Argentine – Retour dans la Puna (suite 2)

La Puna.

L'Argentine.

Retour dans la Puna. (suite 2)

Chilecito.

La Dune Magique.

Au départ de Fiambalà, nous passons par la Dune Magique. C'est entre deux collines que s'accumule du sable pour former une grande dune.

Lorsque nous y passons, des enfants font du snowboard. Le paysage environnant est toujours aussi désertique avec du sable qui remonte sur les versants des montagnes.

Aujourd'hui nous n'aurons pas de superbes paysages jusqu'à Chilecito. Arrivés dans cette ville, nous commençons par nous installer dans la location retenue la veille puis nous allons voir le Cable Carril, téléphérique qui servait à transporter le minerai de mines situées beaucoup plus haut dans la montagne. Je vous invite à lire l'article consacré à ce monument national.

Cable Carril de Chilecito.

Villa Union.

Nous quittons Chilecito et partons explorer la station N°2 du Cable Carril, puis la rivière jaune et la station N°3 assez excentrée. Nous reprenons la route en direction de Villa Union.

Aujourd'hui encore la route ne réserve pas vraiment de surprise, un paysage de type méditerranéen aride et montagneux avec des cactus !

Sur la route, nous traversons un cours d'eau en crue à cause des violents orages de la veille avec une eau très boueuse. Arrivés à Villa Union, nous essaierons d'aller voir Banda Florida mais la rivière étant en crue, nous ne pourrons pas traverser le gué et même en faisant le tour par un pont, nous n'arriverons pas à localiser ce site.

On peut voir aussi de la neige fraîche sur les sommets après les orages de la veille.

Nous sommes arrivés dans cette ville pour aller voir la Laguna Brava le lendemain. L'office du tourisme nous conseille de passer par une agence car la route a été coupée par les intempéries, mais nous décidons d'y aller par nos propres moyens comptant sur les pistes aménagées pour les mines. Et pour y parvenir nous empruntons une voie très fréquentée qui doit être ré-ouverte rapidement.

Sur la route entre Chilecito et Villa Union.

Laguna Brava.

La Laguna Brava.

Ce matin nous nous sommes levés tôt pour aller voir la Laguna Brava. Nous traversons la Quebrada Troya et remarquons que la route a été dégagée depuis peu de la boue et des roches déposées par les derniers orages.

Nous continuons, traversons quelques villages et sommes arrêtés par la brigade touristique car nous n'avons pas de guide pour la Laguna Brava.

Ils donnent un petit coup de fil et Juan arrive en mobylette et s'installe à l'arrière pour nous guider jusqu'à la Laguna.

Intarissable sur sa région, il nous indiquera comment faire passer le mal des montagnes en mangeant de l'oignon ou en respirant une herbe aromatique au parfum très fort. Il est patient et même enthousiaste lors de nos arrêts très fréquents pour prendre des photos. La piste grimpe, les paysages sont magnifiques, plein de couleurs.

Nous sommes déjà à plus de 3 000 m.

Nous voici à La Laguna Brava à plus de 4 200 m d'altitude. Superbe paysage, la lagune est bordée de hauts sommets volcaniques.

En 1964, un cargo en provenance du Pérou transportant des juments et volant vers le Chili a eu des problèmes techniques et a dû atterrir en urgence ici sur la Laguna Brava. Ils s'en sont tous bien sortis sauf deux juments mortes. Il reste quelques débris de l'épave qu'on peut voir sur ces photos.

Sur le bord de la lagune on trouve de petits cônes correspondant à des geysers, l'activité volcanique n'est pas loin et on peut sentir l'odeur d’œuf pourri.

Juan nous emmène voir un abri en pierre et sur le côté se trouve une tombe dont la partie supérieure permet de voir un squelette. Cet abris fait parti d'une série construite entre 1864 et 1873 pour abriter les muletiers transportant le bétail vers le Chili. Le squelette serait celui d'un muletier décédé dans les années 1950 qui voulait continuer de voir le soleil et donc le haut de la tombe est ouverte.

Nous continuons en prenant une superbe route goudronnée menant au Chili. On va voir une autre partie de cette immense lagune avec des flamants roses.

Laguna Brava.

La Quebrada Troya.

La Quebrada Troya.

Nous repartons de la Laguna Brava en reprenant la même piste. Avoir un autre point de vue nous permet de voir les paysages différemment et c'est superbe à la lumière de cette fin de journée.

Nous déposons Juan chez lui avant de reprendre la route.

Nous traversons de nouveau la Quebrada Troya aux strates géologiques plissées et redressées. La rivière est toujours aussi boueuse mais son débit à diminuer.

Rentrés à Villa Union, nous irons dans un petit restaurant en plein air. Soirée agréable à la fraîcheur avant de regagner notre hôtel.

Parc National de talampaya.

Pour visiter le parc National de Talampaya, il faut réserver sa place dans le bus qui circule dans le parc. L'entrée du parc plus la visite en bus sont assez chers comparés au niveau de vie en Argentine. Nous déjeunerons d'un sandwich avant notre visite. Ce parc est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. La visite commence par les pétroglyphes.

Les photos ci-contre montrent des pétroglyphes âgés de quelques milliers d'années gravés par les amérindiens.

J'ai volontairement augmenté le contraste des images  pour mieux les distingués.

On peut reconnaître des animaux (lamas, vigognes, guanacos) des personnages avec des coiffes. D'autres gravures paraissent surnaturelles et peut-être ont elles été gravées sous l'emprise d'hallucinogènes lors de cérémonies rituelles. Difficile de comprendre le but de ces pétroglyphes et en savoir plus sur les croyances de ces Homo sapiens.

Je regretterais les commentaires de notre guide exclusivement en espagnol et l'absence de dépliant en d'autres langues.

Nous remontons dans notre bus pour poursuivre la visite. Nous nous arrêtons au niveau d'immenses falaises appelées "Cathédrale" en plein dans le canyon de Talampaya.

Ces falaises sont constituées d'un grès du Trias inférieur (−251 à −247 Ma) très homogène. Il faut remarquer dans ces falaises ces "gouttières" ou cannelures qui s'étendent sur toute la hauteur (150 m) et sont certainement due à l'érosion éolienne car la région est semi-désertique et les précipitations se font en général lors de pluies diluviennes en été.

Nous aurons droit à une collation avec des produits régionaux avant de poursuivre nos visites. Nous irons voir des formations en colonne où la partie supérieure a protégé la partie sous-jacente de l'érosion. Puis un autre canyon plus étroit et là on nous offrira une verre de mousseux.

Pas vraiment emballé pas ces visites. L'entrée est très chère pour ce pays et un fascicule avec des explications en plusieurs langues pourrait être distribué à l'entrée, les commentaires du guide n'étant qu'en espagnol.

Nous retournons vers le parc d'Ischigualasto où nous avons trouvé un hébergement.

Parc National d'Ischigualasto.

Aujourd'hui nous visitons le Parc national d'Ischigualasto ou vallée de la lune. L'entrée est bien moins onéreuse que le parc de Talampaya et la visite s'effectue avec nos véhicules en formant un convoi qui s'arrête régulièrement sur des points de vu où un guide nous fournit des explications.

Je déplorerais à nouveau l'absence de fascicule en plusieurs langues pour les explications, la visite s'effectuant exclusivement en espagnol. Le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

L’intérêt de ce site est que c'est le seul endroit où l'on peut voir totalement et de manière parfaitement différenciée, toute la période triasique, et ce de manière complète et ordonnée.  Le premier arrêt est devant ce panorama qui présente justement toute cette période du triasique.

Parc National d'Ischiguslasto.

Après ce premier arrêt de présentation du parc, nous allons voir des formations géologiques particulières, les Cancha de Bochas (Terrain de pétanque).

Il s'agit de concrétions gréseuses de couleur brune, souvent sphériques, de taille pluri-décimétrique à métrique. Ces boules se rassemblent parfois au pied de certaines pentes après voir été dégagées par l'érosion ou des pluies diluviennes fréquentes dans cette région.

Ici la grésification part d'un « germe de nucléation » et croît de façon centrifuge, ce qui génère des sphères de grès bien consolidé au sein de sable ou de grès peu consolidé. Ces sphères sont parfois “parfaites”.

La couleur rouge à brun foncé provient des oxydes de fer et de manganèse qu'on ne retrouvent pas dans l'encaissant et son certainement impliqués dans la formation de ces boules.

Après cette visite, le convoi repart.

Après les "boules de pétanques" nous irons voir des formations verticales avec "le sous-marin" puis un musée présentant le travail de fouille des archéologues. En effet, plusieurs squelettes de dinosaures ont été découverts dans ce parc.

Retour à l'entrée du site où nous irons visiter le musée qui présente des squelettes de dinosaures, leur histoire dans les temps géologiques mais aussi la faune et la flore de la région. Les expositions sont très bien faites et très éducatives, beau musée.

Ce site est moins cher que le précédent mais je trouve que c'est un peu juste dans les commentaires exclusivement en espagnol.

Nous reprenons la route pour nous rapprocher de Cordoba en faisant étape à Villa de Sotto. Route le lendemain pour rejoindre Cordoba, on roulera 710 km.

Cordoba.

Après une longue route depuis la parc d'Ischigualasto, nous arrivons à Cordoba où nous rendons notre voiture tout près de l'aéroport. Puis nous allons au centre ville et nous installons dans l'hôtel que nous avons retenu.

Nous partons ensuite découvrir cette grande ville. C'est la seconde d'Argentine et capitale de la province éponyme.

Après la place San Martin et la Cathédrale, nous passons par la rue des Archives Provinciale de la Mémoire.

La rue est pleine de banderoles avec les photos des disparus lors de la dictature militaire de Videla entre 1976 et 1983, les desaparecidos.

On estime à 60 000 personnes disparues pendant "la guerre sale" et  le Mouvement des mères de la place de Mai et le Servicio Paz y Justicia continuent les recherches.

Nous continuons à visiter la ville.

Nous continuons par le quartier jésuite et l'Église de la Compagnie de Jésus. Église jamais terminée comme en atteste la façade.

Comme dans tous les pays d'Amérique du Sud, il y a énormément d'église. Celle-ci est très ancienne, construite entre 1645 et 1654, et achevée en 1671, elle fait partie de la Manzana Jesuítica (cité jésuitique), classée au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO.

La voûte de la nef ainsi que la coupole sont construites en bois de cèdre et conçues comme une coque de bateau renversée.

Photo de la statue de Géronimo de Cabrera qui a fondé la ville de Cordoba.

Visite du Collège National de Monserrat, fondé en 1687 par Ignacio Duarte y Quirós, c'est actuellement une école secondaire pré-universitaire appartenant à l' Université nationale de Cordoba. Il fait partie intégrante du quartier jésuite et est inscrit à l'UNESCO. C'est l'école la plus ancienne du pays.

Un enseignant nous accueille et nous guide pour cette visite. Rappel de l'histoire de ce collège, puis le musée où sont présentés des machines ayant permis des découvertes. Une salle de cours ouverte avec professeur et étudiants en uniforme. Puis nous nous promenons dans les couloirs et cours de ce magnifique bâtiment. Après le musée, le tableau périodique des éléments et le pendule de Foucault.

Le Collège National de Monserrat est une institution pré-universitaire, publique, laïque et secondaire. Sont enseignés le latin, le grecque, le français et d'autres langues, la philosophie, psychologie, l'économie politique, l'histoire de l'art pendant sept années de scolarité du secondaire. L'étudiant en sort titulaire d'un baccalauréat en sciences sociales et humaines et il peut alors s'inscrire en fac de droit juste à côté.

Nous poursuivons nos visites par la Crypte des Jésuites située sous l'avenue Colón et qui correspond au Noviciat des Jésuites à Cordoba. Le noviciat jésuite fût fondé en 1608.

Puis nous allons au Musée d'Art Moderne (grand écart !) et continuons par l'église du Sacré-Cœur de Jésus ou église des Capucins.

Sa construction a commencé en 1926 et s'est achevée en 1934. C'était la première église argentine en béton armé construite par l'architecte Augusto Ferrari dans un style néo-gothique. L'entrée est ornée de statues de Moïse et de Jean-Baptiste, la tour droite est tronquée et représente la matière qui meurt, la tour gauche de 70 m représente l’âme qui monte. De nombreux artistes ont collaboré par des peintures et sculptures à l'édifice.

Fin de notre séjour à Cordoba, le lendemain nous prenons l'avion pour Buenos Aires.

Buenos Aires.

La Skyline de Buenos Aires.

Nous arrivons dans l'après-midi à Buenos Aires et après notre installation nous partons visiter la ville.

L'Obélisque de la Place de la République, Avenue du 9 juillet. Quand nous arrivons sur la Plaza de Mayo, devant la Casa Rosada, il y a la cérémonie de descente des couleurs à laquelle nous assistons.

Puis nous continuons vers les docks pour dîner. Sur le chemin de retour, nous passons devant le Centre Culturel Kirchner où une représentation doit avoir lieu.

Sur la Plaza de Mayo, devant la Casa Rosada, une tente avec des banderoles pour signifier que le Peuple Indigène est là et attend d'être reçu par la Présidence pour faire valoir ses droits.

Le lendemain nous continuons nos visites et allons Place Dorrego où des danseurs de Tango font des exhibitions pour gagner quelques pesos. Deux couples dansent sur cette place et nous nous régalons de les voir évoluer sur leur piste de danse improvisée tout en buvant une bière fraîche.

Nous connaissions déjà cette place et avions vu des danseurs, je tenais à y revenir.

Notre trajet en Argentine du Nord-Ouest.

Ainsi se termine notre périple en Argentine, pays que nous avons visité plusieurs fois et qui nous réserve à chaque fois de très belles surprises.

Nous aurons parcouru plus de 5400 Km avec notre SUV de location (Ford Eco Sport) en ayant une réserve de 30 litres d'essence dans un bidon pour parer au manque de station en plein désert.

Nous avons rencontré des gens charmants mais qui ne parlent que l'espagnol ce qui peut poser problème aux offices de tourisme.

Le lendemain nous prenons un vol pour Madrid et rentrons chez nous.

 

Pour les "mordus" de nature, un petit article sur les plantes remarquables rencontrées lors de notre séjour argentin: Flore de la Puna en Argentine. Botanique.

Argentine – Retour dans la Puna

La Puna

L'Argentine.

Retour dans la Puna.

Arrivée en Argentine. Buenos Aires puis Cordoba.

Nous étions venus visiter la région de la Puna en 2019. Ce haut plateau andin est le second plus haut plateau après celui du Tibet. Géologiquement, c'est le résultat de la poussée de la plaque océanique pacifique Nazca contre la plaque sud-américaine qui entraîne la surrection de la chaîne des Andes et l'élévation de l'Altiplano-puna qui s'étend du Pérou au nord à l'Argentine au sud avec une altitude moyenne de 4000 m. Ce plateau est bordé de deux chaines culminant à près de 6500 m. L'arc volcanique chilien à l'Ouest et la Cordillère Orientale à l'Est.

Le haut plateau de la Puna se localise à l’extrême Nord-Ouest de l'Argentine et correspond à la terminaison Sud de l'Altiplano bolivien avec une altitude moyenne supérieure à 4 400 m. Il se caractérise par un drainage interne, c'est à dire que les eaux de pluie ne sont pas évacuées vers les océans mais stagnent en formant des lagunes et salars. Ces bassins, résultant de la compression d'un océan, présentent des couches géologiques ayant été soulevées et inclinées parfois jusqu'à la verticale. (Isabelle COUTAND, mémoire de Géoscience. Tectonique Cénozoïque du Haut Plateau de la Puna Nord Ouest Argentin, Andes Centrales. 1999)

Nous avions visité ce haut plateau et nous étions arrêtés un peu plus loin de Tolar Grande, jusqu'au hameau d'Antofallita. Je me souviens que nous avions fait demi-tour en laissant derrière nous des paysages fantastiques.

Cette fois, nous sommes bien déterminés à poursuivre. Nous avons acheté un bidon de 30 litres et l'avons rempli d'essence pour parer au manque de station le long de notre parcours.

Cordoba, Simoca, Cafayate.

Nous partons de Madrid pour Buenos Aires en Argentine. Le lendemain nous prenons un vol pour Cordoba où nous avons réservé un véhicule.

Ludo a opté  pour un SUV à la garde au sol importante pour nous permettre de traverser des régions aux pistes pas toujours très bonnes. Nous le réservons à Cordoba car à Salta les prix s'envolent et les 4X4 ne sont pas dans notre budget.

Nous aurons donc beaucoup de route pour rejoindre la région de la Puna au départ de Cordoba. Il y a eu de gros orages et Google signale qu'une portion de la RP 307 est coupée. Finalement nous passerons sans difficultés car la route a été dégagée.

Nous retrouvons les jolis paysages comme Los Castillos, Los Ventanas dans la réserve de Quebrada de las Conchas. Le route commence vraiment a être magnifiques avec les couleurs variées des quebradas. Nous sommes déjà à plus de 1 500 m d'altitude.

Une première étape à Simoca puis le lendemain nous poursuivons jusqu'à Cafayate où nous retrouvons l'hôtel Plaza très agréable. (Hotel PLAZA, Belgrano8, Cafayate. (03868) 422 025 hotelplazacafayate@hotmail.com)

Nous recherchons toujours la grande place typique des villes argentines car c'est ici que la vie se passe surtout le soir autour des bars et restaurants mais aussi sur la place elle-même où la fraîcheur s'installe en fin de journée.

Nous sommes en fin d'été et il fait chaud, nous aurons jusqu'à 39°c dans les plaines en dessous de la Puna.

Nous poursuivons notre route en passant par la Quebrada de Cafayate puis Angastaco, Santa Rosa avant d'arriver à Cachi. Nous avons déjà atteint l'altitude de 2700 m !

Cachi, Salta.

Sur la route RP 42 entre Cachi et Salta.

De Cachi à Salta nous passons par un col à 3 478 m avant de redescendre. Nous passons d'un paysage aride à une vallée très verdoyante et humide avant de rejoindre Salta.

C'est une immense zone de vignobles et nous sommes à la fin de l'été, les vendanges sont proches. Les vins se déclinent en fonction des cépages et je découvre le Malbec.

Arrivés à Salta, nous trouvons un hôtel et après notre installation nous partons visiter la ville.

Pas beaucoup de changement si ce n'est des files impressionnantes aux distributeurs. Nous remarquons que le montant ne peut dépasser 10 000 à 15 000 Pésos (ARS) par retrait avec une grosse commission à chaque fois.

Ce sera un problème tout le long de notre voyage. Il n'est parfois pas possible de payer en carte bancaire et les espèces filent vite, les retraits étant limités. Donc prévoir de changer des euros en arrivant (ce que nous n'avons pas fait !).

À Salta nous retrouvons une ville connue que nous parcourons avec plaisir. La Cathédrale, la basilique San Francisco, la Plaza 9 de Julio.

Les rues sont assez animées et nous retrouvons les queues impressionnantes devant les distributeurs. Nous trouvons un restaurant bien sympathique pour dîner.

L'architecture de type colonial espagnol est assez bien conservée et notre hôtel bien situé, pas trop loin de la place du 9 juillet où se concentrent bars et restaurants.

Le lendemain nous reprenons la route pour continuer vers le Nord-Ouest.

San Antonio de los Cobres.

Le viaduc de la Polvorilla, Longueur 224 m, Hauteur 64 m, Altitude 4200 m.

Le viaduc de la Polvorilla.

Le viaduc de la Polvorilla a été construit à partir d'éléments métalliques provenant d'Europe débarqués à Buenos Aires puis acheminés par la voie ferrée en construction.

Jusque dans les années 1960, le train était tracté par une machine à vapeur et s'arrêtait sur ce viaduc en émettant de grosses volutes de vapeur d'où le nom de train des nuages. La construction a commencé en 1929 et le premier train y a circulé en 1932 pour desservir des mines avec notamment la Mine de Soufre Concordia qui a été abandonnée en 1986.

San Antonio de los Cobres.

Nous continuons le lendemain notre route pour San Antonio de los Cobres où nous nous installons dans un hôtel simple.

Nous repartons pour visiter le viaduc de la Polvorilla en commençant par le haut et allons ensuite le voir du bas. Le viaduc est à 4 200 m d'altitude et San Antonio à 3 700 m.

Nous sommes presque à la hauteur du plateau de la Puna. Les paysages, devenus de plus en plus désertiques, présentent néanmoins une faune variée avec lézards, tourterelles, rongeurs. On peut noter l'adaptation au terrain avec des couleurs chaudes rappelant celles des roches. Sur notre parcours, nous avons croisé Lama, Guanaco et quelques vigognes.

Tolar Grande.

Tolar Grande.

Nous avons encore 186 km pour rallier Tolar Grande. Nous passons un col à 4 630 m et redescendons sur le salar Pastos Grandes puis celui de Pocitos.

Nous passerons par le Desierto del Diablo où nous nous arrêterons un grand moment pour prendre des photos.

Nous finissons par arriver à Tolar Grande en fin d'après-midi. Nous trouvons une chambre au nouvel hôtel et chercherons un bon moment un restaurant. Ce ne fût pas vraiment une réussite et le lendemain nous préférons manger un sandwich !

En fin d'après-midi nous montons sur les hauteurs de Tolar Grande pour le coucher de soleil. Il y a un vent très violent et nous nous rabattons sur la gare moins ventée.

Longue route jusqu'à Tolar Grande. Les paysages deviennent fascinants.

Nous rentrons dans le vif du sujet en atteignant le plateau de la Puna. Un petit arrêt à Pocitos pour un café. Le bar est rempli de travailleurs des mines environnantes.

La route elle même est très bonne, bien plus carrossable qu'en 2019. Cela est dû aux nombreuses nouvelles exploitations minières qui arrangent les pistes pour y faire circuler d'énormes camions.

Passage par le Desierto del Diabolo mais les couleurs sont moins prononcées qu'en 2019 car il n'a pas plu. Les paysages sont somptueux, c'est le désert comme nous l'aimons.

Arrivés à Tolar grande, nous remarquons les nombreuses habitations nouvellement construites pour les mineurs.

Nous resterons une journée entière à Tolar Grande.

Le lendemain, nous commençons par acheter 20 litres d'essence à une dame du village. Même si nous payons le litre le double du prix, cela reste moins cher qu'en France et nous sommes rassurés pour la suite du voyage.

Puis nous partons visiter El Arenal, ensemble de collines d'argile rouge où on peut avoir un joli panorama sur l'ensemble de cette région. On peut distinguer le village de Tolar Grande, les sommets enneigés au loin avec la chaîne de volcans délimitant la frontière avec le Chili et toute cette zone désertique qui nous entoure.

Puis nous allons voir la curiosité du coin, Ojos de Mar. Ce sont plusieurs plan d'eau dans le salar où l'eau est très salée et alcaline car contient de la soude. Et dans cette mixture se développent des bactéries dites extrêmophiles (vue les conditions) ainsi que des stromatolites, premiers micro-organismes apparus sur Terre, qui forment des couches laminaires constituées de cyanobactéries et de sable.

Sur les photos ci-contre, on peut voir la chaîne des volcans enneigés séparant Argentine et Chili et le village de Tolar Grande vu du haut des collines d'El Arenal.

Nous grimpons sur la colline pour manger nos sandwichs au pied de la croix surplombant le village.

L'après-midi nous partons à la recherche d'une Laguna que nous ne trouverons jamais mais nous verrons le nord du Salar d'Arizaro.

Le Cône d'Arita.

Le Cône d'Arita, salar d'Arizaro.

Nous voici enfin devant le Cône d'Arita, but de notre premier voyage en 2019. Au départ de Tolar Grande, nous prenons la piste qui traverse le salar d'Arizaro. La piste est toujours aussi bonne, nous remarquons que le salar lui même est beaucoup moins blanc qu'en 2019. Manque de pluie ou pompage de la saumure par l'industrie minière, nous ne le saurons pas.

Un essai pour prendre de la hauteur en allant dans la mine d'or, mais la sécurité nous arrête dès qu'on arrive sur leur parking et nous n'irons pas plus loin.

Nous continuons notre piste en direction d'Antofallita avec un petit arrêt pour déjeuner de quelques sandwich en cours de route.

Le hameau d'Antofallita.

Nous poursuivons et changeons de vallée pour celle du salar d'Antofalla. Nous arrivons à Antofallita, dernier hameau que nous avions vu en 2019. Je suis étonné de voir autant d'eau limpide couler dans le ruisseau qui traverse le hameau. Il permet de faire émerger un petit oasis de verdure entouré par la désert.

À partir de là, nous allons découvrir de nouveaux paysages et nous sommes très excités. Nous prenons la direction d'Antofalla ...