Espagne – Bilbao – Le Musée Guggenheim.

Bilbao Musée Guggenheim
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Le Musée Guggenheim de Bilbao.

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Bilbao.

Nous voici à Bilbao proche de la côte atlantique. Ludo a réservé un hôtel dans le centre ville et, le centre étant piéton, nous avons garé notre R5 au parking de la gare ferroviaire.

Nous partons en balade, arrêt pour une bonne bière accompagnée de tapas, puis nous prenons la direction du musée Guggenheim en longeant la Ria du Nervion, le fleuve qui coupe la ville en deux.

Nous arrivons en vue de l'édifice et de la célèbre sculpture de Louise Bourgeois, « Maman ».

Puis nous montons sur le pond pour une vue sur tout le bâtiment et accéder l'autre rive. De là nous rejoignons l'entrée du musée.

Ludo avait réservé nos billets sur leur site Internet, nous sommes un peu en avance mais pouvons entrer.

Le Musée Guggenheim.

Conçu par l'architecte canadien Frank Gehry, Il a été inauguré le 18 octobre 1997 par le roi Juan Carlos Ier d'Espagne.

Le bâtiment de formes curvilignes et sinueuses est revêtu de calcaire, de façades rideaux en verre et de panneaux en titane.

D'une superficie totale de 24 000 m², dont 10 540 m² dédiés aux expositions, répartis dans 19 galeries.

Le bâtiment est revêtu de titane. Ce métal très léger et inoxydable, rarement utilisé en architecture, est façonné en plaques d’un tiers de millimètre d'épaisseur. 33 000 plaques recouvrent la majeure partie du musée et lui donnent ses reflets lumineux.

La collection permanente du musée est exposée au troisième étage.

Les expositions temporaires du musée changent fréquemment et présentent principalement des œuvres du XXe siècle.

Visite du Musée.

Louise Bourgeois « Maman ».

Haute de près de 9 mètres, Maman est l'une des sculptures les plus ambitieuses d'une série de sculptures de Louise Bourgeois ayant pour sujet l'araignée.

Conçues comme un hommage à sa mère, tisserande, les araignées de Louise Bourgeois sont des emblèmes de maternité empreintes de contradictions: elles évoquent à la fois la protectrice et la prédatrice – la soie de l'araignée servant aussi bien à tisser des cocons qu'à ligoter ses proies – et incarnent la force et la fragilité.

Ces ambiguïtés sont puissamment représentées dans l'imposante Maman , qui plane de façon menaçante sur des pattes semblables à des arches gothiques, faisant office à la fois de cage et de refuge pour un sac d'œufs dangereusement attaché à son ventre.

L'araignée suscite à la fois l'admiration et la crainte, et pourtant, sa taille colossale, en équilibre improbable sur des pattes élancées, traduit une vulnérabilité presque poignante.

Les galeries.

Nous montons directement au troisième niveau et visitons les espaces avant de redescendre d'un étage puis arriver au rez-de-chaussée.

Le bâtiment lui même est une œuvre d'art. Tout en courbe, en verre, avec des point de vue extraordinaires depuis les étages.

Quelques salles avec des œuvres d'Yves Klein, Andy Warhol, Jeff Koons, Erwin Wurm.

Passage dans la « Salle des miroirs de l'infini » en petit comité pour se voir démultipliés à l'infini, c'est une œuvre de Yayoi Kusama.

Visite des toilettes et d'une terrasse.

Expositions permanentes.

Jenny HOLZER.

Pendant plus de quarante ans, Jenny Holzer a présenté ses idées subversives, ses prises de position et ses tourments dans des lieux publics et des expositions internationales.

Le travail de Jenny Holzer s’articule autour de la langue. Avec ses textes crus et tranchants l'artiste aborde les éléments fondamentaux de l'existence humaine : pouvoir, violence, croyances, mémoire, amour, sexe et mort.

Richard SERRA.

Richard Serra est l’un des plus importants sculpteurs du XXe siècle. Son œuvre est exposée dans les principaux musées et collections du monde entier.

Cette première exposition à Bilbao a réuni ses sculptures les plus récentes dans la Salle 104, le seul espace en Europe dont les caractéristiques permettent d’accueillir ces œuvres grandioses. (Mécène: Arcelor Mittal)

Cette salle d'exposition est très ludique. Une maman poursuivait sa fillette qui courait dans toutes les directions.

Jeff KOONS.

«Je pense que Puppy est un succès parce qu’il aborde le thème du contrôle et de l’absence de contrôle. Le contrôle est nécessaire pour créer l’œuvre mais ensuite, il faut lâcher».

Dans cette œuvre, dont la thématique rappelle les séries Banality et Made in Heaven, le phénomène de la floraison constitue un élément fondamental puisqu’il implique une croissance inégale et anarchique qui insuffle de la vie à l’œuvre et renvoie au pouvoir de la vie et à sa dimension spirituelle.

La Rétrospective de Ruth Asawa.

L'exposition met en lumière les célèbres sculptures en fil de fer bouclé de Ruth Asawa, mais aussi ses œuvres en fil de fer inspirées de la nature, ses moulages en argile et en bronze, ses papiers pliés, ses peintures, ses dessins, ses carnets de croquis et ses gravures, réalisés entre 1947 et 2006.

Remettant en question les distinctions entre abstraction et représentation, figure et sol ou encore espace négatif et positif, son œuvre nous invite à contempler la manière dont des éléments disparates interagissent dans une composition qui, à son tour, est en connexion profonde avec son environnement.

Retour dans la vieille ville de Bilbao.

Nous repartons vers le centre ville pour passer le reste de l'après-midi à nous balader, visiter puis trouver un resto pour le soir.

La ville est toujours très animée, la foule se presse dans toute les rues et places. Difficile de trouver une table libre pour dîner, nous retournons au bar où nous avions bu une bière pour manger des tapas. C'est très bruyant, tout le monde parle très fort et les rues étroites amplifient ce vacarme.

Je suis heureux de repartir vers le Musée Guggenheim en suivant la Ria plongée dans le calme. Enfin un peu de quiétude ... et de fraîcheur

Le Musée Guggenheim en nocturne.

Le soir, après dîner, nous reprenons le quai de la Ria du Nervion pour une belle promenade jusqu'au Musée Guggenheim.

L'édifice, à la nuit tombée est encore plus beau, plus mystérieux, majestueux. Les teintes dorées sur le fond du ciel renforcent les courbes du batiment.

« Maman » l'araignée sur le parvis semble nous guetter, nous attendre, d'autant plus qu'il y a très peu de touristes.

Nous prenons encore plein de photos, traversons la Ria du Nervion pour nous rapprocher du bâtiment. « Maman » se détache sur le ciel bleu nuit étoilé et c'est vraiment l'image que je garderais de cette visite.


Nous quittons, le lendemain, Bilbao et l'Espagne pour passer côte français rejoindre Bayonne puis Sarlat pour aller voir des amis.

Puis nous repartons vers Marseille satisfaits de notre périple ibérique et de notre R5 électrique qui à côcher tous les critères.

Espagne – Figueres – Le Théâtre Musée Dalí.

Figueres  Théâtre Musée Dalí
Salvator Dalí

Figueres – Le Théâtre Musée Dalí.

drapeau de figueres

Figueres.

Figueres est une ville du nord de la Catalogne en Espagne. C'est la capitale de la comarque (communauté de communes) de l'Alt Empordà dans la province de Gérone. La ville compte environ 50 000 habitants.

Figueres (en catalan, Figueras en castillan) est connue pour abriter le Théatre-musée Salvador Dalí.

On voit bien que la ville toute entière est tournée vers cette attraction et on retrouve des portraits et évocations de l'artiste catalan dans toute la ville. Nous pourrons voir les nombreux touristes qui, comme nous, sont venus visiter cette ville.

Dès l'inauguration, le Théâtre-musée Dalí est très apprécié du public et devient le deuxième musée le plus visité en Espagne après le musée du Prado de Madrid. Les touristes visitant ce Musée se comptent par millions.

Nous arrivons en fin d'après-midi, allons nous installés dans l'hôtel que Ludo a réservé, puis partons à la découverte de la ville.

Salvador Dalí est un peu partout, tapis dans l'église, mobilier urbain, sculptures, on ne fait pas cent mètres sans rencontrer le Maître.

Une bonne bière accompagnée de tapas, nous continuons à visiter Figueres avant d'aller dormir.

Le Théâtre-musée Dalí.

Figueres, la ville catalane du Théâtre Musée Dalí.

Nous avions réservé nos billets d'entrée pour le Théâtre-Musée avant notre départ de Marseille. J'y étais déjà venu il y a de nombreuses années. Je me souviens de la voiture dans laquelle il pleut et des nombreuses œuvres exposées. J'ai eu une période Salvator Dalí où de nombreuses reproductions de ses œuvres décoraient mon laboratoire, c'est un de mes artistes favoris.

Construction du Théâtre-musée Dalí.

Le Musée est inauguré en 1974 bien qu'inachevé. Il est construit sur les restes de l’ancien théâtre municipal détruit à la fin de la guerre civile.

L'ancien théâtre en ruine est, selon Salvator Dalí, le choix idéal pour trois raisons : «premièrement, parce que je suis un peintre éminemment théâtral; deuxièmement, parce que le Théâtre se situe en face de l'église où j'ai été baptisé; et troisièmement, parce que c'est précisément dans le hall du Théâtre que j'ai organisé ma première exposition de peinture.»

Le musée actuel comprend non seulement l'ancien Théâtre principal, mais aussi l'ensemble des salles résultant des agrandissements successifs du Théâtre municipal d'origine.

La façade est décorée de crostó, des reproductions de pain à trois croûtons que Dalí affectionnait tout particulièrement, ils provenaient d'un boulanger de Figueres.

L'ensemble du Théâtre-Musée avec le Dôme et la Tour Galatée (dont la façade bien connue est ornée de mannequins, d'œufs et de crostó) forme une image indélébile du paysage urbain de Figueres, visitée par des millions de touristes du monde entier.

Visite du Théâtre-musée Dalí.

Nous entrons dans la Théâtre Musée, il y a du monde, mais nous ne sommes pas les uns sur les autres.

Nous passons dans le patio où se trouve la Cadillac. C'est le taxi pluvieux, mais Il ne pleut plus dans la voiture.

Puis nous pénétrons dans le bâtiment et commençons notre visite par la salle à la coupole.

Nous enchaînons ensuite les salles, montons dans les étages. En hauteur, nous avons de belles vues sur le patio avec le bateau renversé et les statues.

Il y a énormément d'œuvres dans les salles, couloirs, escaliers. On ne sait plus où regarder, notre regard perpétuellement attiré par un nouvel objet, ou toile.

Ces deux séries de photos présentent les espaces dans le musée avec les œuvres qui nous ont marqués. C'est très riche, et je ne présente pas toutes les photos que nous avons pu prendre.

Nous rentrons dans le musée vers 9:40 pour en ressortir vers 11 heures. Je n'ai pas vu le temps passé tellement j'étais pris par tout ce que je voyais. Il y a trois niveaux à visiter avec plein de coins, recoins, salles, couloirs, vestibules.

L'imagination de Dalí était sans borne. Des dispositifs qui se déplient, des toiles qui ne présentent pas la même chose vues de près et de loin comme ce portrait de Lincoln qui ne se voit que de loin alors que proche, on y voit le corps nu de Gala de dos.

Le visage de Marilyn au travers d'une grosse loupe qui réduit une scène plus bas avec rideau, fauteuils ...

C'est un musée où il faudrait pouvoir revenir plusieurs fois pour tout voir et surtout tout appréhender. Le Site du Théâtre-Musée permet de se faire une idée des lieux.

Théâtre-musée Dalí, quelques toiles.

Dans la galerie ci-contre, je présente quelques toiles emblématiques de Salvator Dali. Celles qui m'ont le plus marqué, celles que j'affectionne tout particulièrement.

Ces toiles sont dispersées dans toutes les pièces du Théâtre Musée.

Théâtre Musée Dalí, Divine Comédie.

Toute une galerie est consacrée aux toiles de la «Divine Comédie». Je place ci-contre quelques toiles mais il y en a vraiment beaucoup.

En 1950, le gouvernement italien charge Salvador Dalí d’illustrer la Divine Comédie pour célébrer avec une publication artistique le 700ème anniversaire de la naissance de Dante.

Entre 1950 et 1959, Dalí réalise 101 aquarelles représentant les 100 chants de la Divine Comédie, plus la page de titre. Le projet est néanmoins abandonné.

En avril 1959, Salvador Dalí présente ses aquarelles à l’imprimeur français, Jean Forêt, qui accepte de les publier avec le texte de la Divine Comédie en français. Le 23 novembre 1963, l’édition est finalement achevée.

En 1964, l’éditeur Jean Forêt publie 33 livres de luxe de la Divine Comédie illustrée par Salvador Dalí.

Théâtre Musée Dalí, la collection de Bijoux.

Les deux étages qui accueillent la collection de bijoux ont désormais une entrée indépendante du musée : on peut donc les visiter séparément.

L’exposition, qui est à caractère permanent, comprend les trente-sept bijoux en or et pierres précieuses de la collection Owen Cheatham, deux pièces qui leur sont postérieures, ainsi que les vingt-sept dessins et peintures sur papier que Salvador Dalí réalisa pour les faire fabriquer.

L’ensemble compose une vaste collection de travaux effectués par l’artiste entre les années 1941 et 1970, qui illustre parfaitement les différentes étapes de son évolution artistique.

Toutes les pièces de la collection sont des exemplaires uniques et l’alliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble sans égal, où l’artiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie.

Or, platine, pierres précieuses (diamants, rubis, émeraudes, saphirs, aigues-marines, topazes, etc.), perles, coraux et diverses matières nobles se conjuguent pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes.

Figueres, Théâtre Musée Dalí. Salvador Dalí i Domènech.

Voici un vieux rêve réalisé, retourné à Figueres pour revoir les œuvres de Dalí et le Théâtre Musée.

J'espère vous avoir donner envie d'y aller et voir les œuvres de Dalí.

Dommage, il n'y avait pas de disponibilités pour aller visiter la Maison-Musée Salvador Dalí de Port Lligat près de Cadaqués.

Mais ce n'est que partie remise, j'ai aussi envie de revoir la Sagrada Familia à Barcelone ...

Nous continuons notre route vers le désert des Bardenas.

Espagne – Les Bardenas Reales.

Bardenas Le Castildetierra
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Espagne - Les Bardenas Reales.

Drapeau Espagne Navarre

Situation Géographique.

Le parc naturel et réserve de biosphère des Bardenas Reales se situe au sud-est de la Navarre, au cœur de la dépression de la vallée de l'Èbre, et couvre une superficie de 41 845 hectares.

Ses dimensions maximales sont de 45 km du Nord au Sud et de 24 km d'Est en Ouest. Le parc est bordé par trois communes navarraises (Carcastillo, Santacara, Mélida et Caparroso au nord ; Villafranca, Cadreita, Valtierra et Arguedas à l'ouest ; et Tudela, Cabanillas, Fustiñana et Buñuel au sud) et la communauté autonome d' Aragon à l' est .

Son altitude varie de 280 à 659 mètres.

Le climat.

Le climat de cette région est de type continental méditerranéen , caractérisé par des précipitations rares, irrégulières et torrentielles, avec des pics d'été et d'automne.

Il en résulte une longue saison sèche, avec des étés chauds et des hivers froids. Ces contrastes, conjugués aux vents forts (notamment le cierzo ) et à une végétation claire, dépourvue d'arbre, sont les principaux faits qui composent le paysage.

La Géologie.

La phase de sédimentation :

Durant l'ère tertiaire la collision des plaques tectoniques européenne et ibérique engendre les Pyrénées, la Cordillère Ibérique et la Sierra de los Cataládines.

Il s'est formé ainsi un vaste bassin de sédimentation fermé. Les actuelles Bardenas Reales se situaient alors dans la partie centrale de ce bassin.

Les rivières perdant de la pente et donc de l'énergie, les matériaux les plus lourds (galets et gravier) se déposaient, et seuls les matériaux les plus légers (limon, argile sable) atteignaient la zone centrale occupée par des lacs. Cela s'est poursuivie pendant des milliers d'années, entraînant l'accumulation de sédiments sur près de 4000 m d'épaisseur.

La phase d'érosion :

Il y a dix millions d'années, le bassin s'est ouvert le long de la côte catalane, permettant aux eaux accumulées de se déverser dans la mer Méditerranée et de former le fleuve Èbre.

Une fois le bassin asséché, l'érosion des matériaux accumulés a commencé. Les dépôts sédimentaires se sont progressivement transformés en roches sédimentaires.

Ces roches ne s'érodent pas de manière uniforme : les roches plus tendres (argiles et marnes) s'érodent plus rapidement que les roches plus dures (grès, calcaires, etc.).

Les collines se sont formées grâce aux couches de roche (grès, calcaire ou conglomérat) plus résistante à l'érosion qui recouvrent et protègent les strates plus tendres (notamment les argiles et les marnes).

Castildetierra en est un exemple parmi les plus spectaculaires et les plus connus.

Le Castildetierra:

Colline unique et emblématique, c'est le symbole des Bardenas Reales.

Castildetierra est le fruit d'un processus d'érosion naturelle s'étalant sur des millions d'années. Tout en haut de cette formation, persiste une toute petite plateforme rocheuse originale ayant protégé la strates d'argile et de marne friables de l'érosion.

Cette érosion se poursuit encore aujourd'hui et nous devons empêcher toute activité humaine de l'accélérer. Ses pentes argileuses sont extrêmement fragiles et interdites d'accès.

Visites :

Premier jour de visite.

Le premier jour, nous parcourons les Bardenas en voiture pour reconnaître les lieux et mieux appréhender nos futures balades.

Arrivés au niveau du centre d'information, nous cherchons désespéramment pourquoi il est fermé avant de trouver une affiche indiquant que la fermeture est due à des travaux. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à chercher une entrée ouverte !

Nous commençons par voir le Castildetierra, symbole des lieux, qui trône majestueusement dans ce paysage désertique.

Puis nous empruntons la piste qui fait le tour de la zone militaire. Nous en sommes informés par les panneaux spécifiant la nature de cette zone et l'interdiction d'y pénétrer.

L'autre coté de la route est occupé par des terres agricoles et principalement par des champs de céréales prêts à être moissonnés.

Nous faisons de nombreux arrêts pour marcher sur la piste et trouver un beau point de vue sur le paysage. D'autres panneaux spécifient qu'il ne faut pas escalader les petites collines, ni y fait du VTT pour ne pas accentuer l'érosion.

Enfin, nous verrons aussi les panneaux relatif aux nidations des oiseaux et interdisant l'accès aux zones.

Dans ces zones arides, sèches, nous sommes étonnés de voir des mares d'eau dans lesquelles nous voyons ou entendons des grenouilles. Certainement qu'il à plu avant notre arrivées.

Une des collines est une base militaire où nous voyons des miradors. Ils ont une très belle vue !

Nous ferons une toute petite balade, autorisée, jusqu'au sommet d'une colline d'où la vue sur la région est magnifique.

Le soleil est sans pitié et nous avons bien chaud une fois que nous redescendons. Contents de retrouvé notre nouvelle voiture et sa climatisation sans faille.

C'est pour essayer cette R5 que nous sommes partis faire ce grand périple espagnol.

Second jour de visite.

Bardenas Reales, Le Castildetierra.

Le matin du second jour, nous partons assez tôt pour nous balader avec des températures acceptables. Mais nous n'avions pas vraiment prévu l'interdiction, de mai à septembre, d'emprunter tous les entiers pour protéger la nidification de diverses espèces d'oiseaux.

Nous braverons l'interdiction en faisant une petite section d'une grande randonnée. Nous n'irons pas sur les sommets et resterons dans la plaine sur le sentier.

Une bonne partie de celui-ci ce trouve en bordure des zones agricoles, seule une petite portion s'engage dans les zones non exploitée.

Certainement que nous aurions bien moins dérangé les oiseaux que les deux avions de chasse militaires qui se sont entraînés juste au-dessus de nos têtes pendant près de trois quart d'heure. Peut-être que les oiseaux y sont habitués ?!

Nous apprécierons ces paysages désertiques noyés de soleil et de calme (entre deux passages d'avion!).

Je ne peux m'empêcher d'étudier la flore locale en fleur à cette période.

Mais je vois aussi de plus près la nature des terrains avec ces couches épaisses d'argiles et de marnes friables et les couches plus fines de grès ou de calcaire bien plus résistantes.

Ce sont ces couches qui protègent du ruissellement les couches au-dessous constituées d'argiles meubles et de marnes. J'observe aussi des évaporites avec des couches de gypse qui brillent au soleil.

Nous retournons au point de départ en empruntant une autre piste à travers champs. Il commence à faire très chaud et nous continuons à explorer la région en voiture. Arrêt dans un village où le bar local est très animé, puis nous rentrons à Tudela.

Il y a bien longtemps que nous avions envie de visiter les Bardenas Reales, amateur de paysages désertiques, nous ne pouvions pas aller voir ceux de contrées bien lointaines sans aller voir ceux juste à côté de chez nous.

C'était aussi l'occasion de voir ce que cette R5 a dans le ventre et nous familiariser avec les recharges hors de notre domicile.

Nous continuons nos visites ibériques, tout d'abord par Tudela aux portes des Bardenas.

Espagne – Pamplona – La Cathédrale Santa María la Real.

Cloitre Cathédrale Santa Maria la Real
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La Cathédrale Santa Maria La Real à Pamplona.

drapeau pamplona

Pamplona. (Pampelune).

Après Figueres, Les Bardenas et Tudela, nous voici à Pamplona, Pampelune en terre Basque. Rien que le nom de cette ville fait rêver.

Nous sommes toujours dans notre road trip avec la Renault 5 électrique qui nous donne beaucoup de satisfaction, ne serait ce que le coût au kilomètre en pleine crise du proche orient !

Nous arrivons à Pampelune en pleine fête des voisins (de ce que nous avons compris !) Une foule dingue dans la vieille ville et effectivement, nous voyons une table avec des convives en pleine rue.

La place devant la mairie est noire de monde et des enfants exécutent des danses traditionnelles et des chants.

Nous explorons l'ancienne ville et allons vers la cathédrale. Le billet d'entrée nous permet de visiter la cathédrale, le cloître ainsi que le musée. Nous voilà partis pour découvrir des splendeurs.

La Cathédrale Santa Maria La Real.

La Cathédrale a été construite entre les XIVe - XVe siècle sur les vestiges d’une église romane qui avait déjà de grandes dimensions. L’intérieur est de style gothique français. Achevé en 1472, son cloître est considéré comme l’un des plus beaux d’Europe.

La construction de l'actuelle cathédrale gothique fut motivée par l'effondrement soudain de l'ancienne cathédrale romane. Cette reconstruction devint un objectif majeur pour Charles III le Noble , Léonor de Trastamare et ses successeurs en raison de l'importance de l'édifice pour tous les évènements du royaume de Navarre.

Nous visiterons les retables, les stalles du chœur, la Vierge du XIIe siècle, le Santo Cristo d’Anchieta, le tombeau en albâtre de Charles III le Noble et de son épouse et la chapelle Barbazana, la plus ancienne dépendance du cloître, coiffée d’une voûte gothique octogonale.

Le Mausolée Royal.

Le Mausolée Royal est du XVe siècle.

Le Mausolée Royal et ses gisants. Carlos III le Noble, Rois de Navarre, et Léonore de Trastamare, son épouse.
C'est un Chef-d'œuvre exceptionnel de la sculpture européenne du XVéme siècle, il fut exécuté entre 1413 et 1419 par Jehan Lome de Tournai et ses collaborateurs.
L'ensemble des statues réalisées en albâtre comme le reste de l'ouvrage.
Une grille gothique, forgée en 1517 par Guillermo de Evernat, l'une des premières d'Espagne dans son genre, clôt le presbytérium et le chœur. Riche en sculptures, son dessin et son exécution sont d'un goût exquis.

La Vierge Noire à l'Enfant.

Très belle statue de La Vierge noire à l'Enfant. Elle serait une copie de celle de Montserrat du XIIe siècle, la plus connue dans toute l'Espagne.

La chapelle de San Martin.

L'ancienne chapelle de San Martin

Connue, aujourd'hui, sous le nom de Chapelle des Reliques. Elle abrite un retable baroque de 1643, réalisé par Mateo de Zabalía.

Au centre de ce retable se trouve un autre petit retable italien du XVIe siècle, composé de peintures sur cuivre. Le reliquaire des reliques de saint Innocent fut ajouté à sa partie inférieure en 1731.

Ce petit retable composé de panneaux de cuivre peints, occupe le centre. Les treize panneaux de cuivre sont dominés par une Vierge à l'Enfant. La partie supérieure du retable présente une toile rappelant la vénérable icône du XIIIe siècle de la Madonna del Popolo à Rome, bien que la version de la cathédrale diffère sensiblement par sa composition.

La Chapelle Saint-Jean-l'Évangéliste.

Cette chapelle fut fondée au XVe siècle. Elle abrite un retable du XVIe siècle, provenant d'Itoiz et ramené en 1929.

De style gothique, ses peintures présentent des caractéristiques Renaissance. Elles s'inscrivent dans la tradition picturale de l'époque aragonaise.

Les évangélistes sont représentés dans la prédelle. Sur le premier volet du retable, à gauche, sainte Eulalie apparaît avec un autre saint, et à droite, sainte Barbe et sainte Catherine.

Le second volet présente les images de saint Julien, saint Fermin, le Calvaire, saint Antoine et saint Barthélemy. Le portrait du saint patron est un relief moderne sans intérêt artistique particulier.

La Chapelle Saint-Jean-Baptiste.

Dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste se trouve un retable Renaissance de la deuxième décennie du XVIIe siècle, dédié au saint.

La nef centrale représente les vertus. Au-dessus, les principaux épisodes de la vie de saint Jean-Baptiste.

La chapelle sainte Christine.

Dans la chapelle de Santa Cristina se trouve le retable gothique du Christ de Caparroso, représentant les prophètes et une sculpture du Christ en croix, datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle.

Chaque prophète est représenté avec sa propre prophétie. La sculpture du Christ est caractéristique du gothique nord-européen.

Devant le retable est accrochée une toile du XVIIe siècle représentant saint François d'Assise et, sur le mur extérieur, une autre du XVIe siècle illustrant la Descente du Christ.

Une autre toile représente la Famille Sacrée dans la chapelle saint Joseph.

Le Cloître.

Nous sortons de la cathédrale et passons dans la galerie qui entoure le cloître. Au niveau de la porte entre cathédrale et cloître, la Statue de la Vierge du Bon Secours (XIVe).

C’est l’un des cloîtres les mieux conservés d’Europe. La construction du cloître commence en 1280 et se prolonge jusqu’en 1330. Il est de style gothique, un style qui se fait plus complexe au fur et à mesure que les travaux avancent.

Les peintures murales qui ornaient certains murs du cloître sont désormais conservées au Musée de Navarre. On peut notamment admirer une représentation de l' Arbre de Jessé du XIVe siècle.

Il y a des dépendances autour du cloître et nous visiterons la chapelle de Barbatzana puis le Musée.

La chapelle Barbatzana.

Sa construction se situe à la fin du XIIIe siècle. Actuellement, et depuis plusieurs siècles, elle sert de chapelle et abrite le tombeau de l'évêque Arnaldo Barbazán.

Elle est couverte d'une voûte en étoile à huit branches. La clé centrale est ornée d'un relief polychrome de la Vierge, et les ligatures et nervures sont reliés par huit petites clés. La voûte repose sur des corbeaux fixés au mur et représentant des animaux.

La chapelle Saint-Jésus-Christ.

La chapelle Saint- Jésus-Christ ou chapelle de Pedro de Roda. De style roman , datant de la fin du XIIe siècle , c'est l'un des plus anciens édifices encore conservés de la cathédrale romane d'origine.

Une superbe statue du Christ y est exposée.

Le Musée.

Nous passons dans le musée dont la scénographie est particulièrement soignée.

Si contre quelques objets, statues qui nous ont particulièrement marqués.

  • Une vierge assise à l'Enfant en albâtre partiellement polychrome du XIVe siècle.
  • Saint Obispo et Sainte Catherine, statues en bois polychrome du XIVe siècle.
  • Un pyxide polychrome.
  • Un mur de statues de la Vierge.

Un passage avec un agencement très contemporain pour se reposer, méditer, apprécier les lieux.

Puis un espace où sont exposées quelques vêtements de créateurs.

Nous ressortons de ces visites enchantés tant par la Cathédrale elle-même que par le cloître et le musée.

Puis nous rejoignons la foule dans les rues de Pamplona et trouvons un bar pour déguster une bonne bière accompagnée de tapas.

Espagne – Tudela – La Cathédrale Santa Maria.

La Cathédrale de  Tudela
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La Cathédrale Santa Maria de Tudela.

Drapeau Tudela

Les trois portes de la Cathédrale.

Nous nous sommes arrêté à Tudela pour trouver une chambre lors de notre escale pour visiter les Bardenas reales. Nous découvrons lors de la visite de cette ville cette Cathédrale médiévale complètement enclavée dans la vielle ville. Il nous sera bien difficile de faire des photos de l'extérieur de l'édifice manquant cruellement de recul.

La cathédrale de Tudela fut construite aux XIIe et XIIIe siècles sur les vestiges de l’ancienne grande mosquée du IXe siècle, elle témoigne de la transition culturelle après la reconquête chrétienne.

Initialement conçue comme une collégiale, elle fut élevée au rang de cathédrale en 1784 par le pape Pie VI à la demande de Charles III. Plus tard, en 1884, elle fut déclarée Monument National, consolidant ainsi son importance dans le patrimoine culturel espagnol.

La Cathédrale de Tudela associe des éléments romans à l’élégance du gothique, ce qui en fait un exemple remarquable de l’évolution architecturale médiévale.

En forme de croix latine, cette cathédrale est composée de trois nefs et d'une remarquable croisée du transept, entièrement gothique. Ses voûtes sont en croisée d'ogives, à l'exception des chapelles absidiales, où elles sont semi-cylindriques et de berceau brisé.

La cathédrale est surmontée d'une tour romane, située du côté du portail du Jugement, et de l'autre côté, d'une tour Renaissance en briques.

Le clocher principal actuel s'appelle la Nouvelle Tour. Construite dans le style Renaissance entre 1682 et 1697, elle remplaça une tour plus ancienne démolie en 1676.

La Nouvelle Tour se compose de trois parties : les deux premières, de plan carré, et la troisième, octogonale, culminant à 50 mètres de hauteur. La première partie est en pierre, les deux supérieures en brique . Elle était surmontée d'un chapiteau en bois recouvert de plomb , haut de 29 mètres , qui fut détruit par un spectaculaire incendie en 1747. Un toit simple fut alors ajouté à sa place.

La Cathédrale possède trois portails : le portail Santa María, situé au nord, celui du Portal ou des Peones situé au sud, et le principal, le portail du Jugement dernier (juicio final), de style protogothique. Ce dernier représente l'exécution de la sentence prononcée par l'Éternel.

Le Portail du Jugement Dernier, portail impressionnant, situé sur la façade occidentale, représente des scènes du Jugement Dernier avec un niveau de détail saisissant. C’est l’un des éléments les plus photographiés de la cathédrale. La représentation des pécheurs sur le Portail du Jugement Dernier comporte des détails uniques reflétant les croyances médiévales sur le châtiment divin. Ce site donne une excellente description de ce portail.

Maître-autel et retable Santa Maria.

Le Retable du Maître-Autel et les Stalles du Chœur.

Le Maître-Autel dominée par le retable principal de la cathédrale, de style gothique hispano-flamand , datant de la fin du XVe siècle (1487-1492), dont les créateurs sont Pedro Díaz de Oviedo et Diego del Águila.

Le retable, avec ses reliefs et ses dorures, est l’élément central du maître-autel, tandis que les stalles du chœur, de style gothique, se distinguent par leur design finement ciselé.

Santa María la Blanca.

À l’intérieur de la cathédrale se trouve la Vierge Blanche, une statue romane indépendante du XIIe siècle, haute de plus de 1,90 mètre.

Fendue en deux, on a retrouvé à l'intérieur des restes d'ossements et un tissu mozarabe rouge.

Elle se trouvait dans une niche du maître-autel, derrière le retable, et a été transportée dans cette chapelle après sa découverte.

Restaurée au XXIe siècle, elle a retrouvé sa couleur d'origine.

Chapelle Notre-Dame de l'Espérance.

C'est une chapelle carrée entourée d'une grille de style gothique-flamenco, contenant un retable gothique et le tombeau de Francés de Villaespesa, chancelier du royaume de Navarre, également de style gothique du XVe siècle .

Les Chapelles Santa Ana et du Saint Esprit.

Les chapelles dédiées à Sainte Anne, patronne de Tudela, et au Saint-Esprit sont de superbes exemples d’art baroque.

Leurs ornements et leurs détails sont de véritables chefs-d’œuvre.

La Chapelle Saint-Joachim.

La chapelle Saint-Joachim est semi-circulaire et elle abrite le retable de Sainte Catherine, , attribué à Juan de Levi, du XVe siècle.

La Chapelle Saint Martin.

La chapelle Saint-Martin qui abrite le retable éponyme.

Le cloître roman.

Le cloître roman est un espace paisible et harmonieux, soigneusement restauré pour préserver son essence d’origine. Il invite à la contemplation et à la tranquillité.

De plan rectangulaire, ses côtés Est et Ouest étant les plus longs, il présente des arcades en plein cintre, neuf sur les côtés les plus courts et douze sur les plus longs.

Certains auteurs suggèrent que les vestiges de l'église primitive de Santa María la Blanca s'y trouvent. On sait que des maisons furent données pour la construction du cloître en 1186.

Du côté Est du cloître, on accède à une chapelle mudéjare , l'École du Christ. Cette chapelle fut probablement construite au XIIIe siècle, bien que la décoration de ses structures en bois date du XVe siècle. Par son architecture et son décor, elle rappelle les synagogues médiévales , et certains pensent que la Grande Synagogue de Tudèle se trouvait peut-être à cet emplacement.

Les chapiteaux, ornés de scènes bibliques, religieuses et fantastiques, constituent l'élément central du cloître. Les 42 chapiteaux historiés du cloître présentent des similitudes avec ceux d'autres cloîtres de Navarre et d'Aragon, et certains d'entre eux sont dédiés au pèlerinage jacobéen, comme celui dédié à saint Jacques l'Apôtre lui-même :

  • Aile Nord : de la naissance de Jésus au lavement des pieds des apôtres (y compris la présentation de Jésus au Temple et divers miracles tels que la résurrection de Lazare , les noces de Cana , etc.).
  • Aile Est : suite de la vie de Jésus jusqu'au lieu de son Ascension.
  • Aile sud : de l’Assomption de la Vierge aux martyres des saints (saint Laurent, saint André, saint Jacques, saint Jean-Baptiste, etc.).
  • À la Maison-Blanche, entre autres thèmes : oiseaux et légumes entrelacés, musiciens, Saint Martin coupant son manteau, oiseaux de proie dévorant des lapins, parabole de l'homme riche et de Lazare, l'Annonciation, etc.

Le Musée.

La collection du musée de Tudela se compose de sculptures, de peintures, d'objets d'orfèvrerie, d'ornements liturgiques et de retables d'origine locale , abrités dans un bâtiment historique du XVIe siècle, ainsi que d'une sélection de découvertes archéologiques provenant de la région de Ribera en Navarre , allant de la préhistoire à la fin du Moyen Âge.

« Le Jugement Dernier ».
Huile sur panneau. XVIe siècle. École de Jérôme Bosch. Cathédrale de Tudèle

« Le Dernier Soupé ».
Huile sur panneau. XVIe siècle. Hôpital Notre-Dame de Grâce.

« Notre Dame de Mis Manos »
Bois plychrome. XIIIe siècle. Ermitage Notre Dame de Mis Manos.

« Biblia Kennicot »
Connue sous le nom de Bible de la Corogne, 1474, elle est l'un des manuscrits espagnols les plus somptueux. Calligraphié en écriture séfarade médiévale.

« San Luca »
Huile sur toile du XVe siècle.

« San Joachim »

Bois polychrome de Ramon Amadeu, période néoclassique.

Nous avons vraiment apprécié cette halte à Tudela et la surprise de découvrir cette Cathédrale, son cloître et le musée. Que de splendeurs! Nous continuons notre route vers l'Ouest à la découverte d'autres ville.

Espagne – Canaries – Trek sur l’Île de La Palma

Espagne, la Palma, volcan Tajogaite
Drapeau des Îles canaries.

La Palma.

Spain Flag

Situation Géographique de La Palma.

Les îles Canaries sont un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Maroc. Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles Canaries, de Madère, des Açores et du Cap-Vert situés à l'ouest et proches des côtes nord-africaines.

L'île de La Palma occupe la cinquième place en superficie et en population dans l'archipel des Canaries. De plus, c'est la deuxième île des Canaries en altitude, avec les 2426 m du Roque de los Muchachos.

La ville de Santa Cruz de La Palma est la capitale de l'île, bien que la municipalité la plus peuplée de l'île soit Los Llanos de Aridane.

Depuis 2002, l'île entière est une réserve de biosphère et, après Lanzarote et El Hierro, c'est la troisième île des Canaries à être reconnue avec cette protection par l'UNESCO .

La Palma possède également le Parc Naturel Cumbre Vieja, le Parc Naturel Las Nieves et une série d'entités protégées de taille et de degré de protection plus petits.

Au centre de l'île se trouve le parc national de la Caldera de Taburiente, où se trouve le plus grand cratère volcanique émergé du monde.

Éruption volcanique de 2021.

Dans le tiers nord de l'île de La Palma, se trouve une grande dépression d'effondrement et d'érosion  formant la Caldera de Taburiente. Du centre au sud, dans la Cumbre Vieja, se trouve une série de volcans parmi lesquels se distinguent les volcans San Antonio, San Juan et le Teneguía et le volcan Tajogaite, le dernier résultant de l'éruption de 2021.

La Palma, comme le reste des îles Canaries, est d'origine volcanique. L'âge géologique est estimé à deux millions d'années, l'un des plus jeunes de l'archipel. Elle est née d'un volcan sous-marin situé à 4000 m sous le niveau de la mer. L'activité volcanique est actuellement essentiellement localisée dans la partie sud de l'île.

La dernière éruption à La Palma commence le dimanche 19 septembre 2021 dans la commune d'El Paso. Il s'agit de la première éruption sur l'île depuis celle du Teneguía en octobre 1971 et la première dans l'archipel des Canaries, depuis l'éruption d'El Hierro de 2011.

L'éruption est déclarée officiellement terminée le 25 décembre 2021, après 85 jours, et a provoqué d'importantes destructions d'habitations, de bâtiments, de routes et d'installations. Un seul mort déploré mais beaucoup d'habitants ont été déplacés et leur habitations détruites.

Los Llanos de Aridane.

La Palma Los Llanos de Aridane

Nous arrivons tous en ordre dispersé à l'aéroport de Santa Cruz, puis à Los Llanos de Aridane par taxi commandé par notre guide.

Rendez-vous sur la Plaza de España pour un apéro et les présentations.

Puis Valérie, notre guide, nous conduit jusqu'à un restaurant de la ville pour diner et faire plus ample connaissance. Nous sommes sept en tout.

Nous repartons tous à nos hôtels respectifs.

Pico de Bejenado.

La Palma Caldeira de Taburiente

Premier jour de trek dans le Parc national de la Caldeira de Taburiente. Départ depuis le belvédère de la Cumbrecita.

Nous sommes au bord de la caldeira et notre vue embrasse une vallée profonde et encaissée. La progression se fait en longeant une crête et nous atteignons le Pic de Bejenado à 1854 m d'altitude.
Vue extraordinaire sur la caldeira de Taburiente et au loin, dans la direction opposée, la couche nuageuse qui passe par la crête et se déverse sur l'autre versant.

Du pico Bejenado, nous apercevons l'île de Tenerife avec le Teide dépassant de la mer de nuage, l'île de la Gomera et l'île de Hierro.

Nous voyons aussi l'impressionnante coulée de lave ainsi que le cratère du volcan Tajogaite responsable de l'éruption de 2021.

Durant notre randonnée, nous observerons la flore rupicole ainsi que des pétroglyphes en redescendant.

La flore que nous observerons durant nos randonnées fait l'objet d'un article à part que vous pouvez retrouver ici. En ce mois de mai, nous observerons beaucoup d'espèces en fleur pour notre plus grand plaisir.

La Palma Caldeira de Taburiente

Cubo de Galga.

La Palma Cubo de Galga

Randonnée en plein cœur du Parc Naturel de las Nieves, nous découvrons la Laurisylve, la forêt primaire dense caractéristique de la Macaronésie. Arrivés au Mirador de Somada Alta, Valérie, notre guide, nous donne des explications sur sa formation il y a quelques millions d’années et sa conservation exceptionnelle sur les îles des Canaries.

Nous redescendons par un chemin forestier tout en observant les arbres, des lauriers, et diverses espèces rupicoles.

Nous arriverons à San Bartolomé où nous attend notre taxi.

Un passage par les piscines naturelles de San Andrès (Charco Azul) pour une baignade dans une eau un peu fraîche mais parfaite pour nos muscles endoloris.

Le soir, repas dans un restaurant vénézuélien.

Roque de los Muchachos.

Nous commençons notre randonnée en progressant dans une pinède de pins des canaries qui nous amène sur les bords de la caldeira de Taburiente. Nous longeons toute la crête et atteignons les différents pics, Pico de la Cruz, puis Pico Fuente Nueva et finissons par celui de la Roque de los Muchachos.

Nous voyons le Pico de Bejenado que nous avions gravi deux jours auparavant. Côté mer, nous voyons le sommet du Teide de Tenerife dépassant de la mer de nuages.

Durant notre randonnée, nous pourrons observer d'autres espèces végétales dont les deux vipérines en fleur ainsi que des violettes, toutes endémiques de La Palma

En fin de trek, nous atteignons le belvédère de la Roque de los Muchachos et voyons les télescopes du parc de l'observatoire astronomique à 2420 m d'altitude.

Très belle randonnée sous un soleil éclatant en étant au-dessus des 2000 m d'altitude en permanence.

Volcan Tajogaite.

La Palma Volcan Tajogaite

Ce matin, nous avons rendez-vous avec Yann, guide accrédité du volcan Tajogaite, spécialiste de la volcanologie des Canaries et de celle de La Palma.

Nous commençons notre visite du site de la dernière éruption de 2021 en empruntant un sentier, au-dessus du nouveau volcan Tajogaite, qui serpente dans la pinède et les cendres de l'éruption de 1949 recouvertes par celle de 2021.

Notre guide nous explique la formation de l'île de La Palma depuis les fond océaniques, les phases éruptives et les effondrements ayant conduit à la topographie actuelle.

Ce sont des éruptions fissurales, où les cônes volcaniques s'alignent le long d'une faille orientée nord-sud, qui ont été responsables des destructions. En 2021, une grande partie de la zone urbanisée a été ensevelies par les cendres éjectées de cinq bouches éruptives mais aussi par les coulées de lave qui sont descendues jusqu'à la mer. Cette éruption ne s'est pas propagée plus au nord, épargnant le reste des habitations de Los Llanos.

La Palma Volcan Tajogaite

Les cendres de l'éruption de 2021 ont recouvert celles de l'éruption de 1949. Nous descendons progressivement vers les cônes volcaniques de 2021 en cheminant dans la pinède.

Nous traversons une zone où les pins rescapés de la dernière éruption sont en train de mourir car il y a des remontées de gaz toxiques depuis quelques mois. Nous passons devant une zone où des vapeurs s'élèvent au-dessus du tapi d'aiguilles de pin, notre guide nous demande de ne pas stationner et continuer rapidement notre chemin.

Arrivés proche du cône, des panaches de vapeur s'échappent des flancs blanchis par les dépôts de soufre, certaines zones dégagent encore beaucoup de chaleur.

La Palma Volcan Tajogaite
La Palma Volcan Tajogaite. Les cendres et coulées de lave ont recouvert une partie de l'agglomération.

Sur le cliché ci-dessus, nous pouvons voir l'étendue de la zone recouverte par les cendres et de coulées de lave. De très nombreuses habitations ont été recouvertes et détruites lors de l'éruption laissant de très nombreux habitants sans logement. Des exploitations agricoles ainsi que des zones industrielles ont été détruites.

Les craintes des volcanologues ont été que d'autres fissures éruptives ne s'ouvrent plus au nord affectant l'agglomération de Los Llanos de Aridane.

le Poris de la Candeleria.

La Palma le Poris de la Candeleria

Nous poursuivons nos visites par une curiosité de la Plamas, le Poris de la Candeleria. C'est à l'origine un petit village et port naturel lové dans une caverne naturelle creusée dans les parois volcaniques.

Aux temps où les échanges ne se faisaient que par la mer, il n'y avait pas de route, ce petit port était le moyen pour les agriculteurs de vendre les produits de leurs cultures et élevages.

Maintenant, ce sont de petites habitations estivales. Notre taxi a emprunté une route étroite pour arriver au parking, descendant plus de 600 m depuis la route nationale. Nous continuons la descente à pied sur presque 80 m.

Les dragonniers de las Tricias.

La Palma les dragonniers de las Tricias

Puis nous partons randonner un peu plus loin, à Las Tricias, pour observer de remarquables spécimens de dragonniers.

Cette plante particulière, qui n'est pas un arbre au sens botanique du terme, est de plus en plus rare dans le paysage des îles des Canaries.

Elle a été utilisée comme plante fourragère et son aspect très décoratif fait qu'elle se retrouve dans de nombreux jardins actuellement, ce qui sauvegarde l'espèce.

Nous verrons quelques spécimens âgés de plusieurs siècles bien qu'il soit difficile de les dater. La plante émet des ramifications, après la floraison, tous les quinze ans environs. En comptant les ramifications à partir du tronc, on peut avoir un âge approché du spécimen.

Nous finissons notre journée par une dégustation de vins locaux et un repas chez une vigneronne ayant repris l'exploitation familiale et travaillant en bio.

Barranco de las Angustias.

La Palma Barranco de las Angustias. La Cascada colorada.

Randonnée dans le Barranco de Las Angustias, aux portes du Parc National de la Caldera de Taburiente. Nous suivons le lit de la rivière en passant parfois sur les hauteurs par des sentiers.

Entourés de hautes falaises, nous sommes dans de splendides paysages très sauvages et notre guide nous montre plusieurs espèces d'arbustes, d'herbacées et crassulacées endémiques des Canaries et de La Palma. (détails des espèces rencontrées dans l'article qui leurs est consacré)

Nous atteignons la Cascade de los Colores aux eaux pétrifiantes et ferrugineuses, fin du sentier. Ce sont ces eaux qui colorent la rivières en aval.

Nous observerons aussi sur le parcours des formations géologiques exceptionnelles, des pillows lava, ou laves en coussins, formées dans les profondeurs océaniques lors de l'édification de l'île de La Palma. Ces formations sont remontées à la surface lors d'une phase de surrection de la structure volcanique par intrusion de grandes quantités de magma sous l'édifice.

Ces formations, érodées, se trouvent dans le lit de la rivière ainsi que dans les parois rocheuses.

Retour en taxi qui nous emmènera à Tazarote, en bord de plage, pour notre détente puis le resto du soir.

Routes des Volcans.

La Palma La Route des Volcans

Une randonnée plus difficile que les autres jours mais nous offrant des vues spectaculaires.

Nous débutons notre randonnée au refuge del Pilar par le GR131/E7 cheminant dans la pinède de pins des Canaries qui monte et rejoint la dorsale de l'île de La Palma en contournant le Pic de Birigoyo. Nous sommes en plein dans le Parc Naturel de la Cumbre Vieja.

Tout au long de notre parcours, nous découvrons les cratères des volcans ayant donné des éruptions durant les temps historiques.

Au point culminant, nous sommes au pied de la montagne Nambroque et le sentier serpente entre les cônes volcaniques avec de superbes vues sur les côtes, la mer de nuages où persent les sommets des autres îles, Ténérife avec le Téide, la Goméra et El Hierro.

Nous descendrons jusqu'à la Montana del Fueco et retrouvons notre taxi au niveau du Pino de Santo Domingo. Un pin des Canaries aux proportions remarquable, 5,20 m de circonférence et 21 m de haut, qui a survécu aux incendies et au déboisement.

En chemin, nous observons quelques plantes remarquables.

Salinas de Fuencaliente.

La Palma Salinas de Fuencaliente

Nous terminons notre journée par la visite des Salines de Fuencaliente. C'est une entreprise familiale de production de sel de mer créée en 1967 par Don Fernando Hernandez avec l'aide de Don Luis Rodriguez, expert en extraction de sel marin.

Le mode d'extraction est naturel, inspirée du modèle des salines de Lanzarote. La précipitation des cristaux de sel par évaporation due à l'effet du soleil et du vent, garantit la qualité du sel marin de Teneguía et peut être considéré comme un produit 100% écologique. La pureté de l'océan Atlantique à La Palma ainsi que la richesse minérale du sol volcanique de l'île contribuent à l'obtention d'un sel d'une qualité exceptionnelle, riche en minéraux.

Dans les petits bassins des salines de Fuencaliente, entre 7 et 8 récoltes sont réalisées par an, grâce à un travail laborieux, produisant un sel fin et de haute qualité qui répond aux caractéristiques d'un produit biologique.

Nous profiterons de cette fin d'après-midi pour nous offrir quelques rafraîchissements à la terrasse de l'établissement avant de retourner à Los Llanos de Aridane pour notre dernier repas du soir. Nous décidons de retourner au restaurant vénézuélien que nous avions bien apprécié.

Ainsi se termine notre semaine de randonnées à La Palma organisée par Valérie. Nous étions sept participants, l'entente était amicale, détendue.

L'île de la Palma est vraiment magnifique et se prête bien aux excursions en cette fin de printemps où la végétation est luxuriante et très fleurie et les températures acceptables ainsi que les conditions climatiques car nous n'avons pas eu de pluie.

Le contraste entre les zones humides, au vent, et celles sous le vent bien plus arides, est saisissant. Ces deux climats, sec ou humide, conditionnent le paysage par les différents types de végétation.

Cette île, au volcanisme actif, réserve certainement bien des problèmes à ses habitants. Souhaitons que les prochaines éruptions épargnent les zones habitées.