L’Éthiopie

L’Éthiopie

Deux voyages effectués en 2007 et 2009 en Éthiopie dans le triangle des Afars.

Le premier voyage a été interrompu car des Afars avaient enlevé un groupe de touristes britanniques et nous avons été évacués sans avoir pu voir le Dallol.

J’y suis donc retourné deux ans après et là nous avons pu faire le circuit en entier avec l’agence Aventures & Volcans de Guy de Saint Cyr.

Arrivés à Addis Abeba , nous avons visité le musée présentant le squelette de Lucie puis avons pris la route vers l’est du pays.

Le premier voyage, en 2007, nous avons commencé par le volcan Erta Ale puis nous devions voir le volcan Dallol.

Le second voyage, en 2009, nous sommes partis par l’autre côté, visite de Dallol en premier puis Erta Ale, en second.

Lors de deux voyages, nous étions accompagnés de militaires car la zone visitée est proche de l'Érythrée avec laquelle l’Ethiopie est toujours en conflit. Se rajoute le confit avec le peuple Afar dont le territoire a été partagé entre les deux pays sans qu’ils aient été consultés. C’est donc un voyage à haut risque et nous avons pu en prendre conscience avec cet enlèvement du groupe de britanniques.

Nous nous dirigeons vers les dépressions de l’Afar et du Danakil creusé par le rift qui sépare la partie est du continent africain et est à l’origine des activités volcaniques.

L’Erta Ale (la montagne qui fume) est un grand dôme volcanique présentant à son sommet un lac de lave quasi permanent. A deux reprises j’aurais pu admirer ce lac de lave bouillant et ce spectacle est encore plus intense de nuit.

Le niveau du lac de lave était beaucoup élevé en 2009 et on peut le voir aisément sur quelques photos.

Le voyage est assez difficile à cause de la température qui peut atteindre 50°C, mais c’est une chaleur très sèche et cela nous oblige à une réhydratation permanente en buvant 5 à 6 litres d’eau par jour. Notre équipe de guides ont donc tout prévu et nous n’avons jamais manqué d’eau.

Le volcan Dallol est lui assez particulier car on ne voit aucune trace de lave en surface. La dépression du Danakil a été envahie plusieurs fois par les eaux de la mer rouge, puis s’est asséchée et cela a produit des couches de sel parfois de plusieurs kilomètres. Le volcan est donc sous les couches de sel et les eaux de ruissèlement des hauts plateaux s’infiltrent dans ces couches puis remontent en surface grâce à la chaleur de ce volcan. Nous avons donc  un paysage fantastique, plein de couleurs, de fumeroles, assez irréel. Nous l’atteignons par un véritable labyrinthe à travers des gorges taillées dans le massif de sel.

Le reste du voyage a consisté à traverser l’Ethiopie en passant par les hauts plateaux, atteignant parfois les 5 000 m d’altitude. Rencontre avec des villageois, visite d’églises troglodytes, passage par le lac de Kartoum, les chutes d’Awash, nombres de villages où nous avons déjeuné en rencontrant les gens.

Longtemps avant de m’endormir, j’avais à l’esprit le grondement de ce lac de lave et le spectacle qu’il nous a offert.

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