France – Saint-Cirq-Lapopie

Lot

Le Village de Saint-Cirq-Lapopie.

De retour du Périgord, nous nous arrêtons à Saint-Cirq-Lapopie pour visiter ce village classé "Plus beau village de France". Perché sur une falaise surplombant un méandre du Lot, ce village était une vigie pour surveiller d'éventuels envahisseurs et c'était aussi une cité batelière.

Il était aussi connue pour ses tourneurs sur bois et comporte 13 monuments historiques.

Saint-Cirq-Lapopie date de l’époque médiévale. Dominées par l’église fortifiée, les maisons aux tuiles brunes et à colombage sont pittoresques et donnent beaucoup de charme à ce village.

Cette cité médiévale qui fut partagée au Moyen-âge entre plusieurs dynasties féodales, dont les familles Lapopie, Gourdon et Cardaillac.

Il en résulte plusieurs châteaux et maisons qui constituaient le fort seigneurial du village.

Les vestiges des portes fortifiées de la cité font partie de l’héritage et du patrimoine bâti entre les XIIIe et XVIe siècles, que l’on peut contempler autour du village.

Au détour des ruelles du village, on peut encore admirer les arcades des échoppes des tourneurs sur bois, symbole de la vie économique de l’époque.

Le chemin de halage sur le Lot dévoile l’activité batelière qui fut, là aussi, un des atouts majeurs de la vie marchande du village.

L’église gothique de Saint Cirq Lapopie, édifiée en 1522, a conservé les vestiges de l’ancienne église paroissiale romane qui s’y trouvait.

On peut encore y admirer les décors sculptés et les peintures murales datant du XIIIème siècle.

Ce village, très apprécié des artistes depuis plusieurs années, compte de nombreuses galeries d'art ainsi que des ateliers des peintes et des sculpteurs.

Dès le début du XXème siècle, le village a attiré des artistes, des galeristes parisiens et à partir de 1950, de nombreux artistes du mouvement surréaliste.

En quête d’inspiration, les artistes ont trouvé ici une terre bénie pour laisser libre cours à leur imagination. Est-ce à cause de ces dégradés de bruns ? De l’harmonie des volumes ? De ce point de vue exceptionnel sur la vallée du Lot ? Toujours est-il que peintres, poètes et écrivains n’ont eu de cesse de venir ici tremper plumes et pinceaux.

Les nombreuses galeries et ateliers qui ont pris possession de ses vieilles pierres en témoignent. On perçoit encore nettement cette dimension artistique en découvrant le parcours d’art contemporain, sans oublier la résidence internationale d’artistes installée dans la Maison Daura.

Le poète et écrivain André Breton fut celui qui fit connaître Saint-Cirq-Lapopie. À propos de ce village où il s’installa à demeure, il déclara : J’ai cessé de me désirer ailleurs…

(pour rédiger cet article, je me suis inspiré des textes extraits du site "tourisme-lot.com" et "saintcirqlapopie.fr")

 

Ce village est vraiment pittoresque, magnifique et malgré le froid glacial, nous avons eu plaisir à le découvrir, parcourant les ruelles, visitant l'église. Mais encore une fois, nous sommes en janvier et nous ne trouverons pas un restaurant ouvert pour déjeuner, toutes les boutiques sont closes et les rues sont désertes. L'ambiance estivale doit être tout autre !

De notre périple en Dordogne, vous pouvez lire les articles sur "Les jardins suspendus de Marqueyssac" ainsi que "Le Château médiéval de Castelnaud-la-Chapelle"

France – Les Jardins de Marqueyssac.

Dordogne

Les Jardins suspendus de Marqueyssac.

Château de Marqueyssac.

Nous voici de nouveau dans le Périgord Noir et nous en profitons pour visiter ces magnifiques jardins. L'histoire du château de Marqueyssac remonte au XVIIème siècle et après d'importants travaux de restauration, il ouvre au public en 1997.

Nous entrons dans ce jardin et parcourons l'éperon rocheux qui domine la Dordogne jusqu'en vu de Castelnaud-la-chapelle. A la fin de notre visite des jardins, nous irons voir l'ancienne demeure dont certaines pièces bien restaurées sont présentées au public.

C'est Bertrand Vernet de Marqueyssac qui acquit la propriété en 1692 et est à l'origine des terrasses. Puis Julien Bessière fit ouvrir la grande allée. L'essentiel des aménagements datant du XIXème siècle proviennent de Julien de Cerval. Il est à l'origine des "folies" de buis qui a fait planter par millier.

Nous sommes en janvier et peu de site touristiques sont ouverts. Nous pourrons visiter deux pièces de ce château.

C'est une demeure d'agrément du début du XIXème siècle et le mobilier bien restauré est superbe, belle présentation.

Une salle à manger avec un poêle en faïence, du mobilier empire et un papier peint restitué à l'identique. Un joli salon de musique pourvu d'un piano avec du mobilier empire, cheminée. L'ambiance est au rendez-vous.

Au sud du château, le bastion est planté de buis pour constituer un jardin d'agrément. Le tracé du jardin, aux allées sinueuses, est classique des aménagements réalisés sous Napoléon III et présente des buis aux rondeurs et à la taille moutonante.

Contraste avec le jardin de buis du coté opposé qui présente des buis à la taille en parallélépipèdes disposés de façon plus anarchique.

L'ensemble est très beau et très romantique, s'intégrant bien au paysage dominant les méandres de la Dordogne. Le parc est planté d'espèces ornementales avec tilleuls, arbres de Judée, cytises, platanes, ormes ainsi que des cyclamens de Naples.

Cette propriété bâtie sur un éperon rocheux longeant la vallée de la Dordogne au sud offre une vue spectaculaire sur le paysage.

De nombreux chemins parcourent la propriété pour aboutir à un point de vue remarquable sur le village de la Roque-Gageac.

Le bastion sud des jardin de Marqueyssac.

Dans les jardins de Marqueyssac, se trouve une allée passant sous cette tonnelle. Charme, romantisme, le jardin est rempli de surprises.

Nous irons jusqu'au belvédère sur le village de la Roque-Gageac et les méandres de la Dordogne en passant par la promenade des Falaises. Le retour par la Grande Allée ombragée nous fera passer par cette tonnelle ombragée.

Sur ces chemins, chapelle, cascades, calvaire, cabanes, parcours ludiques se succèdent.

Revenus à notre point de départ, nous avons une superbe vue sur le village et château de Castelnaud-la-Chapelle.

Le buis est omniprésent sur cet éperon rocheux et constitue le fil conducteur des promenades. Il est bien adapté au terrain calcaire et à la sécheresse estivale. On retrouve sur ce versant sud aussi beaucoup  de laurier-tin, de chênes verts ou pubescents, érables de Montpellier, arbousiers, végétation méditerranéenne. Beaucoup d'arbres à feuilles persistantes donnant, en ce mois de janvier glacial, un sentiment de totale solitude glacée. Mais je ne doute pas qu'au cœur de l'été, ce passages ombragé doit être très apprécié du promeneur. Sur le versant nord, une végétation de type atlantique avec des charmes, érables champêtres, chênes, robiniers faux acacias ainsi que des hêtres.

Château de Marqueyssac, buis à la taille moutonante.

Ces jardins et promenades sont variées, reposantes et certainement très agréable en été. Ces lieux sont très prisés par les touristes qui ne manquent pas en Périgord durant la saison estivale. Certes il fait froid mais surtout, nous ne sommes pas embêtés par la foule ...

Les commentaires de cet articles sont inspirés de la plaquette remise à l'entrée du château. Vous pouvez visiter le site web du Château de Marqueyssac pour un avant goût de visite et obtenir des renseignements sur cette propriété.

 

Autre article sur les merveilles du Périgord: Le Château de castelnaud-la-Chapelle.

France – Carcassonne.

Carcassonne

La Cité Médiévale de Carcassonne.

La Cité Médiévale.

Nous retournons et visitons cette belle citadelle médiévale de Carcassonne. Nous étions déjà venu il y a quelques années et nous redécouvrons cet illustre édifice.

Un hôtel réservé au pied des remparts et c'est parti pour visiter la cité médiévale et le château comtal.

Cette cité médiévale fortifiée, dont les origines remontent à la période gallo-romaine, doit sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de longueur et comportant cinquante-deux tours, qui domine la vallée de l'Aude.

La Cité comprend également le château comtal et a basilique Saint-Nazaire.

En 1997, la cité est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO (source wikipédia)

Sauvée de la destruction par l'action et la ténacité de l'archéologue Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, les ruines servaient de carrière pour la construction.

Puis restaurée au XIXe siècle de manière parfois controversée sous la direction de Viollet-le-Duc puis de Boeswillwald.

Carcassonne est située sur la rive droite de l'Aude et se trouve entre la Montagne noire et les Pyrénées sur une axe qui relie l'océan Atlantique et la Méditerranée. Dans ce couloir, le vent peut être très présent et quand il vient des Pyrénées, les températures sont glaciales !

Nous en ferons l'âpre expérience !

La Porte Narbonnaise.

La cité de Carcassonne a été un site protohistorique, une cité gallo-romaine, une place forte wisighote, un comté, vicomté et finalement une sénéchaussée royale. Au niveau des remparts, notamment de certaines tours, on peut voir l'empilement historique des constructions bien que de grandes parties soient détruites.

L'enceinte est ouverte sur l'extérieur par quatre portes. La porte Narbonnaise par laquelle on accède au château Comtal.

Lors de notre arrivée en fin d'après-midi, nous déambulerons dans la cité, visitant les remparts à leur pied puis la cité médiévale elle-même à la recherche d'un restaurant.

Le lendemain, nous partons de bonne heure de notre hôtel pour la visite du château et des remparts.

La Porte Saint-Nazairre.

La porte Saint-Nazaire donne sur le sud et la tour associée servait à défendre la la cathédrale Saint-Nazaire.

Nous visiterons cet édifice le jour de notre arrivée ainsi que le lendemain.

Nous sommes au mois de janvier et constatons que peu d'établissements sont ouverts. C'est une période très creuse, après les fêtes de fin d'année et les commerçants en profite pour prendre un peu de repos.

La Porte de l'Aude.

C'est par cette porte que nous pénétrons dans la cité car notre hôtel est très proche. Une première visite en marchant entre les deux rangées de remparts et nous pénétrons dans la cité.

A notre arrivée au pied de cette porte, nous remarquons ces cercles concentriques absents lors de notre précédente visite. C'est l'œuvre éphémère de l'artiste Felice Varini pour les 20 ans d'inscription du site au patrimoine de l'UNESCO. Au départ ce sont des bandes jaunes qui sont collées sur les murs par l'artiste, bien qu'éphémères, une fois décollées deux ans après, leurs traces persistent et n'en finissent pas de susciter la polémique. L'administrateur de la cité précise que le monument n'a pas été dégradé, seul les mousses et lichens ont été décolés avec les bandes laissant à leur place une pierre plus claire. Moi j'aime assez alors que Ludo déteste !

Enfin, il y a la porte du Bourg ou de Rodez assez discrète percée directement dans les remparts.

Le Château Comtal.

Nous débutons notre visite par le château des comtes de Trencavel. Ce château en forme de L comporte une chapelle et servira de forteresse à l'intérieur de la cité. Neuf tours dont deux d'époque wisigothe ornent le château et son enceinte.

Nous parcourons les pièces de ce château et de nombreuses statues, mascaroni, calvaires sont exposés et mis en valeur.

Après la visite du château, nous continuons par celle des remparts. Malgré le froid glacial et le vent, nous progressons sur les chemins de ronde à la découverte de cet édifice somptueux.

C'est un rêve d'enfant, château médiéval avec tours de guet, meurtrières, passages secrets, souterrains, pont levis... Mais, hélas, les simples visiteurs que nous sommes devons nous contenter de pièces ouvertes, accessibles au plus grand nombre.

Cette visite nous laissera rêveurs, la magie de ces vieilles pierres, le peu de touriste (mois de janvier et crise COVID) et le temps magnifique bien que glacial !

Nous irons déjeuner dans un restaurant, un repas plus "light" que le diner de la veille ! Le cassoulet est excellent mais ce midi, une salade aux gésiers sera plus digeste.

La Cité Médiévale.

Les remparts.

Nous repartons le lendemain pour poursuivre notre escapade vers le pays périgourdin. Nous avons bien choisi notre semaine de villégiature car le soleil règne sur le sud-ouest de la France.

France – Moissac.

Périgord

L'Abbaye Saint-Pierre de Moissac.

Une histoire millénaire.

 

 

La légende, forgée par les moines de l'Abbaye, mentionne une fondation par le roi Clovis au 6e siècle. Les recherches historiques et archéologiques ne permettent néanmoins d'attester son existence qu'à partir de l'époque carolingienne, à la fin du 8e siècle.

Au milieu du 11e siècle, l'affiliation de Moissac à la célèbre abbaye bourguignonne de Cluny marque un tournant dans la vie monastère. En 1047, Cluny nomme Durand de Bredons abbé.

Egalement évêque de Toulouse, Durand lance la reconstruction de l'abbatiale. En 1100, l'abbaye Ansquitil édifie le cloître dont les sculptures des piliers et des chapiteaux constituent une des merveilles de l'art roman.

Au début du 12e siècle, une centaine de moines vivent dans le monastère. Leur activité principale est la prière tout au long des 8 offices qui rythment leur journée.

Comme le stipule la Règle de saint Benoît, ils doivent aussi effectuer un travail manuel. Ainsi des moines scribes copient des textes religieux: Bible, extraits et commentaires de textes des Pères et Docteurs de l'Eglise mais aussi textes profanes.

Environ 120 de ces manuscrits sont aujourd'hui conservés à la bibliothèque nationale de France, suite à leur achat en 1678 par Colbert, ministre de Louis XIV.

En 1626 le monastère est sécularisé: les moines bénédictins deviennent des chanoines, religieux séculiers qui ne vivent plus dans le cloître.

La vie religieuse à Saint-Pierre de Moissac s'achève avec la Révolution française.

En 1790, les bâtiments sont vendus en tant que biens nationaux.

Un regain d'intérêt pour l'abbaye se manifeste au 19e siècle qui conduit au classement du cloître et l'église sur la première liste des Monuments historiques.

Pourtant à la même période, la construction de la voie ferrée Bordeaux-Sète entraîne la destruction du réfectoire médiéval.

En 1998, l'UNESCO inscrit les Chemins de Compostelle, dont Moissac est une étape, sur la liste du patrimoine mondial.

Les piliers du cloître.

Les apôtres, piliers de l'Eglise, deviennent à Moissac les piliers du cloître. Une inscription au-dessus de leur tête permet de les identifier.

Dans l'angle sud-est, à proximité de la porte menant à l'église, figurent Pierre et Paul, les saints patrons de l'abbaye de Cluny.

Au centre de la galerie Est, l'effigie de Durand de Bretons, abbé de Moissac et évêque de Toulouse, se dresse devant la porte de la salle capitulaire où se prennent les décisions importantes de la communauté monastique.

 

Merci pour votre accueil !

Le portail monumental de l'église abbatiale est sculpté peu de temps après le cloître.

L'iconographie de son tympan est inspiré par une des visions de l'Apocalypse de saint Jean et figure le moment du retour glorieux du Christ sur Terre.

L'église a été plusieurs fois reconstruite. Les parties inférieures en pierre correspondent à un édifice du 12e siècle, la surélévation gothique en brique est du 15e siècle.

Le Cloître.

Parmi les 76 chapiteaux qui ornent le cloître, plus de la moitié d'entre eux sont dits "historiés", car leur décor commentent des épisodes de la Bible ou des vies de saints.

Les autres, dits "décoratifs" évoquent la Création.

Dans la galerie ouest, la plaque de marbre du pilier central précise que le cloître roman est achevé en 1100. La signification des lettres des quatre dernières lignes reste encore mystérieuse.

Ce texte est issu de la brochure remise à l'entrée de l'abbaye lors de notre visite. Cette abbaye est vraiment magnifique et on peu y passer des heures à tout contempler dans le détail. Et le cloître en recèle beaucoup! Il est tout simplement magique, havre de paix exposant des merveilles dans un écrin de verdure apaisante.

Le site de l'abbaye: www.abbayemoissac.com

Tel: 05 63 04 01 85

Mail: patrimoine@moissac.fr

 

France – Le Mont Saint Michel, merveille de l’occident.

Le Mont Saint Michel.

Escapade au Mont Saint Michel.

Ouf le dé-confinement ! Enfin nous allons pouvons partir à plus de 10 km de notre domicile. Nous faisons donc le projet un peu fou de partir visiter le Mont Saint Michel en Normandie pour ce weekend prolongé de la Pentecôte. Notre première étape nous mène jusqu’à Paris où nous logerons chez un ami et le lendemain, samedi, direction la Normandie. Je ne retracerai pas l'histoire millénaire du Mont dans cet article, juste nos impressions de voyages et de redécouverte de ce lieu mythique.

Les moutons broutant dans les prés salés entourant le Mont St Michel.

Nous arrivons en fin d’après-midi en vue du Mont Saint Michel et avant d'aller nous installer à l'hôtel, nous décidons de parcourir les bords de la baie à la recherche de beaux points de vue pour quelques photos.

Nous ferons nos premiers clichés de la route qui mène aux parkings. Il y a du monde et le Mont s’offre à nous dans toute sa splendeur. Les moutons des prés salés sont présents et posent devant le monument.

Nous appréhendons la météo dont les prévisions ne sont pas vraiment favorables, mais pour le moment il ne pleut pas.

En bordure de la baie, le Mont St Michel se détache sur fond de nuages.

Nous partons un peu plus loin là où les touristes ne s’aventurent pas. Le ciel est incertain mais pas de pluie. Nous rencontrons une promeneuse qui nous indique un beau point de vue sur le Mont en bordure de la baie.

Nous traversons les prés salés en direction du bord de la baie. Notre promeneuse nous dira que ces près sont fauchés pour nourrir les moutons durant l’hiver. Mais elle s'inquiète de l’affaissement des rives certainement dû aux nouveaux aménagements ayant pour but de désensabler la baie.

C'est la pluie qui débute qui nous chassera des bords de la baie. Nous regagnons notre voiture un peu trempé. Inquiétude !

Je redécouvre le Mont après 35 ans. Il est toujours aussi magique, majestueux et mystérieux perdu dans cette immense baie.

Les bagages déposés, nous nous précipitons pour voir cette splendeur de l'extérieur.
Vue sur la baie de notre chambre aux Terrasses de Poulard.

Nous avons réservé aux Terrasses Poulard, petit hôtel pratiquement à l’entrée du village.

Notre chambre donne directement sur la baie, la vue est imprenable et magnifique. Petite chambre très correcte.

Dé-confinement mais pas fin du couvre-feu de 21 heures. Le port du masque est toujours obligatoire et à 18 heures toutes les boutiques du Mont ferment les unes après les autres. Les restaurants sont fermés ainsi que les bars et terrasses.

Seuls quelques restaurants pour les pensionnaires des hôtels restent ouverts et servent un repas le soir à partir de 19h30 pour pouvoir rentrer à l'hôtel avant le couvre-feu.

Nous demandons si les contrôles sont fréquents mais personne ne se mouille pour nous inciter à partir explorer la nuit tombée les rues du Mont. Nous braverons tout de même cette interdiction car nous nous retrouvons seuls dans les ruelles, portant bien notre masque et nous ne rencontrerons pas de gendarmes pendant notre exploration.

La nouvelle passerelle d’accès au Mont permettant la circulation de l'eau dans la baie.
Le barrage sur le Couesnon pour chasser les sédiments qui ensablent la baie. L'eau est lâchée 6 heures après la pleine mer.

Les travaux d'aménagement de l'accès au Mont permettent de rétablir le côté maritime au monument. Une nouvelle passerelle d'accès où l'eau peut circuler au-dessous et le barrage sur le Couesnan qui s'ouvre six heures après la pleine mer libérant un flux chassant les sédiments qui avec les années avaient envahirent le fond de la baie.

Lors de ma première venue (environ 35 ans) une digue arrivait directement au Mont et desservait un parking. Aujourd'hui, les parkings sont sur le continent et des navettes permettent d'arriver au Mont en marchant un peu. La passerelle est aérienne et discrète et les parkings assez éloignés pour ne pas polluer la vue. Aménagements très réussis. Seul point négatif, les navettes auraient pu être électriques et pas au diesel.

Avant de s'aventurer à l'intérieur du Mont, vu qu'il fait relativement beau, nous en profitons pour voir l'extérieur des remparts. Nous sommes à marée haute et une partie de la baie est submergée.

Mais il reste assez de marge pour s'aventurer autour et profiter cette architecture extraordinaire.

Nous découvrons une petite chapelle au bord de l'eau, la chapelle Saint Aubert.

Nous nous aventurerons jusqu'à la tour Gabriel avant de partir explorer l'intérieur du Mont.

Les gargouilles de la tour Gabriel et Saint Michel au sommet du Mont qui veille sur les pèlerins. Et Ludo trop heureux de pouvoir s'échapper pour un week-end prolongé qui plus est avec du beau temps. Que demander de plus !

Les près salés et la Merveille.

Lors de notre arrivée, nous sommes passés par l'office du tourisme pour réserver nos place pour la visite de l'abbaye le lendemain. Nous y voilà ! Nous gravissons les escaliers pour nous présenter à l'entrée. La visite commence et nous ne sommes vraiment pas très nombreux. C'est peut être le côté positif de cette pandémie Covid, encore peu de touristes et nous parcourrerons les différentes salles pratiquement seuls.

La visite commence par l'église abbatiale et la nef romane. Puis nous sortons sur la terrasse pour poursuivre la visite. Nous reviendrons par la suite pour mieux profiter de la splendeur du Chœur gothique de l'église abbatiale. C'est le sommet du Mont, le lieu le plus élevé visitable et c'est vraiment magnifique, grandiose.

Vue exceptionnelle sur la baie avec l'ombre portée du Mont sur le sable. Vraiment nous réussissons car il fait relativement beau.

Nous forçons un peu le pas pour être seuls lors de cette visite et pouvoir faire tranquillement des photos. Nous continuons en passant par le cloître.

Depuis la terrasse de l'abbaye, l'ombre portée du Mont sur la baie.

Dans les abbayes, c'est très souvent mon lieu préféré. La quiétude mêlée à une architecture d'une finesse extraordinaire et s'y ajoute toujours un jardin plus ou moins élaboré.

Ici le cloître a une vue imprenable sur la baie et j'imagine les moines déambulant dans le silence pour certains, en pleine contemplation pour d'autres, et discutant à voix feutrée entre eux pour certains.

C'est un lieu magique d'une grande quiétude, mystique. En observant de plus près les colonnes je m’aperçois qu'elles sont en granit, pierre très dure et difficile à tailler et je suis émerveillé par leur finesse.

Nous poursuivons notre visite par le réfectoire des moines puis descendons d'un niveau pour la salle des hôtes avec sa double cheminée.

Dans la première on imagine les moines mangeant en silence tout en écoutant les textes sacrés, dans la seconde on peut imaginer de grands banquets avec des hôtes joyeux dans une ambiance festive.

Mais ces lieux n'ont pas toujours été consacrés à la spiritualité. Au 19e siècle, le Mont saint Michel est transformé en prison avec mise en place du treuil et cage d'écureuil.

La Crypte des Gros-Piliers sur laquelle repose le chœur de l'église.

Nous poursuivons notre visite en passant par le treuil avec sa cage d'écureuil puis nous passons dans la crypte des gros piliers.

Le treuil a été installé au 19e siècle alors que le Mont a été transformé en prison pour monter les charges lourdes.

La crypte des gros piliers a pour fonction de soutenir le chœur de l'église au-dessus effondré en 1421. L'histoire du Mont Saint Michel est très longue (mille ans !) et pleine de constructions, reconstructions, modifications. Je ne ferais pas ici ce récit que vous pouvez trouver facilement sur Internet. (Je vous propose la page sur Wikipédia très détaillée)

Promenoir et son prolongement vers l'est.
Scriptorium ou Salle des Chevaliers.

Pour cause de COVID, la visite doit se faire dans un sens et pas de retour en arrière possible. Mais nous avons pris un peu d'avance en début de visite et arrivés presque à la fin de du parcours nous ferons demi-tour pour revoir les salles du début de parcours en évitant les guides qui nous diraient de continuer dans le bon sens.

Nous arrivons donc dans le promenoir suivit du scriptorium ou salle des chevaliers. Fin du parcours de notre visite et sortie sans passer par la zone "commerciale"

Fin de la visite et sortie sur ce petit jardin.
Saint Michel terrassant le Dragon.

Nous voilà au terme de notre séjour au Mont Saint Michel. Ce monument est vraiment extraordinaire, il est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et accueille chaque année plus d'un million et demi de visiteurs.

Avec la crise du COVID, nous avons eu la chance de le visiter sans qu'il y est une foule trop dense contrairement à ma précédente visite il y a de nombreuses années.

Notre rêve d'y passer deux nuits a aussi été réalisé et c'est vraiment agréable de pouvoir explorer ces lieux une fois que les visiteurs sont repartis le soir venu, et avant qu'ils n'arrivent le matin.

Certes l'aspect mercantile est très présent et c'est un peu dommage que les magasins proposent autant d'objet de pacotille (certainement fabriqués en Chine !)

Le revers de la crise est que les restaurants étaient fermés sauf ceux qui accueillaient les clients des hôtels.

Le lundi de la Pentecôte aura été consacré à notre retour dans le sud, dix heures de trajet mais de beaux souvenirs en tête et le plaisir d'être enfin sorti de notre ville.

Vue de la place du Barrage.
Vue de la place du Barrage.

Enfin, les travaux d'aménagement du Couesnon, qui permettent de rétablir le côté maritime du mont, sont très réussis. Le site est de nouveau bien mis en valeur sans cet immense parking qui le défigurait. La passerelle est discrète et d'une très jolie configuration et permet la circulation de l'eau pour chasser les sédiments qui envahissaient la baie.

On peut voir sur la photo ci-contre (Wikimedia-Commons) tout l'espace que prenait l'ancien parking, très visible avec les zones pour voitures, bus et l'immense espace pour les camping-cars ainsi que la route d'accès. Une grosse verrue devant une merveille !

Ce fût un week-end très réussi 🙂

Ancien parking du Mont Saint Michel (crédit: Wikimédia commons).