Voyage au Ladakh & Zanskar

Deux voyages effectués au Ladakh et au Zanskar.

Le premier voyage au Ladakh et Zanskar effectué lors d'un grand trek en groupe. Ce trek était intitulé : « la grande traversée du Zanskar ». Nous avions en effet suivi le cours de cette rivière sur près de 300 km accompagnés de deux guides, un cuisinier et ses deux aides ainsi que deux muletiers pour transporter nos sacs ainsi que les tentes, les ustensiles de cuisines et la tente mess pour prendre nos repas. Ce voyage avait duré trois semaines.

Dans ce nouveau voyage, effectué en juillet 2018, nous avons visité cette région en voiture avec guide et chauffeur. Lors de l’organisation de ce voyage par l’agence Asie-online.com, j’avais demandé à notre contact d'avoir à nouveau l’un de nos guides, Konchok, d’origine ladakhi.

Lors de ces deux voyages, nous sommes arrivés à la capitale du Ladakh, Leh, située à 3 300 m d'altitude.

Pour ces deux voyages, nous avons commencé par visiter les monastères situés aux alentours de la capitale avec Hémis, Thiksey et Shey. Ceci nous permettant de nous acclimater à l'altitude relativement élevée, allant de 3 500 m à 5 000 m lors des passages de col.

Lors du premier voyage, nous avions visité le Monastère d’Alchi puis nous étions partis sur Lamayuru, visitant le monastère puis le lendemain débutait le trek en lui-même.

Partis à pied de Lamayuru, nous avions fait un petit trek de mise en condition jusqu'à Wan la où un véhicule nous attendait. Nous avions visité le monastère de Wan la puis étions partis en minicar vers Photoksar en passant par les gorges de Yapula aux roches très colorées, puis le col de Sirsir la puis enfin Photsksar où nous établissions notre premier campement.

En ladakhi, le nom des cols finit toujours par « la » qui veut dire col dans cette langue.

Nous enchaînerons par la suite les journées de trek, plus ou moins longues, avec plus ou moins de dénivelé en remontant la rivière Zanskar. Passage de plusieurs cols à plus de 5 000 m, certaines étapes ont été très physiques.

Nous avions terminé nos treks à Zanskar Sundo après plus de 12 heures de marche car nous avions fait deux étapes en une. En effet, le lieu où nous devions camper était occupé par les travaux de construction de la route et peu propice à trouver un emplacement pour nos tentes.

C’est ici que nous avons dit au revoir à toute cette petite compagnie qui nous avait assistés tout le long de notre parcours. Un véhicule nous conduira jusqu’à Manali, fin de notre périple le long de la rivière Zanskar.

Dernière photo de notre équipe, de gauche à droite: Le cuisinier, les deux muletiers, Nono, Konchok, le second aide du cuisinier et Bikash. Merci à cette équipe à nos petits soins tout le long de notre périple.

Le second voyage, en juillet 2018, commence de la même façon.

Accueil à l’aéroport puis transfert à l’hôtel où je retrouve Konchok qui sera bien notre guide durant ce séjour.

Nous ne restons pas souvent sans rien faire, donc après une petite douche, nous partons visiter Leh et Konchok nous conduit, en voiture, jusqu’au monastère qui domine la ville. Nous redescendons à pied pour dégourdir un peu nos jambes et flânons dans les rues de Leh.

Le lendemain, nous partons pour visiter les monastères de la région de Leh pour une acclimatation en douceur à l’altitude.

Je redécouvre les splendeurs des monastères d’Hemis et Tiksay et du Shey Palace.

Le contraste entre les montagnes désertiques et la plaine verdoyante s’explique par les canaux d’irrigation qui captent l’eau descendant des montagnes et arrosant les cultures. Ces canaux sont très anciens et la population a souvent des difficultés pour les entretenir. On retrouvera de l’orge, du colza et des cultures maraîchères. Parmi des arbres, on trouve des peupliers et des saules qui sont très utilisés pour la construction.

Nous partons, le lendemain, de bonne heure dans le nord pour la vallée de la Nubra en passant par le col de Kardung la, le col carrossable le plus haut du monde (18 380 pieds) à 5 602 m.

Un impressionnant convoi de camions militaires nous précède, ils vont vers la zone frontalière avec le Pakistan, zone sous tension qui constituera une limite à nos visites.

Arrivés à Sumur, nous allons directement à notre hôtel déposer nos bagages puis repartons pour visiter le monastère de cette bourgade. L’hôtel est simple et agréable, notre chambre donne sur un joli potager entouré de grands peupliers. Le monastère Samstenling n’est pas très ancien et nous retrouvons le style tibétain que nous affectionnons tant.

Le lendemain, nous partons pour visiter d’autres temples. Nous passons en premier par des sources d’eau chaude et j’en profite pour un petit bain très agréable. A l’hôtel il n’y a qu’une douche et ce matin que de l’eau froide…

Malgré l’odeur d’œuf pourri, cette eau chaude n’est pas d’origine volcanique mais tellurique. Des failles font descendre l’eau des montagnes très profondément à la rencontre des gaz magmatiques avant de remonter en surface. Le massif de l'Himalaya est toujours en surrection. La plaque indo-australienne remonte vers le nord et rencontre la plaque eurasiatique avec pour conséquence la formation de cette immense chaîne montagneuse.

Nous arrivons au monastère de Diskit et Konchok nous amène dans le réfectoire où on nous offrira une tasse de thé. Au choix, massala thé, très parfumé et sucré, ou thé au beurre de yak, plus difficile à apprécier. Cela ressemble plus à un bouillon salé parfumé au fromage un peu rance qu’à du thé !

Visite du monastère avec plusieurs chapelles, puis on parcourt les allées où on a une vue impressionnante sur la vallée. Enfin, on redescend pour aller voir cette immense statue du Bouddha du futur de 32 m de hauteur. La ferveur des ladakhis s’exprime par la construction de nouvelles statues ou de temples. Très colorée, cette statue est impressionnante. Juste à côté il y a la résidence du Dalai Lama qu’il occupe lors de ses visites.

Nous reprenons la route pour voir les chameaux au niveau de Hunder, très prisés par les touristes indiens, des dunes de sables, puis retour à notre hôtel.

Thé au monastère de Diskit.
Thé au monastère de Diskit.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.
Hunder et les chameaux. Vallée de la Nubra.

Le lendemain nous rentrons à Leh par la même route. A Leh, nous découvrons un restaurant bien sympathique avec une belle terrasse, surplombant sur la rue principale, qui deviendra rapidement notre « cantine ». Le bien nommé « La Terrasse »

Le lendemain, direction Lamayuru. Passage par la gorge où l’Indus rencontre la Zanskar River.

L’Indus prend sa source au Tibet au pied mont Kailash. Nous le retrouvons ici et les souvenirs de ce voyage extraordinaire  au Tibet pour la Corah du Mont Kailash reviennent. Souvenirs aussi de nos guides tibétains. Nous avions eu la chance de retrouver le second lors d’un troisième voyage.  Wang Chang et Tempa. Nos chauffeurs, Tse Se et Sempa. Allez jeter un œil à ces voyages au Tibet … Que de merveilleux souvenirs, que d’émotions, des rencontres. Avec notre guide et notre chauffeur mais aussi avec les gens de passage qui sourient, vous lance Tachidele avant même que vous ayez levé les yeux pour voir leur beau sourire. Notre porteuse (on avait honte de faire travailler une femme !!!) Sandja, qui a accompagné Ludo, la main dans la main sur deux jours, complètement surréaliste !

Voyage au Tibet en 2009.
Voyage au Tibet en 2010.

Sur ces souvenirs nous partons visiter le monastère de Likir puis celui d’Alchi.

Je retrouve avec grand intérêt ce monastère très ancien que je n’avais pas eu le temps de bien visiter la première fois. Seul regret, il n’est pas possible de faire de photo dans Alchi. Les peintures et sculptures sont très anciennes, du 10ème siècle pour certaines, et donc très protégées.

Avant de retourner à notre hôtel, Konchok nous fera découvrir un ancien palais royal dans le petit village, mais aussi un bar avec terrasse qui nous servira une bonne bière fraîche bienvenue avec cette chaleur.

Quelques photos de l'intérieur du monastère d'Alchi extraites du livre:
"Alchi, The living heritage of Ladakh"

Nous reprendrons la route le lendemain, direction Kargil. Passage par Lamayuru, les cols de Fatula (4 108m) et Namik La (3 718m), Mulbek et son Bouddha sculpté dans la roche. Cette route est magnifique, avec des sommets découpés, des versants colorés.

Nous arrivons à Kargil où nous nous installons dans le meilleur hôtel de la ville (on imagine ce que peuvent être les autres !) puis nous allons nous balader en ville. Cette ville musulmane est pour le moins très peu accueillante et dénote des précédentes villes que nous avons visitées. Les gens nous regardent comme des extra-terrestres, pas un sourire, pas un bonjour. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’hôtel où l’ambiance n’est pas meilleure. Même Konchok ne semble pas être à l’aise.

Nous avons dit au revoir à notre chauffeur Angdu à l’arrivée à Kargil car à partir de cette ville, nous devons avoir un chauffeur de la région pour aller dans le Zanskar jusqu’à Phuktal.

Nouvelle étape, à partir de Kargil, nous prenons la route et allons visiter un village bouddhiste abandonné que nous contemplerons avec nostalgie en pensant aux habitants qui jadis cultivaient ces terres si ingrates car sur des coteaux très escarpés et en altitude.

Nous ferons un détour par le village de Kartse Khar et sa citadelle en ruine mais surtout un autre Bouddha sculpté dans la roche, comme à Mulbeck, mais situé en territoire musulman. Konchok nous parlera des craintes de la population bouddhiste de voir ce Bouddha finir détruit comme ceux en Afghanistan, dynamités par des fanatiques.

En reprenant la route, nous passons un pont où dépasse une lame de métal qui endommage le réservoir de carburant du 4X4. Arrêt obligé pour réparer, nous resterons en bordure d’un petit village musulman et à plusieurs reprises nous sentirons que notre présence n’est pas la bienvenue par les gestes agressifs ou regards sombres et insistants. Seules trois jeunes filles semblent intriguées et restent vers nous à nous observer.

Nous repartons soulagés de n’être pas obligés à un arrêt forcé dans cette contrée peu accueillante. Seules les femmes de ce village nous font de grands signes et nous disent bonjour dans de grands éclats de rire.

Nous reprenons notre route et passons par une vallée très encaissée nous menant au monastère de Rangdom où nous passerons la nuit dans des tentes luxueuses.

Tout le long de cette route somptueuse, nous verrons plusieurs glaciers qui descendent de hauts sommets. Certains dépassent les 7000 m. (le Kun 7 087m et  le Nun 7 135m).

La vallée est un défilé de gorges, sommets avec neiges éternelles, pâturages. Nous nous arrêtons souvent pour prendre quelques photos.

Route de Khargil à rangdom.
Route de Khargil à rangdom.
Yak dans la vallée du zanskar.
Yak dans la vallée du zanskar.

Nous arrivons à Rangdom en fin d’après-midi et le soleil est déjà bien bas. Le temps perdu pour la réparation du réservoir nous a fait rater de belles photos des montagnes colorées par le soleil couchant. Nous nous installons dans notre tente puis allons faire un tour au monastère mais que nous découvrons fermé.

La vue du haut embrasse toute la plaine. Quelle quiétude, sérénité. Là encore le temps semble s'être arrêté.

Ce monastère se situe à la croisée de cinq vallées sur une petite colline. Nous irons le visiter le lendemain matin, pour le moment nous descendons au réfectoire pour dîner.

Avant de repartir, nous allons visiter ce monastère. En montant sur le toit, nous avons une vue à 360° sur les cinq vallées qui se rejoignent, les montagnes colorées sont somptueuses mais le soleil les éclaire pas encore. Nous ferons des photos lors du retour.

Vallée de Rangdom.
Vallée de Rangdom.

Nous reprenons notre route, passons par le col de Penzila (4 267 m).

La vallée que nous suivons est toute aussi belle que la veille. Nous avons le temps d’admirer le paysage car nous roulons lentement sur cette piste difficile.

Petit arrêt, nous partons à pied vers un campement nomade.

Un berger prépare du beurre dans une barate en chantant, un bébé yak attend patiemment le retour de sa mère, un autre vieux berger surveille le fromage de yak qui sèche au soleil. Nous avons l’impression que le temps s’est arrêté une fois de plus.

Nous arrivons en fin d’après-midi à Padum, capitale du Zanskar. Installation à l’hôtel puis nous partons visiter les lieux.

Je retrouve le champ où nous avions campé lors de mon premier voyage. Pas une seule tente, tout est désert.

Avec bien des difficultés, je retrouve le rocher où sont gravés des Bouddhas. Plus rien ne l’indique, les lieux semblent complètement abandonnés.

Pourtant ces sculptures sont très anciennes, elles dateraient du 8ème siècle.

Le lendemain est consacré à des visites dans la vallée du Zanskar.

Nous passons devant des massifs montagneux présentant d’impressionnants plissements de la roche. C'est la fameuse rencontre de la plaque indo-australienne et eurasiatique, le choc est titanesque et bien visible.

Un pont enjambe la Zanskar qui à ce niveau présente un très fort débit.

Nous poursuivons jusqu’au village de Zangla Khar, prenons le thé à la nonerie puis allons visiter le petit temple. Au niveau de ce village se trouve le Zangla Khar Palace, ancienne résidence du roi.

Une partie a été restaurée, mais il y a beaucoup encore à faire. J’avais vu ce palais de la rive opposée lors de mon premier voyage. Seul le petit temple intérieur est vraiment bien entretenu. Du haut de ces remparts, la vue est exceptionnelle. Nous redescendons à pied jusqu’au village.

Nous poursuivons notre route jusqu’au monastère de Stongday perché sur un piton rocheux. Visite des temples puis nous profitons de cette vue exceptionnelle pour prendre des photos.

Les champs cultivés en contre bas ont des formes arrondies et Konchok nous explique que cela est due à l’arrosage qui noie le champ mais n’arrive pas toujours jusqu’aux limites.

Retour à Padum, passage à l’internet-café puis apéro et dîner.

Sur le toit du monastère, en attendant que le festival commence, un petit moine vient observer les visiteurs qui arrivent et joue de sa cape dans le vent.

Aujourd’hui, nous partons au monastère de Kharsha où a lieu un festival.

Nous commençons par visiter le monastère puis allons à la nonerie situe à côté où on nous offrira du thé.

Retour au monastère de Kharsha par un petit sentier et nous nous installons pour le spectacle du festival.

Le monde afflue et s’installe tout autour de la place centrale. Il y a foule et bientôt plus aucune place n’est disponible, même les toits sont pris d’assaut.

Le spectacle commence et durera plusieurs heures.

Des danses costumées, des présentations d’animaux, de la musique, des percussions. Les traditions sont complexes pour nous et difficiles à comprendre.

Trois couples sont présents et ils seront honorés par des dizaines de kata (écharpes blanches) déposées autour le leur cou.

Ces couples effectuent une danse pendant que le public afflue pour leur passer des kata qui s'entassent à les recouvrir complètement.

Ils finiront complètement recouverts de ces écharpes. Les trois femmes ont revêtues des habits traditionnels avec une coiffe décorée de nombreuses turquoises.

Les jeunes moines participent ou s’endorment, l’atmosphère est bon enfant. Nous redescendons pour nous restaurer puis repartons à Padum.

Aujourd’hui, nous partons pour le monastère de Phuktal. Nous allons jusqu’à la fin de la route en construction puis partirons à pied.

Cette route, est impressionnante. Elle longe la falaise et nous passons parfois tout près du bord du précipice lorsque nous croisons un autre véhicule, sueurs froides !!!

Nous partons pour un trek d’environ trois heures.

En contre-bas nous voyons des muletiers décharger leur monture de l’autre côté de la rivière pour traverser sur un pont de fortune avec leur chargement sur le dos et remonter sur l’autre versant et recharger d’autres mules et ânes. Impressionnant !!!

Le sentier grimpe jusqu’au village de Chaa puis continue sur la rive gauche de la rivière Starap.

Nous atteignons un col et voyons Purney, petit village où nous avions campé lors de mon premier voyage, je reconnais le champ où nous avions planté nos tentes. C’est aussi dans ce village que vit Dolma, la jeune femme qui accueille Frédéric Lopez et Gilbert Montagné de l’émission « retour en terre inconnue »

Sur le sentier vers Phuktal.
Sur le sentier vers Phuktal.

Nous continuons vers Phuktal, les parois rocheuses prennent une teinte rouge qui tranche avec le bleu turquoise de la Starap. Au loin je vois un petit îlot de verdure, nous ne sommes plus très loin.

En contre bas, de nouveau un pont suspendu qui m’intrigue. Konchok me dira que le pont que j’avais franchi il y a quatre ans a été emporté par une crue subite et que celui-là le remplace en attendant la future route et un nouveau pont en dur.

Et au détour du sentier, Phuktal s’offre à nous. Majestueux, accroché à la paroi, c’est une vue magnifique qui dégage quiétude et sérénité mais aussi ferveur car pour aller construire un monastère dans cette falaise, il fallait avoir beaucoup de ferveur !!!

Nous nous arrêtons en premier à l’hôtellerie du monastère. Par chance il y a des chambres et nous nous installons avant de repartir visiter les lieux.

Konchok nous conduit et nous montons tout en haut de Phuktal, découvrons les différentes chapelles avec leur Bouddha, la cuisine, la bibliothèque, les couloirs souterrains. Tout en haut du monastère il y avait une source et j’y avais bu quatre ans auparavant. Mais là, la source est tarie et pas une goutte ne sort … déception !

Nous continuons notre visite, Konchok, accompagné d’un moine, nous conduit dans une autre chapelle. Le moine ouvre le verrou de la porte et nous entrons. La statue de Bouddha est très belle, mais nous ne pourrons pas faire de photos. Il y a dans cette chapelle une plaque à la mémoire de Csoma Körös qui resta dans ce monastère deux ans afin d’y écrire son dictionnaire de grammaire tibétaine.

Encore quelques photos à l’extérieur, et nous redescendons en prenant notre temps et faire des photos pour immortaliser le moment et le lieu.

Nous arrivons en plein office. Pendant que les adultes psalmodient les écris de Bouddha, les petits moines décrochent un peu et jouent entre eux à se faire des blagues.

Plusieurs fois durant nos voyages nous avons assisté à ces offices où les petits moines sont assez turbulents. Mais ce n’est pas du laxisme, c’est de la bienveillance, de la tolérance envers la jeunesse.

La vie monastique est dure pour des enfants, lever très tôt, nombreux offices, corvées de ménage. Mais il y a aussi les moments où ces petits moines jouent entre eux, se détendent, se baladent.

Les parents confient leur enfants au monastère pour leur assurer une vie moins difficile que la leur.

Konchok nous propose d’aller dans le village en face pour faire d’autres photos.

Nous voilà en chemin et nous devons passer sur ce pont qui parait bien fragile et précaire. Konchok passe le premier et je le suis ainsi que Ludo. Les doigts dans le nez !!!

Ce point de vue du monastère nous permet de faire quelques photos avec de la verdure mais aussi d’être plus de face et de voir d’avantage  de détails.

En chemin nous rencontrons quelques villageoises accompagnées de leurs enfants. Elles travaillent dans les champs pendant que les enfants jouent au bord du champ en mâchant des racines comme des friandises.

Nous rentrons à l’hôtellerie par le même pont qui finit par nous faire rire. Certains petits barreaux ont été remplacés par des branchages et en passant on fait bien attention de ne pas marcher dessus par peur de passer au travers.

Pas de bière à l’hôtellerie (du monastère !!!), on prend donc l’apéro avec un massala thé en se plaçant pile en face du monastère. Va et vient des moines, arrivée de touristes et ce monastère qui emplit toute notre vue.

Nous décidons d’aller au-dessus des falaises qui nous dominent. Je finis le chemin jusqu’en haut et prends quelques photos mais le soleil est déjà couché et je redescends un peu déçu, demain peut-être sera mieux.

Nous restons à l’extérieur devant le monastère jusqu’à la nuit tombée pour ne pas en perdre une miette.

Repas en compagnie de Konchok puis un dernier regard au monastère qui s’endort lui aussi, nous filons dans notre chambre.

Le lendemain nous voulons faire quelques dernières photos.

Ludo préfère aller au monastère où tout ce petit monde s’affaire et de mon côté je préfère retourner sur les hauteurs pour voir si le point de vue de la veille avec le soleil levant est propice à quelques beaux clichés.

Raté, je suis à contre-jour, les photos ne seront pas top. Mais je garde un super souvenir de voir le soleil éclairer doucement les bâtiments de Phuktal comme un voile qui se lève lentement sur un décor de rêve.

Bon, il faut redescendre, Konchok va nous attendre pour le chemin du retour.

 


 

Le chemin pour revenir à la voiture nous semble plus court, nos pensées sont toutes sur les souvenirs de ce lieu extraordinaire et nous arrivons rapidement à la voiture.

Petit arrêt dans un restaurant de chantier pour un massala thé servi par un moine puis nous reprenons la route.

Notre chauffeur est là, toujours aussi sympathique (!!!)

Retour à Padum par la même route vertigineuse, quelques arrêts pour visiter d’autres monastères, Muney, Bardan et arrivée à notre hôtel où les propriétaires nous accueillent chaleureusement.

Ça sent la fin du voyage, nous repartons en reprenant les mêmes routes, snif !!!

A la sortie de Padum, nous visitons le monastère de Sani Kani Khar et une statue de Bouddha trônant au milieu d’un petit lac.

Nous reprenons cette route qui file dans la vallée encaissée jusqu’à Rangdom. Nous y arrivons plus tôt qu’à l’aller, et nous faisons une belle balade pour photographier ces montagnes multicolores jusqu’au coucher du soleil.

Repas puis nuit sous notre tente de luxe.

Au monastère de Rangdom.
Au monastère de Rangdom.
Guy & Ludo
Guy & Ludo

De nouveau une longue route nous attend aujourd’hui pour retourner à Lamayuru.

Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Kargil et le chauffeur tire un peu la gueule !

Nous reprenons cette route fabuleuse qui suit la vallée bordée de sommets impressionnants et ferons une halte à Mulbek pour nous restaurer.

La fin de cette journée de route est plutôt tumultueuse, notre chauffeur conduit à tombeau ouvert jusqu’à Lamayuru certainement pour manifester son mécontentement de ne pas nous être arrêté à Kargil.

Après-demain un autre chauffeur, venu de Leh, prendra le relais et nous quittons celui-ci sans regret. Installation à l’hôtel puis petite balade de reconnaissance et enfin apéro sur une belle terrasse.

Nous consacrons le lendemain à la visite de Lamyuru, le monastère et la ville en contre-bas.

Konchok, qui connait bien les lieux car c’est la ville de son épouse, nous fait découvrir les moindres recoins, ruelles, passages souterrains, chapelles.

Nous finissons nos visites et retournons au restaurant avec cette terrasse très bien placée juste en face du monastère. On peut y admirer un coucher de soleil fabuleux sur Lamayuru et le monastère.

 


 

Early morning, nous partons le sac sur le dos pour un petit trek, que je connais déjà car effectué quatre ans auparavant.

C’est juste une bonne balade avec un col pas très haut. Belle vue sur Lamayuru d’un côté et de belles montagnes de l’autre.

Nous continuons notre chemin dans une gorge aride et arrivons dans un petit village où le pont est en construction ce qui nous oblige à passer la rivière pieds nus … l’eau est glaciale mais la rive peu éloignée.

Notre nouveau chauffeur, Mingur, nous attend

Coucher de soleil sur Lamayuru.
Coucher de soleil sur Lamayuru.

Nous partons visiter Wan La et son monastère.

Très belle vue du haut de ce monastère datant de la même période qu’Alchi. Il y a aussi une très ancienne tour défensive qui menace de s’écrouler.

Nous reprenons la route pour Lamayuru où nous irons de nouveau nous balader jusqu’au sommet au-dessus du monastère, visiterons d’autres ruelles et terminerons à la terrasse pourvue de cette vue exceptionnelle avec de nouveau un superbe coucher de soleil.

A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.
A la confluence de l’Indus et la Zanskar river.

Le lendemain, nous parons pour Leh accompagnés d’un couple d’australien qui cherchait un véhicule.

Grande discussion entre la touriste et Konchok sur les mariages arrangés, un peu surréaliste vue que, de son côté, elle est remariée et Konchok assure que « c’est » la bonne solution pour vivre ensemble … nous ne prendrons pas parti … surtout moi et mon english pas terrible !

Passage par le monastère de Rizong, par la confluence entre l'Indus et la Zanskar, petit arrêt pour notre déjeuner puis arrivée à Leh.

Dans le monastère Rizong, au cours de l'office, ce petit moine s'exerce aux percussions en compagnie de son tuteur.

Bienveillance et tolérance de cet adulte envers ce jeune moine.

Cette vidéo a été tournée avec un smartphone pour plus de discrétion et ne pas trop perturber ce petit moine.

Nous repartirons sur la pointe des pieds ...

Le dernier jour à Leh, nous montons une dernière fois tout en haut du monastère, puis nous baladons dans la ville pour les derniers achats.

Le soir nous sommes invités par Konchok dans sa famille, faisons connaissance avec son père et une de ses sœurs. Son épouse est partie voir de la famille dans la Nubra avec leur garçon.

Lever aux aurores le lendemain pour le vol en direction de New Delhi et retour chez nous.

Encore un superbe voyage dont je garde, près d’un mois plus tard, la nostalgie en triant et regardant nos photos.

Des liens plus forts avec Konchok pour qui j’ai créé une page pour ses activités de guide.

Nous avons encore en tête les « Julley julley » des ladakhis que nous avons croisés, leurs sourires, leur gentillesse et du coup nous pensons de plus en plus à un nouveau voyage au Tibet …

Je dédie ce récit de voyage au Ladakh, pays tibétain, à mon ami Thierry qui saura en apprécier tous les aspects.

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