Chili – Humberstone, mine de salpêtre dans la pampa du Tamarugal.

Humberstone au Chili.
chile flag xl

Chili.

Humberstone, la ville abandonnée.

Lors de notre voyage en Bolivie et au Chili, nous passons par la ville fantôme d’Humberstone installée dans le désert le plus aride du monde.

Cette ville a été créée lors de l’exploitation de mines de nitrate de potassium, ou salpêtre, servant principalement d’engrais pour l’agriculture et pour la fabrication d’explosifs.

Au XIXe siècle, l’exploitation du nitrate représentait 50% du PIB du Chili. « C’est l’or blanc »

A son apogée, Humberstone comptait 3700 habitants, essentiellement des paysans venus gagner un peu plus d’argent même si les conditions de vie en plein désert étaient très difficiles.

Humberstone est située dans la pampa du Tamarugal au nord du Chili et a été créée en 1872 en même temps que Santa Laura.

Elles forment un binôme avec à Humberstone le théâtre, la place centrale, la piscine, les boutiques ainsi que les bars, salle de sport et les infrastructures industrielles à Santa Laura avec la Maquina, les voies ferrées, les terrils.

Elles sont classées toutes deux au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005.

C'est une énorme source de revenus pour le gouvernement chilien qui laisse les entreprises européennes se charger de l’exploitation et qui encaisse les taxes permettant de supprimer les impôts pendant les années d’apogée de ces mines.

La production des mines augmente de 200 000 tonnes par an en 1880 à 900 000 tonnes à son paroxysme au début du XXe avec plus de 200 sites d’extraction.

La découverte de la synthèse de l’ammoniac puis de la fabrication de nitrate sonne la fin de l’exploitation des mines chiliennes et la misère pour des milliers d’ouvriers de la pampa.

Le déclin commence lors de la crise de 1914 et la fermeture définitive à la fin des années cinquante.

Lors de notre visite de cette ville fantôme, nous verrons une ville construite selon un quadrilatère avec des quartiers résidentiels, un centre avec une place centrale, une piscine, un théâtre, un hôtel à la façade art-déco.

Nous passerons deux bonnes heures à nous balader dans les rues en compagnie de notre guide David et notre chauffeur Fernando.

Nous explorons les maisons abandonnées mais aussi les structures bien restaurées comme le théâtre, l'église.

Étonnés par cette architecture art-déco en vogue au début du siècle passé.

C'est l'aridité du désert qui a permis cette conservation en dépit des pillages pendant des décennies.

David et Ludo se font des blagues, se cachent et même Fernando s'y met.

Humberstone au Chili.
Humberstone au Chili.

Nous reprenons la route pour continuer nos aventures au Chili puis revenir en Bolivie toujours dans ce désert de l'Atacama, aride, inhospitalier mais fascinant.

Nous quittons Humberstone si nostalgique où quelques milliers de personnes y vécurent avant de tout abandonner pour partir trouver fortune un peu plus loin.

L'or blanc a eu son temps et la page est tournée. La restauration de ces lieux permet se travail de mémoire pour les générations futures.

Retrouvez d'autres lieux abandonnés, ville, mines, usines comme Kennecott en Alaska, ou le centrale Vemork de Norvège, Bodie en CalifornieKolmannskuppe en Namibie, l'usine de Djupavk en Islande .

Chili – La Route Australe.

La Confluencia, réunion du Rio Backer et Rio Nef.

Le Chili.

La Route Australe - "Carretera Austral"

Arrivée à Santiago du Chili.

La Carretera austral (La Route Australe au sud du Chili)

Après un vol Madrid Santiago, nous arrivons enfin au Chili (plus de 13 heures de vol)

Nous avons réservé un hôtel bien situé à Santiago, l’hôtel Monte Carlo. Ballade dans la ville, il n’y a pas de cas de coronavirus à notre arrivée. Nous flânons dans les rues tranquilles de la vieille ville.

Le soir, dans les rues de Santiago, une petite manifestation bon-enfant sur un rythme sud-américain bien sympathique.

Le lendemain nous partons pour l’aéroport domestique prendre un vol pour Coyhaique. On nous annonce une heure de retard qui se transformera en trois heures. Difficile d’organiser les vols car toujours soumis à des retards, c’est pour cette raison pour nous ne sommes partis vers le sud que le lendemain.

Nous atterrissons à Balmaceda, l’aéroport de Coyhaique et récupérons une Hilux 4X4 pour notre périple sur les pistes de la Carretera austral.

La Carretera Austral.

Les stations service COPEC sur la route australe au sud du Chili.

La route australe est longue de 1 240 Km, elle a été achevée en 1996 après plus de vingt ans de travaux.

C’était la volonté de Pinochet de construire une route traversant la région d’Aysèn et de rattacher cette partie isolée au reste du Chili.

Quelques portions goudronnées, mais bien souvent c’est juste une piste en mauvais état. C’est pour cette raison que nous avons loué un véhicule 4X4 et à notre arrivée à Balmaceda, je suis heureux de voir qu’on nous a réservé un Hilux. (ce modèle, plusieurs fois loué, est très robuste et sûr)

Bien vérifier le matériel de secours du véhicule, les outils pour changer une roue. Ayant un diesel, nous avions pas mal d’autonomie, mais il y a assez de stations service même à Villa O’Higgins.

Par contre pas de station pour refaire le plein à Balmaceda lors du retour du véhicule, le faire à Coyhaique. Le premier village que nous traverserons nous permettra de faire quelques courses histoire d’avoir des provisions pour 3 jours si nous devions être isolés.

Mais la Carretera Austral traverse de nombreux village et nous n’aurons aucunes difficultés pour nous approvisionner même en carburant.

Dans les stations COPEC, on trouve une carte détaillée de la Carretera Austral et c’est important d’avoir cette carte pour se déplacer, explorer des pistes en dehors de la Carretera.

Balmaceda - Coyhaique.

Nous avons changé nos Euros à Santiago et il est difficile de retirer à un DAB, il faut qu’il y ait l’option « Etranger » (Foreigner) et c’est limité à 200.000 Chilean Pesos par retrait. Nous avons ainsi retiré à plusieurs DAB.

Parc National Cerro Castillo.

Après quelques dizaines de kilomètres, nous sommes déjà plongés dans les paysages montagneux de la Patagonie.

Les sommets découpés d’anciens volcans, les glaciers les recouvrant, ce voyage promet de belles photos.

Ici, nous sommes face au Parque Nacional Cerro Castillo, ces montagnes sont des volcans et dans les talus de la route, on peut voir les couches de cendres des éruptions passées.

Notre véhicule de location, une Toyota Hilux diesel.

Nous ferons nos achats de vivres à Villa Cerro Castillo et cette petite épicerie reste ouverte assez tard le soir car il y a beaucoup d’auto-stoppeurs qui viennent s’y ravitailler.

Au retour, nous trouverons un cabañas juste à coté.

Voilà notre Hilux, flambante !!!

Puerto Rio Tranquilo.

Nous poursuivons notre route en direction de Puerto Tranquillo. La route asphaltée se transforme rapidement en piste bien carrossable.

Nous arrivons à Puerto Rio Tranquilo en fin d’après-midi et trouvons une chambre dans une petite pension familiale très simple pour 30 000 pesos (32 €) la nuit.

Nous trouvons un resto sympa où on sert une excellente IPA artisanale et de bons petits plats. Soirée sympa.

Dans notre petite chambre d'hôtel à Puerto Rio Tranquilo.

Nous restons deux jours à Puerto Tranquilo, ce matin nous partons pour la vallée Exploradores.

Après le petit déjeuner, nous voulons faire quelques courses mais les magasins sont fermés le dimanche, nous aurons tout de même des sandwichs, on fait le plein de gasoil (0,75 €/l !) et on prend la piste.

Glaciar Exploradores.

Nous partons sur la piste du Glaciar exploradores.

Nous sommes au cœur de la Patagonie chilienne, montagnes enneigées, multitudes lacs. La piste est très belle et les paysages magnifiques.

La route est nouvelle et en partie en construction. Les parties construites sont en très bon état.

 

Petite excursion pour le glacier Exploradores. Etant sur une propriété privée, il faut s’acquitter d’un droit d’entrée (modique).

Après cette courte balade, nous reprenons la piste et remontons la vallée.

Comme à notre habitude, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier le paysage.

Ici l’eau est omniprésente, cascades, lacs, rivières, marais, glaciers, de l’eau de partout et une belle végétation composée essentiellement de Nothofagus, arbres à feuilles caduques ou persistantes proches du hêtre formant les forêts des massifs montagneux.

 

Sur la photo de gauche, un lac comblé qui est devenu un marais.

A part quelques cormorans, nous ne verrons pas beaucoup d'oiseaux ou autres animaux sauvages. Des lapins ....

Glaciar Exploradores, Patagonie, Chili.

Nous irons jusqu’au bout de la piste, un pont franchi le Rio Exploradores mais nous n’irons pas au-delà.

Au niveau de ce pont, le rio Exploradores conflue avec le rio Teresa aux eaux boueuses car issues d’un glacier et le rio San Juan aux eaux sombres provenant des massifs montagneux et forêts.

Nous repartons vers Puerto Tranquilo et y arrivons en fin d’après-midi. Installation dans le nouvel hôtel.

Pont sur le Rio Exploradores, Patagonie, Chili.
Confluence des Rio Exploradores, Teresa et San Juan.
Vue du lit de l'hôtel à Puerto Rio Tranquilo.

Ludo m’avait promis une surprise et je suis enchanté par notre nouvelle chambre située dans une maison en bord du lac.

Allongé sur le lit, nous avons un magnifique point de vue sur le lac par la grande baie vitrée.

La décoration est très réussie et nous disposons d’une cuisine commune avec deux autres chambres inoccupées.

Le petit déjeuner sera copieux et agréable dans la petite salle pourvue d’une grande baie vitrée donnant sur le lac.

Nous allons boire une bière et nous restaurer avant de regagner notre petit appartement pour la nuit.

La Cathédrale de Marbre.

Petit déjeuner au cabañas de Rio Puerto Tranquilo.
Petit déjeuner à Puerto Rio Tranquilo.

Réveil avec le lever de soleil en directe depuis notre lit par la baie vitrée, c’est superbe. Le ciel et les sommets des montagnes rougeoient en se reflétant dans les eaux calmes du lac, on traîne au lit pour profiter de ce spectacle.

Lago General Carrera.

Le Lago General Carrera est un immense lac à cheval sur le Chili et l’Argentine. D’une superficie de 1 850 km2, c’est le deuxième lac d’Amérique du Sud, et le plus grand du Chili.

C’est une cuvette glacière et ses eaux se déversent dans la Pacifique par le Rio Backer.

Les eaux du lac sont limpides car les boues des affluents glacières sédimentent. Seules les particules extrêmement fines restent en suspension donnant un aspect opalescent et confèrent cette jolie couleur turquoise quand le ciel est bien dégagé. Ce lac est vraiment magnifique et le tourisme y est bien développé.

Capilla de Marmol, chapelle de marbre.

Ça tombe bien car aujourd’hui nous allons visiter la cathédrale de Marbre. Nous embarquons avec un couple de chiliens et le bateau part en direction de Puerto Tranquilo et se rapproche de la falaise dont la base en marbre est sculptée par les eaux du lac.

Sur le fond blanc du marbre, les eaux du lac sont turquoise.

La paroi de marbre est creusée de galeries qui se rejoignent et forment d’importantes grottes. On a l’impression de voir des sculptures de Gaudi et les veines plus sombres dans le marbre forment de superbes motifs.

Le marbre est une roche métamorphique, formée par des massifs calcaires qui ont séjourné très profondément dans la croûte terrestre et la chaleur à permis une cristallisation donnant cet aspect veiné et cette roche au grain très fin. Ici on peut observer des filons de basalte.

Dans cette région volcanique, le magma remonte des profondeurs et se fraye un passage au travers de fissures dans la roche pour remonter à la surface.

Ce basalte étant moins érodé par les eaux du lac, il fait saillie à la surface du marbre.

Pratiquement une heure de visite avec pour point d’orgue, la Cathédrale, un îlot massif dont la base est complètement sculptée et selon comment on l’observe, il n’y a plus beaucoup de roche pour le soutenir.

Nous sommes entourés de kayaks qui sont venus voir cette merveille.

Ce n'est pas que nous n'avons pas voulu faire cette visite en kayak, mais trop risqué pour les appareils photos et portables et faire des photos est vraiment primordial !

La Confluencia.

Nous reprenons la route pour la Confluencia.

Les eaux du Lago General Carrera passent dans le Lago Bertrand, plus petit, puis forment le Rio Backer. Au niveau de la passe il y a un très fort courant.

Ce dernier rencontre le Rio Nef au niveau de cette confluence, mélange des eaux limpides et turquoise du Rio Backer et celles boueuses du Rio Nef au niveau d’une large cascade.

Le Rio Backer a un débit de 900 m3 à ce niveau et cette chute est très impressionnante.

Passe entre le Lago General Carrera et le Lago Bertrand.
Confluence du Rio Backer et Rio Nef.

Nous en profitons pour pique-niquer en face de cette chute spectaculaire puis reprenons la piste en direction de Puerto Guadal.

Puerto Guadal, lodge Terra Luna.

Notre cabañas à Terra Luna.
Notre cabañas à Terra Luna.

Nous avons réservé au lodge Terra Luna. Ce lodge situé au bord du Lago General Carrera est assez luxueux, il comporte un héliport.

Mais nous avons réservé un tout petit cabañas, tout confort, avec chambre mansardée, nous sommes ravis de notre maison de poupée.

Petite cascade à coté de notre lodge Terra Luna.

A l’accueil on nous indique une cascade à visiter et sans plus attendre nous y allons.

En plus d’être très belle, cette cascade nous permet d’avoir un peu de hauteur et embrasser un joli panorama sur le lac et les montagnes qui le bordent.

Retour au lodge pour l’apéro et le dîner. Assez déçu par ce dernier, la cuisine n’est vraiment pas à la hauteur des ambitions d’un tel lodge ainsi que le service vraiment très long.

Nous avions mieux dîné à Puerto Tranquilo dans le petit resto tout en bois.

Apéro sur la terrasse du restaurant, nous sommes au bord du lac au soleil et presque en face de Puerto Tranquilo, vue sur le mont San Valentin et son pic aiguë.

Apéro sur la terrasse du lodge Terra Luna.

Tortel.

Beaucoup de route aujourd’hui. Nous quittons le lodge et reprenons la piste en direction de Cochrane.

Petite halte dans cette petite ville pour un cappuccino puis nous continuons jusqu’à Coleta Tortel.

Très longue route aujourd’hui avec une alternance de très beaux paysages, de passages au travers de denses forêts ou de paysages plutôt arides.

Les montagnes aux sommets enneigés sont toujours aussi impressionnantes. Un petit troupeau de guanacos sur le bord de la piste.

Un guanacos sur le bord de la piste.
Glaciers de la Patagonie chilienne.
Glaciers de la Patagonie chilienne.

Arrivée à Tortel, nous trouvons rapidement une place de parking puis partons à la recherche de l’hôtel réservé la veille.

Tortel est un petit village de bûcherons et de pêcheurs situé au fond de l'estuaire du Rio Backer.

De la partie haute du village partent des escaliers et passerelles desservant le reste du village. Ludo m’avait prévenu de ne prendre que mon sac à dos car difficile de faire rouler et porter un gros sac dans tous ces escaliers et passerelles. Heureusement que j’ai pris en photo le plan du village car l’hôtel se situe tout au bout du dédale d’escaliers et de passerelles en face de la plage. L’hôtel Brisac del Sur est une petite maison très simple avec quelques chambres pour les touristes

Heureusement que j’ai pris en photo le plan du village car l’hôtel se situe tout au bout du dédale d’escaliers et de passerelles en face de la plage.

L’hôtel Brisac del Sur est une petite maison très simple avec quelques chambres pour les touristes.

Brisar del sur, notre hôtel à Tortel.

Randonnée à Tortel.

La pluie qui tombe sur le toit de tôle m’a réveillé cette nuit et quand le jour se lève il pleut toujours.

De notre fenêtre nous apercevons un ciel bien gris et chargé. Nous n’avons pas trop à nous plaindre, c’est le premier jour de pluie de nos vacances. D’ailleurs nous avons emporté dans nos sacs et valise essentiellement des vêtements chauds et de pluie nous obligeant à faire laver notre t-shirt dans un hôtel.

Cette région du sud du Chili est normalement très humide. Cette fois on peut sortir les vêtements de pluie.

Nous commençons notre randonnée sous la pluie.

Bon, ça ne tombe pas très bien, nous avions prévu une randonné sur les hauteurs de Tortel.

Nous continuons les séries de passerelles et escaliers puis le sentier monte vers le sommet.

Là encore des passerelles et séries d’escaliers bien plus étroits tracent l’itinéraire à emprunter et nous évitent en partie de marcher dans la boue.

Ayant pris de la hauteur, on constate que l’horizon est vraiment bouché par des nuages et de la brume.

La pluie, un peu drue lors de notre départ de l’hôtel, devient plus fine et finira même par s’arrêter.

Le temps change très rapidement dans ces contrées et une timide éclaircie laisse passer quelques rayons de soleil dans la baie.

Arrivés au sommet, nous cheminons sur une crête et la vue sur la baie, les canaux, le fleuve et Tortel est magnifique.

Arrivés au mirador surplombant Tortel, nous faisons une halte pour profiter de ce paysage. Le ciel se dégage doucement.

Nous retrouvons des escaliers et passerelles mais bien plus étroits.
Ciel bien nuageux lors de notre randonnée à Tortel.
Vue du mirador, le village haut de Tortel.
Vue du mirador, le village de Tortel.
Pour compléter les passerelles et escaliers ...

Nous finissons par redescendre dans le petit village, passons à notre hôtel récupérer de quoi pique-niquer et nous nous installons sur une petite place pour manger.

Le pique-nique fini, nous décidons de gravir l’autre versant. Le soleil est revenu illuminant toute la baie, nous faisons quelques photos et nous plongeons dans la torpeur d’une petite sieste.

Retour à notre hôtel, nous n’aurons pas fait beaucoup de kilomètres mais gravit beaucoup d’escaliers et harassés, nous sombrerons de nouveau dans une petite sieste.

Puis nous allons explorer les alentours de la plage et les parties supérieures du village. On découvre plein de petites maisons qui semblent abandonnées pour certaines.

Nous retournerons au même resto que la veille puis à notre hôtel.

La baie de Tortel.

Villa O’Higgins

Départ de Tortel en bateau.
Départ de Tortel en bateau.

L’hôtelier nous amène en bateau jusqu’à l’embarcadère, il nous reste les escaliers pour arriver au parking.

Nous partons de Tortel pour Villa O’Higgins et arrivons à Puerto Hungay pour prendre le ferry avec près d’une heure d’avance.

Embarcadaire à Puerto Hungat.
Le ferry à Puerto Hungay.

Les passages au départ de Puerto Hungay se font à 10h 12h 16h et 18h. Le passage dure une heure. Dans l’autre sens, les départs sont à 11h 13h 17h.

Nous embarquons et le ferry démarre, il ne fait pas bien chaud mais le soleil est bien présent.

Une fois débarqué, nous mettrons deux heures pour rejoindre Villa O’Higgins par une piste en bon état et nous faisons le plein de gas-oil à la station de Villa O’Higgins.

Villa O'Higgins dans le fond, nous arrivons et le temps est toujours aussi beau.

Nous trouvons un cabañas rapidement, il est prévu pour 6 personnes et bien confortable. Feu dans la cheminée le soir venu et donc lecture au coin du feu ...

Une fois installé, nous repartons explorer le bout de la Carretera austral. Nous poursuivons donc la piste jusqu’à Puerto Bahamondes qui est un terminal pour les ferrys et une base pour les bateaux de l’armée.

Nous aurons donc exploré l’intégralité de la Carretera austral depuis Coyhaique.

Villa O’Higgins se situe au fond d’un fjord du Lago O’Higgins. Ce fjord est coupé dans sa longueur par la frontière avec l’Argentine, frontière qui passe aussi par le Rio Mosco.

Nous finirons notre soirée dans le cabañas puis allons nous restaurer au resto adjacent où nous mangerons un très bon saumon.

Notre cabañas à Villa O'Higgins.

Randonnée au Lago Ciervo.

Randonnée à Villa O'Higgins.
Mirador del valle, superbe vue sur la vallée.

Nous avons prévu une balade sur les hauteurs de Villa O’Higgins. Au départ de l’office du tourisme, nous empruntons un sentier puis prenons celui qui va au Mirador del Valle.

Au mirador nous avons une superbe vue sur la vallée et les volcans enneigés ainsi que le début du lac.

Nous continuons alors le sentier en direction du glacier, mais il est en sous-bois et nous masque le paysage. Au bout de deux heures de marches, nous faisons demi-tour car aucune vue sur ce glacier. Arrivé en France, en regardant notre parcours, je m’aperçois que nous n’étions pas loin du point de vue, dommage !

Lichen.
Sur la route pour Entrada de Rio Mayer.

Nous rentrons et repartons en voiture pour Entrada de Rio Mayer.

Le mauvais temps s’est installé très rapidement. Quelques gouttes de pluie sur le chemin de retour de notre balade puis arrivés au cabañas une forte pluie martèle le pare-brise.

Nous partons tout de même mais les orages se succèdent et l’horizon est complètement bouché.

Nous finirons par rentrer au cabañas en fin d’après-midi et changerons de resto pour la soirée, un resto 50 m plus loin.

Retour à Coyhaique.

Le mauvais temps est toujours présent et nous voulons en profiter pour remonter jusqu’à Chaitèn. Reprise du ferry pour Puerto Hungay puis la piste.

Nous ferons une bonne partie de la route sous une pluie battante.

Nous repassons par Cochrane pour boire un café et nous restaurer, mais aucun commerce d’ouvert, nous repartons.

Un torrent devenu furieux.
Là où il y avait un filet d'eau, une cascade qui déborde.

La pluie tombe depuis la veille et a continué toute la nuit.

Sur notre chemin, les torrents qui présentaient peu d'eau sont devenus furieux et des cascades apparaissent là où il n'y avait pas.

Nous roulerons presque toute la journée sous la pluie. Finalement nous avons beaucoup de chance car cette région est donnée pour vraiment pluvieuse et nous aurons deux journées sur nos deux semaines de vacances. Nous profitons donc de ce mauvais temps pour remonter en direction de Chaitèn.

Un petit lama en villégiature.

Nous ferons escale à Coyhaique pour la nuit.

Nous y arrivons tardivement mais trouvons un cabañas rapidement pour la nuit.

Vue l’heure, nous ferons un petit sandwich au coin du poêle.

Le Lago General Carrera toujours aussi splendide.

Chaitèn.

Nous continuons notre route en direction de Chaitèn que nous atteignons dans l’après-midi. Là encore on trouve rapidement un cabañas confortable.

Aujourd'hui nous avons roulé sous un soleil revenu. Au départ de Coyhaique nous avions 340 km à parcourir.

Notre cabañas à Chaitèn

Notre joli cabañas à Chaitèn à la décoration vintage.

Là encore prévu pour 6 personnes, nous le louerons pour deux nuits. La location est à 45 000 pesos (environ 48 €)

Modernité, il y a un radiateur à gaz, pas de joli poêle à bois.

L'intérieur de notre cabañas à Chaitèn, vintage !
L'intérieur de notre cabañas à Chaitèn, vintage !

La ville de Chaitèn a été déplacée et reconstruite après l’éruption de 2008. Elle se trouve au bord de l’océan Pacifique mais au fond d’un estuaire.

Toutes les villes en bordure du Pacifique présentent des panneaux pour indiquer les chemins à prendre en cas de tsunami, généralement un passage qui conduit sur un lieu en hauteur.

Après notre installation, nous irons voir où se situe le début du sentier pour gravir les pentes du volcan jusqu’à la crête.

Puis, le temps étant au beau fixe, j’en profite pour faire voler mon drone et voir depuis les hauteurs le volcan Chaitèn. Mais je ne peux pas monter au-dessus de 500 m et c’est un peu juste pour voir les dômes de lave.

Nous rentrons à Chaitèn pour l’apéro et nous restaurer.

J'ai fait un petit article consacré au volcan Chaitèn que vous pouvez lire.

Ascension du volcan Chaitèn.

Début de notre ascension sur le volcan Chaitèn.

Du parking, nous montons par une crête jusqu’au bord de la caldeira.

Excursion assez physique car même si nous ne parcourons que 3 km, nous aurons un dénivelé proche de 650 m, la pente est très raide mais bien aménagée d’escaliers. Nous sommes partis assez tôt et nous ne rencontrons qu'un couple qui redescend.

De la lèvre de la caldeira, magnifique panorama jusqu’à l’océan Pacifique et l’Isla Grande de Chiloe cachée en partie par des nuages.

Au départ de Chaitèn, le ciel était plus dégagé et la visibilité des îles était meilleure.

Vue du sommet du volcan Chaitèn.
Volcan Chaitèn, les deux dômes de lave dans la caldeira.
Sur les lèvres du volcan Chaitèn.
Nous fêtons notre randonnée sur le volcan Chaitèn.
Vue sur les deux dômes du volcan Chaitèn.

Du bord de la caldeira, on peut voir deux énormes dômes de lave fumant qui nous surplombent. A leur pied, deux petits lacs.

Nous restons un bon moment pour prendre des photos et nous désaltérer puis nous redescendrons.

Retrouver l'histoire de cette éruption sur cette page qui lui est consacrée.  L'éruption du volcan Chaitèn.

Nous redescendons tranquillement les 600 m de dénivelé.

Le temps est splendide et nous quittons Chaitèn pour redescendre vers le sud.

Nous ferons étape à Puyuhuapi où nous trouvons un cabañas très joli et confortable.

Nous sommes à la fin de la saison estivale et nous n’aurons eu aucune difficulté pour nous loger.

Nous avons toujours trouvé des cabañas même s’ils sont prévus pour quatre à six personnes, leur tarif n’est jamais excessif. De toute façon les cabañas sont bien plus nombreux que les hôtels.

Notre cabañas à Puyuhuapi.
Notre cabañas à Puyuhuapi.
Superbe petit déjeuner au cabañas de Puyuhuapi.

Une petite vidéo sur la traversée d'un pont très étroit. Nous en traverserons quelqu'uns du même type.

Un des nombreux ponts suspendus au Chili.
Une petite chapelle abandonnée.
La Patagonie chilienne.
La Patagonie chilienne.

Le glacier suspendu.

Nous repartons de Puyuhuapi pour continuer notre route vers le sud et ferons escale à Villa Cerro Castillo.

Mais avant, nous faisons une halte pour une randonnée vers le glacier suspendu. Nous cheminons sur la crête d’une moraine jusqu’au Mirador Vintesquero Colgante où nous avons une vue superbe sur le Glacier suspendu.

Cette langue glacière se situe au sommet d’une falaise surplombant un lac. Une cascade coule depuis le sommet et le spectacle est fascinant.

Nous irons sur un autre point de vue qui permet de voir le lac glacière ainsi que la cascade, les eaux du lac sont très opalescentes et turquoises.

Sur la route nous ferons une petite halte au bord d'un lac pour pique-niquer et Ludo affinera notre itinéraire pour explorer d'autres vallées. Nous passons par une route qui nous fait découvrir des paysages assez arides. Quel contraste entre les forêts pluviales et cette plaine sans arbres pratiquement.

Au Chili, le Glacier suspendu.
Paysage aride de Patagonie chilienne.

Nous continuons notre route, passons par Coyhaique et atteignons Villa Cerro Castillo en fin d’après-midi.

Villa Cerro Castillo.

Il nous reste une journée en Patagonie et nous la consacrons à visiter les alentours de Villa Cerro Castillo car cette petite bourgade est proche de l'aéroport.

Nous ferons un grand tour pour explorer cette belle région.

Cette région est très venteuse, mais aujourd'hui, pas un souffle et un soleil radieux.

Salto del Rio Ibañez. Une cascade impressionnante par le débit.

Proche de Villa Cerro Castillo, cette cascade impressionnante. Le fracas de l'eau est très fort avec des volutes d'embruns qui viennent nous rafraîchir.

Sur ce massif on peut voir deux énormes coulées basaltiques avec au milieu de fines couches de cendres. Ces couches témoignent des éruptions successives.

Puis, par fracturation, il y a eu une remontée de magma donnant ce dyke pratiquement vertical. La région entière est volcanique et nous verrons dans les talus des routes des couches de cendres témoignant de l'activité passée.

Massif basaltique.
Dépôts de cendres volcanique, essentiellement des ponces.

Dans ce talus, on peut voir plusieurs couches de cendre volcanique.

Tout en bas, avec les points noirs, c'est un mélange de cendres et de charbon de bois. Lors de l'éruption, la végétation a brûlé.

Au dessus plusieurs couches de ponce, cendre éjectée par des volcans lors de grosses éruptions, souvent pliniennes comme à Pompéi.

Les grosses couches de ponces sont séparées de couches plus fines.

La région regorge de stigmates du volcanisme.

Retour à Balmaceda.

Pour notre dernière journée en Patagonie, le ciel est bas et il pleut par intermittence. Nous ne nous éloignerons pas trop de l'aéroport de Balmaceda où nous devons rendre notre Hilux avant de prendre le vol pour Santiago.

Du coup je fais quelques photos de végétaux.

C'est du Gui de Patagonie (Misodendrum punctulatum) poussant sur un Nothofagus antarctica (ou hêtre austral) c'est un semi parasite, il tire une partie de ses ressources dans la séve du nothofagus.

Le lichen est une association symbiotique d'un champignon et une cyanobactérie.

Ici, le lichen se développe bien car la région est humide !!! et surtout peu ou pas polluée car ils sont très sensibles à la qualité de l'air.

Nous verrons beaucoup de lichen durant notre parcours. Ce sont des plantes épiphytes qui poussent sur d'autres plantes qui leur servent de support sans les parasiter. On les trouve sur différents supports, bois, roches ...

Une autre de mes passions, les plantes. En voici quelqu'unes rencontrées alors de nos balades et randonnées en Patagonie chilienne.

Retour à Santiago.

Lors du vol Santiago - Balmaceda, nous avons profité du beau temps pour prendre quelques photos. La qualité n'est pas optimale mais permet de voir la chaîne volcanique qui coure du nord au sud tout le long du Chili.

Je comptais faire mieux au retour en faisant des photos avec mon reflex et pas le portable, mais pluie et nuages m'ont fait renoncer.

Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda. Ici le volcan Chaitèn.
Photos aériennes lors du vol Santiago Balmaceda.
Notre parcours en Patagonie chilienne, plus de 3000 km dans notre Hilux

Voici donc notre parcours sur la Carretera austral, plus de 3 000 Km, essentiellement de la piste en assez bon état, du moins avec un bon 4X4 comme la Hilux.

Nous aurons profité de deux jours de mauvais temps pour faire beaucoup de route car nous tenions à visiter le volcan Chaitèn qui se situait beaucoup plus au nord.

Nous avons pu nous écarter de la Route australe pour explorer des pistes secondaires et découvrir de magnifiques paysages.

Nous n'aurons pas eu de mal pour nous loger, cette région est pleine de cabañas accueillants et pas onéreux pour nous de même le prix du carburant moitié moins cher qu'en France. Nous n'avons pas fait de réservations sauf deux fois la veille, mais en cette fin de saison estivale, pas de problème de disponibilité.

Toujours bien accueillis, les personnes que nous avons rencontrées étaient bienveillantes, souriantes mais ne parlant jamais anglais. Ne parlant pas nous non plus l'espagnol (ou très peu) nous avons toujours réussi à nous faire comprendre.

Attention aux distributeurs de billets, rares même à Santiago car il faut trouver ceux pour les cartes de crédit étrangères et il y a toujours des queues impressionnantes qui décourage le plus téméraire. Essayer de changer ou retirer à l'aéroport à l'arrivée.

Retour en Europe.

Dernière soirée à Santiago, on était encore dans le voyage ...

Nous sommes revenus passé notre dernière soirée à Santiago et avons réservé dans le même hôtel. Nous dînons dans le même resto qu'à l'arrivée, ils y servent de bonnes IPA et la salade césar est excellente. Bref, nous ne sommes pas dépaysés mais plutôt des jeunes habitués  😉

Pas de cas de COVID-19 à notre arrivée, un cas à notre retour ...

Aéroport de Santiago sur le départ.

Activité normale à l'aéroport de Santiago, la routine.

 

Nous nous étions tenus informés de l'avancée de la pandémie en Italie et en France chaque fois que nous avions une bonne connexion dans les cabañas et resto. Mais la situation de l'Espagne nous avait totalement échappée.

Aéroport de Madrid, commerces fermés, crise COVID-19.
Aéroport de Madrid, commerces fermés, crise COVID-19. Les voyageurs semblent un peu perdus.

Le choc à l'arrivée à Madrid, tous les commerces fermés, beaucoup de passagers masqués, ça fait un peu fin du monde.

Nous savions que nous aurions des problèmes à notre arrivée, mais nous pensions que ce serait à Marseille. Nous avions emporté des masques, finalement, nous ne les avons pas utilisés.

C'est à ce moment qu'en s'informant nous découvrons la situation assez catastrophique en Espagne et comprenons cette ambiance sinistre. Dans l'avion de retour, l'ambiance est un peu plombée, vol très calme.

Débarquement à Marseille, tout le monde tient ses distances. Retour à la maison, on prend des nouvelles de nos proches par téléphone. Nous passons un week-end tranquille et le lundi nous sommes confinés.

Quelle transition !!! De la liberté absolue à une autre bien restreinte mais compréhensible, il faut essayer de ne pas tomber malade ...

Restent des souvenirs, des photos, la nostalgie d'un très beau voyage dans une nature exubérante, les fameuses forêts humides australes, les lacs, glaciers et petits villages où la vie semble tellement paisible, simple même si en hiver ce doit être bien dur de supporter ce climat glacial.

Reprise du boulot étrange en étant en chômage partiel et les après-midi habillé en "cosmonaute" pour effectuer les prélèvements COVID.

Drôle de reprise .... la tête pleine de rêves, y en aura-t-il d'autres ....

Lisez nos aventures en Argentine dans la région de la Puna où nous découvrons le Cône d'Arita.

Chili – Le volcan Chaitèn

Dômes volcaniques dans la caldeira du volcan Chaitèn.

Le Chili.

Éruption du volcan Chaitèn en mai 2008.

Apparition du premier dôme de lave.

Le Chaitén était considéré comme éteint jusqu'à son éruption débutée en mai 2008, la seule connue sur ce volcan s'étant produite vers 7400 av. J.-C.

Après une phase sismique, le Chaitén se réveille le 2 mai 2008 en émettant un important panache volcanique s'élevant à plus de 21 kilomètres d'altitude, se dirigeant vers l'Argentine et atteignant Buenos Aires.

Devant l'ampleur de l'éruption, les autorités pensent dans un premier temps au réveil du Michinmahuida mais se ravisent en constatant qu'il s'agit du Chaitén.

Une évacuation de 900 à 1 500 personnes vivant dans un rayon de trente kilomètres, notamment la ville de Chaitén, est préventivement effectuée. Les personnes déplacées sont transférées par bateau vers les villes de Puerto Montt et Quellón.

Éruption du volcan Chaitèn mai 2008 (photo: ANSA)
Vue aérienne du sommet du Chaitén le 23 janvier 2009. (Wikipédia - Sam Beebe)

Le 6 mai, devant l'éruption qui gagne en puissance, les autorités décident de l'évacuation totale de tous les habitants situés dans un rayon de cinquante kilomètres autour du volcan.

4 000 à 5 000 personnes sont ainsi déplacées de force.

Le panache volcanique, plus chargé en cendres et en téphras, atteints les trente kilomètres d'altitude et des nuées ardentes dévalent les pentes du volcan.

Les cendres tombées sur tout le secteur autour du volcan sont mobilisées par de fortes pluies, faisant entrer en crue les cours d'eau.

Ces lahars affectent partiellement la ville de Chaitén dont certains bâtiments sont totalement détruits tandis que d'autres sont ensevelis jusqu'à la moitié de leur hauteur. Cette activité volcanique de type plinienne se poursuit pendant tout le mois.

À partir du 26 mai, l'éruption perd en intensité, le panache volcanique ne s'élevant plus qu'entre trois et cinq kilomètres d'altitude.

L'ancien dôme de lave est alors partiellement recouvert par un nouveau au sommet duquel se trouve un cône pyroclastique couronné par un cratère.

La brèche dans le rebord sud de la caldeira est obstruée par des dépôts volcaniques. Les eaux récoltées dans la caldeira ne pouvant plus en sortir, elles forment deux petits lacs au pied du dôme de lave.

Ce dernier continue de rejeter un panache volcanique et des explosions plus puissantes forment des nuées ardentes qui détruisent environ 25 km2 de végétation sur les flancs du volcan.

À partir de la mi-juin, la proportion de vapeur d'eau dans le panache volcanique augmente et l'activité volcanique et sismique décroit puis se stabilise.

Colonne éruptive le 2 mai 2008, quelques heures après le début de l'éruption. (Wikiwand - Erupción del volcán Chaitén de 2008)

Le deuxième dôme de lave.

Vue le 26 juin 2008 de la ville de Chaitén évacuée et partiellement détruite par l'éruption du Chaitén visible au dernier plan. (Wikipédia)

Fin octobre, l'éruption connaît un regain d'intensité avec un panache qui ne s'élève pas plus significativement en altitude mais qui se charge en cendres.

Un survol du volcan début novembre permet de constater qu'un nouveau dôme de lave de 300 mètres de diamètre pour 150 mètres de hauteur et hérissé d'aiguilles se met en place dans le nord-est du dôme construit depuis mai.

Le dôme de lave construit à partir de mai est alors baptisé Domo Nuevo 1 et celui formé en novembre Domo Nuevo 2.

L'activité se stabilise ensuite avec un panache volcanique s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude environ.

Début décembre, les volcanologues constatent au cours d'un nouveau survol que l'ancien dôme de lave est complètement recouvert par le Domo Nuevo 1 et que l'activité volcanique se concentre sur le Domo Nuevo 2.

L'effondrement d'une partie du Domo Nuevo 1 le réactive et il reprend sa croissance conjointement au Domo Nuevo 2.

Une aiguille de lave commune à ces deux dômes se met d'ailleurs en place.

L'activité sismique s’accroît en avril et certains tremblements de terre atteignent une magnitude de 4,5.

Jusqu'en septembre, l'activité reste stable avec la poursuite de la croissance des deux dômes de lave qui se traduit par une instabilité des aiguilles présentes à leur sommet, dont certaines atteignent cent mètres de hauteur, ce qui occasionne des éboulements et des panaches volcaniques s'élevant entre un et trois kilomètres d'altitude.

Le troisième dôme de lave.

Alertés par les quelques habitants de Chaitén qui observent un panache volcanique plus important et plus gris qu'à l'accoutumée le 29 septembre 2009, les volcanologues effectuent un survol du volcan et constatent qu'un troisième dôme de lave s'est mis en place.

Ce nouveau dôme de lave est logé dans la dépression née de l'effondrement des Domo Nuevo 1 et Domo Nuevo 2 le 19 février.

Ils profitent du vol pour observer une dépression allongée dans le centre des deux premiers dômes de lave et la disparition de l'aiguille de lave centrale.

Le panache volcanique qui s'élève au-dessus du volcan naît de la réunion des panaches issus de la dépression centrale et du troisième dôme de lave.

L'activité volcanique se continue avec la même intensité précédent cet épisode et elle se poursuit toujours.

(Sources: Wikipédia,  Global Volcanism ProgramSmithsonian Institution )

Vue aérienne du dôme de lave du Chaitén le 23 janvier 2009. (Wikipédia - Sam Beebe)

Visiter l'article sur la Route Australe (Carretera Austral)

Nos aventures au Chili tout le long de cette longue route qui descends au sud du pays dans des paysages superbes.

Autre article sur les volcans, l'Anak Krakatau dans le détroit de la Sonde en Indonésie.

Bolivie et Chili – Le désert d’Atacama.

Licancabour et Laguna Verde.

La Bolivie (et le Chili)

La Laguna Colorada.

Superbe voyage en Bolivie avec une incursion au Chili. Réalisé en juillet 2008 Nous sommes arrivés à La Paz et y sommes restés quelques jours pour nous acclimater à l’altitude. La Paz se trouve à 3 650 m d’altitude, mais la ville s’étant entre 4 500 m (arrivée à l’aéroport) et 3 500 m d’altitude (les quartiers riches !).

Notre objectif est d’aller explorer le Sud Lipez. Nous prenons la route jusqu’à Potosi que nous atteignons en trois jours. Puis commence l’exploration des zones désertiques de l’Atacama.

Avant de partir dans le Sud Lipez, nous allons voir le lac Titicaca, Copacabana, l’Isla Del Sol. Puis redescendons vers le sud sans repasser par La Paz. Direction Oruro.

Le Sud Lipez est loin, avant de l’atteindre, nous passons par Oruro, Potosi. Visite des mines d’argent de Potosi puis direction Uyuni.

Le chauffeur nous laisse en compagnie de notre guide David pour un bout de chemin sur la surface de sel du salar d’Uyuni et nous accueille avec du champagne.

Nous nous arrêtons à Jirira pour quelques jours et on en profite pour monter vers le sommet du volcan Tunupa. Nous nous arrêterons quand l’altimètre indique 4 900 m, histoire d’être au-dessus du mont Blanc ( !!!   😉  )

Visite de l’Isla Del Pescado, îlot isolé au milieu du Salar, couvert de cactus.

La suite du voyage, au travers du désert de l’Atacama, de Jirira à san Juan puis la suite de Laguna dont la Laguna Colorada et nous passons la frontière entre Bolivie et chili au niveau de la Laguna Verde avec, en fond, le Licancabur.

Rencontre avec la faune des plateaux andins, les flamants roses, les vigognes, viscachas.

Balade à cheval dans la vallée de la mort, puis coucher de soleil dans la vallée de la lune.

viscachas (Lagidium viscacia) proche de la famille des chinchillas.

Nous redescendons vers San Pedro de Atacama situé au Chili. Nous remontons vers le nord pour découvrir d’autres paysages du sud Lipez avec des solfatares, les geysers Del Tatio, le désert de dali. Des paysages somptueux dans le froid du haut plateau andin.

Visite de la ville fantôme Humberstone  puis Enquelga et le salar de Surire.

Souvenir d’une nuit en refuge où la température était descendue à -7°C durant la nuit.

De Surire nous retournons à La Paz pour une journée de visite avant de repartir.

Je garde un merveilleux souvenir de ce voyage, nos guides David et Fernando nous ont chouchoutés tout le long du voyage et nous ont fait découvrir ce merveilleux pays, difficile car en altitude et très froid.

Au mois de juillet, nous sommes en plein hivers austral, et nous avons eu froid ! mais ravis de voir autant de splendeurs.