savorgnan de Venise. En 1810, la famille avait disparu, ne laissant que leur palais prodigieux pour pérenniser le nom de Rezzonico.

Il a été acquis par le Conseil municipal de Venise pour afficher les vastes collections d'art vénitien du XVIIIe siècle dans un grand musée prestigieux.

Nous passerons un grand moment à parcourir les pièces pour admirer les œuvres présentées.

Le quartier San Polo.

La Basilique Santa Maria Glorosia dei Frari.

La Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari. Une première église fut construite puis agrandie en 1250, complètement restructurée de 1330 à 1396 et en 1420 fut érigé la huitième abside. L'église est de style gothique italien, construite en brique claire et fait 85 m de long sur 30 m de large.

Le tableau  La Madonna di Ca'Pesaro du Titien, tableau à la gloire de Jacopo Pesaro ainsi qu'à celle de sa famille, terminé en 1526.

Le Titien avait souhaité être enterré dans la Basilique des Frari. Au centre du monument : la statue du Titien couronné de lauriers.

Le tableau L'Assomption de la Vierge, peint en 1515-1518. Cette œuvre marque une nouvelle direction prise par le Titien, les peintures de la Haute Renaissance, à Florence et à Rome, par des artistes tels que Raphaël et Michel-Ange.

Murano

Ce matin nous prenons le vaporetto pour nous rendre à Murano. L'île est connue pour ses souffleurs de verre et tous les objets qu'ils fabriquent.

Nous ferons donc un arrêt pour une petite visite, un caffé latte, regarder les boutiques. Je trouverais une jolie gondole en pâte de verre multicolore, trop content de mon acquisition.

Nous souhaitons visiter la Basilique Sainte-Marie-et-Saint-Donat, mais l'intérieur est en travaux, nous renonçons car tout est caché par les échafaudages..

Un enterrement à lieu et nous découvrons le bateau corbillard qui attend au bord du quai, tout se fait en bateau ici !

Puis nous prenons le vaporetto pour nous rendre à Burano.

Burano

Burano est connue pour la production artisanale de dentelle, mais aussi pour ses maisons typiques aux couleurs vives. L'origine de cette coutume n'est pas très claire.

Une hypothèse suggère que chaque couleur serait simplement le symbole d'une famille, à l'époque à Burano, il existe peu de noms de famille.

Une autre hypothèse, peut-être plus fondée, veut que les couleurs vives aidaient les pêcheurs à retrouver leur maison en présence du brouillard, particulièrement épais à Burano.

Il faut rappeler que pendant toute la période du Royaume d'Italie , pour changer la couleur d'une maison, il fallait demander l'autorisation à un surintendant.

Nous retournons à Venise en fin d'après midi. De nouveau balades dans les ruelles, remontée du grand Canal pour rejoindre notre appartement.

Venise, gondoles le soir.

Vérone.

les arènes de Vérone.

Situation géographique.

Carte de l'Italie, Vérone.

Vérone se situe aux confins septentrionaux de la plaine du Pô, sur les rives de l'Adige, aux pieds des Préalpes vicentines et à proximité du lac de Garde. Elle n'est véritablement fondée qu'au Ier siècle av. J.-C. par les Romains, au niveau du méandre du fleuve. En 1405, elle se place sous la souveraineté de la république de Venise.

Vérone est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO pour ses particularités urbanistiques, ses richesses artistiques et culturelles. Elle est connue pour ses arènes de l'époque romaine mais aussi grâce à la tragédie Roméo et Juliette de William Shakespeare, dont l'action s'y situe.

Ville universitaire, l'économie de la cité est dominée par l'industrie et le tourisme.

Vérone au coucher de soleil du Castel San Pietro.

Nous prenons le train pour Vérone en gare Venise Saint Lucie, puis arrivés à destination, nous rejoignons notre hôtel qui se situe en plein centre. Comme toujours après notre installation, nous repartons légers explorer la vieille ville.

Nous remarquons au loin, sur les hauteurs, de l'autre coté de l'Adige, un château et nous nous y rendons en empruntant le funiculaire.

Arrivés au Castel San Pietro, la vue sur Vérone, en cette fin d'après-midi, est magnifique. Le soleil couchant illumine la brume recouvrant la vieille cité de chaudes couleurs. Nous redescendons en traversant le Pont de pierre et allons explorer la ville antique en commençant par le Duomo, la Cathédrale Santa Maria Matricolare.

En début de soirée, nous nous retrouvons sur la piazza dei Signori avec la statue de Dante, puis recherchons un resto pour dîner.

La Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo.

Un premier édifice est construit au IVe siècle, la seconde basilique fût construite au Ve siècle. Entre la fin du VIIIe siècle et le début du IXe, la nouvelle cathédrale fut construite.

Le tremblement de terre de 1117 détruisit le monument. S'en suivi une reconstruction en style roman, avec le Baptistère de San Giovanni in Fonte, puis la la Cathédrale en 1120.

La reconstruction se poursuit jusqu'à la fin du XVIe siècle.

Cette Cathédrale, somptueuse, comporte plusieurs chapelles et dans la chapelle Cartolari-Nichesola se trouve le tableau « l'Assomption de la Vierge » peint par Le Titien.

Nous visitons en premier le Baptistère de San Giovanni in Fonte de style roman avec de très belle fresques, le cloître des chanoines puis la cathédrale.

Puis nous reprenons nos visites.

Le Castelvecchio.

Le Castelvecchio a été édifié pour défendre la ville des invasions de l'extérieur et des révoltes intérieures venant du peuple.

Il fut construit entre 1354 et 1356 pour la famille des Scaligeri par Cangrande II. Le pont Scaligeri, utilisé exclusivement par les familles nobles, pouvait être traversé à l'abri des attaques et permettait de sortir rapidement de la ville.

À la fois résidence des seigneurs et forteresse, il fut utilisé ensuite comme caserne, puis comme prison.

Le Castelvecchio abrite aujourd'hui le musée municipal qui présente l'art véronals du Moyen Âge à la fin du XVIIIe siècle.

L'Église de San Fermo Maggiore.

Église de San Fermo Maggiore ou église des Saints Fermo et Rustico.

La partie inférieure, de styles roman, date des XIe et XIIe siècle. La partie supérieure a été achevée au  XIIIe siècle.

L'église inférieure est somptueuse, de très belles fresques et sculptures dans un style roman.

Au niveau de l'église supérieure, un faux plafond en bois inversé à cinq lobes, cette charpente est également ornée de deux « galeries des Saints » composées de 416 peintures sur tablettes du XIVe siècle.

Les Arènes de Vérone.

Les Arènes de Vérone. L'amphithéâtre a été construit en l'an 30 apr. J.-C. Haut de 32 m, considéré comme le 3ième amphithéâtre romain par ses dimensions, il est un des mieux conservé.

Le 3ième mur d'enceinte a disparu après le tremblement de terre de 1117, il ne reste qu'une toute petite partie.

Les gradins peuvent accueillir aujourd'hui 22 000 spectateurs assis. L'acoustique est remarquable. Depuis 1913, les arènes accueillent des représentations d'opéra, dans le cadre du Festival de Vérone.

Avec les préparatifs du Marathon de Vérone, beaucoup de touristes et les accès sont limités. Par contre, à cause des travaux, l'intérieur ne peut pas se visiter.

La Basilique San Zeno.

La Basilique San Zeno (saint Zénon) se développe sur trois niveaux et sa structure actuelle fut édifiée à la fin du XIe siècle. L'église actuelle a été construite à l'emplacement où au moins cinq autres édifices religieux avaient été construits auparavant. Il semble que son origine se trouve dans une église construite sur le tombeau de saint Zénon de Vérone , mort entre 372 et 380.

C'est l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture médiévale .

La Nef, immense avec la Roue de la Fortune, la rosasse du portail. Le plafond est en bois en forme de coque de navire aux décorations raffinées et a été construit entre 1385 et 1389. La porte d'entrée recouverte de panneaux de bronze. Il est composée au total de 73 tuiles en bronze.

La crypte avec le tombeau de Saint Zeno (le retable de San Zeno, chef-d'œuvre d'Andrea Mantegna), le cloître du Xe siècle.

La tour des Lamberti.

Nous grimpons les 368 marches pour atteindre le haut de la tour Lamberti et admirer un superbe panorama sur Vérone. Nous montons à pied mais redescendrons par l'ascenseur.

La tour fut construite en 1172 par la puissante famille des Lamberti. Elle mesurait alors 37 mètres de haut.

Après une destruction partielle par la foudre en 1448, la tour fut restaurée et élevée en y ajoutant notamment un clocher octogonal fait en brique et en marbre blanc. Le comte Giovanni Sagramoso y fit placer une horloge.

Les Places de la vieille ville.

Nous terminons nos visites de Vérone en nous promenant dans la vieille ville à la découverte de la Piazza della Ragione, Piazza dei Signori, Piazza delle Erbe.

Piazza delle Erbe: Le côté nord est occupé par l'hôtel de ville, la Tour des Lamberti (Torre del Lamberti), le palais de justice et le Casa Mazzanti. Le côté sud-ouest, comprend le palais baroque Palazzo Maffei.

Piazza dei Signori: La place est créée au Moyen Âge lors de la construction des palais scaliger: Palazzo del comune, Palazzo Domus Nova, Casa della Pietà, Loggia del Consiglio, Palazzo di Cansignorio, Palazzo del Podestà et le Monument de Dante.

Piazza della Ragione: Elle était, à l'origine, la place d'un bâtiment privé construit contre l'ancien forum romain. De nos jours, c'est un centre d'exposition, abritant la galerie d'art moderne Achille Forti.

Nous reprendrons, le lendemain, le train régional pour retourner à Venise, enchanté par ce court séjour à Vérone. Malgré le froid, nous aurons bien visiter cette ville et nous retournons à pied à la gare car c'est le jour du Marathon et les rues sont en partie coupée, les bus fonctionnent mal.

Dernière journée à Venise.

Nous sommes revenus à Venise la veille et logeons dans un nouvel hôtel proche de Rialto, dans un coin du quartier très calme.

Le lendemain, nous prenons le vaporetto pour nous rendre sur l'île San Giorgo et nous grimpons sur le campanile de la Basilique éponyme. Nous voulions aller sur cette île, face du Palais des Doges, pour avoir cette extraordinaire vue. Malgré un peu de brume, nous voyons à 360° et nous reconnaissons les monuments que nous avons visités.

Le soir, nous retournons dîner dans notre restaurant et sommes accueillis par Somiya qui s'occupe toujours aussi bien de nous, belle soirée. L'Antico Gatoleto est principalement fréquenté par des italiens et il y a une belle ambiance.

Nous prendrons de nouveau le vaporetto pour un dernier petit tour sur le Grand Canal et admirer une dernière fois les splendides palais vénitiens.

Ces quelques jours à Venise auront été une grande réussite. Malgré un froid vif, nous aurons eu du beau temps et pas d'aqua alta. Certes, beaucoup de touristes mais essentiellement autour des sites les plus visités, lorsqu'on s'en éloigne un peu ils sont remplacés par les vénitiens. Nous n'aurons pas pu tout visiter, préférant flâner dans les ruelles que nous enfermer dans les musées. Nous avons parcouru près de 15 Km par jour et largement amorti notre forfait vaporetto. Nous projetons déjà d'y retourner car cette ville est absolument magique, envoûtante et d'un extraordinaire romantisme.

L'escapade à Vérone nous a permis de connaitre cette magnifique ville dont le centre est inscrit au patrimoine de l'UNESCO. Ville elle aussi très visitée, au patrimoine très riche et très dynamique.

Italie – Naples et ses environs.

Naples

Italie.

Voyage à Naples et ses environs.

Naples.

Ruelle de Naples.

Arrivée.

Après un vol au départ de Marseille, nous arrivons à Naples. Nous avions pensé à prendre le train, Naples n'est pas très loin, mais vu la complexité et la durée du trajet, nous avons renoncé ! La voiture n'est pas vraiment adaptée car il faut la garer le temps du voyage, nous ne nous sentions pas du tout d'attaque à affronter la circulation napolitaine. Nous emprunterons le train, métro et navettes maritimes durant notre séjour.

Nous avons réservé un B&B proche de la gare ferroviaire, où arrivent les navettes de l'aéroport, dans la vieille ville. Comme toujours, après notre installation, nous ressortons pour visiter la ville.

La vieille ville de Naples me fait penser au quartier du Panier à Marseille, quartier situé derrière la mairie centrale. Sauf que là c'est beaucoup plus grand. Les vieux immeubles sont très hauts, les ruelles étroites, l'atmosphère est un peu oppressante et très bruyante, d'autant plus avec des centaines de touristes. Comme à Marseille, les rues sont pleines de détritus mais apparemment ici il n'y a pas de grève des éboueurs, cela a l'air "chronique", ça déborde de partout ! Les rues sont pavées de dalles de basalte noires assez inégales et il faut bien regarder où on met ses pieds pour rester debout, les scooters et voitures roulant dessus accentuent le bruit.

Naples se situe au pied du Vésuve, volcan célèbre pour son éruption de 79 de notre ère ayant anéantit Pompéi et Herculanum, mais aussi à coté des champs Phlégréens, volcan beaucoup plus dangereux dont l'activité ne cesse d'augmenter depuis quelques années. La zone étant fermée aux visites touristiques, nous n'irons donc pas voir les solfatares ni le temple de Serapis avec ses colonnes rongées par l'eau de mer suite au bradyséisme.

Duomo San Gennaro, Basilique Santa Chiara.

Mais qu'à cela ne tienne, nous visitons et commençons par la Cathédrale ou Duomo San Gennaro. Le style rococo saute aux yeux dès notre entrée. C'est immense et d'une richesse incroyable. Étant en fin d'après-midi, il n'y a pas trop de touristes et on déambule dans la nef, les chapelles latérales avant de ressortir et poursuivre dans la vieille ville.

On croise une fanfare et de très nombreux édifices religieux. Ici les églises se touchent quand elles ne se situent pas en face l'un de l'autre. Nous en visiterons de nombreuses, parfois modestement décorées, parfois affichant une richesse incroyable.

Les immeubles sont très hauts, les façades sales et délabrées mais laissent imaginer des palais aux décors intérieurs somptueux. Nous terminons nos visites en allant dîner sur la place Bellini, petite et tranquille, loin du tumulte touristique. Ouf, je peu de quiétude !

Naples, second jour. Nous reprenons la ruelle qui conduit à la Basilique Santa Chiara que nous avons vu la veille. Nous prenons des billets pour visiter le cloître, havre de paix et de silence. Je suis surpris par ces colonnes décorées de faïences au milieu des orangers, c'est très  beau. L'intérieur de la basilique tranche par sa sobriété, c'est rustique et dépouillé.

L'église du Gesù Nuovo, la Chiesa di Sant Aniello.

Nous visitons l'église du Gesù Nuovo, façade "diamantée" surprenante et intérieur très baroque et richement décoré. Un mariage y est célébré.

Après ces visites nous partons à la gare pour rejoindre Ercolano, point de départ pour visiter Herculanum puis le Vésuve.

Retour à Naples en train et installation dans un B&B réservé. Ludo ressort pour acheter les billets de bateau pour Positano demain.

Un petit de repos et nous partons pour trouver un resto et dîner. C'est là que je découvre une autre face de Naples, plus aérée, plus clean aussi avec de larges avenues et des bâtiments moins délabrés que ceux du centre historique. Nous trouvons un resto bien sympa dans une petite rue éloignée des grandes avenues bruyantes.

Autant il y avait un beau soleil hier à Positano, aujourd'hui nous nous levons avec la pluie.

Nous partons visiter Naples et nous commençons par la Chiesa di Sant Aniello qui est sur le chemin du musée. Des fouilles archéologiques ont mis à jour des vestiges de l'époque grecque. Une dame nous donnera des explications sur ces vestiges pendant qu'un déluge s'abat sur la ville. Ces vestiges étaient situés dans la partie cerclée de bleu sur la photo. On peut voir ces restes de murs, fondations dans la partie basse. Il reste encore bien de la restoration à effectuer dans le fond de l'église.

Donc nous prenons notre temps pour voir les coins et recoins de cet édifice. La pluie s'estompe et nous montons vers le musée archéologique tout proche. Heureusement la file d'attente n'est pas trop importante.

Ludo me laisse pendant que je passerais deux bonnes heures à explorer le musée, plus particulièrement les vestiges de Pompéi et l'époque romaine qui s'y rapporte. Les statues, mosaïques, fresques sont exceptionnelles. Il y a aussi des bijoux, poteries, objets du quotidien. Je me régale. Les photos ci-dessous ne montrent qu'un fragment des milliers d'œuvres présentes dans ce magnifique musée.

Le musée archéologique.

Le Castel Nuovo, la basilique San Francesco di Paola, la Galleria Umberto I.

Au sortir du musée, la file d'attente pour prendre les billets d'entrée est devenue impressionnante ! Je retrouve un Ludo trempé avec qui nous allons prendre le métro.

Arrêt à la station Toledo bien décorée puis sur le port pour voir le Castel Nuovo. Puis la basilique San Francesco di Paola, la Galleria Umberto I et nous empruntons le funiculaire pour voir le Castel Sant'Elmo sur les hauteurs. Superbe point de vue sur la baie de Naples, la ville et le Vésuve tout proche. D'ailleurs de grands pans de mur de ce château sont en tuf volcanique et la hauteur est très impressionnante. Nous redescendons par un second funiculaire, visitons la basilique di San Lorenzo Maggiore et terminons notre journée par une bonne bière bien méritée.

Naples, le Vésuve.

Le complexe San Lorenzo Maggiore.

Ce matin nous partons de l'hôtel pour visiter le complexe San Lorenzo Maggiore. Nous commençons par quelques pièces richement décorées, une entré, une grande salle. Les plafonds sont peints et nous restons rêveurs devant cette beauté.

Déjà dans la cour d'entrée, une partie laisse voir des vestiges sous cette place, puis un escalier nous permet de descendre sous l'édifice.

Ce parcours surprenant sous ce complexe ecclésiastique pour découvrir les vestiges des constructions grecques et romaines, avant et au début de notre ère. Parcours très bien aménagé. Il règne une ambiance mystérieuse, feutrée.

Nous visitons le reste des bâtiments puis allons voir le cloître Santa Luciella. Je remarque à l'entrée ce système de "passe-plat" permettant de livrer au cloître sans voir quiconque.

Ce cloître est un havre de paix en plein cœur du quartier historique, magnifique et reposant. J'ai beaucoup de mal à supporter ce tumulte dans ces ruelles étroites et bruyantes et en plus les avions qui décollent de l'aéroport passent juste au-dessus du quartier, assourdissant.

J'ai rédigé cet article au sur et à mesure de nos visites. A chaque retours d'Herculanum, Vésuve, Pompéi, Positano et Procida, nous sommes revenus à Naples et avons profité pour visiter encore cette ville. Ci-dessous ce trouve les liens pour nos autres visites de la région napolitaine.

On dit que Marseille ressemble beaucoup à Naples. Un petit article sur un moment festif. Apéro sur la digue du large.

Italie – Herculanum

Herculanum

Italie.

Voyage à Naples et ses environs.

Herculanum, cité romaine antique.

Entrée du site archéologique d'Herculanum.

Après avoir effectuées quelques visites à Naples, nous partons à la gare ferroviaire pour rejoindre Ercolano, point de départ pour visiter Herculanum. Nous avons réservé un B&B proche de la gare et à cinq minutes de l'entrée du site archéologique. Nous ressortons dans Ercolano pour trouver un petit resto où on dégustera une pizza typiquement napolitaine servie par la patronne haut en couleur.

Le lendemain, nous nous levons un peu tôt pour être les premiers sur le site archéologique et faire des photos sans la foule de touristes qui arrivent de Naples et investissent le site vers 9h30.

Les billets ont été réservés à l'avance sur Internet.

Dès l'entrée, nous sommes dans l'ambiance. Passé le porche, nous dominons le site en contrebas, dégagé d'une vingtaine de mètres de cendre. Nous passons devant les hangars à bateaux où les habitants s'étaient réfugiés lors de l'éruption du Vésuve. Il ne reste que des amoncellements de squelettes.

La cité romaine d’Herculanum était une petite ville d’une superficie estimée à 20 hectares dont seulement 4,5 ont été dégagés. La population est estimée à environ 4000 habitants.

Herculanum aurait été une station balnéaire très appréciée des riches Romains et ville résidentielle de grandes familles patriciennes. On peut voir les vestiges d’une villa avec un petit patio érigé sur un promontoire face à la mer. Le site archéologique n'offre qu'une vue partielle d'Herculanum, un quartier où se côtoient des modestes habitations d'artisans et de pêcheurs, des petites demeures bourgeoises et des riches maisons luxueusement décorées avec vue panoramique sur la mer.

Comme Pompéi, Herculanum fut partiellement détruite lors du tremblement de terre de 62 apr. J.-C. Reconstruction, réparation en utilisant des briques et du stuc.

Puis, en 79, Herculanum est totalement détruite par l’éruption du Vésuve qui la recouvre d’une couche de plus de 15 mètres de cendre. La 1ére phase, l’éruption plinienne, a épargné la cité. Mais la seconde, l’éruption péléenne, a ensevelie la ville par 6 déferlantes pyroclastiques avec des cendre et des gaz chauffés jusqu’à 500°C. Tout a été carbonisé par 20 mètres de dépôts ce qui a fait reculer le trait de côte de plus de 500 mètres.

Une 1ère couche de matériaux légers mêlés de débris de murs, tuiles, crépi s'abat sur la ville.

Les couches suivantes, supérieures, témoignent d'une force de charriage beaucoup plus puissante, entraînant des tronçons de colonnes et des blocs de maçonnerie issus de murs fracassés.

Le scénario de l'éruption serait le suivant : en quelques minutes, une vague pyroclastique issue du Vésuve atteint Herculanum par le côté Est. Son écoulement sur le sol abaisse sa température, qui reste suffisante pour calciner les matériaux organiques, mais pas pour les vaporiser ni les pulvériser.

Charriant des débris légers et très fluides, elle noie Herculanum sous plusieurs mètres, enrobe mobilier et victimes, mais ne les volatilise pas.

Le flot pyroclastique principal suit peu après, massif et dévastateur, il achève l'enfouissement de la ville, sous 15 à 30 mètres de cendres. L'étude de la carbonisation des bois permet d'estimer à environ 400°C de la vague pyroclastique.

La dure croûte de tuf volcanique qui recouvrit Herculanum permit de préserver cette antique ville. Elle permit aussi la construction de la nouvelle ville de Résina (aujourd’hui renommée Ercolano) au-dessus de l'ancienne cité. La violente éruption de 1631 ajouta une couche de lave sur Résina.

Dès 1738, des tunnels sont creusés pour rechercher marbre et œuvres d’art. Les fouilles à ciel ouverts commencèrent en 1828 et prirent une ampleur particulière au XXe siècle avec de grandes découvertes comme les nombreux squelettes dans les hangars à bateaux et la villa des Papyrus.

Ces remarquables vestiges apportèrent une considérable connaissance de terrain sur la civilisation romaine au Ier siècle car ils ont livré un matériel archéologique exceptionnel, en particulier en bois, et également des œuvres littéraires inconnues jusqu'alors, dans les papyrus de la bibliothèque de la vaste villa.

La notoriété d'Herculanum est éclipsée par celle de Pompéi, mais le site offre pourtant sur un périmètre concentré des vestiges très évocateurs, grâce à leur élévation et la restauration de nombreuses couvertures.

Elle est moins célèbre, moins vaste, et moins visitée que sa voisine. Pourtant, de toutes les cités ensevelies par l'éruption du Vésuve, c'est la mieux préservée.

Belle visite, les bâtiments sont remarquablement bien conservés. Des vestiges de poutres carbonisées témoignent de la chaleur dégagée par la pluie de cendre volcanique.

Nous nous promenons dans ces antiques ruelles aux gros pavés et passons de villa en villa. Ici une cuisine pratiquement intacte, là une chambre avec les restes d'un lit en bois (lui aussi carbonisés) Nous voyons les thermes avec l'espace pour les hommes et celui pour les femmes. Les mosaïques au sol sont magnifiques. Nous verrons des fresques murales dont certaines aux couleurs éclatantes. Nous aurons bien profité d'une bonne heure pratiquement seuls dans le site avant que les cars de touristes arrivent. Avant de sortir du site, je fais un tour dans le musée adjacent où de nombreux objets sont présentés. J'ai beaucoup apprécié les bijoux, objets de verre mais aussi ustensiles du quotidien et statues remarquablement préservés.

Nous repartons du site vers la gare ferroviaire, profitons pour nous désaltérer et grignoter un peu avant de prendre le bus pour le mont Vésuve.

Italie – Le Vésuve.

Vésuve

Italie.

Voyage à Naples et ses environs.

Le Mont Vésuve.

Après notre visite du site d'Herculanum et un petit en-cas, nous nous dirigeons vers la gare ferroviaire pour prendre la navette. Billets réservés avant notre départ sur Internet, le bus nous conduit sur le dernier parking en haut du mont. Un large sentier conduit jusqu'au cratère. Nous ne serons pas seuls, de nombreux touristes nous accompagnent.

Le Mont Vésuve est visible de toute la baie de Naples qu'il domine du haut de ses 1 281 m.

Randonnée sur le Mont Vésuve.

Superbes vues sur la baie de Naples et ses environs. Malgré un ciel très brumeux, notre vue porte jusqu'à l'île de Capri.

Derrière nous, le cratère béant du Vésuve montre une petite zone blanche et en passant on peut sentir cette odeur d'œuf pourri caractéristique.

Il y a tout de même beaucoup de touristes, c'est une promenade très prisée car facile même si le chemin est assez pentu sur quelques zones.

Nous redescendons en bus, récupérons nos valises au BnB puis partons prendre le train pour Pompéi.

Caractéristiques volcanologiques.

Le Vésuve est un stratovolcan bordant la baie de Naples, c’est le seul volcan d’Europe continentale à être entré en éruption durant les cent dernières années, sa dernière éruption date de 1944.

C’est un des volcans le plus dangereux au monde en raison de sa tendance explosive et surtout de la population importante qui vit à ses abords. Il est ainsi à l'origine de la destruction des villes de Pompéi, d'Herculanum, d'Oplontis et de Stabies, ensevelies en 79 sous les cendres ou une coulée pyroclastique.

La topographie du volcan est constituée de deux éléments :

    • le premier est le mont Somma au nord, entourant partiellement le cône actuel, vestige de l'ancien édifice plus élevé, détruit par l'éruption de 79.
    • Le second est le cône du Vésuve (Gran Cono), formé après, dans un ancien volcan préexistant lors de l'éruption de 79. Pour cette raison, le volcan est aussi appelé Somma Vésuve (ou Somma Vesuvio).

La caldeira a commencé à se former durant une éruption estimée à 17 000 ou 18 300 ans et a été élargie par des éruptions successives jusqu'en l'an 79. Cette structure a donné son nom au terme « volcan Summa », qui décrit tout type de volcan avec une caldeira sommitale entourant un cône plus récent.

Le cratère conique et tronqué de 300 mètres de profondeur pour 400 mètres de diamètre. La chambre magmatique est estimée à une dizaine de kilomètres sous ce cratère. C'est un volcan actif, les secousses telluriques sont importantes (plus de 700 par an) et des fumerolles continuent à relâcher des gaz (visible sur une zone blanchâtre à l'intérieur du cratère). Il est donc sous surveillance constante.

La hauteur du cône principal a constamment changé au cours des éruptions successives, mais est actuellement de 1 281 mètres. Le mont Somma culmine quant à lui à 1 149 mètres, la vallée Atrio di Cavallo, large de 5 kilomètres séparant les deux.

Italie – Pompéi, site archéologique et musée Antiquarium.

Pompéi

Italie.

Voyage à Naples et ses environs.

Pompéi.

Nos visites d’Herculanum et du Vésuve terminées, nous prenons le train pour rejoindre le village de Pompéi et nous installer au B&B. De nouveau un B&B bien placé, pas loin de la gare et d'une des entrées du site archéologique de Pompéi. Demain nous laisserons nos valises à la consigne du site car la gare est juste en face pour rentrer à Napoli.

Visite du site archéologique.

Nous avions acheté les billets d'entrée et la visite guidée sur le site tiqets. Mais il faut savoir que le billet d'entrée doit être échangé contre une entrée officielle et le rendez-vous avec le guide se fait à l'extérieur du site, de plus on ne rentre qu'une seule fois avec un billet !

En arrivant à l'ouverture, nous pensions qu'il n'y aurait pas trop de monde. Erreur ! Énormément de touristes dès 9 heures ! Autre problème, le rendez-vous avec le guide francophone se fait à l'extérieur et le billet d'entrée ne permet pas de ressortir. Donc nous avons payé une visite guidée pour rien car en guettant les groupes à l'heure du rendez-vous avec le guide, nous n'avons vu aucun groupe francophone entrer. Donc il vaut mieux faire une visite guidée le plus tôt possible le matin, puis poursuivre votre découverte de Pompéi après car la visite guidée ne traite qu'une petite partie de Pompéi. Expérience de visite guidée un peu ratée.

Dans la nuit précédant notre visite de Pompéi, un déluge s'abat sur la région. Une pluie diluvienne, nous nous levons pour voir si l'eau ne va pas envahir notre studio. Le lendemain le ciel est pratiquement dégagé. Nous aurons quelques gouttes durant notre visite à Pompéi mais sans être vraiment mouillés.

Sinon, Pompéi est une très belle expérience. Je l'avais visitée gamin lors d'un voyage scolaire et mon souvenir était extraordinaire. Les tuyaux de plomb distribuant l'eau dans les maisons, les toilettes, les mosaïques. Mes souvenirs étaient bien limités mais marquants.

Je confirme, c'est superbe, émouvant, fascinant. Les fresques sont très belles même si certaines ont été restaurées, elles montrent le raffinement de ces villas romaines vieilles de plus de 2000 ans.

Les moulages des corps sont parfois glaçants tant ils expriment la souffrance. Nous avons parcouru les rues et ruelles de Pompéi de 9h30 à 15 heures et avons pratiquement tout vu à l'exception des zones en travaux ou fermées par les recherches archéologiques. Par contre même en septembre il y a énormément de touristes, foule qui gêne parfois pour faire un bon cliché mais il faut faire avec et être patient.

Finalement nous aurons visité le site en se référant au guide du Routard qui donne de bonnes explications sur l'histoire et les monuments de Pompéi à défaut de guide francophone. Passage par l'Antiquarium, petit musée où sont exposées des fresques, statues, poteries, bijoux, ça vaut le détour.

Malgré une foule compacte de touristes, nous réussissons à prendre quelques photos sans trop de personnes dessus. Mais les groupes sont arrivés et on attend patiemment que la scène soit un peu plus libre.

Je place des photos des lieux les plus beaux, bien restaurés, typiques de Pompéi. Mais tout le site est extraordinaire même si de très nombreuses villas ou petites maisons sont dans un état très dégradé.

Les fontaines où on peu remplir sa gourde, les thermes et quelques villas bien restaurées aux fresques sublimes qui nous montrent un raffinement peu commun.

Une cuisine avec des ustensiles, des mosaïques, les rues pavées avec la trace d'usure des roues des chariots, passages piétons ... je suis toujours autant surpris par cette ville.

Sont exposés aussi des moulages de corps ensevelis dans la cendre lors du surge volcanique. L'énorme quantité de cendre fine et brûlante a totalement envahie la ville, surprenant les habitants, les figeant dans leur agonie. On peut voir la souffrance et même la suffocation pour certains moulages. C'est une partie de cette visite très émouvante.

Toujours autant de monde, nous allons attendre le guide francophone à l'entrée. Au bout de 30 minutes nous repartons bredouilles, pourtant à l’accueil l’hôtesse nous avait dit qu'elle donnerait au guide notre description .

Visite du Musée, l'Antiquarium.

Je vais visiter le musée pendant que Ludo refais un tour dans le site. Peu d'objet sont présentés mais ils sont très beaux et authentiques.  Des fresques issues du sites ainsi que des statues, poteries, bijoux mais aussi des moulages de corps.

J'apprécie vraiment cette visite.

Ainsi se terminent nos visites de Pompéi. Nous repassons par l'entrée du site pour récupérer nos bagages à la consigne puis prenons le train, la gare ferroviaire étant en face.

Retour à Naples en train et installation dans un B&B réservé. Ludo ressort pour acheter les billets de bateau pour aller à Positano le lendemain.

Italie – Positano, côte Amalfitaine.

Positano

Italie.

Voyage à Naples et ses environs.

Positano.

Arrivée à Positano, le port, la plage.

Ce matin nous nous levons assez tôt pour prendre le bateau jusqu'à la petite station balnéaire de Positano. Ce village se situe au sud de Naples, sur la côte amalfitaine. Le bateau passe par l'île de Capri au bout de la péninsule amalfitaine mais nous n'avons pas prévu de nous arrêter.

La côte amalfitaine est une partie de la côte tyrrhénienne de la province de Salerne en Campanie. Situé à l'est de la péninsule de Sorrente, elle surplombe le golfe de Salerne et s'étend de Positano jusqu'à Vietri sul Mare en bordure de Salerne. Reconnue au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997, la côte est réputée dans le monde entier. Elle tire son nom de la ville d' Amalfi, son noyau géographique et historique.

Arrivés à Positano, nous débarquons et montons dans le village pour un premier arrêt à l’église Santa Maria Assunta. Puis nous gravissons la ruelle pentue qui longe la côte, de très nombreux touristes s’y pressent car elle permet d’avoir un beau point de vue sur Positano. En haut de cette rue, nous prenons à gauche sur la route de la corniche, et là il n’y a plus de touristes, découragés par la distance et le dénivelé.

Nous faisons le grand tour qui surplombe le village par une corniche accrochée au relief. Il fait très chaud mais la superbe vue sur le village, les maisons colorées, la vue sur la mer compensent nos efforts et notre sueur.

De la mer le village est très pittoresque, beaucoup d'hôtels, de maisons aux façades colorées dans une végétation pratiquement tropicale qui contraste avec le reste du relief qui l'entoure très aride. Nous trouvons des arbres bouteille aux fleurs magnifiques.

Positano vue de la corniche.

C'est un village vivant même si les touristes sont omniprésents. Un petit arrêt pour nous rafraîchir, une touriste américaine nous immortalisera, elle vient de Washington et est ravie de son séjour en Italie.

Nous continuons notre balade qui nous mène jusqu'à la plus haute église, l'église Madona Delle Grazie, entourée de maisons de village desservies par d'étroites ruelles sinueuses. Nous aurons grimpé plus de 150 mètres de dénivelé.

Un arrêt en redescendant dans un petit restaurant avec une vue imprenable sur le village et la plage. Après notre repas nous partons découvrir la plage côté ouest. Pratiquement toutes les plages sont privatisées et les parties publiques sont réduites à l'extrême.

Le bas du village est envahi par les touristes, il y a une foule dense qui se presse de boutiques en bars, restaurants, glaciers. L'activité commerciale bat son plein, on a du mal à se frayer un passage.

L'heure tourne et nous devons reprendre le bateau de retour pour Nalpes. Le quai est noir de monde, on se presse pour embarquer mais la houle, venue du large, vient perturber l'accostage des navettes.

Il semble qu'il n'y a plus aucune organisation, les bateaux ont du retard, personne ne nous renseigne, chacun consulte son voisin pour avoir des nouvelles de la navette qui n'arrive pas et pendant ce temps le quai se remplit de toujours plus de touristes en partance.

On nous dit que certaines destinations sont annulées comme Sorrente mais qu'il y aura un bateau pour Naples. Des navettes accostent et sont ballotées par la houle qui se fracasse sur le quai d'embarquement et trempe de la tête aux pieds les touristes qui empruntent la passerelle reliée au quai. L'atmosphère est tendue et les touristes hagards se demandent s'ils pourront embarquer un jour.

Finalement notre navette arrive et embarque une bonne partie des touristes trop heureux de pouvoir enfin quitter l'île. Nous aurons presque une heure de retard et arrivons à la nuit tombée au port de Naples.

Soulagé de pouvoir descendre sur la terre ferme, nous nous mettons en quête d'un restaurant pour dîner. Nous rentrons finalement assez tard dans notre B&B pour un repos bien mérité, de belles images en tête.

Positano vaut vraiment le détour et sa beauté fait vite oublier les tracas du retour.