Guatemala – Les volcans Santamaria et Santiaguito.

Guatemala, le Santiaguito.

Le Guatemala.

Les volcans Santa Maria et Santiaguito.

À partir de la ville de Quetzaltenango, nous partons camper au sommet du volcan Santa Maria. Une excursion très sportive car le dénivelé est très important et le sentier monte tout droit vers le sommet en plusieurs endroit. Nous y arrivons dans l'après-midi et découvrons un panorama exceptionnel.

Après avoir monté nos tentes, nous profitons du paysage. Nous sommes à 3 772 mètres d'altitude et notre regard porte au loin mais aussi juste au dessus du Santiaguito.

Après une ascension bien sportive, nous arrivons sur un sentier qui part vers le sommet et découvrons le dôme du Santaguito. Nous nous arrêtons pour observer le dôme fumant et faire quelques photos.

Le volcan Santa Maria fait partie de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l'océan Pacifique.

Le volcan, qui culmine à 3 772 mètres d'altitude, a la forme d'une montagne conique aux pentes régulières, escarpées et symétriques hormis sur la face sud-ouest qui est occupée par une caldeira de 1,5 kilomètre de diamètre en forme de fer à cheval. Dans cette caldeira se trouve un dôme de lave, le Santiaguito, qui constitue la partie active du volcan.

La première éruption répertoriée sur le Santa María est survenue du 24 octobre au 

Cette éruption fut très puissante, d'un indice d'explosivité de 6.

Elle éjecta, par une colonne plinienne, 20 milliards de m3 de cendre et donna naissance à une caldeira en forme de fer à cheval de 1,5 kilomètre de diamètre, un tiers de la face sud-ouest du Santa Maria disparu.

Cette éruption s’est produite sur la face opposée à la ville Quetzaltenango qui n’a pas été détruite. Mais les dégâts matériels furent très important ainsi que les lahars destructeurs qui firent de très nombreuses victimes parmi la population.

Nous profitons de cette fin de journée à admirer le paysage tant que le soleil est encore présent. Mais dès la nuit venue, nous nous réfugions dans une tente pour être à l'abri et préparer notre repos du soir.

La caldeira du Santa Maria occupée par une série de dôme dont le Santiaguito.

A 3 772 mètres d'altitude, nous voyons le volcan Fuego et son panache de fumée et à l'opposé son ombre portée à l’horizon. (seconde photo)

En 1922 début une nouvelle éruption qui met en place dans la caldeira un dôme de lave qui sera nommé Santaguito. Ce dôme de lave est instable, explosant et s'effondrant régulièrement en produisant des nuées ardentes et des lahars qui font des dégâts matériels, des morts et entraînent l'évacuation de zones en contrebas du volcan.

Nous passons un grand moment assis au bord de la crête du Santa Maria pour observer les éruptions du Santiaguito.

En dominant le dôme, nous pouvons voir et entendre chaque éruption. Elles commencent par un souffle qui s'amplifie et ressemble au bruit d'un réacteur d'avion. Les gaz s'échappent entre les blocs de lave et un panache se forme et s'élève au-dessus.

On peut aussi entendre les blocs qui se détachent du dôme et roulent dans la pente avec fracas.

Ce spectacle est hypnotisant, les éruptions sont régulières, entrecoupées de périodes de repos assez brèves. Ce dôme, concentrant l'activité du Santiaguito est appelé le Caliente.

Quelques jours plus tard, nous irons dans une estancia (plantation) pour observer le Santiaguito et le Santa Maria sous un autre angle. Nous installons nos tentes sur une crête et notre guide Emmanuel nous affirmera que nous serons à l'abri d'une éventuelle coulée pyroclastique.

De cette crête, nous pouvons voir les panaches du Santiaguito se déployer au-dessus de nos têtes et voir et entendre les blocs de lave dévaler la pente raide en se fracassant.

Impacts des blocs de lave se détachant du dôme de lave du Santiaguito.

Nous resterons toute la matinée à observer les éruptions du Santiaguito. Les blocs de lave se détachant du dôme roulent et se fracassent dans la pente au-dessous. Chaque impact laisse un peu de poussière et fumée dans la pente.

Nous continuerons notre voyage par une nuit d'observation du volcan Fuego. Pendant que nous montons nos tentes dans le champ d'une estancia juste en face du volcan, celui-ci produit une grosse explosion qui nous surprend. Mais nous passerons une bonne partie de la nuit à attendre une nouvelle explosion en vain. Le Fuego se fait désirer et aura raison de notre patience et de notre temps.

Nous repartons pour l'est du pays et visiter le site maya de Tical en pleine forêt tropicale.

Guatemala – Le lac Atitlan, Santa Clara la Laguna, le pic Cristalinas.

Guatemala, Lac Atitlan.

Le Guatemala.

Le lac Atitlan.

Après notre visite au Pacaya, nous partons pour le village de Santa Clara la Laguna pour gravir le pic Cristalinas. Nous sommes à la veille des fêtes de Toussaint et le village prépare les festivités du lendemain, le carnaval, la visite aux morts.

Le lac Atitlan a une superficie de 130 km², une longueur de 18 km d'Est en Ouest et une altitude d'environ 1560 mètres d'altitude. Il est bordé par trois volcans, le Tolimán (3158 m) , l'Atitlán (3537 m) et le San Pedro (3020 m).

Ce lac occupe la caldeira d'un ancien volcan dont l'éruption cataclysmique en super volcan a laissé place à cette dépression il y a 84 000 ans. Il n'y a pas d'exutoire et son niveau varie beaucoup en fonction des précipitations et prélèvements pour l'irrigation.

Nous gravirons le pic Cristalinas (2300 m) qui nous permet d'avoir cette vue sur ce magnifique lac bordé de volcans. C'est un des plus beau lac que j'ai pu visiter.

Au loin, le Fuego qui fume.

Du pic Cristalinas, nous pourrons voir au loin le volcan Fuego avec son panache de fumée.

Très belle balade, sportive car la pente est raide et le dénivelé conséquent mais nous sommes récompensés par une vue sur ce magnifique lac Atitlan.

Le 1er novembre, pour la Toussaint, le village prépare le défilé du carnaval accompagné de pétards (parfois énormes). D'autres se rassemblent dans le cimetière pour honorer leurs morts. Ils passent ainsi une bonne partie de la matinée dans le cimetière et déjeunent sur les tombes en compagnie des défunts. Spectacle assez déconcertants pour nous.

Santiago Atitlán est la plus grande des communautés au bord du lac, et elle est connue pour son culte de Maximón , une idole formée par la fusion de divinités mayas traditionnelles, de saints catholiques et de légendes de conquistador. Des représentations de ces derniers permettent de les ridiculiser.

Les villages en bordure du lac sont encore imprégnés de la culture traditionnelle Maya. Des costumes traditionnels y sont d'ailleurs portés par les populations telles que les Tzutujils et les Cakchiquels.

Guatemala – Les volcans Pacaya, Santiaguito et le lac Atitlan.

Guatemala, le Pacaya.

Le Guatemala.

Le volcan Pacaya.

Campement en bordure de la caldeira du Pacaya.

Voyage au Guatemala avec l'agence Aventure & Volcans effectué en 2007. Nous étions un tout petit groupe ne comportant que 4 participants et notre guide Emmanuel.

Nous commençons par le volcan Pacaya où nous arrivons en fin d’après-midi.

Nous installons nos tentes en bordure de caldeira et partons découvrir une coulée de lave au pied du cône volcanique Mac Kenney.

Cette coulée au pied du cône parait statique mais en réalité il y a un écoulement disséminé et on peut observer des épanchements de lave s’écoulant très lentement.

Nous marchons sur les coulées et voyons de l’incandescence dans les fissures sous nos pieds. La lave sort en plusieurs endroits et s’écoule très lentement, formant des drapés ou cordages.

La coulée de lave au pied du cône volcanique MacKenney.

Au départ, nous n'osons pas nous aventurer sur cette coulée. Emmanuel, notre guide, nous explique où poser nos pieds, faire attention que le sol soit assez résistant avant de s'aventurer plus loin.

Nous partons observer ces coulées de lave qui sortent au pied du cône Mac Kenney. La lave s'épanche avec un léger bruit cristallin, un peu comme du verre fin qui se casse.

Nous sommes fascinés par ce spectacle. C'est la première fois que j'observe de la lave d'aussi près, presque à la toucher. J'en avais vu sur l'Erta Ale mais de loin.

Lorsque nous allons nous coucher, nous voyons nettement avec l’obscurité de l’incandescence disséminée dans la coulée.

Cette lave remonte par dessous et s'épanche lentement en surface. Le complexe volcanique du Pacaya comporte plusieurs boyaux transportant le magma, certains sous cette grande coulée au pied du cône, d'autres remontant jusqu'au sommet du Mac Kenney.

La coulée de lave au pied du cône volcanique MacKenney qui luit au crépuscule.

Dans la nuit, je me lève et une nouvelle coulée est apparue en plein sur le flanc du cône volcanique.

La lave en fusion est très lumineuse et j’appelle les autres participants pour qu’ils puissent admirer ce beau spectacle.

Le lendemain matin, en partant pour le sommet du cône Mac Kenney et nous pouvons voir cette nouvelle coulée qui s'épanche lentement.

Le lendemain, nous partons à l’ascension du cône Mac Kenney, le plus jeune du complexe volcanique.

Nous arrivons au sommet mais le cratère est rempli de fumé et nous ne verrons pas le fond. Par contre, de cette altitude, nous avons un joli panorama sur Guatemala City et le volcan Fuego dont le sommet est orné d’un petit panache de fumée. Ascension bien sportive car le dénivelé est conséquent et la pente terrible !

En direction du sommet du cône Mac Kenney.
Des sublimés de soufre.
Au sommet du cône Mac kenney du Pacaya.

Nous redescendons du Pacaya et partirons pour le Lac Atitlan.